Dure est la vie des “politiques” en Polynésie, encore plus pour les non-élus. Dans notre microcosme où l’on donne souvent la raison à celui qui parle le plus fort (ou qui a le poste le plus important, au choix), ne pas siéger à l’APF est un handicap non négligeable (j’aime les euphémismes).

Je pense que nombre d’entre vous consultent régulièrement le site de TahitiPresse, et vous avez donc certainement lu le quasi-communiqué de presse du parti de Nicole Bouteau…

Je suis … mitigé.

On peut lire, en fin d’article:

L’Etat et le Pays doivent donner l’impulsion et bâtir des relations apaisées (…) Pour cela, nous devons sortir des querelles idéologiques et des opportunismes politiques. Pour cela, nous devons avoir la double exigence d’un Pays enfin responsable et d’un Etat impartial”, conclut Nicole Bouteau.

Je suis mitigé, car, certes, on ne peut contredire des paroles aussi sensées, mais bon, comment leur donner du sens. Si être “leader politique” s’apparente à cela, je déclare haut et fort que:

La Polynésie ne pourra sortir de son carcan affairiste et de la gangrène populiste qui la ronge que lorsque les egos de ses personnalités politiques aura regagner le niveau de la mer (et toc!).

Je sais, je sais, c’est mesquin de taper sur NOETN alors qu’ils ne sont pas actuellement en position de force, mais que diable!!! On souffre de verbosité aiguë au Fenua, ce n’est pas la peine d’en rajouter. Je comprend qu’on craigne de ne plus se voir sur le site de l’ATP, qu’on s’inquiète de voir les adversaires clamer haut et fort moultes idioties paroles plus ou moins intelligentes, mais quand on prétend incarner le changement, on ne fait pas comme les vieux.

Comment qu’on fait alors ? Bonne question.