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lundi 25 février 2008

Il était une fois.... en 2004

Par politaote, lundi 25 février 2008 à 21:35 :: Chroniques

Il était une fois... en 2004. Les résultats des élections territoriales étaient tombés. Le Tahoeraa Huiraatira était le groupe politique le plus important à l'Assemblée de la Polynésie française : 28 représentants contre 27 à l'UPLD.

Philip Schyle et Nicole Bouteau, les représentants "autonomistes" qui faisaient la charnière, ont décidé de s'allier au groupe UPLD pour constituer une majorité composée de 29 élus. Dans le cadre de cette alliance majoritaire, Monsieur Oscar Temaru était élu Président du Pays, en lieu et place du candidat du groupe majoritaire de l'Assemblée qu'était... Gaston Flosse !

Le Tahoeraa Huiraatira a t-il considéré que cette alliance - mariage de la carpe et du lapin ? - était un "hold up électoral" ou un "coup d'Etat" ? Alors vérité hier et mensonge aujourd'hui ?

Que disait la presse du monopole Hersant en ce temps là ? Les urnes avaient-elles été confisquées, comme le titre les Nouvelles d'aujourd'hui ? Philip Schyle et Nicole Bouteau avaient-ils été ostracisés ? Il me semble bien que non. Il est vrai que, pour les Nouvelles, quand on est contre Flosse, on est dans le camp du "bien". Quand on est avec Flosse, on est dans le camp du "mal". C'est ainsi que les élus du Tahoeraa qui ont vôté pour la candidature du Président de leur Parti se font -ils traiter aujourd'hui par ce journal de "couards" !

Des journalistes qui sont censés nous informer peuvent-ils se permettre d'utiliser ce genre de qualificatif à l'encontre d'élus qui vôtent pour leur candidat légitime ? Le dépit de voir que ces élus ont vôté pour un élu de leur camp et non pas pour celui du camp d'à côté transparait à peine... C'est ce qui arrive lorsque des journalistes veulent jouer le rôle d'acteurs de la vie politique, au lieu d'être simplement des.... journalistes.

En tous les cas, il faut savoir raison garder. Madame Béatrice Vernaudon a bien affirmé que l'élection de Gaston Flosse était "légale", à l'inverse donc d'un "coup d'Etat" comme vient de l'affirmer Monsieur Gaston Tong Sang, ce soir, sur RFO. Je n'ai pas non plus vu des militaires en armes envahir les rues de Papeete et renverser un gouvernement légalement élu. Il vaudrait mieux, pour la clarté du débat politique, que l'on n'emploie pas des mots qui dépassent notre pensée.

Cette surenchère dans les propos, alors même que Monsieur Gaston Tong Sang, estimait hier soir, sur RFO, qu'il se positionnait dans l'opposition,reconnaissant, par là-même, la constitution régulière de la nouvelle majorité, n'est pas de bon augure pour les jours qui viennent.

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jeudi 21 février 2008

Edouard FRITCH élu Président de l'Assemblée de Polynésie française

Par politaote, jeudi 21 février 2008 à 14:04 :: Chroniques

Après un long retard, des discussions de couloir de certains et une attente angoissée d'autres, la séance inaugurale de l'Assemblée de la Polynésie française a pu se tenir dans un hémicycle au complet. Suspense garanti !

Deux candidats étaient présentés par deux groupes de l'Assemblée. To tatou ai'a a présenté une candidature commune à ce mouvement et au Tahoeraa Huiraatira : celle de Monsieur Edouard Fritch. L'UPLD a proposé Monsieur Antony Géros.

Après vôte des 57 élus, Monsieur Edouard Fritch a obtenu 36 voix et Monsieur Antony Géros a obtenu 21 voix. C'est donc par une confortable majorité que Monsieur Edouard Fritch a été élu Président de l'Assemblée de Polynésie française, puisque la quasi-unanimité du camp autonomiste a vôté pour lui, à l'exception d'une voix.

Diverses supputations journalistiques ont couru sur cette voix manquante. L'hypothèse la plus probable est que Monsieur Hiro Tefaarere, dont on connait le refus de céder au Tahoeraa la Présidence de l'Assemblée, a vôté pour Monsieur Antony Géros. Question de jeter un petit trouble, comportement d'agit prop dont il a le secret.

Monsieur Edouard Fritch a tenu un discours consensuel. Il a plaidé pour la concorde et a souhaité donner toute sa place à l'opposition. Reste à savoir comment celà se traduira dans les faits.

Ce vôte basé sur un premier signe de "confiance à priori", puisqu'il n'y a pas d'accord écrit entre To tatou ai'a et le Tahoeraa à ce jour, ouvre la voix à l'élection à la Présidence du Pays de Monsieur Gaston Tong Sang.

On peut donc supposer que des négociations finales vont s'ouvrir entre les partenaires autonomistes dans le but de se partager les responsabilités au sein de cette coalition majoritaire.On sait que To tatou ai'a a rejoint, hier soir, à 18h30, les propositions du Tahoeraa. Il se peut, cependant, que cette base de travail puisse encore évoluer.

Cette séance, bien que tendue au regard des enjeux et des tractations de dernière minute, s'est déroulée dans la paix et le respect mutuel. Une ambiance qui augure de la volonté de toutes les parties de se mettre au travail au service de la population.

Il restera aux partenaires et aux "frères" autonomistes de donner des signes tangibles de confiance, car au regard des déclarations des élus de to tatou ai'a avant la tenue de la séance, des propos de défiance, des procès d'intention et des interprétations gratuites ont encore été émis à l'encontre du Tahoeraa. C'est le grand paradoxe du moment.

Comment construire la confiance et dépasser les rancoeurs et les animosités entre autonomistes ? Telle devrait être la priorité de cette nouvelle majorité.

