Le mot "Maohi"

Par Mana • 8 May 2008

La culture est un des points que je respecte, ceux qui me connaissent le savent. Ce matin en me levant, j’ai lu un de mes e-mails d’un certain Hitiroa, je ne le connais ni d’Adams ni d’Eve mais son mail m’a interpellé, J’ai voulus partager son avis et le mien avec vous, pour voir ce que vous en pensez…

Nos étudiants méritent mieux.

Hargous, Bredin et autres estampillés “Maohi” à leur tour par RFO. Quel mépris pour la jeunesse estudiantine ! Encore plus fort! Après les combattants tahitiens, nos étudiants en Métropole sont estamplillés “Maohi” au journal en tahitien du lundi soir. Les Maohi, polynésiens d’aujourd’hui ? Et pourquoi pas les Gaulois, français d’aujourd’hui ? Ne nous sommes-nous pas trompés de siècle? Cela peut paraître anachronique mais on nous jure que c’est très tendance. Nous sommes au 3ème millénaire. Il n’y a plus d’indigènes, ni de Gaulois. Nous ne vivons pas au présent-composé mais pleinement au présent. Il faut à présent grandir et s’identifier, comme le font tous les peuples, à son pays Tahiti ou la Polynésie. Nous sommes Tahitiens ou Polynésiens. PORINETIA est la traduction incontestée de Polynésie. Par conséquent, un étudiant polynésien se dit logiquement piahi (no) porinetia. S’il s’agit d’un étudiant tahitien en France, on traduira par piahi (no) Tahiti i Farani. Il n’est pas nécessaire d’être plus fort qu’un élève de 10 ans pour le comprendre. Ou alors on est intellectuellement malhonnête pour refuser l’évidence et persister dans l’erreur. Le mensonge à soi-même et aux générations futures continue. On leur visse dans le crâne qu’un maohi est un polynésien français. Ils croient détenir la vérité vraie avec leur clé USB en main. Au nom de quoi sont-ils estampillés “Maohi” ? Au nom de quelle idéologie ? Il faut en finir avec ce mensonge qui perdure car maohi signifie tout simplement INDIGENE. >Nous ne lui connaissons aucune frontière. Cette traduction dérange, écorche les oreilles susceptibles. Un indigène est un indigène. Il faut dire les choses crûment. Il est inutile de lui trouver de doux euphémismes du genre polynésien ou autres.

Nous serions vraiment curieux de savoir comment RFO Martinique désigne les étudiants martiniquais en Métropole. Sont-ils des Nègres ou des Martiniquais en France ? Pourquoi serions-nous des Indigènes de Polynésie en France ? Franchement, nos étudiants tahitiens et polynésiens méritent plus de considération. Identifions-les à leur pays !

Hiti Roa

Monsieur,

Je suis étudiant en métropole et je ne me sens aucunement offensé par cela, bien au contraire. Vous vous trompez lorsque vous comparez le mot « maohi » au mot gaulois : comparons ce qui est comparable. Nous sommes de culture maohi, autant que les Néo-zélandais d’origine sont des maoris. Ils ne se sentent pas offensés et traités d’indigènes, ils sont fièrs de leur culture ; autant que nous le sommes

Le mot maohi rassemble et unit tous les archipels derrière une même idéologie, une culture particulière, pas forcément d’antan. Il est certain que nous n’avons pas la même sensibilité aux choses, c’est ce que j’appelle la culture… Maohi.

Ce mot ne signifie pas non plus indigène, il parle à tous les polynésiens. N’est-il pas arrogant que de parler de Piahi no Tahiti, alors qu’il existe des Marquisiens, des Paumotu et des Raromatai étudiant en France ? Quant au mot Porinetia, ce n’est qu’une pale copie de « Polynésie » transcrit en tahitien, il ne représente aucunement ce que l’on ressent.

Vous semblez sous-entendre dans vos paroles que les polynésiens vivent dans le passé. Sachez que ma vision des choses est différente. Un européen garde un cap et regarde droit devant lorsqu’il navigue, alors qu’un polynésien regarde son sillage au loin pour voir s’il va droit ou pas… C’est ainsi que nous avons « mua » = devant et « muri » = derrière dans l’espace, alors que dans le temps « i mua » = dans le passé et « i muri » = le futur ce qui ne pourrait pas être compris par un esprit Français.

