L’Etat impulse un pôle de compétitivité polynésien dans le domaine des énergies renouvelables

Par Pépé Tama • 2 September 2007

Le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Monsieur Christian ESTROSI souhaite encourager la création d’un pôle de compétitivité centré sur les énergies renouvelables en Polynésie française et a réuni aujourd’hui des porteurs de projets.

Aussi, il m’a paru intéressant de définir ce concept tel qu’il s’est déployé en France métropolitaine.

Un pôle de compétitivité repose sur la collaboration, sur un territoire donné, entre des entreprises et des organismes publics ou privés de recherche et de formation :

  • unissant leurs efforts pour développer, dans un ou plusieurs domaines technologiques et industriels, un projet d’innovation et de recherche-développement ;
  • disposant d’une masse critique élevée sur le plan de l’industrie et/ou de la recherche pour franchir des seuils technologiques et se prévaloir d’une visibilité suffisante sur la scène internationale.

Il doit répondre à quatre exigences majeures :

  1. Être créateur de richesses nouvelles à forte valeur ajoutée et d’emploi qualifié;
  2. Pouvoir se positionner sur des marchés mondiaux caractérisés par un fort potentiel de croissance;
  3. Se fonder sur des partenariats approfondis entre les acteurs, se traduisant par un mode de gouvernance structuré et de qualité;
  4. Définir les objectifs et les moyens d’une stratégie efficace de développement économique et de recherche de l’innovation”.

Le statut juridique des pôles de compétitivité peut prendre des formes variées : association, groupement d’intérêt économique (GIE), groupement d’intérêt scientifique (GIS), etc. Son pilotage est assuré par l’un des acteurs, qu’il soit économique (PME, grand groupe), académique (université, laboratoire de recherche) ou institutionnel (collectivité territoriale). Son représentant légal, toutefois, ne peut relever ni de l’Etat ni d’une collectivité territoriale.

Les projets de recherche et développement sont la dimension centrale d’un pôle et sont définis dans le dossier de candidature du pôle. Le dossier décrit ainsi les travaux de recherche et de développement incombant à chacun des partenaires, et précise les moyens mobilisés pour la réalisation de ces travaux.

Les projets de R&D doivent associer plusieurs entreprises et au moins l’un des partenaires suivants : laboratoires publics ou privés, établissements d’enseignement supérieur, organismes concourant aux transferts de technologies. Ils doivent être susceptibles de développer l’activité des entreprises concernées ou de favoriser l’émergence de nouvelles entreprises innovantes.

Les projets sont agréés en fonction des critères suivants :

  • nature de la recherche et du développement prévus ;
  • modalités de coopération entre les entreprises et les organismes publics ou privés ;
  • complémentarité avec les activités économiques du pôle de compétitivité ;
  • impact en termes de développement ou de maintien des implantations des entreprises ;
  • réalité des débouchés économiques ;
  • impact sur l’attractivité du territoire du pôle de compétitivité ;
  • complémentarité avec d’autres pôles de compétitivité ;
  • qualité de l’évaluation prévisionnelle des coûts ;
  • viabilité économique et financière ;
  • implication, notamment financière, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) dotés d’une fiscalité propre.

L’Etat esquisse donc un retour dans un domaine, les énergies renouvelables, où il s’était désengagé il y a une vingtaine d’années. Rappelons-nous, en effet, que le CEP-CEA, avait collaboré avec le Territoire à la création d’un Institut des Energies renouvelables pour le pacifique sud ( IERPS). Un prototype de maison solaire avait été expérimenté, ainsi qu’un gazogène fonctionnant à la bourre de coco et des véhicules fonctionnant à l’huile de coprah.

Le Territoire avait hérité de cette structure après le désengagement de l’Etat et s’est trouvé dans l’obligation de la fermer pour cause de très faible rapport coût-efficacité de la structure.

Un GIE “soler” avait vu le jour et a été absorbé par la compagnie TOTAL qui avait elle-même développé une filiale dans le domaine de l’énergie solaire. Mais TOTAL n’a jamais vraiment dynamisé ce GIE, bien au contraire.

L’Etat effectue donc, 20 ans après, un retour aux sources, en quelque sorte . Entre temps, nous avons subi une absence de continuité dommageable à la diffusion des énergies renouvelables dans un pays qui disposerait, selon Monsieur Christian ESTROSI d’un potentiel très important. Acceptons en l’augure et nous verrons bien si les actes vont suivre le discours.

