CLAUSE D'INTEGRITé : L'idée
Par Noindep, mercredi 16 avril 2008 à 23:05 :: General
Toute réaction n'est utile que si elle profite à la réflexion. Je l'avoue, celle que j'avais hier était basique. Elle confortait la victoire de la démocratie, comme elle criait au scandale. Scandale pour la méthode, scandale pour le pays. Ce jeu de chaises musicales détruit les équilibres du pays. Avec en moyenne une motion tous les 3 mois depuis 2 ans, il est actuellement impossible de mettre en place des programmes, des projets, des schémas capables de combattre nos principaux fléaux socio-économiques. Je demande aux politiciens de cesser "cette prostitution politique" dixit René Dosière, où l'on paye contre prestation, avec l’argent du contribuable français. Attention ! Ces élus n'ont-ils aucune logique politique ? Aucune conscience d'esprit ? L'argent achète t-il finalement tout ?
De son canton de Nice, Christian Estrosi peut se féliciter de nous avoir fait perdre quelques mois d'exercice. "Sa connerie statutaire" n'a non seulement pas arrêter les dérives du passé, pis, elle en a instauré de nouvelles. Yves Jégo semble bien plus mesurer, même si il reste fidèle à Gaston Tong Sang, le candidat officiel de l'UMP. Gaston Flosse ayant été licencié.
Pour le prochain statut (parce que oui il y'en aura un autre), il faudra introduire une "clause d'intégrité". Cette clause obligerait les politiques à siéger obligatoirement dans le groupe politique avec lequel ils ont été élu. Dans le cas contraire, ils devront rendre leur mandat, et de nouvelles élections de la commune en question auront lieu. Cette clause n'éviterait cependant pas que l'élu en question vote pour l'autre camp, ou s'abstienne. Cependant la pression du groupe pourra le pousser à démissionner, et pourra demander sa démission. De plus, cette clause d’intégrité pourrait prévoir que tout élu doit obligatoirement être inscrit dans un groupe politique, auquel cas il est considéré comme démissionnaire.
Je pense que lorsqu'une population vote pour un élu, elle vote pour l'élu et pour son parti politique. On ne pourra pas donc dire qu'un élu qui démissionne de son parti 45 jours après des élections générales mérite son écharpe. De plus, lors des campagnes un élu profite intégralement des moyens logistiques et politiques du parti. Ce principe serait à mon avis déclaré anticonstitutionnel, mais il serait l'unique moyen de rendre à la Polynésie française l'équilibre qu'elle mérite.
A votre avis ?