La tâche ne sera pas aisée. Paix aux hommes de bonne volonté !

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jeudi 7 février 2008

Le Tahoeraa Huiraatira propose un protocole d'accord à Gaston TONG SANG

Par politaote, jeudi 7 février 2008 à 20:56 :: Chroniques

PRINCIPES DE L'ACCORD

  • Que la famille autonomiste se réconcilie et s’accorde pour gouverner ensemble ;
  • Que soit maintenue une forte autonomie de la Polynésie française au sein de la République et établi durablement un rapport de confiance avec l’Etat ;
  • Qu’il soit mis fin à l’instabilité politique ;
  • Que soit relancé le processus de développement du Pays.

Refusant de s’en remettre à des négociations qui interviendraient après les élections et, en quelque sorte, «dans le dos des électeurs», ces derniers attendent des autonomistes qu’ils se mettent d’accord dès avant le second tour sur un programme de gouvernement et l’exercice en commun des responsabilités.

EXERCICE DES RESPONSABILITES

  1. Les élus du Tahoeraa Huiraatira accorderont leurs suffrages à monsieur Gaston TONG SANG lors de l’élection du Président de la Polynésie française.
  2. Le Tahoeraa Huiraatira s’engage à prendre part à l’exercice des responsabilités gouvernementales
  3. Le choix des ministres s’effectuera essentiellement en fonction de la compétence des personnes.
  4. N’accèderont pas aux fonctions gouvernementales, ni à la présidence de l'Assemblée, ni à la direction des services ou établissements publics, les personnes portant la responsabilité de l'instabilité politique des dernières années :M. Hiro Tefarere, M.Temauri Foster, M. Teina Maraeura, M. Jean-Alain Frébault, M. Louis Frébault.
  5. Il sera tenu compte du résultat obtenu par NO OE TE NUNAA au premier tour du scrutin.

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dimanche 13 janvier 2008

Michel BUILLARD confirme son appartenance au Tahoeraa Huiraatira

Par lebop, dimanche 13 janvier 2008 à 18:23 :: Chroniques

De source bien informée, j'ai appris que Michel BUILLARD, Député-Maire Tahoeraa-UMP de Papeete, a réuni ses principaux responsables de quartiers pour réaffirmer son appartenance au Tahoeraa Huiraatira. Les militants avaient effectivement besoin qu'il clarifie sa position politique au vu des tentatives de récupération passées ou présentes, émanant notamment du conglomérat hétéroclite mené par Gaston TONG SANG.

Une quasi-unanimité de ses responsables avaient, d'ailleurs,déjà fait ce choix et attendaient impatiemment que leur maire les réunissent en vue d'une participation plus active à la campagne des territoriales. La place en position éligible de Monsieur René TEMEHARO sur la liste du Tahoeraa, l'un des proches les plus fidèles du maire de Papeete, était déjà un signe de l'implication indirecte de ce dernier dans la mobilisation de l'électorat de la capitale derrière ce Parti.

Michel BUILLARD aurait aussi fait part de son intention de démarrer sa campagne pour les municipales le plus tôt possible et se concentrera sur cet objectif de réélection en qualité de maire de la capitale. Dans ce cadre, il est clair qu'il aura besoin de tout l'appareil du Tahoeraa pour atteindre cet objectif.

Avec cette clarification, c'est la très grosse majorité des maires des iles du vent qui confirme sa fidélité au Tahoeraa. Le "débauchage" de ces maires encore actifs au plan politique par Gaston TONG SANG a donc été un échec total.

C'est une illustration supplémentaire du fait que la dynamique pré et post-congrès du Tahoeraa produit tous ses effets. A contrario, la dynamique attendue par Gaston TONG SANG a fait long feu et n'est plus au rendez-vous. Il faut dire que l'épisode "Emile Vernaudon", les erreurs de communication, l'échec populaire du congrès fondateur de To tatou ai'a, l'absence de diffusion d'un programme digne de ce nom, les prestations médiatiques improvisées de Gaston Tong Sang ont complètement "plombé" cette dynamique. Et il sera très dur de remonter la pente.

La clarification, tardive, certes, du Député-Maire Michel BUILLARD est un signe qui ne trompe pas. La dynamique électorale est largement en faveur du Tahoeraa Huiraatira conduit de main de maitre par Gaston FLOSSE.

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mercredi 5 décembre 2007

I am a poor lonesome cow boy

Par lebop, mercredi 5 décembre 2007 à 14:16 :: Chroniques

Triste fin pour le shériff. Il était pourtant prévenu par la Justice pour ce qui concerne d'éventuelles récidives, ce qui ne l'a pas empêché, justement, de récidiver et d'être pris la main dans le pot de confiture qu'était devenu notre Office des Postes. Car lorsqu'on lit les journaux d'aujourd'hui, les actes répréhensibles ont été pratiqués avec une telle "simplicité" et une telle candeur qu'on en a les bras coupés. D'ailleurs, les qualifications de la mise en examen sont très, très lourdes, tellement l'évidence est là. C'est accablant, même si, selon l'usage journalistique, toute personne mise en examen a droit à la présomption d'innocence. Mais quelle présomption quand les évidences sont là et qu'il y a détention préventive ?

Non, le torrent de boue n'est pas venu de l'extérieur, Monsieur TONG SANG. Il a été fabriqué de l'intérieur, par celui-là même qui affirmait qu'il faisait confiance à la justice et que seul le tout puissant a le pouvoir de le juger.

La justice a jugé.