J’ai surtout une interrogation : pourquoi l’Etat choisit-il à notre place le champ d’intervention d’un pôle de compétitivité ? Absence de réflexion de la part des autorités du Pays ? Lobbying intensif ?

Il est, en tous les cas regrettable, alors que le Pays est compétent en matière économique de par le statut d’autonomie, que ce soit l’Etat qui décide à notre place. De plus, je suis, en ce qui me concerne, pas totalement convaincu que les énergies renouvelables soient le meilleur domaine d’application d’un pôle de compétitivité pour la Polynésie française.

Il incombe donc au Pays de se positionner rapidement sur la portée opérationnelle d’un tel concept et d’engager sur ce sujet une concertation avec l’Etat.

Commentaires

Il a également parlé d’une sillicon valley, un autre pôle de compétitivité ou on peut tirer notre épingle du jeu.

"L’Etat effectue donc, 20 ans après, un retour aux sources, en quelque sorte . Entre temps, nous avons subi une absence de continuité dommageable à la diffusion des énergies renouvelables dans un pays qui disposerait, selon Monsieur Christian ESTROSI d’un potentiel très important."

Pourquoi le Territoire n’a-t-il rien fait durant ce laps de temps? Pas la peine de s’étonner que l’Etat vient mettre son nez dans nos affaires.
Pourquoi les énergies renouvelables? On a le potentiel pour: solaire, éolien, géothermique, vague, biocarburant.

Quand on voit ce qu’il se fait à la Réunion, je suis plutôt content de voir que la métropole le fasse à notre place. On appelle ça "passer à l’action", c’est ce qui nous manquait, et tu le dis toi même ça fait 20 ans que ça dure:

motion de censure, dissolution, retour aux urnes, etc…on est pas prêt d’avoir une politique concrète de développement, d’ou l’intervention de l’Etat, ce qui est plutôt "providentiel".

Il a également parlé d’une sillicon valley, un autre pôle de compétitivité ou on peut tirer notre épingle du jeu.

"L’Etat effectue donc, 20 ans après, un retour aux sources, en quelque sorte . Entre temps, nous avons subi une absence de continuité dommageable à la diffusion des énergies renouvelables dans un pays qui disposerait, selon Monsieur Christian ESTROSI d’un potentiel très important."

Pourquoi le Territoire n’a-t-il rien fait durant ce laps de temps? Pas la peine de s’étonner que l’Etat vient mettre son nez dans nos affaires.
Pourquoi les énergies renouvelables? On a le potentiel pour: solaire, éolien, géothermique, vague, biocarburant.

Quand on voit ce qu’il se fait à la Réunion, je suis plutôt content de voir que la métropole le fasse à notre place. On appelle ça "passer à l’action", c’est ce qui nous manquait, et tu le dis toi même ça fait 20 ans que ça dure:

motion de censure, dissolution, retour aux urnes, etc…on est pas prêt d’avoir une politique concrète de développement, d’ou l’intervention de l’Etat, ce qui est plutôt "providentiel".

Par john Eastwood le 3 September 2007 at 9:06

La France ne sait pas à qui s’adresser pour parler d’avenir en Polynésie… GTS était un contact privilégié pour faire avancer les dossiers mais l’assemblée estime le contraire au point de faire perdre encore 5 ans au territoire. Si vous avez un contact, si vous connaissez une institution apte à prendre de bonnes décisions globales et démocratiques sur ces sujets importants, n’hésitez pas à le faire savoir, pour l’intérêt de votre pays!

Je trouve que les déclarations du secrétaire d’Etat sont très ambitieuses, voire grandiloquentes. Il flatte notre égo, il nous fait miroiter des ambitions considérables ( la Silicon Valley !!! Rien que çà), mais je ne suis pas sûr que les moyens vont suivre. Quand on voit comment on a du mal à boucler le financement du cable haut débit transocéanique,alors que ce dernier est le préalable à beaucoup de développements futurs, je doute un peu du réalisme de ces déclarations… En plus, un pôle de compétitivité nécessite un seuil critique d’entreprises et surtout d’entrepreneurs prêts à s’engager dans des projets risqués. Il faut un grand nombre de porteurs de projets, des grandes entreprises et des PME. Or, dans le domaine des énergies renouvelabes, il n’y a pas beaucoup d’acteurs.

