Stagnation économique de la Polynésie française depuis 2004

Par lebop • 9 October 2007

De nombreux observateurs s’accordent à dire que, depuis 2004, la Polynésie française a connu une stagnation économique que nous n’avions pas connu depuis longtemps. Il faut remonter à la période 1988 -1992 pour retrouver une situation aussi peu favorable. Celà est d’autant plus grave que la croissance économique mondiale a battu tous les records ces dernières années. Dans notre principal domaine de compétences, le tourisme, la croissance du tourisme international n’a jamais été aussi forte,et, pourtant, nous n’en avons pas bénéficié.

Situation d’autant plus grave que la croissance des transferts publics métropolitains, principal moteur de notre économie - et de loin - s’est maintenue sur cette période à des taux de l’ordre de 3 % par an.

Le résultat de cette stagnation est, bien sûr, l’insuffisance de la création d’emplois. On apprend ainsi par la bouche du président du Conseil des Entreprises que l’économie a subi “une perte de 800 emplois au cours des cinq premiers mois de l’année 2007″, ce qui en dit long sur “l’excellence” de la gouvernance de Monsieur Gaston TONG SANG, soit dit en passant. Mais je ne serai pas mesquin à lui imputer la totalité de la responsabilité de cette situation, car il a plutôt hérité d’une situation qu’il n’a pas pu ou pas su redresser par les mesures appropriées.

De même,l’amateurisme de la gouvernance Temaru, largement dénoncée par nous-même pendant toute l’année 2006, explique à moitié cette situation. Car les vraies raisons du marasme sont structurelles: notre modèle économique et social a atteint ses limites. Il ne peut perdurer que par des injections massives de l’argent étatique.Or, toute la classe politique estime que notre Pays doit être progressivement “sevré” de ce moteur qui maintient artificiellement notre niveau de vie, et par delà, nos “avantages acquis”.

Il est clair que nous ne pouvons plus nous contenter de reproduire le système existant en priant que ces transferts continuent à progresser comme si de rien n’était, surtout que les perspectives de croissance de l’économie française ne sont pas particulièrement réjouissantes.

Alors que faire ?

Il passe avant tout par un changement des mentalités. On ne peut pas tout attendre de l’Etat ou du Pays. De même, le gouvernement du Pays n’est pas responsable de tout. Il ne doit pas servir de bouc émissaire à nos propres incapacités ou à nos piètres performances. Attitude trop facile dans laquelle se complaisent malheureusement nombre de nos acteurs économiques, trop habitués à vivre de la manne des dépenses publiques.

Il passe par la définition d’une nouvelle stratégie de développement économique élaborée en concertation avec toutes les forces vives du Pays. Il faut arrêter de tirer des plans sur la comète ou de lancer des idées toutes plus farfelues les unes que les autres, à l’instar de la tarte à la crème de l’aéroport international des Marquises.

Il est temps d’ordonnancer notre développement dans un cadre de référence bien établi avec des projets structurants et crédibles tels que le cable transocéanique à haut débit. Ce n’est que dans ce cadre que des concepts tels que les pôles de compétitivité, les zones ou les entreprises franches, le cyber-village… peuvent prendre leur place. Que nos hommes politiques arrêtent de nous sortir de leur besace des solutions miracles ou des recettes magiques qui règleraient nos problèmes comme par enchantement.

Cette stratégie ne sera pas exempte d’efforts, car l’adaptation à la mondialisation nécessitera une amélioration de notre compétitivité globale.Il faudra notamment tourner le dos au protectionnisme et affronter les grands vents de l’ouverture. Ce n’est pas en restant calfeutrés derrière des murs artificiels que nous serons plus forts, bien au contraire.

L’heure de la lucidité, de l’imagination et de l’audace a sonné. Et mieux vaut tard que jamais.

Commentaires

Par Hiro junior le 10 October 2007 at 10:42

Peretiteni Oscar a encore “sorti” son aéroport international des Marquises au Président de la Répubvlique. Il serait quand même temps qu’il nous fasse part des détails de ce projet : localisation,coût d’investissement, étude d’impact,délais des travaux, contraintes, utilité et avantages économiques d’un telle infrastructure, coût de fonctionnement, création d’emplois directs et indirects, effets induits en termes d’aménagement du territoire, d’exportation, de dessertes aériennes, complémentarité par rapport à Papeete….

