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dimanche 30 mars 2008

Le Dollar chute... et alors ?

Par Noindep, dimanche 30 mars 2008 à 22:09 :: General

L'économie est un jeu à sommes positives, écrivait Paul Krugman. Il défiait Lester Thurow, un autre économiste américain qui démontrait que l'économie se résumait à des gains pour les uns et des pertes pour d'autres. Un jeu à somme nulle. Dans le désordre actuel des devises, lorsque le dollar baisse, l'Euro explose. Affichant un record historique sur le marché des devises, l'Euro rend onéreux l'exportation des produits de l’Union Européenne vers la zone dollar, et inversement, ses importations sont bon marché. L'Euro fort permet donc à l'Europe de diminuer sa facture pétrolière, même si dans le même temps, Airbus perd 1 milliard d'euros à chaque fois que l'Euro s'apprécie de 10 centimes.

Pour la Polynésie l'équation est un peu plus compliquée. En parité avec l'Euro pour 1€=119XPF, la Polynésie française devrait bénéficier de la faiblesse du dollar pour réduire le coût de ses importations et ainsi éviter une continuelle détérioration de sa balance commerciale. En réalité, nous importons une bonne partie de nos produits de l'Europe. Prenez l'exemple des grandes surfaces implantées sur le territoire. Elles sont toutes franchisées : HYPERU, CARREFOUR, CHAMPION.... Elles achètent donc les produits de la franchise dans les centrales d'achat françaises. Le gain de l'échange est nul, puisque ces produits ne profitent pas de la faiblesse du dollar. Pour le reste des produits, importés en majorité d'Australie, de Nouvelle Zélande, nous devrions en effet profiter du gain de l'échange. Le marché mondial des fruits et légumes se faisant en dollar US, la Polynésie française devrait améliorer son solde commercial ne serait-ce qu'en profitant de l'envolée de l'Euro. Et pourtant, l'inflation continue de croître au rythme insolent de 2,1%, sans aucun rattrapage provenant du désiquilibre des devises.

Il reste donc à nous demander pourquoi les prix ne baissent pas, et que se passerait-il si l'on passait à l'Euro ?

Les prix ne baissent pas pour deux raisons en Polynésie :

  1. La première est simple : le marché de l'alimentaire est monopolistique. Il est donc plus facile de s'accorder entre deux ou trois distributeurs sur un prix de référence qui leur permet d'accroître leur marge arrière. Le consommateur ne le constate même pas. Cette entente économique informelle est interdite par la loi. SFR, Bouygues Telecom et Orange ont en fait les frais sur le marché des téléphones mobiles en France.
  2. La deuxième est plus économique : c'est que malgré que nos unités de comptes sont pour la plus part en Euro, nous ne facturons pas en Euro lorsque nous achetons à l'étranger. La plupart des commerçants achètent en dollar et ne profitent donc pas de la guerre des devises. Que le dollar soit haut ou bas, nous sommes obligé d'acheter nos provisions sur les marchés étrangers (autres que Zone euro), quel que soit le coût du dollar US. En ce qui concerne les produits pétroliers, le prix à la pompe est régulé par un fond territorial qui permet de lisser la courbe du coût de l'or noir. Lorsqu'il augmente, le fond compense. Lorsque le cours du baril baisse, le fond provisionne.

Si la Polynésie venait à adopter l'Euro, les choses seraient différentes. La Polynésie achèterait alors ses pommes, ses kiwis avec la monnaie européenne. Elle profiterait donc de la faiblesse du dollar et du fort pouvoir d'achat de l'Euro. Cependant, nos exportations deviendraient onéreuses, quoiqu’elles ne soient pas nombreuses. De plus, l'impact psychologique sur les touristes étrangers serait plus fort, et on risque d'être la cible d'une "inflation importée".

La situation de la Polynésie est donc très neutre. Elle ne profite pas des opportunités de la guerre des devises, mais elle n'en subie également pas les conséquences. C'est une position "win-win", puisqu'elle profite à la fois des avantages du dollar, et en même temps de celle de l'Euro. Une situation qui nous permet d’être isoler, sans être handicaper.

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jeudi 27 mars 2008

Nos vieux démons !

Par Noindep, jeudi 27 mars 2008 à 21:21 :: General

Dans les hautes sphères des négociations, les sentiments n'y sont plus. Ceux de Cyril Legayic tout d'abord qui embrasent toute stratégie de riposte du gouvernement. Déterminé à faire ancrer dans le dialogue social les acquis d'une nouvelle ère, il va jusqu'au bout, jusqu'au boutisme, quitte à faire imploser le temps d'une semaine les restes d'une économie délabrée. Les syndicats ne sont pas coupables de cette misère du dialogue. Ils n'en favorisent pas pour autant une amorce convaincante.

J'ai peine à constater que ce sont toujours les mêmes qui sont les victimes du pouvoir d'achat. Outre l'exception de la Banque de Tahiti, le secteur des hydrocarbures semble pâtir d'une croissance sociale appauvrissante. À voir le nombre de grève qui s'y déclenche, les Polynésiens pourraient penser que l'on traite mal ses "pompistes". Que dire ! Les syndicats ne tirent-ils pas sur la corde la plus longue, où ils ont l'assurance d'obtenir gain de cause, de raviver la flamme syndicale, d'être promu défenseur des salariés pauvres. Et quoi bientôt, l'international ?

