Culture d’évaluation

Par Pépé Tama • 5 janvier 2008

Il serait temps, dans notre Pays, d’instaurer une culture d’évaluation à tous les niveaux du secteur public. Je serais, ainsi, partisan, d’adapter le principe d’évaluation lancé par Nicolas Sarkozy pour son gouvernement à notre propre gouvernement.

J’ai trouvé tout à fait anormal, au vu de la courte période de gestion du Pays entre le vôte de la dernière motion de censure et les élections anticipées, que le Président Temaru ait reconduit un gouvernement aussi pléthorique.

Car lorsque nous faisons le bilan, de qui avons-nous entendu parler ?

De Tony Géros qui, même s’il n’a pas été capable de faire voter le budget du Pays, s’est démené comme un beau diable.

De Pierre Frébault qui a mené son gros ministère de manière efficace sur le plan électoraliste.

De Marc Collins, le Ministre du Tourisme, qui a fait preuve d’une lucidité et d’un pragmatisme prometteur à son poste.

De Jacqui Drollet qui, après une ballade de près de 15 jours en métropole en plein débat budgétaire, a gesticulé sur le projet de cable à haut débit, pour - enfin - l’entériner. Même si le partage des coûts d’investissement n’est pas encore très clair…

Les autres ministres ont été complètement effacés ou inexistants. Et c’est à se demander si le Président conduisait son gouvernement, tant il était absent à l’occasion de la session budgétaire : pas de déclaration de politique générale digne de ce nom, absence d’autorité lors des débats. Il était flagrant de constater que c’était le vice-président qui allait au feu…et au “casse-pipe” final.

Pour le prochain mandat, je suis donc partisan d’une évaluation des Ministres sur la base d’une batterie de critères déterminés par des consultants privés spécialisés.

Il s’agira donc pour le futur Président du Pays de bien délimiter, au préalable, le périmètre d’intervention de chacun des ministres. Quand on connait le coût annuel d’un Ministère, de l’ordre de 120 à 150 millions de F CFP (il y a eu inflation durant le taui…), une équipe gouvernementale d’une dizaine de ministres avec des porte-feuilles bien équilibrés est largement suffisante. C’est donc de l’ordre de 600 millions à un milliard d’économies annuelles par rapport à la situation actuelle ! Un gouvernement n’est pas une instance de récompense des affidés. Il faut arrêter cette dérive.

En second lieu, chaque ministre se verra assigner par le Président des missions avec une feuille de route précise avec des objectifs, chiffrables, si possible, qui permettront d’évaluer leurs résultats. Leur longévité ministérielle dépendrait donc de leur capacité à tenir leur contrat d’objectifs.

En troisième lieu, chaque ministre, un mois après sa nomination, devra exposer, devant l’Assemblée, sa politique ministérielle qui sera la déclinaison détaillée de sa feuille de route. A la fin de chaque année budgétaire, il devra rendre compte devant cette même Assemblée.A celle-ci de remplir, entre autres, sa mission de contrôle budgétaire selon les principes de la LOLF, réforme budgétaire instituée en Métropole et encore trop partiellement appliquée en Polynésie française.

Au futur Président d’installer cette culture du résultat et de coordonner le travail intergouvernemental grâce au secrétariat général du gouvernement.Cette culture, instituée au plus haut niveau, mettra “sous tension” l’ensemble du secteur public. En effet, tous les responsables, chefs de services, directeurs d’établissement publics ou de sociétés d’économie mixte seront dans l’obligation de décliner leurs propres objectifs, leurs indicateurs de résultats et de rendre des comptes à leur autorité.

Ce n’est qu’à cette condition que, nous, citoyens, y verrons enfin un peu plus clair sur l’usage de notre argent par nos décideurs publics. Nous pourrons enfin juger de manière plus objective l’efficacité de nos gouvernants et les sanctionner, si besoin est, à l’occasion des prochaines élections. Nous pourrons ainsi entrer dans l’ère d’une démocratie plus rationnelle.

Commentaires

Par pompée le 5 janvier 2008 at 21:14

Ton idée est bonne mais je crains qu’elle reste un voeu pieux.

Les piliers de la démocratie dans notre système politique sont les partis politiques.

C’est à eux que revient le soin d’informer le peuple et de l’éduquer sur les actions du gouvernement et les décisions de l’Assemblée. Ce sont à ces partis que reviennent le soin de proposer à ce peuple des objectifs clairs et des moyens chiffrés selon un planning élaboré.

Qui le fait aujourd’hui d’une manière systématique et complète. Personne.

Dans ce cas là, on ne peut espérer que les mêmes arrivés au pouvoir se mettent soudain à devenir vertueux.

Quant à ceux qui ont déjà gouverné, il serait enfin temps que le bon peuple ouvre enfin les yeux et regarde avec objectivité le résultat des années de gouvernance de chacun. Cela, c’est aussi l’action des médias qui doit le faire apparaître sans démagogie.

Enfin, tant que la France continuera à être laxiste avec nos potentats locaux, à donner de l’argent sans que la destination ne soit contrôlée, eh bien ces potentats d’un pays de 250 000 habitants à nous noyer de leur démagogie infantile et mensongère.

