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mardi 13 mai 2008

SONDAGE : Election du président de la Polynésie française au suffrage universel direct

Par Noindep, mardi 13 mai 2008 à 07:59 :: General

Bruno Sandras semble avoir trouvé la faille de notre système. Il déclare dans un interview sur RFO Polynésie (dimanche 12 mai 2008), "Aujourd'hui, la France a accepté (ndlr, dans le statut d'autonomie) que le président de la Polynésie soit une institution à lui tout seul (...) Allons jusqu'au bout de la logique, faisons l'élection du président au suffrage universel."

Il est en effet à l'heure actuel possible d'insérer ce type de clause, ce qui passe obligatoirement par une révision de statut et de la loi organique de février 2004, et donc par la promulgation d'élection anticipée. ENCORE ! Je vois mal la population retournée aux urnes.

Etes-vous favorable à l'élection du président de la Polynésie française au suffrage universel direct ? En quoi cela apporterait-il de la stabilité politique à notre pays ?

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samedi 10 mai 2008

Survie

Par Noindep, samedi 10 mai 2008 à 13:38 :: General

La récente "évacuation-urgente" de J.P. Barral démontre avec quelle faiblesse, G. Tong Sang s'installe au poste. Il n'a pas su résister à cette envie bien Polynésienne, d'être un "Seigneur-Roi", celui qui régente, décide, et nomme. Cette politique de "l'attribut" n'a de mérite que si elle restaure l'image abîmée des politiciens pervertis, ceux qui s'engraissent sur le dos des contribuables, ceux aussi qui s'amusent à jouer le jeu musical de la chaise vide. Cette musique, on en a un peu marre. Mettez-vous au boulot !

Inquiété par sa survie, Gaston Tong Sang révoque et nomme à tour de bras, comme pour "financer sa majorité". Première victime collatérale, J-P. Barral, le "M. Propre" de l'OPT qui, reconnaissons-le, a instauré un peu de transparence dans ce marigot infesté qu'est l'OPT, a reçu son licenciement par son ancien conseiller, devenu son ministre de tutelle ! A quand une loi de pays qui fait prévaloir "la compétence" sur "la connivence" ?

Dans la cupidité de la gloire, G. Tong Sang n'oublie pas ses contribuables. Non pas vous, mais ceux qui l'ont porté au pouvoir. Lui qui était comme tous d'ailleurs, réfractaire à cette idéologie du pouvoir qui consiste à chasser ceux qui nous ont chassé, a en réalité, le vent en poupe dans ce nouveau gouvernement. Gaston Tong Sang n'est malheureusement pas différent...il n'est pas non plus pire que les autres. C'est juste un politicien en mal de reconnaissance.

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mardi 6 mai 2008

Avenir 2020 : Chap.6 : Entreprises publiques : Entrave à la concurrence

Par Noindep, mardi 6 mai 2008 à 21:51 :: General

Parce que nous sommes petits, que nous sommes une île (même plusieurs), que le marché est restreint que nous mettons en place depuis des années des entreprises publiques en situation de monopole. En effet lorsqu'un marché est restreint, et que l'entrée sur ce marché est coûteuse (en termes d'infrastructures), il est nécessaire que la collectivité finance ces infrastructures. La mise en place d'une Société d'Economie Mixte par secteur stratégique était totalement justifiée.

Justifiable il y a encore quelques années, certaines entreprises publiques détruisent le marché aujourd'hui. Elles empêchent le développement de la concurrence, et donc pénalisent les consommateurs.

Prenons l'exemple de l'OPT (qui est un EPIC, c'est le même principe), cette fantastique puissance économique, qui brasse pas loin de 20 milliards par an, et qui a permis à la Polynésie de découvrir le monde du numérique (enfin une pseudo-découverte). Chaque année, l'OPT fait des bénéfices records (plus de 2 milliards il paraît), pour les redistribuer à son actionnaire principale, le territoire. Le réel problème, c'est que l'OPT est devenu au fil du temps la caisse noire du territoire, qui finance je ne sais quoi, à je ne sais qui. Depuis deux ans, l'OPT doit faire face à l'ouverture du marché des télécoms. Enfin !

Et pourtant, la venue de Mara Telecom n'est pas prévue avant deux ans. Cette "ouverture faussée à la concurrence" n'est pas une fantastique avancée. La licence d'exploitation accordée à Mara Telecom (Groupe Siu) sera de dix ans au coût unitaire de près de 700 millions pour les téléphones mobiles. Avec un calcul rapide, on se rend compte qu'il faut plus de 10 ans d'exploitation pour amortir un tel investissement, et que si l'OPT décide qu'elle ne renouvèle pas votre licence, vous n'avez que vos dettes pour pleurer !

Je dénonce cette "concurrence maîtrisée", qui s'apparente à une emprise de la puissance publique sur les secteurs à fortes valeurs ajoutées, et qui participe à accroître l'érosion du pouvoir d'achat, et une croissance retardée des nouvelles technologies.

L'exemple de l'OPT est le plus glorieux de tous parmi toutes les entreprises publiques existantes. Je passerai l'exemple de Tahiti Nui Ravaa'i, sur la voie du dépôt de bilan, ou de la SEML SETIL en "faillite bénéficiaire". Aujourd'hui les SEM représentent un budget de près de 114,8 Millions d'Euros (Rapport CTC 2006). Le rapport précise que nous avons doublé cette ligne budgétaire entre 2001 et 2003 (n'est ce pas les trois ans où Air Tahiti Nui a acheté 4 airbus ?). Nous pondons des SEM comme si elles ne coûtaient rien, alors qu'elles ruinent les Polynésiens années après années.

Ce qui m'étonne en revanche c'est qu'aucun rapport de la Chambre territoriale des comptes n'a été fait pour la compagnie au Tiare. Alors que l'Article L.262-7 du code des juridictions financières précise "que la Chambre territoriale des comptes assure la vérification des comptes, établissements, sociétés...auxquels les collectivités territoriales apportent un concours financier supérieurs à 10 000 Francs français." Il y en un pour AIR CALEDONIE INTERNATIONAL (d'une rigueur exemplaire), pourquoi pas pour Air Tahiti Nui ?

Et je me pose surtout une question. Les SEM ne sont pas sensés être un tremplin économique ? Et pourquoi les EPIC sont entretenus en situation de monopole ?

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samedi 3 mai 2008

Présidence de la Polynésie française : Nouvelle vitrine

Par Noindep, samedi 3 mai 2008 à 17:00 :: General

C'est avec une grande surprise que j'ai pu retrouvé le site de la présidence (ici), absent depuis presque 5 mois de la toile. Je comprends en effet les techniciens de la présidence, qui doivent refaire le site à chaque motion de défiance ! Tout un challenge ! D'ailleurs ils ont opté cette fois-ci pour un CMS, moins coûteux ! ;)

Et là vous vous demandez pourquoi je vous parle du site de la présidence ?