Elle juge un leader de parti dont toute la carrière politique a été bâtie sur le clientélisme. Un clientélisme éhonté pour essayer d'arriver à la plus haute marche du pouvoir, c'est à dire la Présidence du Pays. A défaut de charisme, à défaut d'idéologie et d'idées tout court, Emile usait du clientélisme comme un expert. Sa recette, c'était de "rendre service". A l'assemblée, il "rendait service", au conseil de gouvernement, il "rendait service", à Mahina, il "rendait service", en qualité de Ministre, il "rendait service", en qualité de Président de conseil d'administration, il "rendait service".

Ses milliers de "clients" à qui il avait trouvé un emploi, octroyé une subvention, réalisé des travaux, distribué des terrains ou des maisons, versé des salaires....avec l'argent public, devaient, bien sûr, lui renvoyer l'ascenseur, quitte à les encarter au "Parti" pour les conserver près de lui. A toutes les fonctions électives, il a dépensé des centaines de millions de F CFP, voire des milliards à rendre service. Bien sûr, l'homme public doit rendre service, mais pas n'importe comment et à n'importe quel prix. Pas en détournant l'argent public. L'argent public, c'est l'argent de tous et donc de chacun.

Cette pratique, il n'en avait pas, bien sûr, l'exclusivité. Loin de là. Mais il est clair qu'il l'avait érigé en art exclusif de gouvernement. Rien d'autre ne comptait. Et il fallait être "du côté du manche" pour avoir des moyens financiers, d'où ses revirements d'alliance successifs tout au long de sa "carrière". Pour avoir du "carburant" et "booster" ainsi sa clientèle. Un projet pour le Pays ? Une stratégie de développement ? Non, du "baratin" tout celà. Seule comptait "l'action", le "terrain", les "sections". Le moyen se confondait avec la fin.

Et puis, que veut le peuple selon Emile ? Un terrain, une maison, un emploi. Point final. Pas besoin d'épiloguer. Pas besoin de discours. Pas besoin d'intellectuels. Pas besoin d'experts. Pas besoin d'écrire des bouquins. Emile connaissait les besoins du peuple et il aimait "rendre service". Il faut croire que, pour lui, le peuple est toujours intéressé. A mon avis, il a dû confondre les gens "intéressés" (il y en a, certes, beaucoup dans ce pays) et le Peuple.

Emile, c'était la parfaite incarnation d'un populiste à la mode tahitienne.

La Justice a "actionné" ses leviers. Elle passe. Laissons-là passer.

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vendredi 31 août 2007

Le gouvernement TONG SANG tombe : motion de censure adoptée par 35 représentants

Par Pépé Tama, vendredi 31 août 2007 à 08:19 :: Chroniques

L'assemblée, convoquée ce matin par son Président, Monsieur Edouard FRITCH, avait à son ordre du jour l'examen de la motion de censure déposée par une partie des représentants de l'UPLD. Après les explications de certains groupes composant l'Assemblée et la défense de son bilan par le Président du Pays,Monsieur Gaston TONG SANG, la motion a été soumise au vôte.

Sur 41 représentants ayant pris part au vôte, 35 représentants ont vôté la censure du gouvernement TONG SANG. Six représentants ont déposé des bulletins nuls dans l'urne.

La motion de censure a donc été adoptée par une majorité significative des représentants de l'Assemblée de Polynésie française.

La date de l'élection du nouveau Président de la Polynésie française a été fixée au 10 septembre 2007.

Rappel des modalités d'élection du Président de la Polynésie française ( statut de la Polynésie française) :

Article 69

Le président de la Polynésie française est élu au scrutin secret par l’assemblée de la Polynésie française parmi ses membres.

Il peut également être élu par l’assemblée hors de son sein sur présentation de sa candidature par au moins un quart des représentants à l’assemblée de la Polynésie française, chaque représentant ne pouvant présenter qu’un seul candidat. Dans ce cas, les candidats doivent satisfaire aux conditions requises pour être éligibles à l’assemblée de la Polynésie française. En cas de doute sur l’éligibilité d’un candidat, le haut-commissaire de la République peut, dans les quarante-huit heures du dépôt des candidatures, saisir le tribunal administratif, qui se prononce dans les quarante-huit heures.

L’assemblée de la Polynésie française ne peut valablement procéder à l’élection que si les trois cinquièmes de ses membres sont présents. Si cette condition n’est pas remplie, la réunion se tient de plein droit trois jours plus tard, dimanche et jours fériés non compris, quel que soit le nombre des représentants à l’assemblée de la Polynésie française présents. Le vote est personnel. Les candidatures sont remises au président de l’assemblée de la Polynésie française au plus tard le cinquième jour précédant la date fixée pour le scrutin. Chaque candidat expose son programme devant l’assemblée avant l’ouverture du premier tour de scrutin.

Le président est élu à la majorité absolue des membres composant l’assemblée. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé à un second tour. Seuls peuvent s’y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour. En cas d’égalité des voix au second tour, l’élection est acquise au bénéfice de l’âge.

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lundi 27 août 2007

Les jours du Gouvernement TONG SANG semblent être comptés

Par lebop, lundi 27 août 2007 à 19:16 :: Chroniques

Après avoir cru qu'il était encore en position de poser ses conditions à une nouvelle configuration de sa majorité et qu'il était le "maitre des horloges", le Président Gaston TONG SANG est acculé, car pris entre deux feux: ceux des deux partis dominants de la vie politique locale qui ne peuvent accepter qu'un Président ultra-minoritaire à l'Assemblée puisse s'accrocher ainsi au pouvoir.

Les manoeuvres d'arrière-boutique de tous les partis autonomistes ayant ostracisé le Tahoeraa et dont le but affiché et concerté était de gagner du temps auprès du secrétaire d'Etat Christian ESTROSI - le temps que l'arrosage électoraliste des maires par Monsieur TONG SANG et ses alliés iliens produise ses effets pour les Municipales - n'ont trompé personne au sein de la classe politique, et notamment au sein du Tavini et du Tahoeraa. Ces deux partis ont eu confirmation que les dés étaient pipés d'avance du fait de l'esprit partisan de l'Etat en faveur de tous ces partis qui ne représentent pourtant que 25 % des électeurs polynésiens.

