La dure bataille du développement de la Polynésie française
Un groupe d’économistes de l’IEOM, de l’AFD, du Service du Plan et de l’ISPF a élaboré un document intitulé : “L’économie polynésienne post-cep - une dépendance difficile à surmonter”.
Au-delà des multiples données chiffrées, je voudrais rappeler quelques-unes de conclusions de ce groupe :
- Sur la période 2001-2005, la Polynésie française n’a pas réussi à accroitre son autonomie économique. Ses ressources propres ( tourisme, exportations de biens et de services, pensions des retraités) ont nettement progressé jusqu’en 2000 pour, ensuite, diminuer fortement les 5 années suivantes ;
- Les transferts de l’Etat ont été plus marqués sur la période 2001-2005 que sur la période 1995-2000. Néanmoins, le montant de transfert par habitant est très similaire en 2005 à ce qu’il était en 1995. Les montants des transferts ont accompagné la croissance démographique ;
- Les transferts ont permis d’assurer à la fois le rattrapage en matière d’infrastructures et contribuer au maintien du pouvoir d’achat moyen ;
- Finalement, la dépendance de la Polynésie vis-à-vis des transferts de l’Etat est aussi forte en 2005 qu’en 1995.
Et ces économistes de se poser la question fondamentale : pourquoi la bonne tendance quant au développement des ressources propres s’est inversée au milieu de la décennie étudiée ( en 2000-2001) ?
De nombreux billets de politita ont permis d’apporter quelques éclairages qui permettent de répondre à cette question. Ce qui est certain, c’est que la bataille pour le développement n’est pas un long fleuve tranquille. Rien n’est acquis définitivement et rien n’est irréversible. Dans un monde qui change très rapidement, qui n’avance pas, recule. Nos entreprises doivent sans cesse faire preuve d’innovation, améliorer leurs performances, élargir leurs débouchés, se diversifier, maitriser leurs coûts de production, mieux commercialiser leurs produits et leurs services….
C’est un éternel travail de Sisyphe ou rien n’est jamais gagné et où la routine n’a pas sa place. Même les entreprises qui produisent pour le marché local et qui croient être protégées par des barrières de tous ordres, doivent se remettre en cause : agriculture et pêche sinistrées, industrie agro-alimentaire obsolète ( corned beef…) ou aux produits trop coûteux ( nos yaourts ou nos jus tropicaux par exemple).Les prix de nos produits maraichers atteignent des sommets ( le kilo de tomates à 500 ou 600 francs !! )
Oui, il est temps, effectivement, de nous retrousser les manches et de nous mettre sérieusement au travail… Si possible, avec beaucoup de supplément d’âme, de créativité et d’imagination. L’heure est plus que jamais, à l’esprit d’entreprise. Et il incombe à nos gouvernants de favoriser l’initiative privée dans tous les domaines.
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Commentaires
Au-delà des études de statistiques économiques, au-delà du montant des transferts financiers de l’Etat, au-delà de tous les autres paramètres à caractère statistique, il me semble que ces économistes ont posé la mauvaise question fondamentale.
En effet, au coeur de tout cela, au centre de toutes ces interrogations, ces messieurs semblent avoir oublié une chose importante: LA NATURE HUMAINE.
Pourquoi au centre de la cellule familiale, la père et/ou la mère ne donnent-ils plus beaucoup l’exemple?
Où sont les valeurs fondamentales de toute Société digne de ce nom?
Quels exemples donnons-nous à nos enfants?
Quels exemples donnons-nous à nos jeunes gens?
Quels exemples les femmes et les hommes, détenteurs d’une autorité privée ou politique, donnent-ils à la population de notre Fenua?
Aujourd’hui le travail, la rigueur et l’effort sont vides de sens, pourquoi?
Pourquoi les jeunes auraient-ils envie de faire des études, de faire des efforts, alors que le travail (hors du privé) est distribué comme des sucettes sans aucune considération pour le mérite, la compétence et l’expérience?
l’EXEMPLE doit venir du sommet de la pyramide (qu’elle soit territoriale, communale, associative ou privée), cet exemple doit être mis en oeuvre par tous jusqu’au bas de l’échelle pour qu’enfin les jeunes gens de notre Fenua retrouvent les vraies valeurs d’une société pluri-ethnique, solidaire et respectueuse de l’égalité des chances pour tous.
C’est à cette condition fondamentale que nos enfants auront une plus grande chance d’une vie meilleure.
