menu

Calendrier

« janvier 2008 »
lunmarmerjeuvensamdim
123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031

Catégories

  • Brèves
  • Chroniques
  • Débat
  • Editorial
  • General
  • Humour
  • News
  • No comment
  • Petite analyse
  • Portraits
  • Rencontres
  • Revue de Presse
  • Tavararo
  • Election présidentielle 2007
  • Meilleur commentaire
  • élections législatives 2007
  • Politique France

Archives

  • mai 2008
  • avril 2008
  • mars 2008
  • février 2008
  • janvier 2008
  • décembre 2007
  • novembre 2007
  • octobre 2007
  • septembre 2007
  • août 2007
  • juillet 2007
  • juin 2007
  • mai 2007
  • avril 2007
  • mars 2007
  • février 2007
  • janvier 2007
  • décembre 2006
  • novembre 2006
  • octobre 2006
  • septembre 2006
  • août 2006
  • juillet 2006
  • juin 2006
  • mai 2006
  • avril 2006
  • mars 2006
  • février 2006
  • janvier 2006
  • décembre 2005
  • novembre 2005

Liens

Associations

  • Te Tia Ara
  • Te Ui Mata

Blog

  • Poisson Cru
  • Tahiti Today

Communauté

  • Aorai
  • Etudiants.pf
  • Tahiti Fenua
  • Taui Tahiti
  • Union Franco-Polynésienne

Institutions

  • La Présidence
  • L'Assemblée Territoriale
  • CESC
  • ISPF
  • Fare Vana'a

Journaux

  • L'Hebdo
  • RFO Polynésie
  • Tahiti Pacifique
  • TahitiPresse

Partis

  • Aia' Api
  • Te avei'a
  • Fetia Api
  • Rautahi
  • No Oe e te Nunaa
  • O Porinetia
  • Polynésien Ensemble
  • Tahoeraa Huiraatira
  • Tavini Huiraatira

Portails locaux

  • Papeete online

Syndicats

  • A Tia I Mua

Syndication

  • fil rss
  • fil rss commentaires

jeudi 31 janvier 2008

La pensée Marquisienne

Par Mana, jeudi 31 janvier 2008 à 14:20 :: Brèves

Les élections font couler beaucoup d’encre pour le moment. Je voudrais, personnellement, parler des Marquises. Benoît KAUTAI a été élu dès le premier tour, par le Henua enata et le Henua enana, ce qui lui fait deux sièges à l’assemblée. J’aimerais parler de quelques propositions dont les Marquises rêves depuis plusieurs années sans avoir la satisfaction du but atteint. Mon développement modeste se fera sur l’idée du rattachement direct à la Métropole, l’aéroport international (même si l’on n’en parle pas beaucoup) et les différents ouï-dire des Marquisiens.

Lire la suite

17 commentaires :: aucun trackback

mercredi 30 janvier 2008

Les rentiers du suffrage

Par Noindep, mercredi 30 janvier 2008 à 17:43 :: General

Dans l'attente du second tour, les campagnes de presse fusent pour rattraper le dérapage. Celui de Gaston Flosse qui a cru qu'en proposant "un pacte de non agression" avec O. Temaru, il réussirait à calmer une guerre qui dure depuis 30 ans. Quoi qu'il ait fait, quoi qu'on nous dise, que ce pacte soit imaginaire ou réel, il va coûter au Tahoeraa sa place habituelle de "rentier du suffrage". Et ce n'est pas un mea culpa qui va rétablir sa crédibilité tribuchante.

Il n'est pas le seul et non plus le pire, O. Temaru fait campagne sur le même thème depuis 30 ans, et n'a rien changé à ses idées. Pourtant à chaque échéance, son électorat déborde et inonde les couches voisines. Les raisons ? Multiples. C'est d'abord l'aveu d'un système autonomiste qui survit de sa quête indéfinie de compétences. Les autonomistes savent vers quoi aller, mais ne savent pas quand s'arrêter. Parce que poursuivre la rente de compétence, c'est jusqu'au boutisme, faire la publicité de l'indépendance. Quelle frontière entre "plus d'autonomie" et "moins d'indépendance" ? L'électeur de base s'y perd. Ensuite, l'autonomie a trop souvent « appartenu que partagé ». Les hommes qui l'ont conceptualisé en Polynésie ont voulu être des rentiers exclusifs, et se sont écartés trop souvent de multiples propositions. Le Statut de 2004 à rallonge, le financement du centre hospitalier, le développement du tourisme, la gestion de la fiscalité.... Voici des propositions qui auraient mérité l'avis de TOUS les autonomistes...et de tous les politiques dans l’idéal.

Aujourd'hui, ce sont les mêmes qui cautionnent l'instabilité. N. Bouteau en traditionnelle inquisitrice, veut rassembler aujourd'hui des autonomistes qu'elle a fait imploser hier. Elle est la cuisinière qui a fait monter la mayonnaise des indépendantistes, avec des ingrédients autonomistes. Elle porte en elle un ridicule permanent, celui d'avoir voulu croire que O. Temaru renoncerait à sa parole indépendantiste. Elle croyait que O. Temaru était comme elle, quelqu'un sans convictions et sans paroles. En pleine face ! Elle peine aujourd'hui à sortir la tête des 5% qui font exister sa carrière politique.

De l'autre, on ne peut que saluer la réussite de G. Tong Sang qui a su agréger autour de sa personne l'amicale des déçus oranges. En combinant des projets si variés, il arrive à rassembler, (et encore hier M. Buillard qui veut une chemise rouge) mais arrivera-il à obtenir l'ordre dans ses rangs ? A voir les propos de B. Kautai sur une indépendance des Marquises, je doute que C. Estrosi obtienne la stabilité qu'il souhaite, car en provoquant ces élections il n'a rien apporté à la Polynésie sinon le témoin nouveau que,ici, ce sont les rentiers qui font la loi...Aux électeurs de sanctionner un système où les politiques s'appuient sur des idées vieilles de 30 ans sans jamais innover, proposer, progresser dans les méthodes. On continue de vendre les mêmes slogans, les mêmes programmes. C'est cela que j'appelle la société des rentiers du suffrage.

22 commentaires :: aucun trackback

mardi 29 janvier 2008

Vases communicants

Par Noindep, mardi 29 janvier 2008 à 17:33 :: General

Le 1er tour de ces territoriales installe l'émoi. Non seulement il engrange une victoire des proclamés marginaux d'hier, mais rédige aussi le testament d'un archaïsme du pouvoir. C'est sans dire que le destin nous prend de court. Et pourtant, voici depuis quelques semaines que l'on vide les vases des uns que l'on remplit avec la source des autres. C'est notamment dans ces puits de voix, que la source est la plus aride. Prenez l'exemple de Papeete, dont le maire a pris la liberté de divulguer sa "stratégie des deux bols". Il venait boire dans l'un pour le recracher dans l'autre. Le doute installé n'a laissé que très peu de place au pronostic : Papeete est désormais un fief de Gaston Tong Sang. Michel Buillard sans doute aussi. Pis, le réservoir historique, Pirae, l'eau de source du Tahoeraa réputée imbuvable par les autres partis, rempli le verre de Gaston Tong Sang. C'est un jeu de vases communicants mortel pour le Tahoeraa.

Dans cette implosion des repères, jadis fiables et localisés, on s'adonne à une jungle des symboles. Mis à part la commune de Faa'a, vivier idéologique de ses pairs, les électeurs se permettent de trahir certains prismes idéologiques, quitte une journée à donner froid à l'opinion. On panique, on se flatte, on récuse tous les commentaires. On ne connaît pas les enjeux de ces élections, sinon le caprice d’une « mère patrie » On continue de cantonner la "dissolution de Pirae" à un soit disant partage des compétences entre G.Flosse et O. Temaru. Les « autonomistes nouveaux », gourmands de voix, ont mis en faillite l'école qui les a formé. Ensemble, ils ont causé la mort du roi, mais ils oublient qu'ils sont nés là bas, dans ce berceau autonomiste.

Ne soyons pas nostalgiques de cette époque "de grands chantiers" qui a fait la réputation de G. Flosse, mais construisons nous de nouvelles exigences sur l'autonomie, sur les hommes qui la gouvernent, et apprenons (pour mieux réagir) de ceux qui la combattent. C’est à mon sens, la meilleur attitude à avoir au 2ème tour.

23 commentaires :: aucun trackback

Résultats du premier tour

Par Peter, mardi 29 janvier 2008 à 14:51 :: General

Vous avez très certainement tous eu les résultats de ce premier tour surprenant à bien des égards. De part le score fort de To Tatou Ai'a, mais aussi par le score relativement faible du Tahoeraa, qui, quoi qu'on en dise, reste un parti fort. J'ai quelques réflexions à partager avec vous, j'aimerai votre avis.

Lire la suite

36 commentaires :: aucun trackback

samedi 26 janvier 2008

Michel BUILLARD présent au dernier meeting du Tahoeraa à Papeete

Par lebop, samedi 26 janvier 2008 à 10:13 :: General

Michel BUILLARD, tout d'orange vêtu et nouvelle barbe au vent, a accueilli le dernier meeting du Tahoeraa, salle Maco Nena à Tipaerui. Contrairement aux rumeurs et manoeuvres d'intox qui bruissaient en ville, il a confirmé sa fidélité aux millitants et au parti qui l'ont porté aux hautes fonctions de Maire de la capitale et de Député UMP de la République.

Il s'est félicité de la clarification du discours du Tahoeraa en ce qui concerne son ancrage autonomiste et sur la priorité affichée en faveur d'une alliance entre autonomistes. Gaston FLOSSE, qui a passé en revue toutes les hypothèses, l'a rassuré sur ce plan là. Ce parti ne s'alliera pas à un gouvernement présidé par un indépendantiste.Priorité est donnée à une alliance entre autonomistes sur la base d'un programme réfléchi et réaliste, celui du Tahoeraa. Il l'a dit haut et clair : le Tahoeraa est le seul rempart autonomiste solide face à l'aventure indépendantiste.

Un programme d'urgence sera mis en oeuvre pour lutter contre la pauvreté aggravée d'une partie de notre population. En parallèle, la réactivation des grands travaux d'infrastructure et de logements sociaux et la restauration de la confiance au sein du monde économique permettront de poser les bases d'une nouvelle croissance, seule source de création de richesses et d'emplois durables. Si ce mécanisme vertueux s'enclenche, les mesures d'emplois aidés et de formation professionnelle pourront donc être relayées par de vrais contrats à durée indéterminée, garantis par un développement économique durable.

Ceux qui, depuis maintenant des mois, prétendent que le Tahoeraa a jeté aux orties le coeur de sa doctrine autonomiste, en sont pour leurs frais. Mais il ne faut pas se faire d'illusions, il continueront encore pendant quelques jours à affirmer le contraire, tant ils ont fait de ce procès en sorcellerie leur fonds de commerce électoral en vue de se prétendre plus autonomistes que les autonomistes. Quitte à grossir le trait en militant pour une autonomie vassalisée à la remorque d'Estrosi, leur nouveau maitre à penser. Ce jeu, visant à affaiblir le principal parti autonomiste pour des ambitions personnelles prématurées, est dangereux. Il convient donc de ne pas se tromper de cible et d'adversaire.

C'est donc forts de cette unité que responsables et militants du Tahoeraa restent confiants dans cette dernière ligne droite. La mobilisation pour les territoriales et les municipales est donc sans faille. Les tentatives de division ont donc, là aussi, fait long feu. Le Tahoeraa nouveau, constitué d'une équipe renouvelée et soudée autour de son leader, est donc prêt à relever de nouveaux défis.

