Nos institutions sont-elles devenues des boulets de notre développement ?

Par lebop • 24 September 2007

Les gesticulations, déplacements, manifestations, séminaires de nos gouvernants engendrent des coûts que notre collectivité ne peut plus se permettre. Il est temps d’inaugurer l’art d’un “gouverner modeste” fait d’une recherche d’économies de fonctionnement drastiques dans tous les domaines de l’action gouvernementale.

A la gesticulation médiatique devra se substituer une cohérence dans l’action et la définition de quelques priorités sur lesquelles les moyens seront concentrés. Peut-on tout mener de front ? La politique éducative, industrielle, agricole, de la pêche… est-elle de la même importance que la politique culturelle, de la condition féminine ou de l’artisanat ? Peut-on encore consacrer autant de ressources à maintenir sous perfusion une chaine de télévision ? Tout ne se vaut pas et on ne peut pas tout faire.

Il est temps d’auditer toutes les structures publiques et tous les programmes qu’elles mettent en oeuvre à l’aune d’objectifs clairs, de résultats identifiables par des indicateurs quantitatifs ou qualitatifs. C’est toute une nouvelle philosophie budgétaire qu’il faut instaurer.

De même, la fonction publique doit être reconfigurée : faire mieux et autrement avec moins de fonctionnaires doit devenir un leit motiv, car notre Pays est suradministré. Le poids de la masse salariale des fonctionnaires et des dépenses publiques est tout simplement exorbitant. L’imitation du “modèle” métropolitain est poussé jusqu’à la caricature. Fonction publique d’Etat, territoriale et communale : on bat le record du monde de la “fonctionnarisation” d’une société. Pour ne pas asphyxier davantage le développement du secteur privé, l’objectif à viser est que le poids des dépenses publiques ne doit pas représenter plus de 20 % du Produit intérieur Brut.

Toutes les nouvelles marges de manoeuvre dégagées par cette “refondation” du secteur public doivent être impérativement affectées à des investissements économiquement et socialement utiles, car, actuellement, l’autofinancement de l’investissement public est particulièrement faible. La préparation de l’avenir est sacrifiée au profit de la reproduction d’un système qui a atteint ses limites.

Rigueur combinée à l’imagination et à la créativité, efficacité alliée à l’innovation, planification stratégique en lieu et place d’une politique au jour le jour doivent dicter le comportement de nos femmes et de nos hommes politiques. La page de la facilité doit être définitivement tournée, car c’est à ce prix que nous créerons une nouvelle dynamique économique et sociale.

Commentaires

Seule solution pour réduire les dépenses : redonner à la République l’administration du Territoire. Ce serait de plus logique tant que c’est elle qui en assume les dépenses.

Poser la question si les institutions, enfin pour parler directement, si la politique est le boulet de notre développement,et ceci sur un blog politique, est un peu osé, non?
Quel silence pour l’iinstant!!

Je pense qu’effectivement il n’y a jamais eu de vraie politique locale. Tout a été copié sur le modèle métropolitain. Tant que la France paie, pourquoi donc se casser la tête! Pendant un temps, au moment où Peaucellier était toujours ministre des finances, les caisses prêteuses avaient tiré la sonnette d’alarme : "la masse salariale territoriale est trop importante. On ne pourra continuer à vous financer si çà continue". Peaucellier avait alors mis en place un plan avec par exemple des incitations à la retraite, des aides à la reconversion. Mais çà n’a pas plu au président d’alors. Il a viré Peaucellier. Le même Peaucellier était aussi à l’origine du statut du fonctionnaire censé maîtriser la dépense, exiger la compétence par les concours. Aujourd’hui, on rentre dans l’administration par la petite porte "politique". On est embauché à l’assemblée, à la présidence et les ministères. A la fin de mandat des élus, on manifeste pour se faire embaucher dans l’administration. Et çà marche. On a quasiment recréé l’ancien système dispendieux à côté de la fonction publique nouvelle. C’est honteux. On ne crée pas d’emploi, alors on cherche la solution de facilité. Et ce n’est pas demain que çà va changer. çà sera pire avec l’irresponsable aux commandes en ce moment.

Continuez à voter pour ceux qui nous ont amené là. Mêmes hommes, mêmes méthodes.

Mon Dieu, mets-nous des gens capables et honnêtes au pouvoir. Ce n’est pas les électeurs qui le feront!

pompée

Je pense qu’effectivement il n’y a jamais eu de vraie politique locale. Tout a été copié sur le modèle métropolitain. Tant que la France paie, pourquoi donc se casser la tête! Pendant un temps, au moment où Peaucellier était toujours ministre des finances, les caisses prêteuses avaient tiré la sonnette d’alarme : "la masse salariale territoriale est trop importante. On ne pourra continuer à vous financer si çà continue". Peaucellier avait alors mis en place un plan avec par exemple des incitations à la retraite, des aides à la reconversion. Mais çà n’a pas plu au président d’alors. Il a viré Peaucellier. Le même Peaucellier était aussi à l’origine du statut du fonctionnaire censé maîtriser la dépense, exiger la compétence par les concours. Aujourd’hui, on rentre dans l’administration par la petite porte "politique". On est embauché à l’assemblée, à la présidence et les ministères. A la fin de mandat des élus, on manifeste pour se faire embaucher dans l’administration. Et çà marche. On a quasiment recréé l’ancien système dispendieux à côté de la fonction publique nouvelle. C’est honteux. On ne crée pas d’emploi, alors on cherche la solution de facilité. Et ce n’est pas demain que çà va changer. çà sera pire avec l’irresponsable aux commandes en ce moment.

