Marc COLLINS : un réformateur courageux

Par lebop • 18 December 2007

Enfin ! Un ministre qui n’a pas peur d’afficher sa volonté de réforme. Je dis bravo. Pas de langue de bois, pas de circonvolutions, pas de souci du “qu’en diront les pseudos professionnels”.

Le diagnostic est clair et limpide : notre secteur touristique est sinistré par l’amateurisme, par le ronronnement des habitudes, par le manque d’imagination et d’innovation, par un rapport qualité-prix très médiocre, par des professionnels autosatisfaits et pourtant dépassés, par une bureaucratie budgétivore et à faible productivité…

Le constat est sans complaisance, mais lucide. La comparaison avec les pays concurrents, les dizaines d’iles ayant développé, comme nous, ” le tourisme tropical balnéaire” est sans appel. Pourquoi leur croissance est à deux chiffres et que nous, nous stagnons ? Pourquoi Fidji explose ? pourquoi l’île Maurice marque des points ? Pourquoi les Maldives et les Seychelles ont la côte auprès de la jet set internationale ? Qu’ont-ils et que font-ils de plus ?

La réponse est simple : ils font, comme nous, du haut de gamme, mais à un prix au moins deux fois moindre. La recette par touriste est deux à trois fois supérieure en Polynésie par rapport à Fidji, non pas parce qu’ils “en ont” pour deux ou trois fois plus en qualité de service en Polynésie, mais parce qu’ils n’ont pas le choix. En effet, quand on voit les complexes de Denarau à Fidji avec golf et loisirs intégrés, qu’est ce qui pourrait inciter les touristes australiens, néo zélandais, coréens ou japonais à venir en Polynésie ?

Le problème, c’est que nous ne produisons pas de la valeur ajoutée supplémentaire par une réelle différence, mais du coût ajouté obligatoire. Des packages hors de prix. Des “pièges à honeymooners”, qui, une fois qu’il ont payé 1.500.000 francs ou 2 millions le voyage de leur vie, se disent, après l’ivresse du 7 è ciel, qu’on ne les y reprendra pas deux fois … Et on fait mine de s’étonner depuis 30 ans que le “tourisme répétitif” se traine à 5 ou 10 % de la clientèle qui vient nous voir !

Et pourtant : nous avons été inondés de défiscalisation à la sauce Pons, Paul et Girardin. En attendant la “sauce” Estrosi… Nos bungalows sur pilotis ( à 20,30,40,50 millions pièce, malgré la double défiscalisation nationale et locale !!!), “must” de notre destination, sont devenus hors de prix et complètement banalisés.

Et pourtant, le GIE Tahiti tourisme dispose de plus de 2 milliards de F CFP de budget par an ( en augmentation exponentielle ces dernières années, comme les effectifs). C’est bien pratique, d’ailleurs, pour tous les pseudo-professionnels : celà les dispense de faire des efforts promotionnels de leur côté. Le GIE paye tout, fait tout, et si celà ne marche pas, c’est de la faute du GIE. Et chacun de se défausser sur l’autre dans des discussions à n’en plus finir et sans voir la réalité en face.

Cette féodalité bureaucratisée qu’est devenue le GIE Tahiti tourisme, structure qui vit à 99 % des fonds publics ( avec donc une contribution marginale des soit disants professionnels), ne veut pas rendre des comptes, selon les dires mêmes du Ministre Marc COLLINS. On ne veut pas lui donner les bilans de ces 15 dernières années, l’évolution des effectifs, des budgets des représentations extérieures, des frais de consultants divers… Incroyable ! Un Etat dans l’Etat !

Les Ministres passent, mais le GIE reste… Et, au vu du vent réformateur qui souffle et qui est prêt à renverser les rentes de situation, les positions acquises, le copinage et les habitudes entre initiés, je suppose que tout ce beau monde n’a qu’une hâte. Vivement un nouveau gouvernement et qu’on change de Ministre !