16 commentaires :: aucun trackback

vendredi 25 janvier 2008

Le conglomérat de Gaston Tong Sang est tout, sauf du renouvellement

Par lebop, vendredi 25 janvier 2008 à 14:54 :: General

Le discours sur le "renouvellement de la classe politique" a fait long feu. Certes, les petits partis, dans lequel je place aussi le No Oe Te Nunaa de Nicole BOUTEAU, tiennent ce discours, mais ils n'ont pas d'autre choix que de le prôner, puisqu'ils n'ont jamais accédé au pouvoir et qu'ils n'y accèderont pas en raison de leur faible ancrage dans la société. On ne peut, comme celà, "débouler" dans l'espace politique et penser qu'en un tour de main, on n'y occupera une place significative. C'est ne pas connaitre l'histoire politique de la Polynésie contemporaine que d'avoir cette prétention. Surtout qu'aucun renouvellement des idées basé sur un programme novateur et dense tout en étant réaliste ne nous est proposé par ces petits partis.

Le conglomérat de Gaston Tong Sang a voulu aussi revêtir ces habits neufs. Hélas, trois fois hélas, on s'est aperçu que le mouvement de To Tatou ai'a n'était qu'une structure de recyclage de politiciens en perte de vitesse (Philip Schyle, Emile Vernaudon, Robert Tanseau)..., de recalés du suffrage universel (Béatrice Vernaudon, Jean-Christophe Bouissou aux Législatives..), et de "girouettes" qui veulent sauver leur peau avec l'argent public dont ils se sont largement servis (Foster Temauri, Teina Maraeura...). La question qui est venue rapidement à l'esprit de nos concitoyens a été : comment faire du neuf avec du vieux ?

Surtout que le discours de renouvellement de ce conglomérat s'est rapidement brisé sur le mur des pratiques et des réalités.

Le "clientélisme et l'assistanat" que Gaston Tong Sang disait remiser au placard n'a jamais été autant encouragé que sous sa Présidence. Tuamotus Gambier, Marquises, Iles Sous le Vent : les arrosoirs ont fonctionné à plein. Les scandales de la gestion clientéliste du Fonds de Développement des archipels ( FDA) et de la Délégation au développement des communes ( DDC) ne sont que l'une des parties émergées de l'iceberg. La gestion "ciblée" des subventions présidentielles en était une autre. La plainte déposée à l'encontre de la gestion du FDA sous la présidence de Gaston Tong Sang n'est peut être que la première d'une longue série.

La "moralisation de la vie publique " s'est fracassée sur la détention préventive d'Emile Vernaudon, l'un des piliers incontournables de ce conglomérat.

Le "halte à la démagogie" se trouve pris à contre-pied par le programme "attrape-tout" de To tatou ai'a. Il y en a pour tout le monde...sauf peut être pour les joueurs de pétanque...

L'hymne à la stabilité ne sera qu'un lointain souvenir lorsque toutes les girouettes de cette liste vont de nouveau "tourner" pour aller voir de plus verts pâturages. Chassez le naturel et il reviendra au galop !

Quel est le ciment de ce conglomérat si ce n'est que chacun veut sauver sa peau, c'est à dire son siège à l'Assemblée ? C'est une fausse fédération, car sitôt les élections terminées, chacun retrouvera sa chapelle : Ai'A Api, Rautahi, OPTA, Taatira, Te Niu Hau, Tiatau, Fetia Api... Une vraie fédération aurait été la dissolution de tous ces partis dans un nouveau parti politique. Là, on essaye de masquer cette contradiction derrière une alliance de circonstance qui ne durera que le temps des élections. Après, ce sera chacun pour soi...et cause potentielle d'instabilité.

7 commentaires :: aucun trackback

mercredi 23 janvier 2008

Les fonds d'intervention et budgets de programmes supplémentaires annoncé par to tatou ai'a : tout aussi impressionnant !

Par lebop, mercredi 23 janvier 2008 à 23:23 :: Petite analyse

Il ne suffit pas, en effet, de créer de nouvelles structures et prévoir les dépenses de personnel et de fonctionnement. Encore faut-il prévoir des programmes et des mesures pour que ces structures ne soient pas payées à ne rien faire. Démagogue a donc poursuivi son recensement :

  • partenariat avec les pays océaniens, démarche qualité dans l'administration, formation des cadres du Pays,
  • triplement des budgets à l'aménagement agricole, aide aux MFR, aide à la chambre d'agriculture, réseau de veille phyto sanitaire ( perliculture),
  • fonds destinés à la recherche,formations artisanales, pôle de compétitivité "ressources naturelles" ( fonds d'aide ?),
  • lancement d'études ( monorail, navettes maritimes, aéroport des marquises, usage de micro-algues...),
  • centres de gestion agréés, conseils en marketing, soutien du crédit aux entreprises,
  • plan marshall d'insertion des jeunes, pérennisation des mesures d'aide à l'emploi existantes, contrats de formation en entreprise,
  • cadastrage, formation de juristes, SAGE, SCOT, acquisition foncière, police verte, PAD,
  • lutte contre les espèces envahissantes, inventaire des espaces, préservation des espèces endémiques, programme vert à l'école, équipes des maisons de l'environnement (financement des programmes),
  • actions de communication, passeport numérique,
  • observatoire de l'énergie, centre de recherche des énergies renouvelables (financement de programmes), création d'un BTS énergie renouvelable, conférences et commissions diverses,
  • contrats de développement Pays-communes-archipels,
  • allègement du cout du fret ( prise en charge du transport), élargissement de la politique de la ville ( financement de programmes), programmes de la communauté urbaine, programmes des médiateurs itinérants, financement de la politique familiale, programmes d'action sociale, programmes des centres communaux d'action sociale, financement des cantines scolaires, soutien aux crèches et garderies,
  • programmes jeunesse renforcés, statut des auxiliaires de vie, insertion professionnelle, programmes des permanences éducatives, augmentation du nombre des familles d'accueil aux handicapés, programme de prévention 3è age, programmes matahiapo, moyens des équipes de prévention de rue, programmes condition féminine, dispositifs vie professionnelle des femmes, programmes mères de famille Sefi,
  • réserves foncières constructions, prêts bonifiés, formation de régisseurs, fonctionnement chambre des métiers, formations batiment, programmes prévention-santé, formation des personnels de santé, tournées médicales multipliées, programmes santé mentale, programmes santé et hygiène animale,
  • plan de gestion des animaux errants, programmes scolaires complémentaires, programmes d'activités périscolaires, programmes pédagogiques enseignants, tutorat et soutien scolaire,
  • réseau intranet, CLIS, UPI, formations CAPA et CA-SH, assistance pédagogique dans les internats, entretien et rénovation des batiments (climatisation, informatique),transports scolaires de proximité, stages école-monde du travail, programmes de formation continue des adultes,
  • programmes recherche et innovation en partenariat, programmes de bourses, service civil citoyen, programmes des espaces publics de loisirs et d'expression,
  • multiplication des échanges internationaux et des bourses de projets, politique de médecine sportive, valorisation des espaces d'expression, programme maison des associations, programme "bénévolat", programmes des fare aira'a upu,
  • fonds audiovisuel, fonds de soutien au domaine de l'édition, promotion des artistes à l'étranger, extension de l'ACDE, programmes du pôle culturel, programmes des villages culturels, programmes "patrimoine", financement des déplacements de la pirogue double dans le triangle polynésien....

Questions simples : combien ça coûte ? est-ce compatible avec la mesure 22 : " réduire les dépenses publiques et améliorer la qualité du service public" et avec les nombreuses mesures visant à supprimer ou à réduire de nombreuses taxes ( réduction de la pression fiscale) ? Peut-on mener de front ces nouveaux programmes avec les programmes existants ?

un commentaire :: aucun trackback

Dépenses d'équipement prévues par le programme de to tatou ai'a : impressionnant !

Par lebop, mercredi 23 janvier 2008 à 23:05 :: General

Démagogue a poursuivi son travail de bénédictin et nous a fait parvenir la liste des investissements de to tatou ai'a :

  • éco-villes touristiques, développement de l'aéroport de faaa, mise aux normes internationales de l'aéroport de Bora Bora et Rangiroa,
  • agropole, lycée de la mer pour les jeunes, CFP,
  • école de formation aux métiers de la mer, internat CMA, village TIC, pôle de compétitivité "ressources naturelles",
  • zones industrielles et artisanales, ateliers relais, centre de formation des apprentis,
  • zone industrielle de Faratea, rocades de Faaa et port de papeete,
  • doublement du pont de motu uta,
  • système de transport en commun sur site propre, aménagement du front de mer de Papeete,
  • réalisation de la route des plateaux,
  • création de la route papeete-taravao,
  • aménagement de la zone vaitupa, aménagement d'un grand parc public à Mamao,
  • palais des congrès, création de lieux d'expression culturelle, construction de nouvelles marinas,
  • construction d'une piscine territoriale à Taravao,
  • assainissement du grand papeete, enfouissement des réseaux techniques, plan de gestion et de traitement des déchets,
  • création de maisons de l'environnement, réorganisation du transport en commun en zone urbaine, aménagement du réseau routier urbain, construction d'un réseau de parkings, création d'une fourrière territoriale,
  • réalisation du cable sous-marin, création de cyber-bases, équipement de 15000 ordinateurs sur 5 ans,
  • création d'un centre de recherche sur les énergies renouvelables, généralisation de l'énergie thermique des mers pour Papeete,
  • installations solaires sur les batiments publics,
  • développement de bases logistiques pour la pêche hauturière,
  • création de zones franches,
  • villages touristiques de détente et de loisirs, aménagement d'une rocade Faaa-Papeete, villages vacances-famille,
  • acquisition de réserves foncières pour les programmes de construction,
  • construction de 1000 logements sociaux pendant 5 ans,
  • aide à la construction individuelle ( 300 logements par an), programme de viabilisation de parcelles, programme de résorption de l'habitat insalubre, location de 300 logements du parc privé, chambre des métiers du batiment,
  • construction de centres de santé dans les iles,
  • construction des collèges et lycées du sud de l'ile, parc de logements étudiants, aménagements d'espaces publics d'expression et de loisirs,
  • création d'un palais des sports et des spectacles, maison des associations, fare aira'a upu ( un par commune),construction d'un pôle culturel, construction d'un village culturel par archipel, construction d'un va'a hau fenua.

A-t-on seulement une petite idée de tout ce que celà coûte ? A t-on chiffré les frais de fonctionnement induits par toutes ces infrastructures ? Les moyens en personnel nécessaires ? Le budget de maintenance ? Est-ce bien raisonnable ?

un commentaire :: aucun trackback

L'inflation de nouvelles structures dans le programme de To Tatou ai'a : tout simplement démentiel !

