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dimanche 29 octobre 2006

LE MAELSTROM POLYNESIEN

Par lebop, dimanche 29 octobre 2006 à 12:27 :: General

Que dire de ces quinze derniers jours en Polynésie française ? Une impression de chaos dans le débat politique, économique et social qui a engendré lui-même un chaos social dans lequel les citoyens polynésiens ont été les victimes et les otages bien malgré eux.

Des institutions politiques qui dysfonctionnent. Des élus politiques qui s’invectivent. Une majorité politique qui n’arrive pas à boucler son budget pour cause de divergences internes. Des élus qui imposent en solo leurs vues pour cause de chantage à la 29è voix à l’Assemblée. Une oligarchie syndicale qui rue dans les brancards, et qui, pour l’une d’entre elles, utilise des moyens illégaux pour forcer le pouvoir à négocier. Madame le haut-commissaire, prise entre deux feux, obligée de jouer un rôle d’arbitre dans un conflit dont les solutions sont à trouver dans le champ de compétences du Pays, et donc, du gouvernement. La représentante de l'Etat qui, paradoxalement, « nettoie » le terrain à un Gouvernement qui n’a cesse de guerroyer face à un « Etat néo colonial » peuplé d’ennemis personnifiés par la « droite chiraquienne revancharde ». Un Etat soit disant prêt à tout pour faire revenir ses alliés locaux au pouvoir face à un gouvernement local " voulu par le peuple polynésien", qui n'a rien à se reprocher dans son mode de gouvernance "vertueux" et qui tient, comme chacun sait, ses engagements électoraux...

Un Président du Gouvernement qui laisse délibérément pourrir la situation, refuse la concertation avant toute épreuve de force, refuse de négocier avec des « terroristes » qui dressent des barrages, sous prétexte qu’il ne veut pas négocier « avec six pistolets plantés sur sa tempe ». Un "Président- balladeur" qui part, malgré la "subversion terroriste", à la réunion annuelle du Forum, à Fidji, pour y dénoncer un « coup d’Etat », réaffirmer son impatience à obtenir l’indépendance face à la puissance coloniale française, demander le soutien de ses « frères » du Pacifique dans sa lutte pour la « décolonisation » de « Tahiti Nui », appellation préférée à celle de "Polynésie française" honnie par celui qui veut être notre Nelson Mandela polynésien.

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vendredi 27 octobre 2006

Chronique d'un échec annoncé

Par Noindep, vendredi 27 octobre 2006 à 12:33 :: General

Mr Temaru a encore rappelé son souhait de voir la Polynésie indépendante, et cette fois-ci il a fixé une échéance butoir : 2010 ! Vous rappelez-vous de 2004 ? "L'indépendance de la Polynésie française, c'est une affaire de 10,15, 20 ans". Bien entendu, ce n'était que mensonge, et nous le savons tous !

C'est donc un réel passage à l'acte. Oscar Temaru vient d'actionner le levier de la machine qui doit produire le courant indépendantiste et desservir tous les foyers polynésiens. Mais pourquoi aller le dire aux dirigeants du pacifique, alors que ce sont les Polynésiens qui votent ? Pourquoi ne pas réciter, car il récite ses discours, les mêmes paroles aux tons presque poétiques, devant l'assemblée de la Polynésie française, devant la Population, devant l'Etat ? Est-ce une peur ? Est-il plus doué en anglais ?

Il s'agit déjà là d'un acte de mépris envers les Polynésiens qui ne sont même pas les premiers mis au courant des grands projets que le Président prépare pour leur pays. En réalité, Mr Temaru continue de chercher l'espoir chez les dirigeants du pacifique. Il cherche à construire un parti anti-France à l'échelle du pacifique, en rappelant toujours la blessure nucléaire, et toujours les conséquences désastreuses d'une colonisation qui enfle !