Car de quoi se mêle-t-il ? Pourquoi veut-il savoir comment l’argent public est employé ? Pourquoi parle-t-il d’efficacité ? Pourquoi nous compare-t-il avec Fidji ou Maurice ? Pourquoi démontre-t-il que notre ratio budget de promotion/ touriste est le plus élevé du monde ? Quelle mouche l’a piqué ?

Son crime ? Il dit qu’il faut qu’on retrousse nos manches, qu’on innove, qu’on soit plus imaginatif, qu’on développe de nouvelles niches de marché, qu’on optimise les diverses aides publiques, qu’on maitrise nos coûts, qu’on améliore notre rapport qualité-prix, qu’on diversifie notre base de loisirs….Un vrai crime de lèse-majestés bien assises dans leurs fauteuils de cuir …

J’espère, en ce qui me concerne, qu’il restera longtemps à son poste. Car voilà un Ministre “nouvelle génération”, un vrai professionnel, qui plus est, et qui a fait ses preuves dans le privé, qui a le courage de taper dans la fourmilière pour que notre tourisme, fer de lance de notre développement, redécolle à nouveau.

A faa itoito. And you are the right man at the right place !

Commentaires

Par Jean-françois le 18 December 2007 at 18:56

C’est vrai que le problème du tourisme en Polynésie est un problème de fond, mais il ne faut pas le résumer à une question de structures d’accompagnement. Pour certains précédents ministres, il s’imaginaient que la fusion des différents GIE allaient, comme par miracle, régler le problème. Fusion après fusion, il n’en a rien été. Le problème est toujours là.

Il est clair que le problème n’est pas dans les structures, mais dans les hommes et celà concerne toute la filière touristique. Il faut s’attaquer simultanément à un ensemble de goulots d’étranglement. Tout est à reprendre de A à Z et tout le monde dans la filière doit se remettre en question. Il faut une vraie volonté collective et une vraie mobilisation pour supprimer les déficiences : formation, qualification, coûts des investissements, coûts d’exploitation, exonérations en contre-partie de prix corrects, environnement, taxis…

Par Jean-françois le 18 December 2007 at 18:56

C’est vrai que le problème du tourisme en Polynésie est un problème de fond, mais il ne faut pas le résumer à une question de structures d’accompagnement. Pour certains précédents ministres, il s’imaginaient que la fusion des différents GIE allaient, comme par miracle, régler le problème. Fusion après fusion, il n’en a rien été. Le problème est toujours là.

Il est clair que le problème n’est pas dans les structures, mais dans les hommes et celà concerne toute la filière touristique. Il faut s’attaquer simultanément à un ensemble de goulots d’étranglement. Tout est à reprendre de A à Z et tout le monde dans la filière doit se remettre en question. Il faut une vraie volonté collective et une vraie mobilisation pour supprimer les déficiences : formation, qualification, coûts des investissements, coûts d’exploitation, exonérations en contre-partie de prix corrects, environnement, taxis…

On fusionne, on démembre, on regroupe, on refusionne. N’oublions pas que, dans notre histoire touristique, il y avait à l’origine un seul organisme d’accompagnement. C’est l’ODT : office de développement du tourisme. Il serait intéressant de savoir pourquoi, ensuite, on a crée deux, puis trois, puis quatre organismes. Quelles en étaient les raisons ? Ces raisons étaient-elles valables ? Pourquoi ce qui était valable à un moment donné, ne l’est plus ?

Peut être que le problème est plus complexe que celà.

On fusionne, on démembre, on regroupe, on refusionne. N’oublions pas que, dans notre histoire touristique, il y avait à l’origine un seul organisme d’accompagnement. C’est l’ODT : office de développement du tourisme. Il serait intéressant de savoir pourquoi, ensuite, on a crée deux, puis trois, puis quatre organismes. Quelles en étaient les raisons ? Ces raisons étaient-elles valables ? Pourquoi ce qui était valable à un moment donné, ne l’est plus ?

Peut être que le problème est plus complexe que celà.