J’ajouterais que la France devra financer les opérations justifiées que le pays ne pourra pas financer compte tenu de ses moyens et non plus financer des opérations que le Pays pourrait payer mais qu’il ne veut payer parce qu’il affecte les recettes locales à des opérations politiciennes.
La France n’a pas à se substituer aux divagations de nos élus qui se gargarisent d’autonomie comme si l’autonomie était un droit de gaspiller nos impôts.

pompée, épouse de pompé

Par Jean-François le 5 janvier 2008 at 22:13

Pompée, l’un n’empêche pas l’autre. C’est vrai que les partis politiques doivent nous proposer un programme digne de ce nom. Pour l’instant, rien ne vient d’ailleurs, ce qui est proprement scandaleux. J’espère que ce programme ne va pas se résumer aux professions de foi que nous recevrons dans nos boites aux lettres.

Donc programmes des partis, mais aussi programme gouvernemental, tel que pépé tama le propose. Il n’y a pas incompatibilité, mais complémentarité et sécurité supplémentaire. Il faut effectivement que chaque Ministre agisse en fonction des moyens octroyés. Et s’il n’y a pas de moyens, pas besoin de ministres. Si, par exemple, il n’y a pas vraiment de budget pour l’environnement, pas besoin de ministre qui va se contenter de gesticuler dans des séminaires et colloques à n’en plus finir. Quand on voit que pour la fourmi électrique, on a eu toutes les peines du monde à trouver quelques dizaines millions, je me demande si, quelquefois, on a les moyens de nos ambitions !

Je dirais aussi que l’effectif des cabinets ministériels doit être limité au strict nécessaire. La grille des salaires de ces personnels doit être batie elle aussi sur des critères rationnels, comme celà a été fait par Armelle Merceron, du temps du gouvernement Tong sang.

En contre-partie, les Ministres doivent être nettement mieux rémunérés que les représentants de l’Assemblée, car un vrai Ministre a beaucoup de travail et est très sollicité. Une rémunération de l’ordre de 1, 5million-2 millions par mois ne me choquerait pas, car ce sont des journées de travail harassantes pour celui qui veut bien faire son boulot.

Par Lucien le 6 janvier 2008 at 10:06

Pépé Tama parle de mettre "sous-tension" le secteur public par le couperet des critères d’évaluation définis par des cabinet privés.
Le "public" n’a peut être pas attendu le privé pour rendre des comptes… à la Chambre Territoriales des Comptes de Polynésie Française. La CTC examine la gestion, les comptes des différentes collectivités locales de Polynésie française, ainsi que ses établissements publics et autres SEM.

Les critères "objectifs" fixés par un cabinet privé peuvent aider à évaluer autrement le secteur public, pour au final le faire fonctionner plus efficacement.
Reste que la culture de l’évaluation ne doit pas conduire uniquement à une recherche de résultats "bling-bling", dont ne saurait se contenter les politiques publiques.

Par Gilles le 6 janvier 2008 at 12:21

Lucien, les juges de la chambre territoriale des comptes se focalisent, me semble-t-il, sur l’aspect financier des choses, qui n’est que l’un des paramètres de la gestion d’une structure, quelle qu’elle soit. Et ils le font, qui plus est, à postériori, selon une lecture qui n’est pas celle de “managers”. Ce sont des juges comptables, ce ne sont pas des managers d’entreprises. Si les juges de la chambre territoriale des comptes étaient d’ailleurs des super managers, on les retrouverait d’ailleurs à la tête d’entreprises florissantes, ce qui n’est pas le cas. Souvent, ils réécrivent “l’histoire” de manière un peu simpliste. Comme on dit, “la critique est facile, mais l’art est difficile”.

D’après ce que j’ai compris, il s’agirait d’élaborer avant l’action des indicateurs d’objectifs. Il s’agit donc d’une démarche volontaire, à priori, qui intègre déjà l’obligation de résultats par le gouvernement et les ministres. Rien n’empêche, en effet, un ministre, d’élaborer sa matrice d’objectifs, ses tableaux de bord, ainsi que des services et établissements publics qui sont sous sa tutelle. Celà me parait même être normal.

En voilà une belle idée qu’elle est particulièrement stupide, il faut espérer que ça ne dépassera pas le stade de magnifique masturbation intellectuelle qui illustre néanmoins à merveille la plaie qui sévit chez beaucoup d’influenceur ; « Le déraisonnable raisonnement en déraison ».

Parceque quand même, je ne voudrais pas être amené à penser que ce beau discours n’est rien d’autre qu’une tentative de formatage des esprits, dans le but, de remettre en cause la vox populi, de retirer au peuple la responsabilité d’évaluer et de sanctionner ses élus, de dévaloriser l’acte démocratique qui consiste à faire son propre choix de concitoyens à qui confier la gestion de notre pays.

Et pour les confier, les remettre à qui …à une personne morale ? EURL ? SARL ? SAS ? SA ? ou pire EI ? la seule personne morale acceptable dans ce cas (une personne/une voix) serait la SCOP … de 250 000 d’habitants(électeurs). Sans vous vexer, je suis au regret de signaler que ce genre d’audit par autant d’individus existe déjà ; cela s’appelle des élections.

Je ne suis pas prêt à céder mes prérogatives en matière choix de gouvernant, ni à mon droit à juger les élus, le gvt, le président et encore moins à renoncer à mon pouvoir constitutionnel de sanction, au profit de vulgaires salariés de SCA , corruptibles à merci, dépendants et soumis.

