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vendredi 28 septembre 2007

Conscience d'opinion

Par Noindep, vendredi 28 septembre 2007 à 22:50 :: General

Dans le nouveau gouvernement, certaines choses ont changé. Le harcèlement oppressif des élus indépendantistes à l'égard de l'autonomie a disparu, du moins l’énergie mise à son service a pris congé. Sans compter les querelles des deux blocs désintégrées dans l'euphorie de la réconciliation à laquelle "Polynésiens Ensemble" jubile à chaque médiatisation. Il est bien temps que l'on contourne ces passions et que l'on s'anime de dynamiques communes. Oui, mais pour combien de temps ?

La mise en scène de cette brave paix de dupes n'a l'allure que d'une empathie déguisée, et qui, à l'excès, déloge les repères politiques qui rythment les échéances. Masquer les vérités arrières par une association de bon enchanteur, jouera certainement son effet placebo et amenuisera à terme les mensonges de ses deux leaders, qui, à l'évidence, récitent un choix tactique pour plaire à un peuple lassé de cette guerre des partis.

Si tactique il y a, elle devra vaincre les "ingérences" de l'Etat, qui d'ores et déjà, annonce vouloir consentir aux souhaits des polynésiens, modélisés par les partis politiques, ceux d'un retour pressé et pressant aux urnes, juste question d'aggraver l'instabilité insolente qui creuse notre déficit démocratique. Rationner les présidents des SEM, sanctionner les élus non présents aux séances parlementaires, désinciter les mobilités inter-partis, devront être les nouvelles fondations du chantier statutaire. Christian Estrosi a le devoir de proposer et l'obligation de réformer ce statut obèse en compétences et maigre de responsabilités et ne pas prendre le retour anticipé aux urnes comme un prétexte pour invalider une élection démocratique en tout état de cause.

On pourra cependant regretter qu'il n'y figure pas dans ses propositions l'obligation de résultats si chère au nouveau président Sarkozy, qui aurait dû, chemin faisant, obliger la Polynésie française à s'atteler à l'efficience, en arrêtant, comme en France de blasphémer sur une croissance timide, relayé par les bons dictats de l'exception française, comme une conséquence du désordre mondial, appelé plus souvent la conjoncture. Ce principe de déresponsabilité qui dénigre notre compétence et notre puissance à produire des richesses nouvelles, doit laisser place à un optimisme qui en Polynésie est le premier gage pour promouvoir le tourisme.

"C'est cette réserve de bêtises qui vide la politique polynésienne de sa substance et fatigue les mentalités polynésiennes dans sa grande majorité."

Des chemins de croissance il y en a, sans parler des moyens surévalués à la vue des résultats inscrits au bilan. Atteindre 300 000 touristes, augmenter le nombre d'actifs, relancer l’offre publique, et assainir les finances des SEM seront les priorités de demain. Je ne parle même pas du reste, des infrastructures datées, de l'export qui stagne sur une donne nulle, ou le coût de la vie qui explose mériteront plus de temps. Mais le déni de la réalité que l'on exhibe pour cautionner le malaise économique que l'on ne sait assumer, est à la fois honteux et pathétique pour une collectivité qui se réclame de sa souveraineté future. L’inconscience et l’ignorance sont encore à tous les coins de rue, y compris à celui de l'avenue Pouvanaa Oopa.

La paresse des deux blocs à inculper l'Etat tutélaire d'ingérence dénote avec quel mépris, on crache dans la soupe. Pire pour ceux qui par le passé tétaient cette mamelle financière jusqu’à épuisement, et, qui aujourd'hui, assassinent l'Etat lorsque celui-ci se veut trop patriarcal. C'est cette réserve de bêtises qui vide la politique polynésienne de sa substance et fatigue les mentalités polynésiennes dans sa grande majorité.

À l’heure où les finances de l’Etat prennent l’eau de tout bord, il serait réfléchi de vanter un plan économe pour réduire le budget pondéreux et ainsi éviter de se faire débarquer au prochain port. L’idée de réduire le nombre d’élus serait sans doute un premier geste qui aurait bonne presse en métropole, suppléée à une réduction de la masse salariale comme le souhaite J. Drollet (200 000 FCFP pour le président de l’OPT). Quel changement !

Vous l’aurez compris les défis qui incombent aux élus de notre collectivité sont beaucoup trop nombreux pour être menés par un seul parti. Saluer l’alliance des deux blocs serait sans doute ridicule idéologiquement, mais si leur collaboration perdure dans un développement solidaire de l’avenir, sans doute que nous aurons à revoir notre conscience d'opinion. Et moi le premier.

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Pour une démarche d'audit de nos programmes publics

Par lebop, vendredi 28 septembre 2007 à 10:59 :: General

Les abus de certains petits potentats comme le Président du conseil d'administration de l'OPT, la déléguée de la Polynésie française à Paris, le détournement de fonds au CHPF, les augmentations inconsidérées du salaire du directeur du fonds de développement des archipels... démontrent à quel point la gabegie dans la gestion des fonds publics dépasse la sphère politique.

De nombreux directeurs de société d'économie mixte, d'établissements publics ou de groupements d'intérêt économiques gèrent des fonds considérables. Mais les résultats sont-ils au rendez-vous des importants moyens mis en oeuvre ? Par exemple, le tourisme polynésien stagne ces dernières années, alors même que le budget du GIE Tahiti Tourisme ne cesse d'augmenter : il dépasse actuellement deux milliards de F CFP. Y a t-il un audit de cette structure et des programmes qu'elle met en oeuvre ? A notre connaissance, non.

Nous apprenons par la bande que la situation de l'OPT, plombée par de trop lourdes dépenses de fonctionnement et des salaires exorbitants, est critique. N'est ce pas du fait de l'imprévision des équipes dirigeantes qui se sont succédés ces dernières années, incapables de prendre le tournant des nouvelles technologies, et empêtrées dans le corporatisme syndical ou le népotisme de nos hommes politiques, seuls responsables des recrutements pléthoriques et inutiles qui font que ce paquebot de notre économie prend dangereusement de la gite ?

Et pourtant, cette méthode d'audit est d'usage courant dans de nombreux pays.Même la France s'y est mise. Actuellement, 24 équipes d'auditeurs comprenant des consultants du privé sont au travail pour passer au crible les missions de l'Etat et de la sphère sociale. Elles traquent les économies structurelles dans l'appareil de l'Etat et dans ses politiques d'intervention. Leurs résultats se traduiront pas des réformes triennales. Au regard des déficits grandissants, cette logique de performance est devenue une nécessité impérieuse.

Il est temps que nos gouvernants révisent, eux aussi, nos politiques publiques de fond en comble.

La démarche pourrait se baser sur les 6 critères suivants :

  1. l'activité d'un programme sert-elle encore l'intérêt public ?
  2. l'action du gouvernement est-elle légitime et nécessaire dans ce programme ?
  3. faut-il le déléguer ?
  4. peut-on privatiser tout ou partie du programme ?
  5. si l'activité doit continuer, comment améliorer son efficience ?
  6. si l'ensemble des programmes ne tient pas dans l'enveloppe budgétaire, lesquels abandonner ?

Tous les pays qui se sont posés ces questions et qui y ont répondu de manière énergique et continue ont très vite obtenu des résultats.