Maintenant il est important de se fixer des objectifs ambiieux car celàdonne de l’espoir à nos jeunes et les incite à pousser dans leurs études et à envisager de se lancer dans la création d’entreprises. Je suivrai donc avec attention comment on va passer du discours aux actes.

Je constate aussi que le gouvernement TONG SANG n’a pas vraiment développé une réflexion prospective dans le domaine du développement économique. Il est resté dans le court terme ( relance économique…), mais il n’a pas fixé de stratégie à moyen et long terme avec des axes précis. Le projet de contrat de projets est révélateur de ce manque de perspective et d’ambition, car pour le lancement d’un pôle de compétitivité, ce n’est pas quelques centaines de millions qu’il faut, mais des milliards de francs.

Pépé Tama a raison de faire l’historique de la recherche, ici, en Polynésie, dans le domaine de la recherche en énergies renouvelables. Depuis cette démarche tentée il y a 25 ans, il n’y a plus de recherche dans ce domaine. Or, un pôle de compétitivité doit s’appuyer sur une recherche solide. Où sont les chercheurs dans ce domaine ? On nous fait un effet d’annonce, alors qu’il n’y a plus ou pas de substance en recherche ici. C’est déjà très boiteux comme Pôle…

La recherche en panne !
C’est dans beaucoup de domaines que la recherche est en panne en Polynésie française. Il suffit de faire un tour sur la base de données Bondy de l’IRD. Depuis la fin des années 1980 - début 90, les chercheurs semblent bouder l’outre-mer sans doute pas assez valorisant pour les universitaires. Aussi, peu s’investissent dans les spécificités outre-mer.
Peu de dossiers ou de rapports. Les plus récents portent sur le logement (DAF), anthropologie (université - thèse en cours), santé (médecine - Greffe en PF), le tourisme d’affaires et le thon (CES).

Il me semble qu’il y a un manque de spécialites et techniciens de l’outre-mer auprès du gouvernement central.

Il reste beaucoup à faire !

La recherche en panne !
C’est dans beaucoup de domaines que la recherche est en panne en Polynésie française. Il suffit de faire un tour sur la base de données Bondy de l’IRD. Depuis la fin des années 1980 - début 90, les chercheurs semblent bouder l’outre-mer sans doute pas assez valorisant pour les universitaires. Aussi, peu s’investissent dans les spécificités outre-mer.
Peu de dossiers ou de rapports. Les plus récents portent sur le logement (DAF), anthropologie (université - thèse en cours), santé (médecine - Greffe en PF), le tourisme d’affaires et le thon (CES).

Il me semble qu’il y a un manque de spécialites et techniciens de l’outre-mer auprès du gouvernement central.

Il reste beaucoup à faire !

Je rejoins tout à fait ZET. Il y a les grands discours de l’Etat et il y a la réalité. On est loin de l’âge d’or du cnexo-ifremer, de l’orstom, du CIRAD…. Tous ces organismes ont réduit la voilure en Polynésie. C’est drôle d’entendre maintenant l’Etat dire que la recherche, c’est très important, la recherche prépare l’avenir, notamment de nos jeunes… Mieux vaut tard que jamais ! Ici, la recherche est le parent pauvre. En plus, cette recherche n’a pas produit beaucoup de résultats tangibles sur le développement de nos entreprises, car les quelques chercheurs qu’il y a travaillent dans leur coin sur des sujets ésotériques. Il y a vraiment tout à faire !