Et que penser du chef d’état (au hasard Sarko) qui s’abaissera à s’appuyer sur ce type d’audit pour se faire une opinion du ministre qu’il se choisit, alors même que tout les mercredis il se consacre justement à cet exercice lors des conseils des ministres. Pire, dans la mesure ou il est directement impliqué, qu’il ne laisse pas de marge de manœuvre aux ministres titulaires, à quoi rime cet auto-audit. Je ne peux pas l’imaginer fourbe au point de faire endosser à son ministre ses éventuels ratages.

Bonne Année et meilleurs vœux à tous. Faites que nous soyons préservé de la bêtise en 2008.

Par orohena le 7 janvier 2008 at 21:14

C’est toi qui est à côté de la plaque, Aorai. Tu préfères peut être que le Président que tu as élu ou pas, nomme des ministres qui seront des guignols à leurs fonctions pendant 5 ans. Et après ? Tu n’auras plus que les yeux pour pleurer au bout de cinq ans ? D’accord, tu pourras les virer ( et encore tu n’es pas tout seul à décider…), mais que de dégats pendant 5 ans !

Pourquoi ce mot d’évaluation te fait si peur ? Tout le monde est évalué… A t’écouter, certains pourraient occuper leur fonction dans la plus totale impunité ou irresponsabilité ? C’est bien parce que l’évaluation est mise de côté que l’école et l’université vont à vaulau ( pas d’évaluation des profs). C’est bien parce qu’il n’y a pas eu d’évaluation des politiques publiques que les déficits des comptes publics et des comptes sociaux sont gigantesques. Qui est responsable ? Personne ? C’est comme celà que l’on construit une société d’irresponsabilité !

Si on recherhce l’efficience ou l’efficacité pour obtenir les résultats, il faut évaluer. Et les sondages d’opinion, ce n’est pas une sorte d’évaluation ? Et pourtant, là, on a rien à redire, alors que l’on est dans la pure subjectivité…

Quand justement la vox populi s’exprime, elle ne signe pas un chèqe en blanc aux gouvernants. Ils nous conduiraient à la faillite et on n’aurait droit qu’àconstater les dégats à postériori ? C’est celà qui est ridicule. Moi, je dis, évaluation, c’est une très bonne idée. D’ailleurs, c’est le groupe to tatou ai’a qui parlait, justement, de culture d’évaluation, récemment, dans une conférence de presse. Dans ce cas là, il faut aller jusqu’au bout.

Par orohena le 7 janvier 2008 at 21:14

C’est toi qui est à côté de la plaque, Aorai. Tu préfères peut être que le Président que tu as élu ou pas, nomme des ministres qui seront des guignols à leurs fonctions pendant 5 ans. Et après ? Tu n’auras plus que les yeux pour pleurer au bout de cinq ans ? D’accord, tu pourras les virer ( et encore tu n’es pas tout seul à décider…), mais que de dégats pendant 5 ans !

Pourquoi ce mot d’évaluation te fait si peur ? Tout le monde est évalué… A t’écouter, certains pourraient occuper leur fonction dans la plus totale impunité ou irresponsabilité ? C’est bien parce que l’évaluation est mise de côté que l’école et l’université vont à vaulau ( pas d’évaluation des profs). C’est bien parce qu’il n’y a pas eu d’évaluation des politiques publiques que les déficits des comptes publics et des comptes sociaux sont gigantesques. Qui est responsable ? Personne ? C’est comme celà que l’on construit une société d’irresponsabilité !

Si on recherhce l’efficience ou l’efficacité pour obtenir les résultats, il faut évaluer. Et les sondages d’opinion, ce n’est pas une sorte d’évaluation ? Et pourtant, là, on a rien à redire, alors que l’on est dans la pure subjectivité…

Quand justement la vox populi s’exprime, elle ne signe pas un chèqe en blanc aux gouvernants. Ils nous conduiraient à la faillite et on n’aurait droit qu’àconstater les dégats à postériori ? C’est celà qui est ridicule. Moi, je dis, évaluation, c’est une très bonne idée. D’ailleurs, c’est le groupe to tatou ai’a qui parlait, justement, de culture d’évaluation, récemment, dans une conférence de presse. Dans ce cas là, il faut aller jusqu’au bout.

Par hinanui le 8 janvier 2008 at 1:18

Dans tout pays moderne digne de ce nom , il y a une culture
d’évaluation, de maintenance et de résultats.

Il n’y a rien de choquant, c’est le b.a.b.a.

c’est la société entière qui doit épouser ce système et à tous les niveaux.

Il n’y a pas que les politiques qui doivent avoir cette culture.
c’est tout un chacun, à son niveau.

Et notre niveau de professionnalisme s’en portera mieux. Nous serons les grands gagnants car essaierons chaque jour , à tous les niveaux d’être meilleurs.

C’est un défi passionnant!! et vertueux pour notre fenua!!

Adhérons sans aucune crainte!!cela ne peut que nous aider à nous améliorer chaque jour!!c’est positif!!!

Orohena, franchement tu es le raisonnement en déraison dans toute sa splendeur. Un petit exemple pour l’illustrer, si tu permets. Tu roules sur une route droite avec à son extrémité un virage très bien signalé, mais tu l’oublies et tu fais un tout droit. Tout penaud, tu viens nous expliquer que c’est de la faute de la route, s’il n’y avait pas ce virage, tu ne serais pas sorti de la route. Fort de ce danger potentiel bien identifié, tu exiges que l’on prolonge la ligne droite.