Une fratrie n'est solide tant que l'autorité du chef reste intacte. C'est ce que la phycologie appelle la soumission à l'autorité. Les grévistes devraient repenser la manière dont ils manifestent et la manière dont ils soutiennent leur chef. Je ne peux qu'être solidaire des maux qui sont les leurs, et d'ailleurs je soutiens leur cause dans leur combat pour un meilleur quotidien. Mais mettre en péril les infrastructures vitales du territoire, nuire à la vie quotidienne des citoyens, empêcher les autres travailleurs qui sont également victime de notre niveau de vie d’accomplir leur part de notre croissance, n'est ce pas faire preuve d'un peu d'égoïsme, et même pire, d'égocentrisme ?

Je ne prends pas plaisir à voir nos stations vides, alors que 35 000 tonnes de fioul languissent devant la passe de Papeete. Je n'admets pas que l'on force des compagnies aériennes à s'approvisionner au maximum en carburant pour venir en Polynésie. Alors qu'ils font des efforts titanesques pour continuer à nous approvisionner en touriste. Et je ne tolère surtout pas que l'on isole nos îles les plus reculées de nourriture, de matériaux, et de leurs ressources vitales, parce qu'à Rome, notre César syndical a décidé d'annexer la base salariale.

Dans ce vice de la guerre, les patrons ne sont pas des victimes. Étant donné les bénéfices dégagés, il apparaît en effet abracadabrantesque que les salariés en soient exclus. Mais il n’est pas question que ces entreprises, stratégiques de toute parts, deviennent des « rentes syndicales » annuelles.

J’en appel au gouvernement, et particulièrement au président pour stopper cette hémorragie économique. Ne pas donner quelques millions ce soir, c’est en sortir dix fois plus demain. Et inutile de faire appel à la Sainte mère République, alors qu’on l’accuse tous les jours d’ingérence dans les affaires du pays. Pensons à chasser nos vieux démons !

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mardi 25 mars 2008

Rompre le silence

Par Noindep, mardi 25 mars 2008 à 21:11 :: General

Dans ce ruissellement social coule à nouveau les larmes de notre progrès. Les syndicats ont de nouveau matraqué les consciences dans une rythmique incessante du "toujours plus". On rend les salariés victimes d'une embuscade patronale, alors qu'en paralysant le pays, les syndicats insufflent au pouvoir d'achat un défi supplémentaire : celui d'éviter à tout prix l'émergence d'une paupérisation des classes ! Et c'est en faisant descendre la foule dans la rue qu'ils pensent nourrir la croissance sociale. Que d'illusion !

En réalité, cette « paralysie annuelle des foules » démontre avec quelle facilité le pays est fragile : Alors que les élections viennent de se terminer, les syndicats nous font un 4ème tour. Et pour se faire entendre, ils prennent l’économie en otage.

La Polynésie vit depuis trop longtemps dans cette "évidente schizophrénie" du progrès. Elle fait supporter sa réussite par sa démographie dynamique, et sa créance coloniale. Continuer à s'auto-identifier comme des rentiers de la République est à l'opposé de l'indépendance, et même pire, à l'encontre de l'autonomie. Vouloir s'émanciper, c'est s'extirper de la maternité de l'Etat, et matérialiser sa capacité à s’auto-gérer.

Le gouvernement sera d'ailleurs appelé à proposer un nouveau schéma économique. On ne lui demandera plus de constater les fissures de la bâtisse, on lui demandera de bâtir l'édifice. Gaston Flosse qui a été le premier à pronostiquer 300 000 touristes dès 2000, n'a eu de cesse, comme ceux qui l'ont succédé, de créditer la conjoncture de tous les maux. Depuis 2000, nous sommes dans une croissance touristique appauvrissante, sans que cela ne gêne personne. Et pourtant depuis les moyens sont gigantismes et les investissements de promotions extérieures faramineux ! (Cf. ATN). Mais silence, c'est un sujet qui fâche !

Je prend le nouveau gouvernement comme prochain responsable des récessions à venir. Ils ont corrompu le suffrage à leur crédit et restent très silencieux sur leur programme économique. J’attend de comprendre pourquoi.

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mardi 18 mars 2008

Yves JEGO

Par Mana, mardi 18 mars 2008 à 12:16 :: Brèves

Voici donc notre nouveau secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer. Je ne le connais ni d'Adams ni d'Eve...

Monsieur Yves JEGO est député-Maire, député de Saine-et-Marne et Maire de Montereau-Fault-Yonne. C'est aussi l'ancien porte-parole de l'UMP.

Si ça vous intéresse, ce Monsieur à un blog : http://yvesjego.typepad.com/

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lundi 17 mars 2008

Ultime délire

Par Noindep, lundi 17 mars 2008 à 00:12 :: General

Alors que le royaume présidentiel s'effondre devant les yeux ébahis d'un électorat divisé, la France vacille encore entre plus de réformes, et plus d'Etat. Dans la contradiction des genres, M. Buillard retrouve son fauteuil de maire dans une vérité qui dérange : Papeete ne vote pas pour l'étiquette, mais pour l'homme. Voilà ce qui a poussé M. Buillard à saisir l'opportunité de se désolidariser de G. Flosse qui, au demeurant aurait pu lui faire perdre sa mairie. L'électorat de Papeete n'aurait-il pas sanctionné son maire pour collaboration ?

Ce que l'on retient en tout cas, c'est qu'à Paris, il y aura un turn-over important. Sur le départ, on retrouvera C. Estrosi, peut-être X. Darcos, et D. Martinon. Le cas de C. Estrosi est fort intéressant, puisqu'il libérera une place dont personne ne veut ! Gérer les "insolents" de la République, quel technocrate en voudrait ? On se souvient de Christian Paul, Brigitte Girardin, François Baroin. Aucun n'a résisté aux négociateurs difficiles que sont les hommes politiques d'outre-mer. Et surtout ceux de la Polynésie !

