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vendredi 29 février 2008

To tatou ai'a et la jurisprudence "émile Vernaudon"

Par lebop, vendredi 29 février 2008 à 15:24 :: Petite analyse

Le conglomérat électoral To tatou ai'a a franchi une étape supplémentaire dans la banalisation du soutien à des personnalités politiques qui ont maille à partir avec la Justice. En effet, en octroyant son investiture à la liste communale conduite par Emile Vernaudon à partir de la prison de Nuutania, Gaston TONG SANG est, certes fidèle à son amitié avec ce dernier, mais crée une jurisprudence qui a de fortes chances de faire tâche d'huile.

Le principe de moralisation, dont certains partis politiques s'étaient fait les étendards, semble sur le point d'être passé de mode. D'autres, plus compliqués, disent que ce qui est vrai pour les territoriales n'est plus vrai pour les communales. C'est ainsi que Tonio Perez de Te Avei'a s'embarque aussi pour l'aventure avec Emile. Comme s'il pouvait y avoir une moralité à deux étages : l'une pour les territoriales et l'autre pour les municipales...

On peut alors se demander ce que peut bien vouloir dire le programme politique de Gaston Tong Sang, lorsque celui-ci proclame dans ses 225 mesures et engagements pour demain : " la Polynésie a besoin d'une classe politique intègre, audacieuse et courageuse au service de sa population".

Ne s'agit-il pas là d'une déclaration solennelle, publiée et diffusée à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires avant et pendant les deux tours des élections territoriales ? N'a-t-il pas trompé la confiance des électeurs, en octroyant, après les élections territoriales, l'investiture de to tatou ai'a à une personnalité en détention préventive pour de lourdes charges qui pèsent contre lui ?

Ou les mots n'ont plus de sens ou les actes en contradiction avec ces mots sont monnaie courante. Dans un moment où cette question fait l'objet de débats enflammés, on peut penser que c'est plutôt la deuxième branche de l'alternative qui a cours.

C'est dire si l'argument de la moralité en politique est particulièrement redoutable. Celui ou celle qui l'utilise doit être et surtout rester durant toute sa carrière politique, "blanc comme neige". De même, les alliés politiques qu'une personnalité politique particulièrement intransigeante sur cette question se trouve, doivent être, eux aussi, blancs comme neige. Or, que voit-on ? Le "réalisme politique" prend vite le pas sur les belles déclarations gravées dans le marbre ou écrites noir sur blanc. On s'assoie sur ses grands principes pour arriver à ses fins.

Certaines autres personnalités politiques et certains partis politiques se gardent bien de partir à la bataille avec des tels principes, tant ils savent que Justice et Politique ne se confondent pas. La preuve en a été donnée en de multiples endroits de la planète et en France où de nombreuses personnalités se sont fait réélire tout à fait démocratiquement après avoir eu maille à partir avec la Justice.

Décidément, la Morale en politique est une exigence tout ce qu'il y a de plus honorable. Encore faut-il la satisfaire dans tous les instants de sa vie politique !

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jeudi 28 février 2008

ô Jeunesse, sois vigilante !

Par Noindep, jeudi 28 février 2008 à 23:08 :: General

Jamais n'a t-on vu autant de révulsions, de protestations, de rédemptions. Celles d'une jeunesse d'abord en majorité dépassée par ses propres émotions, quémandant "un je-ne-sais-quoi" d'idéalisme politique, où la démocratie est reine d'un monde qu'elle contrôle et qu'elle passionne. La Polynésie flotte au dessus de cette paranoïa des idéaux. La jeunesse est perdue, parce qu'elle s'indigne d'une violation "de principes moraux idéalistes", qui rendrait obligatoire l'application de principes huilés qui mènent nos démocraties à la ferraille. Je crois en la démocratie, mais j'ai aussi foi dans sa flexibilité. M. Crozier croyait en la flexibilité des hiérarchies. C'est à son sens une condition sine qua non de sa survie. Dans toute chose existent une organisation officielle et une organisation réelle. Je crois à ces deux principes. L'élection du Président se faisant au suffrage universel indirect, je conçois l'élection de G. Flosse comme une flexibilité de notre démocratie. Nos élus ont parlé, pour moi la démocratie fonctionne et il en a jamais été autrement.

"Je suis pour le peuple, contre tout ce qui le divise", disait Paul Guth. Notre jeunesse (pour ceux qui se manifestent) a tout à fait raison de manifester son incompréhension. Mais elle a tort de manifester une colère passionnelle, car son débat sera faussé par une volonté de choisir l'un plutôt que l'autre. Et d'ailleurs, je ne souhaite pas que cette révolte silencieuse se soit faite sur une soudaine envie de contradiction plus que d'une envie de conviction. Celle que J. Cocteau formulait ainsi : "La jeunesse sait ce qu'elle ne veut pas avant de savoir ce qu'elle veut". Je m'obstine à croire le contraire.

Je constate que moi-même, jeune naïf de 21 ans, passionné par la politique polynésienne, j'ai du mal à proposer une alternative à cette curiosité qui nous habite. Celle d'une volonté de voir le pays se redresser de son coma économique que seuls des docteurs chevronnés peuvent relever, et de l'autre de l'envie de voir cette "lourdeur générationelle de politiques" quitter la sphère du pouvoir pour rajeunir une démocratie marquée par les ravages de conquêtes. Je suis partagé aujourd'hui dans cette logique de la défiance, et cette défiance au risque. Je veux le beurre et l'argent du beurre.

En l'espace de quelques mois (très peu certes), G. Tong Sang a eu du mal à me convaincre de sa redoutable force tranquille. Progressiste, neuf, constructif, j'ai cru jusqu'à hier qu'il était le choix de la raison. C'est sa volonté de démolir le toit qui l'a hébergé plutôt que de construire le sien qui m'a dégoûté. N'aurait-il pas pu démissionner du Tahoeraa lorsqu'il avait découvert sa passion pour construire la cité plutôt que de vouloir la place du chef ? Il aurait, du coup, pu renouveler son stock d'idées plutôt que de créer des produits dérivés du Tahoeraa. Je crois qu'il voulait la place d'un homme plus qu'autre chose. C'est en ce sens que je ne crois pas qu'il soit différent.

Pour le reste, je laisse la démocratie à ses écrits. Elle fera, je le sais bien, une bouchée bien facile de cette comédie politique. Je n'espère qu'une chose : que la jeunesse ne devienne pas un objet politique, et que nous ne nous amuserons pas à diviser les jeunes les uns contre les autres.

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mercredi 27 février 2008

Marcher ne sert à rien

Par Peter, mercredi 27 février 2008 à 22:30 :: General

Le "peuple" est en colère, il s'exprime. Des manifestations s'organisent en Polynésie mais également en France. Chaque jour s'ouvre sur des mails de "sépapossible", "onpeupalaissépasséssa", "yfokonbouge" etc etc ...

L'événement "à la mode", c'est la marche. Que ce soit bien clair, je ne dénigre pas les actions citoyennes: mieux vaut pisser dans un violon que de gueuler contre sa télé. Mais quand on est prêt à descendre dans la rue pour aller transpirer en signe de colère extrême contre des personnes dans des bureaux climatisés, je trouve ça d'une logique assez bizarre.

La marche est une action assez bizarre. Comment voulez-vous influencer des personnes, qui par leurs actes, ont bien montré qu'elles se fichaient royalement de la bienséance, en leur criant 10, 100, 260 000 fois votre déception ? Là encore, petite précision: je ne cautionne aucunement les actes de vandalisme. Ceci étant, sans aucune violence, il y a d'autres façons de descendre dans la rue.

Quelques milliers de citoyens bloquant l'accès à l'Assemblée de Polynésie Française, devenu un grand n'importe quoi, oui, ça c'est descendre dans la rue. Poster des centaines de citoyens devant les maisons des conseillers territoriaux pour leur demander des comptes, oui, ça c'est descendre dans la rue. Marcher de la cote est à la cote ouest ... c'est du sport.

Histoire de ne pas parler sans rien faire, après concertation avec quelques amis (étudiants aussi), nous avons monté un groupe sur DailyMotion (site de partage de vidéos) dont le but est de rassembler le maximum de réactions des étudiants en leur faisant répondre à 4 questions. Les questions sont sur la page et on peut enregistrer sa vidéo directement à partir du site, avec l'aide d'une webcam.

Si 5000 vidéos se retrouvent sur cette page, je me plais à penser que cela aura plus du succès qu'une marche de 5000 personnes, mais j'ai peut être tort ...

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L'union prônée par Gaston Flosse dans son discours d'investiture refusée par To tatou ai'a

Par lebop, mercredi 27 février 2008 à 18:34 :: General

La passion et la clameur ont remplacé le dialogue et la raison. Normal. Les réactions sont à la hauteur de l'évènement. Gaston Flosse : on l'aime ou on le déteste. Mais ce qui est clair, c'est qu'il ne laisse pas indifférent, surtout chez ceux qui ont vôté massivement pour lui en 2004. Ils voulaient tourner la page Flosse et ce dernier fait encore la une de nos journaux et grimpe à la première marche du podium ! Il se rappelle à leur bon souvenir et celà ne leur plaît pas. Mauvaise conscience ?

En enfants prodigues nourris à son biberon pendant de longues années et en amoureux déçus, ils trépignent, geignent, invectivent, éructent, insultent, villipendent et vont manifester. Libre à eux. Quoiqu'ils dénoncent une "dictature", nous sommes en démocratie et manifester est un droit encadré par les autorités de l'Etat. Ils pourront ainsi se compter. Au moins 60.000 personnes. Pas moins.

Et pourtant, samedi, la main était tendue à To tatou ai'a pour un gouvernement d'Union. Cette option a été repoussée quasi-immédiatement par les élus de ce conglomérat politique. Réaction émotionnelle à chaud ? En tous les cas, la passion partisane l'a emporté sur la raison oecuménique pourtant prônée depuis plusieurs mois par ce même Gaston Flosse.

Mais, au fait, que disait Gaston Flosse dans ce discours ?

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mardi 26 février 2008

A mon tour d'en parler

Par Mana, mardi 26 février 2008 à 16:47 :: Brèves

Monsieur FLOSSE a aussi été pour moi un modèle, il m’a permis et m’a convaincu de penser que l’autonomie de la Polynésie française était l’idée à suivre. Depuis que j’ai 8 ans, comme Peter, je suis la politique et me nourris de la réflexion antagoniste qu’elle me fournit. Cette science du bien être au maximum de la population, sans laisser les déçus et les frustrés de côté, est la plus difficile à exercer. Elle mérite à s’y attarder et nous permet de s’en sortir plus grand à chaque coup dur, elle permet d’apprendre des erreurs du passé.

La démocratie est pour l’instant le meilleur système que les philosophes de tout bord ont créé. Notre voix compte et elle permet de rendre heureux le maximum de la population. C’est le plus grand outil de cette science, savoir manier l’électorat pour arriver à ses fins. La fin est normalement l’aboutissement de l’idée qui a été dite, nous ne pouvons le nier. Si l’homme continu à s’intéresser à la politique c’est parce qu’il est convaincu qu’un jour il y aura du changement.

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lundi 25 février 2008

Il était une fois.... en 2004

Par politaote, lundi 25 février 2008 à 21:35 :: Chroniques

Il était une fois... en 2004. Les résultats des élections territoriales étaient tombés. Le Tahoeraa Huiraatira était le groupe politique le plus important à l'Assemblée de la Polynésie française : 28 représentants contre 27 à l'UPLD.

Philip Schyle et Nicole Bouteau, les représentants "autonomistes" qui faisaient la charnière, ont décidé de s'allier au groupe UPLD pour constituer une majorité composée de 29 élus. Dans le cadre de cette alliance majoritaire, Monsieur Oscar Temaru était élu Président du Pays, en lieu et place du candidat du groupe majoritaire de l'Assemblée qu'était... Gaston Flosse !

Le Tahoeraa Huiraatira a t-il considéré que cette alliance - mariage de la carpe et du lapin ? - était un "hold up électoral" ou un "coup d'Etat" ? Alors vérité hier et mensonge aujourd'hui ?