L’ETAT IMPARTIAL a un rôle fondamental à jouer pour la réussite de cette démarche.
IL DOIT S’Y TENIR, IMPERATIVEMENT!!!
Au-delà des études de statistiques économiques, au-delà du montant des transferts financiers de l’Etat, au-delà de tous les autres paramètres à caractère statistique, il me semble que ces économistes ont posé la mauvaise question fondamentale.
En effet, au coeur de tout cela, au centre de toutes ces interrogations, ces messieurs semblent avoir oublié une chose importante: LA NATURE HUMAINE.
Pourquoi au centre de la cellule familiale, la père et/ou la mère ne donnent-ils plus beaucoup l’exemple?
Où sont les valeurs fondamentales de toute Société digne de ce nom?
Quels exemples donnons-nous à nos enfants?
Quels exemples donnons-nous à nos jeunes gens?
Quels exemples les femmes et les hommes, détenteurs d’une autorité privée ou politique, donnent-ils à la population de notre Fenua?
Aujourd’hui le travail, la rigueur et l’effort sont vides de sens, pourquoi?
Pourquoi les jeunes auraient-ils envie de faire des études, de faire des efforts, alors que le travail (hors du privé) est distribué comme des sucettes sans aucune considération pour le mérite, la compétence et l’expérience?
l’EXEMPLE doit venir du sommet de la pyramide (qu’elle soit territoriale, communale, associative ou privée), cet exemple doit être mis en oeuvre par tous jusqu’au bas de l’échelle pour qu’enfin les jeunes gens de notre Fenua retrouvent les vraies valeurs d’une société pluri-ethnique, solidaire et respectueuse de l’égalité des chances pour tous.
C’est à cette condition fondamentale que nos enfants auront une plus grande chance d’une vie meilleure.
L’ETAT IMPARTIAL a un rôle fondamental à jouer pour la réussite de cette démarche.
IL DOIT S’Y TENIR, IMPERATIVEMENT!!!
Dans le cadre de ses actions en vue d’une réforme de la protection sans limite de durée des entreprises locales, je vous informe que l’association des consommateurs va introduire un recours gracieux en vue de faire retirer l’arrêté CM instaurant un quota à l’importation en matière de poulet frais, dont le seul objet est de répondre à un intérêt particulier (le seul producetur local) qui en avait fait la demande.
L’arrêté a été adopté le 24/12/2007 (joyeux Noel aux consommateurs du Gouvernement!)
En parallèle, l’association vient de déposer un recours en annulation contre la dernière hausse des tarifs postaux du monopoleur, l’OPT.
Enfin, une action pénale pour hausse illicite des prix va être lancée avant le 01/06/08 contre les services financiers de l’OPT (les hausses de tarifs avait dépassées 400 % sur un certains nombres de services).
En tant que membre de la commission de la TDL, l’association défend l’idée d’une TDL limitée à max 10 ans, dégressive au bout de 5 ans, avec affectation des recettes aux entreprises du secteur bénéficiaire (cette mesure permet d’avoir le même effet protectioniste en divisant le taux de TDL par deux).
TE TIA ARA s’est déclarée favorable à la mise en place parallèle de centimes additionnels à la TDL, dénommés "TDL social" affectant les importations des pays ne respectant pas le règles du BIT.
Cependant, cette TDL social ne saurait répondre à elle seule à la problématique du financement de l’assurance maladie mise en péril par AUTAEAERAA, qui a réduit les taux de cotisation sans trouver de financement substitutifs.
Il est dommage que Monsieur Temaru n’ait pas encore mis en oeuvre son programme de vente d’hydrogène qui pourrait enfin libérer économiquement la Polynésie et ne plus dépendre de ces infâmes colonisateurs qui s’entêtent à déverser des milliards sur notre fenua.
Il est dommage que Monsieur Temaru n’ait pas encore mis en oeuvre son programme de vente d’hydrogène qui pourrait enfin libérer économiquement la Polynésie et ne plus dépendre de ces infâmes colonisateurs qui s’entêtent à déverser des milliards sur notre fenua.
Enfin Monsieur TEMARU est au pouvoir pour 5 ans et il va pouvoir appliquer son programme économique qui va nous sortir de lé dépendance!!!
L’exemple de l’agriculture est édifiant. On parlait ici de la nécessité d’avoir au plus haut niveau des gens compétents. Le ministre de l’agriculture qui vient d’être nommé est un ministre qui a sévi durant des années et qui a donc une grosse responsabilité dans l’échec de l’agriculture. Et on le remercie de cela en le nommant à nouveau. Bien sûr, il reconstituera son ancien Cabinet avec les mêmes personnes. On est pas sorti de l’auberge.
