Dico développement : Entreprendre, un verbe à conjuguer.

Par Pépé Tama • 17 August 2007

“Entreprendre” : en voila un bien joli mot qui rime avec “développement”. Chaque jour, des richesses se créent et d’autres disparaissent ! Une des sources de la création de richesse, outre la probable découverte d’un puits de pétrole, réside dans ce verbe du troisième groupe. Comment donc favoriser l’esprit d’entreprise et d’innovation ?

Pour créer de la richesse, il faut deux choses : des hommes et du capital,des billets de 10 000 francs en grande quantité. Le manque d’accès aux capitaux est le principal frein au développement dans de nombreux pays. Ici, nous bénéficions d’un réseau d’établissements bancaires qui fonctionne et de ressources qui donnent aux institutions du pays des moyens financiers…De nombreux billet de 10 000 francs. Faire venir des capitaux étrangers ? On peut encore améliorer ce point. Mais bon, c’est déjà pas mal. L’essentiel n’est pas la.

L’essentiel concerne le second point : les hommes. Comment nous rendre aptes à créer de la richesse ? Comment favoriser l’esprit d’entreprendre aux cinq coins du pays ?

Tout d’abord, lorsque l’on parle d’hommes, il n’y a pas de choses innées, pas de choses qu’on ne puisse changer, pas de fatalité. L’homme n’est rien, sinon un ensemble de possibles. Chacun d’entre nous est donc un entrepreneur potentiel. Il s’agit de promouvoir cet esprit d’entreprise dans la société. Comment ? Il y a deux solutions :

  • Par l’appât du gain, avec la mise en relief d’opportunités
  • Par la création d’une “culture d’entreprendre” qui crée elle-même de nouvelles opportunités.

Le principal frein au développement d’une « culture d’entreprendre », c’est la peur du risque. On peut réduire cette peur par l’expérience. Aussi, la mise en place d’un couloir des associations au sein de l’Université de Polynésie Française, tel qu’il existe dans de nombreuses écoles supérieures de commerce françaises, est une option intéressante : les étudiants entreprennent, se lancent dans des projets concernant leurs passions et leurs idées. (Voir le billet “Couloir des associations” pour plus de détails). On peut aussi penser à la mise en place de concours de création d’entreprises ou de projets (course de pirogues en Patagonie, course à la voile entre Rapa et Rimatara, innovations dans divers domaines, création d’une agence d’intérim pour les travailleurs handicapés, club de danseurs de polka en more… etc, etc…) avec d’importantes récompenses. L’essentiel c’est que des projets se créent, que des choses bougent, que les habitudes soient bouleversées et qu’on innove dans le financement des projets en ne misant pas uniquement sur les subventions publiques !

« Il n’est de richesses que d’hommes. » ( Jean Bodin).

P.S : sur le blog Politita, il n’est de richesses que d’idées…J’attend les vôtres. A vos claviers.Merci.

Commentaires

Par Jean-Marie le 18 August 2007 at 14:10

Il est certain que ce dont a besoin la Polynésie, c’est d’entrepreneurs audacieux. Celà changera de tous ces soitdisants entrepreneurs qui vivent à l’abri de tas de protections mis en place par le Pays pour leur assurer une rente de situation ad vitam ou de ceux qui vivent de la perfusion des subventions en tous genres qui se déversent dans tous les secteurs. Tout ce beau monde a besoin du biberon de l’Etat ou du Pays. Cette situation crée des comportements qui ne sont pas propices à la prise de risque. On a plus à faire à des chasseurs de subventions, de marchés publics, de protection qu’à des entrepreneurs. Vivement que la jeune génération donne un coup de pied dans cette fourmilière où tout le monde se tient par la barbichette au détrimet des consommateurs polynésiens qui, eux, se “tapent” des produits locaux médiocres et chers, ou des services exorbitants. Il y a de la place pour ceux qui vuelent bouscouler toutes les positions acquises !

