Décoloniser : qui et quoi ?
Le discours idéologique du Tavini-ex Front de libération de la Polynésie est rôdé et structuré : il est vrai que le droit international pose des principes. En vertu des articles 1er et 55 de la Charte des Nations Unies, il en est ainsi du respect du principe de ” l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes”.
Dans nos précédents billets, nous avons déjà dénoncé le gouffre entre la beauté logique d’un “discours absolutiste” et “l’opérationnalité” d’un tel discours pour la Polynésie contemporaine. Mais il n’en reste pas moins que ce discours pose des questions redoutables pour nos “souverainistes”. D’ailleurs, pour répondre à titre humoristique au discours récent d’Oscar TEMARU à l’Assemblée de Polynésie française, nous sommes tous des souverainistes, puisque même les autonomistes sont pour le maintien de la souveraineté…française !
Plus sérieusement, et en guise de tautologie introductive, on décolonise une colonie. Mais quel type de colonie sommes-nous et quel type de colonisation subissons-nous aujourd’hui ? Cette caractérisation est importante, car, à partir de là, peuvent s’esquisser des options institutionnelles, notamment le degré d’indépendance ou de souveraineté à adopter pour notre Pays. Par exemple, un statut de Pays associé à la France peut-il être reconnu sur le plan institutionnel ? N’a-t-on pas d’autre choix que de devenir ou non un État souverain ?
Autres questions :
- Qu’est ce qu’un peuple ou une nation aujourd’hui ? Qui est le titulaire de l’auto détermination ? Les récents discours radicaux et inquiétants de responsables du Tavini prouvent bien que la réponse à cette question n’est pas claire et varie selon la conjoncture politique, avec des alternances de modération et de radicalisation du discours de nos “souverainistes”.
- Question connexe : quelle “identité” reconnaitre ? Il ne s’agit pas seulement d’interroger notre pluri-ethnicité, mais aussi de s’interroger sur la réponse des habitants de nos différents archipels à cette question. On pense notamment aux marquisiens. Par exemple, l’application du premier principe ne risque-t-elle pas de conduire à une sécession en vertu d’un autre principe, à savoir le principe de l’intégrité territoriale (art. 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies) ?
Je livre ces premières questions à votre sagacité, notamment à celle de nos amis “souverainistes”….
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Commentaires
Décoloniser : déjà le mot du titre fausse le débat.
Il y a colonisation dans le cas ou les primo-habitants sont maintenus dans un état d’infériorité par rapport à la nation colonisatrice, c’est-à-dire réduit à la botte des colons sans pouvoir de décision et sans exercice de la citoyenneté (notamment sans droit au vote et sans accès aux fonctions de direction administrative et aux responsabilités politiques).
Ce fut le cas en Afrique occidentale, en Algérie, au Viêt-Nam avant l’indépendance de ces pays, ce n’est pas le cas en Polynésie ou les habitants sont des citoyens français à part entière avec le droit de voter et de se présenter comme candidat à toute les élections, avec le droit de libre circulation sur l’ensemble du territoire français et par là même européen, avec le droit de postuler à n’importe quelle responsabilité administrative à condition de réunir les compétences du poste.
L’utilisation du mot « colonisation » est ouvertement abusive et elle se retrouve systématiquement dans la bouche des leaders indépendantistes et populistes de toute région et pas seulement en Polynésie.
Chaque peuple a le droit à l’autodétermination, mais parler de colonisation dans le cas de la Polynésie est totalement abusif et populiste, bien à l’image du Tavini.
Décoloniser : déjà le mot du titre fausse le débat.
Il y a colonisation dans le cas ou les primo-habitants sont maintenus dans un état d’infériorité par rapport à la nation colonisatrice, c’est-à-dire réduit à la botte des colons sans pouvoir de décision et sans exercice de la citoyenneté (notamment sans droit au vote et sans accès aux fonctions de direction administrative et aux responsabilités politiques).
Ce fut le cas en Afrique occidentale, en Algérie, au Viêt-Nam avant l’indépendance de ces pays, ce n’est pas le cas en Polynésie ou les habitants sont des citoyens français à part entière avec le droit de voter et de se présenter comme candidat à toute les élections, avec le droit de libre circulation sur l’ensemble du territoire français et par là même européen, avec le droit de postuler à n’importe quelle responsabilité administrative à condition de réunir les compétences du poste.
L’utilisation du mot « colonisation » est ouvertement abusive et elle se retrouve systématiquement dans la bouche des leaders indépendantistes et populistes de toute région et pas seulement en Polynésie.
Chaque peuple a le droit à l’autodétermination, mais parler de colonisation dans le cas de la Polynésie est totalement abusif et populiste, bien à l’image du Tavini.
Iaorana Le Bop tane ,
Je ne sais pas ce que tu fais dans la vie mais tu devrais partager tes ouragans intellectuels avec un gouvernement, celui qui te tente le plus sinon c’est un gachis de neuronnes.
A mon avis , les plus gros problemes a part celui de trouver 51% ou plus de voteurs pour obtenir notre souverainete resident dans plusieurs faits :
remplacer et financer les services de ‘’souverainete francaise” payes par la France pour assurer la ‘’souverainete Maohi ” :
Education, sante publique , recherches
Defense et securite interieure ( Navy, armee, gendarmes)
Surveillance du territoire, sauvetage en mer
Tout ca va prendre du temps et des fonds mais nous avons un domaine qui n’a jamais ete exploite a 100% : le tourisme qui devrait etre un biz annuel de $1.2Bil apres une re-structuration des sejours ( et quelques prix sur Bora Bora ) et une vraie promotion qui va finalement mettre nos iles sur un piedestal. Puis , nous avons une mine d’or mise en veilleuse par crainte des eglises : le gaming.
Ca n’engage que moi, mais je prefere aller au temple pour remercier le Seigneur de nous avoir aide a donner une vie beaucoup plus decente a notre prochain, voir nos gamins en bonne sante que de me demander pourquoi tant de familles habitent des bidons villes et tant de gamins ne mangent pas a leur faim.
Etre un ”pecheur” pour vouloir faire du bien ou etre un ”pecheur” pour ne pas avoir oser sortir ton prochain de la misere ? Je vous passerai un email si St pierre a un pc, je plaisante !
If you ‘re not a part of the solution, you are the problem !
” trouver son bonheur dans celui qu’on donne aux autres ”
Iaorana Le Bop tane ,
Je ne sais pas ce que tu fais dans la vie mais tu devrais partager tes ouragans intellectuels avec un gouvernement, celui qui te tente le plus sinon c’est un gachis de neuronnes.