Alors, que nos dirigeants et les responsables de toutes nos organisations publiques aient le courage d'adopter cette démarche, au lieu d'attendre d'être épinglés à postériori par la chambre territoriale des comptes. Nous, citoyens, pourrions alors croire aux bonne paroles qu'ils nous délivrent, notamment à la veille des élections !

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lundi 24 septembre 2007

Nos institutions sont-elles devenues des boulets de notre développement ?

Par lebop, lundi 24 septembre 2007 à 11:57 :: General

Les gesticulations, déplacements, manifestations, séminaires de nos gouvernants engendrent des coûts que notre collectivité ne peut plus se permettre. Il est temps d'inaugurer l'art d'un "gouverner modeste" fait d'une recherche d'économies de fonctionnement drastiques dans tous les domaines de l'action gouvernementale.

A la gesticulation médiatique devra se substituer une cohérence dans l'action et la définition de quelques priorités sur lesquelles les moyens seront concentrés. Peut-on tout mener de front ? La politique éducative, industrielle, agricole, de la pêche... est-elle de la même importance que la politique culturelle, de la condition féminine ou de l'artisanat ? Peut-on encore consacrer autant de ressources à maintenir sous perfusion une chaine de télévision ? Tout ne se vaut pas et on ne peut pas tout faire.

Il est temps d'auditer toutes les structures publiques et tous les programmes qu'elles mettent en oeuvre à l'aune d'objectifs clairs, de résultats identifiables par des indicateurs quantitatifs ou qualitatifs. C'est toute une nouvelle philosophie budgétaire qu'il faut instaurer.

De même, la fonction publique doit être reconfigurée : faire mieux et autrement avec moins de fonctionnaires doit devenir un leit motiv, car notre Pays est suradministré. Le poids de la masse salariale des fonctionnaires et des dépenses publiques est tout simplement exorbitant. L'imitation du "modèle" métropolitain est poussé jusqu'à la caricature. Fonction publique d'Etat, territoriale et communale : on bat le record du monde de la "fonctionnarisation" d'une société. Pour ne pas asphyxier davantage le développement du secteur privé, l'objectif à viser est que le poids des dépenses publiques ne doit pas représenter plus de 20 % du Produit intérieur Brut.

Toutes les nouvelles marges de manoeuvre dégagées par cette "refondation" du secteur public doivent être impérativement affectées à des investissements économiquement et socialement utiles, car, actuellement, l'autofinancement de l'investissement public est particulièrement faible. La préparation de l'avenir est sacrifiée au profit de la reproduction d'un système qui a atteint ses limites.

Rigueur combinée à l'imagination et à la créativité, efficacité alliée à l'innovation, planification stratégique en lieu et place d'une politique au jour le jour doivent dicter le comportement de nos femmes et de nos hommes politiques. La page de la facilité doit être définitivement tournée, car c'est à ce prix que nous créerons une nouvelle dynamique économique et sociale.

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vendredi 21 septembre 2007

Proposition de loi sur la nomination des responsables des établissements publics

Par Noindep, vendredi 21 septembre 2007 à 18:26 :: Petite analyse

Alors que le gouvernement Temaru IV vient de reprendre du métier, et que le statut est en attente de sa nouvelle cure de lifting, je propose que soit inscrit au prochain statut la loi suivante :

Lire la suite

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jeudi 20 septembre 2007

A vos programmes !

Par lebop, jeudi 20 septembre 2007 à 09:26 :: General

Maintenant que les élections voulues par tout le monde sont programmées à une brève échéance, je voudrais espérer que chaque force politique rivalise d'ardeur pour proposer aux citoyens que nous sommes une vraie vision d'avenir, des vrais objectifs, une vraie stratégie et un vrai programme pour notre Pays. Car, je peux dire qu'avec du recul, cette mandature a été un vrai fiasco sur tous les plans, notamment en ce qui concerne la médiocrité ou l'irréalisme des programmes politiques de nombre de nos partis politiques.

L'arrivée au pouvoir de l'UPLD,en 2004, en a été la triste traduction. Il est vrai que tout à la surprise d'exercer le gouvernement, ce regroupement politique a dû improviser une gouvernance dont on a pu mesurer l'inanité et cet amateurisme a fait perdre à la Polynésie française un temps précieux, plus particulièrement dans la programmation des investissements utiles à notre développement économique et social.

Il en a été de même dans la politique économique : une idéologie dirigiste quelque peu dépassée et une absence de concertation avec les représentants patronaux ont, in fine, engendré une inertie dans la mise en oeuvre des réformes structurelles. Seule la politique de l'emploi et de l'éducation ont été quelque peu innovantes, mais elles ont été une goutte d'eau dans la mer de médiocrité et de verbiage inutile.

Justement, à propos de réformes structurelles, il serait temps que tous les partis politiques nous disent clairement leur priorités et qu'ils dépassent les généralités et les grands mots tels que "développement durable" ou "nouvelle gouvernance". De même, l'alignement, dans les professions de foi, de mesures généreuses sans chiffrages budgétaires doit être dorénavant banni. Il faut, en effet, arrêter de prendre les électeurs polynésiens comme des personnes crédules à qui on fera avaler n'importe quoi. Il est vrai qu'on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre, mais de là à abuser du miel....

Avec tous les défis que nous devons relever pour nous faire une place dans la mondialisation, un discours du type du "sang et des larmes" serait plus adapté à la situation. Les avancées sociales doivent être gagées sur le renforcement de nos capacités productives et sur l'amélioration de notre compétitivité. Chacun sent bien qu'il n'est plus possible de compter ad vitam éternam sur le moteur des transferts publics de l'Etat ou de vouloir répartir sans d'abord produire.

De même, l'addition de relances à court terme basées sur des investissements dans le BTP financés par l'endettement ne fait pas une politique structurelle. L'autre solution de la fuite en avant par un appel à la solidarité de l'Etat est une autre facilité qui empêche une réelle prise de conscience et un courage politique dans la voie des réformes.

Que l'on soit autonomiste ou indépendantiste, nous devons faire en sorte de compter avant tout sur nos propres forces. Nous avons voulu prendre nos responsabilités sur le plan institutionnel, à nous donc de les assumer. Plutôt que de copier les mesures ou les dispositifs métropolitains, nous devons imaginer nos propres voies et moyens de développement. Incitations économiques, code du travail, protection sociale... Arrêtons de copier les autres, car, paradoxalement, dans un proche passé, plus nous revendiquions de l'autonomie, plus nous imitions les dispositifs métropolitains.

Nous voulons affronter les grands vents du large ? Faisons-le avec la force de nos propres idées. Aussi, mesdames et messieurs de notre classe politique, à vos programmes ! Arrêtez de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Tenez nous un discours courageux et réaliste. Dites-nous clairement ce que vous allez faire et engagez-vous à faire ce que vous dites.

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vendredi 14 septembre 2007

Protection de l'emploi local : un contre-sens historique

Par lebop, vendredi 14 septembre 2007 à 18:32 :: General

Le projet de texte du gouvernement sortant sur la protection de l'emploi local, présenté à l'avis du CESC, a pour objectif de protéger les actifs de Polynésie, "le marché du travail devenant de plus en plus étroit". ( sic)Le texte du gouvernement prévoit donc d'instaurer une notion de résidence dont pourront se prévaloir les personnes vivant depuis au moins cinq ans en Polynésie. "Les personnes qui justifient d'une durée de mariage, de concubinage ou de pacte civil de solidarité de plus d'un an" avec un "résident" pourront également obtenir la "preuve de la résidence".