Par Daniel le 18 August 2007 at 14:17

D’accord avec toi Pépé Tama : il faut susciter l’esprit d’innovation et de créativité dans tous les domaines et le récompenser. Quand on voit tout ce qui est gaspillé à droite et à gauche en matériel, en subventions à fonds perdus dans des activités qui n’ont aucune chance d’être compétitives, on sacrifie l’avenir. Il faut effectivement miser sur l’esprit d’entreprise dans des secteurs porteurs et aider les porteurs de projets qui veulent changer les choses et prendre des risques en sortant des sentiers battus. Le Pays ne fait pas grand chose pour ces innovateurs potentiels, car ils ne représententpas un lobby puissant. Exemple : nous avons un patrimoine naturel unique. Il faut le valoriser intelligemment en attirant des investisseurs, des cadres de haut niveau, des retraités, des touristes sur diverses niches de mrchés ( croisière de luxe, golf, plongée, trekking aux marquises… ) Certes, des choses existent, mais elles peuvent être améliorées et diversifiées. Alors, jeunes entrepreneurs, exprimez vos talents !

On devrait, par exemple, créer un prix pour le meilleur artisan qui travaille de ses mains et qui réalise une création originale. Un prix avec un montant important pour que le gagnant aille jusqu’au bout d’un projet d’entreprise. Idem pour les jeunes formés au centre des métiers d’art. Le gagnant d’un concours à la sortie du Centre pourrait avoir au moins les moyens de s’installer. On laisse trop ces jeunes partir dans la nature sans les accompagner après leurs études, leur donner des rudiments de gestion d’entreprise, des facilités matérielles, des locaux… Il faut mieux les accompagner, sinon une grande parti de ces formations sont du gaspillage si ces jeunes deviennent manoeuvres dans une entreprise du batiment.

On devrait, par exemple, créer un prix pour le meilleur artisan qui travaille de ses mains et qui réalise une création originale. Un prix avec un montant important pour que le gagnant aille jusqu’au bout d’un projet d’entreprise. Idem pour les jeunes formés au centre des métiers d’art. Le gagnant d’un concours à la sortie du Centre pourrait avoir au moins les moyens de s’installer. On laisse trop ces jeunes partir dans la nature sans les accompagner après leurs études, leur donner des rudiments de gestion d’entreprise, des facilités matérielles, des locaux… Il faut mieux les accompagner, sinon une grande parti de ces formations sont du gaspillage si ces jeunes deviennent manoeuvres dans une entreprise du batiment.

On devrait aussi lancer un concours dans le domaine des logiciels informatiques ou des jeux vidéos. Celui qui aurait proposé la meilleure création selon des conditions déterminées se verrait remettre un prix significatif qui lui permettrait de lancer son entreprise : 5 à 10 millions de francs à la clé, par exemple.

Par Julien le 18 August 2007 at 21:37

Dans le domaine de la composition ou de la création musicale, on est en plein dans le marasme. Il y a toute une profession découragée par le “copillage”. Il faudrait aider les créateurs en leur offrant des facilités matérielles pour s’exprimer. Pourquoi pas un studio construit et aménagé sur fonds publics et géré ensuite par un collectif en vue de faire bénéficier de jeunes créateurs qui pourraient s’exprimer librement ?

Par Herenui le 18 August 2007 at 21:39

Il faudrait amplifier le prix du meilleur roman et pas seulement en tahitien, ceci pour que nos jeunes puissent s’exprimer par l’écriture.

Dans le domaine de l’architecture, rien de passionnant ne se passe ici. Il y a quelque chose à faire aussi dans ce domaine pour inciter à l’innovation.

Par hinanui le 19 August 2007 at 0:03

Il n’est de richesses que d’hommes!

En voilà une excellente phrase pleine de vérités et de bon sens!

On peut, en effet, avoir la meilleure stratégie du monde dans n’importe quel domaine mais si nous n’avons pas les hommes ou les femmes adéquats cad les bonnes personnes à la bonne place , on ne pourra jamais mettre en place ou appliquer efficacement ces stratégies.

Ce que tu dis pépé tama est essentiel. Tout dépend de la population , de son comportement et bien sûr de son professionalisme et de son savoir-faire. c’est capital dans la richesse humaine!

Alors secouons -nous et retroussons nos manches, c’est la moindre des choses que l’on puisse faire pour notre fenua!

Et ayons des hommes ou femmes politiques qui donnent l’exemple!
IL N’Y EN PAS BEAUCOUP MALHEUREUSEMENT§§

C’est là où le bat blesse!!!! Des archarnés au travail comme Gaston Flosse, on peut les compter sur la moitié des doigts d’une main! cela personne ne peut le nier!!