A mon avis , les plus gros problemes a part celui de trouver 51% ou plus de voteurs pour obtenir notre souverainete resident dans plusieurs faits :
remplacer et financer les services de ‘’souverainete francaise” payes par la France pour assurer la ‘’souverainete Maohi ” :
Education, sante publique , recherches
Defense et securite interieure ( Navy, armee, gendarmes)
Surveillance du territoire, sauvetage en mer
Tout ca va prendre du temps et des fonds mais nous avons un domaine qui n’a jamais ete exploite a 100% : le tourisme qui devrait etre un biz annuel de $1.2Bil apres une re-structuration des sejours ( et quelques prix sur Bora Bora ) et une vraie promotion qui va finalement mettre nos iles sur un piedestal. Puis , nous avons une mine d’or mise en veilleuse par crainte des eglises : le gaming.
Ca n’engage que moi, mais je prefere aller au temple pour remercier le Seigneur de nous avoir aide a donner une vie beaucoup plus decente a notre prochain, voir nos gamins en bonne sante que de me demander pourquoi tant de familles habitent des bidons villes et tant de gamins ne mangent pas a leur faim.
Etre un ”pecheur” pour vouloir faire du bien ou etre un ”pecheur” pour ne pas avoir oser sortir ton prochain de la misere ? Je vous passerai un email si St pierre a un pc, je plaisante !
If you ‘re not a part of the solution, you are the problem !
” trouver son bonheur dans celui qu’on donne aux autres ”
Tiens , un article interessant concernant la position de l’eglise contre la gaming- question : si on peut depenser autant, on devrait laisser les autres en gagner pas pour aller en vacances, mais pour vivre des emplois crees!
http://www.lemonde.fr/web/articl...
Oscar TEMARU dans ses récents interviews au forum des iles aux Tonga a parlé de “peuple indigène”. Je me demande bien de qui s’agit-il ? Sommes-nous des indiens dans des réserves ? Qui est le peuple “autochtone” ? On manipule des mots pour rester dans la droite ligne de la jurisprudence du droit international, mais veulent-ils dire quelque chose ici ? Nous sommes de plus en plus une société métissée et ce discours n’est plus en phase avec notre réalité. Plutôt que de faire l’idéologie, nous devons analyser notre situation en face et faire le bon diagnostic. J’ai bien peur que ces mots plaqués à une réalité différente nous fasse passer à côté des vraie solutions.
Notre problème principal, c’est notre dépendance économique, commerciale et financière vis à vis de l’extérieur. Il faut d’abord répondre à ce problème
papapenu, l’indépendance est un concept noble, respectable mais c’est complètement utopique et dangereux dans notre cas de figure! nous n’avons aucune ressource propre digne de ce nom. La nouvelle-calédonie a du nickel, c’est déjà un bon point.
Notre économie est sous perfusion. le tourisme, la perle, la pêche sont des secteurs peu performants et qui vivotent.
marc collins a eu un discours dernièrement très juste sur la question touristique. Il faut que le service soit à la hauteur des prix! et c’est pas demain la veille! compte tenu de la fainéantise de certains professionnels ou en charge de la promotion dans ce milieu malheureusement!
A part se pavaner à l’extérieur aux frais de la princesse , il n’y a rien de bon! Les orientations sont inadaptées.
Si on croit qu’un touriste vient dans un pays car il a besoin de valeurs, de rencontrer un peuple, sa culture , son patrimoine , on a tout faux surtout chez les américains qui ne séjournent en moyenne qu’une semaine environ dans notre fenua et qui constitue un marché de proximité et porteur.
Les honeymooners viennent avant tout pour la beauté, la tranquilité de nos paysages, le côté romantique de la destination. la gentillesse du peuple polynésien est un plus mais ils ne viennent pas pour nos beaux yeux. Le croire est égocentrique et complètement à côté de la plaque.
En revanche, comme le dit fort justement l’actuel ministre du tourisme, il faut créer voire renforcer les nouveaux segments de clientèle avec le tourisme vert, l’écologie et autres.
Mais il ne faut pas se leurrer , ce n’est pas le tourisme qui va pouvoir faire vivre décemment notre population en cas d’indépendance, ni la perle, ni la pêche. Nous sommes trop tributaires de la concurrence mondiale pour la perle , nous manquons de ressources marines pour exporter sur une base régulière, nous manquons de professionnalisme dans le secteur touristique. Ce ne sont donc pas ces trois secteurs qui pourront nous sauver en cas d’indépendance car ces secteurs ne se développeront pas à une grande échelle, il faut être réaliste.
La seule chose positive qu’amènera l’indépendance, c’est la réduction de la cherté de la vie pour les touristes car nos salaires seront dérisoires mais le coût des produits importés sera prohibitif pour la population. Et nous aurons une multitude de mendiants dans la rue malheureusement.
Et alors nous serons vraiment colonisés par les néo-zélandais, les australiens, les yankees et j’en passe!
papapenu, l’indépendance est un concept noble, respectable mais c’est complètement utopique et dangereux dans notre cas de figure! nous n’avons aucune ressource propre digne de ce nom. La nouvelle-calédonie a du nickel, c’est déjà un bon point.
Notre économie est sous perfusion. le tourisme, la perle, la pêche sont des secteurs peu performants et qui vivotent.
marc collins a eu un discours dernièrement très juste sur la question touristique. Il faut que le service soit à la hauteur des prix! et c’est pas demain la veille! compte tenu de la fainéantise de certains professionnels ou en charge de la promotion dans ce milieu malheureusement!
A part se pavaner à l’extérieur aux frais de la princesse , il n’y a rien de bon! Les orientations sont inadaptées.
Si on croit qu’un touriste vient dans un pays car il a besoin de valeurs, de rencontrer un peuple, sa culture , son patrimoine , on a tout faux surtout chez les américains qui ne séjournent en moyenne qu’une semaine environ dans notre fenua et qui constitue un marché de proximité et porteur.
Les honeymooners viennent avant tout pour la beauté, la tranquilité de nos paysages, le côté romantique de la destination. la gentillesse du peuple polynésien est un plus mais ils ne viennent pas pour nos beaux yeux. Le croire est égocentrique et complètement à côté de la plaque.
En revanche, comme le dit fort justement l’actuel ministre du tourisme, il faut créer voire renforcer les nouveaux segments de clientèle avec le tourisme vert, l’écologie et autres.
