Soyons simples !
Par Noindep, vendredi 2 novembre 2007 à 15:04 :: General
Il a fallu quelques semaines à O. Temaru pour se réapproprier sa fonction et reprendre ces bonnes vieilles habitudes. Celles qui consistent à faire dos à la République, à lui rappeler son passé immoral, et à la soumettre à nos exigences. Son jeu de la chaise vide entend bien faire remarquer à la France, qu'en dehors des frontières hexagonales, toute intervention relève de l'ingérence, que C. Estrosi accepte en bon diplomate sans critiques. Cette fierté locale est coutumière des collectivités ultramarines, parasitées par l'impudeur de l'Etat à arroser ces terres expatriées de son progrès, qui aujourd'hui entend l'oublier à coup de distributions numéraires.
C'est cette vision cacophonique et à la fois embarrassante que les indépendantistes nous servent, celle de vouloir sans cesse rappeler que la Polynésie est d'abord Polynésienne, et française ensuite, et qu'en terre Outre-mer, l'indiscipline est de rigueur. O. Temaru le premier, absent de toutes rencontres du secrétaire d'Etat, sans doute le ministre de l'outre-mer le plus déterminé à réconcilier la Polynésie avec son histoire. Le recueil sur la tombe de Pouvanaa a Oopa est un symbole fort.
Oscar Temaru préfère irriguer son champ électoral pour la prochaine récolte de janvier, avec de l'engrais Républicain, en oubliant qu'il est le président de tous les Polynésiens. O. Temaru n'a aucune envie de faire avancer les choses, ni de reconnaître l'histoire, ni d'accorder ne serait-ce qu'une chance à la République de se racheter. La politique qu'il mène est vouée à l'échec, puisque sa pensée politique est figée sur les années CEP, et s'inscrit dans une volonté de sanctionner la France en la chassant de la Polynésie. Et après ? Que propose t-il ?
Personne n'est capable d'apporter une réponse sincère, puisque les indépendantistes eux-mêmes n'espèrent pas l'indépendance. C'est une dynamique politique infinie que de vouloir ce qui n'arrivera jamais. On tient en haleine les plus fragiles, et l’on se crée des ennemis permanents. C'est ainsi que l'UPLD survit de son existence, et pas autrement.
Les autonomistes, à l'instar de G. Flosse le savent, mais les indépendantistes se réclamant de représenter la base sociale sont des fabuleux leaders d'opinions. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'électorat de O. Temaru réunit les exclus de cette croissance qu’il qualifie d’autonomiste, en fustigeant les autonomistes et la République d’avoir fait évoluer le coût de la vie, et de créer une fracture sociale en Polynésie, alors que les indépendantistes participent depuis leur existence au pouvoir à créer une inflation sociale. Rien de plus, rien de moins...