N’y avait-il pas quelqu’un d’autre pour occuper le poste, un visage nouveau et compétent? Notre jeunesse comprend de jeunes gens compétents qui, avec des yeux neufs, feraient avancer les choses.
Avec des Riveta, Ahiti, Litchle, comment voulez-vous avancer? C’est pour cela qu’on recule.
Donc, effectivement, ne parlons plus de développement. Parlons de régression.
Preuve de plus que notre autonomie ne garantit rien du tout. On défend cette autonomie bec et ongles. Mais pour quels résultats? Nuls.
Ce sont les hommes qu’il faut changer.
A moins que quelqu’un ait une meilleure idée?
pompée
Pompée : toujours une orientation anti-tout ce qui n’est pas TTA. Et si Riveta avait basculé avec TTA, il aurait été hyper-compétent, je suppose ! Je rejoins tout à fait Pépé Tama. Une économie, ce sont d’abord des entrepreneurs, des vrais. Le politique, c’est l’écume de la vague. A ce que je sache, ce n’est pas Riveta qui est dans les faapu…. Le kilo de tomates à 700 ou 800 francs, ce n’est pas Ahiti. Il faut être sérieux ! Qu’est ce qui empêche de vrais entrepreneurs de faire de la tomate hors sol pour avoir des prix plus raisonnables et “casser” les monopoles de certains producteurs ?
Il faut arrêter de prendre les politiques pour les boucs-émissaires. Gaston Tong Sang a gouverné le Pays pendant 8 mois en 2007. Toutes les statistiques économiques de 2007 sont exécrables ( tourisme, exportations, agriculture, pêche…). Je ne vais pas tomber dans la facilité pour dire que tout est de la faute de GTS, parce qu’il était le Président du Pays. Il faut être sérieux, Pompée !
Je n’y comprends pas grand chose mais je crois savoir qu’une grande partie des recettes du péi proviennent des taxes sur les produits importés. Le fait de développer la production locale ferait baisser ces recettes. Alors où est la solution?
Que les spécialistes nous expliquent, mais simplement, de manière compréhensible, comment sortir de ce dilemne.
Je n’y comprends pas grand chose mais je crois savoir qu’une grande partie des recettes du péi proviennent des taxes sur les produits importés. Le fait de développer la production locale ferait baisser ces recettes. Alors où est la solution?
Que les spécialistes nous expliquent, mais simplement, de manière compréhensible, comment sortir de ce dilemne.
@simplet : schéma purement théorique, car un ensemble d’iles comme la Polynésie ne peut satisfaire tous ses besoins qui sont très diversifiés ( au vu de notre niveau de vie élevé). Le recours aux importations sera toujours très important ( voitures, machines, pétrole….). On ne pourra jamais produire d’autos, de télés, de machines à laver, de viande de boeuf, de lait UHT…. Depuis l’intauration de la TVA, la part des droits et taxes appliquée aux importations sur les impôts totaux est de l’ordre de 26 %. Ce n’est pas négligeable, mais c”est seulement un quart de nos recettes fiscales. C’est la TVA sur notre consommation interne qui est la plus importante de nos recettes fiscales.
Il y a de forte chances, qui plus est, que l’accroissement de la production locale crée plus d’importations ( on aura besoin de plus de produits alimentaires diversifiés qu’on ne peut produire ici, on aura besoin de plus de machines, de plus d’énergie, de plus de matériaux, de ciment….). Vu notre économie, plus de production locale veut dire aussi plus d’importation.( les importations en valeur représentent a peu près les quart de la production de richesses locales dans l’année).
pompée, riveta a été le ministre de GTS, ne l’oublies-pas! c’est le moins mauvais des 3 et je dirai le plus performant des 3 car il a réussi à faire en sorte que la PF dispose d’un taux d’autosatisfaction alimentaire de près de 70%, ce n’est pas négligeable.
Après, on peut toujours mieux faire mais c’est en général toute la profession, ne l’oublies-pas. Pompée, accusateur de tout;
Merci Francis pour tes éclaircissements.
Mais quelle est la part des produits importés dans notre consommation interne?
Il vaut mieux parler de ce qu’on connaît. Un taux de d’autosatisfaction alimentaire de 70%! C’est faux et archifaux. C’est peut-être vraisemblable pour certains rares produits frais comme la tomate qui se vend à 800 fr/kg en hors saison ou dès qu’il pleut. Et les oranges que par le passé on exportait? Et le café? Etc…Et les surgelés, et les conserves? Et l’élevage? Notre agriculture est en déroute.