C’est pas le tout de “balancer” une idée, mais de nous démontrer la pertinence du projet et son caractère prioritaire par rapport à d’autres projets ( cable sous-marin…) . On ne peut pas tout faire en même temps. Gouverner c’est prévoir, mais c’est aussi choisir…

Par Papapenu le 10 October 2007 at 10:53

Qu’est ce que le cable va nous aider a vendre plus facilement compare a ce que nous sommes PAS CAPABLES de vendre aujourd’hui, sans cable ? Email ? VoIP Telephonie ? Instant Message ? films adultes, music ? tous ces services generent des milliards pour l’OPT ? ils vont accepter de baisser leurs revenues et attendre 20 ans pour rentabiliser cet investissement ?
Comment va-t-on arreter ceux qui utilisent Skyscape, Vonage, Gmail, Msn qui deja sont des concurrents ” silencieux” .

A moins que le but soit de placer Alcatel illico presto : 165,000 vinis, 55,000 land phones et 67,000 internet users. Drollet a raison de ne pas prendre la responsabilite tout seul, conseil des ministres et AP.

http://www.commsday.com/node/177

Par Papapenu le 10 October 2007 at 10:53

Qu’est ce que le cable va nous aider a vendre plus facilement compare a ce que nous sommes PAS CAPABLES de vendre aujourd’hui, sans cable ? Email ? VoIP Telephonie ? Instant Message ? films adultes, music ? tous ces services generent des milliards pour l’OPT ? ils vont accepter de baisser leurs revenues et attendre 20 ans pour rentabiliser cet investissement ?
Comment va-t-on arreter ceux qui utilisent Skyscape, Vonage, Gmail, Msn qui deja sont des concurrents ” silencieux” .

A moins que le but soit de placer Alcatel illico presto : 165,000 vinis, 55,000 land phones et 67,000 internet users. Drollet a raison de ne pas prendre la responsabilite tout seul, conseil des ministres et AP.

http://www.commsday.com/node/177

Par raromatai le 10 October 2007 at 11:29

Oui et non Hiro Junior
les grands projets il faut en parler le plus vite et le plus tot possible, sais tu combien d’annees il a fallu pour voir la route des plaines se realiser environs 20 ans sais tu combien d’annees il a fallu que le nouvel hopital voit le jour 20 ans alors d’ici 30 ans l’aeroport des marquises sera vraiment à l’ordre du jour et des exemples comme cela il y en a en pagaille…..cela n’empeche nullement des choix prioritaires et realisables

Par PasTati PasTata le 10 October 2007 at 12:46

Tout à fait d’accord avec Le Bop. Il me semble que c’est là ou GTS a été plutôt faible et a démontré qu’il n’avait aucune vision sur le long terme. Au lieu de négocier son fameux contrat de projets avec l’Etat, qui ne prend pas en compte les aspects du développement économique mais qui ne fait que du ratrappage, - et qui visiblement restera au stade de projet -il aurait du s’engager sur la voie de la négociation d’un véritable contrat de développement, comme le demandait le Tahoeraa.
Mais il est évident que nous ne pouvons pas faire l’impasse sur une véritable consultation de tous les acteurs économiques et sociaux pour définir une véritable stratégie de développement sur le long terme, à l’image du Pacte de progrès initié par Gaston Flosse en 1992 qui, au terme d’une discussion de 9 mois avait débouché par l’adoption par l’assemblée d’une "feuille de route" pour la décennie.
Sur ce modèle, au début 2004, Flosse avait initié le volet suivant en confiant à nouveau à Christian Vernaudon l’élaboration de la Charte de Tahiti Nui 20015, qui devait, là encore déboucher sur une nouvelle feuille de route pour une nouvelle décennie.
Les élections territoriales de 2004 sont venues couper cet élan, du fait que Oscar et Drollet n’ont jamais réussi à mettre un début de contenu à leurs "accords de Tahiti Nui", et ce sont focalisés sur des chimères comme l’aéroport international des Marquises ou celui de Tubuai.
A l’aube des nouvelles élections, il appartient aux différents candidats de poser leurs modèles de développement, à charge pour nos prochains décideurs d’organiser cette nécessaire consultation.

