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vendredi 23 mars 2007

De la continuité territoriale à notre Grand Gaspillage

Par Noindep, vendredi 23 mars 2007 à 02:59 :: Petite analyse

En Polynésie française, elle a beaucoup souffert de nos abus. Partie d'un bon sens, la continuité territoriale se voulait le pont entre la rive métropolitaine et celle si éloignée de ses enfants d'outre-mer. Elle ne se voulait que "particulière" jusqu'à ce qu'elle devienne "généralisée" et "politisée". Elle a fini par être ruinée et déroge à son principe de service public. Elle met en exergue notre Grand Gaspillage.

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samedi 10 mars 2007

L'ECONOMIE POLYNESIENNE INSUBMERSIBLE ?

Par lebop, samedi 10 mars 2007 à 09:46 :: Petite analyse

On connait tous les caractéristiques du système économique polynésien, dont le moteur reste encore le montant très important des transferts publics de l'Etat ( 150 milliards de F CFP). Ces transferts qui progressent, bon gré, mal gré, de 3 % par an en moyenne, continuent à irriguer tous les secteurs de notre vie économique par des effets en chaine. C'est ce qui explique en grande partie notre niveau de vie élevé, même si, par ailleurs, nos ressources propres (tourisme, perles, autres exportations...) ont, elles aussi, bien progressé ces vingt dernières années.

Est-ce à dire que notre économie est insubmersible et qu'elle peut même se permettre l'incompétence des décideurs locaux ? C'est ce que semblent démontrer les dernières études relatives à la conjoncture économique de l'année 2006 : croissance de l'hôtellerie, chiffres d'affaires du commerce en hausse du fait de l'augmentation de la consommation, construction de logements dynamique, progression de l'emploi salarié.... On peut remercier les acteurs économiques et les ménages d'avoir continué à croire en l'avenir malgré les actes et les signes négatifs émis par le gouvernement TEMARU et la majorité UPLD durant cette année.

Cependant, à y regarder de plus près, on constate que sur les leviers maitrisés par le Pays, les indicateurs n'étaient pas favorables : baisse de la commande publique du fait de l'amateurisme et de l'indécision du gouvernement Temaru, autofinancement de l'investissement public très faible, dérapage des budgets de fonctionnement du secteur public, accélération de l'inflation du fait des taxes ciblées sur des produits fortement consommés par les ménages ( boissons alcoolisées, tabac), stagnation, voire régression de nos exportations de produits ( perles, poissons, noni, vanille...).... Bref, les leviers qui permettent aux autorités du pays de construire l'avenir ont été particulièrement mal employés.

Il est certain que sur le court terme, cette incompétence gouvernementale n'a pas d'effets dramatiques, du fait, justement, du "filet de sécurité" que représente le volume des transferts de l'Etat et leur croissance régulière. Mais sur le moyen et le long terme ?

Il est clair que le train de vie exorbitant du secteur public, les déficits grandissants de nos sociétés d'économie mixte ( au moins une dizaine de milliards de francs en cumulé !!!), les besoins de financements de nos grands établissements publics ( l'OPT en particulier), la hausse des impôts et taxes décidée par Oscar Temaru et Jacqui Drollet, la faiblesse des investissements publics, le recours démesuré à l'endettement, la hausse excessive du SMIG sur une très courte période sans préoccupation de productivité, l'absence de volontarisme en matière d'exportation et en matière d'incitation à l'initiative privée, la méfiance vis-à-vis des chefs d'entreprises et des commerçants...provoquaient l'asphyxie insidieuse de notre économie.On était clairement sur une très mauvaise pente descendante.

Non, notre économie n'est pas insubmersible, si, dans leurs décisions de chaque jour, nos élus préparent mal notre avenir. Et c'était bien le cas du Gouvernement TEMARU. De la croissance à la stagnation, de la stagnation à la récession, le cercle vicieux peut être très rapide. Et contribuer paradoxalement à une plus grande dépendance financière vis à vis de l'Etat. C'est précisément le chemin que l'on prenait. Doucement, mais sûrement. Drôle de résultat pour un gouvernement Temaru qui souhaitait une émancipation accrue du Pays !