Comment ces deux partis dominants peuvent-ils accepter un tel parti-pris et une telle exclusion de la part de l'Etat ? Il ont donc décidé que le jeu se passe en Polynésie française et entre polynésiens, n'en déplaise aux partisans de la "reprise en main" par l'Etat.

Chaque jour qui passe voit donc l'étau se resserrer davantage autour de Gaston TONG SANG et de sa minorité : selon des informations radiodiffusées, le bureau exécutif du Tahoeraa a été particulièrement remonté à l'encontre de l'opposition clairement affichée, voire de la défiance, de Monsieur Gaston TONG SANG vis à vis de son propre parti. La réunion de tous les partis autonomistes, à l'exception du Tahoeraa, autour de sa personne en vue de constituer une "troisième force" a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'opposition, de sournoise, est devenue explicite. De nombreux élus du Tahoeraa en ont tiré les conséquences : ils souhaitent maintenant voter la motion de censure déposée par l'UPLD. Le Président du Tahoeraa, surpris de ce ras le bol de ses propres responsables, n'a pas eu d'autre choix que de faire entériner une liberté de vote pour le cas où cette motion de censure est présentée à la sanction des représentants de l'Assemblée réunie en session extraordinaire.

En d'autres termes, au jour d'aujourd'hui, la motion de censure à l'encontre du gouvernement TONG SANG est quasiment adoptée par une majorité absolue de représentants.

Le Président TONG SANG est maintenant le dos au mur pour une ultime action de réconciliation à son initiative, mais il semble clair que l'antagonisme a pris un caractère irréversible. Allez savoir si, dans ces conditions, la nuit peut porter conseil ?

Les évènements se précipitent donc et la journée de demain sera encore une chaude journée !

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mardi 31 juillet 2007

Impossible me disiez-vous ?

Par Noindep, mardi 31 juillet 2007 à 20:58 :: Chroniques

La campagne électorale de N. Sarkozy a souvent pris le contre-pied des médias, jugeant cette dernière trop festive, enclavée dans une surenchère des promesses, éloignée des besoins populaires. Nul ne conteste désormais la légitimité du président, conforté aux sommet des sondages d'opinions, idolâtré par ses compères européens, et dont le programme s'applique en toute conformité.

Les peines planchers, la délinquance des mineurs, le paquet fiscal, plus rien n'échappe au dynamisme sarkozyen. Adoptés les 50% du bouclier fiscal, le remplacement d'un seul départ à la retraite sur deux, l'augmentation du budget de la justice qui vient de croître de 4,5%, et la recherche sur 5 ans financée à hauteur de 1,8 milliard d'euros. Les promesses dites sont tenues ! L'amendement sur les 35h, désormais seuil plancher et non plus plafond, avec la victoire du "travailler plus pour gagner plus !". Toutes ces mesures, inadmissibles pour un conglomérat médiatique réputé de gauche, passent désormais comme une lettre à la poste et ceux qui avaient la prétention de qualifier le président de sectaire se sont fait bien discrets depuis.

Sans doute les dossiers les plus épineux, la population carcérale, le service minimum et la remise en cause sans doute du principe du droit de grève risquent de mouvementer la rentrée prochaine. Les syndicats savent pertinemment que ces mesures sont nécessaires, mais qu'elles ne profitent pas aux foules qu'ils défendent. Ma foi, le progrès n'est jamais en même temps profitable à tous.

"Cette corruption des talents n'est que l'illustration d'un bond en avant, souhaité et salutaire qui nous épargne un avenir tributaire de clivages politiques stériles."

L'ouverture, ce débauchage de circonstance, révolutionnaire et résolument constructif continue de porter ses fruits. Prendre les meilleurs talents pour construire la meilleure croissance n'instrumentalise pas les hommes qui consentent à leur dévouement. Une piste méditée en Polynésie, que nos illustres hommes politiques tentent de mettre en place, en vain ! Tout cela est rendu impossible par la dictature interne aux partis, oppressive et maternelle en Polynésie.

DSK au FMI, Jacques Attali et Jack Lang dans des commissions de réflexions, Bernard Kouchner aux affaires étrangères, "cette corruption des talents" n'est que l'illustration d'un bond en avant, souhaité et salutaire qui nous épargne un avenir tributaire de clivages politiques stériles.

La véritable interrogation est la suivante : Comment en si peu de temps le gouvernement a pu mettre en place toutes ces réformes, alors même qu'en 12 ans de chiraquisme, rien n'a bougé ?

"La paresse dynamique de l'ancien président nous laisse de marbre face au travail accompli par son administration, manquant et fragile de tout bord."

Sans doute que cette vision neuve de N. Sarkozy accompagne ce revirement de bon sens, opposé à un destin Chirac avide du pouvoir et toujours partant pour sa conquête. Il faut bien dire qu'il a toujours voulu le conquérir, mais jamais le garder. "La paresse dynamique" de l'ancien président nous laisse de marbre face au travail accompli par son administration, manquant et fragile de tout bord.

La victoire de N. Sarkozy atteste donc de ce désir de nouvelle donne, et la volonté sans doute d'accomplir l'exploit si vaillant, de rompre les fléaux bâtisseurs de notre exception. La majorité des français qui s'était prononcée sur le nom de S. Royal en sans doute moins d'amertume à afficher, et leur défaite ils l'ont mis au crédit du PS en plein plan social. L'ouverture puisse ses sources ici.

La Polynésie française ne pourra elle, que bénéficier des retombées de cette éclaircie du ciel républicain. Et alors que tout prend forme en France, tout se déforme en Polynésie. L'harmonisation, c'est pour quand ?