Mr Temaru veut être un poète, un ambassadeur des nations unies, une sorte de Martin Luther King qui vient sauver la cause Polynésienne de l'occupation française. Mais Mr Temaru oublie une chose, c'est que les Polynésiens sont heureux et respectés par l'Etat français. Il ne parvient pas à lire dans les yeux de ses homologues des îles insulaires, l'envie et la jalousie qu'ils ressentent à l'égard de la Polynésie française. Voici pourquoi Mr Temaru ne trouvera pas de soutien plus fort dans ces zones insulaires, car eux, n'ont pas eu cette chance : les synergies et les aides économiques que la France diffuse dans le Pacifique sont pour l'instant l'une des dernières béquilles d'espoir qui leur restent. Mais voilà, tous en ont conscience, sauf ceux qui en bénéficient. C'est la loi du confort !

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vendredi 20 octobre 2006

Prenons la responsabilité de notre avenir

Par Noindep, vendredi 20 octobre 2006 à 05:46 :: General

A constater la faillite du dialogue social, le vide de l'action gouvernementale et la délinquance présidentielle, regardons-nous et tentons de nous demander comment nous en sommes arrivés là. Que cherche le gouvernement ? S'il cherche à mettre en place l'indépendance, il fait tout, sauf tenter de donner une réelle indépendance économique au pays. Un paradoxe de circonstance !

J'appelle aujourd'hui à une prise de conscience très forte de nos concitoyens. Il faut à tout prix comprendre le paradoxe du Taui. Car, pour l'instant, le gouvernement nous emporte avec lui dans sa faillite.

Aujourd'hui, toutes nos paroles se résolvent dans un discours de la providence, mais il nous avouer le mensonge collectif que l'on partage depuis trop longtemps.

Notre progrès ne se résoudra que sur deux problématiques :

  1. Réussir à bâtir notre société de confiance.
  2. Vaincre notre développement stérile

Je propose déjà que l'on résolve la problématique touristique, notre soit disant secteur d'avenir. Comment faire donc venir plus de touristes ? Le travail politique doit également amortir nos choix électoraux. Je propose quelques pistes pour améliorer le rendement de nos politiciens.

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mardi 17 octobre 2006

Petit manuel du changement

Par Peter, mardi 17 octobre 2006 à 16:17 :: General

Cela a été dit et répété sur Politita et ailleurs: on n'en peut plus, il faut changer, blablabla... D'accord, oui, certes, c'est entendu. Mais changer, comment faire?

Oh, je ne parle pas de grands plans de chamboulement de notre petite Polynésie, qui, paradoxalement, ne seraient pas aussi efficaces que ce qu'on se plairait à penser. Non, je parle d'un changement plus simple et ô combien plus profond: celui de ramener la politique dans le quotidien. Bien que des spécialistes (terme substitué à celui de politicien afin d'éviter les a-prioris) soient nécessaires, toute action politique doit être menée après concertation avec la population concernée.

Plus facile à dire qu'à faire, surtout quand les débats de raison se retrouvent souvent en affrontements de passions. Bon, bref! Que faire!? Quoi faire!? Parlez, exprimez-vous. Sur Politita si vous en avez envie, mais également (et surtout!) sur la place publique, auprès de vos représentants, ou même de vos députés. Que l'outil politique redevienne public et que les politiques servent le peuple plutôt que de s'en servir.

Alors? Voeux pieux ou amorce du changement. Nous sommes responsables de notre cité. Nos enfants accepteront-ils nos excuses quand ils nous demanderont des comptes sur le pourquoi de l'immobilisme qui nous a saisi, face à des dirigeants irresponsables?

Quant à vous, quelles sont vos idées pour ramener la politique dans la res publica?

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lundi 16 octobre 2006

Non omnia possumus omnes.

Par Peter, lundi 16 octobre 2006 à 17:42 :: General

Il y a eu récemment quelques enflammements sur Politita. Nous en sommes en partie responsables. Nous veillerons à être plus modéré. Rappelons que le but de Politita est d'amorcer des dialogues et des discussions sur le thème général de la Polynésie de demain. Politita n'a pas pour vocation (malgré ce que pourrait dire les mauvaises langues) de s'instaurer en détenteur d'un hypothétique savoir absolu. Nous souhaitons amener une notion de débat républicain qui fait défaut en Polynésie, souvent caché par des affrontements de sophistes.

