Pendant que le monde s’écroule…
Pendant que le monde s’écroule, la Polynésie se réconcilie avec le tourisme de croisière. Véritable effort de promotion, ou simple hasard, j’ai le sourire lorsqu’en l’espace d’un mois, nous avons réussi à faire venir plus de 4 paquebots de 2000 passagers ! Ce n’est certes pas suffisant pour clamer notre indépendance économique, mais c’est un bon rythme qu’il faut absolument continuer d’entretenir !
Car derrière cette euphorie éphémère (excusez-moi du pléonasme), un monde de peur et de faillite s’est construit. Voir le CAC 40 perdre 8% en 2 heures de séance (obliger d’être suspendu 30min), constater les faillites successives, et les dégringolades financières multiples, j’avoue avoir peur de l’avenir. Le monde a perdu en l’espace de 2 semaines de crise 1400 milliards $ de richesses ! (ce que la France produit en un an !).
Imaginez-vous qu’une banque qui pesait de 1200 milliards $ d’actifs a fait faillite en 1 semaine ?
Ce qu’il faut voir derrière cette crise, qui n’est pas seulement une crise financière, est qu’elle risque d’affecter toute l’économie mondiale.
Rationnement des crédits, crise des investissements, perte de confiance, annulation de projets…Aujourd’hui déjà, Aeroflot (NDLR : la compagnie aérienne nationale russe) vient d’annoncer qu’elle annulerait ses commandes passées à Airbus si la crise s’allonge…La crise économique vient de commencer et elle risque d’être encore plus virulante que “la petite crise financière” que nous conaissons. Une crise économique mondiale, on ne la mesure pas en milliards de dollars, mais en billiards !
Certains experts pensent aujourd’hui que le pire est passé. Le FMI vient cependant d’annoncer une croissance de 0,2% pour la France en 2009. Les coupes budgétaires seront pires que prévues !
La Polynésie française, de part son modèle touristique haut de gamme, risque d’être pour le moment épargné par cette implosion mondialiste. C’est plus de son économie que je m’inquiète.
Les banques tout d’abord, qui sont (presque) toutes dépendantes d’un groupe bancaire français (mis à part la Socredo qui dépend du territoire et de l’AFD). Le rapprochement des Caisses d’Epargnes (Maison mère de la Banque de Tahiti) et des Banques Populaires est le signe avant-coureur d’une crise de taille.
La Société Générale (maison-mère de la Banque de Polynésie) est quant à elle très silencieuse, et n’a fait aucune déclaration depuis le début de cette crise. En sachant qu’elle est la banque française qui détient le plus d’actions sur le marché des dérivés (pas encore touché).
Du territoire ensuite qui va subir les sautes d’humeurs de l’Etat qui risque de supprimer encore quelques lignes budgétaires dans les crédits alloués à la Polynésie française. Le déblocage de plus de 30 milliards d’euros (3000 milliards FCFP) depuis 1 mois vient d’exploser le déficit public français à hauteur de 67 milliards d’euros.
Et enfin, des Polynésiens qui risquent à mon avis de payer leur produit plus cher (inflation mondiale importée, augmentation du transport, reprise du dollar…), de l’augmentation du prix des billets d’avions (polarisation de l’offre et réduction de lignes par Air France notamment), de voir le crédit de plus en plus onéreux…
La Polynésie française risque d’être une victime collatérale de cette crise. C’est à ces moments précis qu’il faut commencer à parler d’indépendance économique.
Car c’est encore plus vrai qu’hier, l’Etat français ne pourra pas nous entretenir encore longtemps. Les années sont comptées !
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Commentaires
Bonjour à toutes et tous,
Noindep, j’ai toujours plaisir à venir lire les posts sur politita pour y débattre intelligemment de sujets d’actualité sur le Fenua. Félicitations car c’est un sacré boulot.
Je voulais mettre en parallèle ce post avec celui de « La crise de nos cousins américains » et revenir sur la crise financière mondiale et son impact pour la Polynésie.
Tout d’abord, je ne pense pas que 4 bateaux de passagers sur un mois puissent constituer un renouveau du tourisme en PF. Même si c’est un début.