Par LE TROLL le 19 August 2007 at 0:57

Il me semblait que pépé tama voulait lancer la discussion sur la capacité d’entreprendre, de créer de la richesse et avoir des idées. Malheureusement on en revient aux "acharnés du travail" à se remplir les poches aux frais de la société, à la distribution de prix du meilleur roman, de la meilleures chanson, du meilleur logiciel, du meilleurs jeu vidéo, du meilleur artisan.
Je crois que sur POLITITA je suis déjà catalogué pour obtenir le prix du meilleur emmerdeur et empêcheur de tourner en rond.
A+

la création de petites associations est source d’emplois
Ex : créer une association pour garde de personnes agées. Les fonds proviendraient de subventions, de petits travaux bénévoles (vente de gateaux par exemple) , permettant ainsi de rénumérer des assistants de vie.
. Imaginez l’existence de plein plein de petites associations dans tous les districts , ça fait travailler pas mal de personnes;

Par wakrap le 19 August 2007 at 11:22

Je viens de lire tous ces commentaires qui me semblent à la fois surréalistes et pragmatiques.
Surréalistes car ils répondent par des demandes de prix ou de subventions à une question posée qui est l’action individuelle, et la recherche du risque.
Pragmatiques, car ils montrent bien que des décennies de subventions et d’affairisme politique ont détruit l’entreprenneur qui est en chacun de nous; et là se trouve la grande erreur de Flosse. Et bien sûr celle de tous ceux qui croient en l’utilité de son retour.
Nous n’avons pas besoin d’un guide. croire que notre salut vient d’un homme visionnaire est une attitude tribale, et l’économie mondiale se fout du tribalisme.

Lorsque l’on dit qu’il n’y a de richesses que d’hommes, en économie (car c’est le sujet de ce fil), il, s’agit de l’aptitude de chaque homme à satisfaire le ou les besoins des autres hommes.

Pepe tama nous parle d’appat du gain, de culture d’entreprendre.
J’irai plus loin et je résumerai cette idée par la réhabilitation de la spéculation.
Ce mot, si tristement honni aujourd’hui, est l’essence même du comportement de chacun de nous, de chacune de nos actions autre que l’instinct ou la subsistance primaire.
Chaque fois que nous agissons avec un objectif, un but nous spéculons.
Quand nous choisissons une filière d’étude plutôt qu’une autre, c’est une spéculation quant à son utilité pour nos désirs, nos revenus.
La spéculation est la projection dans le temps, le regard vers l’avenir, et non la satisfaction de désirs immédiats.

C’est la transformation du sens du mot spéculation, l’image négative que l’on a voulu donner à ce mot en l’assimilant faussement à des mouvements boursiers, qui fait que l’on a voulu détruire le risque en le nationalisant et en le collectivisant.
La recherche de sécurité est naturelle, mais pourquoi l’avoir nationalisée?
Vous voulez une perspective de développement: rendez aux hommes entreprenants la gestion du risque, et non au territoire, et au lieu d’avoir des impôts qui brident et orientent stupidement l’activité et nos actions, nous auront une soif d’actions individuellles pour dégager les revenus permettant de payer l’assurance contre ces risques.

Par Jean-françois le 19 August 2007 at 12:58

A wakrap, dans tout pays qui a réussi, on concilie la macroéconomie, l’art de la stratégie à l’échelle du pays et la microéconomie. Tous les pays qui ont réussi ont eu, à un moment donné de leur histoire, une gouvernance volontariste, avec un Etat stratège, qui leur a permis de décoller et de se développer : Japon, Corée, Singapour, Maurice, Dubaï, Irlande… Il y a eu, à un moment donné, des incitations “intelligentes” de l’Etat qui, combiné à l’esprit d’entreprise de groupes familiaux ou de nouveaux entrepreneurs, ont créé une accélération de la croissance. Ici, il y a un seul homme qui a eu une vision stratégique. Il s’est trompé peut être quelquefois, mais il a su anticiper notamment le virage de l’après CEP qui s’est fait sans douleur ( alors que tous les spécialistes prédisaient des difficultés majeures : cf les articles de Gilles BLANCHET à une certaine époque ( 1995).).

Gaston FLOSSE a pris des risques ( Air Tahiti Nui, défiscalisation locale, développement de la filière vanille, rationalisation de la perliculture, développement de la filière pêche, Faratea….) . les beaux esprits et les inspecteurs des travaux finis viennent maintenant le critiquer. Mais qui ne tente rien n’a rien. regardes maintenant l’immobilisme, l’amateurisme depuis 2004. Rien ne se passe… Dans tous les domaines, en politque comme en économie, il nous faut des hommes d’une certaine envergure ou d’exception. Actuellement, c’est la médiocratie qui nous gouverne. A tout prendre, je préfère encore les gens qui bougent les lignes et qui entreprennent dans tous les domaines. Et comme tu le sais, lorsqu’on entreprend, on prend des risque et on ne réussit pas à tous les coups.