Les syndicats de salariés ont durci "drastiquement" les conditions initiales, tandis que les représentants du patronat, eux, s'opposent au texte dans sa forme initiale. La notion de "résident" sème la confusion dans les esprits et, par ailleurs, exclut du bénéfice de la préférence locale les descendants de personnes nées en Polynésie française, établies hors du territoire", indique entre autres le CEPF. Celui-ci "regrette" également que le rôle et la composition du "Conseil supérieur de l'emploi et de la formation professionnelle (...) n'aient pas pu être précisés" de même que la liste des activités professionnelles et des secteurs à protéger.Tout en rappelant son "attachement au principe de la protection de l'emploi local", le syndicat patronal estime néanmoins que le texte doit être "réécrit" avant d'être à nouveau soumis aux conseillers du CESC.

Belle foire d'empoigne que voilà ...

Mais, au-delà des effets de manche où chacun s'attache à défendre sa clientèle, s'est-on interrogé sur le décalage entre les intentions affichées et les risque d'effets pervers d'un tel texte ?

Je prétend qu'un tel texte est un contre-sens historique en ces temps de mobilité de capitaux, des personnes et des biens. Un peu de lucidité de la part de notre classe politique et de nos représentants syndicaux aurait été le bienvenu. A-t-on remarqué que notre personnel médical qui soigne nos compatriotes polynésiens, médecins et infirmières notamment, sont métropolitains ? Pourquoi ? Y a t-il trop d'infirmières popaa ou pas assez d'infirmières polynésiennes ? En d'autres termes, est-ce que ce texte ne va pas plutôt aggraver la pénurie de personnels qualifiés dans certains secteurs ?

Aurait-on eu le tissu d'entrepreneurs et d'entreprises, le tissu commercial, l'encadrement de qualité au sein de la haute fonction publique, des cabinets ministériels, dans les PME, dans toutes les activités de services, dans l'ingénierie, dans nos grands étabilissements publics, au sein de nos compagnies aériennes, nos hotels, la restauration de qualité, les "bons petits gateaux" que l'on a... si on avait édicté un tel texte il y a quelques décennies ? Avec une telle règlementation, une partie des 5 airbus d'Air Tahiti Nui n'aurait jamais décollé !

De même, une bonne partie de notre flotte de pêche pourrit sur place parce que les syndicats professionnels refusent des investisseurs et des capitaines de pêche extérieurs... Est ce le résultat que l'on recherche pour notre développement ?

Qui étaient la plupart des cadres qui ont péri dans le terrible crash aérien d'air Moorea ? N'étaient-ils pas nos frères et nos compatriotes ?

On fait le même contre-sens qu'avec les 35 heures en France. Le travail n'est pas un stock figé que l'on se partage. Au contraire, l'activité crée l'activité, le travail crée le travail. Croyez-vous que la Silicon Valley se serait développé sans les étudiants chinois, les ingénieurs indiens, les professeurs originaires du monde entier, des entrepreneurs coréens, japonais ..ou français ?

Nous croyons avoir la fausse bonne idée pour nos jeunes, alors que nous allons à rebours de l'histoire. Le développement c'est le mélange des idées, des capitaux, des partenariats humains entre hommes et femmes de bonne volonté et de tous horizons. Ce n'est pas le repli sur soi et la sclérose à terme. Nous voyons les dégats de la protection économique dans notre Pays. Pour la protection de l'emploi local, ce sera pareil. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Du même constat énoncé sans hypocrisie, à savoir qu'au sein de notre société pluriethnique, l'ethnie "maohi" est très nettement sous-représentée dans l'encadrement public et privé, j'en tire des solutions opposées à celle, "politiquement et syndicalement correcte" en cours.

Non, je suis partisan de la discrimination positive en faveur des polynésiens. Nous n'avons pas assez de conseillers techniques, de cadres, d'ingénieurs, de médecins, d'infirmières,de professeurs polynésiens ? Mettons en oeuvre des programmes volontaristes et amplifions grandement les dispositifs de formation tels que les bourses majorées dans des filières prioritaires, la constitution de pools au sein de nos entreprises et nos administrations ( un cadre sénior métropolitain formant un cadre "junior" polynésien, par exemple dans l'hotellerie), encourageons les employeurs du privé par des "incitations" ( dispositifs d'emplois aidés de techniciens ou de cadres polynésiens du SEFI)...

Je préconise plutôt un grand programme d'océanisation des cadres qui dépasse le simple discours répété depuis des décennies. Pourquoi pas lancer en Polynésie française un programme similaire au programme " 400 cadres" en faveur des kanaks lancés en Nouvelle-Calédonie ?

De l'affirmative action plutôt que l'exclusion. Du positif plutôt que du négatif. Telle est ma conviction.

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jeudi 13 septembre 2007

Les autonomistes menés par Gaston TONG SANG ont boudé Edouard FRITCH : Oscar TEMARU élu

Par lebop, jeudi 13 septembre 2007 à 19:56 :: General

La logique partisane a été respectée : chaque camp est resté sur ses positions. Le résultat a été sans surprise : le groupe numériquement le plus nombreux a élu Monsieur Oscar TEMARU à la Présidence du Pays à une majorité relative de 27 représentants. La division exacerbée des autonomistes, le discours sans concession de Gaston TONG SANG a l'égard de son mentor annonçant la couleur avant le vôte et, enfin, la sortie du groupe "polynésiens ensemble " et du représentant non inscrit Gaston TONG SANG avant le deuxième tour, ont permis cette élection.

En fait, la surprise, c'est qu'il n'y eut pas de surprise. Les relations exécrables entre frères ennemis autonomistes, les règlements de comptes à OK corral avaient atteint un tel sommet que personne ne se faisait d'illusions sur la reconstitution d'une solidarité autonomiste perdue depuis quelques mois déjà. Les affaires de succession avant l'heure avaient pris le dessus. Et c'est bien connu : ce sont les haines familiales qui prennent le tour le plus passionnel. A ce stade d'incommunicabilité, le seul juge de paix ne peut être que le peuple, dans quelques mois.

Après un interlude d'un gouvernement minoritaire de quelques mois, une nouvelle période de gestion des affaires courantes s'ouvre donc. Il faut espérer qu'il s'agira d'une gestion en bon père de famille, économe et exempte de népotisme. Il faut espérer que ce gouvernement aura un effectif ministériel minimal et des cabinets ministériels réduits à la portion congrue. Il faut surtout espérer que la seule préoccupation de ce pouvoir fragile et transitoire sera d'assurer une gestion opérationnelle efficace de l'Administration, ce grand corps devenu inerte quelques mois, par carence du pouvoir politique. Bref, il faudra essayer de "booster" les dossiers en suspens pour limiter les dégats économiques et sociaux au cours du dernier trimestre de l'année.