Rappelles toi ce temps ou les Renaissances R3 et R4 naviguaient hebdomadairement dans les eaux polynésiennes, il y a eu l’époque Wing Song, Gauguin, Club Med…plus tous les yachts de luxe pendant la saison du Heiva. On pouvait effectivement parler de croisières.
Que constate t-on aujourd’hui, d’après les derniers chiffres de l’ISTAT et les projections qui sont faites, le tourisme ne franchira pas cette année la barre des 180 000 touristes. Au regard des sommes folles dépensées par an par le fameux GIE tourisme on est en droit de se poser quelques questions quant à la viabilité des la politique de promotion, mais surtout sur la stratégie du haut de gamme Polynésien.
Là ou je m’oppose sur ta réflexion, c’est lorsque tu dis « La Polynésie française, de part son modèle touristique haut de gamme, risque d’être pour le moment épargné par cette implosion mondialiste. C’est plus de son économie que je m’inquiète »
Comment la Polynésie pourrait elle être épargnée de l’implosion mondialiste quand on regarde des chiffres calamiteux de la fréquentation touristique ? Comment croire que la PF puisse être peu ou pas impactée comme le pensait Larry Chin dans le post cité plus haut.
Je reprends ces dires « Cette crise en elle-même ne devrait pas affecter grandement notre Fenua. Puisque nos exportations sont négligeables et notre tourisme inexistants. Nous dépendons aux environs de 70% des transferts de l’Etat. Il n’y a donc pas réellement de soucis à ce niveau là. Surtout, la confiance des ménages moteur essentiel de notre économie (qui leurs permet de consommer) n’est pas affectée. L’atmosphère totalement différente (et heureusement!) entre Paris et Tahiti est là pour en témoigner. Lorsque l’on parle dans les média de croissance négative française (pas récession) , on le ressent avec force que cela affecte le morale des gens, dans le métro par exemple . Pas à Tahiti, crise mondiale ou pas, tant que les EPIC et autres SEM paient leurs salariés - fonctionnaires, Carrefour ne désemplit pas.
Permet moi de te demander sur quelle planète vous vivez, parce que franchement on ne doit pas être sur la même.
Pour parler du tourisme polynésien, force est de constater qu’il n’existe pas et que la politique visant à privilégier le luxe est une ineptie et grave erreur stratégique.
Ce qui me fait rire ou pleurer c’est le nombre de conneries que l’on peut entendre de la part des soit disant responsables politiques, chef de services et autres.
Il serait intéressant de pouvoir disposer des chiffres du tourisme depuis les années 1990 jusqu’à nos jours, et analyser dans le détail son évolution en prenant en compte :
-Nombre de compagnies aériennes offre de sièges (Quatas, AOM, Corsair disparues depuis)
-Evolution du nombre d’hôtels et offres de chambres
-Durée du séjour
-Provenance géographique des touristes
….
Quel en serait le constat.
Qu’une grande partie des touristes venaient de l’Europe et plus précisément de France.
Que ces touristes français, venaient en Polynésie dans leur grande majorité pour rendre visite à de la famille qui était sur place et qu’ils contribuaient au fonctionnement des hôtels de milieux de gammes. Pour te donner un exemple à Moorea, Le club Med, Le climat de France, le Balihai fermés depuis et remplacé par des soit disant hôtels de luxe mais don les taux de remplissages ne doivent pas égaler ceux précités. Si tu rajoutes à cela les nombreux hôtels à Huahine, Bora et autres qui ont disparus on verra que l’offre globale de chambres à diminué sans que les taux d’occupation et de remplissages des nouveaux hôtels de luxe compensent la disparition des ces unités hôtelières intermédiaires.
Tu me diras surement, oui mais de nouveaux hôtels ont été construits. Plus grands, plus modernes, plus luxueux et qu’ils correspondent plus aux attentes des clients haut de gamme. Si tu veux ! A-t-on ne serait ce qu’une fois étudié leurs attentes ? Non, et pour preuve pas une boutique de luxe digne du touriste que l’on vise (Vuitton, Cartier…). Regardes l’aéroport et les boutiques duty free : la misère. Les commerçants de Papeete se plaignent de leur baisse de CA, mais ils se sont mis a ouvrir leur boutique le samedi que très récemment et que très tardivement et encore que lorsqu’un paquebot est à quai. Fantastique !
