SONDAGE : Election du président de la Polynésie française au suffrage universel direct

Par Noindep • 13 May 2008

Bruno Sandras semble avoir trouvé la faille de notre système. Il déclare dans un interview sur RFO Polynésie (dimanche 12 mai 2008), “Aujourd’hui, la France a accepté (ndlr, dans le statut d’autonomie) que le président de la Polynésie soit une institution à lui tout seul (…) Allons jusqu’au bout de la logique, faisons l’élection du président au suffrage universel.”

Il est en effet à l’heure actuel possible d’insérer ce type de clause, ce qui passe obligatoirement par une révision de statut et de la loi organique de février 2004, et donc par la promulgation d’élection anticipée. ENCORE ! Je vois mal la population retournée aux urnes.

Etes-vous favorable à l’élection du président de la Polynésie française au suffrage universel direct ? En quoi cela apporterait-il de la stabilité politique à notre pays ?

Commentaires

Par Thierry le 13 May 2008 at 10:40

Le statut du Président actuel, tout comme l’utilisation du terme "gouverner" au lieu de "administrer", semble le placer comme une institution d’après Bruno Sandras. Qu’il soit élu au suffrage indirect, indrect, par un collège d’électeurs … en quoi cela stabiliserait le pays ? Le Président nomme les ministres, puis il tente d’appliquer une politique. Et comme on n’est pas dans un régime présidentiel mais dans un régime où l’AT adopte les lois de pays (88. Considérant qu’aux termes de l’article 139 de la loi organique : " L’assemblée de la Polynésie française adopte des actes prévus à l’article 140 dénommés "lois du pays" et des délibérations "), une élection au suffrage direct du Président est inutile. Ce n’est pas le statut du Président qui est source d’instabilité mais le mode de fonctionnement des politiques locaux dans la course au retournement de pareo.

Que ferais un président élu par les citoyens face à une Assemblée de l’opposition ? Pas grand chose. On serait dans la même situation qu’aujourd’hui SAUF que le Président ne changerait pas, même en cas de dépôt de motion. Un Président inamovible, inattaquable (immunité) qui regarderait d’en haut la foire d’empoigne de l’AT ??

Ce n’est pas le statut du Président qui amène l’instabilité mais la non maturité des conseillers à l’AT. Ce n’est pas son statut qui amène l’instabilité mais le fait que la Présidence veuille contrôler tous les rouages à tahiti. On pourrait se poser ici la question de la séparation des pouvoirs, du court-circuitage de l’administration, du manque de confiance qui est accordé aux fonctionnaires territoriaux dans leur boulot …

Que les conseillers arrêtent d’être de jeunes chiens fous, et la stabilité viendra d’elle même. Sans changer encore une fois de statut, de mode d’élection ou autre.

Par Thierry le 13 May 2008 at 10:40

Le statut du Président actuel, tout comme l’utilisation du terme "gouverner" au lieu de "administrer", semble le placer comme une institution d’après Bruno Sandras. Qu’il soit élu au suffrage indirect, indrect, par un collège d’électeurs … en quoi cela stabiliserait le pays ? Le Président nomme les ministres, puis il tente d’appliquer une politique. Et comme on n’est pas dans un régime présidentiel mais dans un régime où l’AT adopte les lois de pays (88. Considérant qu’aux termes de l’article 139 de la loi organique : " L’assemblée de la Polynésie française adopte des actes prévus à l’article 140 dénommés "lois du pays" et des délibérations "), une élection au suffrage direct du Président est inutile. Ce n’est pas le statut du Président qui est source d’instabilité mais le mode de fonctionnement des politiques locaux dans la course au retournement de pareo.

Que ferais un président élu par les citoyens face à une Assemblée de l’opposition ? Pas grand chose. On serait dans la même situation qu’aujourd’hui SAUF que le Président ne changerait pas, même en cas de dépôt de motion. Un Président inamovible, inattaquable (immunité) qui regarderait d’en haut la foire d’empoigne de l’AT ??

Ce n’est pas le statut du Président qui amène l’instabilité mais la non maturité des conseillers à l’AT. Ce n’est pas son statut qui amène l’instabilité mais le fait que la Présidence veuille contrôler tous les rouages à tahiti. On pourrait se poser ici la question de la séparation des pouvoirs, du court-circuitage de l’administration, du manque de confiance qui est accordé aux fonctionnaires territoriaux dans leur boulot …

Que les conseillers arrêtent d’être de jeunes chiens fous, et la stabilité viendra d’elle même. Sans changer encore une fois de statut, de mode d’élection ou autre.