Par lebop, mercredi 23 janvier 2008 à 22:51 :: Petite analyse

Je voulais féliciter l'un de nos fidèles blogueurs, Démagogue le bien nommé, d'avoir effectué un vrai travail de bénédictin par le recensement de toutes les nouvelles structures envisagées au sein du programme de To Tatou ai'a. Un total d'au moins 80 structures, car je ne ne suis pas sûr de les avoir toutes comptées ! Un vrai inventaire à la Prévert ! Jugez en :

  • conservatoire de l'artisanat,internat au centre des métiers d'art, pôle juridique polynésien,
  • création d'un centre de formation des cadres des fonctions publiques territoriales, observatoire des prix,
  • agence de développement du tourisme, création d'une agropole, observatoire des prix du poisson,
  • création d'un GIE artisanat traditionnel, village pole de compétitivité en zone franche fiscale,
  • centres de gestion agréés, zones industrielles et artisanales,
  • nouveaux ateliers-relais, observatoire de l'emploi et de la formation professionnelle,
  • centre de formation des apprentis, comité Pays-Etat pour la question foncière, zone industrielle de Faratea,
  • observatoire de l'énergie, centre de recherche sur les énergies renouvelables,
  • création de maisons de l'environnement, création d'un fourrière territoriale, création des conférences d'archipels,
  • villages touristiques de détente et de loisirs, création de zones franches,
  • création d'une communauté urbaine du grand Papeete, création de brigades de médiateurs itinérants,
  • comités locaux de sécurité, développement de villages vacances-familles,
  • création de centres communaux et intercommunaux d'action sociale, pôle médico-judiciaire au CHPF,
  • Agence immobilière à vocation sociale, création d'une chambre des métiers du batiment,
  • construction de centre santé et de logements dans les iles, réouverture de la maternité de Taravao,
  • création d'un centre de soins en alcoologie, création d'unités d'hospitalisation pour les adolescents,
  • construction de centres d'accueil thérapeutiques, construction de centres médico-psychologiques,
  • UPI en collèges, CLIS au primaire, ouvrir des internats ou semi-internats éducatifs et animés dans chaque commune,
  • construction de nouveaux collèges et lycées au sud de l'ile de Tahiti,
  • Lycée des métiers de la mer à Moorea, centres des jeunes apprentis, observatoire de l'éducation,
  • cellule d'information et de conseil aux étudiants, élargir le parc de logement étudiants,
  • création d'un service civil citoyen, aménagement et création d'équipements, aménagement d'espaces publics,
  • création d'un palais des sports et des spectacles, création de la maison des associations,
  • création de "fare aira'a upu", construction d'un pôle éco-culturel,
  • construction d'un village culturel par archipel...

Questions : est-ce bien réaliste au regard de l'état de nos finances publiques ou des capacités de financement du Pays ? Et surtout, est-ce cohérent avec la mesure 22 du programme de To tatou ai'a : "réduire les dépenses publiques et améliorer la qualité du service public" ?

aucun commentaire :: aucun trackback

Où est parti l'électorat du AI'A API ?

Par lebop, mercredi 23 janvier 2008 à 19:27 :: Petite analyse

L'électorat du Ai'a Api est orphelin. Son leader Emile VERNAUDON, l'ami de Gaston TONG SANG, est en détention préventive depuis plusieurs semaines. Son avocat n'a pas réussi à le sortir des geoles de Nuutania, puis de sa chambre particulière de l'Hôpital suite à son malaise.

Alors, les dirigeants de cet électorat militant, sous la houlette de Hiro TEFAARERE, ont organisé une marche pour faire pression sur la justice en vue de libérer Emile VERNAUDON. Quelques 200 marcheurs, emmenés notamment par Gaston TONG SANG, ont répondu à l'appel. D'aucuns auront remarqué que Béatrice Vernaudon, Jean-Christophe Bouissou, Philip Schyle et bien d'autres co-listiers n'avaient pas répondu à l'appel. Mais qu'on ne s'inquiète pas : fraternité et solidarité font bien partie du vocabulaire de To tatou Ai'a.

Alors, devant cette faible mobilisation, on peut conclure que les militants purs et durs, ces fameux 11.000 militants à carte électronique dont était fier "Emile" se sont bien évaporés. Emile, le leader populiste sur la liste, oui, mais Heifara IZAL, c'est sa compagne, ce n'est pas Emile. Ils ne veulent pas d'un Emile "canada dry" qu'ils ne connaissent pas et qui est bien muette dans cette campagne.

On peut donc penser que ces militants, qui ont eu, de tout temps, des comportements contradictoires en ce qui concerne la question institutionnelle, mais qui appréciaient le charisme de leur leader, ont du se rallier à d'autres leaders, à savoir Oscar Temaru et Gaston Flosse.

Il est à craindre, en effet, que la présence de Gaston Tong Sang à la marche de soutien, ne suffise pas à canaliser ces militant orphelins vers un regroupement très notabiliaire et en rupture complète avec leur vision d'un leader charismatique et hyper actif. Populisme et zénitude ne font, il est vrai, pas bon ménage. Et il est clair que Gaston TONG SANG ne peut revêtir ces deux visages en même temps.

un commentaire :: aucun trackback

Teina et Foster : deux hommes qui valent des milliards !

Par lebop, mercredi 23 janvier 2008 à 17:12 :: Petite analyse

J'ai appris, par Tahiti presse, qu'Antony Géros avait déposé une plainte du Pays à propos de la gestion "teinaïenne" du Fonds de Développement des Archipels. Selon ses dires, cet établissement public accuse un déficit d'1 milliard Fcfp (8 380 000 euros) pour 2007, avec plusieurs opérations susceptibles de tomber sous le coup, selon lui, d'"abus de biens sociaux" ou même de "vol".

Antony Géros évoque ainsi des contrats de salarié signés avec des personnes, dans les Tuamotu, qui sont aujourd'hui "dans la nature" ou encore des chapiteaux "achetés et disparus" mais que l'on "retrouve dans des campagnes électorales". Sans les nommer directement, le vice-président pointe du doigt le groupe politique des "îliens", proche de Gaston Tong Sang, le président du Conseil d'administration du FDA, au cours des premiers mois de 2007, ayant été l'actuel maire de Rangiroa (archipel des Tuamotu), Teina Maraeura.

Tiens donc. Et comme par hasard, Teina Maraeura et Foster Temauri sont les têtes de listes du conglomérat mené par Gaston Tong Sang dans les deux circonscriptions des Tuamotus Gambiers. Deux hommes qui valent des milliards de francs. Deux hommes qui avaient toute la confiance du Président Tong Sang. Deux hommes à qui il a confié le carnet de chèques de la DDC et du FDA. Et l'un des deux, qui non content d'avoir le carnet de chèques à disposition, arrive à laisser le FDA faire des chèques en blanc ( déficit d'un milliard). Quel bon gestionnaire et quelle maitrise des dépenses publiques !

Je suggère au Vice-Président Tony Géros, docteur es-subvention selon Delia Pater, par ailleurs "squatteuse" de terrain domanial et ex-collègue à lui, d'approfondir les investigations selon la méthode suivante :

  • pister les fonds du FDA dans la circonscription de Teina Maraeura ;
  • pister les fonds de la Délégation au développement des communes dans la circonscription de Foster Temauri.

Car il est clair que ces deux cassettes à subventions ont servi à "préparer le terrain" de la campagne électorale de ces deux personnalités, plus connues sous le vocable poétique de "girouettes". Et je pense qu'il en découvrira de belles. Mais c'est vrai qu'arroser ne peut que rendre le terrain fertile... en voix.

Encore faut-il qu'Antony Géros fasse fi du fait que Foster Temauri est un compagnon "golfique" de son Président-Metua, Oscar Temaru. Sinon, c'est Teina qui sera jaloux. Il pourrait se dire : pourquoi moi et pas Foster ? Monsieur Géros, il ne peut donc y avoir deux poids, deux mesures. Surtout que je vous sais très attaché aux valeurs d'égalité républicaine. Suivez les engins débroussailleurs, les cases et les grues et vous trouverez Foster.... en réunion publique. Et surtout, comparez les prix "catalogue" de ces engins avec les prix réels, ce sera très instructif !

Enfin bref : le règlement de comptes à OK Corral a été déclenché à quelques jours du premier tour. Les mitraillettes vont sortir de tous les coins. Les balles vont voler au ras des paquerettes. ça va saigner et il y aura des morts... politiques.

Et moi qui voulais élever le débat en décortiquant les programmes, en les analysant, en les comparant.

On me fout mon plan par terre ! Je suis brisé dans mon élan. Alors, si c'est comme ça, rentrons dans la mêlée. Non, non. Je vais réfléchir. Vais-je ou ne vais-je pas contribuer à baisser le niveau du débat démocratique ? Attendons demain. La nuit porte conseil.

un commentaire :: aucun trackback

Les nouvelles de Tahiti et Muriel Pontarollo : fervents soutiens de Gaston FLOSSE

Par lebop, mercredi 23 janvier 2008 à 14:26 :: Petite analyse

L'équipe rédactionnelle des Nouvelles de Tahiti, menée par leur ponceuse en chef Muriel Pontarollo, idolâtre Gaston Flosse. Pensez-donc : des dizaines de une sur Gaston Flosse, des centaines d'articles sur le Sénateur, des sondages flatteurs, des commentaires louangeurs. Cette dame vit une véritable passion quasi amoureuse pour le "tombeur de ces dames" auprès de qui Nicolas Sarkozy n'est qu'un pâle copieur !

Du réchauffé, des redites, des reredites : emplois fictifs, GIP, Présidence, "Meurtre de Jean-Pascal Couraud"... Que des amabilités. Que du culte de la personnalité. Que des articles louangeurs depuis 2003, depuis la date où sa passion pour Gaston Flosse a commencé. Nous sommes en 2008 et cette passion est toujours intacte, comme au premier jour. N'est-ce pas formidable, cette fidélité, cet amour politique sans bornes ?

Certes, Muriel PONTAROLLO a eu des amours politiques passagères : Nicole Bouteau, le Taui, le Taui Roa... Ces temps ci, certains la soupçonnent d'avoir le béguin de GTS et de sa liste où figurent quelques condamnés confirmés et une compagne d'un emprisonné célèbre. Mais elle ne peut pas le dire trop fort, tant elle est une grande défenseuse de la morale en politique. A tel point qu'elle fait sien le principe de Teiva Manutahi : " toute personne mise en examen et à fortiori condamnée doit démissionner". Alors, adieu GTS, JCB, Heifara IZAL, Clarentz Vernaudon, Hiro Tefaarere.... Quasiment seuls, Soeur Béatrice et Frère Philip en sortiraient rescapés !

Et là, dans la dernière ligne droite avant le premier tour, cette passion dépasse l'entendement. Elle apprécie (le mot est faible) tellement Gaston Flosse qu'elle ne veut pas le partager avec le Tahoeraa. Elle le veut pour elle toute seule. Exemple : le "fameux" sondage de l'UMP, celui officieux "dont on ne connait pas le-résultat mais moi je le connais- je ne vous le dis pas- mais je ne vous le dis quand même- et n'allez pas dire que c'est moi qui colporte ces rumeurs".

Moi, je vous les donne ces résultats de sondage "crédibilisés" de 50 % par les Nouvelles, "soit une chance sur deux que c'est vrai" ( en bichelamar franco-polynésien) :

  1. To tatou ai'a : 60 %;
  2. UPLD : 27 % ;
  3. Tahoeraa : 17 %

Total : 104 % ( si, si c'est pas une blague -cf les Nouvelles du 22 janvier 2008 -page 2)

Exit Nicole Bouteau, Tonio Perez, Here Ai'a, Teiva Manutahi ( celui qui lave plus blanc que blanc - ça ne lui coûte rien d'ailleurs, soit dit en passant, de s'habiller de blanc puisqu'il est sûr de ne pas être élu... Des engagements comme çà, on peut en faire à la pelle).

J'ai enfin la preuve de cette adoration: par ce sondage "crédible à 50 %", elle ne veut plus que Gaston Flosse s'occupe du Tahoeraa, elle ne veut plus que ce Parti monopolise le temps et l'énergie de Gaston Flosse... au point de vouloir faire disparaitre le Tahoeraa lui-même, ainsi que ses milliers d'adhérents. Elle veut que Gaston Flosse prenne une retraite bien méritée, passée à lire son journal préféré qui lui tressera des lauriers à longueur de journée. C'est son grand homme. C'est sa personnalité d'envergure, "sa" bête politique. Et puis, sans Gaston Flosse, que deviendraient les Nouvelles de Tahiti ? Que deviendraient Muriel Pontarollo et toute l'équipe rédactionnelle formatée par elle ?