L'important est ailleurs. Il est dans cette atmosphère pacifiée, exempte de haine entre adversaires irréductibles et de vociférations des partisans. Une alternance tranquille qui donne légitimement le pouvoir au groupe politique le plus soudé et le plus homogène, car respectueux de son leader. Il est surtout dans la confirmation d'un dialogue ininterrompu entre les deux "Metua" de la Polynésie contemporaine, ces deux leaders villipendés, traités de dinosaures par des sauriens ambitieux qui n'attendent même pas leur promotion par les urnes et qui s'agitent tous dans le marigot politique, tant ils sont impatients d'être califes à la place du calife. Beaucoup s'auto-promeuvent, mais il y aura peu d'élus. Et la question du leadership se posera à nouveau....

Ce dialogue sur le court, moyen et long terme nous permet enfin de dépasser la guerre civile larvée qui a tant fait de mal au sein de nos familles et de notre société. Lorsque l'écume de la vague aura disparu, lorsque les anathèmes s'envoleront dans les airs, lorsque les médiocres tactiques personnelles seront démasquées, l'essentiel apparaitra : la réconciliation de la société polynésienne avec elle-même est en marche. Rien ni personne ne pourra l'arrêter, si tant est que la volonté de nos deux leaders reste intacte, malgré le bruit et la fureur ambiantes.

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mercredi 12 septembre 2007

Histoire d'hommes

Par Noindep, mercredi 12 septembre 2007 à 20:08 :: General

Rares ont été ces moments où G. Flosse s'est fait dépasser par la réalité. Qui pensait qu'après l'erreur de sa vie en 2004 et l'instauration de la prime majoritaire, il aurait pu de nouveau commettre une nouvelle faute qui risque de lui coûter sa carrière. Lui qui, depuis quelques semaines fait tout pour renverser le gouvernement de G. Tong Sang en ne ménageant pas les moyens, jusqu'à plébisciter le concours d'Oscar Temaru pour récupérer le pouvoir. Mais comme en 2004, il a trop souvent sous-estimé son frère ennemi de toujours, certes éloigné des pôles technocrates et des soirées mondaines, mais rusé de stratégie et fin connaisseur des pratiques séculaires de la politique polynésienne.

Et c'est ainsi qu'en mai 2004, Oscar Temaru arrache le pouvoir au vieux lion et démocratise un pouvoir colonisé depuis si longtemps. La vengeance étant en plat qui se mange froid, il usera de la fonction pendant deux ans, arrosera le monde de sa passion indépendantiste et immobilisera la Polynésie dans un cauchemar entretenu. De l'économique au social, Oscar Temaru est trahi par des réalités dont il méconnait l'aspect et finit par faire succomber les girouettes de l'Assemblée, qui votent sa déperdition. Son bilan est insolvable et dépourvu de croissance sociale, son grand "dada".

Et pourtant, son réservoir électoral est immense, et, à maintes fois, il fera la démonstration de sa légitimité populaire grandissante. Oscar Temaru défit G. Flosse devant les électeurs et fini par vaincre ce dernier au sommet du suffrage en 2005. G. Flosse s'en remettra difficilement et prépare un énième coup de bluff. En 2006, à coup de fines manigances, il convainc les îliens sur le nom d'un homme, G. Tong Sang, pour présider la Polynésie française dans un esprit qui se veut désormais consensuel pour éviter tous les chemins menant vers l'indépendance.

"Le zèle dont le Tahoeraa a fait preuve à l'égard des autres formations politiques autonomistes lui coutera une défaite cuisante jeudi et sans doute une stigmatisation de l'opinion forte et meurtrière pour les prochaines échéances électorales."

Courant 2007, G. Flosse fera part à répétition de sa colère à l'équipe Tong Sang qui prend ses distances face à G. Flosse et au parti, et tentera d'insuffler au pays un souffle moderne sur fond de méthodes nouvelles. G. Flosse ne supportera pas cette insolence symbolique de G. Tong Sang qu'il sait conscient de son opportunité à construire une légitimité insoupçonnée. Un vrai Edouard Balladur ! Mais la comparaison s'arrête là, puisqu'au fil des disputes qui opposent le poulain et le vieux lion, Gaston Tong Sang devient une alternative au flossisme oppressif et trop subi. Il récolte un soutien inespéré, celui des îliens et du groupe Polynésiens Ensemble, 3ème groupe parlementaire à l'Assemblée. G. Flosse se retouvant seul ne trouvera nul autre moyen que de pactiser avec Oscar Temaru qu'il pense crédule et naïf.

Seulement, l'avis du conseil d'Etat mettant G. Flosse sur le flanc, laisse le champ libre à O. Temaru qui ne nécessite plus aucun soutien à sa victoire. Détenteur de 26 élus à l'Assemblée, il construira lui même sa majorité relative, à moins d'un revirement de la part des autonomistes dont on a plongé la tête dans la boue. Qui eut cru que G. Flosse aurait besoin du groupe Poynésiens Ensemble qu'il a méprisé ces dernières semaines. J-C Bouissou reste aujourd'hui le meilleur homme à convaincre afin d'éviter que la Polynésie perde son suffixe français.

Nul doute que G. Flosse ignorait sa défaite qu'il sait proche et certaine, et se voyait déjà en train de dicter ses exigences à l'opposition indépendantiste désormais libre de toutes pressions. Le Tahoeraa avait déjà prévu de déplacer ses pions, en faisant passer E. Fritch de l'Assemblée à la Présidence, et distribué les seconds rôles aux subalternes indépendantistes, juste de quoi maîtriser les émotions de l'opposition en attente de l'ultime modification du statut. L'erreur est immense et presque difficile à croire, mais le zèle dont le Tahoeraa a fait preuve à l'égard des autres formations politiques autonomistes lui coûtera une défaite cuisante jeudi et sans doute une stigmatisation de l'opinion forte et meurtrière pour les prochaines échéances électorales.

Nous sommes à l'aube d'un nouveau changement et peut-être que celui-ci aura un impact singulier et unique sur les mentalités des politiques et des polynésiens et signera la fin d'une époque. On espère que certains sauront accuser le temps qui passe comme une récompense et sans doute le moment de céder son combat au passé.

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lundi 10 septembre 2007

Un fauteuil pour trois : conjectures et devinettes

Par lebop, lundi 10 septembre 2007 à 19:36 :: Petite analyse

Le temps des "combinazione" a sonné, comme au bon vieux temps de la 4 éme république. Trois candidats, Oscar TEMARU, Edouard FRITCH, Gaston TONG SANG, pour un seul fauteuil. Un remake polynésien d'un fauteuil pour 2.