Que disait la presse du monopole Hersant en ce temps là ? Les urnes avaient-elles été confisquées, comme le titre les Nouvelles d'aujourd'hui ? Philip Schyle et Nicole Bouteau avaient-ils été ostracisés ? Il me semble bien que non. Il est vrai que, pour les Nouvelles, quand on est contre Flosse, on est dans le camp du "bien". Quand on est avec Flosse, on est dans le camp du "mal". C'est ainsi que les élus du Tahoeraa qui ont vôté pour la candidature du Président de leur Parti se font -ils traiter aujourd'hui par ce journal de "couards" !

Des journalistes qui sont censés nous informer peuvent-ils se permettre d'utiliser ce genre de qualificatif à l'encontre d'élus qui vôtent pour leur candidat légitime ? Le dépit de voir que ces élus ont vôté pour un élu de leur camp et non pas pour celui du camp d'à côté transparait à peine... C'est ce qui arrive lorsque des journalistes veulent jouer le rôle d'acteurs de la vie politique, au lieu d'être simplement des.... journalistes.

En tous les cas, il faut savoir raison garder. Madame Béatrice Vernaudon a bien affirmé que l'élection de Gaston Flosse était "légale", à l'inverse donc d'un "coup d'Etat" comme vient de l'affirmer Monsieur Gaston Tong Sang, ce soir, sur RFO. Je n'ai pas non plus vu des militaires en armes envahir les rues de Papeete et renverser un gouvernement légalement élu. Il vaudrait mieux, pour la clarté du débat politique, que l'on n'emploie pas des mots qui dépassent notre pensée.

Cette surenchère dans les propos, alors même que Monsieur Gaston Tong Sang, estimait hier soir, sur RFO, qu'il se positionnait dans l'opposition,reconnaissant, par là-même, la constitution régulière de la nouvelle majorité, n'est pas de bon augure pour les jours qui viennent.

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Monopole Hersant : le Magazine Tahiti Pacifique confirme

Par lebop, lundi 25 février 2008 à 18:31 :: Brèves

Le monopole Hersant a lancé trois nouveaux titres, notamment un hebdo d'information, "hitu news". Selon le Magazine "Tahiti Pacifique", ce groupe est propriétaire de 17 titres payants ou gratuits, sans compter des radios privées !

Alex Duprel, dans son mensuel Tahiti Pacifique de février 2008, estime que le marché publicitaire a chuté de 25 % depuis 2004. Il pense donc que le lancement de nouveaux titres, notamment de Hitu News, combiné à la co-propriété d'une imprimerie ultramoderne et défiscalisée, vise à asphyxier davantage le peu de concurrence qui reste : le fenua TV, les mensuels Tahiti Business et Tahiti Pacifique. La captation de la quasi-totalité du marché publicitaire polynésien est clairement l'objectif du Monopole Hersant.

Et le rédacteur en chef de Tahiti Pacifique de préciser "qu'une telle hégémonie est seulement possible parce que les lois contre les concentrations de presse n'ont jamais été étendues à l'outre-mer français."

A méditer...

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You're fired !

Par Noindep, lundi 25 février 2008 à 00:39 :: General

Enlevons le temps d'un article cette citation du célèbre homme d'affaires D. Trump. Avec la même arrogance et la même franchise, l'UMP licencie son sénateur Polynésien de son entreprise politique. Sans aucune indemnité de départ, sans mise à l'épreuve, G. Flosse se retrouve Sans Domiciles politiques Fixes pour alliance contre-nature. L’hôpital se fichant de la charité ces temps-ci, je prend Patrick Devedjian (NDLR : secrétaire général de l'UMP) à la plaisanterie. Bernard Kouchner, Jean Pierre Jouyet, Fadela Amara, et même sa femme Carla Bruni votent PS. N. Sarkozy n’est-il pas celui qui reconnaît que les compétences existent dans toute idéologie politique ?

En tous les cas, Gaston Flosse pourra désormais afficher sans ambiguïté son ambition démesurée pour rajeunir des années politiques asphyxiées de combat politiques stériles. Sur son CV, il sera inscrit Sénateur non inscrit, à la recherche du pouvoir. Il vient, en l’espace de quelques jours, de perdre sa stature nationale pour une présidence locale. Espérons que le PS ne s’adonnera pas à récupérer les miettes que fait tomber l’UMP ! Ce serait le comble !

Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer a été chargé par le président de "nettoyer l'outre-mer", pour mieux le vendre auprès d'un contribuable méfiant. En réformant le statut explosif de 2004, il croyait, de son bureau rue Oudinot, apporter une stabilité de proximité à une collectivité qui ne réclame aucune affection maternelle de l’Etat. Encore moins paternelle !

L'Union pour un Mouvement Populaire n'attendait que cela : trouver le meilleur prétexte pour assécher le dernier mirage chiraquien. L'occasion était trop belle pour la manquer. Car des candidats pour la franchise UMP, il y en a. Et Gaston Tong Sang en premier. Il sera sans doute le prochain responsable à ouvrir la boutique présidentielle, place Tarahoi. Cela tombe bien, il a déjà l'un des deux députés dans ses rangs. M. Buillard n'aura donc pas à changer son étiquette, il est dans le bon parti.

Lorsque ce bal de casseroles sera terminé, et que l'on aura fini d'étiqueter les têtes, c'est le Polynésien qui se sentira "violé dans son libre-arbitre", et dans "sa foi électorale". Nous avons osé nous féliciter d'avoir redonner l'envie démocratique, grâce à une forte participation. En mars prochain, le dégoût, l'amertume, et le rejet seront de rigueur. Et le plus grand perdant de ce carnaval de la honte sera la démocratie, qui perdra du terrain face à ceux qui l'ont volontairement travesti depuis quelques jours.

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dimanche 24 février 2008

Lettre ouverte à Gaston Flosse

Par Peter, dimanche 24 février 2008 à 12:37 :: General

Gaston Flosse,

du haut de l'insolence et de l'inexpérience de mes 24 ans, moi, jeune étudiant "expatrié" en métropole, qui se destine à revenir en Polynésie enseigner à l'UPF, qui souhaite le meilleur pour chacun de mes compatriotes (je n'ai que 24 ans, j'ai donc le droit d'être utopiste), je me permet de vous écrire sur mon désarroi et ma déception.

Malgré tout ce qui a été dit, à tort ou à raison sur vous, malgré les rumeurs, les ragots ou les confidences, vous étiez pour moi Monsieur Gaston Flosse. Beaucoup tournaient en boucle le disque rayé qui radotait qu'avec la manne de la France, on ne pouvait que faire évoluer la Polynésie, mais ce n'est pas vrai. Vous aviez une vision d'avenir pour notre Polynésie, vous étiez un réel Metua. Vous vous êtes levé pour nous tous, vous êtes parti rencontrer les leaders français, vous les avez convaincu de faire entrer la Polynésie dans le XXe siècle.

Qu'est devenu ce Gaston Flosse ?

Gaston Flosse, vous avez déclaré: "Gaston Tong Sang sera élu à la présidence de la Polynésie"... La majorité des rédacteurs de Politita vous est favorable, et d'une façon ou d'une autre, fait passer votre manoeuvre comme une conséquence de l'inexpérience du To Tatou Ai'a ou comme une manche du jeu politique. Je respecte leur point de vue, mais pour moi, c'est beaucoup plus simple: vous avez menti.

Gaston Flosse, vous êtes l'artisan du bien-être de la Polynésie: tout n'est pas parfait mais nous n'avons pas à nous plaindre. Une tranche non négligeable de notre population a encore besoin d'aide, mais cette aide est disponible: il y a largement de l'espoir. Pareillement, vous êtes l'artisan de la déroute actuelle de la vie politique en Polynésie Française.

Vous aviez pour devoir de préparer votre succession. Vos anciens lieutenants n'ont pas eu le sentiment que vous les considériez à leur juste valeur, eux aussi voulaient faire leur preuve. Sénèque a dit: "La vie est pièce de théâtre : ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée.". L'âge venant, il était temps pour vous de préparer votre sortie.

Quid de l'avenir ? Vous avez fait un hold-up sur l'Assemblée de la Polynésie Française. Les électeurs vous pardonneront-ils ? Vous laisseront-ils vous faire pardonner ?

Dans un souci d'équité, je place une réserve sur le "groupement" To Tatou Ai'a. Il n'y a pas de raison que tous les torts soient de votre seul fait. Quant à l'UPLD, je m'abstiens de tout commentaire dans le souci de rester poli.

Mais aujourd'hui, Gaston Flosse, vous avez une faute à vous faire pardonner. Votre manoeuvre en trois temps pour revenir à la Présidence peut être saluée ou conspuée, mais mentir aussi ouvertement, aussi effrontément aux Polynésiens ne vous amènera rien de bon. Ce n'est pas une menace, c'est un avertissement inquiet.

Dans les prochaines semaines, aucune explication ne sera utile. Ce ne serait que brasser de l'air. Des excuses. Des excuses profondes et sincères et surtout une volonté réelle de ramener au calme le "jeu politique" (puisque telle est l'expression consacrée) à l'Assemblée de PF ainsi que dans les partis et de ramener la Polynésie dans un esprit serein.

En vous souhaitant sincèrement de réussir dans cette entreprise, je vous prie, je vous souhaite de tout coeur, Gaston Flosse, de vous ménager la sortie que vous méritez: celle d'un vrai Metua, et non celle d'un Jacques Lafleur aveuglé par le pouvoir.

Avec tout le respect que je vous garde et qui vous est dû.
Peter Meuel.

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Le lion n'est pas mort ce soir

Par lebop, dimanche 24 février 2008 à 10:43 :: Petite analyse

Le lion, blessé et même donné pour mort, a rugi. Il a sorti ses griffes avec l'aide d'un autre grand fauve de la politique polynésienne, Oscar Temaru. Il n'est pas mort ce soir. Bien au contraire, le dur combat politique lui a donné un nouveau bain de jouvence.

Que s'est-il passé pour qu'on en arrive là ? Revenons à l'histoire récente.

En 2003, il était une fois un parti au faite de sa puissance, le Tahoeraa Huiraatira, qui rassemblait près d'un polynésien sur 2. Par le ralliement de deux autonomistes à l'UPLD de l'époque, ce parti perd le pouvoir. Depuis ce moment là, le Président de Parti a constaté avec amertume que, l'un après l'autre, ses principaux lieutenants et prétendants à sa succession le quittent. Selon lui, ils voulaient se partager son héritage bien avant l'heure. Depuis plusieurs années, il défend le leadership du parti qu'il a créé, pied à pied, contre les coups de butoir des adversaires de l'extérieur : indépendantistes, autonomistes dissidents du Tahoeraa, dissidents de l'intérieur du Tahoeraa, médias du monopole Hersant et RFO. Le "blitzkrieg" est terrible et les bombes pleuvent !

Le grande purge intervient en 2007 avec le schisme de Gaston Tong Sang. Gaston Flosse maintient le leadership de son parti contre vents et marées. A l'heure de se présenter aux suffrages des électeurs, les choix individuels se font : des responsables et militants choisissent To tatou ai'a. D'autres, comme Edouard Fritch, Armelle Merceron, Teva Rohfritsch, Frédéric Riveta, Teura Iriti, Chantal Galenon... se déterminent en connaissance de cause pour le leadership de Gaston Flosse sur ce qui reste du Tahoeraa.

Les résultats des élections de 2008 sont là. Le Tahoeraa est vidé de plus de la moitié de sa substance, siphonné par tous les partis autonomistes ligués contre lui, essentiellement dans un conglomérat électoral dénommé To tatou ai'a. Cette stratégie électorale s'avère payante pour cette fédération de 8 mouvements politiques. L'électorat autonomiste "pur et dur" vote aux deux tiers pour ce conglomérat.

Pour ces forces politiques et médiatiques coalisées, Gaston Flosse est depuis 4 ans "l'homme à abattre". Les choses s'accélèrent en juillet 2007, lorsque Gaston Flosse "pactise" avec l'ennemi indépendantiste héréditaire. Celà ne se fait pas entre autonomistes de bonne compagnie. Et on constate que l'adversaire de ces autonomistes est plus le Tahoeraa que l'UPLD. Gros paradoxe...