Mais il ne faut pas se leurrer , ce n’est pas le tourisme qui va pouvoir faire vivre décemment notre population en cas d’indépendance, ni la perle, ni la pêche. Nous sommes trop tributaires de la concurrence mondiale pour la perle , nous manquons de ressources marines pour exporter sur une base régulière, nous manquons de professionnalisme dans le secteur touristique. Ce ne sont donc pas ces trois secteurs qui pourront nous sauver en cas d’indépendance car ces secteurs ne se développeront pas à une grande échelle, il faut être réaliste.
La seule chose positive qu’amènera l’indépendance, c’est la réduction de la cherté de la vie pour les touristes car nos salaires seront dérisoires mais le coût des produits importés sera prohibitif pour la population. Et nous aurons une multitude de mendiants dans la rue malheureusement.
Et alors nous serons vraiment colonisés par les néo-zélandais, les australiens, les yankees et j’en passe!
papapenu, l’indépendance est un concept noble, respectable mais c’est complètement utopique et dangereux dans notre cas de figure! nous n’avons aucune ressource propre digne de ce nom. La nouvelle-calédonie a du nickel, c’est déjà un bon point.
Notre économie est sous perfusion. le tourisme, la perle, la pêche sont des secteurs peu performants et qui vivotent.
marc collins a eu un discours dernièrement très juste sur la question touristique. Il faut que le service soit à la hauteur des prix! et c’est pas demain la veille! compte tenu de la fainéantise de certains professionnels ou en charge de la promotion dans ce milieu malheureusement!
A part se pavaner à l’extérieur aux frais de la princesse , il n’y a rien de bon! Les orientations sont inadaptées.
Si on croit qu’un touriste vient dans un pays car il a besoin de valeurs, de rencontrer un peuple, sa culture , son patrimoine , on a tout faux surtout chez les américains qui ne séjournent en moyenne qu’une semaine environ dans notre fenua et qui constitue un marché de proximité et porteur.
Les honeymooners viennent avant tout pour la beauté, la tranquilité de nos paysages, le côté romantique de la destination. la gentillesse du peuple polynésien est un plus mais ils ne viennent pas pour nos beaux yeux. Le croire est égocentrique et complètement à côté de la plaque.
En revanche, comme le dit fort justement l’actuel ministre du tourisme, il faut créer voire renforcer les nouveaux segments de clientèle avec le tourisme vert, l’écologie et autres.
Mais il ne faut pas se leurrer , ce n’est pas le tourisme qui va pouvoir faire vivre décemment notre population en cas d’indépendance, ni la perle, ni la pêche. Nous sommes trop tributaires de la concurrence mondiale pour la perle , nous manquons de ressources marines pour exporter sur une base régulière, nous manquons de professionnalisme dans le secteur touristique. Ce ne sont donc pas ces trois secteurs qui pourront nous sauver en cas d’indépendance car ces secteurs ne se développeront pas à une grande échelle, il faut être réaliste.
La seule chose positive qu’amènera l’indépendance, c’est la réduction de la cherté de la vie pour les touristes car nos salaires seront dérisoires mais le coût des produits importés sera prohibitif pour la population. Et nous aurons une multitude de mendiants dans la rue malheureusement.
Et alors nous serons vraiment colonisés par les néo-zélandais, les australiens, les yankees et j’en passe!
Hinanui, ia ora na , Le bop KURA ORA,
IL faut mettre la barre haute….. le japon !!???? seul ressource interressante, la matiere grise…… YOUR IMAGINATION…… regarde le develloppement de l’estonie… ha, qu"est qu’ils deposent de brevet dans ces pays……la premiere ressource naturelle , c’est notre Matiere grise….. creativité…..c’est ca le vrai petrol!
Il faut devellopper la creativité a l’ecole…… et la, tu as raison , on doit faire de sacré reformes…… mais s’interresser aussi systeme scolaires des japonais, des estoniens…. entre autre,
mais vous etes sur la bonne voie, car vous y reflechissez, donc vous contribuez….. c’est tres positif
Te aroha ia rahi
Hinanui, l’independance est plus qu’un concept noble, c’est la continuite dans la croissance et l’existence de notre fenua. Ca fait des annees que je hurle sur les incompetences des personnes en charge de notre tourisme. Ils melangent tout , ils ne savent pas ou commencer et les excuses du prix du jet fuel, etc sont bonnes pour justifier leur fiasco. En plus , on avait un ministre qui dit tout haut : Tahiti est loin , Tahiti est cher ” . Tout faux !
Quand on annonce une augmentation de 800 ou 1200 touristes ce mois ci compare a l’annee derniere, ou des details debiles de ce genre , ca m’inquiete. On a l’impression qu’ils sont tous contents de cet exploit. Ca fait a 3 ATN flights !!! A cette allure , notre independance n’est pas pour demain. Pas etonnant que ATN ait decide de voler en solo car s’ils attendaient le GIE pour remplir leurs manu , ils seraient en faillitte depuis longtemps donc pour survivre , ATN offre vers la NZ et l’Australie des stopover a Tahiti 3 nuits avec des prix a partir de $75 par personne . Le meme touriste qui veut rester a Tahiti 7 jours va devoir payer entre $240 et $300 la nuit. What’s wrong in that picture ? Du coup, le taux de Stopover a beaucoup augmente, nos iles paradisiaques , a cause de certains pinheads sont devenus un ‘’stopover” , un comble quand meme !!
Je disais a fa’aterehau tane , 700,000 touristes des UK , 250,000 des US et 25,000 du Canada ‘’survolent” nos iles pour se rendre en NZ et en Australie ! Hello, Tahiti et ses iles sont a 4 ou 5 heures de vol en moins pour le meme prix ou meme moins cheres !!
Keyword : mutation des mentalites qui va entrainer une comprehension parfaite du produit Tahiti.
De GIE fusion/absoption au Schema Directeur et maintenant l’Observatoire du tourisme, le Reve en Couleur , tant de blablabla .” Je leur ai dit que ce n’est pas en cassant le thermometre que vous allez faire baisser la fievre du malade ” .
Marc Collins est celui qui va propulser notre tourisme car il a une tres bonne connaissance de l’internet et il est avide de reussir, en plus , il adore son job ! Re-structurer les sejours, arretez de vendre les 10 - 12 jours chez nous, le touriste s’ennuie et ne revient plus , notre destination devient un ”novelty destination ”. Forger une Mode , a Trend, controler les prix sauvages avec $1000 de plus par personne suivant les agences. 6000 agences de voyages, si chaque agence vendait que 5 packages par mois , ca ferait longtemps qu’on aurait depasse les 300,000 touristes voire 360,000 par an !