La séance remise à jeudi, nous nageons en pleine conjecture et nous en sommes réduits aux devinettes .Grâce à Titata, l'un de nos commentateurs assidus que je remercie au passage, j'ai complété les options possibles :

  • Messieurs Oscar TEMARU et Edouard FRITCH trouveront-ils un compromis ? Lequel ? L'un et l'autre ? Impossible. L'un ou l'autre ? Peu probable. Une "tierce personne au-dessus des partis" qui aurait le consensus ? Celà serait la surprise des chefs et ne manquerait pas de panache... Mais encore faut-il trouver l'oiseau rare qui accepte d'aller faire un tour dans cette galère pendant quelques mois au plus ! Enfin, ne fermons pas cette option, car c'est une porte de sortie possible pour une majorité absolue.... lors d'une future convocation de l'Assemblée en cas d'absence de majorité absolue au premier et au deuxième round...
  • hypothèse de Titata : Les accords tahoeraa-tavini sont plus avancés qu’on ne le pense. Premier tour : 27 voix pour Oscar (avec Yip), 17 voix pour Edouard (sans celle de Lissan), 13 voix pour GTS (avec celle de Lissan). Au second tour : 44 voix pour Edouard (Tahoeraa et Tavini), 3 voix pour Oscar (Teina, Foster et Yip), les autres étant sortis comme ils l’ont dit. Tout le monde est surpris...
Mais pour déjouer ce plan : ce qui va se passer, c’est qu’au premier tour Oscar est élu avec 29 voix (avec les voix de Teina, Foster et Yip), le Tavini est surpris mais content, le Tahoeraa est cocu mécontent et la plate-forme itou.

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dimanche 9 septembre 2007

Immobilisme rémunéré

Par Noindep, dimanche 9 septembre 2007 à 03:43 :: General

La marche de ce matin, vitrine d'une autonomie timide et fragilisée, n'a, semble t-il, pas eu le succès escompté. Deux raisons semblent se profiler : un manque certain de temps pour ameuter les foules et un état d'esprit commun absent. Pour soulever les coeurs, il ne suffit pas de crier fort, il faut savoir crier loin. La poche électorale de Gaston Tong Sang puise dans les sacs de farine du Tahoeraa. Et ce ne sont pas les 8 mois d'exercice de sa carrière présidentielle qui vont lui permettre de créer l'alchimie nécessaire pour changer les mentalités de son parti, encore moins celles des polynésiens. Notre président intérimaire n'a sans doute pas encore le mérite de son expérience.

Il lui reste encore beaucoup à apprendre du métier pour jouer dans la cour d'un Gaston Flosse, émérite dans cette fonction. Il pourra par contre compter avec lui les ennemis du vieux lion, partants pour une croisade anti-flosse. On pense à J-C Bouissou, Emile Vernaudon, les îliens ou encore les petits partis dont celui de R. Tanseau, radicalement opposés à toute fusion des bords politiques. Sans doute que ces chefs de partis ont l'esprit sincère, et assurent bien volontiers leurs soutiens à GTS. Cependant l'électorat de ces partis respectifs sont libres d'action et c'est sans doute la cacophonie des positions de chacun, rassemblés dans la protestation plutôt que dans un programme commun ce matin, qui a prévalu et qui a faussé le succès de ce cortège populaire, symbolique de ses 3000 sympathisants.

"Il y a dans ces rassemblements de grosses erreurs de casting, des conflits de genres qui stérilisent les clivages de partis nécessaires à l'entretien d'une dynamique politique et électorale."

Je doute que l'on comprenne plus, aujourd'hui, le cercle de confiance qui s'est construit autour de Gaston Tong Sang que celui qui s'est fait, hier, entre l'UPLD et les autonomistes dissidents (Fetia Api, No oe te Nunaa, Aia Api). Ou pire entre les deux frères ennemis d'hier, aujourd'hui rassemblés pour capter le pouvoir. Il y a dans ces rassemblements de grosses erreurs de casting, des conflits de genres qui stérilisent les clivages de partis nécessaires à l'entretien d'une dynamique politique et électorale. C'est, à mon sens, la raison de la faible mobilisation de ce matin, non par pur dénigrement, ou encore, par un soutien faible à une consolidation des acquis de l'autonomie, mais parce qu'à l'intérieur de ce syndicat autonomiste se trouvent les responsables de ce déséquilibre historique que traverse la Polynésie.

Les chirurgiens d'hier, qui ont donné un visage plus candide à l'UPLD grâce à leur sang autonomiste, sont, à l'heure d'aujourd'hui, ceux contre qui nous devrions manifester. Malheureusement, ce réservoir de délinquants politiques se trouve aux côtés de Gaston Tong Sang. Ne nous en voulez pas, monsieur le Président, mais vous rémunérez l'immobilisme que l'on veut vaincre à tout prix, sinon les hommes qui l'entretiennent.

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samedi 8 septembre 2007

Au moins un demi siège pour la 3 ème force

Par lebop, samedi 8 septembre 2007 à 17:50 :: Humour

2500 à 3000 manifestants pour plébisciter Gaston TONG SANG en leader de la troisième force, selon les observateurs. Grâce à "ceux qui ont vôté avec leurs pieds" ce matin, et à supposer que tous avaient l'âge de vôter, Gaston TONG SANG et les onze (11!) partis autonomistes qui le soutiennent sont sûrs d'avoir au moins un demi siège au sein de la future Assemblée de la Polynésie française. Plus que 30.000 voix à trouver pour avoir l'équivalent de la représentation actuelle de "polynésiens ensemble" dans la future Assemblée...

En effet, il faudra avoir au moins 4000 voix aux iles du vent pour prétendre avoir un siège. Et encore tout dépendra du seuil-couperet qui sera déterminé par le gouvernement central pour prétendre avoir droit à la répartition des sièges. La route sera longue pour la troisième force !

A mon avis, ils auraient dû décréter, en accord avec la communauté commerçante de Monsieur Robert TANSEAU, une opération "ville morte", avec rideaux métalliques ( et inesthétiques) baissés. Celà aurait quand même eu "plus de gueule". Le slogan aurait pu être : "l'autonomie en deuil"...

Encore faut-il que cette troisième force ne s'enfonce pas rapidement dans les sables mouvants... Car, à écouter, hier soir sur RFO, la girouette en chef, Monsieur Temauri FOSTER, la duplicité est érigée en art suprême de la politique. Qu'a -t-on entendu : que Monsieur discute aussi bien avec l'UPLD qu'avec le Tahoeraa et que les jeux sont très ouverts. Pour qui voterez-vous ? Ben, on discute... Pour les autonomistes ? Pas forcément, nous sommes autonomistes, mais certains viennent de nous couper la tête, alors on verra... Pour l'UPLD ? Nous sommes autonomistes, mais ça dépend... des circonstances et des discussions en cours ! Exit l'avis préalable du nouveau leader Gaston TONG SANG !

Voilà un discours bien opportuniste qui ne va pas plaire à Monsieur Jean-Christophe BOUISSOU. Son "Ni-Ni" très "Bouteauiste-Shylien", le fameux ni Tahoeraa ni UPLD, vient d'être battu en brêche par l'un des leaders du "Te Niu Hau Manahune", mais néanmoins futur collègue du même groupe "polynésiens ensemble". S'ils ne sont pas capables de se mettre ensemble sur la même longueur d'onde, comment peuvent-ils mettre les "polynésiens ensemble" ? Cacophonie en vue ...

Mais, avant même cette démonstration - je n'ose dire - de "force", il y avait comme une ambiance d'apaisement entre "faux" et "vrais" autonomistes (je vous laisse libre de votre choix en fonction de vos préférences partisanes...). S'exprimant sur son comportement de vôte pour le prochain Président du Pays, Monsieur Gaston TONG SANG ne s'est-il pas écrié, la main sur le coeur : "je serai autonomiste jusqu'au bout" ? L'atmosphère serait-elle à la conciliation ?