La raison pour laquelle j'aborde cette brève sans intérêt, c'est le message que Gaston Tong Sang a voulu nous faire passer. Au travers la bannière du site, on retrouve un peu de ça... Le nouveau père politique de Gaston Tong Sang ? Sans doute. Peut-être que d'ici peu on retrouvera la TONG SANG TV, comme la PR TV (pour président TV) du président Sarkozy.

Petites recommandations pour les Webmasters de la Présidence : Plus de rubrique serait intéressant (style à propos de la présidence, l'histoire de la Polynésie), mais aussi mettre l'agenda du président pour qu'on suive un peu ce qu'il fait. Et pourquoi pas, parlez de tout ce qu'il y à la présidence, et y faire figurer les notes de frais du président comme M. Barral le faisait à l'OPT !

Et oui si vous pouviez aussi dire à vos amis des autres ministères de rétablir leur site web respectifs. Cela serait sympa ! :)

Tous à vos souris !

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jeudi 1 mai 2008

AVENIR 2020 : Chap.5 : L'indépendance, pourquoi faire ?

Par Noindep, jeudi 1 mai 2008 à 16:22 :: General

L'indépendance n'est pas du tout une honte. Encore moins une peur. Et ne doit surtout pas être mis sous silence. Et pour cause, près de 1/3 de l'électorat Polynésien se réclame de cette idée. Pourquoi donc la mettre sous silence ? "Le silence est le meilleur moyen de l'oppression" dixit Rama Yade.

L'autonomie nous permet depuis 2004, "de nous gouverner librement et démocratiquement". D'ailleurs, on a jamais connu pareille crise politique depuis que l'on s'auto-gère. C'est la preuve que nous n'avons pas la maturité pour s'auto-gouverner, et que nos politiques sont encore à l'ère des luttes primaires (postes, rémunérations, pots de vins). Deuxième chose, la Polynésie française est compétente dans presque tous les domaines. La Police et la Justice restent encore des domaines dit régaliens. Pour une simple et bonne raison : nous n'avons pas de lois fondamentales (autres que française) sur lesquels nous appuyer pour faire la justice et la police. Nous avons donc le monopole des compétences en matières économique, sociale et politique. Et encore mieux, nous avons les budgets qui vont avec. Nous avons les avantages sans les contraintes.

A quoi rime donc de demander l'indépendance ?

Elle va nous apporter la souveraineté. C’est-à-dire, la citoyenneté, la police, la justice...nous serons Polynésiens maohi, et plus français. Nous allons devoir inventer notre monnaie, nos textes de lois, nos codes du travail, du commerce, civil et pénal. C'est à dire créer de toutes pièces tout ce que la France nous apporte à l'heure actuelle. Lorsque je vois avec quelle difficulté on accouche d'une loi de pays. J'ai presque envie de rigoler, rien qu'à imaginer dans quel pathétisme on serait si on devait recommencer à zéro. Et surtout avec AUCUN FINANCEMENT.

En ce qui me concerne, je considère la Polynésie déjà indépendante. Elle n'est pas soumise au régime fiscal national, elle décide de ses propres mesures d'impositions, les lois nationales ne s'y appliquent pas automatiquement...

Les indépendantistes sont indépendantistes par idéologie et par fierté. Ils croient que l'indépendance de la Polynésie représenterait une grande perte pour la France, alors qu'elle est plus une charge financière qu'autre chose. Vouloir faire payer à la France les années de CEP par le martèlement de ce foyer idéologique est ridicule. Je ne comprends pas le combat des indépendantistes, même si je le respecte. Il consisterait à retirer les avantages que l'autonomie nous apporte, sans en atténuer les contraintes. Je ne vois pas le progrès. Que quelqu'un m'explique ?

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AVENIR 2020 : Chap.4 : Quand le vent suit la girouette

Par Noindep, jeudi 1 mai 2008 à 15:51 :: General

C'est sans surprise que Louis Frebault retrouve son portefeuille ministériel. Gaston Tong Sang semble ne pas avoir changé, pire, il s'obstine à cautionner une instabilité qui nous traumatise, et nous habite. Ce qui est certain, c’est qu’à l’heure actuelle, aucun groupe politique n’arrive à s’installer au pouvoir sans leur participation active. A croire que tout le monde s'est mis à suivre le sens des girouettes, plutôt que celle du vent.

La Polynésie française n'existe que par ses 5 archipels, ses 117 îles qui font à la fois la richesse et la diversité du pays. Je suis partisan d'une politique de désenclavement des îles, celle qui consiste à les intégrer dans le schéma économique du pays, et non celle qui consiste à les privilégier...

En réalité, les îliens ont fait de leurs populations des otages d’une entreprise politique mafieuse. Je le dis et je l'assume, les îliens sont pour la plupart, des affamés du pouvoir, avars de réflexion, gourmands de privilèges. Ils sont l'exemple d'hommes politiques d'un autre temps, se servant de l'ignorance des foules pour mieux dominer leur conscience.

Cet avatar bien Polynésien, je la donnerai bien comme mobile pour donner à la Polynésie son indépendance. Ce serait à la fois la gifle historique d’une Polynésie reluisante de l’extérieure et pourrie de l’intérieur. Et peut être un réveil fracassant pour une population polynésienne qui continue à les porter au suffrage, au lieu de se battre pour éradiquer ces girouettes politiques, qui se permettent de donner au vent, le sens qu’ils souhaitent.

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lundi 28 avril 2008

AVENIR 2020 : Chap.3 : "Mon métier : Je fais de la politique"

Par Noindep, lundi 28 avril 2008 à 23:20 :: General

L'autonomie a planté dans ses jardins le fruit de son handicap. Celle d'avoir transféré tellement de compétences au fenua, que nous avons besoin aujourd'hui d'un staff incroyable pour faire vivre cette autonomie. La politique en Polynésie c'est comme l'immigration. A force d'autoriser trop de monde, on attire encore plus de monde. Passons à la Politique du Choix plus que du Poids !

Passer le nombre de représentants à 57 a sans doute été la plus belle bêtise de Gaston Flosse (encore une autre !). Le rapport avec la population est de 1 élu pour 4561 habitants en Polynésie (260000/57) contre 1 pour 112 651 en métropole (60 millions/577). Nous avons tellement technocratisé notre politique qu'elle est devenu le premier bassin d'emploi. Le chômage y est rare, et pire même sans qualification vous y accédez ! Cerise sur le gâteau, vous avez des indemnités de départs de plus 6 mois si vous vous y prenez bien !

Tout ça pour dire qu'on fait de la politique dans une logique mercantile et non pour l'intérêt général.