Mais le problème, c'est que Gaston Flosse adore le peuple polynésien et adore le Tahoeraa. La Polynésie française, c'est l'histoire de sa vie. Et il le prouvera encore, comme il l'a prouvé aux Présidentielles et comme il l'a prouvé aux Législatives. Rendez-vous avant le 13 mars ... Et peut être que d'ici là, Gaston Tong sang et Gaston Flosse iront bras dessus, bras dessous au tribunal pour parler "Anuanuraro" ensemble au Palais de justice. En toute tranquillité et en toute sérénité, comme "tout mis en examen présumés innocents jusqu'à ce qu'ils soient déclarés coupables" (selon la formule consacrée "oubliée" par les Nouvelles hier...). Zen, quoi !

8 commentaires :: aucun trackback

L'UPLD-TAVINI a t-elle une doctrine économique ?

Par lebop, mercredi 23 janvier 2008 à 13:17 :: Petite analyse

L'impasse faite par l'UPLD-Tavini dans l'énoncé d'une stratégie économique est très surprenante de la part d'un mouvement qui prône la "pleine autonomie". En effet, ce but nécessite que tous les moyens soient mis en oeuvre pour réduire la dépendance financière, économique et commerciale du Pays.

  • Comment réduire les transferts financiers de l'Etat qui sont tellement vitaux actuellement pour notre petite communauté ?
  • Comment réduire le poids des importations dans notre consommation globale ?
  • Comment réduire le déficit commercial béant que nous avons avec l'extérieur ?
  • Comment faire face à la chute de nos exportations, et plus particulièrement celles du noni, ce produit-miracle qui devait engendrer notre indépendance économique ( dixit Oscar TEMARU himself)* ?
  • Comment surmonter la débacle touristique qui nous est annoncée pour 2008 par le Ministre du tourisme lui-même ?

Aucune réponse n'est formulée dans le programme " UPLD 2008". C'est particulièrement grave pour un parti qui se dit responsable.

La gesticulation télévisuelle de Pierre Frébault, au demeurant bon débatteur, ne peut masquer à elle seule le vide sidéral de la pensée économique "upldéenne".

Je risquerais une hypothèse : l'agglomération de dirigistes comme Jacqui Drollet et Jean-Paul Barral, de socialistes à la " sauce Jean -Marc Regnault" à côté de libéraux "purs sucre" comme Marc Collins, a fait que, risquant le grand écart à se péter les muscles, ce mouvement a préféré se taire sur les questions économiques.

De toutes les façons, nous avons vu à l'oeuvre cette incohérence et cette cacophonie qui a abouti, in fine.... à l'inertie totale. Rappelons-nous, l'année 2006, l'année du grand vizir Jacqui Drollet. Ce dernier a voulu nous imposer : les produits et services indispensables, la TVA sociale, la réduction autoritaire des tarifs de l'électricité, une augmentation de la CST... Devant la levée de boucliers face à cet autoritarisme doctrinaire et "anti-patrons capitalistes", tout celà s'est terminé en eau de boudin. Et c'est ainsi, que, par exemple, la liste des produits et services indispensables n'a jamais vu le jour.

Une jeune génération émerge,plus pragmatique. Mais, celle-ci, semble-t-il, n'a pas voix au chapitre. Résultat : ce silence assourdissant en matière de stratégie économique. Pas sérieux pour un "grand" parti souverainiste. Attention à l'aventure !

8 commentaires :: aucun trackback

mardi 22 janvier 2008

Du libéralisme à l'interventionnisme : gradation à la polynésienne

Par lebop, mardi 22 janvier 2008 à 22:28 :: General

Les récents débats télévisés ont eu une vertu pédagogique : tous les partis convergent pour dire que la création d'emplois procède de la croissance et que la croissance procède des entreprises. J'ai surtout apprécié qu'en reo maohi, cette vérité élémentaire a été affirmée par divers intervenants, alors que, dans le passé, on faisait croire au bon peuple que c'était les dépenses publiques et les subventions qui créaient des emplois. On peut, néanmoins, identifier une gradation dans le libéralisme ou, à contrario, l'interventionnisme des uns et des autres. Essayons d'esquisser un classement par libéralisme décroissant ou par interventionnisme croissant.

La palme du libéralisme revient sans conteste à Tonio Perez : discours entrepreneurial, hymne à la concurrence, tapis rouge pour les entreprises au sein de zones franches fiscales.... Mêmes les infrastructures visent avant tout à accompagner le développement des entreprises. A n'en pas douter, le chef d'entreprise Quito Braun Ortega a inspiré notre jeune leader politique. Cependant, les autres dimensions du développement sont peu abordées. Peut être que, dans l'esprit de cette personnalité "quand la croissance va, tout va".

Au second rang, je classerais Nicole Bouteau. Un discours à vrai dire peu interventionniste, dont le programme relativement succinct en est l'illustration, à l'exception de la volonté de réactiver les archipels, y compris par des mouvements de transfert de la population. On peut, cependant, s'interroger sur les modalités d'un tel transfert, qui, de plus, ne peut faire sentir ses effets qu'à long terme. Sur de nombreux autres thèmes, le discours est général et les constats prédominent sur les propositions. Cette posture peut nous faire supposer que cette personnalité est une "libérale implicite". La mesure phare, à savoir la réduction programmée de 20 % des dépenses publiques sur 5 ans et une réorientation d'une partie des ressources publiques vers l'investissement, conforte cette analyse. C'est une orientation que je partage d'ailleurs complètement ( cf mes nombreux billets de ces deux dernières années sur la nécessité des réformes structurelles, consultables en archives).

Au troisième rang, j'aurais tendance à placer l'UPLD-Tavini. Monsieur Pierre Frébault n'a pas été plus disert en propositions économiques que le programme écrit de l'UPLD 2008, quasiment muet dans ce domaine. Cependant, il n'y a pas d'hymne à l'entreprise, mais bien plutôt une certaine méfiance, notamment en ce qui concerne les marges pratiquées par le commerce d'importation, due peut être au passé de syndicaliste de cet homme qui monte dans la hiérarchie de ce parti. Une méfiance qui frise le culot lorsque celui-ci affirme que nos importateurs sont nuls en matière de "sourcing" et de recherche de meilleurs approvisionnements pour les marchandises importées.

Au quatrième rang, je mettrais à égalité To Tatou ai'a et le Tahoeraa. Leur libéralisme est largement teinté d'interventionnisme. On souhaite agir de manière volontariste sur une réalité économique particulièrement morose en vue de redynamiser la croissance. Toute la palette des incitations économiques est utilisée : relance de la commande publique pour les deux partis, relance de la consommation populaire par une action sur les minimas sociaux et les mesures d'emplois aidés pour le Tahoeraa, incitations économiques et fiscales en faveur des entreprises avec une nette "avance" pour to tatou ai'a en ce qui concerne la diversité des mesures préconisées. Pour simplifier, je dirais qu'il y a une dominante "interventionnisme économique" pour to tatou ai'a et une dominante "interventionnisme social" pour le Tahoeraa. Celà a d'ailleurs toujours été la marque de fabrique historique de ce "parti populaire" au sens européen du terme. Et l'on aurait tort de caricaturer cette idéologie en la qualifiant de "clientélisme". Monsieur Teva Rohfritsch, le jeune économiste qui monte dans la hiérarchie de ce parti, s'en est d'ailleurs bien expliqué.

On observera, soit dit en passant, que les deux partis militent pour un pôle de compétitivité centré sur la valorisation des ressources naturelles.

Je suis néanmoins frappé par la différence de posture entre Gaston Tong Sang et Jean-Christophe Bouissou. Le premier, en insistant sur le culte de l'effort, le refus de l'assistanat et le refus des emplois aidés - car ce sont, leit motiv du discours, "les entreprises qui créent des emplois durables et des richesses" - a un discours beaucoup plus libéral que le second. Jean-Christophe Bouissou a énoncé des mesures de son programme "plantureux", alors que Gaston Tong Sang, en reo maohi n'en a quasiment pas "pipé mot". Ce dernier y croit-il ? L'appliquera-t-il ? Seul l'avenir nous le dira.

Voilà donc, à ce qu'il me semble, une première ligne de clivage sur la dimension économique des programmes et des personnalités qui les portent. Qu'en pensez-vous ?

22 commentaires :: aucun trackback

dimanche 20 janvier 2008

Les programmes des principaux partis sont en ligne : allez les consulter et débattons !

Par lebop, dimanche 20 janvier 2008 à 14:17 :: General

Les programmes des trois principaux partis ou regroupements politiques sont en ligne aux adresses suivantes :

- UPLD

- To tatou ai'a

- Tahoeraa Huiraatira

Mizael vient de nous préciser que celui de de No Oe Te Nunaa est aussi en ligne.

Pour les autres partis, n'hésitez pas à nous communiquer vos programmes téléchargeables en ligne..

Nous vous encourageons, bien sûr, à aller les consulter pour vous en faire une idée personnelle.

Nous pouvons consacrer les prochains jours, voire les prochaines semaines, à en débattre ensemble sur Politita. Merci

32 commentaires :: aucun trackback

Programme du tahoeraa : cohérent, sélectif avec une priorité affichée à la lutte immédiate contre la grande pauvreté

Par lebop, dimanche 20 janvier 2008 à 12:45 :: General

Le programme détaillé du tahoeraa, synthétique ( 32 pages), est bien "charpenté" sur la forme et sur le fond.

Le préambule de Gaston Flosse est tout à la fois bilan lucide de l'instabilité politique, de la récession économique et de la régression sociale de ces dernières années et affirmation d'une capacité à mettre en oeuvre un programme volontariste, avec une priorité clairement affichée en faveur d'une lutte immédiate contre la grande pauvreté. On peut supposer que, proche des réalités du terrain, Gaston FLOSSE a dû ressentir un sentiment d'urgence pour agir, dès la première heure du premier jour, contre l'aggravation accélérée de l'exclusion sociale Cependant, ce volontarisme ne peut tenir dans la durée que si le Pays retrouve les taux de croissance qu'il a connu entre 1996 et 2001, aux alentours de 5 %. En effet, de nouvelles marges de manoeuvre ne sont possibles qu'en renouant avec la croissance. Il n'y a effectivement pas de raison que ce qui a été possible dans un passé proche ne puisse pas, de nouveau être possible dans un avenir proche.

De même, il a tiré les enseignements des critiques à l'égard des méthodes de gouvernement et de train de vie des institutions. Preuve manifeste d'une totale ouverture politique: le Tahoeraa est prêt à former un gouvernement d'union avec toutes les personnes compétentes de tous les partis politiques qui veulent s'y associer.

Ce programme, d'une plus grande lisibilité et sélectivité que celui de To tatou ai'a, s'articule comme suit :

  1. Les défis : l'emploi, le logement,le pouvoir d'achat et le niveau de vie, le foncier, le cadre de vie, l'énergie, la culture ;
  2. Mettre l'économie au service des polynésiens :développer la croissance, favoriser l'initiative privée, moderniser la fiscalité, développer les équipements structurants, développer les secteurs prioritaires ;
  3. Vouloir vivre ensemble dans une société équitable : les mesures en faveur des plus défavorisés, les solidarités, l'éducation, la santé, la jeunesse, les actions favorisant l'unité du Pays ;
  4. Tous partenaires du développement : gouverner autrement, favoriser la transparence, favoriser le partenariat entre l'Etat, le Pays et les Communes, améliorer l'administration de proximité.

Un diagnostic succinct introduit chaque thématique.

L'effort de chiffrage, bien que très partiel, est réel. Le programme "emploi", par exemple, est chiffré et la source de financement identifiée : c'est la DGDE, les fonds d'après CEP âprement négociés auprès de Jacques Chirac par Gaston FLOSSE. Les objectifs et les mesures sont bien "cadrés".Idem pour le logement.

