La récession est à nos chevets. Elle tamise avec éloquence une économie massacrée par un gouvernement malveillant, et des entreprises immobilisées par l’avarie de la demande. Derrière cet “effet d’ambiance”, la vitrine polynésienne veut briller de ses paysages. Nul doute qu’ils seront de moins en moins à s’arrêter devant la vitrine des tropiques polynésiens si l’inflation continue de défiler avec une telle insolence. Avec 4,3% d’inflation, (un record depuis presque dix ans), c’est tout le mécanisme de la croissance qui s’enraye. Une pente vertigineuse pour un pouvoir d’achat affaibli par les avalanches mondialistes et handicapé par une croissance aride.

Voici les trois solutions pour enrayer la hausse de l’inflation.

- La première est une relance de la consommation par une baisse des impôts et des taxes, celle si chère à la droite RPR. La baisse symbolique et inutile de la TVA d’1 point, sensée calmé la fiesta inflationniste est un coup d’épée dans l’eau.. Comme dirait l’autre « ça en touche une sans faire bouger l’autre ».
Cette volonté de préserver la stabilité psychologique du consommateur est salutaire, même si l’impact réel est nul (c’est un impôt indirect – le consommateur ne le ressent pas). Pis, cette baisse va dégrader les comptes publics, et conduire à l’augmentation future des impôts. Surtout lorsque l’on sait que la TVA est la première rentrée fiscale du pays.

- La seconde est une relance de l’offre publique. On pourra ainsi raviver les investissements, et redonner un second souffle à l’emploi. C’est tout l’intérêt de ce collectif budgétaire, totalement dédié au re-financement des entreprises publiques. Une nouvelle ère de grands chantiers saura donner une visibilité sur l’avenir, et regagner la confiance des investisseurs. C’est la conjugaison d’une visibilité limitée, et d’une offre publique démotivée qui déstructurent l’investissement global. La défiscalisation malgré son dynamisme, ne saura pas à elle toute seule stabiliser la barque.
Il convient également de noter la mauvaise santé financière des SEM, et leur impossibilité à matérialiser un projet de relance.

- La troisième solution (qui est à mon avis la bonne) est un contrôle du SMIG. Il est devenu le gage identitaire d’une société obsédée par son niveau de vie. Cette croyance religieuse dans le SMIG est à la fois dangereuse pour les bas salaires, et cataclysmique pour nos entreprises. Que les apôtres de cet évangile arrêtent de vanter le SMIG comme le reflet d’une société abondante. A l’heure d’aujourd’hui, son augmentation rend le coût du travail plus cher et nourrie une inflation vive et construite. Arrêtons donc de l’augmenter sans arrêt. Presque 40% d’augmentation depuis 4 ans.

C’est cette spéculation sociale qui fait la fortune électorale des politiques, et la faillite de nos entreprises.

Il ne suffit pas de se battre à coup de boîtes de conserves, ou d’essayer de deviner les marges des distributeurs pour résorber cette crise. En leurs temps, les politiques auraient dû chacun se battre pour garantir une concurrence accrue sur chaque marché, et empêcher le développement de tout monopole. Ils ont l’air fin aujourd’hui lorsqu’ils nous parlent de concurrence, alors que l’EDT, l’OPT, et les hydrocarbures restent des vaches à laits importantes pour le territoire. Et qui plus est ces entreprises pèsent lourd dans le budget des ménages.

Alors de qui se moque t-on vraiment ?