Ce n’est pas un secret , je suis independantiste mais tu parles plus que moi d’independance….en plus associee a la ”misere” !! Tu crois vraiment que je me reveille en me disant : super , j’ai hate que mon fenua soit independant, on sera pauvre, un salaire derisoire et tout sera bon marche ?
Quelqu’un du Tavini que je respecte me demandait il n’y a pas tres longtemps; How can we save our fenua and our people ? Je lui ai repondu : ” there is nothing broken for them so , there is nothing to fix ! ils sont heureux tels quels parce qu’ils sont dans une certaine zone de confort ou ils ont perdu espoir d’avoir plus dans la vie. Ce sont ces deux categories qui sont les voteurs et pour convaincre cet electorat , il faut que l’independance Rajoute des benefices a ce qu’ils ont deja aujourd’hui, et ce , a longterme dans tous les domaines. Forger une industrie et non pas le second pillier economique de notre pays. Construire pour remplir , pas pour beneficier de la loi Girardin et Flosse sur les investissements dans l’espoir de revendre pour se faire des benefices enormes.
”Accueillir sans se faire envahir, offrir sans se sentir depossede”. Ne vous genez pas pour nous envahir, notre pays ne se plaindra pas. Les seuls qui sont excellents sont les agents de voyages en France et je les admire,le reste ….
Je suis sûre qu’Oscar TEMARU aurait pu être un bon autonomiste plutôt qu’un indépendantiste déconnecté de la réalité économique et sociale avec 40% des électeurs derrière cette idée fausse de bonheur! L’indépendance, c’est du pur suicide!
J’ai posé à plusieurs reprises sur ce site des questions à des indépendantistes. Qu’est-ce que l’indépendance nous apportera de plus que maintenant? Rien si ce n’est la dégringolade avec 150 milliards en moins à trouver pour financer notre éducation , notre santé, notre emploi, notre justice , notre sécurité et j’en passe! Je n’ai jamais eu de réponses claires et argumentées de la part des indépendantistes!
L’argent ne fait pas le bonheur mais y contribue, il faut arrêter l’hypocrisie dans ce domaine de gens qui disent qu’ils peuvent vivre uniquement de taro et de fei au XXIème siècle!
Serons-nous dignes dans le misérabilisme? Souhaitons-nous avoir des mendiants , à volonté , dans nos rues sous prétexte de souveraineté obtenue? pour qui ? pourquoi? la population souffrira bien plus que maintenant? sommes-nous suicidaires? Il y en a 40% qui se persuade que ce sera mieux sans être capable de faire la démonstration par a+b que ce sera vraiment mieux! c’est cela le danger , de suivre comme des moutons une idée si noble soit-elle sans apporter la démonstration que notre peuple ne mourra pas de faim!
c’est cela que je récuse avec l’indépendance, c’est le chaos
assuré!
celui ou celle qui démontrera sérieusement que l’indépendance est un plus, je signerai les yeux fermés en faveur de l’indépendance! jamais, cette analyse pourra être faite, c’est pour cela que je n’ai jamais eu de réponses sur ce site à mes nombreuses questions aux indépendantistes?
alors , papapenu, c’est bien d’être pour l’indépendance parce qu’on est bien avec telle ou tel représentant à l’assemblée mais cela ne suffit pas pour hypothéquer l’avenir de tout un peuple à cette cause irréaliste dans notre configuration tropicale! Nous ne sommes pas les etats-unis.
regardes simplement ce qui se passe aux iles cook, au vanuatu, à tonga, aux îles salomon . Je ne les envie pas et je comprends qu’ils nous envient à chaque fois qu’ils se rendent dans notre fenua! et ils ont raison car ils ont vécu l’indépendance!
Ils sont bien placés pour sentir la différence et surtout leurs populations condamnées à la misère pendant que les dirigeants se pavanent dans des forums à n’en plus finir qui n’apportent rien de concret à leurs conditions de vie . C’est cela la stricte vérité et la désolation de ces populations qui souffrent en silence par dignité !
Hinanui , n’avance pas ce que tu ne connais pas. Je suis independandiste depuis tres longtemps , j’ai quitte le fenua en 1986 et depuis , jamais la France n’a mis un repas sur ma table, pas comme tu dis parce que je connais un ou une representante a l’assemblee !!.
Je dois etre le plus independant des independantistes. Je vais te repeter encore pour la derniere fois et peut etre que tu comprendras : ni toi , ni moi allons decider si oui ou non , notre fenua deviendra independant. Ni toi, ni moi pourront empecher le peuple le jour ou il decidera d’etre independant ! tu me suis maintenant ? Tu contredis pour contredire , tu attaques pour attaquer , relis bien mon billet ensuite relis tes arguments depuis 3 / 4 mois , les memes choses reviennent tout le temps.
Alors Hinanui , c’est bien d’etre Tahoera’a parce que tu connais tres bien les elus tahoera’a, surtout un mais je ne te critique pas pour ca !
On a des mendiants, des clochards , prostitution et de la misere depuis 20 ans , on n’a pas besoin d’etre independant pour ca. Va au marche de Papeete et tu verras.
Il y a 40% qui ont attendu depuis des decennies pour exister dignement et ceux la ont ete rejetes par les gouvernements precedents .
Pour conclure , si notre independance va nous amener une vie comme au Vanuatu ou aux Cook, je n’en veux pas.
Sweet Heaven, tu entends le mot independance et tout de suite , tu penses a ces iles que tu a du cite au moins 10 fois depuis 4 mois !!
Le suicide est ce que Estrosi nous pousse dans la gorge.
En attendant, defend notre autonomie qu’on va perdre dans peu de temps au lieu de t’inquieter a propos de l’independance qui n’est pas pour demain .
Hinanui, si tu veux que, dans 20 ans, le tahitien ne soit plus chez lui dans son propre pays, continue d’être autonomiste et de perdre ton temps à nous bassiner avec tes reproches sur OT et l’indépendance. Si Oscar s’active pour l’indépendance, c’est pour empêcher que son peuple soit noyé comme les kanaks en Calédonie
Tout peuple légitime aspire à son émancipation, c’est comme ça c’est dans les gènes de tout humain. Mais au lieu d’attendre que cela nous tombe sur le coco à l’improviste, il vaut mieux que tous les partis du fenua reconnaissent et acceptent cette fatalité et mettent tout leurs efforts pour construire et développer ce pays avec l’aide de la France ( réinscription de la polynésie sur la liste des pays à décoloniser ) sur une période de 20 à 30 ans.