A moins que les coups de jarnac se préparent derrière les coulisses de notre théatre politique digne d'un "muppet show". ....

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jeudi 6 septembre 2007

Quelle rénovation ?

Par lebop, jeudi 6 septembre 2007 à 19:53 :: Petite analyse

Nicole BOUTEAU et Antonio PEREZ ont bien raison de ne pas foncer, tête baissée, rejoindre le magma hétéroclite qui se forme en quatrième vitesse derrière Gaston TONG SANG, le nouveau leader auto-proclamé de la troisième force. Hétéroclite est bien le mot : des recalés du suffrage universel, des revenants, des électrons libres en mal de reconnaissance populaire, des personnalités en perte de vitesse, des jeunes candides qui se feront "manger" par les vieux loups de mer de la politique, des carriéristes en rupture de ban, les girouettes qui veulent "sauver leur peau"... J'en passe et des meilleures.

Quel ciment les unit si ce n'est de retrouver leur siège coûte que coûte en s'accrochant aux branches. Mais il y aura beaucoup d'appelés et peu d'élus. Les "jeunes", notamment, seront les dindons de la farce... Comme je l'ai déjà dit, l'addition des faiblesses ne fait pas une force.

Une vraie rénovation serait déjà d'accepter le rejet par l'opinion des comportements opportunistes dictés par le seul intérêt personnel ou la volonté de puissance, quitte à renier le peu de principes et de convictions et le peu d'idées que l'on a sur le développement du Pays. Car avez-vous déjà entendu Monsieur Emile VERNAUDON, Foster TEMAURI, Teina MARAEURA, Robert TANSEAU ou Hiro TEFAARERE exprimer une vision du développement du Pays, malgré, pour certains d'entre eux, deux décennies de mandat politique ? Ont-ils les moyens de leurs ambitions ? J'en doute fort au vu du vide sidéral de leur pensée politique.

Comment reconstruire une économie compétitive ? Comment réduire les dépenses publiques tout en construisant une administration performante ? Comment réduire les prélèvements fiscaux ? Quelle réforme pour notre système de protection sociale ? Comment pérenniser le financement de notre système de santé ? Comment assurer l'avenir de nos jeunes ? Je serais curieux d'avoir les propositions de ces personnalités politiques qui rêvent d'avoir un avenir à de hautes fonctions politiques.

La vraie rénovation passe par un bon diagnostic de l'état de la société polynésienne, un projet politique et une stratégie.Il faudra une volonté de réforme de certaines structures sclérosées, un toilettage de textes et de dispositifs obsolètes, une remise en cause des trop nombreuses rentes de situation qui brident nos performances économiques. De même, une redéfinition du partenariat avec l'Etat sera à l'ordre du jour.

Il faudra dépasser les calculs à courte vue, la gestion "pépère" ou la reproduction du système existant, les règlements de compte personnels, le clientélisme électoral, l'insularisme, les habitudes routinières de redistribution de la manne publique, les subventions à des puits sans fond et la médiocratie managériale des structures publiques.

Je rejoins donc tout à fait ces deux personnalités lorsqu'elles affirment que les idées doivent primer sur les calculs opportunistes, qu'une convergence programmatique importe plus qu'une alliance de circonstance, qu'une fédération d'égaux est préférable au culte d'un nouveau chef.

Elles rappellent qu'il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Voilà une preuve d'indépendance d'esprit et de maturité face à la facilité de la fuite en avant menée par un nouveau leader opportuniste.

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mardi 4 septembre 2007

Fédération de partis autonomistes en gestation

Par lebop, mardi 4 septembre 2007 à 18:38 :: Petite analyse

Les évènements politiques que nous vivons semblent provoquer un sursaut de lucidité au sein de la nébuleuse autonomiste extérieure au Tahoeraa: des déclarations et des initiatives visant à fédérer les multiples mouvements et particules se déploient. Il est vrai qu'en cas d'élections territoriales anticipées, le fameux seuil minimal risque d'être un couperet fatal à certaines ambitions de leaders auto-proclamés et en mal de reconnaissance populaire.

Monsieur Philip SCHYLE a effectué un constat lucide du déclin inexorable du parti créé par le charismatique Boris LEONTIEF et a décidé de se glisser sous l'aile protectrice de Monsieur Gaston TONG SANG, désigné à la télévision comme le leader de la troisième force extérieure au Tahoeraa ( ce qui, entre parenthèses, règle définitivement la question de l'appartenance de ce dernier au Tahoeraa). Monsieur SCHYLE négociera donc sa place sur une liste. Mais se sauvera-t-il tout seul ? Car les places en position éligible seront chères en raison du nombre de personnes qui se bousculeront au portillon...

De nombreux particules et mouvements vont aussi dans ce sens dans le même exercice de lucidité : taatira porinetia, porinetia ia ora, mana toa, tiaitau... Madame Béatrice VERNAUDON a du avoir l'assurance d'une position éligible. Mais derrière qui ? Gaston TONG SANG ? ( et les iles sous le vent ?) Jean-Christophe BOUISSOU ? Mais Emile VERNAUDON et ses 10.000 encartés annoncés va-t-il leur laisser la place ? Quant à Nicole BOUTEAU, il n'est pas certain qu'elle aille s'acoquiner à Emile VERNAUDON au regard de ses discours moralisateurs passés et présents... ou qu'elle accepte de se placer derrière Béatrice VERNAUDON et Jean-Christophe BOUISSOU... Il est fort probable qu'un premier tour fasse office de "juge de paix" électoral et qu'il y ait une fusion au second tour, ce qui serait, au demeurant, fort logique.

Dans les iles, nos fameuses girouettes (Foster TEMAURI, Teina MARAEURA, les FREBAULT, Hiro TEFAARERE...) devraient essayer de se sauver elles-mêmes en s'autoproclamant leaders de cette troisième force pour le cas où le maintien des circonscriptions actuelles est décidé.

Le "renouvellement de la classe politique", le "renouveau" et les "valeurs" seront des slogans portés en étendards par cette fédération en gestation. Cet argument de campagne sera-t-il crédible au regard de la très longue carrière de nombre de ces personnalités politiques et des comportements politiques pour le moins erratiques de certains ? Ce renouvellement sera-t-il porté par toutes les girouettes qui se "placeront" au sein de cette troisième force censée amener plus de moralité à notre vie publique ? Des idées novatrices émergeront-elles de cette fédération ou celles-ci ne serviront-elles que de prétexte à un conglomérat d'ambitions personnelles dont le seul but serait de s'accrocher à leurs mandats ?

Jean-Christophe BOUISSOU sera le missi dominici de son parti pour créer le "liant" qui fera de cet ensemble disparate et hétéroclite, voire boiteux, une fédération homogène où les idées primeront sur les ambitions de pouvoir de multiples prétendants. On ne peut que lui souhaiter bon courage dans cette mission qui s'apparente à une oeuvre de salubrité publique ! A voir donc si le ménage sera fait et qu'une place sera faite aux "jeunes" à l'issue de cette mission... Renouvellement oblige !