« Te peu maohi », c’est toutes les actions émises pour démarquer notre culture de celle des autres, et c’est pour cela qu’il ne faut pas être choqué que RFO nous appelle ainsi, car nous le sommes dans l’âme, des Maohis. Voyez les yeux pleins de joie et de bonheur, lorsqu’au rassemblement des étudiants polynésiens, nous dansons, nous chantons, n’est ce pas une expression de la culture maohi ? Ni revisitée, ni mis à jour, c’est ça être polynésien en France. Et c’est ainsi que nous pouvons évoluer dans un pays qui nous est étranger. Il ne faut pas avoir peur du mot maohi, ni le craindre, il faut en être fier.

Je ne comprends pas votre point de vue et c’est pour cette raison que je vous réponds.

Cordialement,

Mana

Commentaires

Par moana'ura walker le 8 May 2008 at 9:10

le mal-être de Hiti roa resulte du fameux "complexe du colonisé" ou de "l’aculturé".

pour mieux nous convertir les colonisateurs-missionnaires ont manipulé notre "amour prore" pour nous rendre honteux de nous-même càd de nos racines ethniques et culturelles, et certaines familles polynésiennes d’aujourdhui en portent encore les stigmates (complexe raciale et difficulté de se fondre dans le model occidental).

je suis d’accord avec toi Mana, en revisitant notre histoire avec nos propres yeux, et en regardant comment vivaient les autres peuples aux mêmes époques, et bien on se rend vite compte de la supercherie des christiano-colonisateurs, rendons leur ce "complexe" et reprenons notre vraie dignité d’antan.

Par moana'ura walker le 8 May 2008 at 9:10

le mal-être de Hiti roa resulte du fameux "complexe du colonisé" ou de "l’aculturé".

pour mieux nous convertir les colonisateurs-missionnaires ont manipulé notre "amour prore" pour nous rendre honteux de nous-même càd de nos racines ethniques et culturelles, et certaines familles polynésiennes d’aujourdhui en portent encore les stigmates (complexe raciale et difficulté de se fondre dans le model occidental).

je suis d’accord avec toi Mana, en revisitant notre histoire avec nos propres yeux, et en regardant comment vivaient les autres peuples aux mêmes époques, et bien on se rend vite compte de la supercherie des christiano-colonisateurs, rendons leur ce "complexe" et reprenons notre vraie dignité d’antan.

Par hans le 8 May 2008 at 18:57

Avant de s’offusquer de l’utilisation d’un mot et d’y trouver une quelconque idéologie encore faudrait-il en connaitre l’exacte signification. J’ai cherché dans le dictionnaire de l’Académie Tahitienne et j’ai trouvé que maohi signifie bien indigène. Alors je ne comprends pas comment ce mot aurait pris une connotation péjorative, susceptible de déranger et d’écorcher les oreilles.
Même au 3eme millénaire il y encore partout des indigènes, mais bien sûr il n’y plus de gaulois. Il y aura par contre encore longtemps en Alsace des indigènes alsaciens et aux Marquises des indigènes marquisiens, tout comme des cultures locales, autrement dites indigènes. Jaurès d’ailleurs a utilisé ce mot à propos d’une revendication autonomiste en Alsace-Lorraine: "… la condition d’un puissant mouvement d’autonomie était une politique de large démocratie faisant une juste part à tous les éléments d’Alsace-Lorraine, sans distinction d’origine nationale, d’immigrés et indigènes.( Eur. incert., 1914, p. 274). Et personne en Alsace-Lorraine n’y a relevé de complexe de colonisateur, de colonisé ou racial, d’idée d’aculturation, de honte ou d’amour propre manipulé, et personne non plus ne s’est senti offensé.
Ainsi un étudiant espagnol ou tahitien à Montpelier ne pourra pas se prévaloir d’être un indigène puisqu’il n’est pas originaire du pays où il habite.
Laissons aux personnes originaires de l’endroit où ils habitent le privilège de se dire indigène ou maohi.

