Si vis pacem para bellum
L’autonomie se matérialisant comme une fin, on ne parle que très peu de son avenir, ce qu’elle capable de construire demain. Penser l’avenir de la Polynésie française, c’est ne pas nier ses problèmes actuels. Ils sont importants : crise du régime politique, instabilité des institutions, crise des valeurs, “fracture de l’idée” entre citoyens et politiques… Ces problèmes ne sont pas propres à l’autonomie. Ils en découlent.
Le statut de 2004 nous a montré jusqu’où il ne faut plus aller. Gaston Flosse a sans doute été un visionnaire, en n’imaginant un seul instant que la classe politique avait la maturité nécessaire pour s’auto-gérer. Le gain de maturité espéré, s’est en réalité traduit par le creusement du vice de la fonction politique, dénaturée de toutes ses sources, rompue uniquement à nourrir la bouche de ceux qui en sont les mandataires. Ces rentiers du suffrage survivent de l’instabilité actuelle.
Je continue donc à refuser d’admettre que l’autonomie c’est cela. Je reconnais sa paternité de la situation actuelle, mais pas sa maternité.
Sans tout détruire, il faut reconstruire le monument car le véritable mal de l’autonomie, et ce qui détruit son emblème auprès de la foule hostile, c’est de vouloir à tout prix engloutir des compétences pour extraire de nouveaux budgets des mains de l’Etat.
Désormais l’autonomie de la Polynésie française fait débat. D’une part parce que son statut l’épargne des dynamiques de la rigueur budgétaire de l’Etat, et d’autre part parce qu’elle est la seule collectivité qui ne participe pas à l’effort national (pas d’impôt sur le revenu, et pas de transfert ascendant) Nous avons fondé l’autonomie sur une participation active de l’Etat, et nous ne l’imaginons pas autrement. Les 1,2 milliards d’euros (145 milliards de FCFP) qui nous sont transférés pour faire fonctionner l’éducation, la santé, les fonctionnaires de l’Etat (police, justice…) n’ont pas vocation à écrire notre avenir, ils font vivre notre présent. Sans qu’il soit question de la supprimer dans l’immédiat, aux conséquences apocalyptiques, il serait grand temps qu’on se l’imagine absente. Nous devons être conscient que l’Etat a des projets (bon ou mauvais) pour la Polynésie. Et que la Polynésie est capable d’en avoir pour la France.
Rappel: Nous souhaitons une discussion raisonnée et intelligente. Tout le reste passera à la trappe. Pas d'avertissement avant suppression de commentaires innoportuns.
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Mana 18 mai 2008 à 15:13
On se lèvera et on ira au pouvoir mon ami, l’avenir c’est nous ;) D’ailleurs nous nous construisons tous les jours pour que demain soit notre reigne…
Vive la jeunesse polynésienne
Mana 18 mai 2008 à 15:13
On se lèvera et on ira au pouvoir mon ami, l’avenir c’est nous ;) D’ailleurs nous nous construisons tous les jours pour que demain soit notre reigne…
Vive la jeunesse polynésienne
Te Ma Arii 18 mai 2008 à 20:45
Iaorana Noindep,
Je pense qu’il ne faut pas rejeter la faute de nos "incompétences" et de nos "turpitudes" sur le Statut d’Autonomie.
L’Autonomie n’est, et ne sera jamais, qu’un simple "outil", dont la principale fonction était de permettre aux "élites polynésiennes" de gérer et d’administrer par eux-mêmes leur petit Territoire.
L’Etat Impartial, Garant de la Légalité, nous a "généreusement" octroyé comme outil "une voiture de course F1", alors que nous ne serions même pas capables de conduire une charrette à cheval, et peut-être même que nous serions incapable de nourrir et de prendre soin du cheval qui tracte cette charrette.
Le même principe s’applique aussi à l’Indépendance.
Serions-nous alors meilleurs gestionnaires ???
Permettez-moi d’en douter !!!
Si demain chacun de nous, nous nous regardions dans un miroir, nous aurions en face de nous la principale raison de notre échec collectif dans la gestion des Affaires Publiques du Territoire.