A priori, voilà un raisonnement qui tient la route, sauf que, à la réflexion, tu as quand même passé sous silence le pourquoi de l’acceptation par la population de ce virage à cet endroit (le prolongement traverserait le seul lieu de nidification, de reproduction du Uupa) et surtout tu réussis le tour de force d’éviter que nous viennes l’idée de nous interroger sur l’essentiel cad le pourquoi de ton tout droit (alcool, paka, vitesse, endormissement…va savoir).

Ton désir d’instaurer une évaluation (prolongement de la ligne droite) s’appuie sur une volonté délibérée de gommer la vraie cause (alcool…va savoir) des dérives pour la remplacer par une idée fausse (faute au virage) mais porteuse; L’absence d’évaluation de l’incompétence de nos ministres. Et en fait, leur compétence, on s’en moque, le but est le dénigrement et si, en sus, on arrivait à bloquer la gestion quotidienne du pays, ce serait la cerise sur le gâteau.

Je suis au regret de te le rappeler, l’évaluation des ministres est permanente. C’est le patron lui-même qui s’y colle, et ce, à chaque conseil des ministres et plus encore lors des séances préparatoires du conseil des ministres. Tout cela est conforme à la Constitution, qui entre nous soit dit et jusqu’à preuve du contraire, régis les règles de gouvernance tout comme celles de la cohabitation entre individus qui évoluent au sein du fenua.

La gestion du fenua est particulière, elle fait appel à des règles particulières, acceptées par tous, comme celle de se choisir un représentant, en contre parti de son engagement de mener à bien les actes, au profit de la communauté, qu’il nous a exposé, comme celle de remettre à un élu le pouvoir de faire des lois, de contrôler, de créer des impôts, de générer des dépenses, comme celle éventuellement de révoquer pour incompétence la majorité à l’occasion de nouvelles élections, mais aussi et surtout, comme celle d’accepter la gouvernance de la majorité dont on n’est pas partisan.

Eh ! si Orohena, qd tu choisis un représentant tu lui signes un chq en blanc pour le programme qu’il t’a soumis et que tu as accepté, si pour ton malheur, c’est la partie adverse qui gouverne, les règles veulent que tu l’acceptes aussi et… c’est là ou le bâts te blesse, n’est ce pas ?

Non, Orohena, le sondage d’opinion n’est pas une évaluation dans le sens de détermination à partir de critères de l’aptitude à … c’est un listing d’opinions, un simple comptage d’opinions. (Confondre ces 2 notions relève t’il de l’incompétence ou de la manipulation?). La, tu me fais carrément peur, d’autant que le corollaire logique de la chose est la sanction comme tu le dis si bien. Soit, mais alors, comment sanctionner l’incompétence ? Sauf si cela a changé pendant que je te fais ce post, il me semble que, l’incompétence n’est ni un délit, ni une infraction. Au vu de l’intervention de la sphère privée dans la formalisation de cette incompétence, sera-t-elle aussi chargée de la sanction ? Pour le coup, revoilou la déraison, même dans la sphère privée, c’est une prérogative du Boss. Et si c’est le Boss, eh bien, ça existe déjà, ça s’appelle un remaniement ministériel. Alors à quoi bon l’Evaluation, si c’est pour revenir à l’arbitrage du président ? Vois tu, c’est la raison pour laquelle la Constitution a jugé bon de confier la responsabilité des ministres au président. Elle n’a pas jugé bon d’instaurer l’Evaluation, privilégiant plutôt le Contrôle et les Poursuites en correctionnelle ou au pénal.

Pourquoi ces élucubrations ? Ben, je soupçonne les promoteurs de cette idée, de se ménager une possibilité d’intervention, par ce travers, dans la gestion du fenua, en particulier lorsque le camp adverse arrive aux manettes. Société privée manipulable à merci, à l’instar des instituts de sondage, rien de tel pour foutre le Zouk permanent au fenua. Bafouer les règles établies, La Constitution, la démocratie, rien à foutre.

D’autant que l’on se gardera bien de dénoncer, hors les agissements scandaleux des élus, la vraie cause qui autorise et favorise ces dérives : la faillite de la structure constitutionnelle de CONTROLE et l’absence de contrôle réactif. Qui sait ? Des fois qu’on arrive au pouvoir, ce serait hyper chi.nt de se faire contrôler et sanctionner pénalement.

Orohena nui e, Moua teitei no te fenua nei, Evaluation ou Contrôle, no doubt about it, make your good choice for a better Ma’ohi way of life. Ceci dit je n’oublie pas, Orohena iti e, qu’à force d’avoir la tête au dessus de tout le monde, tu finis par oublier qu’elle est dans les nuages, plus souvent que tout le monde, et qu’elle s’oxygène beaucoup, beaucoup moins que tout le monde. Ceci expliquant peut être cela, ce qui est, à tout prendre, un moindre mal. Désolé pour la longueur de la réponse.