Par Pompée le 3 September 2007 at 17:29

Ah la la. Avez-vous déjà vu un gouvernement local travailler pour le développement de ce pays. Quand je dis travailler, je veux dire non seulement mettre les moyens mais je veux dire aussi abattre les obstacles. Depuis 20 ans, 30 ans, 50 ans, rien! que dalle! çà va même de mal en pis avec une chute initiée par qui vous savez. Que de la politique, et de la mauvaise politique, pour 150 000 habitants. Une petite ville de France. Nous, on veut faire comme si on était les USA, la Chine, la France. Vanité. C’est beaucoup plus simple. Il suffirait de donner des véhicules moyennes au élus, des salaires raisonnables aux élus et à leur fulltitude de conseillers payés grassement. Pour certains, ils ont un salaire de plus du millions, plus de 2 millions pour certains, la voiture, le logement. Ils sont nourris par la présidence chaque jour. Des millions gaspillés. Le développement, c’est pas facile et çà demande des moyens. Et aussi de confier les études à des gens sérieux. or que fait-on? La perliculture, on a semble-t-il décidé de la confier à, l’Ifremer, organisme qui a aucun moment n’a participé à son développement. C’est le Territoire seul qui a développé le secteur avec les techniciens japonais. Que vient faire l’Ifremer? On sait ce qu’il est advenu des crevettes. Cet organisme, après une collaboration avec le Territoire est allé développer l’activité à l’étranger et nous avons récolté 0 francs. çà sera pareil avec la perliculture. Des annexes de l’Ifremer vont dans pas longtemps vendre des naissains de nacre à l’étranger. Je suis prêt à prendre le pari. L’objectif des grands organismes français est de faire financer leurs recherches via les pays d’outre mer puis d’aller seul commercialiser leurs techniques à l’étranger. C’est pas un scoop. Alors, si l’on veut vraiment développer des techniques que nous serons seuls à maîtriser (avec des organismes extérieurs s’il le faut) et à contrôler, il nous faudra des ministres compétents, conscient des enjeux. Sinon, nous nous ferons toujours doubler. Il faudra aussi que nous formions nos jeunes aux nouvelles techniques. Eux seront motivés pour développer le pays. Qu’en est-il aujourd’hui? Les élites locales sont écartés petit çà petit des directions des services techniques. Les diplômés polynésiens sont écartés. Le copinage permet la venue de diplômés métropolitains avec l’aval et la complicité venue de haut. C’est cela la réalité. renseignez-vous. Et on veut parler de développement? çà ne peut pas arriver car il y a trop d’intérêts qui ne sont pas polynésiens. Cherchez et vous trouverez là où le bât blesse.

pompée

Par Michelin le 3 September 2007 at 18:00

Estrosi ne manque pas d’air ! A part ça (de l’air), qu’est-ce qu’il impulse d’autre dans la bulle démago-politicienne locale ? Les promesses n’engagent que ceux qui y croient!!! On a toujours pas vu le "village metu@" autrefois promis par Chirac à Flosse comme la "sofia antipolis" du pacifique. On a développé ici la technologie d’élevage des crevettes, pour au final industrialiser ça … en calédonie…
Ce que l’état "impulse" le mieux en polynésie, c’est l’esprit d’assistanat, malheureusement pas exportable …

L’Etat va donc aider à la création d’un pôle de compétitivité.
On entend l’exemple de la Silicon Valley.
Mais pourquoi la Silicon Valley est elle justement la Silicon Valley.
Allez lire ce lien : http://www.bernardgirard.com/Ber...

Même si les financements sont indispensables, il faut beaucoup plus que de l’argent pour ce genre de projet, et avant tout un recul total des interventions politiques de copinage dans ce domaine. Et ça c’est pas gagné, mais alors pas du tout!

Par hinanui le 3 September 2007 at 20:07

c’est un projet ambitieux. Il faut une étude sérieuse avant de dire il faut que il y a qu’à. Je trouve que Estrosi est un peu tout feu tout flamme. Je crois qu’il se doit d’être plus mesuré dans ses propos pour être sûr que ce qu’il avance prendra forme.

Il est agréable, sympathique , un peu séducteur sur les bords . Il nous carresse un peu trop dans le sens du poil et ils nous aiment trop alors qu’il nous connaît depuis peu. C’est un peu ce qui m’intrigue. Il s’exprime à merveille même si c’est parfois un peu trop grandiloquent.

Ce qui m’inquiète c’est cet amour démesuré en si peu de temps. J’ose espérer qu’il n’est pas démagogique car cela me décevrait énormément.

J’attends de voir et lui octroie des points positifs sur sa volonté d’agir en polynésie Française , en espérant qu’il assurera le suivi efficacement et que ce ne seront pas des paroles en l’air et tous azimuts pour flatter notre égo.

Wait and see!