Tout le reste n’est que du BLA BLA BLA !!!
Te Ma Arii
"Si vis pacem, para iustitiam."
ah bon 19 mai 2008 à 3:34
d’accord avec toi à 100ù% te ma arii, rien de = à ajouter tout est dit !
lms 19 mai 2008 à 7:26
D’où diable sortirions-nous le milliard deux d’euros nécessaire à la vie quotidienne de la Polynésie?
Le seul projet de Monsieur Sarkozy semble pourtant être de rapidement ne plus le payer.
"Tout le reste n’est que bla bla".
Cher Monsieur Sarkozy laissez-nous notre carte d’identité française,qu’on puisse au moins entrer en Europe pour chercher du travail;
Loti 19 mai 2008 à 12:26
Il est vrai que Estrosi et la loi qu’il nous avait imposée ont relancé le débat sur l’autonomie. De ce débat, est aussi apparu un nouveau courant de l’autonomie. Ce nouveau courant est aujourd’hui incarné par TTA et GTS.
Pour le TTA, l’autonomie c’est avant tout d’aller chercher l’appui de l’Etat. Nous l’avons vu sur la manière dont ils ont conçu le Contrat de projet. Nous l’avons vu sur leur attitude vis à vis de Estrosi et la réforme du statut. On se remet à l’Etat. Si l’Etat réduit nos compétences, cela ne les gêne aucunement. Pour TTA, notre salut viendra avant tout de l’Etat et non de nous-mêmes. C’est pour cela que nous avons eu tendance à les qualifier de « départementaliste ». Cette attitude de GTS vis à vis de l’autonomie peut s’expliquer par le fait qu’il est habitué à subir quotidiennement la tutelle de l’Etat, en tant que maire et longtemps président du SPC. Pour lui, l’Etat est l’autorité protectrice, le seul salut de notre avenir, le seul réservoir d’idées et de solutions……C’est l’Etat qui développera notre pays. GTS ne serait pas opposé à la décentralisation que vivent les régions de métropole et les DOM. C’est la départementalisation rampante.
Or, l’autonomie telle que pensée et conçue par le tahoeraa, c’est tout d’abord afficher notre capacité à nous assumer, à concevoir notre modèle de société. L’autonomie, c’est imaginer une société qui nous ressemble. C’est montrer notre capacité à gérer nos propres affaires et à nous responsabiliser. En second lieu, l’Etat vient en soutien et en accompagnement de nos choix de développement. L’autonomie est donc centrée sur la capacité des Polynésiens à se gouverner. C’est sans doute pour cette vision de l’autonomie que l’UPLD a accepté de travailler avec le tahoeraa car ils ont la même conception de la place qu’il faut donner aux Polynésiens.
De plus, l’autonomie est la bonne forme institutionnelle qui nous donne la lattitude pour faire face à la mondialisation. Pour exister dans cette mondialisation, il faut avoir une identité économique et culturelle qui nous est propre. Notre identité économique nous permet de faire valoir nos ressources, nos produits et nos savoir-faire propres sur le marché mondial. Notre identité culturelle nous permet d’être lisible et de susciter l’intérêt des autres cultures à notre égard. Quel intérêt représenterait la Polynésie dans ce monde si elle était fondue aux régions de France ?
Dans le contexte actuel, l’autonomie est la seule bonne formule institutionnelle.
Ceci dit, elle exige un sens aigu des responsabilités des hommes et des femmes politiques, ainsi que des citoyens de ce pays. Il est vrai que sur cette exigence incontournable, nous avons des progrès à faire. Mais, ce n’est pas parce que la classe politique commet encore des bêtises qu’il faut arrêter l’apprentissage de l’autonomie et de la démocratie ! L’autonomie et la démocratie ne sont pas l’affaire des seuls politiciens. C’est l’affaire de tous les citoyens de ce pays. La Polynésie française est un jeune pays qui se construit pas à pas. Notre autonomie n’a que 24 ans. Qu’est-ce que c’est 24 ans dans l’histoire et la construction d’un pays ? Pourquoi demander à la Polynésie française, en phase "d’adolescence" dans l’autonomie, de devenir immédiatement adulte ? Pourquoi refuser à la Polynésie de faire son apprentissage et d’évoluer sereinement dans l’autonomie ?