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lundi 3 septembre 2007

Christian ESTROSI souhaite que l'Université de Polynésie française soit une référence au plan national

Par Pépé Tama, lundi 3 septembre 2007 à 10:30 :: General

"L'Université de la Polynésie française compte 80 chercheurs. Il en faudrait 4 à 5 fois plus". Cette déclaration du Secrétaire d'Etat à l'antenne de RFO Polynésie conclue un ensemble de propos volontaristes tenus devant les étudiants, vendredi dernier, et devant la Présidente de l'Université, Madame Louise PELTZER, ce dimanche, à l'occasion de la présentation du pôle " énergies renouvelables". A entendre Monsieur Christian ESTROSI, l'Université de Polynésie française ne sera pas une "Université-cocotier" ou une université régionale de seconde zone. C'est là une excellente nouvelle !

L'ambition est placée très haut : l'Université de la Polynésie française doit devenir une référence au plan national. Elle va donc échapper à l'état de décrépitude du système universitaire français qui se traduit par des classements catastrophiques dans la carte mondiale des universités. Celà passe, en premier lieu, par une extension et un complément d'équipements tels que consignés au sein du projet de contrat de projets.

Cette ambition est une gageure. Il faudra aussi améliorer les taux de réussite en première et deuxième année qui sont particulièrement désastreux dans certaines filières.

De même, elle devra mieux concilier enseignement supérieur et recherche. L'Etat semble vouloir lui donner les moyens de faire une recherche de très haut niveau. C'est, en effet, à sa recherche et au nombre d'étudiants chercheurs que l'on reconnait une université d'excellence. L'ambition affichée est une chance, car, malheureusement, pour beaucoup d'universités régionales en France métropolitaine, il s'agit simplement d'essayer d'offrir à leurs étudiants une éducation générale de qualité, ce qu'elles n'arrivent pas à faire. Diplomes dévalorisés sur le marché du travail et taux de chomage important d'étudiants au niveau de la licence sont autant d'indicateurs de la médiocrité de l'enseignement délivré par la majeure partie des universités françaises. Aucune étude n'a d'ailleurs été réalisée à ce sujet en Polynésie française et c'est regrettable.

Il faudra donc aussi que les professeurs de notre Université soient évalués objectivement par une instance indépendante sur la qualité de leur recherche et la fréquence de leurs publications dans des revues internationales prestigieuses. Actuellement, à ma connaissance, la situation n'est pas très brillante sur ce plan là.

Pour arriver à l'excellence, tous les exemples étrangers montrent qu'il faut de l'autonomie, de la sélection et de la concurrence. L'Université doit être autonome, libre de choisir sa stratégie, ses professeurs et ses étudiants. Elle doit coopérer avec d'autres universités pour assurer un enseignement universel de qualité et doit assumer la responsabilité de la valeur des diplomes qu'elle offre. L'UPF voudra-t-elle s'engager dans cette voie là ?

En tous les cas, Christian ESTROSI a fixé la barre très haut et a fait des promesses. Il veut libérer les énergies et nous accompagner par une politique volontaire et de proximité. Il faut espérer qu'il fera mentir le dicton qui dit que les promesses n'engagent que ceux qui les croient.

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dimanche 2 septembre 2007

L'Etat impulse un pôle de compétitivité polynésien dans le domaine des énergies renouvelables

Par Pépé Tama, dimanche 2 septembre 2007 à 18:31 :: General

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Monsieur Christian ESTROSI souhaite encourager la création d'un pôle de compétitivité centré sur les énergies renouvelables en Polynésie française et a réuni aujourd'hui des porteurs de projets.

Aussi, il m'a paru intéressant de définir ce concept tel qu'il s'est déployé en France métropolitaine.

Un pôle de compétitivité repose sur la collaboration, sur un territoire donné, entre des entreprises et des organismes publics ou privés de recherche et de formation :

  • unissant leurs efforts pour développer, dans un ou plusieurs domaines technologiques et industriels, un projet d'innovation et de recherche-développement ;
  • disposant d'une masse critique élevée sur le plan de l'industrie et/ou de la recherche pour franchir des seuils technologiques et se prévaloir d'une visibilité suffisante sur la scène internationale.


Il doit répondre à quatre exigences majeures :

  1. Être créateur de richesses nouvelles à forte valeur ajoutée et d'emploi qualifié;
  2. Pouvoir se positionner sur des marchés mondiaux caractérisés par un fort potentiel de croissance;
  3. Se fonder sur des partenariats approfondis entre les acteurs, se traduisant par un mode de gouvernance structuré et de qualité;
  4. Définir les objectifs et les moyens d'une stratégie efficace de développement économique et de recherche de l'innovation".

Le statut juridique des pôles de compétitivité peut prendre des formes variées : association, groupement d'intérêt économique (GIE), groupement d'intérêt scientifique (GIS), etc. Son pilotage est assuré par l'un des acteurs, qu'il soit économique (PME, grand groupe), académique (université, laboratoire de recherche) ou institutionnel (collectivité territoriale). Son représentant légal, toutefois, ne peut relever ni de l'Etat ni d'une collectivité territoriale.

Les projets de recherche et développement sont la dimension centrale d'un pôle et sont définis dans le dossier de candidature du pôle. Le dossier décrit ainsi les travaux de recherche et de développement incombant à chacun des partenaires, et précise les moyens mobilisés pour la réalisation de ces travaux.

Les projets de R&D doivent associer plusieurs entreprises et au moins l'un des partenaires suivants : laboratoires publics ou privés, établissements d'enseignement supérieur, organismes concourant aux transferts de technologies. Ils doivent être susceptibles de développer l'activité des entreprises concernées ou de favoriser l'émergence de nouvelles entreprises innovantes.

Les projets sont agréés en fonction des critères suivants :

  • nature de la recherche et du développement prévus ;
  • modalités de coopération entre les entreprises et les organismes publics ou privés ;
  • complémentarité avec les activités économiques du pôle de compétitivité ;
  • impact en termes de développement ou de maintien des implantations des entreprises ;
  • réalité des débouchés économiques ;
  • impact sur l'attractivité du territoire du pôle de compétitivité ;
  • complémentarité avec d'autres pôles de compétitivité ;
  • qualité de l'évaluation prévisionnelle des coûts ;
  • viabilité économique et financière ;
  • implication, notamment financière, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) dotés d'une fiscalité propre.

L'Etat esquisse donc un retour dans un domaine, les énergies renouvelables, où il s'était désengagé il y a une vingtaine d'années. Rappelons-nous, en effet, que le CEP-CEA, avait collaboré avec le Territoire à la création d'un Institut des Energies renouvelables pour le pacifique sud ( IERPS). Un prototype de maison solaire avait été expérimenté, ainsi qu'un gazogène fonctionnant à la bourre de coco et des véhicules fonctionnant à l'huile de coprah.

Le Territoire avait hérité de cette structure après le désengagement de l'Etat et s'est trouvé dans l'obligation de la fermer pour cause de très faible rapport coût-efficacité de la structure.

Un GIE "soler" avait vu le jour et a été absorbé par la compagnie TOTAL qui avait elle-même développé une filiale dans le domaine de l'énergie solaire. Mais TOTAL n'a jamais vraiment dynamisé ce GIE, bien au contraire.

L'Etat effectue donc, 20 ans après, un retour aux sources, en quelque sorte . Entre temps, nous avons subi une absence de continuité dommageable à la diffusion des énergies renouvelables dans un pays qui disposerait, selon Monsieur Christian ESTROSI d'un potentiel très important. Acceptons en l'augure et nous verrons bien si les actes vont suivre le discours.