A la place on propose aux touristes peu ou pas d’activité et souvent à des prix exorbitants et prohibitifs. On leur propose aussi un environnement dégradé pour ne pas dire sale, va faire un tour près du Sheraton après de grosses pluies, c’est pitoyable de crasse (cadavres d’animaux mort, sachets plastiques et déchets verts, pneus….j’arrête).
J’ai travaillé à l’aéroport pour faire remplir des questionnaires de satisfaction à des touristes sur le départ. Dans les grandes lignes voici ce qu’il en ressort :
-C’est très cher et le service est médiocre (si tu as faim dans la nuit et que tu veux un club sandwich et ben tu sais quoi tu peux attendre)
-Les Anglos- saxons sont choqués par le peu de considération de la cause animal (chiens maltraités, écrasés sur les routes, les chats errants….
-L’environnement est sale mer et terre (foutu pour l’eco-tourisme)
-Ils ont l’impression de ce faire « entuber » l’exemple des taxis est souvent cité. 5000 fcp voir 10 000 pour un trajet Aéroport Beachcomber. Il arrive souvent que pour un même trajet le prix soit fixé selon la tête du client.
-La culture est inexistante voir le musée Gauguin qui est pathétique.
-Les Honeymooner reproche le manque d’ambiance de n’avoir rien à faire, clubs, casinos…
Quand tu leur demande s’ils reviendront, ils répondent peut être mais tu sens dans leur voix que non et qu’en plus ils ne seront pas des prescripteurs de la destination. Un point positif, ils louent tous la gentillesse des polynésiens.
Alors voilà pour le tourisme de luxe. Arrêtez de croire et de dire que le tourisme va sauver la Polynésie. Il n’existe pas et les prestations ne sont pas aux standards internationaux auxquels ils ont droit. Ce n’est pas les 20 peoples internationaux ou l’Emir du moyen orient, qui vont créer de la richesse et de l’emploi.
Les hôtels surdimensionnés (rentabilité oblige) ne sont pas en mesure de fonctionner à plein régime et ne font que profiter d’un effet d’aubaine fiscal qu’est la défiscalisation. Lorsque tu défiscalises un hôtel, tu bénéficies d’un crédit impôts qui se traduit par un manque à gagner pour l’Etat et c’est autant d’argent que les investisseurs externes économisent sur ce qu’ils auraient dû payer. Alors super on en fait plein, puis après plus personne et on obtient un Taharaa, bientôt un Radisson…Mais bon pas grave, on a occupé des gens peu qualifié pour les construire. Tout va bien.
La crise mondiale que nous traversons n’en est qu’à son commencement. Même s’il est vrai que le très gros de la crise financière est passé, et que les Etats ont enfin prit la mesure de la catastrophe engendrée par cette destruction de richesse phénoménale, l’avenir de la Polynésie s’annonce sombre. Ceci dit avec le bal des résultats trimestriels des entreprises cotées au CAC, Dow…on n’a pas encore touché le fonds. Un petit tour sur les 3000 pts voir 2500 pts est plus que plausible dans les 6 mois.
Ce n’est pas parce que les EPIC et les SEM paient leurs salariés et que Carrefour ne désemplit pas, que les gens consomment comme le dit Larry.
La paie de ces gens c’est de l’argent public, des recettes prélevées inégalement par des taxes sur la consommation des plus démunis, et sur le secteur privé source de création de richesses.
Alors moi je bien ne pas me faire du souci puisque l’Etat est là pour sponsoriser la Polynésie, mais avec la récession qui s’installe en France, croyez vous vraiment que la PF ne va pas devoir faire preuve de solidarité nationale ? Croyez vous que les transferts de l’Etat vont être aussi généreux que par le passé ? Sauf à adopter la politique de l’autruche, la Polynésie va être d’autant plus sévèrement impactée que sa dépendance à la France est grande.