Imaginez : Nous sommes lundi 17 mars. C. Estrosi est élu à Nice, et démissionne, comme prévu et annoncé par lui-même ce soir, de son poste de secrétaire à l'outre-mer. N. Sarkozy, par l'intermédiaire de son Premier ministre, décide que l'outre-mer est directement rattaché au ministre de l'intérieur, et que désormais des secrétaires d’état viendront épauler ce ministre pour différentes régions. Imaginez que N. Sarkozy ait de l’humour et que G. Tong Sang soit nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de l’intérieur chargé des collectivités d'outre-mer du Pacifique et des relations extérieures de la France dans le Pacifique. Que désormais, il soit comme G. Flosse voici 20 ans, le relais de l'Elysée dans le Pacifique ! Que diraient désormais G. Flosse et O. Temaru d'avoir pour interlocuteur privilégié (pour les budgets, les finances, les projets de défiscalisations) Gaston Tong Sang. Dans quel "bordel politique" serions-nous ?

Ce scénario qui en réalité n'en n'est pas un immobiliserait la Polynésie dans un combat d'hommes, et fera rejaillir cette image de l'Etat colonisateur de pouvoir. De la publicité gratuite pour les indépendantistes, et je n'ose pas croire qu'ils en ont besoin.



Et en quoi cela gênerait. Gaston Tong Sang n’aurait-il pas droit à la même « préférence nationale » que Gaston Flosse a eu au sein de la Chiraquie ? Pensez-vous un tel scénario possible et plausible ?

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dimanche 16 mars 2008

Retard à l'allumage

Par Pépé Tama, dimanche 16 mars 2008 à 08:13 :: General

Vivement que le temps des élections se termine pour que l'on passe enfin aux choses sérieuses. Car voilà quatre ans que la Polynésie se cherche. Vague "bleue", puis vague "rouge" en sens inverse. Et pourtant, Gaston Flosse revient au centre du jeu, déjouant tous les pronostics, démontrant par là qu'il est un stratège politique hors pair qui sait trouver les moyens pour atteindre ses fins. On ne reviendra pas, bien sûr, sur toutes les réactions qu'a engendré ce retour au pouvoir de celui qui avait échoué de peu en 2004 du fait du choix de deux représentants autonomistes à l'Assemblée de l'époque. Il est d'ailleurs piquant de constater que tous ceux qui étaient derrière lui en 2004 sont ses adversaires les plus résolus aujourd'hui...

Mais de premier en deuxième, puis troisième et quatrième tour, en attendant un éventuel cinquième ou sixième tour, les questions de fond restent en suspens, car notre Pays ne va pas bien. Il se débat, en effet, dans une stagnation économique globale et une exclusion sociale grandissante d'une partie significative de notre population.

  • Sur le plan économique : comment améliorer la compétitivité de notre économie et l'adapter à la mondialisation ? Comment identifier et encourager les nouveaux gisements de croissance des richesses et de l'emploi ? Comment relancer le tourisme en perte de vitesse ? Comment consolider et diversifier les exportations ? Comment les secteurs "abrités" ( agriculture, pêche, énergie, transports interinsulaires, services aux entreprises et aux particuliers...), qui pratiquent des prix élevés, peuvent améliorer leurs performances ? Comment faire en sorte que la hausse mondiale des prix des produits agricoles et alimentaires ou de l'énergie ne pénalise pas le pouvoir d'achat des ménages polynésiens ?
  • Sur le plan de la gouvernance du secteur public : comment réduire sérieusement le train de vie exorbitant de nos Institutions, et maitriser, de manière plus générale, les dépenses de fonctionnement du secteur public ? Comment, de manière corrélative, "doper" le budget d'investissement du Pays pour construire notre avenir ? Comment faire les réformes structurelles et réduire notamment le poids du secteur public dans l'économie ? Comment stabiliser, puis réduire le poids des prélèvements fiscaux ? Comment améliorer la gouvernance des municipalités ? Il est clair, en tous les cas que nos élus ne doivent plus se considérer comme de simples "répartiteurs" des fonds publics, qu'ils proviennent du Pays ou de l'Etat. Ils doivent être de très bons gestionnaires des fonds publics et encourager ou accompagner tant qu'ils peuvent les bonnes initiatives privées. Ce sont les porteurs de projets et les entrepreneurs qui feront notre économie. Pas nos élus...
  • Sur le plan de la solidarité, de nombreux enjeux sont devant nous : faire face à la hausse inéluctable de nos dépenses de santé,maitriser le fonctionnement du nouvel hôpital, consolider le système de retraite géré par la CPS, réduire l'exclusion sociale grandissante d'une partie de notre population. De même, la question de la "justice fiscale" est clairement posée et l'ombre de l'impôt sur le revenu plane sur ce mandat. Car, dans les clivages politiques actuels, se joue aussi la question de la cohésion de notre société. Il faudra, cependant, dépasser la caricature des nantis qui habitent dans les lotissements "d'en haut" et les exclus "d'en bas", l'opposition de classe, rejoignant si l'on n'y prend garde, l'opposition ethnique... Il faudra se poser les bonnes questions pour trouver les bonnes réponses et éviter ainsi un populisme "nationaliste" dangereux.
  • Sur le plan du "partenariat" avec l'Etat, il faudra bien trancher un jour la question de "l'Etat impartial", seriné à longueur d'année par les gouvernements de droite ou de gauche, mais qui ne trouvent pas vraiment de réponses concrètes. On le voit bien encore dans les stratégies d'alliance politiques entre le "local" et le "national". Et pourtant, la solidarité nationale est un principe qui devrait transcender les clivages partisans sous peine de "punir" notre population. Serait alors posée la question d'une citoyenneté française à géométrie variable, alors même que les difficultés que traversent notre Pays pourraient trouver une solution partielle et immédiate par un partenariat renforcé : contrat de projets, conventions Etat-Pays dans le domaine de la solidarité, de la santé, de l'éducation, de la recherche, de l'Université, continuité territoriale....

