Christian ESTROSI souhaite que l’Université de Polynésie française soit une référence au plan national

Par Pépé Tama • 3 September 2007

“L’Université de la Polynésie française compte 80 chercheurs. Il en faudrait 4 à 5 fois plus”. Cette déclaration du Secrétaire d’Etat à l’antenne de RFO Polynésie conclue un ensemble de propos volontaristes tenus devant les étudiants, vendredi dernier, et devant la Présidente de l’Université, Madame Louise PELTZER, ce dimanche, à l’occasion de la présentation du pôle ” énergies renouvelables”. A entendre Monsieur Christian ESTROSI, l’Université de Polynésie française ne sera pas une “Université-cocotier” ou une université régionale de seconde zone. C’est là une excellente nouvelle !

L’ambition est placée très haut : l’Université de la Polynésie française doit devenir une référence au plan national. Elle va donc échapper à l’état de décrépitude du système universitaire français qui se traduit par des classements catastrophiques dans la carte mondiale des universités. Celà passe, en premier lieu, par une extension et un complément d’équipements tels que consignés au sein du projet de contrat de projets.

Cette ambition est une gageure. Il faudra aussi améliorer les taux de réussite en première et deuxième année qui sont particulièrement désastreux dans certaines filières.

De même, elle devra mieux concilier enseignement supérieur et recherche. L’Etat semble vouloir lui donner les moyens de faire une recherche de très haut niveau. C’est, en effet, à sa recherche et au nombre d’étudiants chercheurs que l’on reconnait une université d’excellence. L’ambition affichée est une chance, car, malheureusement, pour beaucoup d’universités régionales en France métropolitaine, il s’agit simplement d’essayer d’offrir à leurs étudiants une éducation générale de qualité, ce qu’elles n’arrivent pas à faire. Diplomes dévalorisés sur le marché du travail et taux de chomage important d’étudiants au niveau de la licence sont autant d’indicateurs de la médiocrité de l’enseignement délivré par la majeure partie des universités françaises. Aucune étude n’a d’ailleurs été réalisée à ce sujet en Polynésie française et c’est regrettable.

Il faudra donc aussi que les professeurs de notre Université soient évalués objectivement par une instance indépendante sur la qualité de leur recherche et la fréquence de leurs publications dans des revues internationales prestigieuses. Actuellement, à ma connaissance, la situation n’est pas très brillante sur ce plan là.

Pour arriver à l’excellence, tous les exemples étrangers montrent qu’il faut de l’autonomie, de la sélection et de la concurrence. L’Université doit être autonome, libre de choisir sa stratégie, ses professeurs et ses étudiants. Elle doit coopérer avec d’autres universités pour assurer un enseignement universel de qualité et doit assumer la responsabilité de la valeur des diplomes qu’elle offre. L’UPF voudra-t-elle s’engager dans cette voie là ?

En tous les cas, Christian ESTROSI a fixé la barre très haut et a fait des promesses. Il veut libérer les énergies et nous accompagner par une politique volontaire et de proximité. Il faut espérer qu’il fera mentir le dicton qui dit que les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

Commentaires

L’UPF est trop politisée au niveau local. Il y a une véritable guerre de pouvoir politique au sein de cette université au détriment des étudiants.
Une école doctorale pauvre en doctorants.
Peu de choix en formation ou rien (pas de Master 2 !)
Sauf erreur l’UPF est de compétence du pouvoir central, alors pourquoi y a-t-il ingérence du politique local ?

Combien d’étudiants sont sortis diplômés dans les disciplines mathématiques et scientifiques de l’Université de Polynésie disons dans les trois dernières années et à quel niveau?

Par François le 4 September 2007 at 19:07

On peut se demander si le discours du secrétaire d’Etat est réaliste ou démagogique. Tient-il le même discours à la Réunion, aux Antilles à la Nouvelle-Calédonie ? Les crédits et le moyens vont-ils suivre ? En quoi déjà la réforme des universités au plan national va-t-elle concerner la Polynésie ? Il faudra voir et suivre si les engagements sont respectés… surtout qu’il se dit que Christian ESTROSIve va peut être être Ministre de l’Intérieur.Ne va-t-il pas oublier l’Université de la Polynésie à ce moment là ?

Mais c’est vrai que l’effort de mise à niveau va être considérable. Notre Université est jeune, elle est loin d’avoir la taille optimale, elle est loin de tout… Maintenant, c’est à la Présidente et à son conseil d’administration de relever le défi et de prendre au mot Monsieur ESTROSI.

