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samedi 18 août 2007

INTERVIEW DE MOARII Matahi : un parcours d'exception

Par Noindep, samedi 18 août 2007 à 05:48 :: Portraits

Il est sans doute une exception parmi tant d’autres. Mais sa jeunesse, sa réussite et son parcours méritent que l’on y attache un brin d’attention.

Le jeune homme d’origine polynésienne vient de réussir son propre exploit. Après l’obtention de son BAC S "mention Bien", il est reçu dans le prestigieux lycée Ste Geneviève de Versailles dans lequel il entame deux années de classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs. Il n’a alors que tout juste 16 ans.

A la suite de cette formation préparatoire, il est candidat aux concours d’entrées des écoles d’ingénieurs françaises comme l’école Centrale de Paris, l’école des Ponts et Chaussées, l’école des Mines, l’école Normale Supérieure… Il tentera même Polytechnique, mais frisera l’exploit d’une place !

Bien qu’ayant été accepté à l’école Centrale et à l’Ecole des Mines de Paris, l’élève ambitieux n’a d’attention que pour l’institution fondée par Napoléon, vitrine de l’élite et du génie français. Il repassera donc par une troisième année de classe prépa, pour sauver son rêve car comme il le dit : « L’X, c’est l’X quoi ! »

"Il faut toujours vouloir dépasser ses propres ambitions, en pensant que l'avenir n'a pas de frontières"

Aujourd’hui, élève admis à l’Ecole Polytechnique, c’est un parcours à la fois réservé et prisé que s’offre Matahi MOARII. Ce polynésien qui a passé toute sa vie sur le fenua, se rend bien compte du changement de destin que réserve une telle école. Il le sait, le vit, et s’en félicite.

L’annonce des résultats fut un heureux soulagement: « J’étais soulagé parce que j’avais été déçu de mon classement (NDLR : classement provisoire post concours) et j’avais peur de reproduire le même scénario que l’an dernier ». Sa famille ne le manquera pas de le soutenir.

Il tient à adresser à la jeunesse polynésienne un message de soutien et « qu’il faut toujours vouloir dépasser ses propres ambitions, en pensant que l'avenir n'a pas de frontières ». Chacun méditera.

On lui souhaite, en tous cas, une bonne continuation dans son parcours d’exception.

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lundi 7 mai 2007

Morale de l'histoire

Par Noindep, lundi 7 mai 2007 à 12:03 :: Portraits

Le lendemain nous laisse toujours l'impression d'un passé inachevé. Pourtant aujourd'hui, on a l'impression que la page du conservatisme et du progrès sans compromis est définitivement tournée. Cette campagne version Web 2.0, a révélé les débats participatifs, la justice des temps de parole, le vote utile et la réconciliation de l'universel avec le suffrage.

La placenta idéologique de Nicolas Sarkozy, l'UMP (ndlr: l'Union pour un Mouvement Populaire) a subi une grosse cure de jouvence. Exit les jambes lourdes du parti (Pasqua, Juppé), adieu au patriarche historique le 16 mai, renaissance des valeurs d'une droite moderne 'démarxisant" le libéralisme sectaire d'un mondialisme effréné, stigmatisé par une extrême gauche, amer et en retard sur son temps. Bref, on est loin du RPR, cet enfant renié par l'UMP actuelle qui veut à tout prix s'extirper de ce noyau dur qui rappelle trop souvent, un parti politique de partis. Un "bond en avant" pour oublier celui que l'on a promis gratuitement, celle de cette "République virtuelle". Adieu donc les maximes de grand coeur généreuses, d'une réduction de cette fracture sociale fictive, pour un dialogue du "parler vrai" et "du parler juste". Cette conscience morale a fait la valeur ajoutée des candidats dans leurs camps, et donc de Nicolas Sarkozy dans l'électorat de droite.

Il y aura donc le 16 mai, un sentiment de nostalgie qui envahira l'ensemble des coeurs de droite, et ceux de la France pour faire simple, qui verront leur chef historique quitter le pouvoir du passif, et passer la main à celui à qui "la France a tout donné". Pourtant Jacques Chirac digère mal la trahison de 1995, où Nicolas Sarkozy a préféré la copie à l'original. La défaite de Balladur a sans doute mis N. Sarkozy les genoux à terre. D'ailleurs, il se voyait bien rejoindre la société civile en 1997. Sans doute, mais la cohabitation de 1997 privera définitivement la droite de son dynamisme, avec l'entretien d'un statu quo brulant jusqu'en 2002, où J. Chirac sauve sa fierté recouverte de la honte d'être concurrencé par J-M Le Pen. Il retissera des liens avec l'enfant qui l'a trahi, sans doute pour sauver le parti d'une mort assurée, déserté par ses fidèles (Raffarin, Juppé, Pasqua).Mais il a sous estimé l'énergie de son poulain, qui a fini par s'emparer du poumon idéologique de la droite, passage obligé vers la présidence. L'expérience Chirac !

Aujourd'hui Nicolas Sarkozy digère un long parcours, auquel il a failli renoncé en 1997, mais sa détermination à servir la République et la Justice, l'a rappelé aux sources qui sont les siennes, au combat qu'il a entamé ex-post mai 68. En à peine 5 ans de pouvoir, il a réussi à apporter à la cour populaire, des preuves tangibles et un alibi de son bon fondement à servir l'intérêt de la France. Le verdict populaire l'atteste à 53%.

Voici donc la petite histoire d'un avocat qui a décidé de faire de ses rêves d'enfants, celui de toute une nation et dont le modèle, il faut bien le dire, fut (jadis) un certain Jacques Chirac...