Y a combien de thèse scientifique ou plus particulièrement sur le milieu marin à l’université de Polynésie ?
Faut-il toujours se rendre en France pour avoir sa licence en SVT ?
« il nous faudra des ministres compétents, conscient des enjeux » Pompée 7. C’est vrai tu as parfaitement raison, mais le dernier ministre de la recherche qui nous avait été proposé lors du Taui et qui avait donné beaucoup d’espoir aux scientifiques, a déçu tout le monde, même Oscar lui-même mais heureusement pour lui que son tonton était là.
Pour la perliculture, c’est normal que l’on veuille confier ça à l’Ifremer, les chercheurs du Pays chargé de la perliculture n’ont aucun moyen, ni financier, ni en personnel, ni en matériel technique performant, ni en motivation non plus…

Y a combien de thèse scientifique ou plus particulièrement sur le milieu marin à l’université de Polynésie ?
Faut-il toujours se rendre en France pour avoir sa licence en SVT ?
« il nous faudra des ministres compétents, conscient des enjeux » Pompée 7. C’est vrai tu as parfaitement raison, mais le dernier ministre de la recherche qui nous avait été proposé lors du Taui et qui avait donné beaucoup d’espoir aux scientifiques, a déçu tout le monde, même Oscar lui-même mais heureusement pour lui que son tonton était là.
Pour la perliculture, c’est normal que l’on veuille confier ça à l’Ifremer, les chercheurs du Pays chargé de la perliculture n’ont aucun moyen, ni financier, ni en personnel, ni en matériel technique performant, ni en motivation non plus…

Y a combien de thèse scientifique ou plus particulièrement sur le milieu marin à l’université de Polynésie ?
Faut-il toujours se rendre en France pour avoir sa licence en SVT ?
« il nous faudra des ministres compétents, conscient des enjeux » Pompée 7. C’est vrai tu as parfaitement raison, mais le dernier ministre de la recherche qui nous avait été proposé lors du Taui et qui avait donné beaucoup d’espoir aux scientifiques, a déçu tout le monde, même Oscar lui-même mais heureusement pour lui que son tonton était là.
Pour la perliculture, c’est normal que l’on veuille confier ça à l’Ifremer, les chercheurs du Pays chargé de la perliculture n’ont aucun moyen, ni financier, ni en personnel, ni en matériel technique performant, ni en motivation non plus…

Je pense que le choix du domaine du pôle n’est pas pertinent. Il y a peu de porteurs de proejts dans le domaine des énergies renouvelables. Et à part, Dick BAILEY, on n’a pas à faire à de vrais entrepreneurs. Il s’agit plutôt effectivement de chasseurs de subventions qui savent faire du lobbyig. J’ai vu à latélévision qu’il y avait Auroy, Alban ELLACOTT…. Certes, ils ont une expérience dans le dmaine hydro électrique, mais il y a besoin maintenant de vrais entrepreneurs.

J’aurais bien vu un pôle de compétitivité “ressources marines” avec notre ZEE, tous nos systèmes lagonaires, la perliculture, notre flotte de pêche… Là, il y a des centaines d’entrepreneurs. On peut créer des unités de conditionnement de produits marins… Le potentiel est important, plus, à mon avis, que dans les énergies renouvelables.

Je pense que le choix du domaine du pôle n’est pas pertinent. Il y a peu de porteurs de proejts dans le domaine des énergies renouvelables. Et à part, Dick BAILEY, on n’a pas à faire à de vrais entrepreneurs. Il s’agit plutôt effectivement de chasseurs de subventions qui savent faire du lobbyig. J’ai vu à latélévision qu’il y avait Auroy, Alban ELLACOTT…. Certes, ils ont une expérience dans le dmaine hydro électrique, mais il y a besoin maintenant de vrais entrepreneurs.

J’aurais bien vu un pôle de compétitivité “ressources marines” avec notre ZEE, tous nos systèmes lagonaires, la perliculture, notre flotte de pêche… Là, il y a des centaines d’entrepreneurs. On peut créer des unités de conditionnement de produits marins… Le potentiel est important, plus, à mon avis, que dans les énergies renouvelables.

