Il y a chez certains de nos hommes politiques beaucoup trop de fierté accrochée à leur ego pour admettre leur incompétence à gérer le pays.
Avec un collectif budgétaire balbutiement et alourdi de 15 milliards de dépenses en plus, c’est la barque qui coule. Le fameux emprunt de 6,5 milliards destiné à financer l’investissement vient d’être englouti lui aussi dans ce sable mouvant sans fin…

Georges Puchon à qui l’on réclame la vérité, continue de vider l’eau des cuves, le radeau coule. En allant ponctionner ici et là des soit disant dividendes que le territoire aurait déjà du percevoir, il fait l’aveu infidèle que le territoire croule sous un fonctionnement lourd et contraignant et qu’il absorbe nos richesses au lieu de les promouvoir.

Commençons donc par le commencement.

Nous proposons, et il n’y a absolument rien de révolutionnaire dedans de :
- Suspendre à l’avenir tout avance sur compte courant associé que le territoire réalise chaque année auprès des SEM (notamment Air Tahiti Nui)
- Refuser toute prochaine augmentation de capital dans les SEM (Celle de la SETIL prochainement)
- De suspendre et vendre les participations du territoire dans les SEM et entreprises suivantes : Vanille de Tahiti, Huilerie de Tahiti, EDT, Tahiti Nui Rava’ai, TEP, EDT, Air Tahiti
- Réduire le nombre de ministre à 10
- Diviser par deux le budget de Tahiti Tourisme (au moins 500 millions XPF)
- Réduire les effectifs de l’administration territoriale (ne pas remplacer 1 départ à la retraite sur 2)
- Supprimer la délégation de la Polynésie française en Chine et rationaliser celle de Paris
- Vendre l’ATR présidentiel

Ces quelques pistes nous permettront de trouver presque 100% de la somme manquante pour ce collectif. Inutile de préciser qu’il ne s’agit pas de trouver 15 milliards XPF pour équilibrer les dépenses, mais de supprimer des dépenses inutiles pour ne pas avoir à trouver ces 15 milliards XPF.

En voyant comment ce collectif n°3 souffre pour trouver son juste équilibre, on n’imagine même pas l’acrobatie à réaliser pour boucler celui de la fin d’année avec un déficit annoncé record pour l’assurance maladie.