Si vis pacem para bellum
Il n’est plus aucun jour où l’on ne constate pas la déchéance, l’oubli, la résignation pour cette Polynésie française orpheline de tout progrès. On ose vouloir l’émancipation, le défi de notre propre siècle, sans pouvoir adosser à notre prétention immuable un semblant de bon sens. Nous sommes le meilleur laboratoire démocratique du monde. Ici, Jamais une démocratie n’a fait jusqu’ici la guerre à une démocratie.
Nous connaissons mieux que quiconque les limites de notre système de pensée, même Tocqueville aurait aujourd’hui les prétentions modestes. Ce système de la libre pensée dans lequel on fait cohabiter les anarchistes convaincus et les royalistes sceptiques, trouve écho au sein d’un consensus imaginaire : gouverner librement. Et si la seule liberté que l’on ait soit celle de subir celle des autres ou d’anéantir son prochain.
Ces mêmes hommes qui chaque jour instrumentalisent la pensée publique, vulgarisent le semblant de morale politique qui nous reste, et prêtent sans vergogne notre destin à de parfaits comédiens. Ces mêmes hommes qui couchent un jour chez Staline, et se réveillent le lendemain chez De Gaulle, n’ont que faire d’être pilotés par leur gourmand plaisir. Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille. En attendant c’est la foule qui rigole…pas nous, celle du monde entier.
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