Par Francis le 18 December 2007 at 19:05

Attention a ne pas créer une gigantesque bureaucratie de plus d’une centaine de personnes. Par contre, il serait bien de lancer un audit du personnel, réaliser des fiches de postes, évaluer les tâches et se dire si notre administration du tourisme doit être aussi imposante.Il faudrait voir s’il n’est pas possible de sous-traiter des tâches au privé, de privilégier des partenariats avec les tours opérateurs plutôt que de faire fonctionner de coûteuses structures de représentation extérieures…

Il est clair qu’une culture de l’évaluation de l’efficacité des programmes menés devient d’une actualité criante.

Par Francis le 18 December 2007 at 19:05

Attention a ne pas créer une gigantesque bureaucratie de plus d’une centaine de personnes. Par contre, il serait bien de lancer un audit du personnel, réaliser des fiches de postes, évaluer les tâches et se dire si notre administration du tourisme doit être aussi imposante.Il faudrait voir s’il n’est pas possible de sous-traiter des tâches au privé, de privilégier des partenariats avec les tours opérateurs plutôt que de faire fonctionner de coûteuses structures de représentation extérieures…

Il est clair qu’une culture de l’évaluation de l’efficacité des programmes menés devient d’une actualité criante.

Par Francis le 18 December 2007 at 19:05

Attention a ne pas créer une gigantesque bureaucratie de plus d’une centaine de personnes. Par contre, il serait bien de lancer un audit du personnel, réaliser des fiches de postes, évaluer les tâches et se dire si notre administration du tourisme doit être aussi imposante.Il faudrait voir s’il n’est pas possible de sous-traiter des tâches au privé, de privilégier des partenariats avec les tours opérateurs plutôt que de faire fonctionner de coûteuses structures de représentation extérieures…

Il est clair qu’une culture de l’évaluation de l’efficacité des programmes menés devient d’une actualité criante.

Le GIE tahiti tourisme est contrôlé en sous main par quelques professionnels qui font la pluie et le beau temps et qui orientent les actions en fonction de leurs propres intéêts privés. Le Ministre a raison de taper un grand coup de pied dedans. Qu’il se dise bien que ceux qui parlent au nom des professionnels sont ceux qui n’ont pas intérêt à ce que les choses changent, car ils en ont fait leur fromage.

On constate, d’ailleurs, que c’est toujours sous couvert d’anonymat que ces soit disants professionnels s’expriment indirectement. Quels professionnels ? Sont-ils exemplaires ? Ont-ils réussi dans leur métier ?

On a à faire à un lobby qui veut que les choses restent en l’état ou plutôt que le budget continue à augmenter sans qu’on leur pose des questions sur l’efficacité des milliards dépensés.

Le GIE tahiti tourisme est contrôlé en sous main par quelques professionnels qui font la pluie et le beau temps et qui orientent les actions en fonction de leurs propres intéêts privés. Le Ministre a raison de taper un grand coup de pied dedans. Qu’il se dise bien que ceux qui parlent au nom des professionnels sont ceux qui n’ont pas intérêt à ce que les choses changent, car ils en ont fait leur fromage.

On constate, d’ailleurs, que c’est toujours sous couvert d’anonymat que ces soit disants professionnels s’expriment indirectement. Quels professionnels ? Sont-ils exemplaires ? Ont-ils réussi dans leur métier ?

On a à faire à un lobby qui veut que les choses restent en l’état ou plutôt que le budget continue à augmenter sans qu’on leur pose des questions sur l’efficacité des milliards dépensés.

Par Herenui le 18 December 2007 at 19:18

Il y a des chiffres que le Ministre a cité et qui m’ont fait tilt.
Fidji : 580.000 touristes et 700 millions de budget ;
Maurice : trois fois moins de budget de promotion que le GIE TT et 800.000 touristes.
On pourrait aussi prendre l’exemple de Hawaii..
Et le Ministre a eu le cri du coeur : “nous disposons de 3 milliards et nous ne sommes pas fichus d’être efficaces”
Trois milliards : c’est énorme ! Il y a effectivement un problème…. Il est temps de mettre les choses à platet de faire un sérieux diagnostic, si possible par des consultants spécialisés extérieurs.