Il est donc temps que les clivages politiques, certes nécessaires en bonne démocratie, ne soient pas l'arbre qui cache la forêt du développement. Et il faut bien constater que le nouveau gouvernement a quelque retard à l'allumage. Demain doit être le vrai départ dynamique et volontariste. L'heure n'est plus seulement à la relance de l'économie par le BTP ou les grands travaux, à la hausse du pouvoir d'achat par un élargissement de la liste des PPN ou à la hausse de minimas sociaux. Les problèmes de notre Pays sont conjoncturels ET structurels. Je dirais même que nos problèmes conjoncturels sont les conséquences des problèmes structurels non traités. La politique de développement doit donc être définie et mise en oeuvre par une vision de moyen et long terme, remisant ainsi au placard les politiques à courte vue menée ces dernières années.

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vendredi 14 mars 2008

Chop suey municipal...et arrière pensées territoriales

Par lebop, vendredi 14 mars 2008 à 16:23 :: General

J'ai une immense admiration pour ceux qui, à longueur de journée essayent de rationaliser, catégoriser, "cliver" les listes qui se présentent aux suffrages des électeurs pour ces municipales. De vrais entomologistes de la politique ! Et pourtant, nos journalistes du monopole Hersant s'y essayent, relayant les thèses de To tatou ai'a en fervents propagandistes de ce conglomérat électoral qu'ils sont devenus. On apprend ainsi que le maire Tahoeraa de Paea est aussi To tatou ai'a et que To tatou ai'a soutient tardivement le maire sortant Tahoeraa de Papara... Un vrai chop suey !

Un effort de "cartésianisme" que même les journalistes de Métropole ont abandonné, tant la situation de certaines municipalités et le positionnement du Modem rendaient, en "Métropole", la situation complexe.Vous avez dit mariage de la carpe et du lapin ?

Et pourtant, tous les jours, on constate que des listes rouges sont plus ou moins orangées ou "bleuies" (Punaauia, Paea...), que des listes oranges sont souvent bleuies ou rougies ( Papara,Mahina...), que des listes bleues sont orangées ou rougies ( Mahina, Teva I Uta...) Ne parlons pas des iles et des archipels des iles sous le vent ou des tuamotus : même une chatte n'y retrouverait pas ses petits !

Tout simplement, par ce que, comme je l'ai dit, les leaderships locaux sont, dans nos communes, déterminés par des critères qui dépassent la rationalité "occidentale". S'y mêlent l'affect, le charisme, les relations familiales, les affinités personnelles,les amitiés d'enfance, la "notabilité" professionnelle ou religieuse... C'est bien la preuve que les clivages idéologiques sont, encore plus qu'aux territoriales, relativisés et même ignorés. Comment, en effet, "idéologiser" la propreté, la police de proximité, la maintenance des écoles, l'accompagnement social, l'animation de la vie associative ou les formalités administratives ?

Certes, il reste des villes emblématiques. Ainsi, la "revanche" des territoriales semble se focaliser sur Pirae : il faut faire tomber Edouard Fritch, le fidèle d'entre les fidèles de Gaston Flosse. "On" va lui faire payer à ce "renégat", ce "paria", ce "parjure", notre éviction du pouvoir territorial. Tu parles d'un enjeu "noble"...

La montagne de la "revanche" accouche ainsi d'une souris ..et le général Tong Sang fait le grand écart entre les colonels "Emile, "Hiro" et "Sandra" ou "Philip" et "Emma"... Il n'a encore rien vu, car comme l'a déjà dit "Jean-Christophe", il faudra se méfier des iliens. Comme pour conjurer le risque d'éclatement de cette nouvelle famille opportuniste, ce dernier veut d'ailleurs faire croire ou espérer que la coalition majoritaire "bleu-orangée" n'en a plus pour longtemps. La méthode Coué en guise de stratégie post-électorale et de "ciment rouge", en quelque sorte...

Cette reconstitution de clivages qui n'existent pas est d'autant plus ridicule que le pouvoir territorial s'installe. "On" voudrait bien l'éviter par des manoeuvres diverses, en nous resservant du plus que réchauffé judiciaire, mais il s'installe. Avis aux Nouvelles de Muriel Pontarollo, n'oubliez pas, pour Gaston Flosse, la formule : "tout mis en examen est présumé innocent etc, etc...". Question d'être "équitable" avec tous les justiciables...

Comme le " cinquième tour" et le "sixième tour" ne font que commencer, il faut arrêter le rouleau compresseur "bleu-orange" avant que l'implosion du conglomérat rouge n'ait lieu. Implosion contre implosion. Mais n'a pas implosé celui qui devait imploser !

Les médias "rouges", couleur de l'intégrité et de la moralité comme on sait, ont donc décidé de placer le combat sur le plan judiciaire. Ils font feu de tous bois. Il ne faut plus qu'Emile soit tout seul à Nuutania, car "certains" ont fait cent fois pire. Le refrain est bien connu.Encore faut-il le démontrer "rationnellement"et "juridiquement", cette fois ci...