Par Thierry le 13 May 2008 at 10:40

Le statut du Président actuel, tout comme l’utilisation du terme "gouverner" au lieu de "administrer", semble le placer comme une institution d’après Bruno Sandras. Qu’il soit élu au suffrage indirect, indrect, par un collège d’électeurs … en quoi cela stabiliserait le pays ? Le Président nomme les ministres, puis il tente d’appliquer une politique. Et comme on n’est pas dans un régime présidentiel mais dans un régime où l’AT adopte les lois de pays (88. Considérant qu’aux termes de l’article 139 de la loi organique : " L’assemblée de la Polynésie française adopte des actes prévus à l’article 140 dénommés "lois du pays" et des délibérations "), une élection au suffrage direct du Président est inutile. Ce n’est pas le statut du Président qui est source d’instabilité mais le mode de fonctionnement des politiques locaux dans la course au retournement de pareo.

Que ferais un président élu par les citoyens face à une Assemblée de l’opposition ? Pas grand chose. On serait dans la même situation qu’aujourd’hui SAUF que le Président ne changerait pas, même en cas de dépôt de motion. Un Président inamovible, inattaquable (immunité) qui regarderait d’en haut la foire d’empoigne de l’AT ??

Ce n’est pas le statut du Président qui amène l’instabilité mais la non maturité des conseillers à l’AT. Ce n’est pas son statut qui amène l’instabilité mais le fait que la Présidence veuille contrôler tous les rouages à tahiti. On pourrait se poser ici la question de la séparation des pouvoirs, du court-circuitage de l’administration, du manque de confiance qui est accordé aux fonctionnaires territoriaux dans leur boulot …

Que les conseillers arrêtent d’être de jeunes chiens fous, et la stabilité viendra d’elle même. Sans changer encore une fois de statut, de mode d’élection ou autre.

Par Maharepa le 13 May 2008 at 12:30

Les remarques du commentaire 1 de Thierry sont pertinentes. L’instabilité du pays vient de l’APF. L’instabilité vient du comportement égoïste et d’intérêt personnel de certains élus de l’APF. Ces élus n’aspirent qu’à utiliser les moyens publics pour satisfaire des intérêts personnels, familiaux ou des électeurs de leur île de résidence. Nous avons encore beaucoup d’élus qui raisonnent en logique de moyens et de moyens seuls. L’élection du président du pays au suffrage universel n’est donc pas une bonne réponse à un problème qui relève du niveau comportemental, moral et des convictions des hommes et des femmes politiques.

Ceci dit, le principe de l’élection du président du pays au suffrage universel est en soi une idée intéressante. Elle donnerait une légitimité à une personne qui sera chargée de représenter et de rendre compte au peuple.

Mais que peut donner un président stable si l’assemblée est instable ? Cela conduirait à la cohabitation lorsque les options politiques des deux institutions ne se correspondent plus. Auquel cas, il faudrait un premier ministre qui puisse appliquer la politique de la majorité parlementaire. C’est exactement la cohabitation que la France a connue ces dernières années.

Mais là aussi, ne rêvons pas !! Bien avant Sandras, d’autres ténors politiques locaux avaient déjà évoqué publiquement la chose. La réponse de Paris est catégorique : il est constitutionnellement impossible qu’une collectivité de la République puisse élire son chef de l’éxécutif au suffrage. Le seul président qui puisse être élu au suffrage universel est le président de la république.

Par Maharepa le 13 May 2008 at 12:30

Les remarques du commentaire 1 de Thierry sont pertinentes. L’instabilité du pays vient de l’APF. L’instabilité vient du comportement égoïste et d’intérêt personnel de certains élus de l’APF. Ces élus n’aspirent qu’à utiliser les moyens publics pour satisfaire des intérêts personnels, familiaux ou des électeurs de leur île de résidence. Nous avons encore beaucoup d’élus qui raisonnent en logique de moyens et de moyens seuls. L’élection du président du pays au suffrage universel n’est donc pas une bonne réponse à un problème qui relève du niveau comportemental, moral et des convictions des hommes et des femmes politiques.

Ceci dit, le principe de l’élection du président du pays au suffrage universel est en soi une idée intéressante. Elle donnerait une légitimité à une personne qui sera chargée de représenter et de rendre compte au peuple.

Mais que peut donner un président stable si l’assemblée est instable ? Cela conduirait à la cohabitation lorsque les options politiques des deux institutions ne se correspondent plus. Auquel cas, il faudrait un premier ministre qui puisse appliquer la politique de la majorité parlementaire. C’est exactement la cohabitation que la France a connue ces dernières années.

Mais là aussi, ne rêvons pas !! Bien avant Sandras, d’autres ténors politiques locaux avaient déjà évoqué publiquement la chose. La réponse de Paris est catégorique : il est constitutionnellement impossible qu’une collectivité de la République puisse élire son chef de l’éxécutif au suffrage. Le seul président qui puisse être élu au suffrage universel est le président de la république.