J’ai parfois l’impression qu’il y a des personnes ou des forces qui veulent sciemment faire échouer la Polynésie….
Hipa Kane 19 mai 2008 à 12:43
Question à lms :
Combien coûte à l’Etat la présence du Rimapp en Polynésie ?
Avec le retrait progressif des forces armées, faudra les déduire de 2 Millards €, et là nous n’avons rien à dire ! L’Etat comme à l’acoutumé nous met devant le fait accomplis. Vive le partenariat à la GTS et la transparence !
Alors plutôt que de se focaliser sur cette mane financière, il vaudrait peut-être mieux poser le problème de la manière suivante :
Que faire pour ne plus dépendre de ces 2 Millards € ?
Engageons nous sur un retrait programmé de la présence de l’Etat et des moyens à développer pour que nous puissions nous assumer seuls.
Il est pas bien ce challenge ?
Hipa Kane 19 mai 2008 à 12:43
Question à lms :
Combien coûte à l’Etat la présence du Rimapp en Polynésie ?
Avec le retrait progressif des forces armées, faudra les déduire de 2 Millards €, et là nous n’avons rien à dire ! L’Etat comme à l’acoutumé nous met devant le fait accomplis. Vive le partenariat à la GTS et la transparence !
Alors plutôt que de se focaliser sur cette mane financière, il vaudrait peut-être mieux poser le problème de la manière suivante :
Que faire pour ne plus dépendre de ces 2 Millards € ?
Engageons nous sur un retrait programmé de la présence de l’Etat et des moyens à développer pour que nous puissions nous assumer seuls.
Il est pas bien ce challenge ?
Papapenu 19 mai 2008 à 13:53
Iaorana Noindep ,
@Hipa Kane ,
<<Alors plutôt que de se focaliser sur cette mane financière, il vaudrait peut-être mieux poser le problème de la manière suivante :
Que faire pour ne plus dépendre de ces 2 Millards € ?
Engageons nous sur un retrait programmé de la présence de l’Etat et des moyens à développer pour que nous puissions nous assumer seuls.>>
J’adhere a ce challenge depuis des annees car le jour ou l’Etat nous mettra devant leur decision de nous ”larguer”, ca sera trop tard .
Fa’aitoito
http://www.tahitiradiococotier.c...
Tara de Floride 20 mai 2008 à 8:06
Ia ora na,
Le succes de la Polynesie est l’affaire de tous. Les politiciens ne sont pas les seuls capable a mener notre pays vers la prosperite.
Ce n’est pas en affichant une appartenance politique qu’il y aura miracle.
La solution serait de faire moins de politique puis de commencer a se responsabiliser… personne va le faire a votre place.
Creer vos propres entreprises et pour certains…il faut cesser de croire que vous etes des incapables…C’est completement injuste!!!
Je vous souhaite de sortir des querelles politiques et de commencer a former cette federation des partis et des archipels. Il est temps que chacun arrete de se faire la tete. Il est temps de se reveiller pour se mettre au travail car c’est du temps perdu.
Toutes les politiques devraient se diluer en une federation et tout comme les maires pourront ainsi choisir un leader/un president commun.
Je vous invite a l’edification de notre pays. Il est temps pour chacun de joindre sa parole aux actes. Il n’est plus necessaire de faire des comparaisons entre les differents politiques mais il est imperatif de reconnaitre que le travail doit etre l’affaire de tous.
Pour commencer le "Haere mai tama’a" devrait revenir dans la facon de vivre de tout le monde afin de retablir une bonne ouverture des esprits. C’est ce qui manque en politique. Nous ne pourrons plus continuer a etouffer nos moeurs car par la force des choses nous verrons que ceux qui dirigeront notre pays seront ceux qui aurons su manger autour de la meme table…celle des polynesiens…qui restera apparemment toujours acceuillante a ceux qui sauront accepter l’invitation.