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mercredi 25 juillet 2007

Merci aux journalistes des Nouvelles !

Par lebop, mercredi 25 juillet 2007 à 07:30 :: Chroniques

Sur politita, il suffit de demander pour que les journalistes des Nouvelles réalisent votre voeu. En effet, dans un billet récent , je disais : "Ces groupes de pression iront-ils jusqu'à demander la position des Eglises, Catholique et Protestante Maohie ? La seule qui vaille, en fait, car ce sont ces dernières qui sont en première ligne quand les polynésiens s'affrontent durement et on l'a vu dans le passé.Que penseront ces Eglises de cette éventuelle oeuvre de réconcilation majeure entre le peuple polynésien qu'elles ont vu si déchiré ces dernières années ?

Et, surprise, les Nouvelles m'ont fait le cadeau d'interviewer Monseigneur Hubert COPPENRATH (oncle de Madame Béatrice VERNAUDON et de Madame Armelle MERCERON, deux de nos personnalités politiques de qualité), et Monsieur Taaroanui Maraea. Je voudrais les remercier de ce cadeau.

Derrière les titres "accrocheurs" du quotidien dont on connait les pratiques, que disent en substance nos personnalités éminentes ?

Monsieur Maraea pense "que les groupes politiques auront l'intelligence de faire au mieux pour l'avenir du Pays". Ce qui l'intéresse, c'est que "le Pays reste dans une situation sereine et calme, puisse avancer et que chaque personne de notre pays puisse y vivre, y réfléchir et y espérer pour un avenir meilleur". Voilà une phrase riche de développements à venir.

Monseigneur Hubert est, lui, étonné et pose la question : "est-ce vraiment sincère ? " Question cruciale, effectivement, je l'ai moi-même souligné. Il précise fort justement que les conditions émises par Oscar TEMARU sont, pour l'instant, draconiennes. "Mais si cette réconciliation intervient vraiment...ce serait merveilleux et ce serait très beau"... " Je serais très heureux que le pays trouve la réconciliation"... En homme sage et avisé, Monseigneur HUBERT, reste pour l'instant dubitatif et soupçonne une manoeuvre tactique. Il a tout à fait raison, mais l'avenir seul, le dira.

Mais surtout, ce que je retiendrai, c'est cette phrase : "les gens votaient pour l'indépendance ou pour l'autonomie. Il faudrait trouver un intermédiaire que tout le monde pourrait accepter".

Ce qui me frappe chez nos deux personnalités religieuses, au-delà du "wait and see", c'est un message commun : que chacun, et donc tout le monde, se retrouve dans une voie pour un avenir meilleur. Personne ne doit être mis de côté. Voilà le message d'espoir. Voilà le chemin.

Merci, donc, aux Nouvelles, de m'avoir permis d'être conforté dans mon choix personnel grâce à la diffusion de ces déclarations.

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Reportage à charge de RFO contre Gaston FLOSSE

Par lebop, mercredi 25 juillet 2007 à 06:08 :: Chroniques

Hier soir, une équipe de RFO a « monté » un reportage, basé essentiellement sur des images d’archives, dont le message était le suivant : il y a deux ans, Sarkozy a décidé de mettre les "vieux dinosaures" de l’UMP outre-mer à la retraite. C’est fait pour Lafleur (l’un des courageux et lucides signataires des accords de Matignon soit dit en passant), c’est fait pour Michaux-Chevry. Reste Gaston FLOSSE. Illustration par des grandes croix rouges sur les photos des intéressés, particulièrement peu respectueuses de la dignité de ces grandes personnalités de l'Outre-Mer français..

Le message de RFO au Grand Conseil du Tahoeraa est à peine subliminal : vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Grand moment d’information « équilibrée »…

Ce reportage occultait simplement l’actualité la plus récente. Le Tahoeraa est toujours le correspondant de l’UMP en Polynésie française, son secrétaire départemental ici est toujours Monsieur Gaston FLOSSE... et surtout, que l’UMP, parti présidé alors par Monsieur Nicolas SARKOZY, a bien investi « UMP », les candidats Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS présenté par le Tahoeraa, parti présidé par Monsieur Gaston FLOSSE. Ces candidats UMP sont devenus Députés UMP, puisqu’ils ont remporté ces élections législatives.

Tout le monde a pu constater, lors des Présidentielles et des Législatives, que Monsieur Gaston FLOSSE a mené une campagne offensive et dynamique sur le terrain. Il a soutenu très loyalement Monsieur SARKOZY aux Présidentielles. Il a "mouillé sa chemise" pour les deux candidats Tahoeraa-UMP aux Législatives et les a conduit à la victoire.

Et sur tous ces moments les plus récents de la vie politique et des relations entre le Tahoeraa et l’UMP, rien dans le reportage de RFO.

Alors, une question aux journalistes de la station de Pamatai : pensez- vous avoir réalisé là un reportage équilibré digne d’une chaine de service public de qualité ?

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vendredi 20 juillet 2007

Du constat à l'action

Par Noindep, vendredi 20 juillet 2007 à 20:20 :: Chroniques

On n’a pas fini de compter les nombreuses actions "brillantes" de nos politiques. Assoiffés par le vice du pouvoir, formatés par leurs idéologies respectives, c'est devenu au fil du temps un quotidien insoutenable et vicieux. Les slogans d'affichage que les quotidiens n'hésitent pas à caricaturer (voire extrapoler), démontrent avec quelle ferveur la politique passionne les foules. Cette nouvelle bataille meurtrière exalte la curiosité et met en avant avec quelle vélocité certains sont prêt à combattre pour exploser le coeur du pouvoir.

