DES CONSTANTES DANS LES REFORMES STRUCTURELLES : QU’ATTEND-ON POUR LES APPLIQUER A NOTRE ECHELLE ? (réédition réaménagée)
Les réussites irlandaises, hollandaises, canadiennes, suédoises, danoises, néo zélandaises et australiennes ont des explications communes. Je voudrais les résumer :
• restructuration des finances publiques : gel des salaires de la fonction publique pendant un certain temps,réduction des effectifs du secteur public, économies budgétaires qui ont pour conséquence une baisse du poids relatif des dépenses publiques par rapport au PIB ;
• cette baisse des dépenses publiques crée les conditions d’une réduction de la fiscalité et des charges sociales ;
• les tarifs douaniers sont supprimés ou nettement réduits ;
• en ce qui concerne les entreprises, l’impôt sur les sociétés est réduit ;
• le salaire minimum n’est pas une variable centrale, contrairement à la “tradition” française copiée par la Polynésie. Quelquefois même, un SMIC “jeunes”, inférieur au SMIC général et dont le niveau varie en fonction de l’âge, est introduit ;
• l’octroi de la protection sociale est plus rigoureux afin de diminuer l’impact négatif sur les incitations à travailler, innover et investir ;
• afin d’améliorer l’efficacité des réformes, on crée des agences autonomes et semi-autonomes financées partiellement par l’Etat. Ces nouvelles structures ont permis d’introduire des indicateurs de performances et la pratique d’une vraie évaluation. Avant même la mise en place d’une agence, un rapport d’audit doit apporter la preuve que celle-ci améliorera l’efficacité et permettra de maitriser les coûts du service rendu. Les secteurs concernés par les agences sont l’économie, les finances, l’environnement, la santé publique, l’éducation et la culture. Les employés sont recrutés après des entretiens d’embauche. Le statut de fonctionnaire n’existe plus ;
• le processus de privatisations des établissements publics est mené à fond ;
• en ce qui concerne le développement économique, l’aide de l’Etat est ciblée sur les entreprises ou les secteurs d’avenir. Ensuite, elle ne vise qu’à améliorer l’environnement général de l’ensemble des entreprises. Ceci a résulté de la constatation que l’Etat est mal armé ou mal informé pour pouvoir aider efficacement les entreprises et qu’il valait mieux laisser agir le marché;
• toutes ces mesures ont pour but ultime de donner un maximum d’oxygène au secteur privé, car c’est lui qui, fondamentalement, crée des richesses et de “vrais” emplois.
Dans tous ces pays, ces mesures, appliquées avec des variantes, ont porté leurs fruits : accélération des créations d’emploi et baisse de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté.
Un principe est à la base de tout : la responsabilité des décideurs politiques et administratifs est la clé. Le parlement devient plus attentif aux résultats des politiques publiques qu’à leur budget : il examine à la loupe les programmes et évalue les résultats.
Ici, en Polynésie française, a-t-on vu l’Assemblée évaluer sérieusement les performances d’un Ministère, d’un établissement public, d’un GIE ou d’une société d’économie mixte ? A-t-on fixé des objectifs de performances à des responsables d’organismes publics ? Les choisit-on sur des critères de compétence ? Insuffle-t-on la concurrence là ou on peut l’insuffler ( dans les télécoms, internet, le fret interinsulaire…) ? A-t-on l’habitude de comparer nos performances avec celles de pays comparables ?
Peut être que la création d’une commission de contrôle budgétaire et financier au sein de l’Assemblée, prévue par la loi organique maintenant en application, va modifier la donne. A condition, bien sûr, que l’Assemblée ne soit plus une chambre d’enregistrement….
Surtout une question devient primordiale : comment dépenser moins et plus efficacement ? C’est un renversement complet par rapport aux raisonnement habituels de nos élus. Une vraie révolution des mentalités.
« EN AVANT POUR DES REFORMES STRUCTURELLES (réédition réaménagée) | Home | Réformes structurelles : l’exemple néo zélandais ( réédition) »
Commentaires
D’accord avec le commentaire.
Je pense que ce que l’on doit faire d’abord, c’est le choix d’un homme dont une large part de l’opinion publique dira :" cet homme est sage, il est intègre et il saura mener son équipe à la réussite. Il gérera la Polynésie en bon père de famille.".
Il peut ou ne pas être dans les équipes actuelles. Je souhaiterai un tête connue et nouvelle. Il y en a. Il faudra qu’il veuille bien incarner ce sauveur de la Polynésie. Pas simple mais possible.