Une question pourtant me tarabuste, car je n’ai trouvé de réponse nulle part, à savoir comment les "maohi" (faut-il mettre un "s"?) appelaient la Polynésie « i mua » = dans le passé

Par poreho le 8 May 2008 at 19:11

hihihi aita paha e tehe hia te ohi to hitiroa… aita tona mero e ma…. hihihi , aue!!!! je pense que que hitiroa, ne veut plus s’identifier a ses ancestres, il veut plutot etre reconnu comme un polynesien Francais!! comme les arabes francais, ou les africains francais… bref fier d’etre un "WANA BE" comme on dit en anglais, un noix de coco vulgairement , cocolat dehors et blanc dedans…
tout a fait d’accord avec Moanaura… d’ailleurs je renvoie a la lecture du dernier article de simone Grand dans le tahiti Pacifique "archipel de l’ingratitude" , et si il veut soigner son mal etre , je le conseil de lire le livre de Simone Grand " Tahua, tohunga.." excellente ouvrage sur la guerrison du mal etre du spirituelle avec des temoignages surprenants, des analyses d’une tres grande richesse, et qui repond tout a fait a la question soulevé par Hitiroa… incroyable qu’il signe Hitiroa, il aurait du demandé a papa maman de l’appeller Jean!!! hahaha,
Mana si t’es sympa, touche un mot a " Vive la colonisation" alias noindep, il a refusé de publier un de mes commentaires, c’est pas avec des oeilleres qu’il va faire avancer le débat !!! hahaha, en tout cas bravao Mana! c’est article est revelateur d’un veritable mal etre chez nos jeunes qui merite d’etre soulevé et partagé comme tu viens de le faire!!

Maururu roa!!

Par hina varua le 8 May 2008 at 22:59

hihihi quand on voit les pubs de carrefour a la télé!! il y a de quoi pas vouloir etre Maohi!! on nous prend vraiment pour démeurés!! On comprend l’attitude de Hirotea euh pardon hitiroa, on nous prend pour des indigenes !!! si ca c’est pas une pub degradant et raciste du maohi….Racisme corpomentaliste comme dirais certains!!

Par Mana le 9 May 2008 at 2:29

Pour répondre à ta question Hans, il me semble qu’il n’y avait pas de mot pour définir la Polynésie car elle n’existait pas. Les limites de la Polynésie française sont arbitraires, ainsi nous pouvons nous délimiter par archipels (par rapport aux langues surtout). Il y avait de la communication entre les archipels ça nous le savons, et même plus loin que dans les archipels de la Polynésie française (Iles Cook, Fidji, Hawaii) mais de là à ce qu’il y ait une union réelle comme il existe aujourd’hui (pour la Polynésie Française).

Pour dire qu’aujourd’hui, grâce à la conférence sur « Te ra’i o te ao ma’ohi », on s’accorde à dire « Te ao maohi » pour la Polynésie (dixit Oscar Temaru). Je suis assez d’accord avec cette traduction, plus que « Porinetia »

Pour ce qui est du « s » à la fin de « ma’ohi » en français, on dit « les maoris » donc bon… Comme le mot ma’ohi n’a pas été encore transcrit dans mon correcteur d’orthographe Word…

Je tiens à dire que Hitiroa n’a toujours pas répondu à mon e-mail. J’aurais espéré un débat.

Par poreho le 9 May 2008 at 10:26

Mana ia ora na ,

maururu de m’avoir publié,
Pour la designation de l’espace occupé par le Maohi, il se referait a l’espace maritime, bcp plus vaste " Te moana nui a Hiva" un peu la ZEE aujourd’hui , et puis il avait l’espace spirituel et aerien, les 10 ciels de Tane, tu auras des reponses dans le livre de Teuira Henry, Tahiti aux temps anciens, avec les noms des maraes qui delimitent l’espace spirituel : Taputapuatea, vaiotaha, matairea…nuuroa il me semble…

et tu sais bien le peuple Maohi s’etendait jusqu’a Tonga en passant par les samoas, les rarotoa, l’ile de Rotuma aux fidgis, Teaotearoa ( NZ) Hawaii, iles de paques, meme a se demander si les indiens d’amerique du nord n’aurait pas des liens sanguins …tres grand peuple de voyageurs, de quoi etre fier…..

