Anecdote de la journée : Je téléphone à un hôtel de Moorea pour connaître le tarif d’une nuit pour deux personnes dans un bungalow. J’arrive au standard téléphonique et une charmante dame me répond.
Je lui expose ma situation : je recherche une nuit d’hôtel pour deux personnes, dans la nuit de mardi à mercredi prochain (28 juillet 2009). Etant donné que j’ai la possibilité de partir en semaine, je me suis dis, la nuit d’hôtel doit être moins chère.
Bref.

Les tarifs qui me sont communiqués sont les suivants : Un bungalow jardin est à 25 000 F CFP, et un bungalow sur l’eau est à 35 000 F CFP. Avec le petit déjeuner pour deux personnes inclus. Je trouve le prix raisonnable.
Et là elle me demande quelque chose qui va me choquer : “êtes-vous résident ?”
Je lui demande poliment ce que veut dire “résident” puisque je suis polynésien, mais j’étudie en métropole.
Et là j’ai droit à un discours grave : “les tarifs résidents sont applicables pour les personnes justifiant d’au moins 5 ans de résidence sur le territoire. Les étudiants polynésiens sont considérés comme résidents.”
Et tout cela m’a rapidement rappelé cette stupide loi sur l’emploi local ou je ne sais quelle discrimination positive. Je me dis vraiment que je vis dans un pays qui n’aime pas l’étranger.

Bref.

Pour revenir à ma petite histoire je demande à la femme par curiosité le tarif “non résident”, c’est-à-dire celui que paye le touriste lambda. Et là attention…
Le bungalow jardin pour une nuit qui était à 25 000 F CFP passe d’un coup à 50 000 F CFP, et le bungalow sur l’eau passe à 81 000 F CFP au lieu de 35 000 F CFP ! Summum de tout, les petits déjeuners offerts ont sauté !

Quelqu’un peut m’expliquer comment un pays qui a la vocation de faire du tourisme sa première ressource financière peut se targuer d’appliquer une politique de prix aussi choquante ?
J’ai la brève impression que l’on a construit ces magnifiques hôtels pour les résidents et non pour les touristes. Le bon sens voudrait que l’on applique les meilleurs tarifs pour les touristes et non les résidents. Marchons-nous complètement sur la tête ou voulons-nous nous suicider tout seul ?