L'autonomie a planté dans ses jardins le fruit de son handicap. Celle d'avoir transféré tellement de compétences au fenua, que nous avons besoin aujourd'hui d'un staff incroyable pour faire vivre cette autonomie. La politique en Polynésie c'est comme l'immigration. A force d'autoriser trop de monde, on attire encore plus de monde. Passons à la Politique du Choix plus que du Poids !

Passer le nombre de représentants à 57 a sans doute été la plus belle bêtise de Gaston Flosse (encore une autre !). Le rapport avec la population est de 1 élu pour 4561 habitants en Polynésie (260000/57) contre 1 pour 112 651 en métropole (60 millions/577). Nous avons tellement technocratisé notre politique qu'elle est devenu le premier bassin d'emploi. Le chômage y est rare, et pire même sans qualification vous y accédez ! Cerise sur le gâteau, vous avez des indemnités de départs de plus 6 mois si vous vous y prenez bien !

Tout ça pour dire qu'on fait de la politique dans une logique mercantile et non pour l'intérêt général.

Et c'est ce schéma de pensée qui fait que nous changeons de président tous les 3 mois ! Aucune fonction politique peut se revendiquer d'un tel turnover ! C'est pathétique ! Il faudrait donc commencer par supprimer le plan de carrière fabuleux que représente la politique.

Quelques propositions :

  1. Réduire le nombre d’élus à 30. C’est sans doute aussi son nombre trop important qui fait que l’on a du mal à souder des groupes politiques. Répartition égale de 6 sièges par archipels. Le débat sur la représentation des archipels est ainsi supprimé.
  2. Les élus de l'Assemblée de la Polynésie française toucheront une indemnité relative à leur présence. Instaurer des jetons de présence comme dans les conseils d'administrations plutôt que des salaires fixes. Chaque jeton sera fixé à 25 000 fcp/séance. Ils seront donc obligés de siéger à chaque séance et à ce que je sache, être un élu à l'Assemblée ne rend pas matériellement impossible le cumul d'un emploi. Au passage, suppression de toutes indemnités.
  3. Aucun candidat ne pourra occuper plus de deux fois le poste de président de la Polynésie française. (cas du Président de la République)
  4. Chaque élu qui changera plus de deux fois de groupes parlementaires sera considéré comme démissionnaire. (au nom de la clause d'intégrité)

Si nous appliquons déjà ces quelques règles, on finira peut-être, et je dis bien peut-être par stopper cet appel d'air vers le métier irrationnel d'Elu politique en Polynésie française. Ce serait un bon début…