Si vis pacem para bellum
J’ai toujours le sourire lorsque la presse consacre deux pleines pages à la jeunesse étudiante, et qu’aux côtés de nos majors universitaires, se dresse un pôle d’entreprises attentif, et résolument fier de sa jeunesse.
Car au-delà de ces quelques perles rares qui recevront 250 000 FCFP, une grande partie de notre ressource est ailleurs. Expatriée aux quatre coins du globe, elle regorge d’ingénieurs, de cadres, de commerciaux, de futurs chefs d’entreprises….mais aussi de parcours riches de diversité que l’on peut raconter dans toutes les langues. Ce sont nos étudiants polynésiens partis déguster la saveur des tropiques économiques qui sauront nous sortir de ce régime immobile.
Même si la comparaison est impossible avec d’autres pays, la Polynésie n’est pas prête à les accueillir. D’une part, elle ne sait pas valoriser ses atouts (salaire élevé, imposition faible, paysage radieux), et d’autre part l’artifice avec lequel on construit la vie économique déplaît à beaucoup : maîtrise idéologique du SMIG, taux de chômage vif, isolationnisme géographique, domination du politique… C’est “cette paresse de l’instant” qui conquière les peurs, et ravive avec intérêt ce refus de collaborer.
Revenir en Polynésie, c’est collaborer à ce chantage de la surenchère que les politiques nous obligent à suivre. Encore aujourd’hui, notre Mimile national renchérit et fait les gros titres des Nouvelles. C’est cela la vie quotidienne en Polynésie : Ragots, chantages, magouilles. Le tiercé perdant sur lequel aucun étudiant parierait.
Je souffle une petite suggestion à la presse. Pour votre prochain dossier, vous pourriez essayer d’interviewer quelques étudiants expatriés et leur demander pourquoi ils ne veulent pas rentrer ? ça changera un peu de la pagaille habituelle.
A bon entendeur.
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Te Ma Arii 28 août 2008 à 7:07
Bonjour Noindep,
Je te conseillerai d’expédier cette lettre “au courrier des lecteurs” des deux quotidiens de Papeete, et qui détiennent le monopole de l’information écrite en Polynésie Française!!!
Auront-ils le courage de publier ta lettre???
Iaorana,
Te Ma Arii
Si vis pacem, para iustitiam.
Noindep 28 août 2008 à 9:13
J’ai demander à une amie de l’envoyer à la dépêche. J’espère qu’ils publieront. ;)
Maohi-News 31 août 2008 à 22:03
Tout le monde s’accorde à dire que depuis le Taui de 2004, la presse locale, en l’occurrence celle du GHM (Groupe Hersant Média) tente d’informer le peuple aux travers d’écrits bien plus subjectifs qu’objectifs, dépourvus d’analyses sérieuses et pertinentes à caractères informatifs. Une sorte de paradoxe lorsqu’on connait la déontologie des métiers de la presse. Et nous autres de ce bas monde gobons quotidiennement les états d’âmes de ces journalistes venus des banlieues parisiennes où le travail se faire rare, au nom de la liberté de la presse, en négligeant l’apprentissage indispensable de nos valeurs culturelles, politiques, économiques, sociales et autres constituant notre société. Le jour où le Maohi prendra sa plume, en son âme et conscience, pour donner une autre vision de l’information, ce sera une véritable révolution dans les médias locaux. Hersant à su tirer l’épingle du jeu en sa faveur en multipliant ses supports et par la même occasion en agrandissant son champ commercial. Communication oblige, la grande majorité des annonceurs foncent dans le panneau et se voient miroiter d’excellentes propositions commerciales et s’en fidélisent. Y-a-t-il une place pour un autre média, un autre journal, une autre information ? La question est posée, les idées sont lancées, et surtout des individus planchent sur l’éventuelle possibilité de… Avis aux amateurs. Notre équipe composés de professionnels de l’information est ouverte à toute proposition, du moment que l’esprit de journalisme est respecté.
maohi-news@mail.pf
Te Ma Arii 1 septembre 2008 à 6:12
Bonjour Maohi-News,
Pourriez-vous être plus explicites dans la démarche que vous avez évoquée dans le commentaire précédent?
Merci et cordiales salutations,
Te Ma Arii
“Si vis pacem, para iustitiam.”
Maohi-News 3 septembre 2008 à 3:52
Il est grand temps que l’on ait une information d’actualité plus crédible et fiable que celle que nous lisons, entendons et regardons tous les jours. Quand on voit par exemple sur le petit écran dimanche soir une journaliste poser des questions dont le fond n’est basé que sur des rumeurs, c’est à se demander si la journaliste en question sait faire son métier. Un des principes primordiaux du métier : une information n’est pas une rumeur. Et si rumeur il y a, la première chose que le journaliste doit faire, c’est de vérifier ses sources.
La démarche paraît ainsi simple. Un nouveau journal a sa place dans le paysage médiatique local, qui favorisera une analyse sérieuse de l’actualité.