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jeudi 7 juin 2007

RAUTAHI A LE VENT EN POUPE

Par Pépé Tama, jeudi 7 juin 2007 à 13:19 :: Chroniques

Jean-Christophe BOUISSOU, personnalité politique talentueuse et redoutable débatteur a créé, avec Emma ALGAN, Rautahi le 1er décembre 2005, il y a tout juste un an et demi. Après une si courte période de gestation pour un parti politique, ce parti est déjà la 3ème force politique du pays.

Fort de ce résultat prometteur, et ce, dans un contexte, qui plus est, de forte abstention, ce parti va amplifier son implantation dans toutes les communes et va ouvrir son siège à PAPEETE, Place de l'Autonomie ( ça ne s'invente pas !). Il éditera son programme politique prochainement et envisage de le vulgariser le plus largement possible. Il sera donc une force de propositions incontournable et on peut compter sur Jean-Christophe BOUISSOU pour contribuer à un débat d'idées renouvelé dont le Pays a tant besoin.

Jean- Christophe BOUISSOU a fait preuve d'une loyauté autonomiste incontestable en appelant à vôter pour Bruno SANDRAS et Michel BUILLARD sans négociations préalables et sans compromissions. Son opposition à l'idéologie indépendantiste est sans concession, car il ne sait que trop qu'elle est complètement irréaliste, voire dangereuse. Il estime que les leaders de l'UPLD sont des "marchands de rêves" et il compte bien leur barrer la route.

Comme quoi, on peut être du centre ou de la troisième voie et être clair, ferme et "droit dans ses souliers". Cela change des chevaux de Troie indépendantistes en terres autonomistes que sont Nicole BOUTEAU et Béatrice VERNAUDON, qui, à force de raisonnements alambiqués, jettent inutilement le trouble dans l'électorat autonomiste.

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mardi 6 février 2007

LE TRISTE BILAN DU TAUI SELON ALEX DUPREL

Par Pépé Tama, mardi 6 février 2007 à 08:22 :: Chroniques

L'édito en date de janvier 2007 d'Alex DUPREL, rédacteur en chef du magazine Tahiti Pacifique, pourtant fervent partisan d'un "taui" de la gouvernance Flosse, est particulièrement sanglant pour la gouvernance Taui façon Oscar Temaru. Je voudrais en citer les pirncipaux extraits, tant la désillusion est à la hauteur du grand espoir initial.

" La page d'un gouvernement "indépendantiste" semble définitivement tournée, ce qui n'est rien de vraiment surprenant au vu des résultats de la gestion de ce gouvernement. Hormis les incessantes déclarations hostiles à la France ou pro-indépendantistes d'Oscar Temaru qui ne faisaient que donner à ses ennemis des bâtons pour mieux le battre, les faiblesses de la gouvernance UPLD peuvent essentiellement se résumer à l'incapacité d'Oscar à prendre des décisions fermes et réfléchies, et lorsque de rares décisions ont été prises, elles l'étaient sur des bases émotionnelles pour généralement être renversées plus tard.

Il y eut l'incapacité du président sortant de s'entourer de conseillers efficaces, spécialistes dans leur domaine. ....

Un président qui a rapidement compris qu'il ne maîtrisait pas du tout la gestion du "péï" et ainsi la délégua à Jacqui Drollet lequel, malgré un travail acharné, ne réussit pas mieux pour cause de manque de vision globale, de préparation sérieuse des dossiers et par manque de coordination avec la Présidence et les ministères.

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mercredi 3 janvier 2007

L'OBSTINATION TERRORISTE DE L'ETA

Par lebop, mercredi 3 janvier 2007 à 11:26 :: Chroniques

Selon un article du Monde, les "amis" de Keitapu et Vito Maamaatua, à savoir l'ETA, s'obstinent en commettant samedi un nouvel attentat mortel. Le terrorisme est l'arme des faibles et des lâches. Les régimes démocratiques ne doivent pas baisser la garde face à ces tentatives de subversion violente et aveugle.

Comme vous le lirez, le bilan de l'ETA est très lourd : plus de 8.000 morts depuis 1968. Comment peut-on être des amis politiques de ces organisations qui ont du sang sur les mains ? Je n'arrive pas à comprendre.

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vendredi 29 décembre 2006

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT DE LA POLYNESIE FRANçAISE

Par Pépé Tama, vendredi 29 décembre 2006 à 18:22 :: Chroniques

Après quelques jours de "suspense", le Président du Pays, Monsieur Gaston Tong Sang, a annoncé la composition de son nouveau gouvernement. Un travail "d'orfèvre-équilibriste" qui devra être consolidé avec la bonne volonté et le sens de la responsabilité de tous. Car, comme le disait lebop dans l'un de ses précédents billets : "les principes énoncés par le Président du Pays doivent maintenant être mis en oeuvre avec discipline, sens des responsabilités et compétence par les différentes composantes de cette plate-forme autonomiste. Il reste à espérer que cette discipline soit effective et que l'on cesse tout clientélisme partisan qui serait issu de la "re-création" des chapelles des uns et des autres. Toute arrière-pensée de telle ou telle personnalité ou leader politique qui viserait à "grossir" ses troupes au détriment des autres serait un facteur d'échec considérable.

Aussi, la gestion diplomate de fortes personnalités ne sera pas l'une des plus minces qualités du Président. Mais toutes ces personnalités devront comprendre, une fois pour toute, qu'il ne faut pas jouer "perso" et qu'elles tirent tous les enseignements de leurs expériences passées. Les citoyens ne comprendraient pas, en effet, que les discours généraux et généreux masquent une nouvelle fois, dans la pratique, le reniement des engagements, la mise en avant de considérations bassement personnelles, matérielles ou financières, faite d'affairisme, d'ambitions politiques mal placées, d'usage dispendieux des moyens publics, de copinage et d'absence de sens du service public".