Alors, je sais, tu vas encore venir nous parler de Hayek, du mont pèlerin, de la heritage foundation… Mais ce n’est vraiment pas la référence des pays qui émergent actuellement ( Chine, Brésil, Inde, Russie….); le “laisser faire, laisser passer”, appliqué à Tahiti où l’esprit d’entreprise est limité si ce n’est dans des secteurs protégés ou “faciles”, n’aboutira pas à grand chose.

Par hinanui le 19 August 2007 at 18:03

Letroll du , je ne te le fais pas dire. Tu as une excellente connaissance de ton profil, je te tires mon chapeau!

md a tout à fait raison et dans le domaine du service à la personne, il y a de quoi faire! surtout que l’espérance de vie n’arrête pas d’augmenter!

wakrap, je suis tout à fait en phase avec Jean-François.
Ce qu’il dit est juste et je rajouterais que je préfère un Président de la Polynésie Française acharné au travail avec une vision pour l’avenir de notre fenua qu’un Président fainéant , faisant preuve d’immobilisme , jouant à l’ambassadeur tous azimuts dans la zone , et ne bougeant pas les lignes.

C’est trop facile de réécrire l’histoire ! Quand on fait un pari pour l’avenir de notre fenua dans certains secteurs. Parfois cela marche et tout le monde est content et parfois il peut y avoir des aléas surtout quand il s’agit de ressources naturelles!On ne peut pas réussir à tous les coups mais il vaut mieux avoir des hommes dynamiques .

Je dirais " Il n’est de richesses que d’hommes dynamiques cad acharnés au travail" wakrap, c’est sous entendu quelque soit le secteur !

Par Papapenu le 19 August 2007 at 18:59

Si on pouvait retrouver les millions ”disparus” de la Spacem a l’epoque de Faatau et les millions du catalogue de musique polynesienne vendu a Oceane , on a dega un budget pour ces innovations .

Par wakrap le 19 August 2007 at 23:10

"Je dirais " Il n’est de richesses que d’hommes dynamiques cad acharnés au travail" wakrap, c’est sous entendu quelque soit le secteur !"
Sans aucune mauvaise intention de ma part, je voudrais dire que c’est jsutement tout ce qui oppose ma vision à la vôtre.
La chine a eu un visionnaire: Mao, heureusement pour elle qu’elle n’en a plus.
L’Inde aussi a eu Gandhi et sa descendance, heureusement qu’elle n’en a plus.
L’Irlande a commencé son développement le jour où elle a pris le virage libéral fin des années 80, c’est à dire le jour où elle n’a plus eu de vision politique en économie.
Les autres pays ont eu des développements qui ont démarré aux époques de guerres commerciales inter-étatiques, quand les états menaient l’économie et bien évidemment les dirigeants étaient importants et même essentiels.
Le virage est à prendre. Il serait temps de le prendre.
Et si on imagine par exemple qu’ATN est utile alors la vision qui a commandé le fonctionnement d’ATN est absurde. Depuis Reagan, les USA fonctionnent sur le principe des enchères négatives pour des trajets non rentables. Ce n’est pas ATN qui était utile, mais l’ouverture de lignes au meilleur coût pour faire venir des touristes.
Et au lieu de balancer des milliards en subventions pris sur nos impôts et cotisations sociales, mieux valait subventionner des lignes déficitaires gérées au mieux par des professionnels du secteur. Pas besoin d’un guide pour ceci mais seulement d’un minimum de subventions (privées d’ailleurs de la part des hotels).
Tout le problème est la prise de risque avec l’argent public. C’est à terme une faillite inéluctable, constante et universelle. Il n’existe pas d’exemple sur notre planète de réussite de ce type. Les subventions de la France nous donnent l’illusion d’une réussite mais chacun d’entre vous admet que sans ces subventions ce serait instantanément la misère de l’indépendance. Cette réussite est donc totalement imaginaire, vous le répétez tous à longueur de fil, et pourtant vous n’en tirez pas les conséquences.
Pourquoi?
Peut être parce que le travail n’est pas une valeur, en aucune façon, c’est l’erreur de la théorie marxiste. Seul le service rendu à autrui a une valeur.