... Et gros malentendu entre le Tahoeraa et ces autonomistes ex-tahoeraa. Car le Tahoeraa de 2008 n'est plus le Tahoeraa de 2004. Une très grande partie de la bourgeoisie polynésienne et des classes moyennes l'a abandonné. Reste un parti replié essentiellement sur sa base militante "maohi" pour qui, le patron, le Metua, c'est Gaston Flosse. Cette base militante cohabite avec la base militante du Tavini. Les frontières entre ces deux électorats sont devenues "poreuses". Si le Metua disparait ou le décide, cette base passera ou s'alliera au Tavini sans états d'âme et même avec le sentiment d'une réconciliation entre "frères maohi".

En effet, qu'attend le Metua blessé et martyrisé en retour ? Que les responsables qui lui sont restés fidèles et qui ont été élus sous sa bannière respectent des principes simples et élémentaires : loyauté et discipline. Ces responsables savent que Gaston Flosse a trop souffert des multiples trahisons qui ont égréné ces dernieres années. Ils savent aussi qu'une alliance avec le Tavini est en cours depuis plusieurs mois. Avant les élections, ils avaient le choix : soit rejoindre le To tatou ai'a, soit rester au Tahoeraa présidé par Gaston Flosse. Ils sont restés et ont été élus par cette base militante qui est, elle aussi, restée fidèle à son Metua.

Unité, loyauté et discipline. Les mêmes forces coalisées ont tout misé sur l'implosion des instances dirigeantes du Tahoeraa. Avec toujours les mêmes recettes : il faut marginaliser votre leader et vous émanciper de sa tutelle pesante. Cette semaine, comme je l'exprime dans mon billet "Bifurcations et cheval de Troie", cette stratégie a failli réussir. Le parti, désuni, se fait manipuler de l'intérieur et de l'extérieur pour l'option autonomiste, et ce, contre l'avis du "vieux". Edouard Fritch est élu, un peu malgré lui, au perchoir de l'Assemblée, alors que celui-ci était normalement promis à Antony Géros.

Face à ce début d'implosion encouragé par les adversaires de l'extérieur relayés par quelques chevaux de troie de l'intérieur, le patron menace de tout quitter, ce qui signifie à coup sûr la mort du Tahoeraa. Bon gré, mal gré, l'unité du Parti, gravement fissurée, se reconstitue. L'option de l'alliance avec l'UPLD passe in extrémis, à un bulletin blanc près !

Le lion "éreinté" par les médias du monopole Hersant, piétiné par ses enfants émancipés et blessé tient sa revanche. Il a vaincu l'adversité...et ses adversaires avec l'aide, non désintéressée, de son nouvel allié, Oscar Temaru. Le Metua, encore en progression électorale, a tendu la main à l'autre Metua, en mauvaise posture. En maohi, ils ont décidé de faire front contre l'establishment étatique, économique et médiatique. Pour la paix entre maohis.

A ceux qui voulaient l'enterrer trop vite : échec et mat. La réconciliation entre Maohis est en route. Quoiqu'en dise l'establishment et quel qu'en soit le prix. Il a livré l'ultime combat de sa vie politique et l'a gagné.Une victoire à la pyrrhus, certes. Mais une victoire quand même.

Mauruuru roa ia oe o Oscar Temaru Tane. Ua farerei te Maohi e te Maohi, te Metua e te Metua. Noa tu te faa hapa e te faa ino ra'a, ua poti'a ratou !

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I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E !

Par Noindep, dimanche 24 février 2008 à 02:25 :: General

"J'espérais tout, sauf celle-là !", me dit-on. La surprise avouons-le nous surprend. G. Flosse a été élu président de la Polynésie française alors que son parti ne détient que 10 sièges sur 57 à l'Assemblée. Avec moins de 20% des suffrages, il accède de nouveau à la fonction suprême qu'il a créé lui même de toutes pièces depuis 20 ans ! Retour aux sources !

Dans cette lucide cupidité, il devra avouer que sa légitimité patauge et qu'elle va noyer la clairvoyance de ses électeurs. Lui qui déclarait voilà quelques semaines, "je ne formerai pas de gouvernement avec les indépendantistes, les statuts du Tahoeraa me l'interdisent !". Encore une fois, seuls les idiots ne changent pas d'avis. Mais comment a t-il pu convaincre son couloir décisionnel de traverser le tunnel indépendantiste ?

Comme maintes fois répétés sur ce blog, "plus d'autonomie c'est pour faire simple moins d'indépendance". Cette ambiguïté sémantique résume à elle seule cette alliance de circonstance, quitte, pendant le temps d'un mandat, à taire ses convictions profondes. L'unique différence qui subsiste entre les deux patriarches politiques est le rattachement à la France. Et encore... Gaston Flosse prône un rattachement à l'identité française, à cette fabuleuse puissance mondiale qui nous assure une "reconnaissance internationale", une sécurité militaire, et une citoyenneté. Seuls ces points mènent à des divergences avec O. Temaru. Le reste, les deux ennemis d'hier partagent le même chemin. Ingérence de l'Etat, OPA des compétences d'Etat, défense et préservation de "l'indépendance des compétences du pays". Ils ont la capacité de s'écouter, mais à long terme ils ne s'entendront pas.

Il ne faut pas se leurrer, cette alliance n'aura pas qu'à expédier les affaires courantes. En déclarant priorité le dossier de la Solidarité Territoriale, je constate que l'UPLD et le Tahoeraa ne se sont jamais entendus. L'un prône une solidarité efficiente, c'est à dire aider au plus près des besoins. L'autre prône comme pour le projet "Te autaeaeraa", une solidarité généralisée à tous. Les raisons, plus idéologiques que sociales, laissent présager une complète opposition des deux blocs. Mais c'est sur la manière de gérer, c’est-à-dire sur la gouvernance que les deux hommes devront faire des concessions. J'espère d'ailleurs que O. Temaru apportera sa modestie de la gestion, et G. Flosse sa rigueur des affaires et que sonne cette fin de la dépense superflue.

Le symbole de cette élection est aussi générationnel. Comment ne pas constater que ce sont les doyens, les metua qui font les discours, et les jeunes qui écoutent. G. Tong Sang se rend compte qu'il n'a sans doute pas assez écouté puisqu'il vient de se faire avoir, d'une de la présidence de la Polynésie aujourd'hui, de l'autre de la présidence de l'Assemblée qu'il a offert gratuitement au Tahoeraa. En deux semaines, G. Flosse renaît en politique comme il y a vingt ans, avec la moitié de son électorat ! Surprenant !

G. Tong Sang doit prendre cela comme une leçon. C'est pour cette raison qu'il devrait participer à ce gouvernement, en accusant le coup certes, mais en exprimant qu'il est bon perdant. Sans accord écrit, les hommes sont libres. Sa forte représentation à l'assemblée ne doit pas le pousser à un rôle automatique d'opposant à cette alliance UPLD-Tahoeraa. Et bien au contraire, il a une chance historique de prouver qu'il est différent, et que LUI peut apporter la stabilité que nous cherchons depuis 4 ans ! Sans lui, la Polynésie française restera instable de sa politique, et la principale cible d'un secrétaire d'Etat à l'outre-mer qui aura de nouveaux prétextes pour placer la Polynésie française dans la dépendance décisionnelle suprême : la départementalisation. Sans doute qu'il faudra bien plus pour convaincre G. Tong Sang de "rentrer à la maison", car même si lui est convaincu, il est sous la houlette d'un entourage qui s'imaginait déjà ministre ou président de SEM. C'est à mon sens la réelle tragédie de notre politique : une politique de rentes plus que de convictions.

Ce soir G. Tong Sang devra penser que "cette trahison franche", est une réponse à son comportement d'adolescent rebelle. Celui qui l'a adopté lorsque le Tahoeraa l'a choisi pour gouverner le pays. Il oubliait, dans l'euphorie qui se construisait autour de lui, l'homme qui a construit sa carrière politique. D'ailleurs, son coup d'état interne au parti orange n'a laissé personne indifférent : chacun voyait dans sa rébellion un "air flossien". Aujourd'hui, G. Tong Sang sait qui maîtrise avec rage la tactique politique et constate qu'il a encore beaucoup à apprendre de l'expérience des ces aînés. Mais qu'il se prépare, son tour viendra.

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samedi 23 février 2008

Incroyable : Gaston Flosse Président de la Polynésie française !

Par politaote, samedi 23 février 2008 à 16:04 :: Petite analyse

C'est par 29 voix, la majorité absolue, que Gaston Flosse, Président du Tahoeraa Huiraatira, a été élu Président de la Polynésie française !

Scénario encore inimaginable ce matin. La discipline de Parti a fonctionné à plein. Les trois groupes de l'Assemblée de Polynésie française ont fait bloc derrière leur leader :

  • Le Tahoeraa a reconstitué son unité mise à mal lors de l'élection du Président de la Polynésie française. Le respect dû au Président du Parti est revenu dans cette famille politique. Même celle qui a vôté blanc n'a pas vôté contre son Président. Une loyauté au Parti qu'il convient de souligner ;
  • Le groupe To tatou ai'a s'est rangé derrière son leader Gaston Tong Sang : 27 élus, 27 voix ;
  • Le groupe de l'UPLD a suivi les consignes de son Metua Oscar Temaru. Par son désistement, ce matin, de la course à la Présidence du Pays, il a entendu le message d'union des polynésiens prôné par Gaston Flosse et confirmé dans le discours énoncé par ce dernier. Tous ces élus ont vôté commme un seul homme pour Gaston Flosse. Une unité et une loyauté exemplaires à leur Metua Oscar Temaru, et ce, dans la plus pure tradition maohi.

Réconciliation des autonomistes et réconcilation des Polynésiens. C'est une vision plus englobante qui a été privilégiée aujourd'hui par rapport à jeudi. Dans cette volonté d'union, le groupe de To tatou ai'a a théoriquement toute sa place. Cependant, les réactions de dépit des élus de ce groupe, qui traduisent un énervement à chaud, indiquent que To tatou ai'a refusera probablement la main tendue en faveur d'un gouvernement d'union territoriale. Mais sera-ce le cas de toutes les 8 composantes de ce conglomérat électoral territorial qui part dispersé aux élections municipales ?

Cette élection, selon les observateurs et politologues, est parfaitement légale. De plus, elle s'appuie sur des résultats en voix et en sièges des deux partis, l'UPLD et le Tahoeraa, qui sont clairs. La majorité relative de Gaston TONG SANG ne suffisait pas. Il fallait la majorité absolue en voix et en sièges.Nul ne pouvait parler pour le Tahoeraa, à sa place et qui plus est, en enfonçant la tête de son leader historique dans l'eau pour mieux l'étouffer. Là est l'erreur majeure.

Il est clair aussi que le groupe to tatou ai'a a complètement sous-estimé l'importance stratégique d'un groupe-charnière. Après avoir diabolisé le projet d'alliance entre le Tahoeraa et l'UPLD, après avoir recherché, aux territoriales, la majorité absolue en voix et en sièges tout en refusant une alliance des autonomistes entre le premier et le deuxième tour, après avoir tenté de marginaliser le leader du Tahoeraa dans son propre parti, après avoir "chipoté " sur un projet d'accord avec le Tahoeraa en ayant une pure vision comptable du partage des responsabilités, le To tatou ai'a a surestimé sa capacité à prendre le pouvoir en considérant son partenaire autonomiste comme un simple supplétif ou un strapontin pour accéder à ce pouvoir. Et qui plus est, sans avoir de respect pour le Président de ce Parti, villipendé par les médias du monopole Hersant et critiqué quotidiennement par toutes les composantes de to tatou ai'a.