Les japonais, pour développer leur pays, ont construit des grands bateaux et sont allé chercher la matière première (minerais, pétrole etc…) hors de leur pays. Nous, on a la mer , la houle, le soleil, le vent comme matière première à utiliser pour développer notre pays, tu vas pas me dire que l’on ne peux rien faire avec çà..hein !! Alors maintenant prends ta plume et attache toi plutôt à encourager Oscar et à pousser les politiques à penser plus au développement qu’à leur poche et aussi encourager les jeunes à étudier pour construire leur pays. Voilà et arrête de te lamenter car ton pays sera tôt ou tard indépendant que tu le veuille ou non.
Le raisonnement en matière touristique de papapenu est intéressant. Je comprend bien que, en bon indépendantiste réaliste, il souhaite que notre Pays accueille 500 à 700.000 touristes par an, au lieu des 200.000, niveau où l’on végète depuis des années. En effet, le triple de touristes, celà fait 140 milliards de francs de recettes touristiques, soit, comme pas hasard, le même montant, à peu près, que le montant des transferts publics de l’Etat ( 140 à 150 milliards de francs par an).
En fait, pour être plus exact, il faudrait 750.000 à 1.000.000 de touristes pour espérer arriver à une certaine autonomie économique, puisque, actuellement, nous avons déjà 42 milliards de francs de recettes avec 220.000 touristes par an. Et on voit qu’actuellement, celà est loin de suffire.
Mais première remarque. On pourrait se dire, fastoche, on peut passer un nouveau seuil. Mais pourquoi, justement, stagne t-on à 220.000 touristes depuis des années, et, que en 40 ans de tourisme, nous sommes péniblement passés d’un seuil de 100.000 touristes à 200.000 touristes ?
Deuxième remarque. Papapenu semble privilégier un objectif quantitatif et vouloir capter n’importe quel type de touriste pour la Polynésie. Mais ce qu’on va gagner en “quantité”, on risque de le perdre en “qualité”. En effet, quand on prend les chiffres du tourisme aux Fidji, on constate qu’ils reçoivent 600.000 touristes, mais celà leur rapporte le même montant que nous. Celà veut dire qu’un touriste qui vient en Polynésie “vaut” trois touristes qui vont aux Fidji. Ou en d’autres termes, nous recevons déjà l’équivalent de 600.000 touristes de “type fidji”.
L’exemple de Rarotonga est tout aussi révélateur. Cette ile reçoit 70.000 touristes, soir plus de quatre fois la population des cook. Mais ces touristes vont dans des pensions, des motels ( souvent détenus par des néo zélandais) et dépensent à tout casser de l’ordre de 10 à 12.000 F CFP par jour, bien loin des 30.000 F CFP par jour que dépensent “nos” touristes.
Il faut donc choisir ce que l’on veut. Des touristes ” à haute contribution” ou du tourisme de masse ? Faut-il faire du tourisme durable ou du tourisme à la hawaiienne ?
A mon avis, la vraie question c’est que les touristes qui viennent chez nous en aient pour leur argent. On en est loin. Ils sont pris pour des pigeons à plumer ( il faut dégarnir leur porte-feuille à tout prix). On en vient toujours à ce fameux rapport qualité-prix. En ce sens, je suis tout à fait d’accord avec ce qu’a dit le Ministre Marc COLLINS. Il a raison de taper dans la fourmilière et le “ron-ron” autosatisfait du GIE tahiti tourisme. Assez de théories fumeuses pour masquer la médiocrité des résultats. Professionnalisme et efficacité à tous les étages. Il a prouvé qu’il sait faire du “business”. Aux autres d’en faire autant.
Hotutea : au point où on en est, il vaut mieux “très tard” que tôt… Je ne partage pas du tout ton “fatalisme” très polynésien, car il n’y a pas de fatalité en ce bas monde. Tu as l’air de savoir ce que tu veux. Encore faut-il que tu t’en donnes les moyens. Tu veux construire notre indépendance en 30 ou 40 ans ( c’est déjà bien, car Oscar veut signer à 15 ans !!!). C’est tout à fait louable et c’est bien la preuve que tu n’es pas fataliste.
Alors, comment ? Papapenu affiche un objectif touristique très ambitieux. C’est une idée. mais comment ? On en reparlera dans 10 ans…
Notre pêche et et notre agriculture ne sont pas dans le coup. Comment y remédier ?
Notre perliculture ne se porte pas bien. Pourquoi et que faut-il faire ?
Le noni est en train de s’évaporer. Que font les américains ?
Notre vanille est hors de prix. What’s the problem ?
Notre industrie agro-alimentaire se meurt because “mondialisation”. Que faire ?
Alors, tu parles du Japon. Oui, ils ont fait des guerres pour agrandir leur espace vital et leur manque de matières premières. Ensuite, ils ont copié l’occident. Ensuite, ils ont innové en faisant mieux que les occidentaux et ont tout misé sur l’exportation. Ensuite, ils ont investi tous azimuths ( Etats-Unis, Europe, Chine, Asie…) Peut-on suivre leur chemin, alors que nous sommes 250.000 et eux 120 millions ? Peut être, dans une certaine mesure. Mais nous, on se protège et on ne croit pas en l’exportation. Why ?
Alors, les énergies renouvelables. Oui, dans une certaine mesure. Finançons déjà les investissements. Et encore faut-il qu’à la sortie, il y ait une clientèle solvable qui puisse la payer. Mais on règle une partie seulement de notre approvisionnement énergétique ( 20 % ? 30 % ?), car ce n’est pas demain la veille que nos bagnoles marcheront au vent ou à l’énergie de la houle… Et le reste ?
Mais je suis d’accord avec toi pour dire : priorité à l’indépendance économique. Ne mettons-pas la charrue avant les boeufs et dans 30 ans on en reparlera…car l’art est plus difficile que le discours. Et puis, arrêtes d’être fataliste, car je vois que tu ne l’es pas !
“Les acteurs du tourisme cherchent à se persuader eux-mêmes qu’il suffit d’attirer les touristes…, et qu’il seront contents de leur séjour malgré les prix élevés et la qualité douteuse des services, malgré l’absence d’animation générale”… C’était en… 1981 ( cf la Dépêche dimance du 14 octobre 2007).