Mais peut être que la zénitude s'est aussi déplacée. Les chiens aboient, la caravane passe...et le roseau plie, mais ne rompt pas. Gageons qu'ils vont redoubler d'efforts. Le courrier des lecteurs des militants zélés, les SMS de radio 1 et de NRJ ne suffisent pas. Il faut passer à la vitesse supérieure. Mais le lion n'est pas mort ce soir...

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lundi 10 mars 2008

Les gardiens de la Polynésie française

Par Noindep, lundi 10 mars 2008 à 22:45 :: General

Jamais ils n'hésitent à intervenir, quelle que soient les conditions, et quel que soit l'endroit. Je pense que l'on ne remercie jamais assez ces hommes de l'armée, de la BA190 qui, chaque jour, interviennent pour sauver des vies, trouver des survivants, ou tout simplement rompre l'isolement géographique de certaines îles. Hier encore, l'Etat a montré que sa présence est indispensable en matière de sécurité civile. Seul l'Etat peut déployer des moyens conséquents vers les îles les plus reculées, en toute gratuité.

Je n'imagine même pas combien coûte une heure de Guardian (nos gardiens), ce falcon 20 de la marine nationale (au nombre de 2 en Polynésie) qui est prêt à sillonner toute la Polynésie pour retrouver un pêcheur en détresse et parfois inconscient, ou un Casa, ce fantastique aéronef, qui, encore hier, a montré sa capacité de convoyer une équipe médicale même au milieu de la nuit, sur une piste non balisée de 900m pour sauver un jeune enfant de 15 mois. J'admire ces hommes et ces femmes de l'Escadron de Transport Outre-Mer qui se battent au quotidien contre les fatalités de l'isolement. Je tenais à leur rendre un hommage appuyé. Vous êtes les gardiens de la Polynésie française.

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Les municipales encore plus surprenantes que les territoriales

Par Mana, lundi 10 mars 2008 à 06:54 :: Brèves

Nous avons affaire à des résultats qui pour ma part me surprennent. Mis à part les résultats de Monsieur TEMARU et de Monsieur TONG SANG qui n’ont rien de spectaculaire, comparativement à toutes ces années de règne (je les félicite au passage), nous avons quelques surprises :

  • Emile VERNAUDON :

Malgré qu’il soit encore enfermé et qu’il n’ait pas pu voter, Monsieur Vernaudon peut aujourd’hui dire que sa commune le soutient malgré ce qu’il a fait. C’est assez exceptionnel : avec un score de 27,75%, il est en tête dans sa commune. Impressionnant ! Cela peut dire deux choses : soit les électeurs pensent qu’il est innocent, soit ils ne votent pas pour l’homme mais pour l’idée du parti. En quelque sorte, c’est un vote de confirmation de leur expression. Dans tous les cas, je le répète: c’est incroyable.

  • Michel BUILLARD :

Ayant pourtant quitté son vaisseau maire (joke) entre les deux tours, ce qui en politique n’est pas forcément la meilleure chose à faire, il a su convaincre ces électeurs de le suivre dans sa course aux Municipales. 57,87% des suffrages exprimés en sa faveur, c’est un bon score pour le maire sortant de Papeete. Les conclusions sont inverses de celles de Mahina, Cette commune qui vote pour le Tahoera’a depuis 1995, aujourd’hui vote pour une liste composée autonomiste. Soit le parti est bien présent et plait, soit l’homme et son bilan plaisent. La surprise réside dans le passage, dès le premier tour, de cette liste composée de 8 horizons différents ; Myrna ADAMS pour le Here ai’a, Nicole BOUTEAU pour le No oe te nunaa, Jules IENFA pour le O’Porinetia to tatou ai’a, Aldo SARCIAUX pour Rautahi, René TEMEHARO pour une partie du Tahoera’a, Alban ELLACOTT pour la société civile et enfin Michel BUILLARD et toute son équipe.

  • Béatrice VERNAUDON :

Et voici pour moi la plus grande surprise de ces élections : le Tahoera’a huiraatira mis à mal dans son propre fief. 48,21% des suffrages, c’est énorme pour To tatou ai’a dans cette commune Orange depuis des années. Certes, nous ne sommes qu’au premier tour des élections, mais ce score mérite d’être souligné, car c’est sûrement la première fois que le parti orange est autant dans le rouge, si je puis me permettre. Monsieur FRITCH faisait grise mine avec 36%, soit 12,21 % de moins que To tatou ai’a.

Les autres communes sont encore incertaines. Nous ne sommes qu’au premier tour et nous ne pouvons pas annoncer la Vague rouge. Cependant nous pouvons être surpris. Attendons le 2ème tour pour tirer des conclusions certaines de ce qui se passe dans notre pays. La conscience politique est là, il faut la cultiver. J'espère plus de participation au second tour.

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vendredi 7 mars 2008

EXPRIMEZ-VOUS

Par Noindep, vendredi 7 mars 2008 à 22:10 :: General

Pour donner votre idée de la situation politique actuelle : Cliquez ici

Lien : http://www.dailymotion.com/group/aepfs/

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Imaginez...

Par Noindep, vendredi 7 mars 2008 à 21:02 :: General

Votez pour régner n'est plus un slogan en vogue. Les Polynésiens, déchirés dans leur conscience, s'épargnent volontairement du débat indépendance/autonomie, pour un débat plus enflammant, Gaston Tong Sang / Gaston Flosse. Quelle ironie dans ces histoires de familles bien Polynésiennes, où pendant 20 ans on a cloisonné les classes politiques entre indépendantistes / autonomistes pour aujourd'hui débattre entre deux idées de l'autonomie ! L'autonomie règne en maître, c'est à la fois jouissif et consternant !