Le groupe de To tatou ai'a n'a oublié qu'une seule chose : le To tatou ai'a est le to tatou ai'a et le Tahoeraa est le Tahoeraa. Vouloir passer par-dessus la tête du leader du Tahoeraa, vouloir parler à la place du Tahoeraa et de son principal responsable, considérer que celui-ci n'a pas l'autorité au sein de son propre parti ou est isolé ou que certains des membres du Tahoeraa feraient office de cheval de Troie alors qu'ils viennent d'être récemment élus sous la bannière du Tahoeraa, a été une erreur d'évaluation fatale. Forts d'une "baraka" qui ne leur a pas manqué jusqu'à présent, Gaston TONG SANG et ses amis ont voulu pousser trop loin leur avantage. Ils regretteront longtemps de ne pas avoir signé des deux mains et tout de suite un projet d'accord de partenariat avec le Tahoeraa Huiraatira qui était clairement à leur avantage !

D'erreurs tactiques en erreurs tactiques provoquées par une trop grande confiance en soi, Gaston TONG SANG a commis une erreur stratégique majeure : avoir tout misé sur la marginalisation du vieux lion. Ce dernier, en recréant l'unité des élus d'un Parti dont il est le Président légitime, vient de rugir à nouveau.

Le Président du Tahoeraa est de retour à la tête du Pays avec un message de réconcilation des polynésiens. Certains y verront, bien sûr, une volonté de conquérir le pouvoir à tout prix. D'autres y verront la sincérité d'un Metua qui, au terme d'une réflexion et d'une vision personnelles de l'avenir de notre Pays, a la conviction chevillée au corps qu'il faut bâtir aujourd'hui l'Unité des Polynésiens. Oscar Temaru , l'autre Metua a dit : chiche. Je te fais confiance. L'Unité du Peuple polynésien avant tout. Alors, pourquoi pas ? L'espoir ne fait-il pas vivre ? En Maohi, faisons confiance en nos deux Metua.

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Vague de panique

Par Noindep, samedi 23 février 2008 à 01:33 :: Politique France

Avec une étrange assurance, la France s'enlise à réformer son exception. La bataille présidentielle faisait jaillir à coup d'éclats, les reliques lourdes qui freinaient notre course à la croissance : les régimes spéciaux, les 35h, la pression fiscale. Chronique plus que surprenante, presque un an plus tard que de constater que le remède à un mal historique a trouvé plus fort que lui. Les 2% de croissance économique nécessaires pour équilibrer le budget 2008 affichent avec insolence leur absence, le pouvoir d'achat "nationalisé : priorité nationale" dégringole aux côtés des cotations boursières du monde entier. On récuse toutes formes d'imprévus, on préfère accuser la conjoncture. Et si seulement ce n'était que ça...

Depuis que l'on a marié le président à cette image de "chevalier blanc", sauveteur d'un modèle français en pleine noyade, il a cru bien faire en appliquant "son idée de la France". Libre et conquérant de son avenir, croyant et confiant en son passé, solidaire et rassemblé dans ses valeurs. Il n'imagine nul autrement le peuple de France, et s'intronise monarque missionné par Dieu, pour agir, guérir et faire mûrir une pensée malade de son progrès. Parce que pendant que la croissance patine dans la boue mondialiste, lui fouille les fossiles de notre histoire pour disculper la France d'être la responsable de son mal-être actuel : celle d'une méfiance des français envers la mondialisation libérale, d'une Europe communautariste, d'une contraction des valeurs à des refuges existentiels. Parce que pour comprendre ce qui nous arrive, il faut comprendre la société française. Et N. Sarkozy semble deviner que c'est l'absence de valeurs communes qui éradique toute possibilité d'avancée ensemble. Ensemble tout devient possible nous disait-il...Il n'estimait pas la tâche aussi ardue.

Pour nourrir une impatience anxieuse des français, il nous revisite les cathétrales monarchiques : Ramener l'immuable dans l'incertain. Comprenez : Restaurons un peu de valeurs indémodées dans cette anomie sociétale. Et si Dieu redevenait une référence centrale, le moteur de nouvelles valeurs chrétiennes pour rétablir une confiance dans un avenir infini. Et que l'Etat serait alors son meilleur prophète. Nous devrions donc tronquer notre Marianne pour un aigle, et de nos trois bandeaux tricolores pour en récupérer treize. Et bienvenue chez l'oncle Sam ! N. Sarkozy nous refait « les visiteurs débarquent en Amérique », à l'heure la patrie mondialiste collectione les rancoeurs de l'Orient à l'Occident. Et c'est en y faisant sans cesse référence, que N. Sarkozy est en train de congédier l'essentiel de la compassion de l'opinion, et du coup de l'ensemble de son mandat. Dieu ne changera rien à la cacophonie des mentalités qui règne en France, ni aujourd'hui, ni demain. Nietzsche et son "Gott ist tot" adossait déjà une crise des valeurs à "cette mort de Dieu" : elle devait libérer les hommes de cette contrainte cosmique pour se ramener à plus "de créativité humaine". N. Sarkozy ne croit-il plus en la faculté de la société à maintenir ces individus à l'éveil de leurs consciences ?

Pour ramener du rationnel à cette envolée lyrique, N. Sarkozy s'oblige à rejouer le coup de force sécuritaire. Il déboule avec force dans les chantiers de la justice et de la sécurité, quitte à faire imploser le temps d'une après-midi les principes fédérateurs de notre République : en s'opposant à une décision du Conseil constitutionnel, avec une possible intervention devant la cour de cassation, il effrite les derniers murs porteurs d'une cinquième République qu'il estime obsolète. D'ailleurs, la sixième République sera le fond de son mandat, il tient à marquer l'histoire de France et purger comme ses prédecesseurs qui l'ont fait, une époque révolue et dépassée par son temps. Pour ne pas faire dans la demi-mesure, il a frappé encore plus fort : une possible remise en cause du droit du sol à Mayotte, orchestré par notre talentueux ministre de l'outre-mer complète cette rénovation ambitieuse. Et quid d'un élargissement à l'ensemble de l'outre-mer ? C. Estrosi décrète la mesure expérimentale. On en attendait pas moins de lui !

Toutes ces maladresses feront la recette de l'échec de mars, ajouté les scandales localisés comme à Neuilly qui, malgré une distance avec pouvoir central, ramène le président au centre du débat. Encore ! Il a voulu être d'une transparence exagérée, doublé d'une exigence de plaire, et paiera le tribut d’une externalisation de sa pensée trop forte. Vivons bien, vivons cachés. Les français paniqués, renoueront avec leurs vieilles habitudes, et plongeront la France dans un coma économique long. La Polynésie devra donc résoudre ses problèmes de familles, parce qu'ensemble on devra apprendre à mieux vivre avec moins de moyens alloués. En espérant que le futur président Tong Sang saura serrer ses budgets pour éponger le passif lourd, et financer l'engraissement des baleines des îles. Il a le devoir de proscrire le gaspillage, car même si N. Sarkozy lui reconnaît une pleine amitié, il aura sans doute moins de légitimité pour concrétiser ses beaux projets pour l'Outre-mer. Vague de panique !

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vendredi 22 février 2008

Pour un gouvernement d'ouverture

Par lebop, vendredi 22 février 2008 à 07:00 :: General

La situation économique et sociale de la Polynésie française est grave. L'autonomie économique régresse depuis quelques années. Toutes nos activités économiques motrices sont sinistrées. On peut, certes, appeler à la rescousse l'Etat-tutélaire, comme l'a fait et va continuer à le faire notre futur Président, Monsieur Gaston TONG SANG. Mais le ressort doit d'abord et avant tout se trouver en nous.

Il faut faire vite. Il faut un consensus de toutes les forces politiques pour que les efforts des uns ne soient pas annihilés par les autres. Les réformes structurelles ne peuvent attendre et on a besoin de toutes les compétences. Il faut bousculer les habitudes, les routines et les rentes de situation. Il faut surmonter la médiocratie et l'amateurisme qui font que nos performances sont mauvaises face aux objectifs affichés dans le tourisme,la perliculture, la pêche, l'agriculture, l'industrie agroalimentaire, les services aux entreprises, les télécommunications, le transport aérien domestique et international, le transport maritime interinsulaire... Que de chantiers à ouvrir pour se mettre à niveau dans la mondialisation qui nous pousse à accélérer le pas !

Il faut que tout le monde pousse dans le même sens et que de nouveaux porteurs de projet puissent émerger dans un environnement fiscal et règlementaire nettement amélioré.

Il faut un gouvernement d'ouverture. Le chemin du développement et de l'autonomie économique est particulièrement ardu et on a besoin de toutes les bonnes volontés.

Aussi, comme une lettre au père noël et bien que ce soit hors de saison, je propose :

  • Président du Pays : Gaston Tong Sang ;
  • Vice-Président en charge de la cohérence de l'action gouvernementale,des réformes structurelles, du développement durable, de l'aménagement du territoire et du plan: Jean-Christophe Bouissou ;
  • Ministre des Finances et de la fonction publique : Armelle Merceron ;
  • Ministre du développement économique et de la promotion des exportations : Teva Rohfritch ;
  • Ministre de la solidarité : Béatrice Vernaudon ;
  • Ministre de l'équipement et du logement : Jonas Tahuaitu ;
  • Ministre de l'Education et de la Culture : Jean-Marius Raapoto ;
  • Ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle : Pierre Frébault ;
  • Ministre de la santé : un professionnel expérimenté de la société civile ;
  • Ministre de l'agriculture : Frédéric Riveta ;
  • Ministre des Télécommunication et des Nouvelles technologies : Jacqui Drollet ;
  • Ministre du Tourisme et des Transports : Marc Collins ;
  • Ministre de l'artisanat :Pascale Haiti ;
  • Ministre de la pêche, de la perliculture et de l'aquaculture : Monsieur Teari Alpha.

Un seul slogan : "Pour que Tahiti Nui soit solidaire et performante dans la bataille du développement et de l'autonomie économique, gage de notre dignité individuelle et collective".

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Bifurcations et cheval de Troie

Par lebop, vendredi 22 février 2008 à 06:09 :: Petite analyse

Hier, la Polynésie française a vécu l'une de ses journées historiques où elle avait le choix entre deux chemins :

  • le chemin de la réconciliation entre polynésiens : celui où l'idéologie était mise de côté pour une concentration des efforts de nos leaders politiques sur le développement et l'autonomie économique ;
  • le chemin de la réconciliation entre autonomistes pour la mise en oeuvre d'un programme commun de gouvernement.

A la croisée des chemins, le choix du Tahoeraa s'est porté in extrémis sur la réconciliation autonomiste, alors que tout était prêt pour le premier chemin. Pourquoi ?

Il ne faut pas se le cacher : le Tahoeraa Huiraatira a été au bord de l'implosion hier. Ce qui fait la force d'un groupe-charnière à l'Assemblée, c'est son unité. Cette unité a été mise à mal, car Gaston Tong Sang a pu bénéficier d'un "cheval de Troie" au sein même du Tahoeraa. Les accointances affectives entre les deux soeurs Coppenrath ont fait que le premier chemin n'a pas été possible. La menace de démissions d'un petit groupe d'élus minoritaires a eu raison de la discipline majoritaire au sein du Parti. L'unité de façade a été reconstituée in extrémis pour "sauver les meubles".

Il est clair que la question de la survie du Tahoeraa est posée : son électorat autonomiste "pur et dur" l'a abandonné au profit du nouveau champion de l'autonomie sans concession face aux indépendantistes. Reste un électorat Tahoeraa populaire, sociologiquement proche de l'UPLD, qui penche en majorité pour un rapprochement avec l'UPLD. Un "tapu" a sauté de ce côté là et on peut penser que le nouveau positionnement électoral du Tahoeraa se fera sur cette base.

La survie du Tahoeraa est surtout posée par le fait même que le "ver est dans le fruit". Gaston Tong Sang savait pertinemment qu'une partie importante se jouait au sein du Tahoeraa. Comme il l'a avoué lui-même avant le vôte d'hier : "heureusement qu'il peut avoir confiance en certains élus du Tahoeraa". Il pourra donc user de cette unité brisée au sein du Tahoeraa pour relativiser les prétentions de ce parti et "siphonner" une partie de ses élus pour marginaliser davantage le vieux lion. Pourquoi ce qui a marché en 2007 ne marcherait pas en ce début de nouvelle mandature ?