“Mais les touristes américains quittent le territoire en jugeant Tahiti comme un beau pays cher où l’on s’ennuie et ne reviennent jamais.1,5 % de récidivistes, c’est la ridicule moyenne générale…”. (idem)
1981 : 100.000 touristes. 2007 : 220.000 touristes. Soit en 25 ans, 120.000 touristes en plus. Soit à peine 5000 touristes de plus par an en moyenne annuelle sur la période. Alors vouloir atteindre 300.000 touristes à court terme… A ce rythme, on y est en 2015…
J’entendais hier soir le Président du GIE Tahiti tourisme nous dire : il faut du tourisme répétitif. Le même discours à 25 ans de distance… et le résultat est toujours aussi dérisoire ! Parole, parole…
D’accord avec toi Georgio. On ouvre la ligne ATN / NY-Tahiti avec les ”genies” de Saatchi& Saatchi. On paie $3.8Mil pour les engager pour la communication, et, sur leur site, ils annoncent 15,000 touristes la premiere annee et 30,000 la seconde. Resultats: moins de 5000 touristes la premiere annee, le contrat est annule ! Fired !
Pour $3.8Mil qui est enorme pour nous mais une goutte d’eau pour Saatchi, on se retrouve avec 11,000 clients et UN des produits parmi les 25,000 de leur catalogue !
Quel est le pays a 8 et 12 heures de Tahiti qui fournit le moins de touristes malgre que leur budget annuel de $4.2 en 2005 et $3,2Mil en 2006? Celui qui a le plus de touristes au monde : les USA.( 10 employes) Mon pauvre fenua dans les mains de gens qui gagnent 3 a 6 fois le smig a rien glander !
A mon avis, le siège de Papeete du GIE Tahiti tourisme est aussi responsable. Une fois, je suis allé dans leurs bureaux sur le front de mer, j’ai vu des tas de gens dans les bureaux. Ils sont combien à y travailler ? Je serais bien curieux de savoir comment ont évolué les effectifs de ce GIE. Moi, j’ai l’impression qu’ils consomment de plus en plus d’argent pour “fonctionner”, mais que leur impact sur le terrain est de plus en plus faible.
Je pense que le Ministre businessman doit se dire que ce n’est pas à des fonctionnaires de faire de la promotion. Il faut confier celà à des spécialistes qui se bougent réellement. Je me demande même s’il ne faut pas travailler en direct avec les tours opérateurs et supprimer ce GIE qui coûte qand même plus de deux milliards de francs par an !
Je vais recentrer un peu les commentaires (et relevé le niveau!) en reprenant les questions du Bop:
> "Qu’est ce qu’un peuple ou une nation aujourd’hui ?"
Question difficile. J’aimerais donner 2 exemples, pour élaguer la réponse:
1) Taiwan. Langue parlée: le Mandarin (la même langue que la Chine métropolitaine), mais avec une monnaie propre (le dollar Tawainais $NT), un système politique indépendant, un système judiciaire propre (avec ses propres lois, et sa cour de cassation), sa propre armée, et son propre passeport (encore libellé "République de Chine"). Pourtant: pas de siège à l’ONU!!
2) Andorre. Langue officielle: le Catalan (langue parlées: français et espagnol). Pas de monnaie officielle: l’Etat ne frappe pas monnaie (ses propres euros), mais utilise la monnaie (fiduciaire) des autres Etats. Pas d’armée non plus. Le système politique est "hybride": 2 chefs d’Etats (un religieux…l’autre étant le Président de la République Française!), mais un système politique indépendant avec un Premier Minister élu. Sytème judiciaire: propre, avec sa propre cour de cassation, et ses propres lois votées par le Parlement. La nationalité/le passeport Andoran existe.
ET: siège à l’ONU, Andorre est un pays.
Donc je suppose, à la lumière de ces exemples, que les critères sont (par ordre croissant d’importance):
1) un système politique indépendant avec ses propres représentants élus (en constitution en assemblée ou non). Les décisions & pouvoirs politiques doivent être indépendants (sur le papier) de l’influence de tout autre pays (quelque soit la ou les personnes qui représentent la plus haute fonction du pays! On retrouve la même ambiguité avec, par exemple: la Reine d’Angleterre, présidente de la Nouvelle-Zélande, pays indépendant — il y a d’autres pays dans le même cas). [Si le Président de la République devient incapable de dissoudre l'Assemblée Territoriale: on y est! Même si il reste "à la tête de la Polynésie" sur le papier: ça passe!].
3) un système judiciaire complet, avec la partie "law enforcement" (= police rattachée à ce système judiciaire). [Il ne manque plus: qu'une cour de cassation pour la Polynésie, de foutre des uniformes locaux aux gendarmes et policiers, de virer le Haut Commissaire et c'est bon; même pas besoin de constitution].
4) édification du code la nationalité (et du passeport). [C'est pas compliqué à faire faire par l'Assemblée Territoriale].
5) reconnaissance internationale [soit par auto-proclamation & guerrilla...soit d'une manière plus civilisée: par référendum].
6) le siège à l’ONU (c’est une conséquence directe du 5).
Voilà! (^^;) Il y en aura au moins eu 1 qui ait pu répondre…
Aujourd’hui vous pouvez tuer les plus gros mythes qui continuent de subsister dans la tête de certains:
* pas besoin d’avoir sa propre "identité" ou "culture" ou "langue", unique ou non, pour être un pays; (désolé les gars…)
* pas besoin de frapper sa propre monnaie pour être un pays;
* pas besoin d’avoir sa propre armée pour un être un pays.
> "Qui est le titulaire de l’auto détermination ?"
Réponse dans l’article 53 de notre constitution: "Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées".
> "l’application du premier principe ne risque-t-elle pas de conduire à une sécession en vertu d’un autre principe, à savoir le principe de l’intégrité territoriale (art. 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies) ?"
Tout à fait, on a un précédent!! Je vous renvoie à l’indépendance des Comores: Mayotte "ayant fait sécession". Cependant, cette sécession a été considérée illégale à plusieurs reprises par l’assemblée générale de l’ONU (résolutions n°3385 du 12 novembre 1975, n°31/4 du 21 octobre 1976 — il y en a 21 en tout). Quoi qu’il en soit, vous pouvez fantasmer sur la possibilité des Marquises de rester français…vous déménagez quand? (^0^)
Cette phrase est intéressante et significative du propagandisme taviniste.
"Hinanui, si tu veux que, dans 20 ans, le tahitien ne soit plus chez lui dans son propre pays, continue d’être autonomiste et de perdre ton temps à nous bassiner avec tes reproches sur OT et l’indépendance. Si Oscar s’active pour l’indépendance, c’est pour empêcher que son peuple soit noyé comme les kanaks en Calédonie"
Outre qu’il y ait la dedans un léger relent de racisme vis à vis des "popa’a" ou d’autres arrivants de l’extérieur, elle s’effondre sous son propre poids, en effet, si les kanaks d’aujourd’hui risquent d’être « noyés », ce n’est plus par l’arrivée massive de métropolitains, mais plutôt par l’arrivée de travailleurs à bas coût en provenance d’Asie et amenés là par la compagnie canadienne qui a contractualisé l’exploitation du nickel.