pour ma part il vaut mieux etre maohi ( originaire du pays) ( dont le ohi est propre) que d’etre un vagabond sdf , voir un envahisseur….

dans leur cosmogonie, les tupuna ma’ohi avaient nommé leur espace vitale : te moana nui o Hiva,
ou autre variante : ka moananui a Kiwa.
il est interessant de noter qu’ils englobaient l’océan en tant que lieu d’existance.

cette espace correspond à celui que les occidentaux ont baptisé le "triangle polynésien", ou encore le "continent liquide".

Par hina varua le 9 May 2008 at 15:30

Il me semble le premier a utilisé le terme Maohi, pour designer les individus de notre peuple fut Henri Hiro dans les années 80,lors de la renaissance culturelle.. avant cela on se referait a Taata Tahiti ,taata Huahine, Taata no rurutu , ….etc

Par hina varua le 9 May 2008 at 15:30

Il me semble le premier a utilisé le terme Maohi, pour designer les individus de notre peuple fut Henri Hiro dans les années 80,lors de la renaissance culturelle.. avant cela on se referait a Taata Tahiti ,taata Huahine, Taata no rurutu , ….etc

Par able le 10 May 2008 at 23:55

‘Ia ora na .
MAOHI : Natif de Polynésie centrale ou orientale .’ MA ‘ qui signifie " pur , propre , digne " , représente , selon le linguiste Duro Raapoto :
" l’affirmation de l’être dans toute sa force , dans toute sa plénitude , dans toute son exigence . Etre ‘ MA ‘ , c’est d’avoir une place d’homme libre , parmi les hommes libres . Quant à ‘ OHI ‘ , il désigne un rejeton qui à déjà ses racines , lui assurant une certaine autonomie de vie , tandis qu’il est toujours relié à la tige mère .Le ‘ MAOHI ‘ , c’est alors le rejeton ou l’être qui se nourrit de sa terre maternelle , natale , dans laquelle il plonge ses racines , qui se rattache à elle tout en restant libre et autonome "
_ Je trouve cette définition tout a fait exacte …
Parahi !

Par able le 10 May 2008 at 23:55

‘Ia ora na .
MAOHI : Natif de Polynésie centrale ou orientale .’ MA ‘ qui signifie " pur , propre , digne " , représente , selon le linguiste Duro Raapoto :
" l’affirmation de l’être dans toute sa force , dans toute sa plénitude , dans toute son exigence . Etre ‘ MA ‘ , c’est d’avoir une place d’homme libre , parmi les hommes libres . Quant à ‘ OHI ‘ , il désigne un rejeton qui à déjà ses racines , lui assurant une certaine autonomie de vie , tandis qu’il est toujours relié à la tige mère .Le ‘ MAOHI ‘ , c’est alors le rejeton ou l’être qui se nourrit de sa terre maternelle , natale , dans laquelle il plonge ses racines , qui se rattache à elle tout en restant libre et autonome "
_ Je trouve cette définition tout a fait exacte …
Parahi !

Par Thierry le 12 May 2008 at 2:48

Petite discussion sympa à lire, les références à Duro, un peuple qui cherche à reconquérir son identité perdue suite à la présence française … c’est le propre de la recherche identitaire, revisiter et revoir son histoire propre. Si j’ai compris, la discussion est venue de par l’utilisation de RFO du terme Maohi pour désigner les étudiants polynésiens qui sont en France. L’erreur est d’utiliser un terme qui désigne un peuple ayant une culture, une histoire, un vécu pour désigner un groupe particulier que sont les étudiants. Dans ce cas, comment appeler les demis ou les étudiants dont les parents sont de france? faut-il les inclures dans le terme Maohi ou fera-t-on ici encore ue distinction entre Maohi "de souche" et les autres ? En quoi un étudiant dont les parents sont originaires de France, qui est né à Tahiti mais qui n’a pas de trace de sang Maohi dans les veines serait-il différent d’un étudiant Maohi. Il aura les mêmes galères, les mêmes envies d’aller au bringues, l’envie de retrouver la chaleur et l’ambiance du Pays, de ce qu’il a toujours connu.