Parahi,
Tara de Floride
jo 20 mai 2008 à 21:46
Je dirais même qu’ils en sont incapables …(les "politiques").
Ensuite j’adhère, j’approuve et j’applaudis et j’irais plus loin en me posant la question de l’utilité des partis politiques. Une fédération des maires, d’accord. Ils ont un mandat,à défaut de contrat, et sont assez facilement sanctionnés en cas de mécontentement. Et cela suffirait largement à notre "gouvernance".
Mais qui osera et pourra proposer une telle réforme de nos institutions?
Thierry 21 mai 2008 à 4:03
@ Papapenu: j’espère que l’Etat ne sera pas débile au point de ne pas respecter sa propre Constitution. On ne peut larguer un pays sans l’aval de la population concernée, et donc dans ce cas toutes les cartes sont du coté des polynésiens.
@ jo: cela ressemble fort à un conseil des Maires, mais cela ne résoud pas le problème de la représentativité ni des alliances. Des relations entre etats demandent à ce que les représentants et interlocuteurs soient clairement identifiés et identifiables d’où le problème des Etat occidentaux avec certains pays d’Afrique qui n’avaient pas de présidents ou ministres: discuter avec un groupement de chefs n’est pas comme discuter avec un ministre … Et s’asseoir sous un arbre (l’arbre de vérité ?), aussi flamboyant soit-il, pour discuter tous ensembles n’est pas non plus apprécié des représentants des Etats.
Tahiti aura besoin d’un président, de ministres, de conseillers, d’une Assemblée car il y a la notion de politique locale appliquée à la population (le maire) et celle plus large des mesures politiques pour l’ensemble du pays (les ministres, sous contrôle d’une parlement ou assemblée). L’inconvénient majeur est que les politiques ont été formés "à la française" et manquent cruellement d’imagination (comme un énarque ?? :-D). Répliquer la constitution français en l’état alors qu’on a mis 200 ans pour la stabiliser n’est pas génial non plus car la Constitution d’un pays doit reflèter (à mon avis) la réalité socio-politique du pays. Et c’est certainement pour cela qu’il y a tant de constitutions différentes à travers le monde.
alors dans l’ordre:
1- penser à un modèle de Constitution
2- prévoir une Révolution, plutôt Evolution (parcequ’une révolution nous fait revenir au point de départ mais plus loin dans le temps)
3- couper quelques têtes … heuuu, symboliquement bien sûr !! :-D
Nana
Papapenu 21 mai 2008 à 11:18
Iaorana Noindep ,
@ Thierry , a la lueur de ce qui se passe , mes instincts me chuchotent que l’Etat a decide de ne plus gater sa ”poupee de salon polynesienne ” en lui faisant partager les depenses pour jouer a ” la belle de nuit ” …….
Fa’a itoito
http://www.tahitiradiococotier.c...
Papapenu 21 mai 2008 à 11:18
Iaorana Noindep ,
@ Thierry , a la lueur de ce qui se passe , mes instincts me chuchotent que l’Etat a decide de ne plus gater sa ”poupee de salon polynesienne ” en lui faisant partager les depenses pour jouer a ” la belle de nuit ” …….
Fa’a itoito
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JO 21 mai 2008 à 20:50
@ Thierry
Drôle d’ordre, même dans le désordre!
Il y a une tendance dans l’histoire de la pensée et de l’action qui vise à débusquer les structures d’oppression et de domination où qu’elles se trouvent et à mettre en cause leur légitimité. Dans la mesure où elles ne peuvent se justifier, (ce qu’elles ne peuvent faire que très rarement) ne faudrait-il pas chercher une façon de les éliminer.
La plupart des structures d’oppression, hélas, ne sont pas reconnues comme telles, et lorsqu’elles sont mises en cause, le premier réflexe est de les présenter comme nécessaires .Il faut donc amener les gens à voir cette forme de domination et d’oppression et à se demander si elle est légitime. Comme on découvre vite que ce n’est pas le cas, n’est-il pas légitime de chercher des moyens de s’en défaire.