A partir de là, on pourra avancer. On pourra avoir l’espoir que les décisions prises iront dans le sens de l’intérêt général.
Je crois que les Polynésiens sont prêts aujourd’hui à écouter la vérité, à comprendre qu’un gouvernement doit être le défenseur de la veuve et de l’orphelin en plus évidemment de poser les fondements d’une économie viable.
Il faiut oublier les gaspillages inutiles, les projets grandioses, les embauches de personnes ignorantes, etc….etc…
Nous n’en avons pas les moyens.
pompée surnommé parfois "le césar de basse-cour"
<<Quand une institution démarre, ceux qui la composent se demandent ce qu’ils peuvent faire pour elle ; puis ce qu’elle peut faire pour eux. >>
La dépense n’est pas mauvaise en soi pour peu qu’elle bénéficie d’un retour sur investissement pour évaluer son efficacité et sa pertinence.
Nous n’avons plus les moyens de jouer aux grands seigneurs !
Tout f cfp dépensé doit être utile , à compter de Janvier 2008. c’est cela la bonne résolution des années à venir.
Il n’est pas dit que cette commission budgétaire à l’Assemblée puisse faire le travail que tu proposes ,lebop, car c’est un cercle un peu trop fermé et politique ety les compétences dans ce secteur ne sont pas forcément au rendez-vous. il va encore falloir faire appel à des experts , c’est dommage car cela augmente les surcoûts .
Il suffit pourtant d’avoir des représentants avec un QI plus élevé pour certains et certaines et ce challenge n’est pas gagné malheureusement !!!! ceux ou celles parfois qui peuvent bien s’exprimer , au demeurant, ne sont pas forcément capables de réaliser ces analyses rigoureuses.
Mais, bon, ne désespérons pas et attendons de voir venir !
en espérant que des retraités expérimentés en la matière veuillent bien aider le pays bénévolement.
Cette piste est sérieuse. Il y a beaucoup de retraités compétents dans des divers domaines et il ne faut pas hésiter à leur demander de participer pour le bien de la polynésie Française. Je suis sûre qu’ils accepteraient avec plaisir sur des missions à durée déterminée.
Ce serait une nouveauté astucieuse dans notre fenua qui manque cruellement de personnes expérimentés dans certains secteurs.
Ce serait valable aussi dans le cadre de tuteurs par exemple de jeunes diplômés dans certaines entreprises par le biais d’associations spécialisées en ressources humaines Cela permettrait de disposer de relèves solides !
Il faut des mesures de plus en plus innovantes . ces associations pourraient avoir le statut d’intérêt général .
La dépense n’est pas mauvaise en soi pour peu qu’elle bénéficie d’un retour sur investissement pour évaluer son efficacité et sa pertinence.
Nous n’avons plus les moyens de jouer aux grands seigneurs !
Tout f cfp dépensé doit être utile , à compter de Janvier 2008. c’est cela la bonne résolution des années à venir.
Il n’est pas dit que cette commission budgétaire à l’Assemblée puisse faire le travail que tu proposes ,lebop, car c’est un cercle un peu trop fermé et politique ety les compétences dans ce secteur ne sont pas forcément au rendez-vous. il va encore falloir faire appel à des experts , c’est dommage car cela augmente les surcoûts .
Il suffit pourtant d’avoir des représentants avec un QI plus élevé pour certains et certaines et ce challenge n’est pas gagné malheureusement !!!! ceux ou celles parfois qui peuvent bien s’exprimer , au demeurant, ne sont pas forcément capables de réaliser ces analyses rigoureuses.
Mais, bon, ne désespérons pas et attendons de voir venir !
en espérant que des retraités expérimentés en la matière veuillent bien aider le pays bénévolement.
Cette piste est sérieuse. Il y a beaucoup de retraités compétents dans des divers domaines et il ne faut pas hésiter à leur demander de participer pour le bien de la polynésie Française. Je suis sûre qu’ils accepteraient avec plaisir sur des missions à durée déterminée.
Ce serait une nouveauté astucieuse dans notre fenua qui manque cruellement de personnes expérimentés dans certains secteurs.
Ce serait valable aussi dans le cadre de tuteurs par exemple de jeunes diplômés dans certaines entreprises par le biais d’associations spécialisées en ressources humaines Cela permettrait de disposer de relèves solides !
Il faut des mesures de plus en plus innovantes . ces associations pourraient avoir le statut d’intérêt général .
Qu'en pensez-vous ?
Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.
Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.
Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.