Pour la Polynésie, c’est la même chose, dès que l’activité économique nécessitera l’utilisation d’une main d’œuvre pas chère et qui bosse sans rechigner on verra débarquer des centaines de gens d’Asie, d’Indes ou des Philippines trop heureux de trouver ici un boulot.
Quant aux cadres « faranis », ils seront remplacés par des cadres australiens, néo-zélandais ou japonais, Temaru ne propose rien de mieux, mais le « popa’a farani » est un bouc émissaire tellement facile.
Iaorana Dany
En PF : 5550 chambres , hotelerie, petite hotelerie, guest houses , cruises .
En double occupancy , disons 10,000 par semaine x 52 semaines = 520,000 touristes par an .
Papapenu a fait des digressions touristiques certes intéressantes, mais qui nous a fait effectivement dévier du billet de lebop. Et je rejoins tout à fait jcn50. Le cathéchisme institutionnel du Tavini n’est pas clair. Derrière les grandes formules qui reprennent les grandes déclarations et les grands principes internationaux, il y a beaucoup d’interrogations.
Les exemples de jcn50 montrent bien qu’il n’y a pas d’évidence et qu’il n’y a pas de règle générale. Il n’y a pas un cadre dicté par le droit international et qu’il faut appliquer. Sur le plan institutionnel, il faut évoluer en fonction d’une bonne compréhension de notre réalité. On ne peut pas dire qu’ici, il y ait du colonialisme économique de l’Etat français. Il n’exploite pas de manière éhontée nos ressources ou nos mines. Il n’exploite pas la main-d’oeuvre polynésienne. Il ne “pille” pas nos richesses.
Bien au contraire, notre “colonie” coûte plus à l’Etat qu’il ne lui rapporte. La preuve : une grande partie des transferts de l’Etat servent à nous aider dans notre développement. J’ai rarement rencontré des “colonisateurs” aussi généreux…
Il y a donc des termes qui ne sont pas du tout adaptés : colons, colonie, décolonisation, peuple indigène… C’est de la communication biaisée destinée à tromper l’opinion internationale ignorante de notre réalité. Mais le Forum du Pacifique n’est plus dupe. De nombreux responsables sont venus en Polynésie et ils voient bien que la descrption de notre Pays qu’en fait Oscar TEMARU est grossièrement mensongère.
papapenu et hotutea, on fait partie du peuple alors dire qu’on a pas notre mot à dire est faux à moins que vous ne votez pas! et hotutea de dire que l’indépendance arrivera que je le veuilles ou pas est faux.
car il y a 60% d’autonomistes dans notre fenua mais le problème grave est la mésentente de ces autonomistes qui peut un jour favoriser l’indépendance si la logique démocratique n’est pas respectée. Mais ce n’est pas une fatalité!
hotuarearea et georgio ont raison!
Je continuerai à rester sur ma faim dans le domaine de l’indépendance . personne chez les in dépendantistes n’est capable de faire une démonstration ni analyse sérieuse!
mais je m’en doutais car l’indépendance est un slogan creux, rien de solide derrière!
bref, passons, en espérant que papapenu pourra convaincre oscar de se joindre à gf pour promouvoir l’autonomie s’il a tant l’envie comme il dit de construire son pays.
Teihotu, quand une nation prend le pouvoir sur un peuple ( protectorat en 1840 puis annexion en 1867)sans en demander son avis, c’est pas de la colonisation çà ?
Quand la nation allemande a envahi la France en 1940, c’est pas de la colonisation çà ?
Quand un politique français qui vient de décédé cette année dit qu’il faut absolument blanchir ce territoire, c’est pas de la colonisation çà ?
Quand l’état français ne respecte pas les élus nationalistes de ce pays, ce n’est pas de la colonisation çà ?
Je n’énumérai pas tous les faits de la colonisation dans mon pays, mais je sais que si la France est si généreuse, comme tu l’affirme, c’est justement parce qu’elle ne veut pas perdre ce petit joyau (calédonie et polynésie) qui lui donne presque la suprématie maritime en zone économique exclusive et aussi, accessoirement profiter du marché de consommateurs que nous sommes (marché commun), et surtout aidé les français de France à être bien chez soi ici.
Tu as raison de dire « j’ai rarement rencontré de colonisateurs aussi généreux… »mais tu devrais terminé cette phrase par « j’ai rarement rencontré de colonisateurs aussi généreux pour ses colons » c’est plus juste .
Pour répondre à Gérard, il y a 34 ans, après une dure campagne météo autour de moruroa, notre bateau et nous, avons eu le privilège de faire une croisière de représentation de la France dans la pacifique et avons fait une escale de 3 jour à Nouméa, pendant une journée de libre on est descendu dans la ville avec 2 copains ; je n’ai vu aucun kanak pendant toute la journée, c’est seulement à partir de 18H00 que je les ai vu arriver petit à petit aux alentours de la « place des cocotiers ».Les commerçants étaient en majorité « popaa » et rare étaient les asiatiques. La noyade étaient déjà en marche las-bas, à 19 ans je me suis dit que chez moi ce ne sera jamais le cas, et depuis j’ai toujours voté indépendantiste « ia mana te nuna’a » d’abord puis « tavini » ; Pour te dire que ce n’est pas les travailleurs asiatique la cause de la noyade mais bien les Français (s’ont-ce pas des colons eux ?)
Et pour répondre au questionnement de Le bop ; dès l’élection des nationalistes au future gouvernement (GF et OT) en janvier 2008, discussion avec l’état pour geler au plus tôt le corps électoral en polynésie, inventé avec l’état un statut d’état associé à la France (cela intéressera sûrement le président Sarkozy vu la nouveauté et l’importance du sujet), accord de contrat de développement sur une période de 15 , 20 ou 30 ans puis referendum « voulez vous reconduire le statut d’état associé ou la départementalisation).
C’est tout simple, n’est ce pas ? Alors réfléchissez bien et si vous êtes d’accord, rejoignez nous (hinanui aussi), n’ayez plus peur du mot indépendance et plus on sera, mieux l’on sera écouté par Sarkozy. Bon vote et Bonne année 2008 à tous .