Orohena, franchement tu es le raisonnement en déraison dans toute sa splendeur. Un petit exemple pour l’illustrer, si tu permets. Tu roules sur une route droite avec à son extrémité un virage très bien signalé, mais tu l’oublies et tu fais un tout droit. Tout penaud, tu viens nous expliquer que c’est de la faute de la route, s’il n’y avait pas ce virage, tu ne serais pas sorti de la route. Fort de ce danger potentiel bien identifié, tu exiges que l’on prolonge la ligne droite.

A priori, voilà un raisonnement qui tient la route, sauf que, à la réflexion, tu as quand même passé sous silence le pourquoi de l’acceptation par la population de ce virage à cet endroit (le prolongement traverserait le seul lieu de nidification, de reproduction du Uupa) et surtout tu réussis le tour de force d’éviter que nous viennes l’idée de nous interroger sur l’essentiel cad le pourquoi de ton tout droit (alcool, paka, vitesse, endormissement…va savoir).

Ton désir d’instaurer une évaluation (prolongement de la ligne droite) s’appuie sur une volonté délibérée de gommer la vraie cause (alcool…va savoir) des dérives pour la remplacer par une idée fausse (faute au virage) mais porteuse; L’absence d’évaluation de l’incompétence de nos ministres. Et en fait, leur compétence, on s’en moque, le but est le dénigrement et si, en sus, on arrivait à bloquer la gestion quotidienne du pays, ce serait la cerise sur le gâteau.

Je suis au regret de te le rappeler, l’évaluation des ministres est permanente. C’est le patron lui-même qui s’y colle, et ce, à chaque conseil des ministres et plus encore lors des séances préparatoires du conseil des ministres. Tout cela est conforme à la Constitution, qui entre nous soit dit et jusqu’à preuve du contraire, régis les règles de gouvernance tout comme celles de la cohabitation entre individus qui évoluent au sein du fenua.

La gestion du fenua est particulière, elle fait appel à des règles particulières, acceptées par tous, comme celle de se choisir un représentant, en contre parti de son engagement de mener à bien les actes, au profit de la communauté, qu’il nous a exposé, comme celle de remettre à un élu le pouvoir de faire des lois, de contrôler, de créer des impôts, de générer des dépenses, comme celle éventuellement de révoquer pour incompétence la majorité à l’occasion de nouvelles élections, mais aussi et surtout, comme celle d’accepter la gouvernance de la majorité dont on n’est pas partisan.

Eh ! si Orohena, qd tu choisis un représentant tu lui signes un chq en blanc pour le programme qu’il t’a soumis et que tu as accepté, si pour ton malheur, c’est la partie adverse qui gouverne, les règles veulent que tu l’acceptes aussi et… c’est là ou le bâts te blesse, n’est ce pas ?

Non, Orohena, le sondage d’opinion n’est pas une évaluation dans le sens de détermination à partir de critères de l’aptitude à … c’est un listing d’opinions, un simple comptage d’opinions. (Confondre ces 2 notions relève t’il de l’incompétence ou de la manipulation?). La, tu me fais carrément peur, d’autant que le corollaire logique de la chose est la sanction comme tu le dis si bien. Soit, mais alors, comment sanctionner l’incompétence ? Sauf si cela a changé pendant que je te fais ce post, il me semble que, l’incompétence n’est ni un délit, ni une infraction. Au vu de l’intervention de la sphère privée dans la formalisation de cette incompétence, sera-t-elle aussi chargée de la sanction ? Pour le coup, revoilou la déraison, même dans la sphère privée, c’est une prérogative du Boss. Et si c’est le Boss, eh bien, ça existe déjà, ça s’appelle un remaniement ministériel. Alors à quoi bon l’Evaluation, si c’est pour revenir à l’arbitrage du président ? Vois tu, c’est la raison pour laquelle la Constitution a jugé bon de confier la responsabilité des ministres au président. Elle n’a pas jugé bon d’instaurer l’Evaluation, privilégiant plutôt le Contrôle et les Poursuites en correctionnelle ou au pénal.

Pourquoi ces élucubrations ? Ben, je soupçonne les promoteurs de cette idée, de se ménager une possibilité d’intervention, par ce travers, dans la gestion du fenua, en particulier lorsque le camp adverse arrive aux manettes. Société privée manipulable à merci, à l’instar des instituts de sondage, rien de tel pour foutre le Zouk permanent au fenua. Bafouer les règles établies, La Constitution, la démocratie, rien à foutre.

D’autant que l’on se gardera bien de dénoncer, hors les agissements scandaleux des élus, la vraie cause qui autorise et favorise ces dérives : la faillite de la structure constitutionnelle de CONTROLE et l’absence de contrôle réactif. Qui sait ? Des fois qu’on arrive au pouvoir, ce serait hyper chi.nt de se faire contrôler et sanctionner pénalement.

Orohena nui e, Moua teitei no te fenua nei, Evaluation ou Contrôle, no doubt about it, make your good choice for a better Ma’ohi way of life. Ceci dit je n’oublie pas, Orohena iti e, qu’à force d’avoir la tête au dessus de tout le monde, tu finis par oublier qu’elle est dans les nuages, plus souvent que tout le monde, et qu’elle s’oxygène beaucoup, beaucoup moins que tout le monde. Ceci expliquant peut être cela, ce qui est, à tout prendre, un moindre mal. Désolé pour la longueur de la réponse.