Par PasTati PasTata le 10 October 2007 at 12:46

Tout à fait d’accord avec Le Bop. Il me semble que c’est là ou GTS a été plutôt faible et a démontré qu’il n’avait aucune vision sur le long terme. Au lieu de négocier son fameux contrat de projets avec l’Etat, qui ne prend pas en compte les aspects du développement économique mais qui ne fait que du ratrappage, - et qui visiblement restera au stade de projet -il aurait du s’engager sur la voie de la négociation d’un véritable contrat de développement, comme le demandait le Tahoeraa.
Mais il est évident que nous ne pouvons pas faire l’impasse sur une véritable consultation de tous les acteurs économiques et sociaux pour définir une véritable stratégie de développement sur le long terme, à l’image du Pacte de progrès initié par Gaston Flosse en 1992 qui, au terme d’une discussion de 9 mois avait débouché par l’adoption par l’assemblée d’une "feuille de route" pour la décennie.
Sur ce modèle, au début 2004, Flosse avait initié le volet suivant en confiant à nouveau à Christian Vernaudon l’élaboration de la Charte de Tahiti Nui 20015, qui devait, là encore déboucher sur une nouvelle feuille de route pour une nouvelle décennie.
Les élections territoriales de 2004 sont venues couper cet élan, du fait que Oscar et Drollet n’ont jamais réussi à mettre un début de contenu à leurs "accords de Tahiti Nui", et ce sont focalisés sur des chimères comme l’aéroport international des Marquises ou celui de Tubuai.
A l’aube des nouvelles élections, il appartient aux différents candidats de poser leurs modèles de développement, à charge pour nos prochains décideurs d’organiser cette nécessaire consultation.

Par hinanui le 10 October 2007 at 14:02

tous les hommes et les femmes politiques actuels doivent se remettre en question en termes de comportements et notamment dans le domaine économique .

Ils se doivent d’avoir une vision globale et non segmentée . trop longtemps quelque soit le gouvernement, il y a eu des mesures isolées intéressantes , d’autres moins et des mesurettes ridicules !

Nous n’avons jamais eu un vrai économiste digne de ce nom à la tête du ministère de l’économie avec une vision macro-économique et une vision micro-économique. Les 2 doivent être menées en même temps.

On a surtout cherché à panser les plaies économiques sans totalement les guérir ! c’est cela notre problème !

Il faudrait qu’un jeune mais expérimenté issu d’une grande école de commerce doté de qualités humaines, dynamique, rigoureux , pragmatique , privilégiant l’esprit d’équipe et disposant d’une grande faculté d’adaptation nous rénove, nous innove la manière de penser et de concevoir dans ce domaine crucial pour notre avenir.

Nous ne pourrons pas faire du social ni du culturel avec une économie en souffrance.

Les questions que se posent lebop sont excellentes!
Je verrai bien une équipe censée d’internautes que j’ai repérés sur ce site faire partie de ce ministère . Je ne les connais que par leur pseudos malheureusement.
Je suis sûre qu’ils feraient du bon travail!

Nous avons des ressources humaines compétentes à tahiti mais pas en nombre suffisant. Il faut donc que les bonnes personnes soient à la bonne place à condition que nos politiques savent ce que cela veut dire. certains oui , d’autres c’est la cata!

Par LE TROLL le 10 October 2007 at 14:39

…et si l’on commençait par la construction de routes pour "désenclaver" les vallées et offrir de nouvelles zones habitables, économiques, industrielles.
… et le port de Taravao dont la réalisation traine depuis une vingtaine d’années.

Par Stiletto le 10 October 2007 at 16:07

Le problème dans notre pays, c’est qu’il y a des champions du lancement des idées en l’air, mais, ensuite, pour la concrétisation dans l’action et le suivi, il n’y a plus personne ! On a beau dire, critiquer, mais du temps de Gaston… Nui, il y avait des réalisations, car il y avait un chef sur le pont et qu’il veillait à tout. Toutes les grandes réalisations, ( bientôt le nouvel hopital…), c’est lui. Là, il y a eu 4 ans de perdus du fait de l’amateurisme, du gouvernement du verbe, de l’incompétence et des girouettes qui ont causé l’instabilité… C’est le nunaa qui paie le prix fort de l’instabilité. Tout a stagné : l’emploi, le pouvoir d’achat, les salaires ( les augmentations bouffées par l’inflation), notre richesse. Or, dans ce monde qui avance vite, qui n’avance pas, régresse. C’est vrai lebop, nous avons stagné, je dirais même régressé. C’est grave et il faut en sortir !