On peut penser que "l'astuce" de l'acceptation des propositions du Tahoeraa à la dernière minute a été concertée avec une partie des élus du Tahoeraa. Il fallait tuer dans l'oeuf l'accord qui se nouait entre l'UPLD et le Tahoeraa suite à la rupture des négociations entre To tatou ai'a et le Tahoeraa. Tactiquement, c'est bien joué pour Gaston Tong Sang. A priori, il a sauvé son fauteuil de Président du Pays.

A lui d'instaurer la confiance et la stabilité. Il y a fort à parier qu'il la cherchera par l'allégeance de 2 ou 3 élus du Tahoeraa à son nouveau leadership autonomiste.

Clarification ? Marginalisation du vieux lion ? Seul l'avenir nous le dira. Mais il est clair que la seule issue pour le Tahoeraa est de se rebâtir sur cette base sociologique populaire et militante qui suivra son Metua pour une réconciliation entre polynésiens.

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jeudi 21 février 2008

Edouard FRITCH élu Président de l'Assemblée de Polynésie française

Par politaote, jeudi 21 février 2008 à 14:04 :: Chroniques

Après un long retard, des discussions de couloir de certains et une attente angoissée d'autres, la séance inaugurale de l'Assemblée de la Polynésie française a pu se tenir dans un hémicycle au complet. Suspense garanti !

Deux candidats étaient présentés par deux groupes de l'Assemblée. To tatou ai'a a présenté une candidature commune à ce mouvement et au Tahoeraa Huiraatira : celle de Monsieur Edouard Fritch. L'UPLD a proposé Monsieur Antony Géros.

Après vôte des 57 élus, Monsieur Edouard Fritch a obtenu 36 voix et Monsieur Antony Géros a obtenu 21 voix. C'est donc par une confortable majorité que Monsieur Edouard Fritch a été élu Président de l'Assemblée de Polynésie française, puisque la quasi-unanimité du camp autonomiste a vôté pour lui, à l'exception d'une voix.

Diverses supputations journalistiques ont couru sur cette voix manquante. L'hypothèse la plus probable est que Monsieur Hiro Tefaarere, dont on connait le refus de céder au Tahoeraa la Présidence de l'Assemblée, a vôté pour Monsieur Antony Géros. Question de jeter un petit trouble, comportement d'agit prop dont il a le secret.

Monsieur Edouard Fritch a tenu un discours consensuel. Il a plaidé pour la concorde et a souhaité donner toute sa place à l'opposition. Reste à savoir comment celà se traduira dans les faits.

Ce vôte basé sur un premier signe de "confiance à priori", puisqu'il n'y a pas d'accord écrit entre To tatou ai'a et le Tahoeraa à ce jour, ouvre la voix à l'élection à la Présidence du Pays de Monsieur Gaston Tong Sang.

On peut donc supposer que des négociations finales vont s'ouvrir entre les partenaires autonomistes dans le but de se partager les responsabilités au sein de cette coalition majoritaire.On sait que To tatou ai'a a rejoint, hier soir, à 18h30, les propositions du Tahoeraa. Il se peut, cependant, que cette base de travail puisse encore évoluer.

Cette séance, bien que tendue au regard des enjeux et des tractations de dernière minute, s'est déroulée dans la paix et le respect mutuel. Une ambiance qui augure de la volonté de toutes les parties de se mettre au travail au service de la population.

Il restera aux partenaires et aux "frères" autonomistes de donner des signes tangibles de confiance, car au regard des déclarations des élus de to tatou ai'a avant la tenue de la séance, des propos de défiance, des procès d'intention et des interprétations gratuites ont encore été émis à l'encontre du Tahoeraa. C'est le grand paradoxe du moment.

Comment construire la confiance et dépasser les rancoeurs et les animosités entre autonomistes ? Telle devrait être la priorité de cette nouvelle majorité.

La tâche ne sera pas aisée. Paix aux hommes de bonne volonté !

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mercredi 20 février 2008

Dernière heure : danse du ventre de Gaston TONG SANG au-dessus du précipice !

Par lebop, mercredi 20 février 2008 à 20:29 :: General

"Pour l'intérêt du Pays", Gaston TONG SANG consent, à la dernière minute, à accepter les propositions d'alliance majoritaire du Tahoeraa. Que de tergiversations, de "mots doux" échangés, de tactique de la tension, de communication "dénigrante et écraseuse" pour en arriver là ! Il faut croire qu'en Polynésie, certains pensent arriver plus vite au but par un parcours sinueux plutôt qu'en prenant la ligne droite.

Mais le problème, c'est que ce qui était valable hier l'est-il encore aujourd'hui ? Pourquoi une telle danse du ventre au dernier moment alors que l'on est au-dessus du précipice ? Pourquoi avoir hoché du menton et dire que ce n'est plus négociable pour changer d'avis ce soir ? Cela ressemble étrangement à la proposition de dernière minute faite au Tahoeraa avant la motion de censure qui a fait tomber le premier gouvernement Tong Sang...

Un accord politique signé sereinement aurait été tellement préférable à un accord politique signé dans l'urgence. Urgence pour quoi ? Urgence pour qui ? Est-on véritablement en confiance ? Quand on voit les déclarations de Jean-Christophe BOUISSOU qui fait des procès d'intention, qui participe à la rumeur...et qui, en fait, nous démontre, que To tatou ai'a fait ces concessions pour sauver les meubles et rattraper un pouvoir qui risque de lui échapper, est-on en confiance ? Que nous réserve demain avec un tel "niveau de confiance" ?

Non, il y a encore trop de défiance, trop de suspicion, et peut être trop d'arrière pensées. Et si, en fait, on en était encore à penser que l'on fait une accolade au petit partenaire autonomiste pour mieux l'étouffer demain ? Et si on voulait, comme l'a dit Edouard Fritch, la "mort du petit cheval"... noir qui ne pense pas comme le reste du troupeau de chevaux autonomistes un peu bornés qui voudraient cantonner la population upldienne dans sa réserve ? Trop de guerre d'appareils. Trop de logique de boutiquiers derrière ce mot mystificateur d'intérêt général.

Oui, il est clair que les autonomistes doivent "ré apprendre" à se respecter et arrêter de se lancer des anathèmes. Il faudrait, en premier lieu, que les supporters de To tatou ai'a apprennent à respecter les dirigeants du Tahoeraa, et en premier lieu à respecter le dirigeant historique, le "Pater familias" de cette grande famille autonomiste qu'est Gaston FLOSSE. Voilà un homme insulté, dénigré, paré de tous les défauts par des médias complaisants et des militants endoctrinés depuis de nombreuses années. Qui aurait pu résister à une telle charge continue, à ce matraquage ? Comment peut-on penser que des dizaines de milliers de personnes n'auraient pas été, "in fine", influencés par une telle stratégie ? Même Sarkozy, en quelques semaines, ne résiste pas à la pression des médias et sa côte de popularité s'effondre dans un effet toboggan à n'en plus finir... C'est vous dire !

Car il ne viendrait à l'esprit de personne de penser que le Pater familias a peut être raison, qu'il a peut être une vision juste et qu'il est peut être précurseur. Et pourtant...

Précurseur en quoi ? Certains veulent réconcilier les autonomistes. Et si, lui, Gaston FLOSSE, voulait réconcilier les Polynésiens ?

Car "l'intérêt du Pays", Monsieur TONG SANG, est une formule bien vague qui exclue 35 % de l'électorat. Quand j'entend le secrétaire d'Etat dire que les Polynésiens ont vôté pour l'Etat, je me dis que, décidément, je ne vis pas sur la même planète que Monsieur Estrosi. L'autonomie, c'est au moins s'émanciper de la tutelle. Celà a été le combat de tous nos leaders historiques. Etre vassal ? Jamais.

Réconcilier les Polynésiens. Pourquoi pas un gouvernement d'union territoriale où l'on ne parlerait pas d'autonomie ou d'indépendance, mais où l'on parlerait développement et autonomie économique ? Et si le mot "intérêt général" avait un sens, ne serait-il pas celui là ?

Rappelez-vous : I have a dream ...

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La "fratrie" autonomiste va vers le suicide collectif

Par lebop, mercredi 20 février 2008 à 13:52 :: Petite analyse

La "fratrie" autonomiste, comme la qualifie les dirigeants de Rautahi, continue à laver son linge sale en public et à s'accuser mutuellement d'être responsable de la rupture des négociations. Avec la complicité des médias du monopole Hersant, la guerre de communication fait rage.

Emailing, répondeurs de radio one et courriers des lecteurs des deux journaux assaillis, comme depuis plusieurs semaines, par les militants de la galaxie To Tatou ai'a... Tout y passe pour "démontrer" que le Tahoeraa est trop gourmand, qu'il faut mettre Gaston Flosse à la porte, que le Tahoeraa joue "double jeu", que les élus devraient se désolidariser de ce "bateau qui coule", que les élections communales seront une nouvelle punition... Des appels au débauchage à peine déguisés, des coups de fils des amis aux amis, de l'immixtion dans les affaires internes d'un parti, des fuites de quelqu'un de l'intérieur qui sait que... J'en passe et des meilleures.

Si les autonomistes sont des frères, ce sont des frères ennemis !

Et Hiro Tefaarere, pour le Ai'a Api, de jeter de l'huile sur le feu. Question de faire capoter une coalition majoritaire qui, avec l'entrée potentielle du Tahoeraa, risque de réduire un "gateau" déjà distribué entre les composantes de cette galaxie to tatou ai'a, hétéroclite, ou chacun tire à hue et à dia. La preuve en est donnée par les municipales où c'est déjà la foire d'empoigne entre les uns et les autres, où les déclarations assassines entre "mouvements amis" de to tatou ai'a se multiplient...

Mais où va-t-on ? La déraison autonomiste va-t-elle se poursuivre ainsi pendant de longues années ? Quand est ce que nos soit disant responsables arriveront-ils a discerner l'essentiel de l'accessoire et insister sur les points qui rassemblent au lieu des points qui divisent ou qui fâchent ?

A quoi tient cette guerre de communication et cette guerre de tranchées ? A un poste de Ministre et à une Présidence de Commission ! C'est d'un ridicule...

Alors qu'à la clé, il y a une coalition majoritaire où la prééminence de Gaston Tong Sang et de to tatou ai'a, acceptée par le Tahoeraa, est claire et nette. Mieux, la légitimité de Gaston TONG SANG est entérinée par le Tahoeraa en cas d'accord politique ! Que demande le "peuple autonomiste" ?

Il convient de rappeler que c'est To tatou ai'a qui est demandeur d'une majorité absolue et confortable. Inverser les choses en disant que le partenaire qu'on approche est trop "gourmand" est d'un pathétique.... Trop cher payé ? Et l'absence de pouvoir pour Gaston TONG SANG et tous ses amis ne serait pas trop cher payé ?

Discerner l'essentiel de l'accessoire. Il en est encore temps. Demain, quand d'autres dynamiques se mettront en marche, il sera trop tard.

Nous sommes encore à un tournant de notre histoire politique. Reste à savoir si la voiture autonomiste, devenue de plus en plus folle, ne fera pas des tonneaux dans ce virage. Jusqu'à l'embardée finale...

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mardi 19 février 2008

Que c'est beau !

Par Noindep, mardi 19 février 2008 à 20:39 :: General

Quel réchauffement dans cette période touristique glaciaire. Voir près que quatre paquebots amarrés simultanément, décorant avec magie les infrastructures que le contribuable polynésien a financé à hauteur de plusieurs milliards ! C'est un instant magique partagé avec près de 4000 passagers, qui redonnent à notre tourisme endormi un zeste d'adrénaline ! Je souhaite qu'un tel moment soit une habitude au détriment d'une exception !

