Grenelle de l’environnement bâclé en Polynésie française

Par lebop • 13 October 2007

La concertation approfondie qui se déroule en France métropolitaine à propos de développement durable, appelée ” Grenelle de l’environnement” a été bâclée en Polynésie française. Une “invitation” de dernière minute des services de l’Etat, une “réunion-alibi” d’un panel d’organismes et d’associations diverses pour accoucher rapidement d’un texte qui fera l’objet d’un petit paragraphe d’une petite section relative à l’outre-mer dans une déclaration nationale finale. Du côté de l’Etat, une formalité technique qu’il fallait faire et, du côté du Pays, un désinvestissement et un désintérêt complet pour ce processus de consultation, si on peut l’appeler ainsi.

Il est même scandaleux que ce soit l’Etat qui prenne l’initiative de cette consultation “locale”, alors que la problématique du “développement durable” est de la compétence des autorités du Pays ! Il est loin le temps des campagnes électorales où le thème du “développement durable” était la tarte à la crème de certains partis politiques locaux. Rien, plus rien. Le vide sidéral. Il faut croire que la mode est passée…

Pendant ce temps là, deux représentants de la jeunesse polynésienne vont discuter à Paris du réchauffement climatique au Tuvalu, alors même que nos atolls des Tuamotus sont concernés par ce réchauffement…

Est-ce à dire que nous serions condamnés au discours ou au verbe, sans qu’il y ait volonté réelle de concrétiser ce discours par une vraie stratégie de développement durable et un programme d’actions opérationnel, mis en oeuvre avec constance dans la durée ? Rappelons-nous le concept de ville “écotouristique” énoncé par Jean-Christophe BOUISSOU dans le feu de la campagne des législatives. Passé à la trappe, jusqu’au prochaines élections, question, je suppose, de faire épisodiquement rêver les masses par une surenchère d’imagination débordante, mais irréaliste.

Il est pour le moins inadmissible que le gouvernement polynésien ait fait l’impasse sur ce rendez-vous avec la société civile polynésienne. A quand un “agenda 21″ dans nos communes et au plan territorial ? A quand des initiatives concrètes pour aller vers un développement durable absolument nécessaire pour la survie de nos îles et de la planète ? A quand une vraie réflexion sur le désengorgement urbain et la relance des énergies renouvelables ? Quand est-ce que la ville de Papeete prendra des initiatives drastiques pour empêcher la ruée de nos “bagnoles” dans une ville saturée ? A quand les premières pistes cyclables et le vélo en libre usage, à l’instar de centaines de villes de par le monde ?

Non, décidément, tout celà est décevant. La “palabre” en guise de politique : quelle tristesse ! Encore du temps de perdu et une mandature pour rien sur ce plan là. Préparons-nous à voir nos femmes et nos hommes politiques à venir faire les beaux et à nous inonder de belles phrases lors des prochaines territoriales et nous reparler de “développement durable”. Mais qui peut croire encore aux belles paroles ?

Commentaires

Le Bop, TOUT LE MONDE est d’accord pour dire que cette rencontre a été précipitée, haussariat compris. Mais je peux t’assurer qu’il y a autour de la table des gens qui en veulent, qui agissent d’ores et déjà, même si le peu de moyens ne leur permettent pas de mener des campagnes de communication. Et quand bien même ! Ils agissent, et c’est là le plus important.

Pour répondre à ton autre critique, le "Grenelle de l’Environnement" est une initiative de l’État, qui a des applications en PF.Si la PF voulait faire quelque chose, elle aurait pu le faire… n’importe quand.

Nous verrons ce que l’État répondra à nos demandes. Quelquefois, il n’y a pas besoin de grand chose, simplement de redistribuer les cartes de manière à ce que les projets se mettent en place et aboutissent.

Dans tous les cas de toutes façons, ni l’État ni la PF ne pourront pas grand chose compte tenu des enjeux s’il n’y a pas AUSSI un investissement des citoyens. Cela passe pas un changement de civilisation, qui est le but ultime du "Grenelle de ‘Environnement". On verra si la montagne accouche d’une souris. Ou pas.