J'ai surtout une interrogation : pourquoi l'Etat choisit-il à notre place le champ d'intervention d'un pôle de compétitivité ? Absence de réflexion de la part des autorités du Pays ? Lobbying intensif ?

Il est, en tous les cas regrettable, alors que le Pays est compétent en matière économique de par le statut d'autonomie, que ce soit l'Etat qui décide à notre place. De plus, je suis, en ce qui me concerne, pas totalement convaincu que les énergies renouvelables soient le meilleur domaine d'application d'un pôle de compétitivité pour la Polynésie française.

Il incombe donc au Pays de se positionner rapidement sur la portée opérationnelle d'un tel concept et d'engager sur ce sujet une concertation avec l'Etat.

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samedi 1 septembre 2007

L'instabilité politique n'est-elle pas derrière nous ?

Par lebop, samedi 1 septembre 2007 à 16:36 :: General

Une grande coalition qui regroupe les deux partis dominants représentatifs de 75 % des polynésiens.

De 41 à 43 représentants de l'Assemblée de la Polynésie française, soit près de 75 % des représentants. Une majorité bleue-orange qui ferait pâlir d'envie le Président SARKOZY qui n'a pas une aussi belle majorité au Parlement national.

Le Tahoeraa-UMP qui a montré sa force électorale aux dernières élections présidentielles et législatives en faisant élire Nicolas SARKOZY et deux députés UMP. Devant l'UPLD, deuxième force électorale, elle-même très loin devant les autres partis autonomistes du Pays.

Sur la base de ces données objectives, la configuration logique de partage du pouvoir est bien la Présidence du Pays au Tahoeraa, la Présidence de l'Assemblée à l'UPLD, la Vice-Présidence à l'UPLD, la présidence de la commission permanente au Tahoeraa et une répartition moitié-moitié des porte-feuilles ministériels au gouvernement de la Polynésie française ainsi que des commissions de l'Assemblée.

Il est d'autant plus logique que l'Assemblée de la Polynésie française soit présidée par un leader de l'UPLD que nous avons tous constaté qu'en raison des trahisons diverses connues par l'un ou l'autre camp, circonstances indépendantes de la volonté des chefs de ces deux partis, l'UPLD est, de loin, la principale composante de l'Assemblée.

Une telle assise rend quelque peu obsolètes les raisonnements relatifs à l'abréviation du mandat, puisque la raison même de cette abréviation, à savoir l'instabilité politique, n'existe théoriquement plus. C'est d'ailleurs le raisonnement qu'a tenu avec constance Monsieur Gaston TONG SANG du temps de feue la plate-forme autonomiste. Ne disait-il pas : "si cette majorité est solide, pourquoi ne pas aller jusqu'en 2009 ? " C'est ainsi qu'il réfutait toute idée de dissolution. Dans la nouvelle configuration politique qui s'ouvre, il serait logique que la grande coalition tienne le même raisonnement que Monsieur Gaston TONG SANG en son temps.

Sur cette base, toute idée d'accélération du calendrier d'abréviation par l'Etat, contraire, d'ailleurs, à la volonté majoritaire des partis telle qu'ils l'ont exprimé à Paris, ne manquerait pas d'être considérée par le Tahoeraa et l'UPLD comme un parti pris de l'Etat en faveur de la troisième force de Monsieur Gaston TONG SANG. Cette option contredirait, qui plus est, les déclarations de Monsieur ESTROSI à Monsieur Oscar TEMARU, à savoir sa volonté de travailler avec la majorité du moment, quelle qu'elle soit.

Forte de sa majorité confortable, la grande coalition doit se fixer, entre autres dispositions d'un accord de majorité, quelques grandes règles de conduite :

  • Un gouvernement ramassé composé de 15 membres au maximum ;
  • La reconduction des ministres sortants du Tahoeraa, notamment ceux des Finances et de l'Economie qui ont montré leur professionnalisme, ceci pour que les dossiers initiés ne souffrent d'aucun retard de mise en oeuvre;
  • Des cabinets présidentiel et ministériels à l'effectif très strictement limité et des grilles de salaires normalisées;
  • Une économie massive dans les dépenses de foncionnement des Institutions : la Présidence du Gouvernement et l'Assemblée doivent montrer l'exemple ;
  • Une instance d'arbitrage interne des différends afin que ces derniers ne soient pas réglés sur la place publique, comme du temps de feue la plate-forme autonomiste ;
  • Une réduction de 10% des dépenses de fonctionnement de l'Administration et une réorientation de ces économies vers le trop faible budget d'investissement du Pays ;
  • Une stabilité de l'endettement du Pays en limitant le recours à l'emprunt au strict nécessaire ;
  • Une consommation optimale du budget d'investissement 2007 du Pays en respectant la programmation établie par le gouvernement sortant, ceci pour ne pas perturber les programmations des entreprises ;
  • Lancer sans plus tarder une consultation des forces vives du Pays en vue d'un nouveau Pacte de Progrès sur une première période de 10 ans et applicable dès la prochaine mandature dans le cadre d'une nouvelle Grande Coalition regroupant toutes les forces de bonne volonté. La priorité doit être donnée à l'Economie et à la définition d'un nouveau schéma de développement ( pôles de compétitivité, cable haut débit, nouvelle stratégie touristique...). Une commission pour la libération de la croissance, présidée par une personnalité reconnue, pourrait, dans ce sens, être mise en place ;
  • Poser les jalons des futurs accords de Tahiti Nui qui seront présentés à la sanction des électeurs polynésiens en 2009. Ceux-ci prévoieront notamment un référendum d'auto-détermination à un horizon de 20 ans ;
  • Finaliser dans les 3 mois un Contrat de développement ambitieux avec l'Etat qui prendrait en considération les premières grandes orientations de développement du Pays. Ce contrat serait le gage d'une réactivation de la croissance économique du Pays dès 2008 ;
  • Instituer très rapidement un Fonds d'ajustement à la mondialisation, d'aide à la compétitivité et au développement en vue de "muscler" nos entreprises engagées dans nos principales filières productives : ce fonds devrait être dôté d'au moins 2 milliards de F CFP, car notre compétitivité économique est sérieusement menacée par la mondialisation.

Ouverture politique, Dialogue renforcé en interne, Gestion rigoureuse et dynamique et Continuité dans la politique de développement du Pays, ceci, notamment pour que les entreprises n'en souffrent pas : tels doivent être les maitres mots de cette grande coalition.

L'ouverture et la main tendue aux femmes et aux hommes de bonne volonté, ceci en vue de dépasser les querelles politiciennes stériles, doit aussi être érigée en principe. Cette ouverture serait dans la droite ligne de la politique menée par Nicolas SARKOZY en France métropolitaine. Voilà qui trancherait notamment avec l'esprit de fermeture et les excommunications de certains vis à vis de la mouvance indépendantiste, qui, pourtant, qu'on le veuille ou non, représente 40 % de la population du Pays. Cette force incontournable doit maintenant participer à la gestion des affaires du Pays. C'est une nécessité, je dirais même une évidence, pour un avenir serein des Polynésiens. De TOUS les Polynésiens.

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