Motion de défiance blablabla, nouveau Président, blablabla, nouveau gouvernement, blablabla.

Deux questions donc, celle sur le fond, et celle sur la forme. Sur le fond, je pense que de plus en plus de polynésiens vont se poser cette question quasi-existentielle: qu’y-a-t’il donc dans le bureau du PR de la PF pour qu’ils se battent tous (enfin, trois en tout cas) pour y aller !? Un jaccuzi au champagne ? Un accès internet 20Mo ? TNS gratuit ? Ca semble stupide comme question, mais si on savait enfin ce qu’il y avait dans ce fichu bureau, on pourrait être plus indulgent envers cet acharnement qu’ils ont à vouloir être calife à la place du calife.

Ou sinon, en échange d’avoir fait péter des bombes à Mururoa et Fangataufa, la FR a donné à la Polynésie les codes de l’arme nucléaire ? Obama, Sarkozy et Tong Sang à armes égales ?

Et sur la forme ? Allons nous créer le McDémocratie, où les menus qu’offrent les statuts sont délivrés plus vite qu’on ne pourrait les manger:

  • Elu: “Oui bonjour, ça serait pour un menu MotionDeDéfiance avec frites et majorité absolue SVP”
  • Serveur: “Ah, désolé, pour la majorité absolue, il reste un seul parfum, c’est fraise-orange-cacahouète”

Lu sur TP, une agence de notation nous file une mauvaise note. Ah ? M’a pas l’air bien sérieuse cette agence si elle a mis temps de temps à capter que la pirogue polynésienne n’avançait plus mais se contentait de tourner sur elle-même depuis un moment déjà. Et à côté de ça, le fait de passer pour des guignols auprès de tout pays francophone et des pays anglo-saxons du Pacifique, non, ça ne dérange personne ?

Certainement par les Iznogoud.

Ce billet, amer et ironique, est une forme de fatalisme. Je continue à penser que le pis-aller que nous vivons est une transition douloureuse de la fin des années Flosse. Tous ces colonels se battent maintenant sur le steack qu’ils ont si longtemps lorgné et que le Chef leur a si longtemps refusé qu’ils en perdent tout discernement.

Et que nous, nous perdons toute confiance en eux.

Certains tirent honorablement leur épingles du jeu. Pas de noms, nous passerions pour des partisans. Mais merci à ceux.