L’agriculture c’est l’ensemble des produits agricoles, non agricoles, forêt, élevage, industriels. Il faut être sérieux. Notre taux de couverture est dérisoire. Le bois par exemple, combien? Et ce qui est en conserve, en surgelés? combien? Donnez tous les chifrres et dans tous les secteurs gérés par le ministère de l’agriculture. Alors seulement on pourra en parler, sérieusement.
Quand à Riveta, ce que j’ai dit le concernant, je l’ai dit lorsque j’étais au Tahoeraa. Je l’ai redit lorsqu’il était sous GTS. Et je l’ai redit à mes amis lorsqu’il a été question qu’il rejoigne GTS après les élections, à condition d’obtenir le ministère de l’Equipement. Je ne juge pas les ministres selon le parti auquels ils appartiennent. Et je ne me mêle pas des ministres lorsque je ne connais pas le secteur, même si certains sont notoirement incompétents considérés par la profession.
Quant à pompée anti tout ce qui n’est pas TTA, je rigole. Je dis ce que je pense et je suis de bonne foi. Je peux certainement me tromper - qui ne se trompe pas - mais j’ai à chaque fois essayé d’expliquer le pourquoi de ma position. D’ailleurs, les résultats électoraux montrent que TTA est arrivé en tête. Mon opinion est bien l’opinion majoritaire. L’électorat Tahoeraa a été volontairement trompé. Est-ce lorsque je dis cela je suis anti-Tahoeraa? Anti-Tavini? Vous savez bien que non. C’est une vérité que nul ne peut nier sauf à être de mauvaise foi.
Alors oui, je serai toujours contre les mensonges publics et volontaires honteux érigés en moyen d’obtenir des voix et revenir au pouvoir. Oui, je serai contre l’incitation à la haine raciale de Temaru pour obtenir des voix et revenir au pouvoir. Oui, je suis contre leurs valets sans morale qui par leur silence se font leurs complices.
Et ceux-là mêmes sont des anti-TTA primaires. Alors, il faut bien des contre-pouvoirs, des gens qui donnent un point de vue différent. C’est comme çà que la démocratie marche. Ensuite, c’est à chacun de juger et de voter comme il veut.
pompée
Au fait, des membres de la Chambre de l’agriculture viennent de se rendre au salon de l’Agriculture à Paris. Je me demande combien va coûter leur visite touristique.
Je parie que dans quelque temps ils vont se plaindre de l’insuffisance de leur budget.
Pour un établissement public sans programme aucun,sans action aucune, et dépensier, je préconise sa suppression.
Je parie que Riveta sera pour son maintien car, n’est-ce pas, ces gens là représentent un secteur important de notre agriculture, et bla bla bla etc…
Regardez la pêche hauturière, ils n’ont pas de chambre de la pêche et ils travaillent quand même, même si c’est cahin-caha.Les pêcheurs lagonaires eux sont représentés par la Chambre d’agriculture. Je me demande quel prix ils coûtent mais c’est déjà trop.
Pas besoin d’établissement public bidon. Les pêcheurs sont représentés par leurs syndicats et çà coûte 0 franc au péi.
Je sais que le secteur est mal géré et qu’il coûte des milliards mais c’est une autre affaire. cf Tahiti Nui Ravaai. Tiens, Keitapu, l’incompétent, il vient d’être aussi renommé ministre de la mer. Bravo. Je sais, il n’est pas le seul responsable mais il n’a pas pris les mesures qui s’imposaient. Après avoir critiqué la gestion Flosse du secteur, il a fait pareil, et même pire.
pompée anti-chambre d’agriculture
La valeur de nos importations s’élève à environ 150 milliards de francs par an. Toutes ces importations ne sont pas destinées à notre consommation finale ( ex : les hydrocarbures) et il n’y a pas, à ma connaissance, des études qui identifient la part des produits importés dans notre consommation finale.
Quelques ordres de grandeur, la consommation finale des ménages représente 70 % du PIB ( évalué aux alentours de 550 milliards de F CFP). Les importations représentent 34 % du PIB. Ce sont les fournisseurss extérieurs à la Polynésie qui ont profité de l’explosion de la consommation des ménages, puisque les importations de biens et services ont gagné 9 points de PIB entre 1995 et 2003.