Un "Grenelle de Tarahoi" a été évoqué avec une note d’humour par G. Handerson. Je peux te dire qu’en ce qui nous concerne, nous avons sauté sur l’allusion : chiche ! On verra s’il va jusqu’au bout de sa bonne phrase…

Par pompée le 13 October 2007 at 21:14

Je ne vois pas très bien le rapport que nous aurions avec ce Grenelle de l’environnement. Il faudrait dans ce cas trouver également le Pompidou de l’environnement.

Non, notre environnement c’est notre affaire à nous à nos politiques, hors nucléaire évidemment.

Non, nous restons infoutus de concevoir une politique sérieuse par les temps qui courrent. Nous sommes plus attentifs aux questions de savoir quels sont défauts d’untel ou avec qui untel va s’aalier aux prochaines élections. C’est hélas la réalité.

Oui, notre environnement continuera à se dégrader. Un exemple : la pollution sonore. Aucun respect pour ses concitoyens.

Ras le bol!

pompée

Par Laurent le 14 October 2007 at 2:59

A propos d’environnement et de réchauffement climatique, il ne faudrait pas se tromper d’objectif. Le plus important en matière d’écologie serait de limiter la pollution au maximum et non de tenter d’enrayer un réchauffement global sur lequel de plus en plus de doutes sont émis et qui pourrait n’être qu’une vaste mystification.

En effet, selon une décision de justice aux Royaumes Unis sur le film d’Al Gore, "An inconvenient truth" contiendrait 11 erreurs scientifiques fondamentales. Or ces erreurs sont parmis les principaux arguments qui basent la théorie du réchauffement climatique global.

Les inexactitudes relevées par la cours sont :

- Le film prétend que la fonte des neige au Mont Kilimandjaro est une preuve du réchauffement climatique. L’expert du Gouvernement a été forcé de reconnaître que cela n’était pas correct.

- Le film suggère que les données ("evidence") des calottes glaciaires ("ice cores") prouvent que l’augmentation du CO2 entrainait une hausse des températures sur 650 000 ans. La Cour considère ("found") que le film est trompeur ("misleading") : sur cette période l’augmentation du CO2 était en retard de la hausse des températures de 800 à 2000 ans.

- Le film utilise des images à forte teneur émotionnelles ("emotive") de l’ouragan Katrina et suggère que le réchauffement climatique en est la cause. L’expert du Gouvernement a du accepter que cela n’était "pas possible" d’attribuer des évènements uniques en leur genre ("one-off") au réchauffement climatique.

- Le film montre l’assèchement du Lac Tchad et prétend que cela est une conséquence du réchauffement climatique. L’expert du Gouvernement a du accepter que cela n’était pas le cas.

- Le film prétend qu’une étude montre que des ours polaires se sont noyés à cause de la fonte des glaces arctiques. Il s’est révélé que Mr. Gore a mal lu ("misread") l’étude ; en réalité quatre ours polaires se sont noyés et cela était du à un orage particulièrement violent.

- Le film annonce ("threatens") que le réchauffement climatique pourraient stopper le Gulf Stream et renvoyer l’Europe à l’âge de glace. Les preuves du plaignant (the Claimant’s evidence) montrent que cela est une impossibilité scientifique.

- Le film accuse le réchauffement climatique d’être à l’origine de la disparition d’espèces, dont le blanchissement ("bleaching) des récifs coraliens. Le Gouvernement n’a pu trouver de preuves pour corroborer cette affirmation.

- Le film suggère que la calotte de glace du Groenland pourrait fondre et entraîner une hausse alarmante du niveau des mers. Les preuves montrent que le Groenland ne pourrait fondre avant des millénaires.

- Le film suggère que la calotte antarctique est en train de fondre. Les preuves montrent que leur volume augmente.

- Le film suggère que les mers pourraient augmenter de 7 mètres, entrainant le déplacement de millions de personnes. En réalité les preuves montrent que la hausse prévue du niveau des mers est de 40 cm sur les cent prochaines années et qu’il n’y a pas de menace d’un déplacement massif de population.