Par Papapenu le 10 October 2007 at 16:57

Le Bop tane ,

Je reprend deux de tes phrases qui refletent vraiment deux fiascos enormes :

a/ <<Dans notre principal domaine de compétences, le tourisme, la croissance du tourisme international n’a jamais été aussi forte,et, pourtant, nous n’en avons pas bénéficié.>>

A cette epoque, on n’avait pas l’internet pour vendre notre tourisme et autres produits locaux pourtant on avoisinait les 199,000 / 211,000 touristes par an .

b/ Ton billet du 28 sept 2007,je te cite :
<<Par exemple, le tourisme polynésien stagne ces dernières années, alors même que le budget du GIE Tahiti Tourisme ne cesse d’augmenter : il dépasse actuellement deux milliards de F CFP. Y a t-il un audit de cette structure et des programmes qu’elle met en oeuvre ? A notre connaissance, non.>>

Le site le ancien qui vend nos iles est ; Tahiti.com (site prive cree en 1996) et apres ca le site de Tahiti-tourisme.pf et Tahiti-tourisme.com base a LA. Pourquoi deux sites payes par le territoire depuis 1998 ?

Autrement dit, le surplus entre 211,000 touristes en 1997 et 225,000 en 2006 nous ont coute des MILLIARDS en 10 ans……sans oublier que tous les hotels internationaux en Polynesie ont leurs propres sites et leurs budgets de promotion/ marketing.

En 2006, le tourisme a genere :

375,000,000.00
Euro
= 528,317,836.01
US Dollar

disons a un taux de remplissage de 56% a 60% …et les autres 40% ? Et les pensions de familles / guesthouses/petits hotels tant negliges les pauvres !

Par Papapenu le 10 October 2007 at 16:57

Le Bop tane ,

Je reprend deux de tes phrases qui refletent vraiment deux fiascos enormes :

a/ <<Dans notre principal domaine de compétences, le tourisme, la croissance du tourisme international n’a jamais été aussi forte,et, pourtant, nous n’en avons pas bénéficié.>>

A cette epoque, on n’avait pas l’internet pour vendre notre tourisme et autres produits locaux pourtant on avoisinait les 199,000 / 211,000 touristes par an .

b/ Ton billet du 28 sept 2007,je te cite :
<<Par exemple, le tourisme polynésien stagne ces dernières années, alors même que le budget du GIE Tahiti Tourisme ne cesse d’augmenter : il dépasse actuellement deux milliards de F CFP. Y a t-il un audit de cette structure et des programmes qu’elle met en oeuvre ? A notre connaissance, non.>>

Le site le ancien qui vend nos iles est ; Tahiti.com (site prive cree en 1996) et apres ca le site de Tahiti-tourisme.pf et Tahiti-tourisme.com base a LA. Pourquoi deux sites payes par le territoire depuis 1998 ?

Autrement dit, le surplus entre 211,000 touristes en 1997 et 225,000 en 2006 nous ont coute des MILLIARDS en 10 ans……sans oublier que tous les hotels internationaux en Polynesie ont leurs propres sites et leurs budgets de promotion/ marketing.

En 2006, le tourisme a genere :

375,000,000.00
Euro
= 528,317,836.01
US Dollar

disons a un taux de remplissage de 56% a 60% …et les autres 40% ? Et les pensions de familles / guesthouses/petits hotels tant negliges les pauvres !

Par vainako le 10 October 2007 at 17:57

quelques elements structurels défavorables aux developpement economiques:
-une administration trop lourde et bureaucratique absorbant les talents du pays au vue de la combinaison qualité du travail-salaire. intervention du politique dans la vie economique au niveau des avis des commissions administratives sur les occupations des domaines publics, sur divers installations commerciales et industrielles, défiscalisation. mise en concurrence des sem, oph,epic avec les entreprises privees. protectionnisme injuste qui fait monter les prix dont l’efficacité sur l’emploi n’est pas encore établi. absence d’un authentique droit a la concurrence et enfin une trop grande partie de la population en situation de précarité economique et que les fortes inegalites sont souvent des facteurs de stagnation plutot que de croissance.
koutau nui a pae

Personne ne peut contester le fait que nous avons stagné depuis 2004.

Les entreprises souffrent très dangereusement depuis 4 ans. Leurs chefs ont perdu quelque peu le moral.