Et c'est ce schéma de pensée qui fait que nous changeons de président tous les 3 mois ! Aucune fonction politique peut se revendiquer d'un tel turnover ! C'est pathétique ! Il faudrait donc commencer par supprimer le plan de carrière fabuleux que représente la politique.

Quelques propositions :

  1. Réduire le nombre d’élus à 30. C’est sans doute aussi son nombre trop important qui fait que l’on a du mal à souder des groupes politiques. Répartition égale de 6 sièges par archipels. Le débat sur la représentation des archipels est ainsi supprimé.
  2. Les élus de l'Assemblée de la Polynésie française toucheront une indemnité relative à leur présence. Instaurer des jetons de présence comme dans les conseils d'administrations plutôt que des salaires fixes. Chaque jeton sera fixé à 25 000 fcp/séance. Ils seront donc obligés de siéger à chaque séance et à ce que je sache, être un élu à l'Assemblée ne rend pas matériellement impossible le cumul d'un emploi. Au passage, suppression de toutes indemnités.
  3. Aucun candidat ne pourra occuper plus de deux fois le poste de président de la Polynésie française. (cas du Président de la République)
  4. Chaque élu qui changera plus de deux fois de groupes parlementaires sera considéré comme démissionnaire. (au nom de la clause d'intégrité)

Si nous appliquons déjà ces quelques règles, on finira peut-être, et je dis bien peut-être par stopper cet appel d'air vers le métier irrationnel d'Elu politique en Polynésie française. Ce serait un bon début…

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dimanche 27 avril 2008

Avenir 2020 : Chap.2 : Notre syndrome "Dieu pour tous..."

Par Noindep, dimanche 27 avril 2008 à 23:52 :: General

Lorsque l'on parle de la Polynésie française, on parle beaucoup trop souvent de ses hommes politiques, rompus à cotiser ensemble pour un pouvoir qu'ils se déchirent. Pour le "métro lambda", la Polynésie c'est l'Afrique en un peu mieux...c’est-à-dire une politique de Seigneurs qui s'enrichissent sur le dos de leur population...et pire pour la Polynésie, avec l'argent du contribuable métro. Cette image à la fois injurieuse mais partiellement vraie fait état du malaise de confiance que l'on aura à combler si jamais un jour, l'opinion publique en métropole dénonçait les subsides qui sont versés à la Polynésie au bénéfice de la rente nucléaire. À voir la difficulté du président Sarkozy jeudi soir à mettre en confiance le peuple de France sur d'avantage de réforme, je prends peur le jour où le dossier "outre-mer" sera abordé. Tout ça pour dire qu'il faudrait commencer à punir ces brigueurs de pouvoirs qui font balancer le pouvoir chaque mois.

Oui, nous sommes tous victimes du Syndrome "Dieu pour tous...". Parce que nous croyons en la puissance de nos Metua, ces professionnels de la politique qui arrivent à mettre en place les combines politiques les plus mesquines dignes d'une démocratie africaine. Et ce sont ces metua (ils sont deux en Polynésie) qui dominent le débat, qui faussent le débat, qui écrivent l'histoire. Certains tentent aujourd'hui de s'opposer à cet héritage. Ils sont eux-mêmes en train devenir des metua. Ce qu'il nous manque au fond, c'est ce "tous pour un" au lieu du "Chacun pour soi" qui précède cette maxime.

Gardons espoir...

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samedi 26 avril 2008

AVENIR 2020. Chap.1 : A propos du tourisme

Par Noindep, samedi 26 avril 2008 à 19:47 :: General

Vous l'aurez compris, le silence de la rédaction témoigne de l'immobilisme actuel. Ecrire pour ecrire ne passione pas. Je vous donne donc rendez-vous au sein de ces articles intitulés : AVENIR 2020. Pourquoi ? Parce que si rien n'avance d'ici 2020, l'indépendance sera devenu légitime...et vous l'aurez compris, elle ne m'interesse pas. Pourtant mon point de vue n'a aucune importance, seul le votre compte.

CHAPITRE 1 : LE TOURISME Prenons le tourisme par exemple. Depuis près de 10 ans, nous avons mobilisé tous les moyens de l'empire pour coloniser le monde. Le nombre d'hôtels de luxe ne suffisant pas, on a crée notre propre compagnie aérienne. On a ciblé les principales réserves touristiques du monde, et depuis 2000 le tourisme n'a cessé de régresser. Avec près de 253 107 touristes en 2000 (soit 1 fois la population de la polynésie française à l'époque), nous pensions avoir fait décollé le tourisme. Aujourd'hui on annonce 220 000 touristes (au mieux), alors que l'on se voyait déjà (à l'époque) franchir la marche des 300 000 touristes aujourd'hui....C'est à dire que l'on a dépensé près de 40 milliards en 8 ans pour perdre près de 30 000 touristes. Bravo l'efficience. Notre tourisme aurait-il atteint son "pic de hubert" ? Espérons plutôt que nos efforts produiront des résultats avec des courbe en J.

Ce n'est sans doute pas la faute d'Air Tahiti Nui qui a monopolisé la desserte aérienne, ni le nombre record de ministre du tourisme qui n'ont pas été fichu d'appliquer une politique commune, ou encore de nos délégations extérieures dont les résultats réels ne sont pas connus...et pourtant elles occupent une ligne dans notre budget annuel. On parle de la Chine. On en parle à mon avis beaucoup trop...et pourtant, la Chine pourrait être un vivier intéressant. La classe moyenne commence à matérialiser son existence, et le rêve occidental est sur le point de corrompre ces esprits formatés.

A propos du Tourisme, franchement, vous en pensez quoi ?

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mardi 22 avril 2008

Bien plus encore...

Par Noindep, mardi 22 avril 2008 à 20:19 :: General

Je pensais avoir tout vu, tout entendu...et pourtant. Dans le génie de la bêtise humaine, Cyril Legayic et Mahinui Temarii viennent de monter ensemble sur le haut du podium. Les luttes partisanes ne sont pas neuves, et j'en respecte les attributs politiques. Le clientélisme ne dépasse aucune conscience, elle les emprisonne. Mais quand même....

En politique lorsque l'on se met à juger les hommes sur leur appartenance ethnique, c'est qu'on est à bout de souffle. On a tellement de mal à rétorquer sur les qualificatifs politiques, que l'on fait flamber l'audience. Rappelez-vous Oscar Temaru dans ses vieux jours. C'est au tour de Gaston Tong Sang d'en faire les frais. Parce qu'il est d'origine chinoise, et qu'il participe à la vie de sa communauté, il est forcément au service des hommes qui la dirigent. La communauté chinoise est un fabuleux moteur économique, politique et culturel en Polynésie. Les gens qui la composent sont pour la plupart, il est vrai, dominants au sein des petits commerces, et des grandes entreprises. Et alors ? Ils sont là parce qu'ils ont travaillé dur et non parce qu'ils sont chinois. Réduire les hommes à leur origine est moralement condamnable.