Par Georgio le 18 December 2007 at 19:24

Eh oui… On n’est pas dans le coup, le ministre le dit et les gens font les surpris. Notre destination est hors de prix et les touristes n’en ont pas pour leur argent. Le Ministre le dit d’ailleurs : le touriste américain potentiel est prêt à mettre entre 2000 et 5000 dollars pour un voyage à Tahiti. Or, selon une étude, le prix moyen d’un package à Tahiti est de 11.000 dollars ! A ce prix là, tu te payes un an de séjour en tunisie, au maroc, en république dominicaine… nourriture comprise. On plane !

Marc COLLINS a raison de nous faire redescendre sur terre. Il est plus que temps de dire la vérité.

En fait, c’est le tourisme de croisière qui masquait la stagnation du tourisme “classique” ces dernières années. Maintenant que les navires de croisière quittent progressivement la Polynésie, la vérité apparait au grand jour. Et lorsqu’on enlève le tourisme affinitaire des métropolitains qui viennent voir leur famille ou leur amis, qu’est ce qu’il reste ? Pas grand chose…. Question performance, c’est effectivement pas terrible.

La concurrence internationale est de plus en plus sévère et on a trop vécu sur nos acquis et trop misé sur les infrastructures hotelières en croyant que le haut de gamme se résume à des hotels très couteux. La défiscalisation a dopé les construction d’hotels, mais on peut se demander si, en fait, les promoteurs, dont de gros commerçants de la place, ne veulent pas, en fait, réaliser des opérations de plus values immobilières après quelques années d’activité touristique.

La défiscalisation nationale et locale a été une bonne et une mauvaise chose. Entre autres effets négatifs, elle a fait exploser les coûts de construction hotelière et a enrichi les intermédiaires qui montent les dossiers de défiscalisation. Logiquement, on aurait du s’attendre à une réduction des coûts d’investissement et donc des coûts d’exploitation et une amélioration de la compétitivité. Ce n’est pas le résultat qui a été obtenu.

Par pompée le 18 December 2007 at 20:09

Quand on nomme à la présidence du GIE Tahiti Tourisme un ancien prof d’anglais et ex ministre de l’éducation, on voit bien qu’il y a un truc qui cloche, çà ne colle pas. Ceci est une décision de Jacky Drollet alors ministre du tourisme. Le même Drollet Ministre des Postes nomme JP Barral, prof à la retraite, à la tête de l’OPT. Même système : des copains.

L’ODT a été présidée très longtemps par Jacques Denis Drollet, en même temps chef de service de l’éducation.

Comment s’étonner qu’on est aujourd’hui dans la m……

Des gens formés pour s’occuper d’éducation qui sont à la tête de notre tourisme. Débile.

Autant nommer demain un directeur d’hôtel à la direction de l’Education ou un agriculteur à la tête de l’Aviation civile ou encore mettre les stewarts comme pilotes sur nos avions. çà peut arriver si l’on est copain avec le ministre.

Ne rigolez pas. çà peut continuer.

On voit bien qu’il n’y a aucun souci d’efficacité et de réussite concrète dans les décisions politiques.

Quand déjà on est maire avant tout, comment imaginer que l’on puisse consacrer le temps qu’il faut à son ministère.

L’avantage de Collins est qu’il n’est pas Maire. Il peut donc consacrer tout son temps à sa fonction de ministre, consulter, étudier, réfléchir et faire des choix avec ses services. Oui mais, dans ces services, il y en a qui n’y ont rien à faire et c’est un aussi grand handicap.

Collins a du courage certes de répéter publiquement ce que certains disent depuis des dizaines d’années. On peut faire confiance à la volonté de Collins.

Mais des décisions adhoc, il n’y en aura pas. Sinon, elles auraient déjà débuté. Il suffit pas de parler, il faut avoir le soutien du grand chef (il l’a officiellement) mais rien de concret pour le moment. Car, par le système politicien existant, les personnes compétentes devront être choisies dans le giron Tavini. En dehors, point de salut. Qui d’ailleurs voudra travailler avec un tel gouvernement?

Alors! Qui doit venir d’abord? le politique ou l’économie?