Voici ce que déclarait M. Accoyer (UMP) président de lAssemblée Nationale à propos de cette bêtise proposée par Sarko. Je cite

"Le contrôle du gouvernement et l’évaluation des politiques publiques est de la seule compétence du Parlement. C’est le fondement même de notre régime parlementaire", a rappelé M. Accoyer lors de ses voeux à la presse.

On aurra beau produire le plus beau raisonnement du monde, truffés d’arguments plus beaux les uns les autres, quand la base, la racine, sur laquelle est construit ce merveilleux raisonnement, est pourrie, le final est forcemment verrolé.

la forme ou le fonds, faut juste faire le bon choix

Par Philippe le 10 janvier 2008 at 22:29

J’aime bien aorai : il pose un postulat incompréhensible et il fait une démonstration à partir d’un postulat qu’il a posé lui-même. Démonstration qui part en vrille et frise le délire. La question est simple : il s’agit de savoir si on accepte ou pas une culture d’évaluation. Cette évaluation peut être multiple, multicritères et être effectuée par des multiples instances. Le tout est de pouvoir évaluer et comparer. Face à l’évaluation, il n’y a pas de spécificités. Et heureusement, car si on peut évaluer, on peut aussi comparer.

Tous les pays modernes qui se sont réformés ont mis au centre de l’action publique l’évaluation. J’en voudrais pour exemple le Canada. De multiples missions de parlementaires français se sont d’ailleurs rendues là-bas, notamment Monsieur Raffarin. La -bas, tous les ministères rédigent des documets d’orientation avec définition de la vision, des missions, des objectifs, des actions, des indicateurs… Et ensuite, il y un rapport sur le “rendement”, qui est justement un rapport d’évaluation qui peut être fait soit en interne, soit par des auditeurs externes, publics ou privés. Qu’y a t-il d’ étrange ou de scandaleux à faire celà ?

Je remarque d’ailleurs qu’aorai balance : pas d’évaluation ou évaluation par le Président ou le Parlement ? Pourquoi opposer différents modes d’évaluation ? Pourquoi ne pourrait-on pas plutôt les combiner ? Pourquoi empêcher un Ministre de s’auto évaluer par une batterie de tableaux de bord et d’indicateurs ? Et surtout pourquoi l’empêcher de la faire pour des services sous sa tutelle ?

De plus, pourquoi opposer évaluation et contrôle ?

Non, aorai : postulat hors sujet, argumentaire contradictoire, incompréhensible par moments et assurance mal placée. Devoir un peu brouillon : 8 sur 20. Peut mieux faire…

Pépé Tama, je rejoins largement ton idée dans le principe, je l’avais évoqué ici d’ailleurs : fabien.crepin.free.fr/blo…
Dans l’administration dans laquelle je travaille, les évaluations sont en train de se mettre en place. Quel bonheur! Je dois rejoindre le fenua dans six mois et je n’aurai donc pas le plaisir de constater les résultats, forcément bons vu d’où on part : je quitte en effet la fonction publique car je ne supporte plus ce gâchis d’argent, de temps et de moyens. C’est valable dans tous les domaines en France hélas : j’en ai fait l’expérience récemment à Toulouse quand la politique d’urbanisation est anarchique et multiplie les erreurs, dépensant à grandes brassées les fonds publics sans que les décisionnaires ne daignent rendre des comptes (je leur ai demandé sur un forum et ils ont répondu être au dessus de cela en gros…). Que dire de la CDC qui rachète massivement des actions EADS avant la chute? Que dire de la vente par l’Etat Français de l’Imprimerie Nationale en 2003 pour la rachetée 4 fois plus cher 4 an plus tard? Hormis dans des entreprises où l’état est très présent, comme chez EADS (encore) où le PDG est remercié d’une dizaine de millions d’euros pour avoir plombé un projet et une entreprise, existe-t-il des boites qui ne demandent pas de comptes à leur patron?

Faire confiance au peuple pour juger, c’est effectivement reporter le contrôle à intervalles fixes, c’est aussi ignorer que l’on peut facilement diriger l’avis des masses quand on est en haut (voir les accointances de Mr Sarkozy avec les médias) et "briller" en fin de mandat en l’abreuvant de démagogie… D’une élection à l’autre, toujours les mêmes promesses, toujours les mêmes absences de résultats et toujours le peuple qui s’y laisse prendre. Sur ce point, le show du président français est tactiquement bien joué en servant du rêve, du strass et Mickey : "donnez leur du pain et des jeux" doivent lui dire ses conseillers.

Sur la forme, j’aurais plutôt tendance à privilégier des critères d’évaluation trouvés par consensus entre l’opposition et le pouvoir en place car le risque de corruption d’une société privée est grand malheureusement. Ce serait au moins un premier pas vers une action conjointe des partis en politique, à l’inverse de l’éternelle neutralisation mutuelle.
L’illustration de cette corruption des critères est actuellement sur nos écrans, jouée par le petit Nicolas dans le 1er rôle, avec la création de nouveaux indicateurs de mesure de la croissance que produiront des Nobels (avec de bons scénaristes le film devrait être bon!) : dans le grand spectacle de notre politique déliquescente, pour arriver à ses fins il suffit de changer les critères d’évaluation…

Il faut "une démocratie plus rationnelle" conclus-tu, étant scientifique dans l’âme, je ne puis qu’être d’accord! Ca rejoint une chose que je n’ai jamais comprise : comment se fait-il qu’il faille faire une école pour faire de la politique?
Je ne sais pas comment cela se passe en Polynésie, mais en métropole, hormis Laporte ou Amara (et ces exemples très people me fait bien rire!) aucun politique n’est qualifié d’une quelconque manière dans son domaine d’exercice. Quelle entreprise performante peut se permettre une telle chose? Je vois mal mon garagiste engager un carreleur pour s’occuper de son service carrosserie… Comment peut-on prendre les bonnes décisions quand on ne connaît pas le domaine? Ca me dépasse.
Hélas les énarques sont bien ancrés dans notre direction et par népotisme (et instinct de survie sans doute) se maintiennent en place. A mon avis, après les avoir évalués, il faudra trouver d’autres voies de "recrutement" pour les remplacer, ce sera un second pas vers cette rationalisation.