Ce genre de moment redonne de la pêche lorsque le coeur n'y est plus : de la politique, des problématiques qui font notre quotidien, des richesses gaspillées... Voir les hommes se déchirer le solde du suffrage et d'en partager les miettes est déplorable : on marie ses compétences sur l'autel de la rente, et des plus-values politiques que l'on peut en tirer. En espérant qu'une crise des subprimes, entendez là le prêt de compétences à fort intérêt, ne rivalise pas avec celle qui fracture notre équilibre politique. Celui sur qui nous devrions miser pour une Polynésie, française de sa qualité, et polynésienne de son accueil. Pour un tourisme exemplaire et exceptionnel, pour capter les réservoirs fabuleux de Fidji, Hawaii qui débordent d'exemples, de réussites que l'on ne sait pas importer, que l'on ne veut pas importer. Car on est attaché à notre modèle "luxotouristique" fondé sur un tourisme de race plus que de masse, qui d'ailleurs, est en voie d'extinction : les émirats du Qatar aux japonais sans budgets prêts à s'octroyer "un paradis authentique" que la Polynésie sait offrir de manière éphémère. Cette authenticité voulue freine toutes ambitions de démocratisation de la destination, isolée au centre de la plus grande mer du globe, et qui, cerise sur le gâteau, finance cette précarité touristique : SMIG en explosion, implosion des inégalités économiques, et panne des infrastructures. Air Tahiti Nui est le maillon d'une chaîne fragile qui s'enraye à chaque fois qu'elle se permet de pervertir les standards. Que l'exemple des touristes chinois fasse jurisprudence.

Résolument pessimiste comme point de vue, mais un mal nécessaire pour commencer à réparer cette défaite de la pensée...et des idées.

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lundi 18 février 2008

Pas d'accord pour la constitution d'une majorité de coalition autonomiste

Par lebop, lundi 18 février 2008 à 18:33 :: Petite analyse

Les négociations en vue de la constitution d'une coalition autonomiste majoritaire n'ont pas abouti. Eu égard aux enjeux, il est dommage que Gaston TONG SANG ne prenne pas suffisamment de hauteur et s'attache encore à des détails.

Il s'agit bien de bâtir une coalition autonomiste majoritaire. Considérer le Tahoeraa comme un simple supplétif au même titre que le ai'a api, le fetia api, le te niu hau manahune, rautahi, le taatira... c'est faire une grave erreur d'analyse. Veut-on sceller un accord politique entre deux partenaires majeurs ou pas ?

Car, au-delà des petits calculs et des proportions sur lesquels on peut disserter à l'envie du fait des bases de calcul différentes des uns et des autres, il faut retenir cet élément essentiel : le Tahoeraa reconnait la prééminence de la fédération To tatou ai'a dirigée par Gaston TONG SANG dans la gouvernance du Pays.

En effet, la fonction essentielle de Président du Pays revient à Gaston TONG SANG et les 2/3 des postes et fonctions clés incombent à la fédération To Tatou ai'a. La dominance de To tatou ai'a est donc claire.

La "prime" demandée par le Tahoeraa pour un accord politique apportant une majorité absolue confortable et stable, est, fort logiquement, la Présidence de l'Assemblée. Comme l'a rappelé Politaote, celà s'est toujours passé ainsi dans l'histoire politique polynésienne, lorsque deux groupes politiques devaient s'entendre pour une coalition majoritaire.De plus, on ne peut pas comparer les fonctions de Président du Pays et celle de Président de l'Assemblée. La première est autrement plus importante que la seconde, ne serait-ce que par les compétences propres du Président du Pays. Le Président du Pays est, de par le statut, une Institution à lui tout seul. Par exemple, c'est lui, s'il le veut bien, qui "consent" des délégations de pouvoir aux Ministres du gouvernement !

Autre détail : les iliens qui ont, certes, la légitimité d'élus, peuvent très bien se satisfaire de postes à responsabilités au sein de l'Assemblée. Ils peuvent tout à fait obtenir des crédits budgétaires pour leurs chères îles, puisque c'est là leur préoccupation centrale.

Le propre de l'accord politique qu'il faut nouer ces prochains jours, c'est que les iliens et autres girouettes ne sont pas au centre du jeu comme en 2006 et en 2007. Ils peuvent le regretter, mais c'est comme çà ! De même, Monsieur Hiro Tefaarere n'est pas au centre du jeu. Il n'amène pas de majorité absolue à Monsieur Gaston TONG SANG, lui. Ce n'est qu'un supplétif. Maintenant, s'il veut utiliser sa capacité de nuisance, c'est le problème de To tatou ai'a, pas du Tahoeraa.

Il est encore temps pour Monsieur Gaston TONG SANG de prendre de la hauteur et de décider. A-t-il l'autorité suffisante pour cette première épreuve du feu qui lui donnera le pouvoir ?

Parier sur le débauchage d'élus de tel ou tel bord, essayer de désolidariser les élus de tel ou tel parti de leurs instances dirigeantes légitimes, serait ouvrir la boite de Pandorre. Alors, adieu à la stabilité, adieu à la tranquillité des habitants et adieu à la paix publique. Un gouvernement dont la première pierre serait bâtie sur l'absence de morale, sur l'encouragement au nomadisme politique et au "girouettisme" porterait, dès le début, les germes de sa propre destruction. Nous, citoyens, l'avons suffisamment payé au cours de l'actuelle mandature.

Un bon accord politique est mieux que la corruption des consciences des élus.

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dimanche 17 février 2008

Se libérer

Par Noindep, dimanche 17 février 2008 à 19:27 :: General

Dans Lettre à Louise Colet, Gustave Flaubert disait : "L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe." Une belle citation pour une Polynésie douteuse et anxieuse. Toujours enclavée dans un langage binaire, notre politique s'obstine à vouloir l'autonomie (1) ou l'indépendance (0). Il nous faut apprendre à nous libérer de cette division de la pensée.

Encore une fois, les autonomistes, après s'être chamaillés, trouvent le risque trop élevé pour ne pas s'accorder sur une même note. Et tout cela pour défendre un spectacle pluridisciplinaire autonomiste, contre un spectacle indépendantiste vivant ! Qui l'eut cru que l'on aurait tronqué notre ténor pour un baryton. L'avenir nous tourmente parce que tous les 5 ans on a l'impression de faire le choix de notre vie. On pronostique dans une logique de défiance au risque : on vote l'autonomie pour ne pas subir l'indépendance, et on vote l'indépendance pour arrêter de subir la tutelle de l'Etat. Chaque électorat suit sa propre logique.

Mais parlons de celle des autonomistes. Le pire avenir que l'on peut imaginer, c'est celui que l'on se construit. Celui d'une autonomie assistée, handicapée par un enlisement des pensées dans l'autonomie auto réalisatrice ; celle où l'objectif de l'autonomie est proclamé, clair et précis. À force de commettre de telles erreurs, on finit par capituler. L'autonomie est tout sauf acquise, écrite, et qui s'enchaîne d'elle même. Au contraire, elle est versatile, fragile, cancéreuse. Elle ne survit que des millions d'euros qu'on lui administre, un véritable coma entretenu. Derrière qu'y-a t-il ?

À part une OPA sur les compétences de l'Etat, on a du mal à co-gérer notre développement. Notre système de sécurité sociale souffre d'un manque de cotisants, alors que les fonctionnaires d'Etat se retrouvent parfois à cotiser pour leur employeur et pour ceux qui les hébergent. C'est le prix de l'indexation. Ce manque de cotisants montre tout simplement qu'avec moins de 70 000 actifs déclarés (68 222 exactement), seul 1/3 de la population travaille officiellement. Alors que le territoire est compétent depuis 2004 dans le domaine du travail, la croissance du nombre d'actif n'est pas plus forte que celle des années 95 ! À quoi bon réclamer des compétences si ce n'est pas pour servir l'intérêt du pays ? Les exemples ne manquent pas. Ce zèle laisse planer sur l'autonomie un système boulimique de son appétit de compétence, qui aime décider par principe et non par besoin.

Oui depuis 2004 on traverse une crise politique sans précédent, où l'indépendance est devenu une solution "envisageable" pour imploser un système "détesté". Ceux qui ont dirigé le pays depuis tant d'années et qui ont fait de l'autonomie le bouc-émissaire de leur échec en 2004. N'a t-on pas dit que G. Flosse a chuté en 2004 parce qu'il a fait le nouveau statut d'autonomie ? Parce qu'il a réclamé trop de compétences ? L'arrivée de l'UPLD était prévisible, puisque l'amalgame entre "moins d'indépendance" et "plus d'autonomie" était de rigueur. Et d'ailleurs, G. Flosse a mâché le travail de O. Temaru, ce qui lui a permis de pondre ces accords de Tahiti Nui abracadabrantesques ! Mais il s'y croit notre bon vieux Oscar ! Et le rapprochement des deux vétérans de cette guerre politique, cet été, n'a pas arrangé les choses. "Pourquoi choisir G. Flosse si on a déjà O. Temaru ?"se disent les électeurs indépendantistes. Eux ne choisissent pas la copie à l'original. Et "pourquoi choisir la copie de O. Temaru à l'autonomie authentique de G. Tong Sang ?" se disent les électeurs autonomistes. Et le Tahoeraa ignore encore pourquoi il récolte 10 sièges sur 57, alors que si l'on était toujours sous le régime qu'ils ont construit en 2004, ils auraient tout au plus 8 sièges ! Le serpent s'est encore mordu la queue ! Le passé nous retient donc encore dans cette autonomie d'hier.

On attend que G. Tong Sang nous dise que dans 5 ans on fera venir 500 000 touristes, on va arrêter de financer des réseaux politiques mafieux, que l'on va arrêter de demander de nouvelles compétences et que l'on va apprendre à gérer celles que l'on a déjà, que nous allons apprendre à exporter nos richesses au lieu d'importer sans arrêt celle des autres, que les SEM vont servir la Polynésie et non l'inverse, que ces ministres seront choisis pour leurs compétences et non leurs réserves électorales.

En espérant que j'arrête de rêver et que le présent arrête de nous échapper parce que c'est la présence de ceux d'hier qui nous empêche d'avoir foi en l'avenir. Apprenons à nous en libérer !

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samedi 16 février 2008

Le pouvoir ou rien

Par lebop, samedi 16 février 2008 à 18:55 :: General

Les enjeux politiques pour ces prochains jours sont extrêmement importants : c'est le pouvoir ou rien.

Paradoxalement, c'est le parti en troisième place qui fera la majorité. Et, au jour d'aujourd'hui, cette majorité peut aussi bien pencher pour l'UPLD ou pour To tatou ai'a.

On n'en est plus à des calculs de proportionnalité. Car on ne peut avoir le tiers ou la moitié du pouvoir. On a ou on n'a pas le pouvoir. Et c'est bien le Tahoeraa qui détient les clés d'accès à ce pouvoir. C'est ainsi et on n'y pourra rien changer.

Alors : Majorité rouge-orange : 27 + 10 ? Ou majorité bleue-orange : 20 + 10 ? Il n'y a que l'orange à l'intersection...

Les enjeux politiques sont énormes. Imaginez :

  • Gaston TONG SANG est Président du Pays ou ne l'est pas. Et quand on connait le pouvoir du Président du Pays dans nos Institutions... ;
  • To tatou ai'a a des ministres ou n'en a pas. Si ministres il y a, les personnes qui suivent sur la liste de To tatou ai'a "montent" à l'Assemblée ou pas ;
  • To tatou ai'a obtient la commission permanente et d'autres commissions internes à l'Assemblée ou pas ;
  • To tatou ai'a maitrise l'administration du Pays et les Etablissements publics ou pas ;
  • To tatou ai'a maitrise les budgets du Pays de la mandature ou pas ;
  • To tatou ai'a nomme ses personnalités qualifiées aux postes-clefs ou pas ;
  • To tatou ai'a maitrise tous les partis de sa fédération ou assiste à l'éclatement de celle-ci pour cause de verts paturages ailleurs...

Les trajectoires politiques des uns et des autres changent du tout au tout.

Les enjeux financiers et budgétaires se comptent en centaines de milliards de francs.

Par symétrie, on peut exactement faire le même raisonnement pour l'UPLD.

Non décidément, la question n'est pas 4 ou 5 ministres, deux ou trois commissions, Présidence de l'Assemblée ou Présidence de la Commission permanente. On n'est pas dans des comptes d'apothicaire. Un certain 27 aout 2007, ces comptes d'épicier ont donné les résultats que l'on sait. La question, c'est : tout ou rien.