A bon entendeur.

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samedi 16 décembre 2006

PHILIP SCHYLE OU LA DETERMINATION TRANQUILLE

Par lebop, samedi 16 décembre 2006 à 16:38 :: Portraits

Le cheminement, depuis deux ans, de Monsieur Philip SCHYLE, est intéressant à plus d'un titre. Voilà une personnalité politique qui agissait à l'ombre de son mentor en politique, Monsieur Boris LEONTIEFF, qui a pris dans l'urgence, dans les circonstances dramatiques que l'on sait, la succession du patron charismatique du Fetia Api, qui a conduit tant bien que mal ce parti dans les batailles électorales, qui a géré une relative perte d'influence de ce parti dans une période de transition délicate, qui avait pour réputation d'être faible et influençable et, qui, lentement mais sûrement, prend de l'assurance et affiche de plus en plus une détermination tranquille.

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vendredi 12 mai 2006

UN PRESIDENT VOYAGEUR

Par Lagon, vendredi 12 mai 2006 à 21:29 :: Portraits

Les absences à répétition du Président du Pays surprennent beaucoup de Polynésiens. Ces derniers considèrent qu' il lui est impossible dans ces conditions d' être ATTENTIF à LA VIE QUOTIDIENNE et à l' avenir de son Peuple en étant aussi souvent hors du Pays. Certains échos sont très négatifs, et vont jusqu' à parler de MEPRIS.

D' autres laissent entendre que si l' aura reste entier chez une fraction importante du Tavini, il y a des lézardes réelles au sein de ce même Tavini. A se demander si après l' éclatement partiel de l' Upld il pourrait y avoir des scissions au sein du Tavini, surtout si la hausse des prix accentuait encore la fracture sociale. On dirait que LE DIVORCE GRANDIT entre la majorité des Représentants qui soutiennent, par leurs votes positifs, ou leur abstention, l' action du Président et de fait la cause de l' Indépendance, et la majorité des Polynésiens, très surprise par ailleurs du TRAIN DE VIE SOMPTUAIRE de l' équipe en place, mais très mal informés toutefois . En effet la plupart DES MEDIAS ne semblent pas avoir perçu cette réalité, ou en avoir l' envie, ou en avoir pour certains la possibilité. Gageons que s' ils constataient le bien- fondé de cette thèse, ils se feraient UN DEVOIR conformément à leurs principes éthiques, d' en informer leurs lecteurs.

En conclusion il semblerait que le Président, deux ans après son accession au pouvoir, gagnerait à se mettre au travail et à PROUVER SES COMPETENCES en tous domaines, faute de quoi LA DESILLUSION GRANDISSANTE se retournerait contre lui, et pas seulement du fait de l' opposition démocratique. Il serait alors pris en tenaille, et mis dans l' incapacité de gouverner: en composant il mécontenterait ses radicaux, en radicalisant il provoquerait peut- être des mouvements violents. Dans les deux cas de figure il y aurait blocage.

Toujours est- il que le présent se caractérise par un MALAISE SOCIAL grandissant, et des ACTES DE VIOLENCE, gratuits ou non, dont certains d' ailleurs sont portés à la connaissance des Polynésiens.

  • Ne pensez- vous pas que le délai de grâce est dépassé ?

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mercredi 8 février 2006

Portrait: Nicole BOUTEAU

Par toto, mercredi 8 février 2006 à 07:24 :: Portraits

Nicole BOUTEAU, née au Raincy (Seine-Saint-Denis), le 20 janvier 1969, Nicole BOUTEAU est "une demi", née de père européen et de mère tahitienne.

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lundi 19 décembre 2005

Portrait: Oscar Temaru

Par Nevitz, lundi 19 décembre 2005 à 07:34 :: Portraits

Oscar Manutahi Temaru est né le 1er novembre 1944 dans la commune de Faa’a sur l’île de Tahiti en Polynésie française. Il étudia au collège Notre-Dame des Anges (NDA) et continua au Collège La Mennais. Il a eu très tôt l'influence politique de Jean-Marie Tjibaou, philosophe et leader indépendantiste, qui fut assassiné en Nouvelle-Calédonie en 1989.

A 17 ans, il s'engage dans la marine pour 3 ans et participe à la guerre d'Algérie. A son retour à Tahiti, il passe le concours de douanier. Il prit sa retraite en 1999. En 1977, Oscar Temaru fonde son parti politique, le Front de libération de la Polynésie (FLP). Et en 1983 le parti pris le nom de Tavini huiraatira (Servir le peuple). La meme année il fut élu maire de Faa'a, une position qu'il occupe encore aujourd'hui. En 1986, le Tavini huiraatira obtenu 2 sièges a l'assemblee, 4 sièges en 1991, 11 sièges en 1996 et 13 sièges en 2001. Le 14 juin 2004, Oscar Temaru fut élu président de la Polynésie Francaise à 30 voix sur 57. Il succède alors à Gaston Flosse, qui dirigea le pays pendant 20 ans.

Dans son programme, Oscar Temaru souhaite une revalorisation du SMIG à 150 000 Fcfp sur 5 ans, améliorer les services sociaux, une réforme de l'éducation, un développement de la médecine préventive et une révision sur un nouveau status d'autonomie de la Polynésie Francaise.

Le 08 Octobre 2004, son gouvernement se fit renverser par 2 motions de censure deposées par l'opposition. Gaston Flosse fut réelu president par l'Assemblée le 22 Octobre 2004. Cependant, Oscar Temaru reprit le pouvoir le 04 Mars 2005, à la suite d'une crise politique.

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