Je n’ai aucune illusion sur la capacité en l’état actuel de ce pays à vivre seul. C’est évident mais chacun d’entre nous vivrait infiniment mieux si l’argent de la France était utilisé librement. Si au lieu d’un système de transport réglementé par un visionnaire on avait un retour à la liberté du transport, si le monopole des taxis sautait…. et ainsi pour chaque secteur réglementé.
Et surtout ne pas confondre "laisser faire" avec "laissez faire" C’est toute la nuance et elle est fondamentale. c’est ce qui différentie le n’importe quoi de la liberté dans le cadre légal.
Vous voulez des avions : créez le cadre, mais "laissez faire" ceux qui savent.

Par hinanui le 20 August 2007 at 11:55

Mao n’est certainement pas pour moi un visionnaire.

Gaston Flosse n’a rien à voir avec les illustrations que tu cites.

Quelque part tu me rejoins car quand je parle d’hommes dynamiques et acharnés au travail . Il va de soi que le savoir -faire doit être au rendez-vous mais parfois il y a des contraintes naturelles qui viennent perturber un fonctionnement censé réussir avec des professionnels de secteur particulier.

Les phénomènes climatiques ne sont pas étrangers à tout cela et nul ne peut le prévoir sans compter les répercussions sur le plan des ressources propres à chaque pays.
Les aléas en tout genre existe et nul ne peut les prévoir quand il s’agit de cas de force majeur. La contrainte environnementale est aussi essentielle.

Créer le cadre et laisser faire OK mais encore faut-il que tout soit parfait! Et nous n’avons aucune assurance malheureusement sinon aucun pays n’aurait eu aucune difficulté s’il fallait uniquement appliquer cette recette!
c’est une condition nécessaire mais loin d’être suffisante!

Sans les bonnes personnes à le bonne place, rien ne pourra se faire efficacement sans compter que le vivier d’hommes et femmes se puise dans chaque pays respectif
en priorité et que nous avons un réservoir spécifique à notre fenua!!qu’on le veuille ou pas , c’est la vérité!

Peut-être que la génération montante changera les choses
mais encore faut-il qu’elle accepte de revenir travailler au fenua! c’est une autre paire de manches!

Par hinanui le 20 August 2007 at 11:55

Mao n’est certainement pas pour moi un visionnaire.

Gaston Flosse n’a rien à voir avec les illustrations que tu cites.

Quelque part tu me rejoins car quand je parle d’hommes dynamiques et acharnés au travail . Il va de soi que le savoir -faire doit être au rendez-vous mais parfois il y a des contraintes naturelles qui viennent perturber un fonctionnement censé réussir avec des professionnels de secteur particulier.

Les phénomènes climatiques ne sont pas étrangers à tout cela et nul ne peut le prévoir sans compter les répercussions sur le plan des ressources propres à chaque pays.
Les aléas en tout genre existe et nul ne peut les prévoir quand il s’agit de cas de force majeur. La contrainte environnementale est aussi essentielle.

Créer le cadre et laisser faire OK mais encore faut-il que tout soit parfait! Et nous n’avons aucune assurance malheureusement sinon aucun pays n’aurait eu aucune difficulté s’il fallait uniquement appliquer cette recette!
c’est une condition nécessaire mais loin d’être suffisante!

Sans les bonnes personnes à le bonne place, rien ne pourra se faire efficacement sans compter que le vivier d’hommes et femmes se puise dans chaque pays respectif
en priorité et que nous avons un réservoir spécifique à notre fenua!!qu’on le veuille ou pas , c’est la vérité!

Peut-être que la génération montante changera les choses
mais encore faut-il qu’elle accepte de revenir travailler au fenua! c’est une autre paire de manches!