- Le film prétend que la hausse du niveau des mers a causé l’évacuation de certaines îles du Pacifique en direction de la Nouvelle Zélande. Le Gouvernement n’a pas été en mesure de corroborer cela, et la Cour a noté que cela ressemblait à une fausse affirmation.

(source : planetgore.nationalreview…

De plus en plus de scientifiques élèvent leurs voix contre les manipulations de données auxquels se livrent les alarmistes du réchauffement climatique global et dénoncent le fameux "consensus", qui serait constitué de plus de journalistes et d’hommes politiques que de climatologues sérieux. Il semblerait même que le GIEC ait passé sous silence tous les rapports qui n’allaient pas dans le sens d’un réchauffement climatique global.

Claude Allègre a notamment dénoncé ce "mythe" du réchauffement climatique dans son livre "ma vérité sur la planète" qui selon lui serait plus devenu un buisness lucratif qu’une étude scientifique.

Aussi, à mon avis, les tuamotus ont encore de beaux jours devant eux et le plus urgent serait de s’occuper de la pollution de nos îles et non du réchauffement climatique global.

Bravo LE BOP, je te cite : "Il est pour le moins inadmissible que le gouvernement polynésien ait fait l’impasse sur ce rendez-vous avec la société civile polynésienne. A quand un "agenda 21" dans nos communes et au plan territorial ? A quand des initiatives concrètes pour aller vers un développement durable absolument nécessaire pour la survie de nos îles et de la planète ? A quand une vraie réflexion sur le désengorgement urbain et la relance des énergies renouvelables ? Quand est-ce que la ville de Papeete prendra des initiatives drastiques pour empêcher la ruée de nos "bagnoles" dans une ville saturée ? A quand les premières pistes cyclables et le vélo en libre usage, à l’instar de centaines de villes de par le monde ?

Je suis entierement avec toi. Je suis pour proteger notre planete et proteger l’habitat pour garder nos iles le plus pres de son etat naturel. Il y a des signes…les oiseaux comme les Kavekas que je voyais a Tahiti lorsque j’etais petite se sont envoles vers d’autres horizons et loin de chez nous. En ce qui concerne notre faune maritime…pour ceux qui ont l’habitude comme moi de plonger… nous nous rendons compte des degats que la pollution amene a nos lagons.

Oui en parlant d’environnement chez nous… ne serait ce que sur l’ile de Tahiti. Je prend l’exemple de Faa’a. Comment pouvez vous regler le probleme de Faa’a. Ses routes sont saturees de voitures. Il y a la pollution…Une surpopulation!!!??? comment pouvez vous envisager une piste cyclable le long de ces routes. Il y a tant a faire. Imaginez vous ce que nos touristes voient lorsqu’ils visitent notre ile de Tahiti. Les Polynesiens doivent quand meme demontrer un peu plus de maturite et enfin prendre leurs responsabilites en prenant des actions necessaire pour la protection et la survie de nos iles et en consequence de notre planete.
Tiens, je vous donne une adresse ou vous pourrez y reflechir. J’espere que chacun pourra venir avec une solution constructive. Je souhaiterais egalement que nos leaders de la politique viennent avec une vision pour regler ou sinon ameliorer les choses.
http://www.dailymotion.com/rbsta...

@ Laurent : pas sûr que ton copié/collé fera beaucoup plus de bien à notre environnement que les actions sérieuses que tu pourrais, sans nul doute, entreprendre.

Al Gore n’est pas un scientifique mais il a su cristalliser l’opinion sur UN des problèmes qui nous attend, de la même manière que Nicolas Hulot a réussi, prodige, à introduire pour la première fois l’écologie dans les thèmes de la campagne présidentielle.