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jeudi 8 mars 2007

LE MORCELLEMENT AUTONOMISTE

Par lebop, jeudi 8 mars 2007 à 18:52 :: Petite analyse

Un, deux, trois, quatre....sept, huit, neuf... Combien de partis autonomistes ? Voilà une question à mille francs. Face au bloc UPLD, rejoint par le particule de Maitre Stanley CROSS, qui lui, a tiré toutes les conséquences de sa faible audience, maintenant grand avocat de la cause indépendantiste, les partis autonomistes se multiplient à "tirelarigo", comme on a pu le constater sur RFO hier soir. Vous me dites si j'en oublie, mais je cite dans le désordre : Tanseau, Perez, le Porinetia Ia ora, le Fetia api, le No oe te Nunaa, le Rautahi, le Ai'a Api, le Tahoeraa Huiraatira, le nouveau parti de Sandra Levy Agami,le nouveau parti des iliens, Béatrice VERNAUDON, éventuellement le Here Ai'a dissident....Celà fait du monde !

Il est vrai que le "l'ex nouveau" régime électoral peut donner des ailes à certains, mais il peut être aussi un miroir aux alouettes. Le fameux seuil de 5 % et les quelques 4000 ou 5000 voix nécessaires pour avoir un siège aux Iles du vent risquent de laisser beaucoup de ces partis sur le carreau.... Et créer ainsi une "perte en ligne" de plusieurs milliers de voix éparpillées sur des partis qui n'auront aucun élu et qui ne seront donc pas représentés à l'Assemblée de Polynésie française. Et ce, à la plus grande joie de certains, notamment de l'UPLD-Tavini...

Aussi, oyez, oyez, mesdames, messieurs du camp autonomiste. Il faudrait peut être raison garder et mettre de côté certains égos exacerbés. Car une cure de "réalpolitik" ne ferait pas de mal à certains.

Pour en revenir à "A Parau mai", à écouter les propos des leaders de ces "petits" ou "jeunes" partis,derrière les grands mots de "renouvellement de la classe politique" et de "valeurs", je n'ai pas beaucoup entendu d'idées particulièrement novatrices ou originales. On peut même se dire si certains de ces responsables ont vraiment des choses à dire.Leur "marketing électoral" est carrément à revoir.

Certes, Monsieur Antonio Perez a parlé "d'archipélisation", de zones franches, de pôles de compétitivité, de désenclavement de l'intérieur de l'île de Tahiti. Mais les autres ? Beaucoup de généralités dignes de discussions de salon. De plus, ces messieurs ne vont pas beaucoup à la rencontre des gens dans les quartiers, dans les îles, dans les communes. Or, ce mode de communication politique est fondamental, ici, en Polynésie française.

A leur décharge, il est vrai que ce type d'émission où l'on invite une dizaine de personnalités pour une heure et où le commentateur morcelle le débat à sa guise et par rapport à ses propres préoccupations, il est difficile de faire oeuvre pédagogique. Mais raison de plus pour être substantiel en quelques phrases. Hélas....

Le summum du creux a été Monsieur TANSEAU :il résume son programme à la limitation à deux mandats de la "carrière" d'un élu. Certes, mais ce n'est pas avec un tel "programme", un peu limité quand même, que l'on va intéresser la jeune génération à la politique. A la question de : quelle première mesure vous prenez si vous êtes président du Pays ?, le même Monsieur TANSEAU répond : je réunirais les forces vives, je leur demanderai ce qu'il y a à faire et, ce qu'ils proposent, je le ferai.... Si être homme politique, c'est être à la remorque des idées des autres, c'est sûr qu'il y aura beaucoup de vocations !

Aussi, les prochaines élections législatives devraient être, pour tous ces partis, un test électoral sur mesure. Que ces personnalités se présentent, comptent leur voix et analysent leurs résultats en toute lucidité. Si les résultats ne sont pas fameux, ces personnalités devraient sérieusement envisager de se regrouper ou, carrément, se retirer du jeu. Les électeurs autonomistes ne peuvent pas, en effet, disperser leurs voix inutilement dans la nature et ouvrir ainsi un boulevard aux indépendantistes. Qu'on se le dise....

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