@ Pompée : un énième rappel. La diversité des rédacteurs de ce blog est la preuve que tes affirmations à propos de ce blog ne sont que procès d’intention à notre égard. Un exemple : la diversité des éclairages des rédacteurs face à l’élection à la Présidence du Pays de Gaston Flosse ! C’est dommage, car ton deuxième commentaire sur l’agriculture est intéressant si tu ne te laissais aller à des critiques infondées sur ce blog.
De même, le nombre et la diversité des commentaires, notamment sur les derniers billets, démontrent bien que la diversité des opinions est plus que respectée. Et on est très loin des proportions que tu assènes ! On peut simplement regretter que les affirmations passionnelles prennent le pas sur les arguments rationnels.
Un blog n’est pas un forum. Les administrateurs de ce blog donnent l’opportunité aux internautes de réagir à leurs billets par des commentaires. Mais ils ne peuvent admettre qu’ils soient critiqués gratuitement… Si vous voulez être respecté dans l’émission de vos opinions, respectez en premier lieu les rédacteurs. C’est la moindre des choses. En effet, rien ne vous interdit de créer votre propre blog ( d’ailleurs, Pompée, ton assiduité sur notre blog nous laisse penser que tu aurais tout intérêt à créer un blog…et nous ne manquerons pas de le fréquenter !) ou de passer votre chemin si ce que nous disons ne vous plait pas. Mais nous n’acceptons pas les critiques injustifiées à notre égard.
Cependant, l’explosion de la fréquentation de notre blog ce dernier mois ( un quasi-doublement !!!) démontre que de plus en plus d’internautes apprécient notre site, qu’ils soient d’accord ou pas avec les idées émises par les billets.
Politique et production
Non, ce n’est pas Riveta qui est dans les champs. C’est tellement évident. Mais attention, la politique agricole fixée par le gouvernement, ce n’est pas rien non plus. C’est même fondamental. La mise en place sur le terrain, elle appartient à chaque agriculteur.
Un seul exemple, les serres maraîchères. En France, il y a une politique des structures agricoles en autres qui empêchent certains spéculateurs de s’emparer de la production. Il ne faut pas oublier que l’agriculture est un fort employeur de main-d’oeuvre extérieure ou familiale. Il existe donc des lois qui limitent les surfaces de serres de chaque exploitation. En Polynésie, Sylvain Millaud ancien président de la chambre d’agriculture s’était opposé au début à l’installation des serres, mais il n’a pas réussi à éviter cela. Il aurait pû se battre pour limiter les surfaces mais s’est focalisé sur l’interdiction. Les politiques du front Uni de l’époque n’ont pas suivi.
Qu’en est-il aujourd’hui? La grosse majorité de la production maraîchère de cycle court ou à forte production (salade, chou chinois,tomate, concombre) est monopolisée par les serres qui après avoir phagocyté le marché des grandes surfaces ont attaqué les marchés traditionnels. Ils fixent les prix et les montent lorsque la production plein champ chute (pluies).
Les agriculteurs sont mécontents de la situation et demandent depuis longtemps qu’on limite la surface des serres qui viendraient à s’installer, à des surfaces raisonnables et que l’on laisse une part aux cultures en plein champ.
Alors je demande : Quelle politique des structures faire en Polynésie? Quelle politique des prix?
Actuellement, les prix conseillés sont faits par les serristes qui chaque fin de mois participent à la conférence agricole sous l’égide des affaires économiques. Ce sont les représentants des serristes qui fixent le prix de la salade, des tomates, etc.. Les niveaux d’importation sont fixés à partir des chiffres de la production donnés par la chambre d’agriculture, des chiffres très approximatifs et souvent surévalués pour réduire les importations. Voilà pourquoi on paye aussi les légumes si chers car la rareté est organisée.
Voilà très succintement, un aspect de la politique agricole actuelle, politique dérisoire qui dure depuis les années 1970s. En plus elle est néfaste, sauf pour le commerçant.
Alors, quand je dis que Riveta n’est pas un bon ministre, je sais de quoi je parle. Il est là depuis des années et il est donc responsable de ce qui se passe.
Je pourrai vous citer des exemples dans tous les secteurs de l’agriculture.
Il faut une véritable politique agricole qui prenne en compte tous les aspects de notre société. Cherchez sur Internet la politique agricole de tous les pays, développés, sous-développés, FAO, et vous verrez qu’une politique agricole, çà ne s’improvise pas. Cela se met en place petit à petit avec une vision à long terme. Nous n’avons pas de vision et donc pas de politique agricole.