Pour revenir à Al Gore, le dérèglement climatique global n’est qu’UNE des conséquences de notre mode de développement, absolument pas en concordance avec les ressources de notre environnement.
D’ores et déjà, et donc bien avant que le dérèglement climatique devienne un problème majeur,nous avons des problèmes majeurs à résoudre concernant l’eau, les pollutions, l’énergie, la préservation des ressources écosystémiques.
Le seul problème avec le dérèglement climatique est que lorsque les problèmes majeurs seront apparus, il sera trop tard pour arrêter la "machine", qui dispose d’une entropie faramineuse. Bref, il faut se mobiliser aujourd’hui. Et arrêter de faire l’autruche, ou de "jeter le bébé avec l’eau du bain".

Je fais rarement de pub, mais pour ceux qui ont envie d’agir, en Polynésie, dans une démarche constructive et cohérente face au défi de développement de nos sociétés : http://www.2D-attitude.org

@ Laurent : pas sûr que ton copié/collé fera beaucoup plus de bien à notre environnement que les actions sérieuses que tu pourrais, sans nul doute, entreprendre.

Al Gore n’est pas un scientifique mais il a su cristalliser l’opinion sur UN des problèmes qui nous attend, de la même manière que Nicolas Hulot a réussi, prodige, à introduire pour la première fois l’écologie dans les thèmes de la campagne présidentielle.

Pour revenir à Al Gore, le dérèglement climatique global n’est qu’UNE des conséquences de notre mode de développement, absolument pas en concordance avec les ressources de notre environnement.
D’ores et déjà, et donc bien avant que le dérèglement climatique devienne un problème majeur,nous avons des problèmes majeurs à résoudre concernant l’eau, les pollutions, l’énergie, la préservation des ressources écosystémiques.
Le seul problème avec le dérèglement climatique est que lorsque les problèmes majeurs seront apparus, il sera trop tard pour arrêter la "machine", qui dispose d’une entropie faramineuse. Bref, il faut se mobiliser aujourd’hui. Et arrêter de faire l’autruche, ou de "jeter le bébé avec l’eau du bain".

Je fais rarement de pub, mais pour ceux qui ont envie d’agir, en Polynésie, dans une démarche constructive et cohérente face au défi de développement de nos sociétés : http://www.2D-attitude.org

Par hinanui le 14 October 2007 at 15:02

Ce grenelle de l’environnement a , en effet, été bâclé.

Mais ce qui est plus grave, c’est l’attitude des nouveaux technocrates métropolitains qui ne connaissent rien au statut de l’autonomie , c’est à chaque fois la même chose quand il y a un changement de gouvernement central.

Ils confondent les pays d’outre-mer et la départementalisation et c’est pénible.

Je le répètes , il n’y a que 2 ministres de l’outre-mer qui ont bien fait leur travail jusqu’à présent, c’est brigitte Girardin et Jean - jacques Queyranne. Ils n’ont jamais bafoué l’autonomie . Et le haut-commissaire Mathieu a excellement bien rempli sa mission sur notre fenua.

Le haut-commissaire actuel ne devrait pas être un béni oui oui et devrait élégamment faire comprendre à sa hiérarchie que la polynésie-française , ce n’est pas la martinique , ni la réunion et j’en passe!

on est en train de faire n’importe quoi, c’est pour cela que çà coinçe en calédonie et ici.
Il n’y a pas de rapport dominant à dominé et vice versa.

Estrosi se laisse trop bercer par des conseillers technocrates qui ne maitrîsent même pas le statut de la polynésie Française. c’est le béa ba quand on s’occupe de l’outre-mer , c’est de tenir compte des spécificités locales sinon c’est la signature de l’Etat qui n’est plus respectée , ce qui est le comble puisque l’Etat est en charge du contrôle de la légalité!!

C’est là où le bât blesse! L’Etat est en train de transposer purement simplement et bêtement toutes les grandes actions métropolitaines, c’est incohérent par rapport à la situation juridique de notre fenua. Il n’y a aucun garde-fou, c’est inimaginable!