Politita n'est pas une fin en soi, mais une invitation au débat. Politita est jeune, avec ses qualités et ses défauts. Nous comptons sur vous, si vous pensez que cela en vaut la peine, pour nous améliorer. Nous avons tous quelque chose à améliorer. Commençons par le début, nous vous proposons un nouvel habillage plus clair, plus joyeux, plus lisible afin de priviliégier plus encore (le plus est à la mode voyez-vous) le contenu.

Un grand merci à tous (amis comme détracteurs) de venir nous lire aussi nombreux. Cela nous motive. La critique est aisée, et l’art est difficile (Destouches). Nous acceptons vos critiques et vous remercions pour vos encouragements.

Enfin, pour ceux qui ne maîtrisent pas le latin (et dont je fais partie), le titre de ce billet signifie: nous ne pouvons tous faire toutes choses. A bon entendeur, salut :)

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Encore un effort si nous voulons être indépendants !!!

Par Roland, lundi 16 octobre 2006 à 17:01 :: General

A quel niveau prendre ce qui suit ? Etonnant non ?

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dimanche 15 octobre 2006

UN CONFLIT SOCIAL PAS ORDINAIRE

Par lebop, dimanche 15 octobre 2006 à 10:42 :: General

Une fois n’est pas coutume, la population a été prise en otage dans le cadre d’un conflit social qui a dégénéré en blocage en raison d’un manque de dialogue entre les parties prenantes, à savoir le gouvernement et diverses corporations menées par la centrale syndicale O Oe to Oe Rima.

Au-delà des péripéties quotidiennes et des interprétations des uns et des autres, il en ressort clairement que le gouvernement ne veut pas négocier, joue clairement le pourrissement du conflit et parie sur le retournement de la population contre les bloqueurs, relativement peu nombreux au demeurant. Car cela fait plus d’une semaine, lors du dépôt du préavis de grève, que les protagonistes connaissent les données du problème et que l’une des parties ne veut pas discuter. Monsieur Oscar Temaru l’a confirmé sur TNTV , en ayant décidé d’une tactique contraire aux traditions polynésiennes de discussion et de recherche du consensus. Le bras de fer où, dans l’esprit du président du Pays, il doit y avoir un gagnant et un perdant, continue donc.Est-ce simplement une posture avant une éventuelle négociation aujourd'hui ?

A ce stade, en tous les cas, c’est le gouvernement, en jouant le jeu dangereux du refus de discussions, qui prend à son tour la population en otage. Il est prêt à sacrifier l’économie, la vie quotidienne des citoyens et même leur santé, pour faire plier des activistes qui se considèrent comme l’avant-garde de la population en voulant des solutions contre la vie chère.

Il y a, bien sûr, dans ce conflit, des revendications catégorielles clairement exprimées par la flottille administrative (depuis maintenant plusieurs mois) et des transporteurs de trucks que O Oe to Oe Rima veut régler. Il y a bien sûr des questions de leadership syndical à la veille d’élections de délégués du personnel qui mesurent la force des uns et des autres dans le paysage syndical. Il y a peut être des arrière-pensées politiques, quoique cela reste à démontrer clairement sur le terrain, au-delà des étiquettes des uns et des autres. Mais, quelque part, il s’agit surtout, comme l’a dit l’un de nos commentateurs, d’une « grève citoyenne » qui vise à soulager le fardeau quotidien des familles polynésiennes : des prix moins élevés, moins de taxes et un train de vie des institutions plus raisonnable. Un syndicat à l'avant-garde du peuple qui n'en pense pas moins ? C’est là un fait nouveau qui mérite d’être souligné.