Jouissif de constater que l'homme qui a apporté la paix s'appelle Oscar Temaru. Lui qui a concédé à faire reculer ses troupes pour mûrir, lui qui aurait bien voulu laisser le perchoir de l'assemblée au Tahoeraa, lui qui en l'espace de quelques semaines a contrôlé l'émeute de ses foules. Au moins chez les indépendantistes, la discipline est de rigueur et personne ne discute la place du chef. Consternant, parce que les autonomistes gagnent sur les pertes de leurs confrères, quitte à faire un peu de cannibalisme, pour rivaliser d'ingéniosité. Voir que la gestion de GTS s'émiette au fil des jours, parce qu'il a voulu arroser plutôt que planter les champs électoraux. C'est plus facile ! Résultat, les caisses sont vides, et bon courage à ceux qui prennent la relève !

En tous les cas, j'imagine déjà une ultime versatilité des Polynésiens, aujourd'hui révoltés de cette OPA inamicale de Gaston Flosse sur le pouvoir, et demain le soutenant pour avoir redressé le pays. Je me l'imagine en silence, cette aube des idoles, où Gaston Flosse aurait détruit le mythe du "Dieu Pouvoir" qu'il est et aura réussi à endosser la légitimité du gestionnaire qu'il mérite. La mort de ce Dieu laisserait place à une créativité de la pensée et allégerait les consciences de cette lourdeur idéologique. J'imagine déjà une Polynésie dynamique, dépassionnée de ses querelles, ancrée dans une modernité de la pensée...imaginez là...

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jeudi 6 mars 2008

Pour une révision générale des politiques publiques en Polynésie française

Par Pépé Tama, jeudi 6 mars 2008 à 12:11 :: General

Le présent billet est largement inspiré d'une fiche de synthèse réalisée par le gouvernement central relative à la "révision générale des politiques publiques". Pourquoi ? Parce que j'estime que cette révision est aussi nécessaire à réaliser ici.

Depuis une trentaine d’années, la sphère publique territoriale a connu une croissance rapide de ses effectifs et de ses dépenses. De nombreux dispositifs et politiques se sont empilés, sans réelle cohérence, créant un paysage administratif confus, insuffisamment efficace et coûteux. Cette situation n’est pas satisfaisante : les citoyens sont en droit d’attendre des services publics efficaces au moindre coût.

Pour remédier à cette situation, une révision générale des politiques publiques doit aussi être conduite en Polynésie . Cette révision aurait pour ambition de remettre à plat l’ensemble des missions du Pays, sans tabou ni a priori, pour adapter les administrations aux besoins des citoyens.

La révision vise à identifier les réformes qui permettront de réduire les dépenses du Pays, tout en en améliorant l’efficacité des politiques publiques. Les économies qui pourront être dégagées grâce aux réorganisations et à la diminution des effectifs permettront de financer le renforcement de certaines politiques et les grandes priorités du gouvernement.

Comment procède-t-on ?

La révision générale des politiques publiques consiste à passer au crible les dépenses publiques à partir d’un questionnement simple basé sur les sept questions de la grille d’analyse de la revue générale des politiques publiques :

  • Que faisons-nous ?
  • Quels sont les besoins et les attentes collectives ?
  • Faut-il continuer à faire de la sorte ?
  • Qui doit le faire ?
  • Qui doit payer ?
  • Comment faire mieux et moins cher ?
  • Quel doit être le scénario de transformation ?

En collaboration avec les Ministères, des équipes d'auditeurs privés pourraient donc passer au crible l'ensemble des interventions du Pays en vue d'améliorer les performances sur la base de la grille de questionnements ci-après.

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mardi 4 mars 2008

Démocratie de proximité

Par lebop, mardi 4 mars 2008 à 18:50 :: Petite analyse

La profusion des listes qui se présentent aux élections communales démontre, s'il en était besoin, que la démocratie de proximité est bien vivante dans notre Pays. Il est particulièrement réjouissant de voir la multiplicité de toutes ces équipes vêtues de manière colorée présenter leurs programmes visant à améliorer la vie quotidienne des citoyens de leur commune de résidence.

Il est remarquable, surtout, de constater que ces équipes sont emmenées par des personnalités dôtées d'un certain charisme et ne sont, pour la plupart d'entre elles, aucunement guidées par un esprit partisan. Dans de nombreuses listes, des personnes de sensibilités politiques diverses se sont regroupées pour porter un projet communal. On est donc loin, comme veut le faire croire une certaine presse ou les autonomistes regroupés sous la bannière de to tatou ai'a, d'un "remake" de la confrontation territoriale des grands partis du Pays. La preuve en est donnée dans la capitale et dans certaines grandes communes : quel oecuménisme !

Certes, bien avant les Territoriales, le conglomérat électoral To tatou ai'a avait bien combiné une stratégie double pour les territoriales et les municipales. L'appel de Gaston Tong Sang aux maires étiquetés "orange" pour qu'ils "rougissent" ( Papeete, Paea...) et la présentation de listes "rouges" contre des listes "orange" au sein de certains fiefs ( Pirae, Papara, Punaauia...) faisaient partie de cette stratégie préparée de longue date. Cette arrière-pensée partisane de to tatou ai'a vient donc de loin ...