À entendre nos deux syndicalistes, les chinois seraient ces riches propriétaires Bourgeois que Marx voulait remonter contre les dignes prolétaires. Cette référence des idées est la preuve que nous sommes face à un "retard des idées" supplée à une "paresse du progrès". Il est tellement plus simple d'insulter que de réfléchir. Il est également plus simple de se taire que d'agir.

Nos deux syndicalistes sont en train de scinder l'identité des polynésiens. Que des illuminés se déclarent plus Maohi que Polynésiens, ce n’est rien dire d'autre qu'être autonomistes mais pour le Tahoeraa. Tout ça pour dire qu'être Maohi, Chinois, ou Marquisiens c'est être avant tout Polynésien. Notre identité culturel qu'on le veuille ou non est pluridisciplinaire, et est le fruit de la diversité. Ceux qui ne s'y reconnaissent pas ont un défi intellectuel à résoudre avec eux-même.

C'est pour cette raison que je soutiens la ligue polynésienne des droits humains dans leur combat contre ces dérives.

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dimanche 20 avril 2008

Stratégie de développement pour la polynésie française : penser le développement autrement

Par Pépé Tama, dimanche 20 avril 2008 à 08:22 :: General

Ce billet fait suite à celui ci

Actuellement, nous pensons à des stratégies de développement pour la Polynésie d'après le schéma de pensée suivant :

  1. On analyse chacun de nos besoins : tourisme, pêche, éducation, logements sociaux...
  2. On évalue les possibilités de développement dans nos secteurs d'activités (tourisme, pêche, perliculture...) et les investissements nécessaires pour les développer.
  3. On négocie des contrats avec l'Etat pour bénéficier de fonds pour mettre en place des stratégies par secteur.

Concernant le développement, le gouvernement de la Polynésie française dirige donc une entreprise (la Polynésie française) et il gère des domaines d’activités (la perliculture, la pêche, le tourisme, l’agriculture…). L’état est son banquier.

Néanmoins, une collectivité territoriale doit elle avoir cette approche centralisatrice pour le développement de son territoire ?

Je pense que non pour deux principales raisons.

Tout d'abord, cette approche n'est pas efficace. Elle a pour principal pivot le gouvernement de la Polynésie française, celui ci doit penser le développement et le planifier à lui seul. Or, avec les multiples changements d'équipes (changement de gouvernement, changement de ministre, de conseillers...) et les importants délais et coûts de transactions imputables aux structures publiques en Polynésie française, le processus de décision et de mise en place est long et couteux. De plus, dans un environnement complexe (mondialisation, important nombre d’interactions entre de multiples acteurs, imprévisibilité quant au futur…) une approche centralisatrice ne peut être efficace, car on ne peut tout prévoir et planifier. Résultat : la stratégie est mise en place à retardement et est donc dépassée.

Deuxièmement, cette approche ne permet pas d'innover dans la stratégie de développement pour la Polynésie. Tout d’abord, comme dit précédemment, dans un environnement complexe, le territoire ne peut analyser et tirer profit de toutes les opportunités de développement dans tel ou tel domaine, en ayant une approche centralisatrice. Ensuite, cette approche en termes de domaines d’activités historiquement définis (pêche, agriculture, perliculture..) n’est pas l’approche à avoir pour des structures publiques dont le but est le développement d’un territoire. En effet,; une entreprise peut décider d’abandonner un secteur d’activité ou de le revendre. Une collectivité, elle ne le peut pas, elle tient compte de l'histoire et des contraintes politiques (grèves...). Une collectivité peut donc financer des secteurs d'activités à perte. Cela signifie des fonds en moins investis pour le futur, en développant de nouveaux secteurs.

La manière dont est pensée le développement par les différents gouvernements qui se sont succédés est inefficace et peu innovante. C'est plutôt inquiétant pour espérer se développer dans un monde globalisé qui se réinvente chaque jour.

Qu’en pensez-vous ? Quelle autre approche, selon vous, est opportune ?

Etude de cas : Vous étes le président de la Polynésie française, vous avez pour mission la mise en place d’une stratégie de développement sur 10 ans. Quelle approche allez vous adopter ?

Pour ma part, je suis pour une approche globale basée sur la diversité, la coordination, et ayant pour principal acteur du développement : l’entrepreneur.

Néanmoins que veulent dire tout ces mots mis bout à bout ?

Je vous laisse et me laisse, la nuit pour y réfléchir.

Bonne étude de cas.

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mercredi 16 avril 2008

CLAUSE D'INTEGRITé : L'idée

Par Noindep, mercredi 16 avril 2008 à 23:05 :: General

Toute réaction n'est utile que si elle profite à la réflexion. Je l'avoue, celle que j'avais hier était basique. Elle confortait la victoire de la démocratie, comme elle criait au scandale. Scandale pour la méthode, scandale pour le pays. Ce jeu de chaises musicales détruit les équilibres du pays. Avec en moyenne une motion tous les 3 mois depuis 2 ans, il est actuellement impossible de mettre en place des programmes, des projets, des schémas capables de combattre nos principaux fléaux socio-économiques. Je demande aux politiciens de cesser "cette prostitution politique" dixit René Dosière, où l'on paye contre prestation, avec l’argent du contribuable français. Attention ! Ces élus n'ont-ils aucune logique politique ? Aucune conscience d'esprit ? L'argent achète t-il finalement tout ?

De son canton de Nice, Christian Estrosi peut se féliciter de nous avoir fait perdre quelques mois d'exercice. "Sa connerie statutaire" n'a non seulement pas arrêter les dérives du passé, pis, elle en a instauré de nouvelles. Yves Jégo semble bien plus mesurer, même si il reste fidèle à Gaston Tong Sang, le candidat officiel de l'UMP. Gaston Flosse ayant été licencié.

Pour le prochain statut (parce que oui il y'en aura un autre), il faudra introduire une "clause d'intégrité". Cette clause obligerait les politiques à siéger obligatoirement dans le groupe politique avec lequel ils ont été élu. Dans le cas contraire, ils devront rendre leur mandat, et de nouvelles élections de la commune en question auront lieu. Cette clause n'éviterait cependant pas que l'élu en question vote pour l'autre camp, ou s'abstienne. Cependant la pression du groupe pourra le pousser à démissionner, et pourra demander sa démission. De plus, cette clause d’intégrité pourrait prévoir que tout élu doit obligatoirement être inscrit dans un groupe politique, auquel cas il est considéré comme démissionnaire.