Les mesures en faveur du pouvoir d'achat englobent les mesures immédiates de hausse des minimas sociaux existants et l'instauration de nouveaux dispositifs. La question foncière est abordée sur la base d'actions opérationnelles tirées d'une longue expérience de la gestion de ces affaires. Il était d'ailleurs temps de passer à la vitesse supérieure en vue de réduire les délais de réponse aux citoyens dans ces dossiers complexes.

Les mesures "écologie", "cadre de vie" et "énergie", bien que non chiffrées, semblent être plus sélectives et donc plus réalistes que celles du programme de to taou ai'a. Le raisonnement en termes de priorités y est plus présent.

Par contre, la thématique "culture" est très exhaustive et les actions diversifiées. Reste à savoir si elles sont toutes réalisables sur la mandature....

Le défi " Mettre l'économie au service des polynésiens" révèle une combinaison entre le volontarisme classique sur la commande publique, volonté commune aux trois grands regroupements ou partis politiques, et l'encouragement à l'initiative privée. Ce qui frappe, là aussi, c'est l'effort de sélectivité, à l'inverse de l'inventaire à la Prévert de To tatou ai'a et du vide du programme de l'UPLD sur l'économie.

Globalement, ce programme fixe des axes prioritaires dans tous les domaines, articule de manière aussi sélective les mesures à ces axes. La stratégie est donc plus aboutie que celle des autres partis. Il n'y a, en tous les cas, pas création de dizaines de nouvelles structures comme dans le programme de To tatou ai'a. Preuve d'une plus grande expertise ou d'un plus grand réalisme dans l'évaluation des capacités de financement du Pays et des nouveaux apports de l'Etat à notre développement ?

Une innovation remarquable à signaler sur la forme : ce programme détaillé fait l'objet d'une synthèse en fiches thématiques accessible sur le site du Tahoeraa. Preuve d'un effort pédagogique au bénéfice des citoyens unique à ce jour.

Nous reviendrons, comme pour tous les principaux programmes, sur les mesures détaillées dans des billets ultérieurs.

22 commentaires :: aucun trackback

samedi 19 janvier 2008

Programme de "l'UPLD 2008" : Mi figue, Mi raisin...

Par lebop, samedi 19 janvier 2008 à 16:03 :: General

Le programme de l'UPLD est à des années-lumière de celui de 2004 : pas de mesure sociale démagogique du style "SMIG à 200.000 F CFP à la fin de la mandature", "allocation de la femme au foyer de 120.000 F CFP par mois", "gratuité des loyers des logements sociaux" ou "restitution des terres à leurs vrais propriétaires"...."L'expérience" du pouvoir serait-elle passée par là ? Si c'est le cas, la démocratie polynésienne y aura gagné. Mais c'est vrai aussi que du fait du non-respect des engagements de 2004, il allait de la crédibilité de l'UPLD-Tavini de ne pas décevoir une deuxième fois ceux qui placent encore leurs espoirs dans ce parti du changement, si on peut encore le qualifier ainsi.

Sur la forme, ce programme est surprenant. Une matrice qui fait très tableau de bord avec trois intitulés : "domaines", "objectifs" et "moyens". Illustration, je suppose, d'une recherche d'une cohérence programmatique. Sur la forme, c'est plutôt réussi. La "patte" du Vice-Président, Ministre des Finances, a été gage de nouveauté.

Les "domaines" sont au nombre de 5 :

  1. Renforcer notre identité culturelle ;
  2. Renforcer nos capacités d'action;
  3. Dynamiser et rationaliser l'utilisation de nos ressources ;
  4. Améliorer la vie quotidienne ;
  5. Développer notre projet politique :la pleine "autonomie" (sic) économique et politique.

Première innovation : l'UPLD-Tavini est devenue, à l'écrit, autonomiste (lol) ! Mais, à l'oral, surtout en reo maohi, il est toujours indépendantiste. Grand écart sémantique assez surprenant. Pourquoi ne pas appeler un chat un chat, et dire indépendance quand on veut l'indépendance ? Le français est une langue suffisamment riche pour dire ce qu'on veut vraiment dire. Je trouve donc vraiment surprenante cette nouvelle modestie dans les termes ! Peut être ne faut-il pas brusquer un certain électorat modéré qu'il faut absolument capter pour avoir la majorité absolue ?

Deuxième innovation : l'accent mis sur l'identité culturelle. On comprend mieux, à postériori, les discours insistants du Président Temaru durant ce mandat raccourci. On prône, la aussi par écrit, une "diversité culturelle" (sic), pour mieux affirmer dans les discours entendus et ressassés ces dernières années, la primauté du peuple originel, le peuple maohi. Pourquoi pas, après tout ? Mais pourquoi ne pas l'assumer clairement dans ce programme, maintenant que c'est de notoriété publique ? Peur, là aussi, de brusquer un électorat modéré ?

Sur le fond, dans l'ensemble, ce programme est formulé en des termes généraux et quelquefois un peu trop vagues. Il semble être réalisable sur une mandature, à l'exception notable des dépenses d'équipement bien trop lourdes par rapport aux capacités de financement des investissements du Pays. C'est là un grand point positif par rapport à celui de 2004. On est même un peu étonné d'une certaine modestie dans l'ambition. Mais mieux vaut plus de réalisme que plus de démagogie.

Cependant, certains termes génériques demanderaient à être précisés. Il en est ainsi du "moyen" "établir l'équité fiscale" ( qui aurait tout aussi bien être un objectif au vu de sa généralité). Qu'est ce que celà veut dire concrètement ? Instauration de l'impôt sur le revenu ? L'UPLD-Tavini s'avance un peu masquée sur cette question...

Autres "moyens" sur le plan fiscal : "simplifier et réduire la TVA", réduire les taxes à l'importation.... Réduire les recettes publiques, certes. Mais, quand à côté, de nombreuses actions nécessitent un accroissement des dépenses publiques ( construction et fonctionnement d'un IUT, "grands chantiers" ( lesquels ?), convention center, route de dégagement entre Papeete et Taiarapu, aéroport international des Marquises, aménagement du front de mer, réseau de transport public terrestre, équipements structurants dans les archipels (lesquels précisément ?), projet d'hydrogène des mers, cable sous-marin, haut débit dans les archipels, filières de traitement des déchets, maisons des jeunes, institut du développement durable, hopitaux dans les archipels, réseau informatique santé, allocation de solidarité...), comment on joint les deux bouts ? Décidément, réduire les recettes (donc les impôts...) et accroitre les dépenses : c'est la pierre philosophale de certains partis politiques pour nous caresser dans le sens du poil !

Point commun avec le programme de to tatou ai'a : pas ou très peu de chiffrage, pas d'échéancier de réalisation des projets, pas d'estimation des capacités de financement du Pays ( qui plus est, après proposition de suppression de nombreuses recettes fiscales...)

Sur le plan institutionnel, l'UPLD y réaffirme ses lignes directrices : accord-cadre avec l'Etat, réinscription sur la liste des pays à décoloniser...

Par contre, en matière de "pleine autonomie économique", on reste un peu sur sa faim. Rien de plus vague, en effet, que le "moyen" : "Mettre fin au « modèle de dépendance de la métropole en termes économiques qui a causé les difficultés que nous rencontrons aujourd'hui » (F. Fillon, le 4/01/08 aux Antilles) et "Fonder le développement sur les ressources économiques propres au Pays". Posée en des termes aussi généraux, ce Moyen ressemble plutôt à un Objectif. On en déduit fâcheusement que l'UPLD-Tavini n'a rien à nous dire de précis sur le plan économique. Doubement rien à dire, puisqu'elle s'inspire d'une phrase de Monsieur François FILLON, premier ministre de la puissance coloniale tellement honnie....On n'est pas à un paradoxe près !

Globalement donc, je dirais qu'il y a un réel effort de construction d'un programme politique crédible. Mais la faiblesse du raisonnement économique, le volume trop important des dépenses d'investissement annoncées et l'incohérence du raisonnement fiscal sont des faiblesses majeures de ce programme.

L'analyse détaillée de ce programme fera l'objet d'autres billets.

24 commentaires :: aucun trackback

vendredi 18 janvier 2008

Programme de to tatou ai'a : pour combien de mandatures ?

Par lebop, vendredi 18 janvier 2008 à 19:41 :: General

J'ai lu le programme en 225 mesures de to tatou ai'a !

C'est déjà une performance en soi, car je ne sais combien de mes concitoyens en feront de même....Et pourtant, il est novateur par bien des aspects.

Certes, il a le défaut d'être un catalogue de mesures thématiques d'importance variable : de vraies réforme de structure étant noyées parmi des mesures anecdotiques ou très ponctuelles, des engagements de principe et des propositions de méthode. Le tout donne un ensemble disparate qui mélange différents niveaux de raisonnement.

C'est le programme le plus exhaustif et le plus "touffu" diffusé à ce jour.

Il a aussi le mérite de renvoyer à une méthode de gouvernement exigeante, puisque ses concepteurs s'obligent à rendre compte de sa réalisation et inaugurent une vraie culture de l'évaluation, ce dont je me félicite.

Les mesures les plus importantes sont intéressantes, car on y perçoit une volonté très forte de changer de modèle de développement. Le programme aurait pu, cependant, gagner en lisibilité si la stratégie envisagée avait été énoncée avec ses principales lignes de forces. Ces dernières existent, mais elles sont dispersées au sein du "catalogue".

Au-delà de la forme quelque peu décousue, il y a donc une vraie réflexion politique ambitieuse pour le Pays.

Ce programme a, cependant, un gros défaut : il n'est pas chiffré. Et parce qu'il n'est pas chiffré, il nous est impossible de voir s'il peut être financé par les ressources dont dispose le Pays à ce jour.

En effet, en première approximation, le financement des mesures énoncées représentent plusieurs dizaines de milliards de francs supplémentaires en budget de fonctionnement et plusieurs centaines de milliards de francs en budget d'investissement. Par honnêteté intellectuelle, les experts de ce regroupement politique auraient du nous livrer leur chiffrage, si, du moins, celui-ci a été sérieusement effectué.

De plus, aucune programmation n'étant énoncée, la dimension temporelle est complètement exclue de ce programme. Or, il est clair que l'horizon de réalisation de ce programme ne peut que s'étaler sur plusieurs mandatures. On ne peut tout faire en même temps. Là aussi, la question de l'échéancier de réalisation a été délibérément laissée dans l'ombre.

Anecdote : le monorail annoncé par Monsieur TONG SANG à la télévision se transforme en " étude de construction d'un réseau monorail aérien entre Punaauia et Arue". Ouf : plusieurs dizaines de milliards de francs en moins pour cette mandature !

La combinaison de ces deux défauts, absence de chiffrage et absence d'échéancier, engendre un autre défaut : l'irréalisme, voire la démagogie de ce programme. En fait, là est ma principale surprise. A l'écoute des premières déclarations de Monsieur Gaston TONG SANG, j'avais cru comprendre qu'il ne voulait pas faire trop rêver les polynésiens par des promesses démagogiques. Et pourtant, ce programme prend le contre-pied de ces déclarations de principe. Il est assurément le plus coûteux de tous les programmes qui nous sont présentés.Je me risque même à dire qu'il n'est pas finançable sur une mandature.

Question à plusieurs milliards : si les concepteurs en ont conscience, pourquoi n'annoncent-ils pas la couleur ? Pourquoi ne nous disent-ils pas que ces 225 mesures s'inscrivent dans la cadre d'un projet à long terme qui nécessitera plusieurs mandatures ? N'y a-t-il pas, alors, tromperie sur la marchandise, puisque nous allons élire des représentants pour un mandat de "seulement" cinq ans ?