Je pense que le choix du domaine du pôle n’est pas pertinent. Il y a peu de porteurs de proejts dans le domaine des énergies renouvelables. Et à part, Dick BAILEY, on n’a pas à faire à de vrais entrepreneurs. Il s’agit plutôt effectivement de chasseurs de subventions qui savent faire du lobbyig. J’ai vu à latélévision qu’il y avait Auroy, Alban ELLACOTT…. Certes, ils ont une expérience dans le dmaine hydro électrique, mais il y a besoin maintenant de vrais entrepreneurs.

J’aurais bien vu un pôle de compétitivité “ressources marines” avec notre ZEE, tous nos systèmes lagonaires, la perliculture, notre flotte de pêche… Là, il y a des centaines d’entrepreneurs. On peut créer des unités de conditionnement de produits marins… Le potentiel est important, plus, à mon avis, que dans les énergies renouvelables.

Je pense que le choix du domaine du pôle n’est pas pertinent. Il y a peu de porteurs de proejts dans le domaine des énergies renouvelables. Et à part, Dick BAILEY, on n’a pas à faire à de vrais entrepreneurs. Il s’agit plutôt effectivement de chasseurs de subventions qui savent faire du lobbyig. J’ai vu à latélévision qu’il y avait Auroy, Alban ELLACOTT…. Certes, ils ont une expérience dans le dmaine hydro électrique, mais il y a besoin maintenant de vrais entrepreneurs.

J’aurais bien vu un pôle de compétitivité “ressources marines” avec notre ZEE, tous nos systèmes lagonaires, la perliculture, notre flotte de pêche… Là, il y a des centaines d’entrepreneurs. On peut créer des unités de conditionnement de produits marins… Le potentiel est important, plus, à mon avis, que dans les énergies renouvelables.

Par fennec malicieu le 5 September 2007 at 5:09

Ia orana,
Il faut aussi l’aide du territoire: j’ai ainsi le souvenir d’un polynésien qui, après ses études en métropole, est passé à l’Ifremer, a développé un projet d’aquaculture. Après l’échec de ses demandes d’aide territoriale, il s’est rendu en zone anglophone où, lui l’étranger, a obtenu tout ce dont il avait besoin…et il y a réussit: quel gachis pour le territoire!!!!!

Par fennec malicieu le 5 September 2007 at 5:09

Ia orana,
Il faut aussi l’aide du territoire: j’ai ainsi le souvenir d’un polynésien qui, après ses études en métropole, est passé à l’Ifremer, a développé un projet d’aquaculture. Après l’échec de ses demandes d’aide territoriale, il s’est rendu en zone anglophone où, lui l’étranger, a obtenu tout ce dont il avait besoin…et il y a réussit: quel gachis pour le territoire!!!!!

On doit faire un constat navrant, c’est que l’on ne fait rien pour inciter les jeunes polynésiens à suivre la filière bio ou océano. En SVT, qu’est-ce que l’UPF propose après les deux premières années ? Rien.
Encore une fois je pose la question, combien de jeunes polynésiens en master 2, combien de thèses en cours traitant de sujet lié à la biologie marine, à l’océanologie, à l’aquaculture, etc… Combien aujourd’hui ?
Je n’ai rien contre les filières reo, droit, anthropo, lettre moderne et autres filières de langues, mais ce n’est pas avec eux que l’on pourra véritablement développer l’économie du Pays.
L’autre constat navrant, c’est que ceux qui suivent des filières scientifiques bio ou océano, se dirigent ensuite vers l’enseignement où l’attraction des salaires sur leur masse est encore plus forte que celle de la lune sur les océans.

On doit faire un constat navrant, c’est que l’on ne fait rien pour inciter les jeunes polynésiens à suivre la filière bio ou océano. En SVT, qu’est-ce que l’UPF propose après les deux premières années ? Rien.
Encore une fois je pose la question, combien de jeunes polynésiens en master 2, combien de thèses en cours traitant de sujet lié à la biologie marine, à l’océanologie, à l’aquaculture, etc… Combien aujourd’hui ?
Je n’ai rien contre les filières reo, droit, anthropo, lettre moderne et autres filières de langues, mais ce n’est pas avec eux que l’on pourra véritablement développer l’économie du Pays.
L’autre constat navrant, c’est que ceux qui suivent des filières scientifiques bio ou océano, se dirigent ensuite vers l’enseignement où l’attraction des salaires sur leur masse est encore plus forte que celle de la lune sur les océans.