Il est donc curieux de faire croire que l'élection à la Présidence du Pays de Gaston Flosse provoque un soit disant " Quatrième tour". Celui-ci était déjà programmé par Gaston Tong Sang et ses alliés et l'éventuelle arrivée à la Présidence de ce dernier n'aurait rien changé à cette stratégie. Comment pourrait-on penser que Béatrice Vernaudon aurait abandonné la course des municipales de Pirae, par une éventuelle alliance territoriale entre le Tahoeraa et To tatou ai'a ? Comment peut-on croire que Philip Schyle aurait pu avoir une chance de se faire réélire à Arue sans le soutien de To tatou ai'a, au grand dam d'ailleurs de Madame Emma Algan ? Comment notre seul maire emprisonné, investi par to tatou ai'a, pourrait être réélu ( au détriment d'ailleurs de Madame Sandra Lévy-Agami beaucoup plus vierge au plan de la moralité que Monsieur Emile Vernaudon...) sans ce soutien programmé ? Ce conglomérat avait donc bien l'intention de démontrer son leadership au plan communal au détriment du Tahoeraa, démontrant par là-même que ce dernier parti était plus un adversaire qu'un "partenaire".....

Le panorama actuel laisse d'ailleurs à penser que les intentions de départ de To tatou ai'a n'ont pas été satisfaites. Comme nous l'avons vu, la foire d'empoigne entre leaders de cette fédération dans certaines communes ( Arue, Mahina, Uturoa...) et "l'oecuménisme politique" de nombreuses listes brouillent sérieusement les pistes. Il est difficile de discerner un choc frontal entre blocs politiques, ce que refusent, d'ailleurs, nombre de listes, par exemple à Papeete, Faaa, Punaauia ou Papara. C'est tant mieux d'ailleurs, car il est ridicule de transposer à l'échelon communal des rivalités politiques territoriales peu pertinentes. Le regroupement des bonnes volontés est bien plus utile à la démocratie de proximité que le prolongement de combats claniques territoriaux.

On ne peut donc que se féliciter du pragmatisme des différentes équipes qui se présentent à nos suffrages. Au lieu d'exacerber les tensions, ces équipes ont plutôt fait le choix de l'addition des compétences derrière des personnalités reconnues à l'échelon local. Et c'est tant mieux.

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lundi 3 mars 2008

La dure bataille du développement de la Polynésie française

Par Pépé Tama, lundi 3 mars 2008 à 12:31 :: General

Un groupe d'économistes de l'IEOM, de l'AFD, du Service du Plan et de l'ISPF a élaboré un document intitulé : "L'économie polynésienne post-cep - une dépendance difficile à surmonter".

Au-delà des multiples données chiffrées, je voudrais rappeler quelques-unes de conclusions de ce groupe :

  • Sur la période 2001-2005, la Polynésie française n'a pas réussi à accroitre son autonomie économique. Ses ressources propres ( tourisme, exportations de biens et de services, pensions des retraités) ont nettement progressé jusqu'en 2000 pour, ensuite, diminuer fortement les 5 années suivantes ;
  • Les transferts de l'Etat ont été plus marqués sur la période 2001-2005 que sur la période 1995-2000. Néanmoins, le montant de transfert par habitant est très similaire en 2005 à ce qu'il était en 1995. Les montants des transferts ont accompagné la croissance démographique ;
  • Les transferts ont permis d'assurer à la fois le rattrapage en matière d'infrastructures et contribuer au maintien du pouvoir d'achat moyen ;
  • Finalement, la dépendance de la Polynésie vis-à-vis des transferts de l'Etat est aussi forte en 2005 qu'en 1995.

Et ces économistes de se poser la question fondamentale : pourquoi la bonne tendance quant au développement des ressources propres s'est inversée au milieu de la décennie étudiée ( en 2000-2001) ?

De nombreux billets de politita ont permis d'apporter quelques éclairages qui permettent de répondre à cette question. Ce qui est certain, c'est que la bataille pour le développement n'est pas un long fleuve tranquille. Rien n'est acquis définitivement et rien n'est irréversible. Dans un monde qui change très rapidement, qui n'avance pas, recule. Nos entreprises doivent sans cesse faire preuve d'innovation, améliorer leurs performances, élargir leurs débouchés, se diversifier, maitriser leurs coûts de production, mieux commercialiser leurs produits et leurs services....

C'est un éternel travail de Sisyphe ou rien n'est jamais gagné et où la routine n'a pas sa place. Même les entreprises qui produisent pour le marché local et qui croient être protégées par des barrières de tous ordres, doivent se remettre en cause : agriculture et pêche sinistrées, industrie agro-alimentaire obsolète ( corned beef...) ou aux produits trop coûteux ( nos yaourts ou nos jus tropicaux par exemple).Les prix de nos produits maraichers atteignent des sommets ( le kilo de tomates à 500 ou 600 francs !! )

Oui, il est temps, effectivement, de nous retrousser les manches et de nous mettre sérieusement au travail... Si possible, avec beaucoup de supplément d'âme, de créativité et d'imagination. L'heure est plus que jamais, à l'esprit d'entreprise. Et il incombe à nos gouvernants de favoriser l'initiative privée dans tous les domaines.

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samedi 1 mars 2008

Au boulot !

Par lebop, samedi 1 mars 2008 à 18:19 :: General

Après le bruit, les clameurs, les marches, les vôtes blancs et les accouchements dans la douleur, nos Institutions sont enfin en ordre de marche. Quatre années d'instabilité, d'amateurisme, de politique du chien crevé au fil de l'eau ont abouti à la stagnation économique et à l'accentuation de la marginalisation sociale d'une partie de notre population. Remettre la Polynésie sur les rails après quelques années d'errements sera un gigantesque chantier.

La politique politicienne doit céder le pas à la Politique. Le nouveau gouvernement a pour devise : "Paix et Développement". Reste à mettre en conformité les actes avec le discours.