Est-ce l’anarchie ?
Cette tendance pourrait néanmoins convenir à bien d’autres, qui n’ont jamais pensé à s’afficher anarchistes et seraient scandalisés qu’on les identifie comme tels.
Elle pourrait même s’appliquer à des gens qui sont apparemment tout le contraire d’anarchistes.
Papapenu 22 mai 2008 à 8:30
Iaorana Noindep ,
Une bonne nouvelle anti-girouette pour notre fenua ;
Retournement de situation pour Justine TEURA : le glas sonne pour son siège de Représentante à l’Assemblée de Polynésie.
M. Jacky Bryant devrait donc rejoindre les bancs de l’hémicycle d’ici quelque temps .
http://www.tahitiradiococotier.c...
Hipa Kane 22 mai 2008 à 12:40
Vous avez lu les nouvelles, ils accorde 0% de crédibilité à cette info.
C’est vrai que pour Bouteau il aura fallu attendre 18 mois avant que la sentence ne tombe.
Tiens c’est marrant c’est la période que GTS a pour faire ses propositions à l’Etat.
Une nouvelle consultations des urnes dans 18 moi?
Y’en a marre!!!!
duconlajoi 22 mai 2008 à 14:09
Mais non, on n’en a pas marre.
Au contraire ça amuse tout le monde.
On ballade les drapeaux, on se réunit pour des bonnes soirées entre copains du même bord, on fait des tours de l’île, on assiste à des spectacles (gratuits), j’en passe… et des meilleurs.
Papapenu 23 mai 2008 à 12:19
Iaorana Noindep ,
GTS a l’oeuvre ; << Ses amis le disent zen. Il se positionne en rupture avec les idées de l’indépendantiste Oscar Temaru, mais aussi de l’autonomiste Gaston Flosse, qui "voulait plus de compétences pour avoir plus de sous", résume-t-il. "Ma démarche est tout autre. La page du nucléaire est tournée, et la Polynésie n’a pas besoin de plus d’argent, mais d’un véritable partenaire. Il est même normal que les aides de l’Etat diminuent pour que nous soyons économiquement autonomes." >>
Fa’aitoito
http://www.tahitiradiococotier.c...
E 23 mai 2008 à 20:44
il faut le censurer ce "papapenu" qui vient régulièrement faire sa pub pour son blog ou son forum
de son côté il ne se gêne pas de bloquer tout ce qui n’est pas du cirage de bottes
lèche c..
va
E 23 mai 2008 à 20:44
il faut le censurer ce "papapenu" qui vient régulièrement faire sa pub pour son blog ou son forum
de son côté il ne se gêne pas de bloquer tout ce qui n’est pas du cirage de bottes
lèche c..
va
Fanomaimua 26 mai 2008 à 11:59
Pour le Gouvernement local et le Gouvernement central, qu’elle est la véritable définition de « l’Autonomie » de la Polynésie Française ?
En politique, l’autonomie désigne l’indépendance d’un groupe ou d’une communauté et a pu prendre plusieurs sens :
« La théorie classique de la philosophie politique distingue surtout l’autonomie d’un pays dans une situation dans laquelle l’administration locale dispose de nombreux pouvoirs, par exemple en matière de culture, d’éducation, de développement économique, mais où elle dépend d’un autre pour certaines compétences, généralement les affaires étrangères, la défense et la monnaie. Voir autonomie territoriale et autodétermination.
Dès 1881, Paul Lafargue remarque la polysémie du terme :
« Il y a autant d’autonomies que d’omelettes et de morales : omelette aux confitures, morale religieuse ; omelette aux fines herbes, morale aristocratique ; omelette au lard, morale commerciale ; omelette soufflée, morale radicale ou indépendante, etc. L’Autonomie, pas plus que la Liberté, la Justice, n’est un principe éternel, toujours identique à lui-même ; mais un phénomène historique variable suivant les milieux où il se manifeste…
L’autonomie a pris un sens plus radical pour désigner les pratiques d’un courant politique basé sur l’action directe. Si le mouvement autonome contemporain est apparu dans les années 1970 en Italie puis en France et en Allemagne et a été repris par la suite par des auteurs comme Hakim Bey (TAZ) ou pm (bolo bolo), les premiers groupes, marxistes, se réclament d’un vieux principe, celui de l’autonomie ouvrière des anarcho-syndicalistes du début du xxe siècle, reprise aussi sous le terme d’autonomie prolétarienne.