Par hinanui le 11 janvier 2008 at 11:42

La culture d’évaluation en soi,est bonne. Et les anglo-saxons l’ont compris, c’est pour cela qu’ils sont meilleurs que nous dans le concret et en terme de résultats.

Si un cabinet privé digne de ce nom peut le faire pour faciliter la tâche , pourquoi pas si c’est un plus!
mais l’idée est bonne!

S’ils ne vous arrivent pas de vous auto-évaluer de temps autre ou de temps en temps, c’est qu’il y a un problème! soit vous ronronnez et c’est catastrophique pour une entreprise ou un pays! soit vous êtes sûr de vous sans vous soucier du résultat fourni car persuadé qu’à chacune de vos actions, le résultat est au rendez-vous sans l’évaluer!

En terme de résultats collectifs , salut les dégâts ! cela ne donne pas une société très exemplaire!!

Par petronille le 11 janvier 2008 at 23:42

Cette évalution va contrer les manières clientelistes de fonctionner de nos dirigeants, ils feront appel à des énarques en mission grassement payés pour pouvoir continuer à arroser les électeurs et vivre leur "dictature" paisiblement
La seule solution pour nous semble être que la justice fasse son travail en toute sérenité

Ooops…Postulat hors sujet. Que dire de ton axiome qui le décrète. Et 8/20 c’est incohérent, j’attendais 0/20. Pour ma part, je te mets 20/20 en déraison et 0/20 en bon sens, sauf si tu m’affirmes que tu n’exiges pas l’institutionnalisation de l’évaluation que tu préconises, auquel cas c’est du 20/20 en bon sens. Tout est relatif.

Philippe, une précision pour être certain que nous parlons de la même chose. Dans les 3 posts concernant ce sujet, mon postulat est toujours le même ; l’affirmation, de la prépondérance et du caractère souverain, absolu du suffrage universel qui dès lors s’impose à tous.

Or ce suffrage universel nous IMPOSE un code de conduite rassemblé dans la Constitution, qui nous détaille le modus vivendi, et operandi pour tout ce qui touche à la « Charge des affaires Publiques », en particulier la responsabilité des actes du gouvernement et de ses ministres, les attributions de chacun au sein du gvt, le contrôle et la sanction.

Il découle de cette répartition constitutionnelle que la responsabilité de actes du gvt (donc à fortiori de l’évaluation des ministres) est du ressort du président, l’évaluation de la politique gvtale de celui de l’Assemblée. Le contrôle est l’apanage de l’Assemblée et des Institutions ad hoc. La sanction politique revient à l’Assemblée (motion de censure) et la formalisation de la sanction pénale, tout comme sa mise en œuvre, attribuée à la Justice, à la condition d’être saisie par l’Assemblée ou les Institutions ad hoc. Mais au final le suffrage universel reste prépondérant, elle, seule, peut défaire tout ce beau monde.

C’est, fort de ce contrat que nous avons tous souscrit, que je me permets de dire NON.

Non sur le fonds. Cette évaluation existe déjà, à charge pour celui ou celle à qui incombe cette tâche de le faire correctement, mais question : Est ce vraiment la qualité de l’évaluation qui indispose ou le fait, que la politique générale menée, ne corresponds pas aux attentes ? …

Non, sur le fonds. Tout ce qui est issu du suffrage universel doit conserver son caractère sacré, alors des ministres issus indirectement du suffrage universel soumis à l’arbitrage de la sphère privée porteuse d’aucune légitimité. C’est simple, NON catégorique.

Non, sur la forme. Les critères, laissons au président ses prérogatives. En effet, il n’y a aucune certitude, ni de garantie quand à l’honnêteté des critères susceptibles d’être retenus et ce qquesoit soit la méthode. Si c’est le privé, c’est très corruptible, si ce sont les élus, alors là n’en parlons pas. Ils se crêpent le chignon à longueur de cession parlementaire sur ces politiques, c’est être d’un optimisme benêt que de penser obtenir d’eux un consensus sur une batterie de critères d’évaluation. Référence Insee et ses diverses batteries de critères sur l’emploi ou le non emploi, c’est comme on veut.

En conclusion, même si ça part d’une bonne volonté (j’en doute), la base de l’argumentation made in déraison (rappel;manière de penser, d’agir contraire au bon sens), accouche forcément d’une très mauvaise idée.

Il n’y a pas à institutionnaliser l’évaluation, elle l’est DÉJÀ.

Je rajoute que la source de tous nos maux vient de la défaillance du Contrôle Institutionnelle mais là, il faudra bien, un jour, se décider à faire, institutionnellement, qqchose.