Les consommateurs boudent nos commerces. Ceux qui ont les moyens voyagent pour changer d’air et font leurs achats à l’extérieur.

Bref, c’est la spirale de la dé-consommation. Et au bout du compte, une absence de création d’emplois dans le pays et moins de pouvoir d’achat distribué…….

Plus rien ne se concrétise depuis la sortie du tahoeraa des affaires publiques en 2004.

Le gouvernement Temaru, de 2004 à 2006, s’est contenté de se laisser emporter par la dynamique flossienne sur la base des gros projets hôteliers de Bora, des quelques projets immobiliers qui étaient ficelés et qui devaient démarrer pour garder le bénéfice de la défiscalisation.

Durant cette même période, le gouvernement Temaru a arrêté tous les grands projets publics (Te Ara Nui, Faratea, Front de mer de Papeete, la Gare maritime, …..) et en même temps il n’a rien proposé de nouveau en échange. Durant cette période, c’était la stagnation, ce n’était pas encore la récession. Tous les emplois CDD des entreprises n’ont pas été renouvelés…..

Au 4ème trimestre de 2006, à la fin des projets issus de l’époque tahoeraa, nous avons commencé à sentir les premiers effets de la récession.

Au début de l’année 2007, nous avons connu les premières menaces sur l’emploi avec les licenciements de la Cégélec, de ETDE…

Tout au long de cette année 2007, aucun signe d’une relance quelconque. Tong Sang, l’ingénieur, n’a ouvert aucun chantier d’envergure. Tong sang, le maire de la perle touristique du Pacifique, n’a insufflé aucune mesure significative dans le domaine du tourisme. Même dans les domaines directs de compétence de Tong sang, aucune action significative pouvant donner espoir aux entreprises et aux demandeurs d’emplois……

Que s’est-il donc passé, au fond, entre 2004 et 2007 ?

Le point commun entre Temaru et Tong sang, c’est l’absence totale de vision du développement de notre pays, absence totale de projets capables de structurer durablement notre économie, absence totale de projets mobilisateurs.

Cette absence de vision ne pouvait pas mobiliser nos énergies, nos compétences et nos capacités au service de la construction de notre avenir.

Pour changer positivement de mentalité, comme le Bop le souligne, il faut de l’action pour montrer aux adultes et aux jeunes comment, à partir d’une économie dynamique, on construit le progrès social et humain d’un pays.

Pour cela, il faut une vision claire, une vision partagée de l’avenir pour enclencher les actions qui permettront aux entrepreneurs et aux créateurs, aux décideurs publics et privés, de faire émerger les pôles de compétitivité, les zones aménagés de développement, la fiscalité, les formations, les infrastructures de communication, les équipements,..…bref tous les moyens techniques, humains, fiscaux et juridiques utiles au dessein économique souhaitable et souhaité pour la Polynésie française. Si l’on prend l’exemple du câble sous-marin, il n’est pertinent qu’au regard de la vision et du grand projet économique que l’on souhaite pour notre pays.

Pour relancer notre pays, en sus de ce que suggère Le Bop, il faut donc aussi et avant tout un homme ou une équipe qui voit clair et loin.

Avec tout le respect que je vous dois et comme vous faites appel à la lucidité, je tenais quand-même à vous dire:
* que le câble transocéanique reliant Tahiti à Hawaii c’est de la connerie;
* que l’aéroport international aux Marquises est une bonne idée…

Avec tout le respect que je vous dois et comme vous faites appel à la lucidité, je tenais quand-même à vous dire:
* que le câble transocéanique reliant Tahiti à Hawaii c’est de la connerie;
* que l’aéroport international aux Marquises est une bonne idée…

Avec tout le respect que je vous dois et comme vous faites appel à la lucidité, je tenais quand-même à vous dire:
* que le câble transocéanique reliant Tahiti à Hawaii c’est de la connerie;
* que l’aéroport international aux Marquises est une bonne idée…

Par Pépé Tama le 10 October 2007 at 21:46

jcn50, il ne suffit pas d’affirmer, il s’agit d’argumenter et de démontrer. Merci.

Par Pépé Tama le 10 October 2007 at 21:46

jcn50, il ne suffit pas d’affirmer, il s’agit d’argumenter et de démontrer. Merci.