La polynésie française aurait empiéter sur les compétences de l’Etat ne serait-ce qu’un dixième pour qu’il y ait un tollé!

c’est le principe du non respect de notre statut que je conteste à travers ce grenelle même si le sujet est intéressant, ce n’est tout simplement pas une façon de faire! l’Etat transpose et en fait une formalité, la polynésie française a été consultée et impliquée dans la démarche !
tout va bien madame la Marquise!
c’est une forme de dictature déguisée! circulez , il n’y a rien à voir! cette attitude n’est pas digne d’un partenariat fort, loyal et constructif de l’Etat. c’est cela la vérité!
l’Etat en fonction des personalités des uns et des autres modifie la règle et la donne, ce n’est pas concevable!

c’est à l’image du contrat de projet! c’est fou et irrespectueux pour nos élus locaux ! il faut que cela change au niveau du comportement et de la méthode!

NOUS NE SOMMES PAS UN DEPARTEMENT D’OUTRE-MER!!!!!!
Il faut que cela pénétre dans le crâne de notre secrétaire d’état à l’outre-mer une fois pour toutes et les relations seront apaisées et justes comme elles se doivent de l’être!!

Par wakrap le 14 October 2007 at 15:14

Je rajouterai que la justice anglaise, suite à une plainte , a interdit que le film de Gore soit diffusé dans les établissements scolaires anglais, entre autre pour les raisons évoquées par Laurent

Lors de la première réunion, le partage des compétences entre le Pays et l’État était dans l’esprit de tous les participants.
Il n’est pas question que l’État transpose (arbitrairement ou non) quoique ce soit qui soit du domaine de compétence du Pays.

Il ne s’agit, pour l’instant que de proposer des mesures (et ce sont des représentants de la société civile et des institutions POLYNÉSIENNES qui les font) sur lesquelles l’État a des leviers (les compétences régaliennes donc).

ENSUITE, il est clair pour tout le monde qu’il faudra en organiser l’équivalent polynésien. Le Grenelle de l’État peut donc avoir (ce n’est pas encore fait) cet autre atout déclencheur. Mais ceci n’est pas du ressort de ce Grenelle car la spécificité COM ne permet pas de traiter l’intégralité de la problématique environnement - développement durable.

Lors de la première réunion, le partage des compétences entre le Pays et l’État était dans l’esprit de tous les participants.
Il n’est pas question que l’État transpose (arbitrairement ou non) quoique ce soit qui soit du domaine de compétence du Pays.

Il ne s’agit, pour l’instant que de proposer des mesures (et ce sont des représentants de la société civile et des institutions POLYNÉSIENNES qui les font) sur lesquelles l’État a des leviers (les compétences régaliennes donc).

ENSUITE, il est clair pour tout le monde qu’il faudra en organiser l’équivalent polynésien. Le Grenelle de l’État peut donc avoir (ce n’est pas encore fait) cet autre atout déclencheur. Mais ceci n’est pas du ressort de ce Grenelle car la spécificité COM ne permet pas de traiter l’intégralité de la problématique environnement - développement durable.

Par hinanui le 14 October 2007 at 20:44

mizaêl, le problème c’est que ce grenelle de l’environnement n’aurait jamais dû voir le jour au même moment que celui de la métropole. c’est un problème trop grave pour le bâcler !

c’est le simple prolongement d’un travail fait en métropole! encore heureux qu’il y ait des acteurs et des experts polynésiens ! mais ce n’est pas comme cela que l’Etat doit travailler! je le répètes , nous ne sommes pas un département où tout doit se faire au même moment que la métropole et au bon vouloir des ministres du gouvernement central. Il n’y a pas de gouverneur en PF .

L’Etat doit respecter la polynésie française comme la Polynésie Française doit respecter l’Etat.

Imaginez un seul instant que la Polynésie Française décide d’ouvrir un grenelle sur la sécurité des personnes et l’ordre public? pour espérer faire baisser la délinquance !!!!c’est inimaginable! un point final.

Il n’y a aucune excuse. ce n’est pas à l’Etat de prendre cette initiative en polynésie Française .

tout est une question de mentalités et de comportements, je n’ai cessé de le rappeler et c’est valable aussi pour l’Etat . Et je le répètes je suis autonomiste et anti-indépendantiste et en faveur du maintien de la polynésie Française dans la république Française.