Mâuruuru Pépé Tama e Outou ato’a .
Voilà un beau sujet qui me réconforte et qui me donne de l’ ti’aturia’a . Cela fait 10 ans que je suis prêt à investir au Fenua , que je cherche un partenaire ta’ata tahiti pour créer une entreprise et que l’on n’arrête pas de me freiner et de me mettre en garde soit en métropole ou par mes ho’a tahiti . Je suis chef d’entreprise , j’ai déjà osé entreprendre , avec du courage , une bonne gestion , de bons partenaires : la réussite est assurée . Alors pourquoi cette frilosité du risque chez certains confrères ? Faut-il toujours attendre des politiques ou de l’administration : des aides , des subventions qu’ils seront toujours à même de reprendre d’une façon ou d’une autre . Une entreprise ou un projet , bien sûr ce n’est pas un loto , ça se prépare .Mes 30 ans d’économie je saurais les investir et comme mon but n’est pas le jack-pot au moins j’aurais la satisfaction d’avoir apporté mon savoir au Territoire . Je débarque en Novembre pour 4 mois et ce coup ci pour concrétisé coûte que coûte …
Il ya tellement à faire au Fenua , des choses magnifiques : industrielles , artisanales , artistiques , etc… Vous avez raison , il faut bousculer les inerties . Motiver les jeunes , les aider et si je ne suis pas du Fenua toutes les bonnes idées sont a prendre pour l’économie du pays .
A fa’atupu tâtou te nounou o tamata neie .

Par Justine le 20 August 2007 at 16:09

La création du centre d’art contemprorain, à l’initiative de Robert Wan, d’autres mécènes et de personnes qui y croient est une initiative intéressante, car elle remplit patiellement un vide culturel dans ce Pays. Si l’on veut être attractif, il faut effectivement un cadre culturel stimulant. Ce n’est que comme çà que des cadres de haut niveau seront intéressés à venir s’installer ici. S’il n’y a pas de vie culturelle ( je ne parle pas de reproduire l’exitant d’année en année) , on n’attirera pas les élites. Tout va de pair.

Maintenant, il faut espérer qu’il ne s’agit pas encore d’une chasse aux subventions des pouvoirs publics de personnes qui cherchent à créer leur propre salaire par ce biais. C’est, en tous les cas, un nouveau cadre d’expression pour nos artistes…. polynésiens, si possible.

Par Justine le 20 August 2007 at 16:09

La création du centre d’art contemprorain, à l’initiative de Robert Wan, d’autres mécènes et de personnes qui y croient est une initiative intéressante, car elle remplit patiellement un vide culturel dans ce Pays. Si l’on veut être attractif, il faut effectivement un cadre culturel stimulant. Ce n’est que comme çà que des cadres de haut niveau seront intéressés à venir s’installer ici. S’il n’y a pas de vie culturelle ( je ne parle pas de reproduire l’exitant d’année en année) , on n’attirera pas les élites. Tout va de pair.

Maintenant, il faut espérer qu’il ne s’agit pas encore d’une chasse aux subventions des pouvoirs publics de personnes qui cherchent à créer leur propre salaire par ce biais. C’est, en tous les cas, un nouveau cadre d’expression pour nos artistes…. polynésiens, si possible.

Par Tehani le 20 August 2007 at 16:17

Il y a un potentiel considérable pour les activités de services d’aide à la personne, mais je ne pense pas qu’il faille passer par le cadre associatif. D’abord, celà crée une concurrence déloyale avec les entreprises existantes qui payent des impôts et ensuite, je ne pense pas que le professionnalisme sera au rendez-vous. En plus, je me méfie de ces associations communales ou autres qui servent de prétexte à certains pour chasser des subventions et les gérer dans des conditions peu transparentes. Non, il y a des niches de marchés ( accompagnement des personnes âgées, crêches professionnelles, aides aux malades à domicile, services aux handicapés, entretien sécurisé des maisons et des jardins…) qui peuvent répondre à une demande sovable existante. Il suffit de choisir une forme d’entreprise adaptée ( entreprise personnelle, eurl…) et d’être véritablement un pro avec un bon positionnement en terme de rapport qualité-prix-prestation.

Par Tehani le 20 August 2007 at 16:17

Il y a un potentiel considérable pour les activités de services d’aide à la personne, mais je ne pense pas qu’il faille passer par le cadre associatif. D’abord, celà crée une concurrence déloyale avec les entreprises existantes qui payent des impôts et ensuite, je ne pense pas que le professionnalisme sera au rendez-vous. En plus, je me méfie de ces associations communales ou autres qui servent de prétexte à certains pour chasser des subventions et les gérer dans des conditions peu transparentes. Non, il y a des niches de marchés ( accompagnement des personnes âgées, crêches professionnelles, aides aux malades à domicile, services aux handicapés, entretien sécurisé des maisons et des jardins…) qui peuvent répondre à une demande sovable existante. Il suffit de choisir une forme d’entreprise adaptée ( entreprise personnelle, eurl…) et d’être véritablement un pro avec un bon positionnement en terme de rapport qualité-prix-prestation.

 

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