Je me demande, moi, si l’ambition n’est pas démesurée. J’estime déjà qu’avoir une bonne univertié qui forme bien nos étudiants est déjà une belle ambition. Avec quelques milliers d’étudiants au milieu du pacifique, nous ne pouvons pas rivaliser avec les meilleures universités au plan national. A partir de là, c’est un cercle vicieux : nous n’attirons pas les meilleurs profs, nous n’avons pas le meilleur enseigenement, les meilleurs étudiants ne restent pas ici, mais vont plutôt en Métropole…Déjà, il faut rompre avec ce cerce vicieux par une action persévérante. Et la Présidente a du boulot pour cette action de mise à niveau progressive.

Je me demande, moi, si l’ambition n’est pas démesurée. J’estime déjà qu’avoir une bonne univertié qui forme bien nos étudiants est déjà une belle ambition. Avec quelques milliers d’étudiants au milieu du pacifique, nous ne pouvons pas rivaliser avec les meilleures universités au plan national. A partir de là, c’est un cercle vicieux : nous n’attirons pas les meilleurs profs, nous n’avons pas le meilleur enseigenement, les meilleurs étudiants ne restent pas ici, mais vont plutôt en Métropole…Déjà, il faut rompre avec ce cerce vicieux par une action persévérante. Et la Présidente a du boulot pour cette action de mise à niveau progressive.

Je me demande, moi, si l’ambition n’est pas démesurée. J’estime déjà qu’avoir une bonne univertié qui forme bien nos étudiants est déjà une belle ambition. Avec quelques milliers d’étudiants au milieu du pacifique, nous ne pouvons pas rivaliser avec les meilleures universités au plan national. A partir de là, c’est un cercle vicieux : nous n’attirons pas les meilleurs profs, nous n’avons pas le meilleur enseigenement, les meilleurs étudiants ne restent pas ici, mais vont plutôt en Métropole…Déjà, il faut rompre avec ce cerce vicieux par une action persévérante. Et la Présidente a du boulot pour cette action de mise à niveau progressive.

Ne pas oublier que les résultats désastreux sont dus à des élèves dont le niveau est justement, désastreux. Le baccalauréat est offert, à partir de là les élèves s’engouffrent dans le cercle vicieux engendré par l’excès de liberté. 125 élèves en début d’année de LEA, 25 seulement sont encore présents aux cours en fin d’année. Et les autres? Réformer, oui. Mais il faut prendre le problème à la racine, car on peut avoir tous les équipements du monde, les meilleurs professeurs, si les élèves n’ont pas le niveau à l’entrée de leur cursus, à quoi bon?

Ne pas oublier que les résultats désastreux sont dus à des élèves dont le niveau est justement, désastreux. Le baccalauréat est offert, à partir de là les élèves s’engouffrent dans le cercle vicieux engendré par l’excès de liberté. 125 élèves en début d’année de LEA, 25 seulement sont encore présents aux cours en fin d’année. Et les autres? Réformer, oui. Mais il faut prendre le problème à la racine, car on peut avoir tous les équipements du monde, les meilleurs professeurs, si les élèves n’ont pas le niveau à l’entrée de leur cursus, à quoi bon?

Ne pas oublier que les résultats désastreux sont dus à des élèves dont le niveau est justement, désastreux. Le baccalauréat est offert, à partir de là les élèves s’engouffrent dans le cercle vicieux engendré par l’excès de liberté. 125 élèves en début d’année de LEA, 25 seulement sont encore présents aux cours en fin d’année. Et les autres? Réformer, oui. Mais il faut prendre le problème à la racine, car on peut avoir tous les équipements du monde, les meilleurs professeurs, si les élèves n’ont pas le niveau à l’entrée de leur cursus, à quoi bon?

Ne pas oublier que les résultats désastreux sont dus à des élèves dont le niveau est justement, désastreux. Le baccalauréat est offert, à partir de là les élèves s’engouffrent dans le cercle vicieux engendré par l’excès de liberté. 125 élèves en début d’année de LEA, 25 seulement sont encore présents aux cours en fin d’année. Et les autres? Réformer, oui. Mais il faut prendre le problème à la racine, car on peut avoir tous les équipements du monde, les meilleurs professeurs, si les élèves n’ont pas le niveau à l’entrée de leur cursus, à quoi bon?

Par Raton laveur le 4 September 2007 at 21:04

D’accord avec toi, souris. C’est bien pour celà qu’il faut laisser le choix à nos étudiants de rester ici ou de partir à l’extérieur ( métropole ou étranger). Se pose à ce moment là, la question incontournable de la SELECTION. Pépé Tama le précise d’ailleurs : “L’Université doit être autonome, libre de choisir sa stratégie, ses professeurs et ses étudiants. Elle doit coopérer avec d’autres universités pour assurer un enseignement universel de qualité et doit assumer la responsabilité de la valeur des diplomes qu’elle offre. L’UPF voudra-t-elle s’engager dans cette voie là ?” That is the question…

L’autre question sous jacente à ta remarque, c’est l’amélioration du niveau des élèves du secondaire. C’est là aussi un vaste sujet. Sarko a raison de bousculer le mammouth… Car on ne fera pas l’économie de la lucidité sur cette question.