J’ai bien peur que nous restions dans notre KK.

pompée anciennement "vahine pamu hia"

Par vahine aratika le 18 December 2007 at 20:34

Pompée, tu te focalises sur une personne, alors que ce n’est pas lui qui fait tourner la boite. C’est seulement le Président du CA. Il y a tous les autres administrateurs qui sont censés être, pour la plupart, des professionnels. Après, il y a l’équipe de direction du GIE qui propose et qui exécute la stratégie, le programme d’actions….D’ailleurs, quelqu’aient été les Présidents de CA qui se sont succédés, ce n’est pas çà qui a provoqué des différences énormes de résultats. Je crois bien qu’il y a une responsabilité collective : CA et structure de gestion.

Le Président du CA est un bouc émissaire trop facile.

Par vahine aratika le 18 December 2007 at 20:34

Pompée, tu te focalises sur une personne, alors que ce n’est pas lui qui fait tourner la boite. C’est seulement le Président du CA. Il y a tous les autres administrateurs qui sont censés être, pour la plupart, des professionnels. Après, il y a l’équipe de direction du GIE qui propose et qui exécute la stratégie, le programme d’actions….D’ailleurs, quelqu’aient été les Présidents de CA qui se sont succédés, ce n’est pas çà qui a provoqué des différences énormes de résultats. Je crois bien qu’il y a une responsabilité collective : CA et structure de gestion.

Le Président du CA est un bouc émissaire trop facile.

Est-ce que vous avez vu un schéma de développement et d’aménagement touristique discuté, débattu, arrêté et applliqué digne de ce nom ? Si c’est le cas, je suis preneur d’un tel document. Je ne vois pas comment on peut avancer sans schéma directeur connu de tout le monde. C’est la meilleure façon de faire en sorte qu’il y ait un diagnostic partagé, et, qu’ensuite tout le monde sache ce qu’il a à faire sur les multiples dimensions de ce développement touristique. Il faut agir sur plusieurs leviers à la fois.

Est-ce que vous avez vu un schéma de développement et d’aménagement touristique discuté, débattu, arrêté et applliqué digne de ce nom ? Si c’est le cas, je suis preneur d’un tel document. Je ne vois pas comment on peut avancer sans schéma directeur connu de tout le monde. C’est la meilleure façon de faire en sorte qu’il y ait un diagnostic partagé, et, qu’ensuite tout le monde sache ce qu’il a à faire sur les multiples dimensions de ce développement touristique. Il faut agir sur plusieurs leviers à la fois.

Par Kaveka le 19 December 2007 at 1:33

Collins a raison, mais ce n’est qu’une pièce du puzzle. Nous regardons Fidji, Salomon, Maurice, Seychelles… Ce n’est pas just, même ridicule. La monnnaie n’a pas la même valeur, la vie le même niveau non plus. Par contre, cela prouve que la mer, le lagon et les plages ne sont pas qu’en Polynésie. D’ailleurs, les plages - c’est sûr -sont plus propres la-bàs. Regardons ce que nous pouvons proposer aux touristes à Tahiti (le mot fait toujours rêver mais…): un hotel très cher, un Musée de Tahiti et les îles pas trop atractif, un Musée, pardon Mémorial de P. Gauguin délabré, poussiéré sans aucune idée d’innovation, quelques sites naturels avec la propreté à désirer, même le marché municipal à Papeete baigne dans les ordures, pas de plage (de carte postale). Le personnel qui a mal de s’ exprimer en français. Les prix qui s’envolent et qui se font toujours selon la tête du client, alors que partout dans le monde on affiche par ex.les prix de taxi. Les trocks, notre fierté territoriale sont sales, l’intérieur bien abîmé etc. Il ne suffit pas de remplir les avions et les hotels. Bien sûr les touristes veulent se baigner dans le lagon mais ils cherchent également les choses à voir. C’est là, qu’il faut rénover - faire ressortir tout ce que les autres n’ont pas. Pas uniquement les danses et les chants. Gauguin a passé quelques jours! sur une petite île à Panama. Ca n’empêche les agences de voyages locales d’en parler constamment et même appeler ce morceau de terre "île de Paule Gauguin". Nous, au contraire, essayons de l’effacer alors que c’est (aussi) grâce à lui que nos îles sont devenues célèbres.
Notre faune terrestre est pauvre mais la flore abondante et unique. Savons-nous en tirer le profit? Non, pas encore.
Aux Gambier nous avons laissé presque disparaître un trésor que représentent les vestiges du complexe religieux, premier en Pacifique! Partout dans le monde, n’importe quel village a un musée, une maison de.., une plaque de…, on cherche, on fouille, on invente pour attirer les touristes.
Ches nous, on se contente de les conter! Il faut changer complètement notre vision sur le tourisme et faire quelque chose valable. Et encore une chose. Nous nous prennons pour le nombril du monde alors que nous ne sommes que le bout du monde et c’est la grande différence. Maurice, Fidji ou Seychelles ne sont ni l’un, ni l’autre.