35 commentaires :: aucun trackback

jeudi 17 janvier 2008

Corporatisme médical contre intérêt général

Par lebop, jeudi 17 janvier 2008 à 22:53 :: General

A la lecture d'un article de journal, aujourd'hui, j'ai eu confirmation d'une forte intuition : le corporation des médecins libéraux nous menait, nous citoyens, en bateau sur les réelles motivations de leur mouvement actuel. Un mouvement qu'ils veulent faire passer comme le juste combat de professionnels altruistes à l'égard de leurs patients face à la "méchante" Caisse de Prévoyance Sociale.

La réalité est, elle, beaucoup plus prosaïque : dans un énième bras de fer, ces professionnels nous prennent encore une fois "potentiellement" en otage pour faire aboutir des revendications financières ( hausse des tarifs, prise en charge partielle de la hausse des cotisations au RNS) auprès de la CPS.

L'essentiel de la stratégie est batie, là aussi, sur une campagne de communication de longue haleine pour persuader les citoyens-patients que leur "croisade" n'est pas liée à ces considérations pécuniaires, mais bien en faveur de leurs "clients". Et surtout de nous prévenir quelques semaines à l'avance que si nous sommes mal remboursés dans quelques semaines, cela ne sera pas de leur faute, mais celle de la méchante CPS qui reste sourde à leur "juste" revendication en notre faveur. Comme si, chose étonnante, nous n'étions pas suffisamment "grands" pour nous défendre tout seul....

Il est certain que dans cette "guerre" de communication, la CPS a été particulièrement nulle jusqu'à présent, alors même que ses administrateurs ne cachent pas leur colère face à la duplicité des médecins libéraux.Espérons que l'information sera plus équilibrée dans les jours à venir par la mise en oeuvre, de la part de la CPS, d'une communication de crise adaptée.

Ne tombons donc pas dans le piège grossier dans lequel cette corporation veut nous faire tomber et faisons confiance aux administrateurs de la CPS et à son Président, une personne de qualité qui ne s'en laisse pas conter, pour défendre l'intérêt général. C'est à dire l'intérêt des citoyens-cotisants qui ne veulent pas que l'accroissement du déficit de la CPS induit par des revendications corporatistes exagérées se paye d'une hausse inacceptable de leurs futures cotisations sociales.

6 commentaires :: aucun trackback

mercredi 16 janvier 2008

Bus scolaires : bravo Monsieur RAAPOTO

Par lebop, mercredi 16 janvier 2008 à 23:19 :: Petite analyse

Décision courageuse que celle prise par Monsieur Jean-Marius RAAPOTO de dénoncer la convention avec la société Maeva Transports pour cause de déficiences répétées et inadmissibles. Courage de dire non à une association d'irresponsables, et ce malgré la campagne électorale. Il n'était pas trop tôt de dire "ça suffit" à une société qui n'a jamais respecté ses engagements et qui ne survit que par des diktats ou des barrages routiers.

Peut-on d'ailleurs encore parler de société, alors qu'en fait, on a à faire à des patrons indépendants qui se paient sur la bête et qui s'enfermaient dans des luttes de clans internes en se disant "après moi le déluge" ? Des patrons qui font durer des vieux tacots, de véritables dangers ambulants, qui touchent leur chèque des pouvoirs publics tout en ne faisant qu'à leur tête dans le domaine du ramassage scolaire ?

On avait l'impression d'un lobby intouchable du fait de sa capacité de nuisance, si bien que depuis de nombreuses années, les pouvoirs publics s'aplatissaient devant ces individualistes forcenés et, qui, du fait de ce chacun pour soi et des divisions internes de plus en plus incompréhensibles ont conduit leur société à la faillite virtuelle ? Ya t-il, d'ailleurs, eu, un jour, une société digne de ce nom ?

Et dire que le Taui voulait encore travailler avec cette coquille vide dans le cadre du marché des bus ankaï qui rouillent quelque part à Shanghaï, en créant, par la même occasion, une nouvelle société d'économie mixte dénommée Maeva Nui !

C'est malheureux de constater, in fine, que des petits propriétaires polynésiens indépendants ont été incapables d'organiser une société moderne de transports en commun en ce début de troisième millénaire, dépassés qu'ils étaient par l'enjeu. C'est celà la triste vérité qu'il faut regarder en face.

Et Monsieur RAAPOTO a raison de tourner la page. Trop, c'est trop ! Il y a d'autres sociétés et d'autres gestionnaires polynésiens qui ont fait la preuve de leur compétence. Il y a des sociétés étrangères qui ont une réelle expertise d'un réseau de transports en commun moderne et efficient. Il y a donc possibilité de combiner ces deux types d'acteurs dans une nouvelle société conjointe et avancer sérieusement dans une vraie réforme des transports en commun.

Je conseillerais sérieusement à Monsieur le Ministre des transports d'explorer cette option plutôt que d'esquisser une "paysation" du transport en commun. Une nationalisation serait la pire des alternatives, car on ouvrirait la porte à un nouveau gouffre à subventions sur le moyen et long terme.

Trop d'attentisme, trop de tergiversations, trop de laisser aller, trop de couardise ont abouti à ce gâchis incroyable. Il est effectivement temps de passer rapidement à autre chose.

3 commentaires :: aucun trackback

Les éléments de programme arrivent au compte-gouttes : pas trop tôt !

Par lebop, mercredi 16 janvier 2008 à 20:50 :: General

Enfin, pourrait-on dire...Après un silence assourdissant et particulièrement scandaleux, les professions de foi de certains partis avaient amorcé un petit mouvement d'explicitation d'éléments de programme. Les choses semblent s'accélérer à quelques jours seulement du premier tour. Aiguillonnés par divers groupes de pression ou par les médias, les état-majors politiques daignent enfin "plancher" dans une certaine urgence et délivrer diverses mesures thématiques sur la culture, l'économie, l'équipement, les ressources, la vie quotidienne, le pouvoir d'achat, la création d'emplois, la fiscalité, le foncier, le projet politique.... Nous allons, bien sûr, les commenter dans les jours à venir.

Je voudrais vous livrer mes premières impressions du moment.

En premier lieu, nous devons, normalement, envoyer des représentants à l'Assemblée pour qu'ils soient nos législateurs à l'échelle du Pays. Celà exige beaucoup de hauteur de vues, du sens de l'intérêt général, une claire vision de l'avenir du pays et des priorités d'actions pour le Fenua dans son entier. Et le débat des personnalités des iles sous le vent nous a ramené vers les sempiternels constats, problèmes et doléances "locales". Nous entendons, ainsi, les mêmes discours généraux et microcosmiques qu'il faut développer l'agriculture, le tourisme et la pêche dans les iles. On est assommé par "l'enfonçage de portes ouvertes" en guise de programme, par des amorces de mesures non chiffrées, des "fauqu'on" et des "yaka" plus ou moins nébuleux.

Entendons-nous bien : loin de moi l'idée de dénigrer le développement local, mais un représentant élu dans la circonscription des tuamotus ou des marquises n'est pas élu simplement pour faire "passer" les dossiers de son archipel. Je dirais même que ce n'est pas l'essentiel de son boulot. Et l'on s'étonne pourquoi l'on assiste à la balkanisation de notre Pays, aux velléités de sécession, aux surenchères des girouettes, aux revirements d'alliance pour cause d'insuffisance des crédits pour l'ile dont on est le maire, pour l'absence de construction d'une énième salle omnisports ou pour l'absence de crédits de bétonnage d'une route...Résumer la problématique politique ou la problématique du Développement avec un grand D à une affaire de répartition du "gateau" ou à l'alignement de mesures non chiffrées en faveur de "son" archipel ou de "son" ile n'est vraiment pas à la hauteur de l'enjeu.

En second lieu, je vois émerger des matrices de mesures résumées en lieu et place de documents programmatiques construits et logiquement ordonnés. J'aurais voulu lire un diagnostic global de notre situation, des objectifs politiques, une stratégie globale déclinée en programmes d'actions et en mesures CHIFFREES et FINANCEES visant à atteindre ces objectifs. J'ai droit, au mieux à des énoncés de dizaines de mesures diverses et variées, généralement peu précises et non chiffrées, et au pire, à un catalogue de bonnes intentions.

Peut être suis-je trop exigeant ou trop rationnel ? Peut être me suis-je trompé sur le fait que notre "modèle économique et social" est épuisé et qu'il est nécessaire de le réformer drastiquement ? Peut être, qu'effectivement, on peut encore continuer de dépenser l'argent qu'on n'a pas ou qu'on n'a plus.Peut être que des avancées sociales sont encore possibles sans croissance économique. Peut être que la "pleine autonomie" sera heureuse sans l'argent de l'Etat. Peut être que l'on fera une économie sans entrepreneurs et sans innovation. Peut être que l'on peut effectivement construire trois aéroports internationaux ( Bora Bora, Marquises et Tubuai), une centrale à hydrogène, une route des "collines" vers Taravao, un pôle de développement à Taravao, réaliser l'assainissement de la zone urbaine, finir l'aménagement du front de mer de Papeete, augmenter le SMIG, augmenter les minimas sociaux, faire face aux surcoûts du nouvel hôpital, accroitre les mesures d'emplois aidés, réduire les recettes publiques par la suppression des taxes à l'importation... Et tout celà en même temps !

Et pourtant, je me rappelle que nos législateurs sortants n'ont pas pu vôter le budget 2008 du Pays. Qu'ils avaient du mal à joindre les deux bouts pour équilibrer recettes et dépenses, qu'ils manquaient quelques milliards de l'Etat, que le Pays "devait des sous" à la Caisse de Prévoyance sociale, que le budget d'investissement était insuffisant pour mener de front la réalisation d'infrastructures et d'équipements prioritaires, que l'on voulait, dans ce but, piquer dans la caisse des établissements publics ou détourner l'argent octroyé par l'Etat dans le cadre de la dotation globale de développement économique vers des dépenses de fonctionnement en hausse constante.

Alors, on nous promet plus et mieux demain. Quel paradoxe à quelques semaines d'intervalle ! Où est la cohérence ?

Moi, je veux bien. C'est vrai que l'on a l'habitude de croire que promettre "du sang et des larmes" n'est pas porteur électoralement.Mais peut être que le vrai changement aurait été celui-là : avoir un diagnostic lucide, tenir un discours de vérité, proposer une stratégie essentiellement basée sur des réformes structurelles et prenant comme point de départ un objectif de réduction programmée des dépenses publiques. Car tout part de là.

4 commentaires :: aucun trackback

mardi 15 janvier 2008

Et si on changeait le mode d'élection ?

Par Peter, mardi 15 janvier 2008 à 22:56 :: General

En cette période d'élections métropolitaine (Communales) et polynésiennes (Territoriales), l'Université à laquelle je suis rattaché propose un colloque assez intéressant sur le "Jugement Majoritaire".

Ce mode de scrutin est issu d'une nouvelle théorie du vote qui trouve ses origines dans les idées de Pierre-Simon, marquis de Laplace, et de Sir Francis Galton. Elle démontre que le jugement majoritaire est la seule méthode qui répond à tout un ensemble de critères qui ont été développés depuis plusieurs siècles dans le domaine de " la théorie du choix social ". Elle évite le célèbre paradoxe de Condorcet et sa généralisation au théorème " d'impossibilité " de Kenneth Arrow en envisageant le problème du vote différemment. Au lieu d'imaginer qu'un électeur a dans sa tête une liste des candidats dans l'ordre de ses " préférences ", il est supposé qu'il peut évaluer chaque candidat.

Le jugement majoritaire pose à l'électeur la question : "Pour présider la France, ayant pris tous les éléments en compte, je juge en conscience que ce candidat serait" et lui demande une réponse pour chaque candidat dans un langage commun à tous les Français : Très Bien, Bien, Assez Bien, Passable, Insuffisant, ou A Rejeter. Ainsi, l'électeur émet une opinion sur chacun des candidats. L'ensemble des mentions d'un candidat détermine sa mention-majoritaire (décrite ci-dessous). Le candidat avec la meilleure mention-majoritaire est élu. Un tour d'élection suffit.