Cela ne tient qu’aux personnalités politiques locales et métropolitaines de ne pas faire n’importe quoi et n’importe comment! l’amateurisme, çà suffit! cela côute cher à la collectivité!!

Par hinanui le 14 October 2007 at 20:44

mizaêl, le problème c’est que ce grenelle de l’environnement n’aurait jamais dû voir le jour au même moment que celui de la métropole. c’est un problème trop grave pour le bâcler !

c’est le simple prolongement d’un travail fait en métropole! encore heureux qu’il y ait des acteurs et des experts polynésiens ! mais ce n’est pas comme cela que l’Etat doit travailler! je le répètes , nous ne sommes pas un département où tout doit se faire au même moment que la métropole et au bon vouloir des ministres du gouvernement central. Il n’y a pas de gouverneur en PF .

L’Etat doit respecter la polynésie française comme la Polynésie Française doit respecter l’Etat.

Imaginez un seul instant que la Polynésie Française décide d’ouvrir un grenelle sur la sécurité des personnes et l’ordre public? pour espérer faire baisser la délinquance !!!!c’est inimaginable! un point final.

Il n’y a aucune excuse. ce n’est pas à l’Etat de prendre cette initiative en polynésie Française .

tout est une question de mentalités et de comportements, je n’ai cessé de le rappeler et c’est valable aussi pour l’Etat . Et je le répètes je suis autonomiste et anti-indépendantiste et en faveur du maintien de la polynésie Française dans la république Française.

Cela ne tient qu’aux personnalités politiques locales et métropolitaines de ne pas faire n’importe quoi et n’importe comment! l’amateurisme, çà suffit! cela côute cher à la collectivité!!

Par teavetua le 14 October 2007 at 22:07

en matière de developpement durable, d’autres pays dans le Pacifique ont dépassé le cadre de la reflexion… Notamment en matière d’energie dite renouvelable. C’est le cas des Fidji qui ont investi dans l’éolien pour être moins dépendant du pétrole. Idem la Nouvelle-Calédonie… Le Vanuatu sont en passe de faire la même chose…
Voici un lien sur le sujet:
http://www.vergnet.fr/content/bl...

Par wakrap le 15 October 2007 at 13:41

Mizael

"Al Gore n’est pas un scientifique mais il a su cristalliser l’opinion sur UN des problèmes qui nous attend, "

Voila la définition d’un gourou!!
Un type qui raconte des conneries scientifiques avec des arguments émotionnels rhétoriques qui sont grossièrement faux , ainsi qu’un tribunal l’a démontré, pour soutenir une thèse illusoire : le dérèglement climatique.
Le climat est par définition changeant, l’année la plus chaude du XX est 1934, les excuses ont été présentées par la Nasa pour avoir trafiqué les chiffres pour faire croire que c’était 1998; la moitié des années les plus chaudes du XX se trouvent avant la deuxième guerre. L’affaire a été sortie par le Washington Times du 15 août 2007
Les données de températures du XX siècle pour les USA sont sur le site de la Nasa .
A titre d’infos les températures du Groënland (skyfall.free.fr/?p=172#mo… qui recoupent ces données avec en particulier 1934, de même en Suisse.
La fameuse crosse de Hockey et 1998 sont des montages grossiers pour gogos. C’est aujourd’hui prouvé.

Parlez de conservation des lagons, de pollutions, de déchets, de non dégradation des paysages, mais faudrait arrêter de nous bassiner avec le réchauffement global d’origine humaine,qui n’est qu’un vulgaire recyclage d’apprentis dictateurs rêvant de diriger le comportement humain sur la base de peurs de fin du monde.
Ici (http://www.stephane.info/show.ph... une interview de Marcel Leroux, professeur en climatologie à l’université Jean Moulin de Lyon III et directeur depuis 1986 du Laboratoire de Climatologie, Risques, Environnement (CNRS)

C’est triste, mais aujourd’hui à cause des écolos fin du mondistes, l’écologie est à l’économie ce que l’astrologie est à l’astronomie.
Autrement dit, on remarque des relations statistiques, on en fait des lois pseudo-scientifiques, et on fait des prévisions catastrophistes pour que le pigeon paie.