La Polynésie n’est pas un havre de paix, la jeunesse Polynésienne souffre de ne pouvoir profiter de richesses –qui se raréfies- et dont elle n’a que les yeux pour regarder et pleurer, assise sur le bord de la route en attendant que les politiques agissent.
Toutes les révolutions sont déclenchées par les ventres vides et le fait de n’avoir rien à perdre.
Nous en sommes où actuellement en Polynésie ?
Excellente l’analyse de Mercator! Cela fait plus de trente ans que j’entends parler d’indépendance économique et quels efforts ont été faits pour commencer seulement à y parvenir. Pitoyable ! Surtout quand on sait que nombre d’investissements étrangers se sont heurtés à la rapacité des dirigeants politiques et sont repartis à toute vitesse.
Finalement notre futur ressemblera fort à la situation à la Grenade : une masse de pauvres vivant de trafics et une poignée de politiciens monnayant leur voix à l’ONU pour remplir leur compte dans un paradis fiscal…
La mondialisation et en particulier l’internationalisation des échanges mettra forcément la Polynésie française face aux vents et marées de la conjoncture internationale. Il est difficile d’imaginer que notre pays serait épargné par les turbulences financières ou économiques des grands pays avec qui, en plus, nous avons des relations commerciales.
Nos structures économiques sont très liées aux facteurs extérieurs parce que notre vie quotidienne dépend beaucoup de ce que nous importons, des transferts financiers de l’Etat et de ce que nous exportons, tourisme y compris. Si la valeur des biens importés varie à la hausse, cela affectera directement notre vie quotidienne et le budget des familles. Si l’Etat envisage de nous retirer quelques milliards de francs (RSPF), cela affectera directement nos porte feuilles car les contribuables devront combler cette recette qui manque. Si les touristes boudent notre destination, ce sont des nuitées en moins et donc du chiffre d’affaires en moins pour nos hôtels, nos commerces, nos transporteurs, nos agents de voyages, nos entreprises d’activités, nos pêcheurs, nos agriculteurs, nos artisans, etc…..La Polynésie française est un pays ouvert sur le monde et nous subissons les effets positifs comme les effets négatifs de la mondialisation. C’est une réalité.
Cette crise qui nous frappera doit nous amener à un sursaut d’imagination pour engager une vraie rupture dans le modèle de société et en particulier de modèle économique. A cet égard, avec quelques amis, nous y travaillons. Nous avons des pistes sérieuses et réalistes à creuser.
Même si la Polynésie française sera soumise aux mêmes difficultés que le reste du monde moderne, nous pouvons nous en sortir à condition comme je le disais plus haut de changer de vision économique…. Le débat doit s’ouvrir.
@ Mercator,
Petites clarifications : je ne dis pas que l’économie de Polynésie est viable en tout temps. Je dis que l’Etat ne peut pas se retirer économiquement à court terme de manière soudaine et importante (due à la crise actuelle).
L’Etat paie pour nos hopitaux, nos collèges - lycées, notre police, notre justice etc. l’Etat est obligé de satisfaire ses impératifs régaliens et autres. Sinon ce serait le chaos ! (Nous sommes tout de même une partie de la France comme le sont les régions; et l’argent que l’on nous donne se fait dans le cadre d’un contrat de développement que l’Etat passe avec toutes ses régions).
Par contre, il existe un réel problème structurelle à notre économie. Comme le dit le président de l’ISPF, dans son récent ouvrage, la population de Tahiti est de forme pyramidale. Donc chaque année de nouveaux jeunes se retrouvent sur le marché du travail. L’Etat remplit déjà sa fonction (hopitaux, justice, etc). L’Etat n’a pas de raison d’investir davantage. Donc, ces jeunes ne trouveront pas de travail.
Puisque nous ne captons pas de devises: ni par le commerce ni par le tourisme. Le revenu moyen par tête en Polynésie rétrécie d’année en année. Ce qui provoquera une crise de répartition, une crise économique locale.
Ce n’est pa la crise actuelle qui sera responsable d’une probable périclitation de notre économie mais plutôt ses bases endogènes malsaines.