Toutes ces questions de fond ont été abordées dans mes précédents billets où j’annonçais une période budgétaire difficile pour le gouvernement. Ce sont les premiers signes d’un mécontentement fondamental à l’encontre de la gouvernance « taui ».

C’est pour cela que les réactions aux barrages –acte inadmissible en démocratie car il touche à nos libertés fondamentales, notamment celle d’aller et venir – ont été assez mitigées. A une réaction d’opposition brutale que certains espéraient, nous avons entendu des propos qui condamnent, certes, mais qui comprennent et qui soutiennent en même temps. Le problème soulevé par les citoyens porte plus sur les modalités de la contestation que sur les raisons de fond de celle-ci, qu’ils considèrent comme légitimes.

Cette situation de blocage, dans tous les sens du terme, où chacun montre du menton, augure mal de la semaine qui s’annonce. Le gouvernement peut faire preuve d’intelligence en écoutant certains arguments dans le cadre de la préparation du budget 2007 : baisse du train de vie des institutions, pas d’augmentation de taxes, plus d’investissement et moins de fonctionnement dans le budget du Pays, accélération des mesures visant à réduire le coût de la vie….. Mais en est-il capable ?

Billets en relation

  • Coût de la vie : à propros de la liste des PSI
  • Dépenses publiques : L'obésité, une maladie qui touche aussi nos institutions ; une gouvernance taui a tres faible rendement.

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jeudi 12 octobre 2006

Jacqui DROLLET : un apprenti sorcier qui nous impose de faux remèdes

Par Pépé Tama, jeudi 12 octobre 2006 à 21:09 :: General

En politique, en économie ou dans le domaine social, il est toujours plus facile de faire des constats que de faire des propositions. Ici, comme ailleurs, le chômage, la pauvreté, l’exclusion sociale, l’habitat précaire touchent une partie significative de notre population. Toute la classe politique s’accorde sur ces constats énoncés à l’occasion de colloques, séminaires, tables rondes et consignés dans divers rapports.

Les objectifs peuvent être identifiés sur la base de ces constats : réduire le chômage, construire plus de logements, promouvoir la justice dans tous les domaines… Le problème surgit lorsqu’il s’agit d’envisager les programmes, les actions, les mesures ou les moyens pour parvenir aux objectifs fixés.

Je prendrai un exemple d’actualité : celui de promouvoir une plus grande justice sociale. Il peut nous venir tout de suite à l’esprit l’idée d’augmenter le SMIG, les prestations sociales, le nombre de fonctionnaires ( pour créer de l’emploi), de construire plus de logements sociaux, d’augmenter les minimas sociaux en faveur des handicapés, des personnes âgées…

La démarche est séduisante : comment y résister ? Personne n’accepte les inégalités. Personne ne veut un Pays moins social. Personne ne prétend qu’un chômeur vit heureux, ou qu’avec le SMIG, il est possible pour une famille de joindre les deux bouts. Il faut, bien sûr, améliorer le sort de tous ceux qui souffrent. Ce n’est pas qu’une question d’humanité, c’est l’intérêt même de la société dans son ensemble, c’est la condition de son équilibre et de sa cohésion.

Mais avant de distribuer, encore faut-il créer des richesses. Or, le gouvernement actuel, sous la houlette de Jacqui DROLLET, est plus préoccupé par la redistribution des revenus que par la création de nouvelles richesses, source de nouveaux emplois et de nouveaux revenus pour les polynésiens. C’est conforme à l’idéologie socialiste qui est toujours de distribuer des richesses qui n’existent pas, notamment par l’augmentation des impôts, des taxes et des cotisations sociales.

La question de l’augmentation très importante du SMIG est révélatrice de cette idéologie. En agissant de manière autoritaire, dirigiste, déconnectée des gains réels de la productivité, le gouvernement troque l’espérance d’une vie plus confortable contre le risque certain d’une précarité implacable. Augmenter le SMIG sans tenir compte des réalités économiques, c’est conduire les entreprises polynésiennes à diminuer l’activité, à réduire l’embauche, à licencier par dizaines. Ce que certains gagneront, beaucoup plus le perdront. Et ce n’est pas en mettant en place des usines à gaz comme le DARSE, compensation payée aux entreprises avec l’argent de nos impôts, que l’on va y arriver.