Mon cher Wakrap,

On a déjà eu bien souvent l’occasion d’en parler.

Même si le réchauffement climatique s’avérait faux et ce, malgré l’avalanche de données et de faits indiquant le contraire (contrairement à ce que tu dis). Même si donc, il me paraît tout à fait évident que notre utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, uranium) est totalement insoutenable (dans tous les sens du terme, y compris si on parle de "sustainable development").
Bref, considérer qu’il ne faut rien faire, considérer aussi que le principe de précaution (inscrit, excuse du peu, dans la Constituion française) c’est du vent… se fera sans moi. Et sans, je l’espère, une nouvelle génération d’économistes et d’entrepreneurs qui verront bien, eux, où se porte l’avenir.
Crois moi, je ne suis pas écolo, et les gens avec qui je travaille non plus. Nous travaillons justement à concilier économie, social, et environnement pour que les entreprises s’épanouissent et ne se tirent pas au contraire une balle dans le pied…

Par wakrap le 17 October 2007 at 18:07

Mizaël,

Nous en avons parlé et il faut le redire.
Quelque soit le qualificatif donné à la consommation des énergies fossiles ou autres, cette consommation est inexorable à terme. Grenelle, pas grenelle, démocratie ou dictature, elle a lieu et aura lieu. Avec une bonne couche de dictature bien sanglante on pourra jouer sur +- 5 ans, 10 ans ou 20 ans à l’échelle planétaire.
Donc c’est du vent tout ce tintamarre.

D’autre part, bien malin celui qui peut prétendre que diminuer par la force la consommation d’énergie de pays en développement ne va pas créer des guerres dévastatrices.

La seule question qui se pose est le remplacement de ces énergies, et, comme toujours, nous retrouvons face à face les dirigistes qui croient que le dirigisme et l’Etat vont aider à trouver les solutions, et les libéraux qui savent depuis bien longtemps qu’il n’y pas de meilleure allocation des ressources que le libre marché.

Ce qui m’insupporte, c’est d’entendre répéter à longueur de journaux et TV et autres que ceux qui ne se plient pas à des directives se foutent de l’avenir et des générations futures.

Le GIEC lui même dit que d’ici 2100 la croissance aura été de 1700%.
Alors il faut être idéologue, avoir un sacré égo et des chevilles de la taille d’une montgolfière pour prétendre avec notre pauvreté relative agir pour ceux qui auront une technologie que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui, et une richesse 17 fois supérieure à la nôtre.
Agir contre des problèmes actuels est normal, mais contre des éventuels problèmes futurs avec les technologies d’aujourd’hui est inutile et criminel si c’est fait par la contrainte, car cela condamne des personnes à la pauvreté et la misère par une mauvaise allocation des ressources.

Il semble qu’il en soit du réchauffement climatique comme il en a été du risque nucléaire et des marées noires : Les effets dérangent ceux qui ont conçu leur évolution propre sans en tenir compte et, au lieu de s’adapter, ils nient le phénomène, investissent pour le diminuer dans l’opinion, en finançant cet étoufoir quand ils le peuvent. Un classique.
Ce n’est que du temps perdu puisqu’un fait n’a pas besoin de discours pour être.
L’enjeu, pour eux, n’est pas le fait mais le discours, la prise en compte du fait, pour leur intérêt personnel, financier et/ou psychologique.
La vie serait plus simple sans tout ça, c’est sûr …

Le Grenelle est bâclé pour la Polynésie.
Hinanui a très bien résumé pourquoi.

L’Environnement ici est de compétence polynésienne. Le hic, c’est que 250.000 habitants ne pourront jamais gérer la surface la plus fragile de la planète puisqu’elle est au centre du Pacifique et qu’elle est plus grande que l’Europe ou les USA, régions infiniement plus riches, plus équipés et plus peuplés que nous.