Il faut se faire du soucis pour notre économie mais pas lier ces soucis à la crise économique mondiale. Le problème est même plus grave …
Larry
Bonjour à tous,
Loti, tu travailles avec un groupe de réflexion sur l’avenir de la Polynésie ? Des pistes sérieuses ?
N’hésites pas à nous les faire partager.
Considérons la crise, il est évident que tout ne sera pas rompu en un jour. Mais l’évidence d’un retrait de l’Etat est de plus en plus fort.
Je dis “les années sont comptées”, je parle d’une échéance à moins de 15 ans, compte à une décision importante de l’Etat vis à vis de la Polynésie. Je dirais même 10 ans pour être honnête.
Ce n’est pas forcément une fatalité, mais il faudrait aujourd’hui construire notre “indépendance économique”.
En plein de temps de crise, nous avons, je l’espère, l’opportunité historique de réflechir, de prendre de réelles décisions, et de se focaliser sur l’essentiel.
C’est tout ce que je dis.
Ia orana
@Mercator bonjour
Je partage ton avis sur l’impact de cette crise sur la vie quotidienne au Fenua. Les prix vont augmenter et les transferts de l’Etat , c’est certain maintenant, vont au mieux être différés, au pire supprimés. Je suis navré de l’état des lieux que l’on ne peut hélas pas nier. Il me semble tellement évident que l’économie locale est tributaire de la manne publique issue des taxes et impôts locaux comme des transferts de France, comme tu le notes. Ces 2 sources de revenus touchés, véritables moteurs de l’économie, forcément les conséquences vont aller de pair avec. Malgré tout, il existe au moins une solution hélas à moyen terme ce qui me rends qd même optimiste.
@Larry C
Très intéressant de te lire, mais je voudrais apporter une approche différente.
Les bases endogènes de notre économie sont pour moi, encore une fois, argent public et… argent public. C’est une volonté délibérée de notre tutelle. Elles sont « malsaines » si les sources le sont. Ce n’est pas du tout le cas.
Par contre je dirais qu’elles sont volontairement biaisées. Il serait juste temps de rectifier le tir. Pas sur que la Tutelle le veuille, mais franchement, c’est le bon moment. Historiquement, il est avéré que c’est dans les moments troubles que l’émancipation s’obtient plus aisément. Remplacé par quoi ? une copie du système actuel où il faudra juste remplacer le concours de l’État français par nos propres ressources provenant de l’extérieur, pas très compliqué.
Pour finir, ce que tu nommes “cause qui serait à la base de la débandade de l’économie locale”, n’est qu’un facteur aggravant lié aux pertes de ressource du fenua, tout comme le problème structurel initié par la pyramide des âges.
La cause de la crise résidera véritablement dans la paupérisation simultanée et du territoire et de la France, tarissant les ressources nécessaires à notre économie.
@Loti
J’ai aussi apprécié ton intervention, un avis que je partage et tout comme Noïndep, je serais très intéressé à découvrir le résultat de vos cogitations. Courage
Ce qui est sidérant c’est le gâchis d’argent public;Lorsque l’on voit à quoi a servi la manne compensant la perte des revenus liés au départ du CEP depuis plus de 11 ans!!!!!rien que ce surplus annuel depasse le budget annuel d’un département métropolitain donc si l’on fait la somme des dotations que l’Etat verse et de la compensation post CEP la Polynésie avait les moyens de préparer son avenir,pour info la population de la Polynésie correspond à la population d’une Ville comme Nantes!!!Pirae avait-elle besoin d’une telle mairie?Y a-t-il besoin d’un palais présidentiel avec un tel budget de fonctionnement et un tel parc automobile?
Le territoire a-t-il les moyens d’entretenir une compagnie aérienne ATN en
snobant les autres concurent/partenaire?
Peut-on encore longtemps engraisser les compte bancaire de nos politiques verreux?
La pirogue prend l’eau de partout et les piroguiers au lieu d’écoper ne pensent qu’à s’alourdir sur le dos de la population car la plupart ont déjà préparé
leur retraite dorée.
Enfin comme on dit faaitoito
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