Porter autoritairement le SMIG à 150.000 F CFP, c’est aller à l’encontre des lois économiques les plus élémentaires : des milliers de polynésiens non qualifiés ne sont déjà pas embauchés au SMIG actuel, qui plus est, largement augmenté depuis deux ans, par les entreprises. Croyez-vous qu’ils le seront plus avec un SMIG porté progressivement à 150.000 F CFP par mois ?

De plus, cette augmentation inconsidérée du SMIG provoquera des conséquences négatives au sein des entreprises : de plus en plus de salariés seront rémunérés juste au SMIG et la hiérarchie des salaires sera écrasée à un point tel que les salariés les plus motivés et les plus qualifiés seront découragés.

Cette mesure absorbera toutes les marges de manœuvre des entreprises en matière de politique salariale. Elle ne concernera que les polynésiens qui touchent le salaire minimum et pas ceux dont le niveau de rémunération est légèrement supérieur et dont les salaires n’augmentent pas depuis des années. Ce n’est plus chacun selon ses efforts, son ancienneté dans l’entreprise et les performances de celle-ci, c’est chacun la même chose.

Cette mesure réduira à néant les efforts de compétitivité de nos entreprises, notamment celles qui exportent des biens ou des services : hôtellerie, tourisme, perles, agro alimentaire….

C’est par le dynamisme de notre économie que l’on règlera les problèmes sociaux énoncés au début du commentaire. Il ne faut pas se tromper de moyens pour arriver aux buts que l’on se fixe. Il incombe au gouvernement de susciter ce dynamisme en créant un environnement favorable à la création de richesses. A force de vouloir redistribuer de manière dirigiste sans se préoccuper de la création de richesses, le gouvernement ne fera qu’appauvrir les classes moyennes sans enrichir les pauvres. C’est ce que l’on constate actuellement avec l’accélération de l’inflation et l’enclenchement de la spirale infernale « augmentation du SMIG- augmentation des prix – augmentation des salaires… » Les salariés polynésiens voient bien qu’ils sont les dindons de la farce, car toute augmentation nominale des salaires est neutralisée par la hausse des prix.

En conséquence, Monsieur Jacqui DROLLET, le gouvernement et la majorité auraient tort de s’enfermer dans cette voie là, car elle ne conduit qu’à une impasse. Ce ne sont que des apprentis sorciers qui nous imposent de faux remèdes.

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samedi 7 octobre 2006

Sortir de notre bulle

Par Pépé Tama, samedi 7 octobre 2006 à 20:11 :: General

Tous les débats, toutes les réflexions, toutes les polémiques au sein de la classe politique, entre la classe politique et les syndicats de salariés ou d’employeurs, entre syndicalistes et employeurs, souffrent d’une faiblesse chronique : il ne prennent pas assez en considération la dimension extérieure.

La mondialisation, encore une fois, n’est pas une donnée qui nous est externe. Ceux qui devraient être l’avant-garde du peuple, à savoir les membre de la classe politique et les « notables », sont très peu réceptifs au monde qui les entoure, même si certains d’entre eux se balladent beaucoup pour, soit disant, s’inspirer d’expériences étrangères ( ordures ménagères, agriculture, aquaculture, pêche…) dont on ne voit pas le début d’un commencement de réalisation dès leur retour au pays.

Ce monde change à une rapidité stupéfiante. Ces transformations du monde exigent de notre part réactivité et capacité d’adaptation. Pourtant, la sphère publique parait inerte, les débats trop nombrilistes, trop « polynésiano-polynésiens » et les solutions proposées souvent erronées. Il en est ainsi de la volonté d’augmenter de manière considérable, en un trop court laps de temps, le SMIG polynésien et ce, sans considération de productivité, de spirale inflationniste prix-salaires et donc de perte de compétitivité et de chômage accru, notamment des personnes peu qualifiées, à moyen terme.