Je pense que lorsqu'une population vote pour un élu, elle vote pour l'élu et pour son parti politique. On ne pourra pas donc dire qu'un élu qui démissionne de son parti 45 jours après des élections générales mérite son écharpe. De plus, lors des campagnes un élu profite intégralement des moyens logistiques et politiques du parti. Ce principe serait à mon avis déclaré anticonstitutionnel, mais il serait l'unique moyen de rendre à la Polynésie française l'équilibre qu'elle mérite.

A votre avis ?

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lundi 14 avril 2008

Stratégie de développement pour la polynésie française : le monde tourne et nous tournons autour de notre nombril

Par Pépé Tama, lundi 14 avril 2008 à 08:56 :: General

Notre manière de raisonner en matière de développement est dépassée et nous sommes dans l'incapacité de produire une stratégie de développement viable et innovante pour la décennie à venir. Nous sommes orientés négociation de contrats avec l’état et non développement à long terme. Le monde tourne et nous tournons autour de notre nombril.

Alors plutôt que de polémiquer sur qui a volé les billes dans la cour de récré ( ce que nous avons fait, ce que d'autres ont fait et ce qui va continuer :Il faut bien discuter autour d'un café et vendre des journaux) moi, étudiant de 22 ans, je vais prendre une initiative. Je vais bâtir avec vous, une stratégie de développement pour la polynésie et rien que ça. Elle sera basée sur de bonnes idées, inspirées des changements de visions qui s'opèrent au loin, au delà de nos lagons.

Dissolution, changements de ministres, motions de censure, marche avec ampoules...ou non, je m'en badigeonne les steaks avec les pinceaux de l'indifférence. Tout cela compte pour du beurre. Tant que le scénario ne change pas, peu importe qui en sont les figurants : tant que personne n'aura pondu une bonne stratégie pour faire de la Polynésie de demain, un petit monde meilleur, rien ne changera vraiment.

Mais bon...cette stratégie, on la construira ensemble à partir de demain. Je nous laisse la nuit pour y réfléchir.

Faites de beaux rêves, a demain !

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jeudi 10 avril 2008

émouvante tragédie

Par Noindep, jeudi 10 avril 2008 à 12:55 :: General

C'est sans surprise que l'Elysée annonce une possible suppression du poste de secrétaire d'Etat en charge de l'Outre-mer. Christian Estrosi ayant détruit l'emblème de la fonction, Yves Jégo est chargé d'en réaliser la dissolution gracieuse. Ce ministère d'une autre époque avait pour faute de diviser la métropole de l'outre-mer, comme si ces collectivités étaient insubmersibles à l'ordre républicain. Il serait peut-être en effet temps que l'on ramène tout le monde dans le même giron, et que l'on abroge ces dissidences légitimes qui parcellisent l'opinion.

Ce message suppute à l'outre-mer un nouvel objectif. Celui de concourir à amaigrir les écarts de privilèges assumés des ultra-marins d'un côté, et des "métro" de l'autre. Une France à deux vitesses, dont la plus lente parce que lourde et jacobine, finance la plus rapide, dynamique et moderne. C'est ce régime des acquis coloniaux que l'on veut tarir, tant bien que la source budgétaire qui irrigue ces privilèges est aride. L'Etat vient de retirer la mamelle qui nourrissait le transport des familles nombreuses. Et ce n'est que pour 70 millions d'euros...15 fois moins que notre rente nucléaire.

Et le vice est tout proche. En ramenant l'outre-mer à une tutelle de la dépense, on la rapatrie dans l'effort collectif. On a commencé par dénoncer les fonctionnaires "métro" en clandestinité indexée. Ils ne pourront désormais plus venir couler de belles retraites majorées. Et tant mieux ! Dans leur gabegie budgétaire, les comptables de Bercy cauchemardent sans doute sur l'indexation outre-mer que personne n'a le courage d'arracher à l'histoire. C'est tellement plus facile de la provisionner sur l'avenir.

Ne voyant pas la houle venir, la Polynésie vaque à ses occupations printanières. La motion de censure, pardon la motion de défiance, a sans doute plus couru dans notre autonomie que dans n'importe quelle course Républicaine. Même pas celle de la 4ème ! C'est dire si nos politiques ont compris qu'il s'agissait d'une "exception exceptionnelle" ! Christian Estrosi pensait freiner ces ardeurs, c'était bien mal connaître la Polynésie.

L’effet majoré de ces couacs affiche avec quelle rigueur la démocratie est à l'oeuvre, et avec quelle passion elle s'exerce. C'est comme oublier que G. Flosse est président depuis 20 ans et que le mieux qu'est su faire son principal opposant, c'est de l'avoir rallier. Ou celle de ses plus fidèles compères qui ont aujourd'hui remplacé notre bon vieux Oscar. La Polynésie c'est ça aussi, c'est une démocratie de l'émotion plus qu'une démocratie de conviction. Le charme Polynésien par excellence !

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lundi 7 avril 2008

Air Tahiti Nui : Chronique d'une faillite annoncée et 10 ans d'incertitude !

Par Noindep, lundi 7 avril 2008 à 18:52 :: General

Voici 10 ans que nous tentons de faire aboutir cette fantastique aventure qu'est Air Tahiti Nui. Les accidents, les erreurs, et la conjoncture n'ont pas épargné "notre petite compagnie". Elle a su en dix ans, évoluer dans l'un des contextes touristiques les plus difficiles des 50 dernières années. Et pourtant, grâce à l'appui logique du gouvernement, la compagnie n'a jamais cessé de croître et d'aller chercher de nouveaux réservoirs touristiques.

  • L’idée

A sa naissance, la compagnie voyait déjà grand. Comme celui qui l’a pensée à l’époque, il fallait qu’elle soit à son image. Gaston Flosse part sans financement, et ne s’en soucie guère. Ce qui lui importe, c’est de créer le « bébé » dont il rêve depuis quelques années. L’idée sera tout de suite d’aller à Paris, d’aller au Japon, d’aller aux Etats-Unis, d’aller chercher les touristes du bout du monde et de concurrencer Air France, à qui l’on refuse la porte d’entrée au capital de la compagnie. Le marché touristique mondial se porte à l’époque comme un gant. L'audace n'est que très peu risquée !

  • Le Choix des appareils

Pour aller loin, il faut des avions à long rayon d’action : l’Airbus A340 pour son long rayon d’action, et son excellent rendement est choisi. Un premier test est fait puisque l’avion est en leasing. Ce sera un succès ! Mais en Polynésie on n’aime pas être dépendant des autres, et on a notre fierté locale. On va donc lancer des commandes successives d’A340-313X pour être propriétaires, en profitant allégrement des politiques de défiscalisations massives, et des augmentations de capital, qui a décuplé en dix ans. L’appareil qui coûte 148 millions d’euros l’unité va voir son prix dégraisser de près de 30 voir 40%. L'achat de nouveaux aéronefs va participer à accroître l’envergure géographique de la compagnie, mais va creuser sévèrement son déficit. En 3 ans 1/2 (du 28 décembre 2001 au 13 juin 2005), la compagnie a acheté 4 avions. La compagnie aurait pu commander deux A340 (pour déservir le Japon et la France) et choisir deux appareils moins coûteux comme l’A330 (103 millions d’euros l’unité) qui correspond mieux à la desserte de la Nouvelle Zélande et de l’Australie, voir même des Etats-Unis (10 000km d’autonomie). Les pilotes sont formés sur les mêmes standards et la maintenance aurait été la même que celle sur les A340. Les économies d’échelles seraient donc réelles. De plus, de moindre capacités, les A330 auraient été plus rentables que des A340. Cela a été le choix d’Air Calédonie International.