Donc, lorsque pendant des années, vous avez le même personnage qui gère le secteur sans se soucier de tout cela, il faut lui dire d’aller voir ailleurs et en mettre un autre.
Comment après çà parler de développement.
pompée
Politique et production
Non, ce n’est pas Riveta qui est dans les champs. C’est tellement évident. Mais attention, la politique agricole fixée par le gouvernement, ce n’est pas rien non plus. C’est même fondamental. La mise en place sur le terrain, elle appartient à chaque agriculteur.
Un seul exemple, les serres maraîchères. En France, il y a une politique des structures agricoles en autres qui empêchent certains spéculateurs de s’emparer de la production. Il ne faut pas oublier que l’agriculture est un fort employeur de main-d’oeuvre extérieure ou familiale. Il existe donc des lois qui limitent les surfaces de serres de chaque exploitation. En Polynésie, Sylvain Millaud ancien président de la chambre d’agriculture s’était opposé au début à l’installation des serres, mais il n’a pas réussi à éviter cela. Il aurait pû se battre pour limiter les surfaces mais s’est focalisé sur l’interdiction. Les politiques du front Uni de l’époque n’ont pas suivi.
Qu’en est-il aujourd’hui? La grosse majorité de la production maraîchère de cycle court ou à forte production (salade, chou chinois,tomate, concombre) est monopolisée par les serres qui après avoir phagocyté le marché des grandes surfaces ont attaqué les marchés traditionnels. Ils fixent les prix et les montent lorsque la production plein champ chute (pluies).
Les agriculteurs sont mécontents de la situation et demandent depuis longtemps qu’on limite la surface des serres qui viendraient à s’installer, à des surfaces raisonnables et que l’on laisse une part aux cultures en plein champ.
Alors je demande : Quelle politique des structures faire en Polynésie? Quelle politique des prix?
Actuellement, les prix conseillés sont faits par les serristes qui chaque fin de mois participent à la conférence agricole sous l’égide des affaires économiques. Ce sont les représentants des serristes qui fixent le prix de la salade, des tomates, etc.. Les niveaux d’importation sont fixés à partir des chiffres de la production donnés par la chambre d’agriculture, des chiffres très approximatifs et souvent surévalués pour réduire les importations. Voilà pourquoi on paye aussi les légumes si chers car la rareté est organisée.
Voilà très succintement, un aspect de la politique agricole actuelle, politique dérisoire qui dure depuis les années 1970s. En plus elle est néfaste, sauf pour le commerçant.
Alors, quand je dis que Riveta n’est pas un bon ministre, je sais de quoi je parle. Il est là depuis des années et il est donc responsable de ce qui se passe.
Je pourrai vous citer des exemples dans tous les secteurs de l’agriculture.
Il faut une véritable politique agricole qui prenne en compte tous les aspects de notre société. Cherchez sur Internet la politique agricole de tous les pays, développés, sous-développés, FAO, et vous verrez qu’une politique agricole, çà ne s’improvise pas. Cela se met en place petit à petit avec une vision à long terme. Nous n’avons pas de vision et donc pas de politique agricole.
Donc, lorsque pendant des années, vous avez le même personnage qui gère le secteur sans se soucier de tout cela, il faut lui dire d’aller voir ailleurs et en mettre un autre.
Comment après çà parler de développement.
pompée
@Pompée : je te rejoins tout à fait tes commentaires sur les dysfonctionnements observés au sein de la conférence agricole. Par contre, je ne suis pas convaincu par le fait qu’il faille limiter le nombre de serristes pour privilégier la culture en plain champ. Ne faut-il pas plutôt encourager l’entrée de nouveaux serristes ?
Actuellement, par exemple, il y une pénurie de choux du fait, soit disant, des pluies. Les choux sont des cultures en plein champ. Je ne pense donc pas que c’est l’accroissement des cultures en plein champ qui vont résoudre le probléme des pénuries pour raisons climatiques (pluies…). Pour la tomate, l’offre est très insuffisante par rapport à la demande et c’est pour celà que les prix sont astronomiques. Est-ce qu’il ne faudrait pas plus de serristes qui produisent de la tomate ?
D’accord aussi avec toi sur le fait qu’une politique agricole se bâtit avec une vision à long terme.