Et, demain, la classe politique qui nous gouverne fera semblant de s’étonner que les produits locaux sont tous plus chers que les produits importés, que notre tourisme stagne, que nos exportations de biens n’arrivent pas à décoller, que les investisseurs extérieurs s’intéressent peu à la Polynésie française et que, finalement, notre économie ne crée pas d’emplois suffisants pour les jeunes générations qui se présentent sur le marché du travail.

On ne peut repousser la mondialisation. Elle est là et il faut faire avec. Elle apporte autant de problématiques nouvelles que de bienfaits. Parmi ceux-ci la circulation des idées, l’échange entre les cultures, la diffusion du progrès scientifique et des innovations et un effondrement spectaculaire du prix des biens de consommation, en particulier de haute technologie, dont nous profitons tous les jours.

On nous fait croire qu’on a le temps, qu’il est possible de différer les solutions pour lutter contre la cherté du coût de la vie, pour insuffler plus de concurrence dans une économie sclérosée par les rentes de situation , les monopoles divers et les règlementations obsolètes.

Quelquefois même, on nous fait croire que l’on peut faire l’inverse de ce qui se fait habituellement ailleurs. On veut se protéger encore plus derrière des barrières artificielles. Les gouvernements successifs, avec la complicité des syndicalistes et des patrons au sein des activités concernées, veulent ainsi protéger nos agriculteurs, nos pêcheurs, nos industriels, nos artisans de la concurrence extérieure, alors que les économistes savent depuis longtemps que cette voie est une impasse. La seule voie de sortie est par le haut : par plus de productivité, par plus de qualité, par plus de professionnalisme, par plus de compétence, par plus d’innovation et donc par plus de compétitivité. C’est,bien sûr, une voie exigeante, mais c’est la seule voie possible pour notre Pays.

Aussi, le recours à des boucs émissaires, comme le traduit la loi sur la protection de l’emploi local, les propos xénophobes, les solutions préconisant le repli sur soi… est en fait un refus de voir la réalité en face, et, par là même, une volonté de bercer le peuple d’illusions. A force de refuser un état des lieux franc et lucide, on se dissimule la réalité et on la dissimule aux polynésiens. Mais cette réalité finira toujours par se venger. Il vaut mieux donc la regarder en face. Et le plus tôt sera le mieux.

Billet en relation :

  • A propos du projet de lois sur l'emploi local

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mercredi 4 octobre 2006

La première bonne réponse.

Par Pépé Tama, mercredi 4 octobre 2006 à 09:41 :: General

Le parti Rautahi à décidé de lancer une pétition populaire notamment contre les propos racistes et xénophobes récemment tenus par Oscar Temaru.

Cette initiative va dans le bon sens ! En effet, la passivité de l'opinion face aux propos du Président de la polynésie Française, est la pire attitude à adopter : cette passivité pourrait être mal interprétée.

Ainsi cette pétition, si elle recueille un franc succès, (ce qui est absolument souhaitable !!!!) mettrait les choses au clair, et lèverait toute ambiguité; Le succés de cette pétition serait :

  • Un signal fort vis à vis de l'Etat Français pour montrer que les polynésiens ne sont pas solidaires des propos tenus par leur président
  • Mais aussi et surtout un signe fort d'ouverture, de tolérance, et de respect de la dignité de l'être humain quelle que soit son origine.
  • Et par la-même un rappel à l'ordre quant à la pensée "de fermeture", qui est complètement archaïque, stupide et doctrinaire .