Par Kaveka le 19 December 2007 at 1:33

Collins a raison, mais ce n’est qu’une pièce du puzzle. Nous regardons Fidji, Salomon, Maurice, Seychelles… Ce n’est pas just, même ridicule. La monnnaie n’a pas la même valeur, la vie le même niveau non plus. Par contre, cela prouve que la mer, le lagon et les plages ne sont pas qu’en Polynésie. D’ailleurs, les plages - c’est sûr -sont plus propres la-bàs. Regardons ce que nous pouvons proposer aux touristes à Tahiti (le mot fait toujours rêver mais…): un hotel très cher, un Musée de Tahiti et les îles pas trop atractif, un Musée, pardon Mémorial de P. Gauguin délabré, poussiéré sans aucune idée d’innovation, quelques sites naturels avec la propreté à désirer, même le marché municipal à Papeete baigne dans les ordures, pas de plage (de carte postale). Le personnel qui a mal de s’ exprimer en français. Les prix qui s’envolent et qui se font toujours selon la tête du client, alors que partout dans le monde on affiche par ex.les prix de taxi. Les trocks, notre fierté territoriale sont sales, l’intérieur bien abîmé etc. Il ne suffit pas de remplir les avions et les hotels. Bien sûr les touristes veulent se baigner dans le lagon mais ils cherchent également les choses à voir. C’est là, qu’il faut rénover - faire ressortir tout ce que les autres n’ont pas. Pas uniquement les danses et les chants. Gauguin a passé quelques jours! sur une petite île à Panama. Ca n’empêche les agences de voyages locales d’en parler constamment et même appeler ce morceau de terre "île de Paule Gauguin". Nous, au contraire, essayons de l’effacer alors que c’est (aussi) grâce à lui que nos îles sont devenues célèbres.
Notre faune terrestre est pauvre mais la flore abondante et unique. Savons-nous en tirer le profit? Non, pas encore.
Aux Gambier nous avons laissé presque disparaître un trésor que représentent les vestiges du complexe religieux, premier en Pacifique! Partout dans le monde, n’importe quel village a un musée, une maison de.., une plaque de…, on cherche, on fouille, on invente pour attirer les touristes.
Ches nous, on se contente de les conter! Il faut changer complètement notre vision sur le tourisme et faire quelque chose valable. Et encore une chose. Nous nous prennons pour le nombril du monde alors que nous ne sommes que le bout du monde et c’est la grande différence. Maurice, Fidji ou Seychelles ne sont ni l’un, ni l’autre.

Mais les projets pharaoniques continuent.
En Janvier, un haut fonctionnaire vient se balader 15 jours au "paradis" pour une mission.
Le territoire veut des pistes.
Ci dessous les "voeux" :
Aéroport international à Bora, Nuku Hiva (avec douaniers et PAF)
Allongement et réfection à Raiatea, Rangiroa
Piste de dégagement à HAO (si un avion y est détourné, comment nourrir les passagers ! actuellement le dégagement est aux iles COOK)
Merci la métropole.
Les gens de l’aviation civile ne sont pas très chauds mais Estrosi l’a promis !!!
Au fait, en février, je vais aux seychelles 8 jours (maison 3 chambres en bordure de plage, petit-déj, avion) : 6500 € pour trois personnes. Pour 7000 €, j’avais mieux avec la 1/2 pension (un hotel sur l’équivalent local des motu).
JLS

On voit bien que le problème n’est pas au niveau des structures puisque certains politiques comme Bouteau et Drollet nous ont fait croire que fusionner est indispensable pour booster le tourisme .