Un gouvernement composé, outre le Président du Pays, de 15 ministres : 11 hommes et 4 femmes. Un gouvernement peu "resserré" donc, avec une composante masculine aux deux tiers.

Voici la composition de ce gouvernement.

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mardi 19 décembre 2006

Alexandre Downer estime la démocratie vivante dans le Pacifique Sud : ce n'est pas la Polynésie française qui le démentira

Par lebop, mardi 19 décembre 2006 à 18:11 :: Chroniques

Selon "flash d'Océanie", le chef de la diplomatie australienne, Alexander Downer, est persuadé que la démocratie n'est pas menacée à long terme dans la région du Pacifique Sud, en dépit d'une certaine aggravation de l'instabilité, en particulier avec les derniers événements survenus à Fidji, à Tonga et aux îles Salomon.

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samedi 18 novembre 2006

LES BUS ANKAI DU GOUVERNEMENT TEMARU

Par lebop, samedi 18 novembre 2006 à 18:07 :: Chroniques

A la rubrique " confidences" de la livraison de novembre du mensuel "Tahiti Pacifique", mon attention a été attirée par des révélations étonnantes de son directeur de publication. On y apprend ainsi que le ministre des transports du gouvernement Temaru a fait acheter en Chine 130 autobus pour un montant de 1,226 milliard de F CFP, soit un montant de 9,43 millions de F CFP par bus.

Après enquête, la société "Anhui Ankaï Vehicle Manufacturing Co", le petit (pour la Chine) constructeur de ces autobus, a précisé au correspondant du magazine que le modèle choisi par le ministère de Monsieur James SALMON valait 3,8 millions de F CFP l'unité, ce qui fait un montant total de l'ordre de 500 millions de F CFP pour 130 unités.

Le magazine fait ensuite une estimation large du coût de transport et des éventuels droits à l'importation à l'arrivée en Polynésie française et évalue la commande à un montant plafond de l'ordre de 750 millions de F CFP.

Et le directeur de publication de déclarer : " il semblerait que quelques 475 millions de F CFP "se balladent dans la nature", peut être captés par la société spécialement créée pour importer ces bus, peut-être par d'autres"...

Et de conclure : " comme le gouvernement entend défiscaliser ces bus... il sera intéressant de voir si le ministère des finances de Bercy va accepter ces chiffres suspects d'être gonflés" pour "contribuer au développement".

Je ne peux croire qu'un gouvernement qui avait pour principe de moraliser la vie publique ait pu commettre quelque chose de répréhensible dans le domaine des transports publics de la population polynésienne et qui aurait pour résultat d'augmenter le prix du ticket de bus payé par Tetuanui.Faire payer aux smigards qui vont emprunter ces bus tous les jours un surprix, du fait d'un surinvestissement au départ, n'est tout simplement pas conforme à la volonté de ce gouvernement d'agir au bénéfice du peuple.

Il n'est pas possible que les dizaines de milliers de citoyens polynésiens qui ont vôté pour Monsieur TEMARU aient pu être trompés à ce point là.Je ne peux tout simplement pas y croire.

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mardi 24 octobre 2006

Un grand village ; un petit maire. Ça exaspère !

Par Pépé Tama, mardi 24 octobre 2006 à 07:46 :: Chroniques

Nous sommes un grand village, une petite ville de 300 000 habitants. Nous n’empêcherons pas les essais nucléaires en Corée du Nord, nous ne mettrons pas fin à la guerre en Irak ni aux attentats terroristes, nous ne pouvons pas permettre la naissance d’un Tibet libre, et la fin d’un Cuba castré. Nous ne sommes pas les descendants directs des dieux, et aucune mission pour changer l’histoire du monde ne nous a été confiée. Nous ne sommes qu’un grand village parmi des centaines de millions, une petite ville de 300 000 habitants ; le monde en compte des milliards.

Dès lors, avons-nous besoin d’un Gandhi, d’un Nelson Mandela, d’un Yasser Arafat, d’un George Bush ou encore d’un Jacques Chirac, qui se veulent être les symboles, à l’échelle mondiale, d’idéaux?

Non.

Nous avons avant tout besoin d’un maire ; d’un maire de village, proche de ses habitants qui œuvrerait pour leur bien être quotidien et à venir, à l’échelle qui est la sienne. Un maire qui aurait un seul et unique objectif : faire en sorte que chacun puisse construire son bonheur, que chacun ait les outils adéquats pour le trouver.

Un maire qui favoriserait donc l’emploi par le développement économique ; la qualité de vie par l’aménagement du territoire, et l’éducation pour que chacun soit libre face à ses choix personnels.

Ce maire, par définition, se doit d’être proche de ses administrés au quotidien : c’est lui qui prend les décisions, règle les conflits, se déplace sur le terrain.

Nous serons, je le pense, d’accord : être maire d’un grand village, ce n’est pas être le Président de la 5éme république, avec son image de personnage lointain, inatteignable, qui laisse à son premier ministre le soin de l’action.

Lorsqu’on est président de la Polynésie Française, on est maire d’un grand village ; on se doit d’être présent, de mettre les mains au cambouis, d’améliorer le bien être de sa population.

Oscar dans sa commune, à montré qu’il était un piètre maire.

Ce qui l’intéresse ce n’est pas l’exercice du pouvoir, mais uniquement la conquête de ce dernier ainsi que les grands combats. Le bien être de la population, la liberté réelle de cette dernière, se construit, malheureusement, durant l’exercice du pouvoir.

