Si vis pacem para bellum
Plus rien n’étonne et rien ne rassure pour autant. La remise en détention de Gaston Flosse, sursaut de dernière heure nous fait part de la détresse psychologique dans laquelle s’inscrit la Justice française. Elle qui ne finit pas de collectionner les bêtisiers, et prend même plaisir à l’étaler sur la place publique.
Dans la longue liste d’une justice qui boit de travers, une affaire fait déborder le verre. Gaston Flosse, libéré la semaine dernière a été réincarcéré par cette même justice schizophrène. Un règlement de compte entre « petits magistrats » qui s’octroient le droit de manipuler l’instrument judiciaire et le délit de le décrédibiliser auprès de l’opinion.
Au fond, Gaston Flosse n’est que l’avatar d’un scandale politico-judiciaire dans lequel deux générations de juges s’affrontent, ceux dont les directives émanent de la chancellerie et ceux qui délibèrent selon des principes de justice indépendants.
Tout le contraire de ce procureur de la République parachuté de Paris, karchër en main à qui l’on demande un nettoyage propre et rapide. Comment cet homme peut-il admettre être indépendant et dispenser avec autant de paresse sa conviction que l’accusé soit coupable et mérite la sanction la plus forte ?
Bien que l’accusée semble délibérément impliqué dans les faits qu’on lui reproche et tant bien même qu’il soit responsable, trouvez-vous humain, et je dirais même juste que l’on ballade les hommes entre la liberté et la détention au simple regard d’un règlement de compte ?
Cette justice qui lave son linge sale en publique me révulse et remplit à chaque couac le verre de ceux qui réclament le départ de la France. J’avoue cette fois-ci ne pas avoir été insensible à cette dernière pensée…
Vous pouvez laisser un commentaire
Rappel: Nous souhaitons une discussion raisonnée et intelligente. Tout le reste passera à la trappe. Pas d'avertissement avant suppression de commentaires innoportuns.
Vous devez vous connecter pour poster un commentaire.