Aussi cette Pétition est tout, sauf inutile. Elle est, de plus, malgré qu'elle émane de l'initiative d'un parti, tout, sauf politique dans ses objectifs premiers : cette pétition est avant tout civique. En effet, les valeurs que ses signatures peuvent défendre sont universelles, et nécessaires à l'existence même de notre société.

info : Apparemment, même les étudiants polynésiens en métropole peuvent soutenir cette pétition en envoyant un mail. Voir le site de Rautahi pour de plus amples informations.

Note : La dénonciation des propos d'Oscar Temaru occupe actuellement une large place sur le blog. Néanmoins, il y a urgence en la matière. En effet, avant toute réflexion sur le développement de la polynésie ou autre, il y a la nécessité de défendre et de rappeler les valeurs qui fondent la base même de toute société humaine moderne, et, par conséquent, de la société tahitienne comptemporaine.

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La première question

Par Peter, mercredi 4 octobre 2006 à 07:50 :: General

La première question est de savoir quel est le vrai nom de ce pays, certains disent que c'est la Polynésie Française. Faites attention, cela signifie que notre pays sera envahi de bons à rien et de détritus de toute espèce. Demain, nos enfants seront privés de travail et leur vie sera difficile. Par contre, le nom de Tahiti Nui signifiera que ce pays nous appartient.
Oscar Temaru, 21 septembre 2006. (http://jerome.blogs.com/poissoncru)

La première question est de savoir quel est le genre d'homme qui vomit ces propos racistes et xénophobes.

La première question est de savoir comment un président, d'un "pays" aussi petit oit-il, peut-il oser délirer de la sorte, sacrifiant le sort de ses concitoyens à la "croisade" qu'il s'est fixé?

La première question est de savoir jusqu'où ira cet homme, cet homme qui n'est plus un président élu démocratiquement mais un Don Quichotte ridicule et pitoyable, attaquant les moulins qui nourrissent son pays!

La première question est de savoir si nous allons laisser cet homme nous mener au désastre. Ce n'est pas mon cas. Je souhaite que ce ne soit pas le votre.

Si vis pacem, para bellum

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dimanche 1 octobre 2006

Oscar rime avec cauchemar.

Par Pépé Tama, dimanche 1 octobre 2006 à 01:21 :: General

Oscar m'effraie ; cet homme, ce président, m'indispose et me rend mal à l'aise. En effet, j'ai pour nature d'être optimiste, voire, parfois, idéaliste. Néanmoins, cette personne me fait réellement douter du progrès; il remet en cause tous mes espoirs et aspirations : il me fait tout simplement craindre le futur qui pourrait se dessiner pour la Polynésie.

Le lycée, l'université, les voyages nous font apprendre par nous même l'ouverture d'esprit, la tolérance, le respect de l'autre; pour ainsi mieux prendre conscience de la richesse d'une société ouverte. Les avancées de la science économique nous enseignent quant à elles, les possibilités de développement offertes par l'ouverture internationale. Le progrès, à n'en pas douter, semble donc passer par ce mot clé : l'ouverture.

A l'opposé, ce président, cet homme, Oscar, par ses propos (notamment récents) prône le protectionnisme et véhicule la crainte, la peur, la méfiance...de l'autre. J'ai l'impression, en l'entendant, de lire les pages les plus noires d'un livre d'histoire.

Aussi, peu importe qu'il n'ait pas à parler ainsi du fait de sa fonction , peu importe qu'il soit tenu de surveiller son langage. Le seul fait qu'il puisse penser de cette manière, et qu'il ait de si grand pouvoirs, est en lui même effrayant. Au point que, pour la première fois, je me mets à douter du progrès et à avoir peur quant à l'avenir de mon pays.

Une réaction forte condamnant des telles paroles, est peut être, finalement, aujourd'hui, nécessaire.

Billets en relation :

  • Fabrique de crétins et de chomeurs : une déclaration d'oscar Temaru qui fait long feu
  • Oscar Temaru un prêcheur devenu profesionnel de l'incantation irresponsable
  • Oscar le prêcheur n'est pas un leader pour notre pays
  • A propos du projet de loi sur l'emploi local
  • De l'impossibilité d'une ile.

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