@ Pépé Tama: franchement je suis assez sceptique, même si j’argumente cela changera rien: la ou les personnes qui prendront les décisions ne liront même pas ce blog… Il faudrait que l’on se creuse la tête pour savoir comment augmenter l’influence des billets qui sont ici, certains sont vraiment bons. Il faudrait demander aux rédacteurs en chef de la Dépêche et/ou des Nouvelles, genre une rubrique "courrier des lecteurs" ou "tribune libre"?…

Allez je vais arrêter de faire le grincheux et argumenter mes propros.

* L’aéroport internationale aux Marquises: très bonne idée, parce que cela va créer un deuxième pôle économique! Avec les retombés touristiques, immobilières, et commerciales que l’on peut attendre. J’ai passé 16 ans en Polynésie, je ne suis pas allé plus loin que Hao… Il suffira de détaxer l’aéroport pour attirer les compagnies aériennes (que cela revienne moins cher d’attérir aux Marquises qu’à Faa’a) pendant, disons une période de 10 ans. Je rappelle qu’il y a 30 min de décalage horaire avec les Marquises (si si je vous jure! un demi-fuseau!) tellement la distance est énorme. La Polynésie c’est grand comme l’Europe et il n’y a qu’un seul aéroport international?!… Autres pays du pacifique ayant au moins 2 aéroports internationaux: Fidji, Vanuatu, Kiribati, les Etats Fédérés de Micronésie, et les îles Mariannes.

* Pour le câble transocéanique: au début je trouvais l’idée intéressante, mais en y réfléchissant c’est complètement farfelu! La raison évidente c’est "l’égalité de l’aménagement du territoire". Pourquoi seule Tahiti devrait être reliée?… Ca n’a aucun sens… Quand on tire une fibre optique entre 2 pays, on suppose qu’on a déjà une infrastructure sur le territoire nationale, et ce n’est pas du tout le cas. Tirer des fibres optiques depuis Tahiti vers d’autres îles choisies: vue l’étendue géographique et le nombre d’îles, ce n’est pas la peine d’y compter… Le seul instrument qui permet d’arroser toute la Polynésie en internet au meilleur coût: c’est le satellite! Le pire c’est que l’étude a déjà était faite (en 2000, de mémoire) par "Téléglobe Canada", aujourd’hui rebaptisée "VSNL International": ils avaient conclu que seul le satellite était la méthode adaptée. Ils doivent avoir ça chez Mana (et au gouvernement). Quitte à claquer du fric, autant le claquer correctement! On parle de 9 à 18 milliards CFP pour le câble; si je ne me trompe pas, un satellite c’est US$22 million = 2 à 3 milliards CFP pour le lancer…. Pour éviter des conneries avec les SEM et autres EPIC, il suffit de faire un appel d’offre international pour un contrat avec une entreprise privée (ça n’évitera pas la corruption, mais au moins le service marchera). Sinon il y a toujours la location/leasing de bande passante sur un satellite existant comme c’est le cas actuellement: mais je crois qu’il n’y a pas de concurrence, ce serait le moment de la créer. Enfin je tiens à signaler qu’une parabole de 90 cm de diamètre suffit pour avoir internet par satellite (émission & réception)…

Tu es satisfait de tout mon blabla maintenant Pépé Tama? (^0^)…

Par Papapenu le 11 October 2007 at 9:44

Le meilleur remede serait de ne pas s’eterniser sur les cas des mis en examens, jugements pour detournements de fonds, etc..( 3 mois max et s’ils sont coupables, ils ont out A VIE . Interdire l’access au gouvernement et les bureaux relies aux ministeres a certains personnages aux casiers judiciaires honteux.

La justice devrait etre intransigeante parce que ces infractions sont commises par des politiciens qui manipulent le systeme.
Avec ces conditions connues d’avance, la ”transparence” va briller dans la politique locale.

Quand je preconisais les ”benchmarks ” il y a quelques mois , on a l’impression que l’horizon est parseme de ces garde-fous. L’equipe d’Estrosi doit lire les billets de Le Bop .. : )

Par Papapenu le 11 October 2007 at 9:44

Le meilleur remede serait de ne pas s’eterniser sur les cas des mis en examens, jugements pour detournements de fonds, etc..( 3 mois max et s’ils sont coupables, ils ont out A VIE . Interdire l’access au gouvernement et les bureaux relies aux ministeres a certains personnages aux casiers judiciaires honteux.

La justice devrait etre intransigeante parce que ces infractions sont commises par des politiciens qui manipulent le systeme.
Avec ces conditions connues d’avance, la ”transparence” va briller dans la politique locale.