Le mouvement autonome des années 1970 et 1980 dont n’est issu en partie qu’un groupe armé (Action directe) a, en revanche, beaucoup influencé les résistances nouvelles au capitalisme (des « alter-mondialistes » non violents aux black blocs, en passant par les squatters) qui se réclament souvent d’une Autonomie mise à l’absolu.
Enfin Cornelius Castoriadis, représentant éminent du courant théorique connu sous le nom de marxisme autonome, est connu pour avoir élaboré et promu une démarche d’auto-émancipation autonome visant à rompre avec l’imaginaire social construit sur la croyance en des autorités extra-sociales : Dieu, État, etc. (hétéronomie). »
Ainsi, suite à ces différentes définitions de l’Autonomie en politique (Wikipédia), suite au déplacement du Président de la Polynésie française Tong SANG en métropole , satisfait de n’avoir rien obtenu ( mis à part l’écoute des représentants du Gouvernement central), et suite au communiqué de la Présidence de la République qui précise que « l’Etat remplira ses missions dans le respect du statut d’autonomie de la Polynésie », il est intéressant pour la population polynésienne de connaître qu’elle est la définition exacte du Gouvernement local et du Gouvernement central concernant « l’Autonomie en Polynésie Française » , et surtout de connaître dans l’urgence la politique et les projets qui seront mis en place en fonction de leur définition de l’Autonomie.
Ensemble pour rendre chaque habitant de la Polynésie française libre et autonome dans une société équitable et harmonieuse, tout devient possible.
Hinano BESSALEM
Blog : http://www.polynesiefrancaise.fr
Fanomaimua 26 mai 2008 à 11:59
Pour le Gouvernement local et le Gouvernement central, qu’elle est la véritable définition de « l’Autonomie » de la Polynésie Française ?
En politique, l’autonomie désigne l’indépendance d’un groupe ou d’une communauté et a pu prendre plusieurs sens :
« La théorie classique de la philosophie politique distingue surtout l’autonomie d’un pays dans une situation dans laquelle l’administration locale dispose de nombreux pouvoirs, par exemple en matière de culture, d’éducation, de développement économique, mais où elle dépend d’un autre pour certaines compétences, généralement les affaires étrangères, la défense et la monnaie. Voir autonomie territoriale et autodétermination.
Dès 1881, Paul Lafargue remarque la polysémie du terme :
« Il y a autant d’autonomies que d’omelettes et de morales : omelette aux confitures, morale religieuse ; omelette aux fines herbes, morale aristocratique ; omelette au lard, morale commerciale ; omelette soufflée, morale radicale ou indépendante, etc. L’Autonomie, pas plus que la Liberté, la Justice, n’est un principe éternel, toujours identique à lui-même ; mais un phénomène historique variable suivant les milieux où il se manifeste…
L’autonomie a pris un sens plus radical pour désigner les pratiques d’un courant politique basé sur l’action directe. Si le mouvement autonome contemporain est apparu dans les années 1970 en Italie puis en France et en Allemagne et a été repris par la suite par des auteurs comme Hakim Bey (TAZ) ou pm (bolo bolo), les premiers groupes, marxistes, se réclament d’un vieux principe, celui de l’autonomie ouvrière des anarcho-syndicalistes du début du xxe siècle, reprise aussi sous le terme d’autonomie prolétarienne.
Le mouvement autonome des années 1970 et 1980 dont n’est issu en partie qu’un groupe armé (Action directe) a, en revanche, beaucoup influencé les résistances nouvelles au capitalisme (des « alter-mondialistes » non violents aux black blocs, en passant par les squatters) qui se réclament souvent d’une Autonomie mise à l’absolu.