Le résultat n’est pas au rendez-vous puisque notre pays fait moins bien que dans les années 2000.

Et plus on avance et plus on s’enfonce avec des résultats médiocres!

C’est donc une question de ressources humaines cad d’hommes et de femmes oeuvrant dans le secteur.

Du politique en passant par la promotion, l’animation, les sites, la formation, les investissements, le rapport qualité-prix , le service souvent déplorable par rapport au standard international , l’environnement, les activités,
etc…

Tout simplement un secteur qui a besoin de vrais professionnels qui intégrent toutes ces exigences ! pas de fonctionnaires dans l’âme que ce soit dans les secteurs publics, semi-publics ou privés.

Les autres pays réussissent car ils travaillent dans le même sens et la concurrence est à l’extérieur mais pas entre eux
! Ici, on ne pense pas à mettre les bonnes personnes à la bonne place et on se retrouve avec des incompétents pour beaucoup dans le secteur .

Notre encadrement est médiocre ! nous ne sommes pas à la hauteur des autres pays touristiques car on ne s’en donne pas les moyens humains car financiers , le pays en met déjà beaucoup !

Tous les acteurs doivent se remettre en cause !!!! fini l’inertie ou le brassage d’air!

On voit bien que le problème n’est pas au niveau des structures puisque certains politiques comme Bouteau et Drollet nous ont fait croire que fusionner est indispensable pour booster le tourisme .

Le résultat n’est pas au rendez-vous puisque notre pays fait moins bien que dans les années 2000.

Et plus on avance et plus on s’enfonce avec des résultats médiocres!

C’est donc une question de ressources humaines cad d’hommes et de femmes oeuvrant dans le secteur.

Du politique en passant par la promotion, l’animation, les sites, la formation, les investissements, le rapport qualité-prix , le service souvent déplorable par rapport au standard international , l’environnement, les activités,
etc…

Tout simplement un secteur qui a besoin de vrais professionnels qui intégrent toutes ces exigences ! pas de fonctionnaires dans l’âme que ce soit dans les secteurs publics, semi-publics ou privés.

Les autres pays réussissent car ils travaillent dans le même sens et la concurrence est à l’extérieur mais pas entre eux
! Ici, on ne pense pas à mettre les bonnes personnes à la bonne place et on se retrouve avec des incompétents pour beaucoup dans le secteur .

Notre encadrement est médiocre ! nous ne sommes pas à la hauteur des autres pays touristiques car on ne s’en donne pas les moyens humains car financiers , le pays en met déjà beaucoup !

Tous les acteurs doivent se remettre en cause !!!! fini l’inertie ou le brassage d’air!

Par Papapenu le 19 December 2007 at 15:48

iaorana Le Bop ,
ok , tu me fais la tete encore … : ) je plaisante . le tourisme , j’en ai assez dit sur ce sujet, donc ….
Le Bop tane ,tu devrais ecrire un billet sur les agissements de estrosi tane et kahia et je lance un PR -francais et anglais , qu’est ce que tu penses ?
maohinui@gmail.com

Il est vrai que nous sommes une destination chers. Les grands hotels sont hors prix. Il serait interessant de promouvoir la petite hotellerie.

A vous lire…je suis venue avec une idee…Au Bresil, il y a le festival de Rio…tout le monde se pointe avec son costume de danse et c’est le festival de la Samba.
Nous pourrions faire de meme chez nous. Pendant une duree dune semaine ou d’un weekend pour commencer…. et tout le monde y compris le touriste confectionnerait son costume polynesien pour venir danser au festival du Tamure.