On perd du temps en palabres orientées avec l’Etat, certainement, mais au moins il se passe quelque chose de nouveau : Ils essayent d’ouvrir des yeux politiques et civils. Il y a indéniablement un petit bout de volonté d’ouverture de la part de l’Etat. Croisons les doigts : C’est mieux que le rien qui a prévalu ces dernières décennies, ici comme en national.

Battons-nous : La démarche est nouvelle et constructive, donc elle est imparfaite. Elle ne s’améliorera pas toute seule. C’est à ceux qui en voient les défauts de l’ouvrir, au lieu d’attendre que la prise de conscience de ces défauts vienne d’elle-même, surtout avec l’étouffoir ci-dessus en trame de fond …

C’est sûr, la démarche de l’état est franchouillarde.
Comment pourrait-il en être autrement ?

C’est sûr, 260.000 personnes ne peuvent pas avoir l’impact de 60 millions : La responsabilité de chacun est énorme, depuis la batterie morte balancée dans le lagon jusqu’aux protestations au HCR pour que les choses soient mieux gérées, les faits et les compétences mieux pris en compte.

P. ex.: "… les associations de protection de l’Environnement …" : On peut en avoir la liste, juste pour voir comment le HCR les a filtrées ?
Le gag, c’est que les "heureux lauréats" ne mouftent pas là-dessus : C’est si gratifiant de se croire considéré comme une élite, au-dessus des autres, plus compétent qu’eux.
Illusion pitoiste à conséquences négatives.

P. ex : "sept thèmes nationaux (énergie, déchets, risques naturels, activités extractives, eau, pollution, santé)" : Pourquoi n’y a-t-il pas un mot sur la Biosécurité ??
Moorea a été le rendez-vous du Pacific Invasive Learning Network (PILN) il y a quelques semaines. Son but était, à travers le rassemblement d’une quinzaine de pays du Pacifique, de poser les grandes lignes d’une stratégie de protection de la Polynésie contre les espèces envahissantes, parce que nous sommes un des rares pays à ne toujours pas en avoir un. Pourtant, le contrôle aux frontières est une compétence régalienne de l’Etat.
Alors, pourquoi ce vide sur quelque chose qui mobilise tous nos voisins depuis des années ? Impressionnant, non ?

Le présent est le passé de demain et le présent se bâtit sur son passé : Ne rien faire maintenant c’est le payer au centuple demain. La France sera toujours au même endroit, la Polynésie aussi, avec plus de cheveux à se faire, chacun, surtout nous.
L’ouvrir ici n’est pas suffisant.

Parahi,
G.

En ce qui nous concerne, le Grenelle polynésien, initiative de l’État au pas de course (on n’y reviens pas) est une réussite.
Nous (2D-attitude) avons listé plus d’une trentaine de points sur lesquels l’État a un levier essentiel en Polynésie. Nous sommes dans un COM français, certes le plus autonome de la République, mais ce n’est pas l’Australie ni le Pérou ! L’État a encore des compétences régaliennes essentielles d’une part, et d’autre part, l’augmentation de la coopération COM-État sur des compétences purement COM a été demandée par tous.

Nous publierons notre doc définitif sur notre site, la semaine prochaine je pense.

Et effectivement, je ne sais pas du tout comment fonctionne leur listing car, pour ce qui nous concerne, nos n’avions jamais eu de contact avec eux.

Pour finir, si en tant que concertation c’est une réussite, au final c’est sur la réalisation des actions préconisées que nous jugerons, bien sûr.

@Wakrap : au fait, je me demandais si tu avais vu le film d’Al Gore ? Et, plus essentiel, si tu te tenais un peu au courant, par des sources objectives, de l’état des lieux actuel dans le domaine du dérèglement climatique ? Quand je te lis, ça ne me paraît franchement pas possible.

 

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Instrumentalisation et gain de temps

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"Scandaleux !"

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VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

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Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

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Ouvrons les yeux .

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