Enfin Cornelius Castoriadis, représentant éminent du courant théorique connu sous le nom de marxisme autonome, est connu pour avoir élaboré et promu une démarche d’auto-émancipation autonome visant à rompre avec l’imaginaire social construit sur la croyance en des autorités extra-sociales : Dieu, État, etc. (hétéronomie). »
Ainsi, suite à ces différentes définitions de l’Autonomie en politique (Wikipédia), suite au déplacement du Président de la Polynésie française Tong SANG en métropole , satisfait de n’avoir rien obtenu ( mis à part l’écoute des représentants du Gouvernement central), et suite au communiqué de la Présidence de la République qui précise que « l’Etat remplira ses missions dans le respect du statut d’autonomie de la Polynésie », il est intéressant pour la population polynésienne de connaître qu’elle est la définition exacte du Gouvernement local et du Gouvernement central concernant « l’Autonomie en Polynésie Française » , et surtout de connaître dans l’urgence la politique et les projets qui seront mis en place en fonction de leur définition de l’Autonomie.
Ensemble pour rendre chaque habitant de la Polynésie française libre et autonome dans une société équitable et harmonieuse, tout devient possible.
Hinano BESSALEM
Blog : http://www.polynesiefrancaise.fr
Papacrabe 26 mai 2008 à 13:07
Non, non il ne faut pas censurer Papapenu… Mettre ses idées au débat, permettre à chacun de rebondir, contredire, réfléchir, que l’on soit ici, sur Radio Cocotier ou sur le Forum NOETN, c’est toujours bon pour les neurones, pour la conception du développement (car on s’aperçoit, dès que l’on fait un peu abstraction des considérations partisanes et dogmatiques, qu’il n’y a pas tant de distances entre les démocrates et les progressistes, qu’ils soient encartés dans un coin ou dans un autre).
L’échange et la réflexion permet de faire émerger une nouvelle génération de citoyens engagés, jeunes, tolérants, travailleurs, et plus humbles que leurs ainés.
Au-delà des partis, avec tout le respect qui est dû aux anciens, c’est le renouvellement de la classe politique qui nous permettra de devenir constructif et raisonnable, individuellement et collectivement !!!
Donc, vive Noindep, vive Papapenu, et vive Papacrabe !
wakrap 28 mai 2008 à 12:49
Que de contre vérités écrites, et je ne parle pas de la soupe wikipédienne franchouille en copie collé rédigée par je ne sais quel groupuscule genre LCR qui ose parler d’autonomie en niant le droit de propriété. J’ai rarement lu un tel concentré de sophismes.
Comme d’hab, Jo a bien saisi le problème de structure oppressive; qu’elle se nomme Etat ou Territoire est sans importance.
La mondialisation n’est pas une affaire d’Etat mais simplement la liberté INDIVIDUELLE de commerce. C’est au contraire le recul des Etats et des structures règlementaires.
Vous voulez plonger dans la mondialisation, alors c’est le recul de l’Etat et du Territoire et de l’autonomie qu’il faut chercher . C’est la Liberté qu’il faut réclamer et non la liberté d’un peuple mais celle de chacun.
Pour Hinano : parler de philosophie politique me fait grandement sourire, j’y vois comme une contradiction.
D’autre part les constitutions n’existent que pour garantir les droits des individus face au pouvoir. Cette notion a suivi l’erreur de Montesquieu qui a théorisé la séparation des pouvoirs sans appréhender le fait que cette séparation n’avait de sens que dans les structures féodales et non démocratiques, car tous les pouvoirs se retrouvent alors dans les seuls partis politiques qui détiennent le monopole de la représentation.
C’est la seule et unique fonction "légitime" des constitutions. C’est la raison qui fait qu’on les a imaginées.
Point n’est besoin d’une constitution pour organiser les structures étatiques, des lois suffisent, l’Etat détenant le monopole de la force. Leur inscription dans les constitutions les fragilisent ces constitutions et donnent une justification grave pour les modifier au détriment de nos libertés individuelles.