bertholon-nicolasComme pour s’extraire du malaise que provoquent certaines de ses actions, le président de la Polynésie française cultive l’indifférence. Face à une majorité mouvante mais réputée solide, d’une opposition désagrégée dans les ambitions des uns et des autres, vis-à-vis d’une population qui elle aussi se rallie à la fatalité.

Et bien, à Politita, nous avons du mal à être simplement des veilleurs de l’information. Il est temps que la population retrouve son identité démocratique.

Elle pourrait la retrouver en se mobilisant par exemple contre cette grippe porcine. Elle peut par exemple demander au gouvernement beaucoup plus d’exigences sanitaires. A l’heure où le monde s’inquiète d’une éventuelle pandémie, j’ai l’impression que nos politiques, toujours très “relax” face aux problèmes du monde, ne pourront par faire autrement que de considérer cette crise sanitaire comme mondiale, et inquiétante pour un archipel d’îles comme notre pays.
A t-on des stocks de masques, des salles de quarantaines, les douanes ont-elles reçues des instructions sévères et formelles ?

Aucune information à ce sujet, sinon un ministre de la santé qui donne le change à l’inexpérience.

Ce choix, qui me laisse toujours perplexe, est mis à l’épreuve par la crise sanitaire qui nous guette. Nicolas Bertholon saura t-il anticiper les risques, et appliquer si nécessaire le principe de précaution. On ne parle même plus de choisir tel ou tel pion politique, mais bel et bien de l’homme qui aura à gérer si elle le devient, la plus grande catastrophe sanitaire que la Polynésie pourrait connaître ? On parle de santé et plus de magouilles !

Cet homme à qui je ne condamne pas d’avance le bilan, mais contre qui je présente des précautions, saura je l’espère nous épargner d’un risque sanitaire prémédité, et donner aux Polynésiens l’assurance que son président sait aussi faire des choix, et non seulement subir ceux des autres.