C'est bien le Tahoeraa qui détient les clefs. Alors, Monsieur Gaston TONG SANG, soyez intelligent. Respectez votre principe d'un partage équilibré du pouvoir. Vous avez besoin du Tahoeraa pour constituer une majorité. Le Tahoeraa n'a pas besoin de vous pour constituer la majorité. Ce dernier parti a le choix. Vous, vous n'avez pas le choix.

Alors, saisissez les propositions du Tahoeraa. Elles sont équilibrées et raisonnables. La Présidence du Pays est au bout. Et rappelez-vous : le Capitole est près de la roche Tarpéienne. Tout peut basculer sur une simple décision. Vous avez ce week end, mais vous aurez un mandat. C'est court et c'est long à la fois. La clef est au Tahoeraa, mais vous pouvez la tourner avec ce Parti.

Décision capitale, j'en conviens. A vous de jouer !

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Pour une coalition gouvernementale autonomiste : le Tahoeraa montre sa bonne volonté

Par politaote, samedi 16 février 2008 à 13:10 :: Petite analyse

A tous ceux qui font croire que le Tahoeraa aurait deux fers au feu, son Président délégué, Monsieur Edouard FRITCH, chef d'orchestre des négociations pour son parti, fait montre d'une bonne volonté et d'une transparence totale.

Bonne volonté : les équipes du To tatou ai'a et du Tahoeraa ont pu opérer une fusion des programmes en vue de la mise en oeuvre d'un programme de mandature autonomiste commun. C'est là une avancée appréciable qui balise la route pour une stabilité à moyen terme.

Transparence en ce qui concerne "le partage des responsabilités". Qu'on en juge :

  • Le rapport des forces autonomistes en présence est de moins de 1 à 3 : to tatou ai'a dispose de 27 élus et le Tahoeraa de 10 élus. Il est donc logique que le Tahoeraa demande 5 à 6 ministères, puisque le ratio est de 1/2,7.
  • Avec ses 10 élus, l'apport de la représentation élue à l'Assemblée, du groupe Tahoeraa, est une sécurité substantielle pour une majorité stable : 37 élus, soit 8 élus de plus que la majorité absolue. Le gouvernement Tong Sang serait à l'abri des pressions de certains individus qui voudraient lui faire des "chantages à la bascule". Ces fameuses girouettes, qui, dans l'ombre d'un bureau, imposent leur diktat au Président du Pays. De quoi voir l'avenir avec une certaine sérénité, du moins, à l'abri d'individus sans scrupules.

Fort de cet apport très substantiel et de cette prime à la sécurité pour une majorité stable, il est logique que le second parti de cette coalition à venir, obtienne un équilibre des pouvoirs : Présidence du Pays à To tatou ai'a et Présidence de l'Assemblée de Polynésie française au Tahoeraa.

C'est, d'ailleurs, toujours ce qui s'est passé dans l'histoire politique de la Polynésie française :

  • Majorité Front Uni ( 3 partis) : au Ea Api, la Vice-présidence du conseil de gouvernement de l'époque, au Here Ai'a la Présidence de l'Assemblée en alternance avec le groupe des indépendants ;
  • Majorité Tahoeraa-Ai'a Api : Présidence du Pays au Tahoeraa et Présidence de l'Assemblée au Ai'a Api ( Emile Vernaudon) ;
  • Majorité Tahoeraa-Here Ai'a : Présidence du Pays au Tahoeraa et Présidence de l'Assemblée au Here Ai'a.

Il convient d'ailleurs d'observer que le Ai'a Api de l'époque avait moins d'élus que le Tahoeraa actuel lorsqu'il a obtenu la Présidence de l'Assemblée. Mais son rôle de "parti-charnière" pour obtenir la majorité absolue, nécessitait cette concession de la part du Tahoeraa de l'époque. Aussi, les exigences exorbitantes de Monsieur Hiro TEFAARERE pour la présidence de l'Assemblée prennent tout leur relief à l'aune de notre histoire politique...

Les prétentions et les demandes de Monsieur Edouard Fritch, exprimées par écrit et diffusées, sont donc tout à fait raisonnables. Rappelons-les :

  • Présidence de l'Assemblée de la Polynésie française ;
  • Un nombre de 5 ministères, soit un tiers du gouvernement ;
  • Trois commissions à l'Assemblée, soit une proportion tout à fait acceptable.

En ce qui concerne la condition subsidiaire, soit l'absence de personnes qui ont fait preuve d'un nomadisme politique particulièrement déloyal, on peut penser que la justice imposera cette conclusion au futur Président du Pays. Il est en effet peu probable que Monsieur Teina MARAEURA sorte indemne de l'affaire du Fonds de Développement des Archipels. En attendant le tour d'autres girouettes...

Le groupe de To Tatou Ai'a se taille donc très logiquement la part du lion : la Présidence du Pays, lieu central du pouvoir polynésien, à Monsieur Gaston TONG SANG, la Vice-Présidence et 9 autres Ministères, la présidence de la commission permanente, les présidences de la grosse majorité des commissions.

Le "partage du pouvoir", selon l'expression de Monsieur Gaston TONG SANG, est donc possible, car l'équilibre est respecté. Le week end portera donc conseil. Il serait souhaitable que l'accord se noue lundi sur cette base équilibrée. Car, sinon, la semaine prochaine risque d'être très longue avec, qui plus est, des rebondissements qui ne sont pas à exclure.

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vendredi 15 février 2008

Idéalement coupable

Par Noindep, vendredi 15 février 2008 à 20:28 :: General

Chaque victoire a un héros. Chaque défaite a un coupable. Dans les camps qui s'opposent, ces deux responsables sont tributaires de leur solde au suffrage. L'un se refuge dans un cartel blindé de contradictions, l'autre se renferme sur un passif devenu lourd à porter. C'est comme si en l'espace de quelques jours, ce suffrage de dimanche avait renouvelé l'oxygène de notre bocal politique étouffant.

G. Flosse, ce mal aimé du suffrage fait l'aveu de sa défaite. Celle de sa pensée, construite sous la houlette de la Chiraquie, qui après la chute de l'empire était jusqu'à dimanche, la dernière lueur d'une pensée d'autrefois. Celle que N. Sarkozy jardine depuis toujours, en stoppant toute irrigation de ces parcelles de terre. La nouvelle loi pour l'Outre-mer d'ailleurs, nous rappelle que l'outre-mer était un mirage dans le désert budgétaire français. C'est donc avec une éloquente aridité que G. Tong Sang devra arroser les champs électoraux qui ont permis sa floraison politique et nourrir les baleines qui pèsent dans sa balance. On attend l'artiste à l'oeuvre.

Son mandat sera tributaire des nouveaux acquis de notre autonomie. La Transparence exigée et réalisée de l'UPLD ne peut qu'être accueillie favorablement. Alors que l'OPT faisait office de rente territoriale, elle est devenu en quelques mois un modèle de gestion et de rigueur des dépenses, que l'on attendait depuis tant années. Désormais, vous êtes pris à témoin pour juger les notes de frais de l'OPT : la démocratie participative à l'oeuvre ! Je garde espoir que ce modèle perdure et que J-P Barral résiste à la chasse aux sorcières à venir, et qu'il exporte sa transparence vers les autres services du territoire. Je recommande aux 6 mousquetaires de la table ronde autonomiste de voter une telle mesure !

La nouvelle mandature devra faire de la rigueur une priorité absolue. Rigueur des dépenses, des décisions, des programmes. Très illusoire, à l'heure où les autonomistes écrivent ensemble leur programme commun, alors que les élections sont terminées. Les deux formations autonomistes rédigent dans leurs dos de leurs électeurs, leur fiche de paye ! On "répartit" les postes, au lieu de les mettre aux enchères : qui est le plus compétent pour sortir le tourisme de la tête de l'eau, qui saura augmenter le pouvoir d'achat, qui saura faire baisser le chômage ? Les autonomistes ont beau vouloir crier qu'ils ont changé, les méthodes trahissent toujours les mêmes ambitions. C'est sans surprises que l'on retrouvera A. Merceron à la santé, T. Rohfritsch à l'économie, J-C Bouissou à l'emploi, Hiro Tefaarere au perchoir, Maina Sage au tourisme... Les mêmes hommes qui ont fait de la politique ce qu'elle est : clientélisme, absolutisme, gigantisme des dépenses. Quelle belle réforme de la pensée !

Ceux qui seront exclus de ce patrimoine des rentes seront les mêmes que dans le gouvernement précédent de G. Tong Sang. G. Flosse et O. Temaru vont finir dans l'opposition, parce qu'ils estiment que le pouvoir c'est eux, et reprendront les discussions qu'ils ont arrêtées il y a quelques semaines...lls seront encore idéalement coupables, qui laisseront à d'autres la confiance de l'opinion. Tragique vérité.

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mercredi 13 février 2008

Monopole Hersant et atteinte au pluralisme de l'information

Par lebop, mercredi 13 février 2008 à 17:41 :: General

La démocratie polynésienne pourra-t-elle supporter encore longtemps l'atteinte flagrante au pluralisme de l'information ? Les deux quotidiens, le nouvel hebdomadaire, une très grosse partie des magazines spécialisés, le Fenua économie, le magazine télé dominant, la première radio... sont aux mains d'un même groupe de presse.

En effet, le groupe Hersant qui s'est désengagé progressivement du monde de la presse métropolitaine, est encore très présent Outre-Mer. Il a notamment conservé son quasi-monopole en Polynésie française. Et pour cause : a priori, on ne se désengage pas d'une telle rente de situation particulièrement lucrative. Lorsqu'on draine l'essentiel des dépenses publicitaires des annonceurs polynésiens, on brasse un chiffre d'affaires conséquent et on réalise des bénéfices plantureux. Une vraie poule aux oeufs d'or sur plusieurs décennies !

Il est d'ailleurs difficile d'avoir des chiffres consolidés sur ce groupe de presse. Il faut croire que pour vivre heureux, il faut vivre caché... Le Dixit classe la "société océanienne de communication" ( la Dépêche) à la 49 è place des entreprises. Malheureusement, le chiffre d'affaires et les effectifs de cette société n'ont pas été communiqués par ses dirigeants ( NC). Il se situerait, à priori, aux alentours de 1,9 milliards de francs. Mais cette société ne représente qu'une partie des activités locales de cet empire local tentaculaire qui, vu sa domination écrasante, étouffe toute manifestation importante de concurrence. Certains petits groupes de presse indépendants doivent donc se contenter des miettes à la marge de ce quasi-monopole qui draine 90 % des budgets des annonceurs polynésiens.

Les observateurs métropolitains ont aussi identifié depuis longtemps la proximité politique de la famille du fondateur avec le RPR, puis l'UMP.Et justement, en ce qui concerne l'idéologie politique et la ligne éditoriale, les groupes de presse métropolitains "intelligents" épousent en général les diverses sensibilités de l'opinion française. Ainsi, un même groupe de presse peut avoir, dans diverses régions, un journal catalogué à droite et un autre journal catalogué à gauche, l'essentiel étant, bien sûr de drainer le maximum de recettes, notamment publicitaires, dans la région concernée.

Mais que se passe-t-il en Polynésie ? Il y a, au sein des deux quotidiens, une seule ligne éditoriale représentative de l'opinion politique de moins de la moitié de la population. Avez-vous l'un de ces quotidiens épouser, par exemple, l'opinion du tiers de la population qui vôte pour l'UPLD ? Il y a là une grave atteinte au pluralisme de l'information, car ce groupe nie, ou pire,dénigre les diverses sensibilités politiques qui s'expriment au sein de la société polynésienne.

Cette dérive est particulièrement criante ces derniers mois et ces dernières semaines. La même ligne éditoriale est diffusée, relayée, démultipliée, amplifiée par tous les organes de presse du groupe et par des équipes rédactionnelles qui partagent, grosso modo, les mêmes convictions.Tout ce qui ne rentre pas dans cette ligne est dénaturé, biaisé, "négativisé", réinterprété, déformé, amputé par diverses techniques subtiles de propagande sur lesquelles je reviendrai. Ce matraquage vise - je pèse mes mots- une véritable manipulation des esprits.