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mardi 17 octobre 2006

La culture de l'espoir

Par Noindep, mardi 17 octobre 2006 à 16:42 :: Chroniques

Crise oblige, les acteurs de la société montent au front. Il n'y a rien d'étonnant dans l'action de Gilles YAU et dans les "funérailles économiques" qu'il célèbre. Rien non plus d'étonnant dans l'action de la sphère syndicale visant à réveiller un pouvoir passif. La véritable crise n'est pas les blocages des routes, encore moins des appels à la grève générale. Ces actions ne sont que la résultante. Tout cela vous étonne ? Cette crise qui jubile et qui nous dépasse est bien plus perverse. À vrai dire, personne n’en dénude le sens. Où est "cette foutue crise bon dieu?" Du tourisme qui stagne, de l'économie qui coule, ou des relations Etat-territoire qui se dégradent ? Non aucunement, ce ne sont que des conséquences de cette dérive. Le pouvoir politique collabore avec cette crise. Les Polynésiens eux, il faut se l'avouer, n'ont pas fait l'effort pour se dépasser eux-mêmes et apporter des réponses à des questions qu'ils ne se posent même pas. Qu'ils soient sous la houlette orange ou bleue, ils n'ont pas respecté leur devoir. Et aujourd'hui, c'est toute une culture de l'espoir qui prend le contre-pied de cette passivité populaire. On est là à attendre que les routes se dégagent, que les grèves se suspendent, et la crise se résout. Et quoi encore ?

Nous avons légitimé l'incompétence du pouvoir. Nous avons réclamé le progrès, tout en cultivant le rejet. Rien de plus invraisemblable ! Mais voilà où nous en sommes. Osez dire que ma pensée s'enlise dans un délire pas possible, c'est faire acte de mauvaise foi. Vous retrouvez-vous dans cette société en surabondance, alors même que nous vivons sur 20% de fonds propre ? Où le politique a construit son microcosme, impose son clientélisme ou son racisme et s'isole des valeurs de notre société ? Dites merci aux bloqueurs, les révélateurs de notre plus grande crise identitaire. Que voyez-vous dans cette action ? Un acte illégal, de gêne, d'entrave à nos actions. Eh oui, c'est à ce moment précis que vous vous rendez compte que la liberté est finalement un luxe. Alors défendez-là !

De quelle crise parle t-on donc ? L'abstention aux élections récite ce poème du déclin. C'est une désaffection populaire encore plus grandissante qui se meut en chacun de nous. Et pire depuis quelques mois, les polynésiens ont divorcé avec la politique, un peu comme en France, d'où le désir de Nicolas Sarkozy "de réconcilier les français avec la politique". Les Polynésiens ont en marre des promesses sans suite, des aveux sans causes, ou des mensonges par omission. La France le vit, le divorce entre politique et peuple, c'est l'aveu de faiblesse d'une démocratie accablée par des valeurs en recul. Nous ne devons pas en arriver là, car contrairement à la France, nous ne sommes pas entraîné par la machine de la mondialisation et des valeurs qu’elle impose, et donc si le politique divorce avec le peuple, c’est l’anomie, et la mort certaine de notre pacte social qui peut à tout moment se transformer en cancer social. Ce sera le début du rejet, de l'individualisme, et un repli légitime sur toutes les formes de gouvernances qui ont mis en faillite l'histoire. Je cultive l'espoir que nous n'en arrivions pas là.



Rien de difficile aujourd'hui pour mettre fin à tout ce conflit de pensée pour rétablir le dialogue. C’est ici que je remercie les bloqueurs, ils tentent de réconcilier la société avec le pouvoir qui s'isole en dépit même des moyens utilisés. Oui Ronald, vous avez fait le premier pas. D’ici là, il nous faut mener les consciences vers une pensée en acte, et construire une société en devenir, en valorisant le patrimoine de nos valeurs.

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dimanche 15 octobre 2006

Blocages : Mode d'emploi

Par Pépé Tama, dimanche 15 octobre 2006 à 08:59 :: Chroniques

Rien de nouveau sous le soleil, aussi je me permet de publier à nouveau ce billet re-d'actualité !

Aller une petite dose de cynisme pour la route...bloquée. La démocratie polynésienne s'est dotée d'un nouvel outil : Les barrages. Ils font dorénavant partie du folklore polynésien. Notre nouvel hymne à nous c'est ragga string: "Oh vas y bloque bébé...".

L'heure est grève. L'air du temps impose donc de rendre public le protocole du bon blocus.

Ingrédients : Des gros bras, des carcasses de voitures (des truks feront l'affaire), des chapiteaux, un veau à la broche, un sponsoring de la brasserie de Tahiti, un président borné. (peu importe la couleur)

Le protocole :

  • 1ere règle d'or : L'effet de surprise--> Agir le matin dès l'aube : à l'heure où blanchit la campagne.
  • 2eme règle d'or: Faire gronder la colère--> Montrer son énervement : "on nous a pris pour des cons" Mais j'en suis certain...quelque chose ne tourne pas rond ! -on connaît le refrain-.
  • 3eme règle d'or : Le pourquoi de la colère --> Justifier sa colère par les titres de la presse (ultra high level) locale : Pour O.T "les syndicats sont de mauvaise foi" (titre dépêche Mardi)
  • 4eme règle d'or : La météo de l'opinion --> Ecouter le répondeur téléphonique de radio 1 pour prendre la température: " Tapea parii Ronald" "Qu'ils s'en prennent à Oscar pas au peuple". Fifty fifty : C'est O.K.
  • 5eme règle d'or: La logistique --> Une fois le climat stabilisé : installer les chapiteaux.
  • 6eme règle d'or: La douce insouciance --> Une fois le soleil couché ; une fois les négociations annulées (le gouvernement est en week-end) : Commencer la bringue !
  • 7eme règle d'or: L'inertie --> personne (ni gouvernement ni bloqueurs) n'est pressé.

Félicitations, votre blocus est réussi : Vous pouvez passer au level 2 à savoir, le Blocage du pont de motu uta.

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