Quand je preconisais les ”benchmarks ” il y a quelques mois , on a l’impression que l’horizon est parseme de ces garde-fous. L’equipe d’Estrosi doit lire les billets de Le Bop .. : )

Par Pépé Tama le 11 October 2007 at 10:24

Détrompes-toi jcn50 : nous savons, car nous avons recoupé et nous discutons avec pas mal de gens, que de nombreux responsables de tous les partis politiques viennent sur notre blog…. En tous les cas, merci pour ton argumentation. Je pense qu’elle va susciter les réactions de nos amis commentateurs.

Je rejoins tout à fait ce que dit jnc50 . Actuellement et surtout à venir : le satellite supplantera le câble .IL suffit que l’on autorise un concurrent à l’OPT …Sinon il existe déjà des moyen plus ou moins bidouillés qui permettent d’avoir le net à 512Kbts . Dès que j’aurais le temps je vous ferais un topo …
Pour ce qui est des grands projets : continuer et développer Faratea ,relancer Te Ara Nui etc …
Par contre l’aéroport internationale des Marquises : il reste beaucoup de zones d’ombres sur le coût du projet et de sa rentabilité touristique ou exportatrice (denrées agricoles ,poissons ,crustacés ) .
Je remarque quand même qu’Oscar à vanter auprès d’Estrosi l’isolement des Marquisiens … qui est légitime d’ailleurs .Quelle est cette tactique ?
Tï’ai ‘ë ‘ite nei !!!

Par pompée le 11 October 2007 at 17:12

Je pense qu’il n’y a pas besoin d’inventer. Il faut regarder ce qui se fait ailleurs dans un contexte approchant le nôtre.

Il faut tout regarder. Comment les projets sont imaginés, montés, réalisés. Quel est la place des institutions dans ces projets et comment les politiques interviennent dans le monde économique, comment les partis politiques sont organisés.

A Tahiti, il y a eu un soi-disant visionnaire. Oui, il a muselé bien des initiatives. Rien n’a pû se faire sans son accord. Si on veut continuer comme cela, c’est foutu d’avance. C’est bien d’avoir un leader qui stimule et fait avancer les choses. Mais lorsque ce leader se mêle de tout, çà foire. Les gens compétents, on en a eu. Ils ont tous été dégoûtés.

La Polynésie française si elle veut se construire un avenir plein d’espoir doit d’abord être gérée en bon père de famille, c’est à dire par des gens honnêtes et irréprochables. Ils doivent ensuite être compétents.

Franchement, prenons-nous le bon chemin aujourd’hui, avec toutes ces magouilles qui se cachent sous des apparences montées pour tromper le peuple? Où est donc le bonheur du peuple là dedans. Tout le monde sait ce qui se passe mais personne n’ose le dire. Qu’importe, on le saura tôt ou tard. Et dire que certains qui font semblant de ne pas comprendre diront peut-être à leurs enfants et petits-enfants : "Je ne savais pas". Misère.

Pour moi, la réussite économique ne se réduit pas à quelques grands projets. Elle s’analyse également en terme de retombées sociales, en terme d’emplois, en terme de justice sociale, en terme de bonheur tout court. Là oui, on pourrait parler de réussite. Pas avant.

pompée

Un peu généraliste, ton laius, Pompée. Et au vu de ce qui se passe au sein de la troisième force, je crains fort que ton modèle soit mort avant d’exister… Ce que je sais, c’est qu’il y eu des réalisations jusqu’en 2004 et, depuis, plus rien… Et tu oublies que tes champions ont suivi ce visionnaire jusqu’en 2004. Ils l’ont quitté ou ont manoeuvré derrière son dos lorsqu’il a eu sa traversée du désert. Et le pire, c’est qu’ils ont fait en sorte que sa traversée du désert soit encore plus pénible en voulant le dépouiller de ses habits ! Quelle mansuétude, quel sens de la compassion, quelle reconnaissance !