Néanmoins, c’est OUI, si cela reste une initiative privée ancrée dans le giron privée à la manière des instituts de sondage (mais si personne ne l’a créé à ce jour, je me doute bien qu’il y a un os qqpart). Et là, dans cet univers privé, tout tes arguments ainsi que ceux des partisans de l’évaluation retrouvent toute leur saveur.

Philippe, faut pas mélanger les torchons et les serviettes.

Par Philippe le 12 janvier 2008 at 13:26

Aorai, je comprend mieux ton dernier raisonnement qui est parfaitement logique. Mais tu décris le fonctionnement des institutions existantes et tu t’en fais le défenseur. La seule différence entre toi et moi, c’est que tu dis que le dispositif existant suffit, alors que moi, je dis qu’il faut aller plus loin. Je te répête que le Canada va plus loin. Est ce que celà veut dire que ce Pays est dans l’erreur ?

Pourquoi de nombreux pays ont éprouvé le besoin d’aller plus loin dans la définition d’une stratégie et d’une évaluation ? C’est parce que, justement, ils étaient dans la même situation que la France actuelle : déficit public, endettement gigantesque, protection sociale en faillite, système éducatif peu performant, recherche publique en déshérence… Et pourtant, sur 30 ans, en France, les électeurs ont fait le choix d’équipes gouvernementales différentes et les ont sanctionné… Mais celà n’empêche que la situation de la France est catastrophique. Quand un Président de la République vient nous dire que les caisses sont vides, c’est bien le constat que les politiques publiques menées jusq’uà présent n’ont ps été performantes, par lacheté, par paresse, par manque d’audace, par manque de rigueur, de persévérance, par des erreurs sur les mesures à prendre… ou je ne sais quoi.

Comme dirait Blair, il n’y a pas des politiques de gauche ou des politiques de droite. Il y a des politiques qui marchent et d’autres qui ne marchent pas.

Et c’est là, justement, que les structures d’évaluation ont leur rôle à jouer. D’ailleurs, la Polynésie est allé en chercher, un, d’organisme d’évaluation : standard and poors ( malgré le taui, l’évaluation de la situation de nos finances publiques s’est poursuivie). Mais on pourrait citer moody’s… Je me rappelle aussi que Vanfasse avait commis un rapport d’évaluation confié à un organisme privé lorsque le Taui est arrivé au pouvoir.Quand tu poses le postulat que le privé est corruptible, celà n’engage que toi. Et le public, alors ? Moi, j’ai plutôt lu que beaucoup de gouvernements de par le monde étaient corrompus. C’est même là un organisme privé, transparency international, qui les évalue !

Et dire que des boites sérieuses comme des grosses boites comme le Boston Consulting group, Ernst and Young… sont des entreprises corruptibles, ce sont des affirmations gratuites.

En fait, les choses sont simples. Quand on veut conduire des politiques efficaces, on les élabore dans ce sens (tout ce qui est efficace doit être mesurable au plan quantitatif ou qualitatif) et on n’a pas peur d’évaluer. Encore une fois, c’est de plus en plus ce qui est fait dans le monde anglo saxon ou scandinave. De nombreux gouvernements souscrivent activement à cette règle. A ce qu’il me semble, le mieux n’est pas l’ennemi du bien.

Par hinanui le 12 janvier 2008 at 17:41

tout à fait d’accord, le mieux n’est pas l’ennemi du bien!!!!

Je suis pas plus défenseur que ça de la Constitution. Le Contrôle y est très défaillant. J’aspire à beaucoup mieux. En attendant, comme dans toute société, nous avons besoin de certitudes, je suis donc légaliste par défaut. Si l’on commence à s’autoriser des largesses avec ces règles là, c’est ouvrir la boite de Pandore, va savoir ou ça peut mener, comme dirait Sarko tout devient possible, et je précise, surtout le pire.

De plus je suis simplement intimement persuadé que l’évaluation ne peut pas rêgler le problème, parceque nous sommes dans le domaine des préférences de projets politiques.

Prenons, les cotisations sociales, suivant la couleur des élus, certains plébisciteront l’augmentation quand d’autres préfèreraient sa suppression, dans les 2 cas, si c’est bien géré, l’évaluation conclura à l’excellence. Par contre, pour nous, l’appréciation de la chose sera tout autre, selon la sensibilité politique de chacun. D’où mon interrogation ; « Est ce vraiment la qualité de l’évaluation qui indispose ou le fait, que la politique générale menée, ne corresponds pas aux attentes personnelles ? ».

Autre point, l’évaluation ne permets pas de débusquer les détournements de fonds public, un tableau de bord reste un tableau de bord, par contre, le contrôle oui, or, c’est ce qui m’intéresse. J’accepte que la politique menée par la majorité soit contraire à mes aspirations, mais je refuse qu’on se serve dans la caisse. Je veux donc un flicage du moindre centime et pour cela, point d’évaluation mais un vrai contrôle réactif.

Sinon, c’est évident, l’évaluation est une aide nécessaire, mais pour ce cas de figure-ci, c’est très particulier, on peut se plaindre, on peut suggérer mais en dernier ressort c’est à celui que le peuple a élu de faire correctement son job. Voilà, ceci dit, j’ai plus rien à préciser, donc cela clôt mes interventions sur ce sujet. Merci pour l’échange.

 

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