Qu'en pensez-vous ? Possible pour 2013 ? ;)

10 commentaires :: aucun trackback

Politita.net en 2007 : Un bon cru

Par Noindep, mardi 15 janvier 2008 à 20:18 :: General

Le Blog Politita.net ne cesse de croître en audience et cela grâce à vous. Cela démontre l'intérêt grandissant que les Polynésiens ont pour la politique et leur volonté de s'exprimer sur les instabilités actuelles. Nous vous remercions pour vos lectures régulières.

Nous sommes donc certains que notre aventure continuera, et que nous aurons ensemble encore beaucoup d'idées à proposer pour la Polynésie. 2008 vient de commencer et nous sommes à l'aube d'une nouvelle élection, qui on l'espère continuera de faire jaillir vos idées, vos souhaits, et vos opinions sur la politique et la société Polynésienne. Nous continuerons tant que nous pouvons à améliorer ce débat citoyen en donnons à chacun la chance de s'exprimer.

Vous pouvez lire les statistiques de l'année 2007 en cliquant sur "lire la suite".

Lire la suite

un commentaire :: aucun trackback

lundi 14 janvier 2008

La guerre du pain aura-t-elle lieu ?

Par lebop, lundi 14 janvier 2008 à 16:41 :: Petite analyse

Le problème, dans tous ces dossiers économiques et sociaux médiatisés comme le prix de la baguette, c'est que l'une des parties prenantes, par une stratégie de communication bien pensée, veut faire croire qu'elle est dans son bon droit et veut rallier les citoyens-consommateurs à sa cause en énonçant des arguments qui sont toujours en sa faveur. C'est ainsi que le syndicat des boulangers avance une augmentation du prix de la farine, alors qu'on apprend par le Ministre en charge de l'économie que le prix administré en faveur des boulangers est stable depuis de nombreuses années...

La nature humaine est ainsi faite que, lorsqu'on défend une cause, on aime bien l'habiller des plus beaux atours pour rallier "l'opinion" à sa cause. Le choix des arguments, mais aussi le choix de la date, n'est donc pas anodin. Et c'est certain que le Président du syndicat des boulangers, en nous tenant en haleine depuis plus d'une semaine, a bien choisi son moment...Mais il se gardera bien de dire qu'il a des arrières-pensées politiques...

Et le Ministre, comme tous les ministres précédents, a raison de temporiser sur ce type de dossier. Il faut, en effet, laisser à ses services, en l'occurence le service des affaires économiques, le temps d'examiner le bien fondé de cette demande par une analyse minutieuse de la structure de coûts des boulangeries concernées, structure qui commence à peine à lui être transmise par ces mêmes boulangers " en colère". Jusqu'à présent, ce service a très bien fait son travail, puisque nous avons, parait-il, le pain le moins cher du monde.

Cette semaine verra donc s'ouvrir les discussions sérieuses, loin des éclats de voix, loin des menaces ou des chantages à l'augmentation unilatérale du prix du pain ou à une grève dans la fabrication de notre précieux pain quotidien.

Et la logique voudrait qu'entre parties responsables, un compromis se dégage pour un nouveau prix du pain se situant dans l'intervalle entre 47 francs et 60 francs.Il n'en sera pas autrement, puisque l'actuel Ministre de l'économie, Monsieur Pierre FREBAULT, se fait l'ardent défenseur des "petits". Et que ce dernier ne peut se permettre qu'une corporation d'employeurs vienne ternir son bilan d'une maitrise des prix de certains produits de première nécessité.

La pièce de théatre est toujours la même. Les protagonistes changent quelquefois. Mais la méthode de négociation est rôdée : je montre mes muscles, j'essaie de me mettre l'opinion de mon côté avant la partie de bras de fer, je menace éventuellement pour faire monter la pression, mais je discute, je me range aux arguments de l'autre partie, par ce qu'ils sont rationnels et qu'ils s'appuient sur des chiffres objectifs. Et je signe un compromis acceptable par les deux parties. Jusqu'à la prochaine fois...

Pour une fois que nous avons un produit qui coûte moins cher que partout ailleurs dans le monde, nous devrions nous en féliciter et poursuivre sur cette voie. Car c'est la preuve tangible que nous pouvons être "bons" lorsque nous le voulons, même si c'est à l'insu de notre plein gré !

19 commentaires :: aucun trackback

dimanche 13 janvier 2008

Michel BUILLARD confirme son appartenance au Tahoeraa Huiraatira

Par lebop, dimanche 13 janvier 2008 à 18:23 :: Chroniques

De source bien informée, j'ai appris que Michel BUILLARD, Député-Maire Tahoeraa-UMP de Papeete, a réuni ses principaux responsables de quartiers pour réaffirmer son appartenance au Tahoeraa Huiraatira. Les militants avaient effectivement besoin qu'il clarifie sa position politique au vu des tentatives de récupération passées ou présentes, émanant notamment du conglomérat hétéroclite mené par Gaston TONG SANG.

Une quasi-unanimité de ses responsables avaient, d'ailleurs,déjà fait ce choix et attendaient impatiemment que leur maire les réunissent en vue d'une participation plus active à la campagne des territoriales. La place en position éligible de Monsieur René TEMEHARO sur la liste du Tahoeraa, l'un des proches les plus fidèles du maire de Papeete, était déjà un signe de l'implication indirecte de ce dernier dans la mobilisation de l'électorat de la capitale derrière ce Parti.

Michel BUILLARD aurait aussi fait part de son intention de démarrer sa campagne pour les municipales le plus tôt possible et se concentrera sur cet objectif de réélection en qualité de maire de la capitale. Dans ce cadre, il est clair qu'il aura besoin de tout l'appareil du Tahoeraa pour atteindre cet objectif.

Avec cette clarification, c'est la très grosse majorité des maires des iles du vent qui confirme sa fidélité au Tahoeraa. Le "débauchage" de ces maires encore actifs au plan politique par Gaston TONG SANG a donc été un échec total.

C'est une illustration supplémentaire du fait que la dynamique pré et post-congrès du Tahoeraa produit tous ses effets. A contrario, la dynamique attendue par Gaston TONG SANG a fait long feu et n'est plus au rendez-vous. Il faut dire que l'épisode "Emile Vernaudon", les erreurs de communication, l'échec populaire du congrès fondateur de To tatou ai'a, l'absence de diffusion d'un programme digne de ce nom, les prestations médiatiques improvisées de Gaston Tong Sang ont complètement "plombé" cette dynamique. Et il sera très dur de remonter la pente.

La clarification, tardive, certes, du Député-Maire Michel BUILLARD est un signe qui ne trompe pas. La dynamique électorale est largement en faveur du Tahoeraa Huiraatira conduit de main de maitre par Gaston FLOSSE.

5 commentaires :: aucun trackback

Pensons autrement

Par Noindep, dimanche 13 janvier 2008 à 02:33 :: General

Plus rien ne retient les comportements vicieux, les comportements mafieux, tous ceux qui empêchent toute avancée des mentalités. Parce que oui, la Polynésie souffre de l'exagération pathétique de ses élites, exagération à l'abus, à l'égoïsme, à la réussite de soi. Rien pour le peuple, sinon rompu à subir ce théâtre de la honte.

Il semble que nous souffrions des mêmes maux d'une France qui a trop longtemps réclamé le changement, et qui, faute de l'avoir eu, attaque la mondialisation dans une frayeur du progrès, baptisée "l'exception française", qui, colonisation oblige, a dépassé les frontières. N'allez pas croire que cette exception est neuve, c'est tout un processus historique que d'obtenir à l'époque de la Révolution, par le feu et le sang, la victoire des "subis" sur les "nantis". Cette mentalité d'ancien régime patauge dans une mare idéologique, et sait que respecter des coûtumes anciennes n'est pas au prix de l'avenir : celle de voir que plus de 65% des Français ressentent la mondialisation comme une menace. On peut remercier les socialo-démagogiques du "tous libéraux" d'avoir participé à cette faillite des mentalités et qui aura sans doute privé la France d'une réussite encore plus florissante.

En Polynésie, c'est cette "société de défiance", que je n'espère pas, qui s'installe. Celle où la population perd foi en ses politiques, et finit par prendre pour bras droits, syndicats et démagogues, aux idées faciles et fallacieuses, qui continuent d'user "de la naïveté de la base des travailleurs pauvres". Cette même base que l'on met en guerre face à l'exubérance de la richesse Polynésienne irrationnelle, et qui, au final, conduit à réclamer, chaque année, 3% d'augmentation salariale. Et l'année suivante, on nous dit que l'on table ces revalorisations sur l'inflation, alors que ce sont ces augmentations de salaires qui conduisent à alimenter un processus inflationniste. Un cercle vicieux dont personne n'ose prendre la responsabilité.

Si nous continuons d'augmenter les salaires sans parvenir à faire correspondre les compétences, nous voguons vers l'augmentation d'une précarité sociale mature en réduisant chaque jour l'accessibilité, aux plus démunis, des bagages culturels et universitaires.

Ces myhes, il y en a encore trop en Polynésie. Et le plus célèbre d'entre eux est bien l'augmentation du SMIG, ce fabuleux outil de croissance sociale que certains politiciens usent pour flatter leurs minorités. Quand est ce que les Polynésiens vont comprendre qu'aujourd'hui, toute augmentation du SMIG conduit à l'augmentation du chômage ? J'attend avec impatience que l'on comprenne qu'augmenter le SMIG, c'est élever encore le niveau d'accessibilité au marché du travail. Parce qu'à chaque niveau de salaire correspond une compétence, et même si le niveau le plus bas demande le moins de compétence, lorsque le salaire imposé augmente, la compétence demandée suit automatiquement.

Les Polynésiens qui sont à quelques jours d'un choix crucial et encore temporaire sans doute, doivent apprendre à séparer promesses et mensonges, et éviter d'être conquis par des flatteries électorales. Si augmenter le SMIG était si efficace, pourquoi est-il à chaque fois augmenté en période électorale ? A l'heure où j'écris tout cela, j'entend presque "la politique de civilisation" au coin de mon oreille. Mais je me dis qu'il serait bien dommage de se résoudre à réduire les Polynésiens à un groupe "d'opposants à la croissance", et d'avouer que nous nous rendons faibles devant certaines idées d'un ancien temps.

Je pense que la Polynésie s'incruste dans "une dispute du progrès". Le progrès de parvenir à réussir. Se disputer sur l'autonomie / l'indépendance, la cherté de la vie / le tourisme, le niveau de vie / la pauvreté. Voici des sujets paradoxaux propres à la Polynésie, parce que les fondements de sa croissance sont extérieurs à elle même, et font que cette croissance exogène sait importer la richesse, mais ne sait pas la produire localement. Et l'importation est la même chaque année. Pour augmenter les salaires, il faut donc importer plus. Sauf que la générosité budgétaire est finie, on est à l'heure du rationnement. Et c'est cette réalité que "les agents de la croissance sociale" (appelons les comme ça) ne comprennent pas. Car eux réclament des richesses, mais ne participent jamais à la produire ! Car en bloquant les leviers stratégiques, ces syndicats détruisent plus de richesse globale qu'ils n'en produisent. C'est intéressant de constater que les gens qui réclament de la croissance sociale participent à en tarir les ressources.

Le véritable problème c'est que ce concept de richesse globale n'existe pas en Polynésie. Pour faire court, penser global, penser pour tous, penser ensemble n'existe pas. On ne vit pas pour la Polynésie et son avenir, elle vit malheureusement pour nous...