  • Le choix stratégique

Air Tahiti Nui a trop longtemps fait le pari "de remplacer" les compagnies aériennes qui desservaient la Polynésie. AOM, Corsair, Air France ont fait très souvent les frais d'attaques cinglantes de la compagnie au Tiare qui s'accordait le "droit du sol". Elle est chez elle, et le fera valoir. Après avoir conquis Los Angeles, Tokyo, puis Auckland, la compagnie locale n'a cessé de faire concurrence aux autres compagnies. C'est dans cet esprit qu’Air France a supprimé sa ligne sur le Japon à destination de Papeete, que Air New Zealand a réduit ses rotations, que Corsair est parti. Puis viendra Paris, Sydney et New York. Ce qui nous vaudra le départ de Qantas (pour la ligne sur Sydney), et la colère d'Air France concernant la ligne New York/Paris. Il faut rappeler qu’Air France a menacé de porter plainte pour concurrence déloyale (parce que les appareils d'ATN sont défiscalisés), ce qui a valu la suppression de a ligne New York/Paris, cassant au passage toute stratégie de Hub. C'est pour cette raison que la ligne New York/Papeete est totalement déficitaire et qu’elle mériterait d’être supprimé. Tout comme celle d'Osaka, que l'on aurait du laisser à Air France le soin de faire venir les touristes nippon.

  • Un manque de maturité

Et si seulement ce n'était que le choix stratégique qui était mauvais. Au-delà de ces aspects économiques, la compagnie n'a pas éviter les erreurs de jeunesse. La sienne d'abord, mais aussi celle de ses employés. Comment ne pas oublier l'affaire du Pilote-trafiquant d'ecstasy, ou encore de l'inauguration ratée de la ligne sur New York, de l'attitude inadmissible du personnel au sein de certaines chaînes d'hôtels pendant les escales. Les exemples sont trop nombreux pour être citer. C'est d'ailleurs le fond du problème. Air Tahiti Nui a voulu défier les plus grandes compagnies du monde. La prétention ne suffisant pas, elle s'est attirée la foudre des autres compagnies qui desservent la Polynésie, supprimant sur le passage les codes-shares. Malgré ses récompenses unanimes décernées par Skytrax, l'image globale de la compagnie est fragile, et cancéreuse. Elle souffrira d'ailleurs dans le même temps du sévère retour de tendance du marché après 2001.

  • Un Management déséquilibré

Un des symptômes d'une faillite prochaine vient également du management. La Compagnie qui ne cesse de recruter risque bientôt d'atteindre les 1000 personnes, dont les 2/3 en PNC (NDLR : Personnels Navigants Commerciaux). Une moyenne de 200 personnes nécessaire par avion qui est amorti par un remplissage maximal de 273 passagers. Sans compter les presque 110 pilotes que comptent la compagnie. Je ne connais pas la masse salariale de la compagnie mais elle doit être un poste de dépense important. Mentionnons également le changement sans cesse des dirigeants qui n'apportent pas d'équilibre institutionnel. Les politiciens pourront être tenu responsable de la prochaine faillite de la compagnie.

  • Des opportunités fragiles

La récente accréditation vers la Chine nous laisse présager de plus beaux cieux pour la compagnie. Elle pourrait ainsi plus facilement obtenir des "slots" pour se poser à Pekin. Reste à savoir si nous arriverons à convaincre les chinois de fouler nos plages. Espérons que nous réussirons à rentabiliser cette ligne, qui risque également de coûter beaucoup d'argent, tant bien que la Polynésie ne sait "logistiquement" pas accueillir les chinois. On a appris pendant 10 ans à accueillir des Japonais, mais nous n'avons sans doute pas encore d'activités touristiques 100% "made for China". Il faudra reformer le personnel naviguant à la maîtrise du chinois et les prestataires à leurs mentalités.

  • Un avenir inquiétant

Aujourd’hui lorsque j’entends le Syndicat du Personnel naviguant technique de la compagnie faire grève au motif de « garder le cinquième appareil », je suis très inquiet. Cela semble totalement réaliste étant donné qu’un des appareils est toujours en leasing. Même si cela n’enlèverait rien à la croissance de la compagnie, le retrait d’un appareil serait perçu comme un retour en arrière, et une preuve avérée que l’on a été trop gourmand. Elle a voulu défier ses soeurs aînées au lieu de leur laisser le soin d'apporter des touristes. Au fond ce qui compte ce n'est pas l'équilibre financier d'ATN, c'est que nous arrivions à faire venir plus de touristes. Et ATN ne peut à elle seule réaliser ce challenge ambitieux des 600 000 touristes d'ici quelques années. Ces dix ans que ATN fête discrètement est à l’image de la situation morale de la compagnie. Fragile et totalement inquiétante. J’ose croire que j’ai tort, et que la compagnie retrouvera ses lettres de noblesses, et que ces 10 années d'incertitudes cesseront.

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mardi 1 avril 2008

A nous la Chine !

Par Noindep, mardi 1 avril 2008 à 20:02 :: General

Alors que le Tibet dévore la réputation de la Chine, la Polynésie elle s'en accapare le crédit. Elle colonise ce marché bouillant, alors que la marmite politique n'a jamais été aussi chaude. Et malgré tout, rien n'affecte le génie chinois qui continue de susciter l'admiration, tant bien qu'il suscite également la méfiance. Mao et ses 1,2 milliards de bras sont l'histoire du 21ème siecle : Economique, démographique, sociologique, politique, financier....et touristique.

À l’aube où la classe pauvre s'extirpe des bras paternels communistes, la Polynésie materne ses décideurs. Après une décennie de négociation, la Polynésie devient une "destination agrée". En deux mots elle figure au club med chinois. Au delà du champ sémantique, cet agrément nous donnera accès à "la propagande touristique", que Chinois et non-chinois admirent pour son efficacité.

