INTERVIEW DE MOARII Matahi : un parcours d'exception
Par Noindep, samedi 18 août 2007 à 05:48 :: Portraits
Il est sans doute une exception parmi tant d’autres. Mais sa jeunesse, sa réussite et son parcours méritent que l’on y attache un brin d’attention.
Le jeune homme d’origine polynésienne vient de réussir son propre exploit. Après l’obtention de son BAC S "mention Bien", il est reçu dans le prestigieux lycée Ste Geneviève de Versailles dans lequel il entame deux années de classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs. Il n’a alors que tout juste 16 ans.
A la suite de cette formation préparatoire, il est candidat aux concours d’entrées des écoles d’ingénieurs françaises comme l’école Centrale de Paris, l’école des Ponts et Chaussées, l’école des Mines, l’école Normale Supérieure… Il tentera même Polytechnique, mais frisera l’exploit d’une place !
Bien qu’ayant été accepté à l’école Centrale et à l’Ecole des Mines de Paris, l’élève ambitieux n’a d’attention que pour l’institution fondée par Napoléon, vitrine de l’élite et du génie français. Il repassera donc par une troisième année de classe prépa, pour sauver son rêve car comme il le dit : « L’X, c’est l’X quoi ! »
"Il faut toujours vouloir dépasser ses propres ambitions, en pensant que l'avenir n'a pas de frontières"
Aujourd’hui, élève admis à l’Ecole Polytechnique, c’est un parcours à la fois réservé et prisé que s’offre Matahi MOARII. Ce polynésien qui a passé toute sa vie sur le fenua, se rend bien compte du changement de destin que réserve une telle école. Il le sait, le vit, et s’en félicite.
L’annonce des résultats fut un heureux soulagement: « J’étais soulagé parce que j’avais été déçu de mon classement (NDLR : classement provisoire post concours) et j’avais peur de reproduire le même scénario que l’an dernier ». Sa famille ne le manquera pas de le soutenir.
Il tient à adresser à la jeunesse polynésienne un message de soutien et « qu’il faut toujours vouloir dépasser ses propres ambitions, en pensant que l'avenir n'a pas de frontières ». Chacun méditera.
On lui souhaite, en tous cas, une bonne continuation dans son parcours d’exception.