Nous manquons d’activites valables qui vaillent la peine pour le touriste de rentrer chez lui et nous faire de la publicite. De bouche a oreille est la meilleure promotion. Puis il serait bien de creer des blogs en relation avec chaque activite ce qui permettrait aux responsables organisteurs de receuillir des infos afin d’apporter des ameliorations dans le secteur.
Je participe dans les marathons et il existe des sites et blogs qui critiquent tel ou tel marathon et ce qui permet au touriste de faire sa decision. Des agences vendent des packages Air+hotel+repas+marathon pour New York, Londre, Paris, Moorea….ce qui est une aide car beaucoup ne parle pas la langue et souhaite etre assiste au maximum pour que leur experience soit memorable.
Il faut donc creer des secteurs d’activite qui interesseraient le monde exterieur… Il serait interessant de faire une etude de marche. Sur le net il possible de faire des recherches pour la randonnee en montagne et contacter les differents groupes ou associations et voir ce qu’ils font pour pouvoir l’installer chez nous avec le meme professionalisme.
Une ecole des Beaux Arts pour faire l’experience de Gauguin… peindre avec le style gauguin ou Sabrina… ou autres artistes locaux….un package avec un mois en Polynesie avec un model polynesien ou polynesienne pour poser pour les artistes visiteurs ou locaux dans le domaine du dessin et de la peinture.
Cela pourrait se faire avec la Poterie, la sculture sur bois, le tatouage etc….
Nos touristes n’ont pas tous le meme centre d’interet.

Le massage polynesien, guerison et medecine traditionelle..pourraient se vendre en package…

La peche en haute mer…

Faire de la voile….
et tout cela en package.

Pour conclure…Nous avons tout ce qu’il faut pour attirer les touristes du monde entier. Il nous suffit de mettre plusieurs idees en place et d’aider les "tour operators" en leur presentant des packages valables et d’interet pour leur clientele.
Je dis bon courage a notre ministre du tourisme avec sa nouvelle vision. Je lui souhaite une bonne equipe et bien du plaisir car je m’eclaterais bien a creer tous ces secteurs d’activites… puis surtout qu’en ce moment je deborde d’idees…Cool !!!

Par john Eastwood le 29 February 2008 at 7:39

L’amateur c’est lui, pas les autres….

Certes les Maldives, Maurice et les Seychelles cartonnent mais leurs prix sont les mêmes que ceux de PF.

Seule différence, eux gagnent de l’argent grâce aux dépenses des touristes alors qu’en PF, on gagne de l’argent grâce au montage financier et on commence à en perdre quand les clients arrivent…

Ce n’est pas la même industrie !

Par jhonyboy le 3 March 2008 at 19:15

enfin un site où l’on peut dire ce que l’on pense,
collins a été pistonner par le fils de temaru, (ça commençe bien !!) lui même un business or paire dans le domaine de l’arnaque et du crohe-pied..
je mexplique, collins grand businessman et aussi bandit et arnaqueur que son cher ami "le fils de temaru" nous allons l’appeller comme ça…
toutes les boutiques sur les bateaux de croisières sont les boutiques de tahia collins, donc quand tout les touristes viennent sur papeete ils regardent mais achetent pas, logique… de m….
en plus de ça, il fait venir bateau à voile avec 150 passagers, tout les taximans sont pas content et je gentil en disant ça, (ils crachent deçu..)paroles de taximan " putain qu’es ce que ont va faire maintenant …."
j’ai honte de ces gens qui pique dans notre porte-feuille à tous sans aucune scrupule, le pire c’est qu’on les laissent faire, sans compter le sevice du tahiti tourisme sclérosé et plein de pue, les gens qui y travail s’en foute complètement de la situation, ils viennent au travail pour gagner leur fric pas pour sortir ce pauvre pays de la merde, allez voir au GIE y que ça …..
ils foutent rien de bon !!!!! et je pèse mes mots!!!!
ils ne connaissent même pas le nombres de touristes dans notre pays c’est un comble!!!!
j’espère que les tahitiens, les polynesiens ouvriront grand leur yeux au lieu de laisser ces gens vous marcher deçu..
en espérant avoir une réponse de collins,je lui déclare la guerre….

 

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