Cette euphorie berce autant d'illusions que de soucis. D'une part parce que nous ne savons comment les faire venir, et d'une autre, nous ne pouvons accueillir autant de monde. Air Tahiti Nui, dont les dix ans seront célébrés avec retenue, est toujours étrangère aux aéroports chinois. Elle regarde de loin la manne sur laquelle elle jubile. J'ai hâte de voir cette queue au tiare défendre avec hargne les couleurs de nos îles. Celle que nos voisins du Pacifique savent vendre depuis dix ans. Air Tahiti Nui devra voir grand, et surtout apprendre à jouer dans la cour des grands. "Fini les conneries", me glisse t-on assurément. Marc Collins devra avec la compétence qu'on lui reconnaît continuer à allouer au tourisme des moyens aux normes, et des normes pour encadrer les moyens.

Et dire qu'il nous aura fallu presque dix ans pour avoir ce label touristique chinois. Nous étions étonné de voir s'installer un consulat chinois en Polynésie. Étonné à la fois par le temps que cela a pris, et par la faible ferveur provoquée. D'ailleurs, j'ai été étonné également de voir Jiang Zemin foulé le tarmac de Papeete, et réciproquement voir Gaston Flosse être reçu à Pékin comme un réel chef d'Etat. La Polynésie a t-elle donc les faveurs de Pékin ? Pourra t-elle s'appuyer sur cette nouvelle empreinte chinoise pour asseoir son avenir touristique ? L'avenir nous le dira. En attendant, la Polynésie à une chance inouïe d'être reconnu comme une véritable destination internationale. À nos politiques d'en concrétiser l'exploit.

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dimanche 30 mars 2008

Le Dollar chute... et alors ?

Par Noindep, dimanche 30 mars 2008 à 22:09 :: General

L'économie est un jeu à sommes positives, écrivait Paul Krugman. Il défiait Lester Thurow, un autre économiste américain qui démontrait que l'économie se résumait à des gains pour les uns et des pertes pour d'autres. Un jeu à somme nulle. Dans le désordre actuel des devises, lorsque le dollar baisse, l'Euro explose. Affichant un record historique sur le marché des devises, l'Euro rend onéreux l'exportation des produits de l’Union Européenne vers la zone dollar, et inversement, ses importations sont bon marché. L'Euro fort permet donc à l'Europe de diminuer sa facture pétrolière, même si dans le même temps, Airbus perd 1 milliard d'euros à chaque fois que l'Euro s'apprécie de 10 centimes.

Pour la Polynésie l'équation est un peu plus compliquée. En parité avec l'Euro pour 1€=119XPF, la Polynésie française devrait bénéficier de la faiblesse du dollar pour réduire le coût de ses importations et ainsi éviter une continuelle détérioration de sa balance commerciale. En réalité, nous importons une bonne partie de nos produits de l'Europe. Prenez l'exemple des grandes surfaces implantées sur le territoire. Elles sont toutes franchisées : HYPERU, CARREFOUR, CHAMPION.... Elles achètent donc les produits de la franchise dans les centrales d'achat françaises. Le gain de l'échange est nul, puisque ces produits ne profitent pas de la faiblesse du dollar. Pour le reste des produits, importés en majorité d'Australie, de Nouvelle Zélande, nous devrions en effet profiter du gain de l'échange. Le marché mondial des fruits et légumes se faisant en dollar US, la Polynésie française devrait améliorer son solde commercial ne serait-ce qu'en profitant de l'envolée de l'Euro. Et pourtant, l'inflation continue de croître au rythme insolent de 2,1%, sans aucun rattrapage provenant du désiquilibre des devises.

Il reste donc à nous demander pourquoi les prix ne baissent pas, et que se passerait-il si l'on passait à l'Euro ?

Les prix ne baissent pas pour deux raisons en Polynésie :

  1. La première est simple : le marché de l'alimentaire est monopolistique. Il est donc plus facile de s'accorder entre deux ou trois distributeurs sur un prix de référence qui leur permet d'accroître leur marge arrière. Le consommateur ne le constate même pas. Cette entente économique informelle est interdite par la loi. SFR, Bouygues Telecom et Orange ont en fait les frais sur le marché des téléphones mobiles en France.
  2. La deuxième est plus économique : c'est que malgré que nos unités de comptes sont pour la plus part en Euro, nous ne facturons pas en Euro lorsque nous achetons à l'étranger. La plupart des commerçants achètent en dollar et ne profitent donc pas de la guerre des devises. Que le dollar soit haut ou bas, nous sommes obligé d'acheter nos provisions sur les marchés étrangers (autres que Zone euro), quel que soit le coût du dollar US. En ce qui concerne les produits pétroliers, le prix à la pompe est régulé par un fond territorial qui permet de lisser la courbe du coût de l'or noir. Lorsqu'il augmente, le fond compense. Lorsque le cours du baril baisse, le fond provisionne.

Si la Polynésie venait à adopter l'Euro, les choses seraient différentes. La Polynésie achèterait alors ses pommes, ses kiwis avec la monnaie européenne. Elle profiterait donc de la faiblesse du dollar et du fort pouvoir d'achat de l'Euro. Cependant, nos exportations deviendraient onéreuses, quoiqu’elles ne soient pas nombreuses. De plus, l'impact psychologique sur les touristes étrangers serait plus fort, et on risque d'être la cible d'une "inflation importée".

La situation de la Polynésie est donc très neutre. Elle ne profite pas des opportunités de la guerre des devises, mais elle n'en subie également pas les conséquences. C'est une position "win-win", puisqu'elle profite à la fois des avantages du dollar, et en même temps de celle de l'Euro. Une situation qui nous permet d’être isoler, sans être handicaper.

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jeudi 27 mars 2008

Nos vieux démons !

Par Noindep, jeudi 27 mars 2008 à 21:21 :: General

Dans les hautes sphères des négociations, les sentiments n'y sont plus. Ceux de Cyril Legayic tout d'abord qui embrasent toute stratégie de riposte du gouvernement. Déterminé à faire ancrer dans le dialogue social les acquis d'une nouvelle ère, il va jusqu'au bout, jusqu'au boutisme, quitte à faire imploser le temps d'une semaine les restes d'une économie délabrée. Les syndicats ne sont pas coupables de cette misère du dialogue. Ils n'en favorisent pas pour autant une amorce convaincante.

J'ai peine à constater que ce sont toujours les mêmes qui sont les victimes du pouvoir d'achat. Outre l'exception de la Banque de Tahiti, le secteur des hydrocarbures semble pâtir d'une croissance sociale appauvrissante. À voir le nombre de grève qui s'y déclenche, les Polynésiens pourraient penser que l'on traite mal ses "pompistes". Que dire ! Les syndicats ne tirent-ils pas sur la corde la plus longue, où ils ont l'assurance d'obtenir gain de cause, de raviver la flamme syndicale, d'être promu défenseur des salariés pauvres. Et quoi bientôt, l'international ?