Hotutea, je préfèrerais que tu me parles de la Polynésie française de 2007, ce serait plus crédible. La zone économique exclusive ? Pour l’instant, çà coûte à l’Etat français de la surveiller ( Il le fait même pour la ZEE des iles Cook). Et ce sont nos thoniers qui pêchent dans cette ZEE. Les nodules polymétalliques, on n’en parle plus… Et puis, n’oublies pas une réalité de l’économie moderne : les firmes multinationales. En Nouvelle-Calédonie, ce sont les groupes miniers étrangers qui investissent ces temps ci avec la bénédiction du FLNKS….
Ce n’est pas que j’ai peur de mot “indépendance”, mais c’est simplement que cette option est complètement irréaliste. Votre logiciel est incomplet. Vous faites de l’idéologie complètement déconnectée de nos réalités économiques et sociales. Peut être que le fait de gouverner vous permettra d’être plus réaliste. La gestion d’un Pays est plus difficile que de faire des discours.
Hotutea, je suis entièrement d’accord avec ton paragraphe sur le Nouvelle-Calédonie où je résidais en 1970/71.
Voici, ci-dessous, un document qui t’intéressera :
Extrait du Livre blanc sur la Nouvelle-Calédonie (un document de L’Antenne)
Cependant les colons préfèrent recruter des Néo-Hébridais et, pour le travail de la mine, importer des Tonkinois et des Japonais dès 1891, puis des Javanais à partir de 1896. Les Polynésiens, Wallisiens et Futuniens et originaires des îles de la Société (qualifiés de Tahitiens), seront introduits à partir de 1950, pour travailler sur le barrage de Yaté, et surtout à partir de 1966 lors du boom du nickel. Deux mille
"pieds noirs", rapatriés d’Afrique du Nord, venaient de s’installer en Nouvelle-Calédonie ; le général de Gaulle voulait en implanter trente cinq mille (1). L’utopie de la colonisation de peuplement a la vie dure, et les revendications autonomistes n’ont pu que l’affermir : "Faire du blanc" devint un objectif plus politique qu’économique. Le 19 janvier 1972, le premier ministre Pierre Messmer (2) écrivait la lettre suivante à Xavier Deniau, ministre des Dom-Tom :
" La Nouvelle-Calédonie, colonie de peuplement bien que vouée à la bigarrure multiraciale, est probablement le dernier territoire tropical non indépendant au monde où un pays développé puisse faire émigrer ses ressortissants. Il faut donc saisir cette chance ultime de créer un pays francophone supplémentaire. La présence française en Calédonie ne peut être menacée, sauf guerre mondiale, que par une revendication nationaliste de populations
autochtones appuyées par quelques alliés éventuels dans d’autres communautés ethniques venant du Pacifique. A court et à moyen terme, l’immigration massive de citoyens français métropolitains ou originaires des départements d’outre-mer (Réunion), devrait permettre d’éviter ce danger, en maintenant et en améliorant le rapport numérique des communautés. A long terme, la revendication nationaliste autochtone ne sera évitée que si les communautés non originaires du Pacifique représentent une masse démographique majoritaire. Il va de soi qu’on obtiendra aucun effet démographique à long terme sans immigration systématique de femmes et d’enfants.
Afin de corriger le déséquilibre des sexes dans la population non autochtone, il conviendrait sans doute de faire réserver des emplois aux immigrants dans les entreprises privées. Le principe idéal serait que tout emploi pouvant être occupé par une femme soit réservé aux femmes (secrétariat, commerce,mécanographie). Sans qu’il soit besoin de textes, l’administration peut y veiller. Les conditions sont réunies pour que la Calédonie soit dans vingt ans un petit territoire français prospère comparable au Luxembourg et représentant évidemment, dans le vide du Pacifique, bien plus que le Luxembourg en Europe. Le succès de cette entreprise indispensable au maintien de positions françaises à l’est de Suez dépend, entre autres conditions, de notre aptitude à réussir enfin, après tant d’échecs dans notre Histoire, une opération de peuplement outre-mer.
(1) cf. Le Figaro, 12 décembre 1984.
(2) Claude GABRIEL et Vincent KERMEL, Nouvelle-Calédonie, la révolte kanake. La Brèche, 1985, 238 p., p. 51.
Eh Tartarin et Hotutea, revenez sur terre : on est en Polynésie et on est en 2007. Aller réinterpréter l’histoire de la Nouvelle-Calédonie et exciper un bouquin d’illustres inconnus d’une maison d’édition confidentielle, c’est peut être intéressant, mais complètement hors sujet. Et puis, depuis les accords de Matignon et de Nouméa, de l’eau a coulé sous les ponts en Nouvelle-Calédonie et ils ont les yeux tournés vers l’avenir.
Comme dit l’autre, il faut laisser l’écriture l’histoire aux historiens, car, s’ils sont de vrais scientifiques ( j’exclue donc de cette définition Jean-Marc REGNAULT qui a largement démontré pour qui il roule…) ils voient toutes les facettes de la colonisation, la face “noire” comme la face “blanche”. Surtout que je vous vois venir avec vos gros sabots et c’est un peu nauséabond. Le “blanchissement”, allez demander à Claude Marere ce qu’il en pense…
C’est vrai, Tarascong, que je rappelle de l’histoire ancienne (encore que Messmer, c’est pas si vieux) mais notre histoire actuelle est construite sur l’ancienne et en subit les conséquences. C’est vrai aussi que les calédoniens ont su surmonter cette histoire et qu’ils ont les yeux tournés vers l’avenir. A nous de faire la même chose…
J’ajoute à mon commentaire précédent qu’il serait, en effet, souhaitable de tourner les yeux vers l’avenir comme nos voisins calédoniens, mais sans passer par une période sanglante comme eux…
"Les nodules polymétalliques, on n’en parle plus"
En fait certains en reparlent à cause de la flambée des cours des matières premières, mais comme l’essentiel de la ZEE polynésienne (5 millions de km2) est à plus de 3000 mètres de fond les coûts d’exploitation et les investissements seraient astronomiques.
Quant au tourisme, il ne peut à lui seul couvrir les besoins de 250000 polynésiens, il ne peut représenter qu’une grosse branche de l’arbre économique, sauf à tomber dans un tourisme de masse qui serait totalement destructeur, mais de toute façon rendu impossible par les coûts élevés et l’isolement des archipels.
Maintenir la beauté des îles et la conservation écologique me parait être le meilleur investissement pour le futur. Néanmoins la surveillance et la protection de 5 millions de km2, n’est pas une mince affaire, il faut une marine pour empêcher les thoniers "pirates" ou les trafiquants d’ailerons de requins de venir piller une telle étendue. Au niveau local, il faut une vraie conscience écologique qui n’existe pas encore ou en tout cas qui n’est pas encore une préoccupation essentielle pour la majorité.
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