  • Première étape : approfondir la connaissance mutuelle entre des équipes qui se sont longtemps combattues. Le séminaire de la majorité, ce week end, permettra déjà de confronter priorités et programmes. L'apport de technicité du Tahoeraa permettra à l'équipe d'Oscar Temaru de mettre enfin en oeuvre certaines de ses idées-forces, notamment dans le domaine de l'emploi et de la protection sociale. De même, la crédibilité économique et la connaissance des rouages administratifs des ministres Tahoeraa devraient permettre d'éviter la méfiance, voire l'opposition des milieux économiques.

Dans cette mixité des équipes, la Polynésie aura gagné un point important : l'UPLD pourra continuer a faire l'apprentissage de la dure réalité en remisant définitivement au vestiaire l'utopie accumulée après 30 ans d'opposition. Le "radicalisme" économique et social ne sera plus de saison. Le verbe sans action ne sera plus de mise. Il faudra dire ce que l'on peut faire avec les contraintes du moment et faire ce que l'on dit avec efficacité.

  • Deuxième étape : privilégier, au sein des cabinets ministériels, l'expertise au détriment du nombre et du népotisme. Face aux inévitables demandes de "postes" de tout un tas de courtisans, il ne faudra pas surcharger la "boite à sardines". La sensibilité de tous les partis politiques et de la population à la réduction du train de vie des institutions oblige à un gouvernement modeste. Il faudra économiser au moins 1,5 milliard de francs dans ce train de vie et réorienter toutes ces économies vers l'autofinancement du budget d'investissement du Pays.

De même, il faudra fixer de vraies priorités et éviter le saupoudrage des dépenses. Certaines administrations devront être privilégiées au détriment d'autres. Une certaine austérité devra être décidée dans certaines dépenses administratives non prioritaires : il faudra faire plus et mieux avec moins.

Le gel des recrutements sera à l'ordre du jour. Il faudra mettre l'accent sur tout ce qui contribue à la relance de la machine économique. Le réajustement de certains minimas sociaux contribueront à la relance de la consommation.

Le vôte diligent du budget du Pays sera le premier test de l'efficacité de la nouvelle majorité. Axe prioritaire : réduction supplémentaire des dépenses publiques de fonctionnement et hausse du budget d'investissement. Tout doit être "passé au tamis" pour aboutir à ce résultat.

Parallèlement, il faudra finaliser le contrat de projets avec l'Etat en vue de conforter la relance de l'investissement public. Espérons que l'Etat ne "punira" pas la population polynésienne du fait d'un gouvernement qui n'aurait pas l'heur de lui plaire. Ce serait une grave atteinte aux principes républicains.

  • Troisième étape : reprendre en main l'administration par une gestion à l'obligation de résultats. Tout le secteur public devra renouer avec l'impératif de performance, notamment les établissements publics et les sociétés d'économie mixte. Se posera la question de conserver ou pas le périmètre actuel du secteur public.

Les Ministres devront privilégier le guidage opérationnel des programmes et des projets en lien étroit avec l'encadrement de l'administration. Une stricte hiérarchisation de ces programmes par rapport aux priorités du moment devra être effectuée. Pour l'heure, il s'agira de privilégier, partout ou ce sera possible, l'initiative privée. Tout le monde devra contribuer à l'émergence de nouveaux porteurs de projets, car ces derniers seront les fers de lance d'une nouvelle stratégie de développement durable.

Si le gouvernement et la nouvelle majorité doivent rechercher plus qu'avant des consensus, il y a les soirées et les week ends pour celà. Mais la palabre océanienne ne doit pas prendre le pas sur l'efficacité. Nous avons trop souffert de cette propension à l'inertie verbeuse ces dernières années, pour que nous nous permettions le "luxe" de retomber dans cette ornière.

Au boulot !

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8500 personnes à la marche de to tatou ai'a

Par politaote, samedi 1 mars 2008 à 16:31 :: Brèves

De source policière, environ 8500 personnes ont répondu à l'appel de To tatou ai'a pour une "marche pour la démocratie". C'est un semi-échec pour les dirigeants de cete fédération de partis, car ils espéraient atteindre 20.000 manifestants en vue d'approcher le "score" de la grande marche en faveur du Taui de 2004.

Habillés pour la plupart en blanc, les manifestants ont, bien sûr,fait part de leur mécontentement à la suite de l'élection, samedi dernier, de Gaston Flosse à la présidence de la Polynésie française.

A l'occasion du rassemblement, place Tarahoi, plusieurs personnalités politiques ont pris la parole. Le député-maire de Papeete, Michel Buillard, a déclaré que cette manifestation avait été organisée "pour combattre les jeux de pouvoir malsains qui mettent en danger la démocratie polynésienne".

Selon Gaston TONG SANG, "la Polynésie française s'est levée pour la démocratie" et s'est étonné que "le dernier de la course soit à la tête du pays". Insistant sur le "respect de la parole donnée" qui devait prévaloir entre formations autonomistes, il a décrit une alliance UPLD-Tahoeraa "contre-nature qui ne peut pas fonctionner". Il a appelé les manifestants "à se mobiliser encore massivement à l'occasion des élections municipales", les 9 et 16 mars prochains, "en votant avec conviction pour les candidats To Tatou Ai'a".

Cette semaine a vu l'installation des principales institutions du Pays : Gaston Flosse, Président du Pays, a composé son Gouvernement jeudi soir. Vendredi matin, Oscar Temaru a été élu à la Présidence de l'Assemblée de la Polynésie française. Ce matin, à quelques mètres de Tarahoi, la nouvelle majorité, consciente de l'urgence à remettre le pays en marche, était en séminaire. Cette réunion a pour but de définir le programme commun à mettre en oeuvre en vue de la poursuite du développement du Pays.

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