@Jean : je comprend très bien votre volonté de défenses des consommateurs, mais fais attention à ce que ce principe général n’aboutisse pas à à annihiler toute chance de développer une production local, notamment dans le domaine agro-alimentaire. Je m’explique en prenant l’exemple du poulet frais. Les gros groupes d’importation, pour tuer dans l’oeuf, si je puis dire, le développement de l’élevage local, vont attendre que le marché se constitue. Une fois qu’ils sont sûrs que la demande existe et qu’ils l’ont évalué, ils vont importer le même produit un peu moins cher que le produit local, tout en se faisant une grosse marge ( car, par définition, la production locale ne peut rivaliser, par exemple, avec la Nouvelle-Zélande).
L’élevage local va essayer de baisser ses prix, mais le commerce d’importation a plus de marge de manoeuvre et baisse davantage le prix… In fine, l’élevage local ne peut survivre…et reste donc le commerce d’importation. Quand on généralise ce raisonnement, plus d’agriculture et plus d’agroalimentaire à Tahiti !!!
Est ce que c’est ce qu’on veut ? N’oublies pas qu’avant d’être des consommateurs, nous devons travailler. Et si on ne peut plus travailler dans l’agriculture, dans l’agroalimentaire, dans l’industrie…où veux-tu que l’on travaille ?
Si ce producteur local de poulets commencait par fournir un poulet d’aussi bonne qualite que la nz, il n’aurait pas eu a quemander cet arrete; et d’ailleurs ca n’a rien change:
moins de poulets nz ? ben on en mange moins ! ou on va au magasin plus tot pour avoir le poulet nz.
quoi ? manger ce poulet la ? ah non je preferes ne manger aucun poulet que ce truc gras !! (en parlant du poulet local)
alors que pendant plusieurs annees, mon papa achetait que du poulet local vendu sur le marche de papeete, pas gras du tout !! maintenant c’est interdit ! comment les petits eleveurs peuvent faire face a un gros producteur ?
hein ? qui en a profite ? soi-disant question d’hygiene, et le poisson sur les etals avec tout ce sang et ces dechets ? ben un bon coup de jet d’eau tiens ! mais alors pour le poulet, l’argument ne tient pas ?!
@J : tu esquives ma question de base. Si, pour chaque production locale, on tient ton raisonnement, qu’est ce qu’on fait ? On importe tout ? Et où trouvera du travail pour nos milliers de jeunes qui cherchent du boulot ? Tous dans l’administration ? Car on pourrait dire la même chose pour le porc local, au moins quatre ou cinq fois plus cher que le porc danois ou autre, des oeufs locaux, du lait frais…
Il faut donc rechercher un équilibre entre les intérêts des consommateurs et les intérêts des producteurs locaux. On en revient à la politique agricole : il faut que le gouvernement aide les agriculteurs à évoluer dans le bon sens. Améliorer le rapport qualité-prix de leurs produits ( la tomate…), arrêter de spéculer en créant des pénuries artificiellement, produire plus avec une meilleure qualité, agriculture raisonnée ( moins de pesticides et d’insecticides) à défaut d’agriculture biologique…
En tous les cas, je suis convaincu que ce ne sont pas les gros importateurs qui vont créer les milliers d’emplois pour notre jeunesse !
A propos de la tomate : depuis que la tomate locale est classée en PPN, je ne vois pas le progrès. Elle est toujours aussi chère. C’est bien la preuve que le seul classement en PPN d’un produit sans autre mesure d’accompagnement, n’est pas la panacée. Idem pour la pomme : classement en PPN pour quel résultat ? Il y a, dans l’administration, un manque de réflexion en profondeur sur ce qu’il faut faire. D’ailleurs, le service du développement rural est une catastrophe. C’est un service à réformer en profondeur, car on a créé une bureaucratie inefficace où ce sont les syndicats qui font la loi. Pompée pourra toujours attendre sa politique agricole, car un Ministre de l’agriculture, quel qu’il soit, n’est vraiment pas aidé par toute cette armée de bras cassés. Et, en plus, la chambre d’agriculture, qui est censée être l’organisation des professionnels, est, elle aussi inefficace ! On n’est pas sorti de l’auberge…
pompée, dis toi bien une chose, on peut toujours améliorer les situations heureusement mais que la profession dans chaque secteur compte pour beaucoup également et que parfois on a plus de bras cassés dans un secteur qu’un autre.
Et celui de l’agriculture est très particulier!Tu le sais, il y a de grands professionnels et puis il y a des nuls, n’ayons pas peurs des mots !et on en fait quoi ,malgré une série de formations auxquelles ils sont allergiques contrairement à la perliculture où cela a bien fonctionné!