On doit faire un constat navrant, c’est que l’on ne fait rien pour inciter les jeunes polynésiens à suivre la filière bio ou océano. En SVT, qu’est-ce que l’UPF propose après les deux premières années ? Rien.
Encore une fois je pose la question, combien de jeunes polynésiens en master 2, combien de thèses en cours traitant de sujet lié à la biologie marine, à l’océanologie, à l’aquaculture, etc… Combien aujourd’hui ?
Je n’ai rien contre les filières reo, droit, anthropo, lettre moderne et autres filières de langues, mais ce n’est pas avec eux que l’on pourra véritablement développer l’économie du Pays.
L’autre constat navrant, c’est que ceux qui suivent des filières scientifiques bio ou océano, se dirigent ensuite vers l’enseignement où l’attraction des salaires sur leur masse est encore plus forte que celle de la lune sur les océans.

Par Francis le 5 September 2007 at 20:58

Tout à fait d’accord avec Titata. C’est d’ailleurs dans ce domaine de la valorisation des ressources végétales et animales, marines ou terrestres qu’on aurait dû créer un pôle de compétitivité. Dans le domaine de la perliculture, nous avons des centaines de fermiers ou d’éleveurs de nacres, nous avons 70 thoniers, nous avons des entreprises de mareyage, nous avons encore quelques aquaculteurs ( malgré le sabotage de la recherche, qui a servi à d’autres pays, notamment à la Nouvelle Calédonie). Dans des secteurs reliés, nous avons des dizaines de bijoutiers qui valorisent la perle, des entreprises franches qui exportent des ouvrages en perles. …

Dans le domaine des ressources terrestres, nous avons des dizaines de planteurs de vanille, des dizaines de coprahculteurs, des dizaines de collecteurs de noni, des collecteurs de Tamanu, des planteurs de tiare, des unités de transformation dans tous ces domaines (noni, monoi, tamanu, cosmétiques, matières premières pour les parfums.. …) Là, il y a des centaines de porteurs de projets. C’est là qu’il aurait fallu faire un pôle. Je ne comprend pas le choix de l’Etat.

De toutes les façons, dans le domaine de l’économie, c’est le Pays qui est compétent. C’est à lui de prendre des initiatives et de proposer une coopération avec l’Etat. Qu’il se bouge un peu, le Pays !

Par Francis le 5 September 2007 at 20:58

Tout à fait d’accord avec Titata. C’est d’ailleurs dans ce domaine de la valorisation des ressources végétales et animales, marines ou terrestres qu’on aurait dû créer un pôle de compétitivité. Dans le domaine de la perliculture, nous avons des centaines de fermiers ou d’éleveurs de nacres, nous avons 70 thoniers, nous avons des entreprises de mareyage, nous avons encore quelques aquaculteurs ( malgré le sabotage de la recherche, qui a servi à d’autres pays, notamment à la Nouvelle Calédonie). Dans des secteurs reliés, nous avons des dizaines de bijoutiers qui valorisent la perle, des entreprises franches qui exportent des ouvrages en perles. …

Dans le domaine des ressources terrestres, nous avons des dizaines de planteurs de vanille, des dizaines de coprahculteurs, des dizaines de collecteurs de noni, des collecteurs de Tamanu, des planteurs de tiare, des unités de transformation dans tous ces domaines (noni, monoi, tamanu, cosmétiques, matières premières pour les parfums.. …) Là, il y a des centaines de porteurs de projets. C’est là qu’il aurait fallu faire un pôle. Je ne comprend pas le choix de l’Etat.

De toutes les façons, dans le domaine de l’économie, c’est le Pays qui est compétent. C’est à lui de prendre des initiatives et de proposer une coopération avec l’Etat. Qu’il se bouge un peu, le Pays !

Francis SANFORD disait que nos dizaines de lagons pouvaient servir de garde-manger, non seulement à nous, mais au monde entier. C’est dans ce domaine qu’il faut investir, surtout qu’on peut relier ensuite à l’aquaculture les énergies renouvelables ( eau des profondeurs, énergie des courants, énergie des vagues…) Il faut relier l’énergie à des activités économiques, comme pour l’hotel de Bora.

Par hinanui le 8 September 2007 at 2:36

titata, je partages ton point de vue sur ces questions.

 

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