Il ne s’agit pas de parler d’indigènes, de vivre dans le passé (et en passant on ne peut savoir où l’on va que si on a une connaissance de son passé. Mais c’est juste une vision …), un rejet ou identification à ses ancêtres mais de l’usage d’un terme. Polynésiens convient mieux à mon sens, sans connotation colonialiste (voir le Polynesian Cultural Center à Hawaii), pour la définition des étudiants de Polynésie. Après il y aura les affinités entre étudiants à savoir si l’on vient des australes, des Marquises, de Tahiti … mais ce sont en premiers des étudiants polynésiens, qu’ils soient popaas, demis, tahitiens …

Par Mana le 12 May 2008 at 8:14

C’est pour cela que l’on élargit le terme “Ma’ohi” à toutes les personnes qui ressentent la même sensibilité, non pas à la langue, non pas à la couleur de peau, simplement les valeurs de notre société.

Merci pour vos commentaires, j’ai beaucoup appris. Même si je me méfie de beaucoup de théoriciens polynésiens, car nous sommes de culture orale et n’avons pas d’écris. J’admets une théorie lorsque les légendes de part et d’autre s’entrecoupent sur la même version des faits. Tout le reste n’est que supposition.

Par Thierry le 12 May 2008 at 10:54

@Mana: tu élargis le terme Ma’ohi, et c’est honorable de ta part, pour y intégrer les demis et les popaas qui sont attachés à la Polynésie, à la manière de vivre, à la musique, à la culture. Comme dans toute société, cet élargissement trouvera sa limite lors d’une friction un peu dure et là, il faudra montrer son affiliation. Ce ne seront ni les tatouages sur le corps ni l’amour de la culture ni le fait de "vivre comme un polynésien" (je mets entre guillemets car je n’aime pas employer cette expression, elle n’a pas de réelle signification sociologique ni actuelle) qui seront mis en avant mais la couleur de la peau. Le cercle proche me considèrera comme un polynésien. Un cercle plus étendu me verra comme un popaa. Un autre plus étendu comme un horrible colonisateur profiteur.

Que l’on n’accole plus "française" après Polynésie ne me dérange pas outre mesure (et pour reprendre Aldo, lors d’une si ce n’est la première du Toere Rock, "Polynésie que l’on appelle encore malheureusement française"), Polynésie représente plusieurs îles (d’où son nom, comme la micronésie, mélanésie ..). Par contre de Ma’ohi je ne peux me réclamer quelque soit mon attachement à la Polynésie (j’ai du mal à utiliser Tahiti Nui, car cela reprend à mon goût le schéma politique centralisé français (Paris, puis le reste) et niant les spécificités des autres archipels). Les peuples du triangle polynésien, si ce n’est le peuple (peuple, mon honni dans les textes pour parler des polynésiens. La France est une, soit disant) tout court, représentent une entité qui a des valeurs communes, une histoire commune, des bribes de mots communs, une allure commune (sans entrer dans le différentialisme, un mélanésien est différent d’un polynésien). Je pourrais coller aux valeurs partagées, je serai polynésien mais jamais je ne pourrai être Ma’ohi, dans le sens où il est utilisé dans le langage de tous les jours.

("je suis noir et je n’aime pas le manioc" de Gaston Kelman, contre le racisme ordinaire et finalement l’enfoncement dans le communautarisme)

 

Qu'en pensez-vous ?

Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.

Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.

Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.

« REVELATION : Ce que vous ne savez pas de la SETIL AEROPORTS | Home | Survie »

+ commentés

Instrumentalisation et gain de temps

125 commentaire(s)

"Scandaleux !"

110 commentaire(s)

VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

108 commentaire(s)

Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

104 commentaire(s)

Ouvrons les yeux .

103 commentaire(s)