Continuez à voter pour ceux qui nous ont amené là. Mêmes hommes, mêmes méthodes.

Mon Dieu, mets-nous des gens capables et honnêtes au pouvoir. Ce n’est pas les électeurs qui le feront!

pompée

16 ministres au gouvernement. Combien de personnes dans les cabinets ministériels pour une période qui est censée être une période de transition ? 4 ou 5 mois d’action gouvernementale qui visera surtout à faire en sorte que les dossiers qui ont été bloqués puissent être finalisés. A mon avis, il n’y a pas besoin de recruter des conseillers ou des chargés de mission. Que les ministres travaillent directement avec les chefs de service, celà fera des économies budgétaires.

L’instabilité, source d’inefficacité, a paradoxalement créé des surcouts budgétaires : changements de ministres ( allocation chomage de 6 mois…), préavis des conseillers techniques remerciés avec les ministres, gouvernement pléthoriques, coût de l’amateurisme ou de l’apprentissage au poste des nouveaux à des fonctions importantes… Cette mandature est à oublier pour les citoyens que nous sommes. Le “rendement” de la gestion publique a été particulièrement faible. Il est certain qu’on ne peut plus continuer comme çà. Il faut que l’on fasse pression pour que les politiques arrêtent de jeter notre argent par les fenêtre sous prétexte de nous servir… Ils se servent plus qu’ils ne nous servent ( tavini te huiraatira). Arrêtons les frais.

tout a fait d’accord pompée, je cotoie ces personnages tous les jours, on nous parlais de, pour rentrer dans la fonction public (les textes sont claires) il faut absolument passer des concours, chose que j’ai fait avec réussite et quand je vois des personnes titularisés dans l’administration grace a des méthodes politiques et pire il apparait que c’est tout a fait reglementaires. en plus c’est que ces personnages sont actuellement les donneurs de leçons dans tous les domaines. non parlant pas dans certaines commune ou le code du travail n’est meme pas applicable,le syndicalisme est représenté par le Maire. (impossible d’integrer l’administration communale sans être le fils de l’adjoint au maire). Je pense qu’au rythme ou on va, nous aurons besoin de 2 ou 3 générations pour découvrir que les polynésiens méritent d’être reconnus a sa juste valeur.
le problème que nous rencontrons actuellement, est un mal plus profond que l’on imagine qui se résoud uniquement avec le temps.

koutau nui, a oho te ii
a pae.

Peut être que cette fois ci, je ne serait pas censuré.

D’accord avec le poids grandissant de l’administration et la fonction publique chez nous. Il y a trop de clientélisme et de magouille. Le pire c’est que pour beaucoup, ces postes sont pourvu par des métros, alors, qu’on a toutes les compétences ici.

Encore un discours nationaliste avec des certitudes à la big dew ! Pourquoi alors les Ministres Taui prennent-ils des conseillers techniques métros ? Pourquoi nos maires n’arrivent pas à avoir un encadrement polynésien compétent pour bien gérer leurs communes ? Pourquoi n’arrivons-nous pas avoir les centaines de profs qui nous manquent ? Les infirmiers et les infirimières ? Les docteurs ? Les ingénieurs ? Qui tient les boites de pub et de communication ? Qui interdit aux polynésiens de créer leurs entreprises, des bureaux d’étude, des cabinets d’architectes ? Facile à dire que les polynésiens ont des compétences… Un haussaire polynésien ? Un secrétaire général polynésien ? Quand on voit le niveau de nos ministres et représentants, il y a encore du chemin !!!

Encore un discours nationaliste avec des certitudes à la big dew ! Pourquoi alors les Ministres Taui prennent-ils des conseillers techniques métros ? Pourquoi nos maires n’arrivent pas à avoir un encadrement polynésien compétent pour bien gérer leurs communes ? Pourquoi n’arrivons-nous pas avoir les centaines de profs qui nous manquent ? Les infirmiers et les infirimières ? Les docteurs ? Les ingénieurs ? Qui tient les boites de pub et de communication ? Qui interdit aux polynésiens de créer leurs entreprises, des bureaux d’étude, des cabinets d’architectes ? Facile à dire que les polynésiens ont des compétences… Un haussaire polynésien ? Un secrétaire général polynésien ? Quand on voit le niveau de nos ministres et représentants, il y a encore du chemin !!!

 

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