21 commentaires :: aucun trackback

vendredi 11 janvier 2008

Corporatisme syndical : un nouvel épisode

Par lebop, vendredi 11 janvier 2008 à 21:44 :: Petite analyse

La CSIP du sieur LEGAYIC frappe encore ! Ce minuscule syndicat, niché dans quelques entreprises stratégiques du secteur des hydrocarbures, nous refait encore le coup du chantage et nous menace d'une pénurie de carburants pour obtenir des augmentations salariales importantes en faveur de salariés qui passent pour être parmi les plus favorisés du secteur privé.

Sans état d'âme, il prend encore la population en otage, crée un petit début de panique et la ruée vers les pompes pour obtenir satisfaction. C'est le règne du "toujours, toujours plus".

Son art d'user de ses activités stratégiques qui sont ses rentes de situations syndicales est bien rôdé. Il est même prisonnier de ce corporatisme éhonté où les plus favorisés des salariés obtiennent encore plus d'avantages... qui seront forcément répercutés sur les prix du carburant ou du gaz payés par les consommateurs, ces cochons de payants.

Pourquoi en est-il prisonnier ? Tout simplement parce que, s'il ne montre pas ses gros bras, ces ouailles syndiquées iront voir un syndicat encore plus radical et maximaliste que la CSIP. O Oe to Oe rima, par exemple. Surenchère syndicale aidant, tous les syndicats sont à l'affut de ces places fortes, de ces entreprises "stratégiques", instruments idéaux pour "tenir" toute la société et forcer n'importe quel gouvernement à "négocier", ou plutôt, à accepter leur diktat.

Tous les gouvernements, sans exception, ont expérimenté cette force de frappe et cette capacité de chantage d'un petit noyau syndiqué. Le coup de l'arrivée du bateau chargé d'hydocarbures que l'on ne décharge pas est l'archétype de ce chantage efficace. Avec un tel couteau sous la gorge, difficile de pas s'aplatir devant sa majesté Legayic et son "élite" ouvrière. Car navire non délesté de sa précieuse cargaison d'hydrocarbures veut dire pénurie assurée, n'est ce pas ?

Nous, citoyens-consommateurs, otages réels ou potentiels, comptons pour du beurre. Nous sommes donc condamnés à subir.

Ainsi va la vie sociale dans notre beau Pays. Toujours plus pour quelques-uns, morosité économique ou pas. Tant pis pour les autres et les chomeurs. Après tout, ces derniers n'ont qu'à se syndiquer, manifester et bloquer les dépôts d'hydrocarbures, puisque c'est efficace. Plus de 15 % de la population active est au chômage. Plus de 10.000 manifestants potentiels : celà fait du monde.

3 commentaires :: aucun trackback

Coup de gueule : un ""pourboire obligatoire" absurde

Par lebop, vendredi 11 janvier 2008 à 19:13 :: Débat

Mais dans quel pays est-on lorsqu'on atteint un tel degré zéro dans la réflexion ? Voilà qu'un aéropage siégeant au Conseil économique, social et culturel, instance indemnisée par les contribuables que nous sommes, a "pondu" une énormité tellement grosse que je ne trouve pas les mots : le "pourboire obligatoire" !

Pour faire plus intelligent, on nous balance une expression absconse : le "service charge".

Le principe est simple : on nous rajoutera obligatoirement sur nos notes de restaurant et d'hotellerie 2 %, puis, 4 %, puis 6 % de plus pour "honorer" un service que d'autres, à notre place, auront considéré "à priori" comme excellent ! Ah, l'excellente trouvaille que voilà. Nous devons être le seul pays du monde à avoir eu cette idée lumineuse !

Ce petit pactole va, soit disant, alimenter une caisse collective en faveur des salariés et va donner lieu à une répartition "équitable".

Moi, j'appelle celà un racket destiné à un soviet. Bien loin du principe d'un vrai pourboire.

Qu'est ce qu'un pourboire dans la pratique ? C'est un montant d'argent plus ou moins important, versé quasiment de la main à la main et laissé à la discrétion du client, car ce dernier aura estimé qu'un service personnel exceptionnel, effectué par une personne bien précise, mérite d'être pris en considération d'une manière toute particulière. Ce service-charge est à des années-lumière d'une telle définition du pourboire. On n'y trouve plus d'appréciation du client, absence de choix pour le client puisque c'est obligatoire, rémunération collective du personnel derrière son dos et selon des critères inconnus...et donc déconnectée du service exceptionnel rendu par une personne précise à un moment donné.

Même si le service est mauvais, le personnel, avec la complicité du patron, s'autocongratule, et dit au client de payer ce service ! On marche sur la tête. On déforme une idée et une pratique répandues de par le monde.

On s'assoit complètement sur l'évaluation, par le client, du service supplémentaire éventuellement rendu.

En fait, syndicats de salariés et employeurs se sont entendus sur notre dos : ils ont identifié une prime supplémentaire à verser aux salariés. Mais au lieu de la payer à partir de leurs recettes habituelles, ils se sont coalisés pour que, nous consommateurs, la payons à leur place.

Et l'on s'étonne que ce Pays est hors de prix. Il est certain que ce racket ne va qu'aggraver cette situation. Scandaleux !

15 commentaires :: aucun trackback

mercredi 9 janvier 2008

L'UPLD-Tavini bétonne son électorat et tape sur les "nantis"

Par lebop, mercredi 9 janvier 2008 à 18:59 :: General

On savait qu'Oscar Temaru ne portait pas les patrons dans son coeur, leur représentants ayant l'inconvénient de ne pas être des "maohis" purs souches. Ces derniers, durant cette mandature, n'ont donc eu qu'à subir les hausses régulières du SMIG, très partiellement compensées par le Darse, cette usine à gaz particulièrement budgétivore.Les patrons, n'est ce pas, ne constituent pas le "gros de l'électorat", le système censitaire n'étant plus à l'ordre du jour depuis la révolution française.

Mais un article d'hier de la dépêche m'a particulièrement interpellé. J'ai ainsi appris que le gouvernement Temaru, en son conseil des ministres du 26 décembre dernier, a décidé de relever considérablement le plafond des cotisations de la branche assurance-maladie de la CPS de 750.000 F CFP à 3.000.000 F CFP. Il est donc allé jusqu'au bout dans sa logique de "pénaliser" les "nantis", c'est à dire, en fait, tout l'encadrement supérieur du Pays, en alourdissant considérablement leurs cotisations. Il a clairement fait l'impasse sur le vôte de ces catégories, par définition, relativement peu nombreuses, parmi les salariés ( 2 à 3000 salariés).

A contrario, il a bétonné sa "clientèle", qui se recrute essentiellement parmi les "classes populaires", voire marginalisées, par des mesures électoralistes classiques : hausse des prix du coprah, stabilisation du prix des carburants, baisse du prix du riz, hausse du SMIG...Mesures classiques et faciles à expliquer au "nunaa", qui ne vont durer qu'un temps, au moins le temps de la campagne électorale, mais qui ont l'avantage d'être très "parlantes" lors des réunions électorales.Effets de tribune garantis ou l'on pourra arguer que l'on est du côté des "petits" ....

Et pourtant... Ce parti souhaite "construire le pays avec tout le monde, polynésiens de souche ou d'adoption". Pourquoi, alors, "punir" ceux qui constituent l'armature et l'encadrement de notre économie ? Pourquoi conduire une politique aussi manichéenne bâtie sur la division et l'antagonisme de "classes", alors que nous avons besoin de tout le monde pour bâtir un Pays encore plus autonome ?

En effet, ce Pays ne se construira pas sans, ou pire, contre les entrepreneurs et les cadres supérieurs. Ces derniers sont les vrais créateurs de richesses et d'emplois durables. Les "casser" par l'augmentation inconsidérée des coûts salariaux" ou les "matraquer" par la fiscalité ou la hausse des cotisations sociales ne peut qu'aboutir au découragement ou à des effets pervers. L'exemple en est donné par l'actuel conflit avec les boulangers où des licenciements sont à l'ordre du jour du fait de la hausse du smig et du maintien du prix du pain à 47 F CFP... Là aussi, il ne faut pas mécontenter le "nunaa riri'i"...

C'est par le dialogue, la concertation et l'équilibre que nous allons avancer.Les "petits" ont besoin des "nantis" et vice versa. Ce dialogue doit être organisé par un gouvernement éclairé. Il ne s'agit pas d'opposer, mais de rassembler, car nous avons besoin de toutes les énergies. Pour paraphraser un slogan de campagne : "Ensemble tout redevient possible". Et l'UPLD-Tavini, s'il veut acquérir, enfin, une vraie "culture de gouvernement", ferait bien de s'en inspirer.

16 commentaires :: aucun trackback

mardi 8 janvier 2008

Béatrice ne veut pas partager le mot "partage" avec Nicole

Par lebop, mardi 8 janvier 2008 à 19:14 :: Humour

Comique, le communiqué de Béatrice Vernaudon : elle voulait prendre date, rappeler que Nicole Bouteau lui avait piqué son slogan de campagne des législatives en faisant mine de la féliciter pour celà... Quel jésuitisme, quelle onctuosité dans le mécontentement. Donc le mot "partage", qui fait partie du patrimoine linguistique commun est propriété de "soeur Béatrice". Et comble du comble, elle ne veut pas le partager !

Mais ou est la fraternité chrétienne ? Où est, justement, ce sens du partage ? Certes, Nicole Bouteau a joué au coucou et s'est nichée dans le nid de Béatrice. Au lieu de lui faire de la place dans ce nid, comme le ferait une bonne catholique, elle affirme son droit de propriété et en est presqu'à réclamer des droits d'auteur. Et on est parti dans des querelles de paternité ... ou plutôt, de maternité... Mais, bon sang, pourquoi Béatrice n'a-telle pas déposé le mot "partage" à l'INPI, comme l'a fait, en son temps, Unutea Hirshon pour le mot "taui" ou "tahiti nui" ? Peur du business ou peur de Saint Augustin ?

Et puis,ne sait-elle pas que Nicole est la spécialiste en "coucouterie" ? Béatrice aurait du demander à Philip Schyle ce qu'il en pense, lui qui s'est fait doubler par Nicole pour l'adhésion au Modem de François Bayrou...

Plus drôle, toute cette querelle est agitée pour un slogan : "pour une Polynésie de partage". Or, il n'y a rien de plus creux qu'un slogan. C'est de la pure communication.Surtout quand on ne voit pas, ni chez l'une, ni chez l'autre, l'ombre d'un programme. Ou alors, nos deux dames confondent campagne électorale et sermon dans la montagne, prêche et discours politique, philosophie et action politique, enfants du bon Dieu et canards sauvages...

Le plus important, vous en conviendrez, c'est ce qu'on met derrière ce slogan. Quelles mesures ? Quelles propositions concrètes ? Mystère et boule de gomme. Ni Béatrice, ni Nicole ne nous donnent les clés de décryptage.

"Partage" : mot magique dont elles espèrent qu'il fera des miracles à lui tout seul ? Appel à la solidarité gratuite du peuple ou solidarité forcée du type "instauration de l'impôt sur le revenu" ? Charité ou impôt ? Si c'est d'impôt ou de cotisations supplémentaire que l'on cause, il faut peut être annoncer la couleur avant, plutôt que de s'avancer masqué et prendre ensuite les électeurs-contribuables à froid.

Alors, Béatrice et Nicole, je vous mettrai à égalité : "partagez" vos propositions concrètes, plutôt que de vous approprier un mot qui nous appartient à tous.

17 commentaires :: aucun trackback

Un débat télévisé bien philosophique !

Par lebop, mardi 8 janvier 2008 à 00:12 :: Petite analyse

Le premier débat politique en français organisé par TNTV m'aura encore laissé sur ma faim.En premier lieu, le forfait incompréhensible d'un leader de l'UPLD a créé d'emblée un déséquilbre préjudiciable au débat. En second lieu, chaque personnalité s'est livrée à des argumentations très