On les éradique comme les mouches pi……§
C’est trop facile de tout mettre sur le dos d’un ministre!
ll a le bras long mais il y a des limites!
Crois bien que TE TIA ARA n’est pas insensible aux problèmes des producteurs locaux. Cependant, notre priorité ne va pas à la protection mais à l’amélioration du rapport qualité prix. Et la dessus, force est de constater que la majorité des produits locaux a un rapport qualité prix extrémement médiocre. A titre d’exemple et avec nos maigres moyens, nous avons fait analyser le d° chlorométrique des eaux de javel locale. Résultats ? seul un ou deux producteurs affichaient un d° chloro conforme, les autres ayant un pouvoir déinfectant très en deça de celui affiché.
Pour les fruits et légumes, nousa vons dénoncé le scandale de la surutilisation de pesticides et le fait que le gouvernement l’ait caché. A ce titre, selon nos membres qui travaillent au SDR, le développement de la culture hors sol sous serre a été dans le bon sens, car le contrôle de l’apport d’oligo élément et de pesticide par ordinateur a permis de diminuer de façon importante la surconsommation de produits phytosanitaire et le risque pour le consommateur de trouver des résidus dans ces légumes (tomates et salades essentiellement).
A la différence de djeen, je ne pense pas que l’agriculture constitue un enjeu majeur en matière d’emploi. Aujourd’hui, ce secteur représente une population active limitée et vieillissante. L’agriculture est une activité "sociale" permettant de stabiliser dans les îles une population au niveau d’éducation faible et qui sont peu compétitif sur le marché de l’emploi avec leur manque de qualification. C’est la politique actuelle de limitation des dégâts, que causerait l’émigration massive de personnes peu qualifiées sur la zone urbaine où ils ne trouveraient pas d’emploi.
Sur la qualité des produits agroalimentaires, autant vous avouer que notre bureau n’est pas loin de déconseiller l’achat de produits locaux au profit de produits NZ (les techniques agriculturales US étant aussi mauvaises, il vaut bien éviter d’acheter les produits de ce pays).
Il n’existe pas de volonté de créer des filières de qualité garantissant au consommateur un produit sain. Les agriculteurs étant essentiellement dans ce métier par défaut d’autres au vu de leur manque de qualification, il maîtrise mal les techniques culturales et les produits phyto sanitaire. Quant au SDR et à ses vulgarisateurs, il est de notoriété publique que dans les îles ils utilisent les matériels et les plantes du SDR pour leurs propres cultures, une partie importante d’entre eux ayant été embauché sur des critéres clientélistes.
Le développement économique du pays ne passe pas par l’agriculture ou que très très partiellement.
Seul le développement des services, qui ne sont pas soumis au problème du cout de transport, constitue une voie d’avenir avec la valorisation du statut douanier de PTOM.
Reste que la population à niveau d’éducation faible et très faible ne peut s’insérer dans ce schéma. Pour eux, il convient de réfléchir à notre modèle de société. Veut on les cantonner à une agriculture d’auto subsistance dans les îles avec une touche culturelle forte permettant de les valoriser comme les gardiens de l’authenticité maohi? Pourquoi pas, mais nombre de nos concitoyens risquent de crier qu’on fait des "réserves à indiens"….
Serait ce cependant pire que de les parquer dans des logements collectifs OPH en fonds de vallée à vivre du paka et à souffrir de l’alcoolisme?
En fait, cette question de la place de chacun dans notre société, la nature de cette société et de son équilibre, aucun politique ne s’en est ouvert à nos compatriotes. Nous avons eu le droit pendant la campagne à un catalogue de mesures, sans cohérence, sans vision d’un modèle de société pour l’avenir
Pourtant, sans dessein, il n’y a pas de destins.
Mais ça, ce n’est pas la mission de TE TIA ARA. La nôtre, c’est la défense de l’équité sociale, la restauration des équilibres entre petits (locataires, consommateurs, petits revenus) et gros (raatira, commerçants, monopoles locaux).
aux moderateurs:
mon commentaire de reponse a Djeen ou il disait que j’esquivais, et ou je repondais qu’il s’esquivait aussi, est passe aux oubliettes…
pouvez-vous le retrouver ? j’y apportais des precisions vu du consommateur de poulet local depuis mon enfance…
c’est gentil, merci.
Désolé J. Il semble n’être pas passé. On n’en trouve pas trace.
Désolé J. Il semble n’être pas passé. On n’en trouve pas trace.
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