Par Maharepa le 13 May 2008 at 12:30

Les remarques du commentaire 1 de Thierry sont pertinentes. L’instabilité du pays vient de l’APF. L’instabilité vient du comportement égoïste et d’intérêt personnel de certains élus de l’APF. Ces élus n’aspirent qu’à utiliser les moyens publics pour satisfaire des intérêts personnels, familiaux ou des électeurs de leur île de résidence. Nous avons encore beaucoup d’élus qui raisonnent en logique de moyens et de moyens seuls. L’élection du président du pays au suffrage universel n’est donc pas une bonne réponse à un problème qui relève du niveau comportemental, moral et des convictions des hommes et des femmes politiques.

Ceci dit, le principe de l’élection du président du pays au suffrage universel est en soi une idée intéressante. Elle donnerait une légitimité à une personne qui sera chargée de représenter et de rendre compte au peuple.

Mais que peut donner un président stable si l’assemblée est instable ? Cela conduirait à la cohabitation lorsque les options politiques des deux institutions ne se correspondent plus. Auquel cas, il faudrait un premier ministre qui puisse appliquer la politique de la majorité parlementaire. C’est exactement la cohabitation que la France a connue ces dernières années.

Mais là aussi, ne rêvons pas !! Bien avant Sandras, d’autres ténors politiques locaux avaient déjà évoqué publiquement la chose. La réponse de Paris est catégorique : il est constitutionnellement impossible qu’une collectivité de la République puisse élire son chef de l’éxécutif au suffrage. Le seul président qui puisse être élu au suffrage universel est le président de la république.

Par petronille le 14 May 2008 at 19:01

Bien-sûr la seule éléction au sufrage universel dans notre république est celle du président de la république
Il faut revoir l’histoire de la France our savoir que ce mode d’élection a demandé à la france du temps des efforts
Sommes nous prêts?

Par Hipa Kane le 15 May 2008 at 17:11

Election au sufrage universel ou non, cela ne changera rien.
Ce qu’il nous faut, c’est un renouvellement de la classe politique. Les vieux (comprenez tous ceux issus du Tahoeraa canal historique et du Tavini) doivent lever le pied et les jeunes se mouiller un peu plus la chemise.

Par MOATITOPAEFARE le 17 May 2008 at 9:08

Vous aviez tous raisons, que ce soit Tahoeraa, Tavini, Totatou ai’a, ou autres parties politiques.
Dans le système de politique, avoir des élections au sufrage universel ou une institution pour le Président à lui tout seul. Ou trouvons nous l’instabilité du pays?
Est ce qu’il faut un renouvellement politique?
Regardez bien, en 1mois, il y a eu 2 Remaniement ministériel, ou allons nous? Oh pardon, ce n’est pas un remaniement."""""?????????""""""
Etre Président du gouvernement est une chose, mais pour être un Président élu au suffrage universel est une autre.
Le retour des urnes pour la population maohi est une très grande connerie."Plus personne ira voter, à l’avenir."
Comment pourrions nous retourner aux urnes avec tous ceux qui se passent?
Comment faire un renouvellement de la classe politique, si tous les partis politiques recrutent que des xenophobes, soif de l’argent du public "contribuables", des MAU AURI, le cousin, le frère, la soeur, de MEA MA etc….
Où est donc le partie politique honnête,il n’y a aucun…..
Ils sont tous pareils.
Le Président de la République actuel donnera tout ce que le Président de la Polynesie actuel voudra. Comme le temps de Mr Flosse avec CHICHI, vous pensez pas?
Il fut un temps, c’est la vie en rose, laissant là aux autres aussi.
Du moment que les prochaines élections pour le Président de la République ne seront plus en faveur de Mr Sarko.
Mauruuru

Par MOATITOPAEFARE le 17 May 2008 at 9:08

Vous aviez tous raisons, que ce soit Tahoeraa, Tavini, Totatou ai’a, ou autres parties politiques.
Dans le système de politique, avoir des élections au sufrage universel ou une institution pour le Président à lui tout seul. Ou trouvons nous l’instabilité du pays?
Est ce qu’il faut un renouvellement politique?
Regardez bien, en 1mois, il y a eu 2 Remaniement ministériel, ou allons nous? Oh pardon, ce n’est pas un remaniement."""""?????????""""""
Etre Président du gouvernement est une chose, mais pour être un Président élu au suffrage universel est une autre.
Le retour des urnes pour la population maohi est une très grande connerie."Plus personne ira voter, à l’avenir."
Comment pourrions nous retourner aux urnes avec tous ceux qui se passent?
Comment faire un renouvellement de la classe politique, si tous les partis politiques recrutent que des xenophobes, soif de l’argent du public "contribuables", des MAU AURI, le cousin, le frère, la soeur, de MEA MA etc….
Où est donc le partie politique honnête,il n’y a aucun…..
Ils sont tous pareils.
Le Président de la République actuel donnera tout ce que le Président de la Polynesie actuel voudra. Comme le temps de Mr Flosse avec CHICHI, vous pensez pas?
Il fut un temps, c’est la vie en rose, laissant là aux autres aussi.
Du moment que les prochaines élections pour le Président de la République ne seront plus en faveur de Mr Sarko.
Mauruuru

 

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