Une fratrie n'est solide tant que l'autorité du chef reste intacte. C'est ce que la phycologie appelle la soumission à l'autorité. Les grévistes devraient repenser la manière dont ils manifestent et la manière dont ils soutiennent leur chef. Je ne peux qu'être solidaire des maux qui sont les leurs, et d'ailleurs je soutiens leur cause dans leur combat pour un meilleur quotidien. Mais mettre en péril les infrastructures vitales du territoire, nuire à la vie quotidienne des citoyens, empêcher les autres travailleurs qui sont également victime de notre niveau de vie d’accomplir leur part de notre croissance, n'est ce pas faire preuve d'un peu d'égoïsme, et même pire, d'égocentrisme ?

Je ne prends pas plaisir à voir nos stations vides, alors que 35 000 tonnes de fioul languissent devant la passe de Papeete. Je n'admets pas que l'on force des compagnies aériennes à s'approvisionner au maximum en carburant pour venir en Polynésie. Alors qu'ils font des efforts titanesques pour continuer à nous approvisionner en touriste. Et je ne tolère surtout pas que l'on isole nos îles les plus reculées de nourriture, de matériaux, et de leurs ressources vitales, parce qu'à Rome, notre César syndical a décidé d'annexer la base salariale.

Dans ce vice de la guerre, les patrons ne sont pas des victimes. Étant donné les bénéfices dégagés, il apparaît en effet abracadabrantesque que les salariés en soient exclus. Mais il n’est pas question que ces entreprises, stratégiques de toute parts, deviennent des « rentes syndicales » annuelles.

J’en appel au gouvernement, et particulièrement au président pour stopper cette hémorragie économique. Ne pas donner quelques millions ce soir, c’est en sortir dix fois plus demain. Et inutile de faire appel à la Sainte mère République, alors qu’on l’accuse tous les jours d’ingérence dans les affaires du pays. Pensons à chasser nos vieux démons !

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mardi 25 mars 2008

Rompre le silence

Par Noindep, mardi 25 mars 2008 à 21:11 :: General

Dans ce ruissellement social coule à nouveau les larmes de notre progrès. Les syndicats ont de nouveau matraqué les consciences dans une rythmique incessante du "toujours plus". On rend les salariés victimes d'une embuscade patronale, alors qu'en paralysant le pays, les syndicats insufflent au pouvoir d'achat un défi supplémentaire : celui d'éviter à tout prix l'émergence d'une paupérisation des classes ! Et c'est en faisant descendre la foule dans la rue qu'ils pensent nourrir la croissance sociale. Que d'illusion !

En réalité, cette « paralysie annuelle des foules » démontre avec quelle facilité le pays est fragile : Alors que les élections viennent de se terminer, les syndicats nous font un 4ème tour. Et pour se faire entendre, ils prennent l’économie en otage.

La Polynésie vit depuis trop longtemps dans cette "évidente schizophrénie" du progrès. Elle fait supporter sa réussite par sa démographie dynamique, et sa créance coloniale. Continuer à s'auto-identifier comme des rentiers de la République est à l'opposé de l'indépendance, et même pire, à l'encontre de l'autonomie. Vouloir s'émanciper, c'est s'extirper de la maternité de l'Etat, et matérialiser sa capacité à s’auto-gérer.

Le gouvernement sera d'ailleurs appelé à proposer un nouveau schéma économique. On ne lui demandera plus de constater les fissures de la bâtisse, on lui demandera de bâtir l'édifice. Gaston Flosse qui a été le premier à pronostiquer 300 000 touristes dès 2000, n'a eu de cesse, comme ceux qui l'ont succédé, de créditer la conjoncture de tous les maux. Depuis 2000, nous sommes dans une croissance touristique appauvrissante, sans que cela ne gêne personne. Et pourtant depuis les moyens sont gigantismes et les investissements de promotions extérieures faramineux ! (Cf. ATN). Mais silence, c'est un sujet qui fâche !

Je prend le nouveau gouvernement comme prochain responsable des récessions à venir. Ils ont corrompu le suffrage à leur crédit et restent très silencieux sur leur programme économique. J’attend de comprendre pourquoi.

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lundi 17 mars 2008

Ultime délire

Par Noindep, lundi 17 mars 2008 à 00:12 :: General

Alors que le royaume présidentiel s'effondre devant les yeux ébahis d'un électorat divisé, la France vacille encore entre plus de réformes, et plus d'Etat. Dans la contradiction des genres, M. Buillard retrouve son fauteuil de maire dans une vérité qui dérange : Papeete ne vote pas pour l'étiquette, mais pour l'homme. Voilà ce qui a poussé M. Buillard à saisir l'opportunité de se désolidariser de G. Flosse qui, au demeurant aurait pu lui faire perdre sa mairie. L'électorat de Papeete n'aurait-il pas sanctionné son maire pour collaboration ?

Ce que l'on retient en tout cas, c'est qu'à Paris, il y aura un turn-over important. Sur le départ, on retrouvera C. Estrosi, peut-être X. Darcos, et D. Martinon. Le cas de C. Estrosi est fort intéressant, puisqu'il libérera une place dont personne ne veut ! Gérer les "insolents" de la République, quel technocrate en voudrait ? On se souvient de Christian Paul, Brigitte Girardin, François Baroin. Aucun n'a résisté aux négociateurs difficiles que sont les hommes politiques d'outre-mer. Et surtout ceux de la Polynésie !

Imaginez : Nous sommes lundi 17 mars. C. Estrosi est élu à Nice, et démissionne, comme prévu et annoncé par lui-même ce soir, de son poste de secrétaire à l'outre-mer. N. Sarkozy, par l'intermédiaire de son Premier ministre, décide que l'outre-mer est directement rattaché au ministre de l'intérieur, et que désormais des secrétaires d’état viendront épauler ce ministre pour différentes régions. Imaginez que N. Sarkozy ait de l’humour et que G. Tong Sang soit nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de l’intérieur chargé des collectivités d'outre-mer du Pacifique et des relations extérieures de la France dans le Pacifique. Que désormais, il soit comme G. Flosse voici 20 ans, le relais de l'Elysée dans le Pacifique ! Que diraient désormais G. Flosse et O. Temaru d'avoir pour interlocuteur privilégié (pour les budgets, les finances, les projets de défiscalisations) Gaston Tong Sang. Dans quel "bordel politique" serions-nous ?

Ce scénario qui en réalité n'en n'est pas un immobiliserait la Polynésie dans un combat d'hommes, et fera rejaillir cette image de l'Etat colonisateur de pouvoir. De la publicité gratuite pour les indépendantistes, et je n'ose pas croire qu'ils en ont besoin.



Et en quoi cela gênerait. Gaston Tong Sang n’aurait-il pas droit à la même « préférence nationale » que Gaston Flosse a eu au sein de la Chiraquie ? Pensez-vous un tel scénario possible et plausible ?

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