Par Raton laveur le 4 September 2007 at 21:04

D’accord avec toi, souris. C’est bien pour celà qu’il faut laisser le choix à nos étudiants de rester ici ou de partir à l’extérieur ( métropole ou étranger). Se pose à ce moment là, la question incontournable de la SELECTION. Pépé Tama le précise d’ailleurs : “L’Université doit être autonome, libre de choisir sa stratégie, ses professeurs et ses étudiants. Elle doit coopérer avec d’autres universités pour assurer un enseignement universel de qualité et doit assumer la responsabilité de la valeur des diplomes qu’elle offre. L’UPF voudra-t-elle s’engager dans cette voie là ?” That is the question…

L’autre question sous jacente à ta remarque, c’est l’amélioration du niveau des élèves du secondaire. C’est là aussi un vaste sujet. Sarko a raison de bousculer le mammouth… Car on ne fera pas l’économie de la lucidité sur cette question.

Estrosi a fait des promesses, normal c’est le métier du politique, dès qu’un feu couve quelque part, un politique arrive et inonde les gens de promesses diverses et variées.

Le futur président de Polynésie (OT selon toute vraisemblance) avait de bons contacts avec la Nouvelle Zélande, en plus ils sont plus près (4000 Km au lieu de 20000), ils sont plus riches et ils sont disposés à prendre le relais de la France, je pense que vous avez là une carte à jouer.

Du côté France, la page est tournée depuis la fin des essais nucléaires et le départ de Chirac. D’ailleur GF l’a bien compris, c’est pourquoi il a tourné sa veste.

Estrosi a fait des promesses, normal c’est le métier du politique, dès qu’un feu couve quelque part, un politique arrive et inonde les gens de promesses diverses et variées.

Le futur président de Polynésie (OT selon toute vraisemblance) avait de bons contacts avec la Nouvelle Zélande, en plus ils sont plus près (4000 Km au lieu de 20000), ils sont plus riches et ils sont disposés à prendre le relais de la France, je pense que vous avez là une carte à jouer.

Du côté France, la page est tournée depuis la fin des essais nucléaires et le départ de Chirac. D’ailleur GF l’a bien compris, c’est pourquoi il a tourné sa veste.

Le meilleur moyen de s’assurer que chaque promotion sera fructueuse est une sélection à l’entrée. Pourquoi pas? On dit que ce n’est pas juste, que c’est contraire à l’esprit républicain. Faux, la selection fait partie de la vie. On est sélectionné à la sortie d’examens, de concours, etc… Par la sélection, on aura les étudiants les plus motivés et sérieux.

Le meilleur moyen de s’assurer que chaque promotion sera fructueuse est une sélection à l’entrée. Pourquoi pas? On dit que ce n’est pas juste, que c’est contraire à l’esprit républicain. Faux, la selection fait partie de la vie. On est sélectionné à la sortie d’examens, de concours, etc… Par la sélection, on aura les étudiants les plus motivés et sérieux.

En Calédonie il existait depuis les accords de matignon les "400 cadres" qui continue toujours sous un autre nom l’action "cadre avenir".
A ma connaissance rien d’équivalent en Polynésie

Par hinanui le 6 September 2007 at 19:37

arrêtes gérald de dire n’importe quoi. GF n’a jamais tourné sa veste et si l’université existe en polynésie Française, c’est grâce à GF et à Chirac.

Estrosi devra agir vite suite à ses promesses car au prochain passage d’Estrosi avec Sarkozy, je ne manquerai pas de lui rappeler élégamment ses engagements.

Il faut toujours mettre les politiques en face de leurs promesses et responsabilités. c’est ainsi que les choses avanceront. Espérons que son discours n’est pas de la simple démagogie! A surveiller de très près!

Par hinanui le 6 September 2007 at 19:37

arrêtes gérald de dire n’importe quoi. GF n’a jamais tourné sa veste et si l’université existe en polynésie Française, c’est grâce à GF et à Chirac.

Estrosi devra agir vite suite à ses promesses car au prochain passage d’Estrosi avec Sarkozy, je ne manquerai pas de lui rappeler élégamment ses engagements.

Il faut toujours mettre les politiques en face de leurs promesses et responsabilités. c’est ainsi que les choses avanceront. Espérons que son discours n’est pas de la simple démagogie! A surveiller de très près!

 

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