Attention de ne pas vivre sur une autre planète que la Polynésie, Pompée. Le peuple a un bon niveau de vie ( dans sa grande majorité), une très bonne protection sociale, un bon niveau sanitaire. Nous sommes un pays où la classe moyenne est prépondérante et où les injustices sociales sont beaucoup moins criantes que dans de très nombreux autres pays. Les choses sont perfectibles, et il me tarde d’ailleurs de connaitre tes propositions d’amélioration. J’espère qu’elles ne seront pas du type de la déclaration de voeux pieux de la plate-forme menée par Gaston TONG SANG…

Par wakrap le 11 October 2007 at 23:02

L’économie et la politique sont irrémédiablement opposés.
L’économie vie et se développe dans la liberté alors que la politique est une gestion de la contrainte.
Croyez vous que les habitants les plus riches d’europe le soient par la politique et les grands projets politiques?
Regardez la suisse et le luxembourg.
Leurs habitants sont riches car ils sont économiquement libres. Enfin, le seul domaine d’intervention du pouvoir était la compagnie suissair, un fiasco, comme d’hab.

Je viens de lire qu’en métropole le PACS fait un tabac et chez les hétéros.Tout seul sans aucune aide, simplement parce qu’il apporte la liberté de contracter et la liberté de sortir du contrat.

L’économie a besoin de cette liberté : embaucher, débaucher, investir, désinvestir.
Si chaque franc de métropole servait non à un projet mais à une diminution de la fiscalité, nous aurions de toute évidence une économie florissante, sans fiscalité qui attirerait les investisseurs et entrepreneurs, et non les dévoreurs d’avantages fiscaux et de défiscallisation qui ne sont que des "malinvestissements".

A mon sens les deux freins majeurs du développement ici sont l’OPT qui par son monopole bride l’information et la communication et l’Université qui devrait avoir beaucoup plus d’autonomie pour créer des formations utiles aux entreprises, et qui devrait pouvoir gérer et décider les droits d’inscriptions pour enfin fournir des formations de qualité.

Par Teihotu le 12 October 2007 at 22:36

jcn50 : quel est l’arrière-pays du futur aéroport des Marquises ? Quelques milliers d’habitants tout au plus ? Quelles seront les contraintes d’emplois qualifiés nécessaires au fonctionnement de l’aéroport ? Faudra-t-il faire venir de la main d’eouvre ? Quelles infrastructures hotelières pour acceuillir les touristes ? Quels touristes ? Cet aéroport se situe-t-il sur une route entre Tahiti et d’autres destinations pour Air Tahiti Nui ? Qui assurera le coùt de maintenance d’un tel aéroport ? Quelle sera sa fréquentation ? Quelles compagnies aériennes seront intéressées ? …

Les pays qui ont deux aéroports : Fidji ( Nandi : capitale touristique où il y a lescomplexes touristiques) pendant longtemps Suva était desservie par des petits avions. Suva est la capitale et est peuplé de plusieurs centaines de milliers d’habitants ; Kiribati : c’est un pays qui s’étalesur plusieurs milliers de kms , il ya un aéroport sur l’ile capitale de Tarawa qui n’a rien à voir avec l’aéroport de Faaa, il y en a un autre sur l’ile de Kiritimati qui est sur la route de hawaii, cette ile est a 3000 kms de Tarawa; en général, les iles qui ont un aéroport ont un capital touristique important et ont valorisé ce capital (ex : à hawaii). Est ce le cas de l’ile des Marquises qui sera choisie ( ya t-il eu une étude de marché ? une étude de faisabilité ? une étude d’impact ? une prospective des conséquences d’une telle infrastructure ? …) On crée ex nihilo quelque chose à partir d’un espace quasi-vierge.
Enfin bref : je ne suis pas convaincu…

Par hinanui le 13 October 2007 at 17:43

Tout est une question de hiérarchisation des priorités en fonction du contexte économique du pays. Il y a du bon et du mauvais dans les 2 projets car il manque une étude sur les débouchés et le retour sur investissement .

Il faut toujours se poser les questions suivantes :
Pour quel objectif? pour quelle cible? Pour quel retour sur investissement?

Le retour sur investissement est rarement pris en compte alors qu’il est essentiel en période de crise économique ou d’austérité, on l’oublie trop souvent!

 

Qu'en pensez-vous ?

Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.

Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.

Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.

« Halte au monopole des maires sur l’Assemblée ! | Home | Il y a de l’eau dans le gaz ou l’explosion en vol de la troisième force »

+ commentés

Instrumentalisation et gain de temps

125 commentaire(s)

"Scandaleux !"

110 commentaire(s)

VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

108 commentaire(s)

Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

104 commentaire(s)

Ouvrons les yeux .

103 commentaire(s)