Si l'un des piliers d'une démocratie - la presse ou le "quatrième pouvoir" - est ainsi utilisé à des fins partisanes et instrumentalisé par diverses puissances politiques, économiques ou financières, il y a danger pour la démocratie. Il serait sain que cette question fondamentale soit débattue par diverses instances et par la société civile, car une telle situation serait considérée comme inacceptable en France métropolitaine. Ce n'est pas seulement une législation "anti-concentration" qu'il nous faut, mais aussi une instance garante du pluralisme de l'information et du respect de la diversité des opinions. Une vision à sens unique a conduit à la révolution dans d'autres pays...

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mardi 12 février 2008

Négociations To tatou ai'a - Tahoeraa au programme de demain

Par politaote, mardi 12 février 2008 à 21:40 :: Petite analyse

Le troisième tour commence. Il risque d'être âpre et sans concession. Entre compagnons de longue date, c'est normal. Il faut se dire franchement les choses, n'est ce pas ?

Les négociations de Parti à Parti vont démarrer demain au Conseil Economique, Social et Culturel, lieu neutre. To Tatou Ai'a les voudraient "transparentes". En présence de la presse ? Vu "l'objectivité" et la "diversité" de cette dernière par les temps qui courent, on comprend cette proposition !

Alors, qu'y a-t-il dans la corbeille des éventuels futurs mariés ?

La Présidence du Pays devrait échoir à Gaston TONG SANG, bien que des rumeurs circulent sur le nom de Béatrice Vernaudon. Peu probable et pas de suspense, tant l'évidence est là. La vague populaire a bien porté le maire de Bora-Bora vers ce Saint -Graal, véritable clef de voute de nos institutions, lieu central du pouvoir où tout se fait et se défait. Y compris, d'ailleurs, la vague discrète de la haute société des hauteurs de Papeete, Pirae, Arue et Punaauia, n'en déplaise à Michel BUILLARD, celui-là même qui a quitté le navire Tahoeraa entre les deux tours. Question de faire encore plus mal, sans doute. Quelle grandeur d'âme !

Dans un équilibre des pouvoirs, la Présidence devrait échoir à un candidat désigné par le Tahoeraa. Mais Hiro Tefaarere, leader de la branche Ai'a Api de To tatou ai'a, en l'absence momentanée d'Emile Vernaudon, piaffe d'impatience pour occuper ce poste. Il exigerait un retour sur investissement à la hauteur de son auguste personne et de l'importance numérique de son parti.

La vice-Présidence du Pays ? Elle semble promise à Jean-Christophe BOUISSOU, à moins que Temauri FOSTER, adoubé par sa population des Tuamotus, exige de rempiler à cette fonction. A condition, bien sûr, que la Délégation au Développement des Communes, la fameuse DDC, reste sous son escarcelle.

La Présidence de la Commission Permanente. Elle pourrait échoir à Teina MARAEURA, de nouveau candidat à la Présidence du Fonds de Développement des Archipels, le fameux arrosoir qui a tant servi à sa réélection triomphale à Rangiroa. A moins que Philip SCHYLE lorgne aussi sur cette fonction studieuse.

Les petits fromages des Commissions, qui, avec leur avantages accessoires, permettent quelques emplois népotiques, devraient faire l'objet d'un partage à la proportionnelle des groupes majoritaires. De quoi satisfaire les appétits de quelques leaders des mouvements et partis qui composent la galaxie Tong Sang.

Le Ministère de l'Equipement devrait être l'objet de divers appétits. Louis Frébault, le mari de Madame la représentante des Marquises, devrait être en embuscade pour le garder dans l'escarcelle des Marquisiens. Vu les travaux d'Hercule annoncés par To tatou ai'a en faveur des Marquises à la limite de la sécession, Gaston TONG SANG devrait s'arcbouter sur cette option en vue de maintenir la cohésion des membres de sa fédération de Partis. Il en va du soutien des Maires Kautai et Kaiha.

Les Ministères de l'Economie et de la Solidarité devraient logiquement échoir au Tahoeraa. Mais vu l'ampleur du programme de To Tatou Ai'a dans ces domaines, il n'est pas sûr que Jean-Christophe Bouissou de Rautahi, et Béatrice Vernaudon de Tiatau, restent sans réagir.

A priori, d'une manière générale, les Ministères devraient être répartis à la proportionnelle de l'importance des groupes qui composeraient une nouvelle coalition. Reste à savoir si ces ministres seront désignés par les partis ou si le Président du Pays aura une latitude de choix. A priori très échaudé sur cette question vue sa récente expérience douloureuse, le Tahoeraa devrait exiger de désigner ses Ministres. Par contre, en ce qui concerne l'importance des porte-feuilles ministériels, on peut penser que le Président du Pays devrait avoir une certaine latitude d'action.

Les divers fromages des Etablissements publics, dont celui de la Poste, de la Setil, du Port Autonome... ? Tout dépendra de la lecture de la nouvelle loi Estrosi. Après l'affaire Jean-Alain Frébault, les appétits sont peut être un peu refroidis, ce qui n'est pas le cas de celui de Teina Maraeura au Fonds de Développement des Archipels.

L'incertitude est totale en ce qui concerne les Municipalités très disputées. L'orange est passé de mode. On veut du rouge "canada dry". Feront-elles partie de la négociation ? Idem pour les Sénatoriales. Un modus vivendi sera-t-il trouvé pour un rouge et un orange ? Gros enjeux en perspective. A priori, Gaston TONG SANG voudrait voir certains maires endosser un maillot rouge fort opportun, à l'instar de Michel Buillard, orange avant le premier tour des territoriales et à moitié rouge entre les deux tours. En attendant d'être totalement rouge dans quelques jours ?

Mais je disais que les négociations seront âpres. Les partis ont jusqu'au 21 février pour trouver un terrain d'entente. D'ici là, les rumeurs, les intox, les bruits et faux-bruits parcoureront la ville. Les débauchages individuels seront peut être toujours d'actualité. De même, l'UPLD devrait être à l'affut. Après tout, Gaston Flosse a dit qu'il ne voterait pas pour un Président indépendantiste. Mais si les indépendantistes vôtaient pour un Président autonomiste sur un programme de gouvernement qui mettrait de côté la question idéologique Autonomie/ Indépendance ?

Les négociations seront âpres. Et on comprend pourquoi les médias du monopole Hersant font et feront tout pour relativiser les prétentions du Tahoeraa. Les places de choix sont peu nombreuses et seront donc très chères. Huit mouvements + UN parti de 10 élus à satisfaire. Les enchères ne font que commencer. Exercice peu ragoutant, mais exercice obligé, répartition et équilibre des pouvoirs obligent. C'est le troisième tour, Messieurs, Dames !

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Où penchera la future majorité à l'Assemblée de la Polynésie française ?

Par lebop, mardi 12 février 2008 à 18:29 :: General

Les élections territoriales sont terminées.Chacun aura donc vôté pour ses champions :

  • Les défenseurs de l'autonomie vassalisée et sous influence de l'Etat-UMP ont effectivement vôté pour Gaston Tong Sang et sa coalition hétéroclite. Adeptes du cargo culte, ils attendent tous qu'un Etat désargenté nous inondent de ses bienfaits sonnants et trébuchants. Une affection à peine alimentaire, tant le sinistre économique et social grandissant nous fait danser au bord d'un volcan. Et pourtant, la part de l'Etat dans ce "contrat de projets-bouée de sauvetage", 26 milliards de francs sur 5 ans, ne représente qu'un quart de la "dotation Chirac" ( DGDE) qui représente plus de 90 milliards de francs sur la même période. J'ai donc bien peur que ce contrat ne sera qu'une emplâtre sur une jambe de bois... Mais l'Etat-Mama ( Haumetua) a encore de beaux jours devant lui...;
  • Le dernier carré flossiste et partisan d'une autonomie sans tuteur sarko-estrosien, espèce en voie de disparition et à éliminer à tout prix, selon une presse de plus en plus "rougeoyante", résiste à la vague rouge, tel un village maohi. A en croire la presse rouge, mais pour qui se prennent-ils donc ? Ne doivent-ils pas capituler en rase campagne et sans conditions en vidant leur chef à grands coups de pied aux fesses ?
  • Le mouvement indépendantiste, qui, telle la montée des eaux en plein réchauffement climatique, grandit en audience d'une manière qui semble inexorable. Selon cette même presse rougeoyante, ils ont perdu même s'ils ont gagné de nouveaux électeurs à la cause. Comprenne qui pourra. N'a-t-il pas à sa tête un dinosaure qui devrait comme "Grand papy" Flosse, le vieillard cachochyme, prendre sa retraite ?

Oui, comprenne qui pourra. Les "flossistes" sont bêtes, aveugles, sourds et méchants, les girouettes deviennent des anges, les voleurs sont absous, les indépendantistes doivent être cantonnés dans leur réserve et les vaches autonomistes seront bien gardées par leur nouveau berger. J'ai nommé Gaaastoooon TOOONG SAAAANG ( Applaudissements à tout rompre comme sur un ring de boxe à Las Vegas).

Le match de boxe, comme le dit Oscar, peut donc continuer.

A ma droite, Gaston Flosse KO debout, à qui l'on montre la sortie de secours, mais, qui décidément coriace, ne la voit pas et s'accroche aux cordes. A ma gauche , Oscar Temaru, KO aux points, mais, coriace, ne veut pas sortir du ring. Il a de plus en plus de supporters, il demande une revanche, car l'arbitre Estrosi est juge et partie. Au centre, vainqueur toutes catégories, dopé à l'Estrosi, Gaston TONG SANG.

Mais au fait, pourquoi le match doit continuer, puisqu'il y a un vainqueur ?

Ben, euh, c'est pas si simple. Il faut placer Gaston Flosse en réanimation artificielle, le temps de lui piquer les derniers copains qui lui restent, en attendant de lui piquer ses 20.000 derniers fidèles. Et si c'est pas possible, lui faire comprendre à ce vieux têtu-qui-n'a-rien-compris, qu'il n'a pas le choix. Il lui faut rejoindre ceux qui l'ont mis plus bas que terre et sans condition ! Nous n'avons pas vôté pour toi, mais nous exigeons que tu fasses allégeance à notre champion Tong Sang. Et paf, une nouvelle claque pour que tu comprennes enfin !

Chacun a vôté pour son champion. Résultat :

  • 27 sièges pour une fédération de partis ;
  • 20 sièges pour l'UPLD, l'union indépendantiste qui n'en a plus que le nom ;
  • 10 sièges pour ce parti aveugle, sourd, muet, bête et méchant qui s'appelle le Tahoeraa.

La victoire finalement provisoire : 29 sièges, avant action ventilatrice des girouettes. Clin d'oeil à Michel YIP ! Alors : 27 + 10 ? 20 + 10 ? 27 + 2 débauchés en attendant d'autres qui viendront vers les verts paturâges ? En tous les cas, avis aux amateurs. Vous, débauchés, avez déjà la bénédiction de Muriel. Puisque c'est pour la "bonne cause", vous êtes à l'avance pardonnés.

Le feuilleton continue. Dallas, ton univers impitoyaaable ...

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lundi 11 février 2008

Questions sans réponse

Par politaote, lundi 11 février 2008 à 20:06 :: Débat

Pourquoi les électeurs de Mahina ont-ils massivement vôté pour leur maire alors que celui-ci est en détention préventive sur la base d'accusations particulièrement lourdes ? Y a-t-il un décalage entre le discours de moralisation largement entendu dans la classe politique et sa perception par une certaine opinion ? Un homme politique peut-il trouver la voie de la rédemption en se faisant réélire ?

Pourquoi la loi Estrosi n'a t-elle pas abouti, de facto, à une majorité stable ?

Pourquoi l'Etat-UMP fait-il autant d'ingérence dans nos élections ? Ne biaise-t-il pas les "cartes de la partie entre les joueurs locaux" ? Comment vont réagir à l'avenir les joueurs lésés par une telle ingérence ? Ne vont-ils pas se radicaliser ? Qu'est ce que, au fond, l'autonomie ? N'est ce plus gérer par nous-mêmes nos propres affaires ?

Pou