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vendredi 31 août 2007

Un moment d'avenir

Par Noindep, vendredi 31 août 2007 à 22:28 :: General

La racine de notre écart de conduite récite encore le malaise de nos ébats. Que cette ultime motion de censure votée soit un nouveau prétexte de servir ses rêves de carrières, que ces hommes dépassés par leurs idéologies respectives s’allient dans les facilités de la circonstance, plus rien n’étonne l’électorat polynésien, polyvalent et agile de ses votes. Il reste donc qu’à douter des convocations extraordinaires, des manipulations politiques délétères, des habitudes séculaires d’une démocratie malade de ses politiques. Il y a trop d’actions politiques sauvages qui dénaturent le suffrage, rappelé à la rescousse pour pendre les hommes qu’il a créé.

Des hommes comme G. Flosse qui, à force de courir après le pouvoir, n’admettent plus aucune différence entre ambition et raison. Ou de G. Tong Sang, volontairement rassembleur, qui clame la pitié des foules et des déçus du cortège politique, comme Rautahi, via sa succursale Polynésiens Ensemble, et des partis non représentés dont les voix n’ont qu’un attrait symbolique. La chute de son gouvernement confirme la fragilité de ses acquis.

L'ex-président a longtemps fait languir un Gaston Flosse dépassionné d’une autonomie labellisée qu’il vendrait au plus offrant. Oscar Temaru en premier qui n’a pas failli à sa réputation de "malpoli" de la République en refusant toute rencontre au sommet de l’Etat. Il faudrait penser la politique en Polynésie de manière différente. Réduire l’isolement qui persiste entre les deux blocs idéologiques, n’est nul autre qu’un moyen désespéré de se remplir les poches électorales, trouées pour certains, par le séisme de 2004. L’autonomie ou l’indépendance n’a en soi aucune importance, preuve si nous savions à quels chemins mènent ces deux mensonges. Et sans doute que n’aurions-nous pas le dernier mot.

"L’autonomie joue sur nos esprits un effet placebo, celui de croire qu’elle protège nos rêves fragiles et que notre rattachement à la République est inné et vaut comme un acquis".

La meilleure preuve est l’élection de N. Sarkozy. Il veut créer des pôles de compétitivités en outre-mer, dont l’investissement serait immédiat pour une rente prochaine visant à éponger les transferts pesants d’une métropole qui s’étouffe de ses dépenses au fil des jours. Il faut donc vouloir faire de la Politique un moyen de rendre l’avenir crédible. Les indépendantistes sont des autonomistes extrémistes, et les autonomistes des indépendantistes timides. Le choix du peuple est très marginal, puisque l’écart idéologique qui sépare ces deux professions de foi est très mince. L’autonomie joue sur nos esprits un effet placebo, celui de croire qu’elle protège nos rêves fragiles et que notre rattachement à la République est inné et vaut comme un acquis.

Nous sommes, pour l’instant, tributaires du bon vouloir de la République. Tant qu’elle voudra bien alimenter les rêves gâteux des politiciens gâtés, l’histoire continuera et se répètera sans détour. Et arrivera le jour où la générosité devra se mériter, l’avenir coûtera plus cher à construire. Ce jour précis, il ne s’agira plus d’être indépendantistes ou autonomistes, mais Polynésiens consciencieux et croyant en leur avenir. Et pourquoi attendre ce jour pour partager un moment d’avenir ?

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Le gouvernement TONG SANG tombe : motion de censure adoptée par 35 représentants

Par Pépé Tama, vendredi 31 août 2007 à 08:19 :: Chroniques

L'assemblée, convoquée ce matin par son Président, Monsieur Edouard FRITCH, avait à son ordre du jour l'examen de la motion de censure déposée par une partie des représentants de l'UPLD. Après les explications de certains groupes composant l'Assemblée et la défense de son bilan par le Président du Pays,Monsieur Gaston TONG SANG, la motion a été soumise au vôte.

Sur 41 représentants ayant pris part au vôte, 35 représentants ont vôté la censure du gouvernement TONG SANG. Six représentants ont déposé des bulletins nuls dans l'urne.

La motion de censure a donc été adoptée par une majorité significative des représentants de l'Assemblée de Polynésie française.

La date de l'élection du nouveau Président de la Polynésie française a été fixée au 10 septembre 2007.

Rappel des modalités d'élection du Président de la Polynésie française ( statut de la Polynésie française) :

Article 69

Le président de la Polynésie française est élu au scrutin secret par l’assemblée de la Polynésie française parmi ses membres.

Il peut également être élu par l’assemblée hors de son sein sur présentation de sa candidature par au moins un quart des représentants à l’assemblée de la Polynésie française, chaque représentant ne pouvant présenter qu’un seul candidat. Dans ce cas, les candidats doivent satisfaire aux conditions requises pour être éligibles à l’assemblée de la Polynésie française. En cas de doute sur l’éligibilité d’un candidat, le haut-commissaire de la République peut, dans les quarante-huit heures du dépôt des candidatures, saisir le tribunal administratif, qui se prononce dans les quarante-huit heures.

L’assemblée de la Polynésie française ne peut valablement procéder à l’élection que si les trois cinquièmes de ses membres sont présents. Si cette condition n’est pas remplie, la réunion se tient de plein droit trois jours plus tard, dimanche et jours fériés non compris, quel que soit le nombre des représentants à l’assemblée de la Polynésie française présents. Le vote est personnel. Les candidatures sont remises au président de l’assemblée de la Polynésie française au plus tard le cinquième jour précédant la date fixée pour le scrutin. Chaque candidat expose son programme devant l’assemblée avant l’ouverture du premier tour de scrutin.

Le président est élu à la majorité absolue des membres composant l’assemblée. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé à un second tour. Seuls peuvent s’y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour. En cas d’égalité des voix au second tour, l’élection est acquise au bénéfice de l’âge.

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mercredi 29 août 2007

Versatilité de la "troisième force"

Par lebop, mercredi 29 août 2007 à 19:47 :: Petite analyse

Enfin, les masques tombent : le TSG-TSO daigne enfin apparaitre au grand jour. Dans l'urgence, la "troisième force" est enfin portée sur les fonds baptismaux. Son leader "implicite", Gaston TONG SANG, devient enfin son leader "explicite". Là aussi, les masques tombent. Monsieur Gaston TONG SANG dit ne plus faire partie du Tahoeraa, ce que l'on avait deviné depuis un certain nombre de mois déjà.Ce n'est donc là qu'une confirmation.

Il est piquant, d'ailleurs, d'observer que ces partis, en se réclamant de la troisième force, se positionnent eux-mêmes au troisième rang, derrière le Tahoeraa et le Tavini. C'est dire la confiance qu'ils ont en leurs propres forces... Il faut dire que l'addition d'éclopés du suffrage universel comme le Fetia Api, le Ia Ora Porinetia, le Taatira, le mouvement de Béatrice VERNAUDON, de girouettes des iliens du Te Niu Hau et du Ai'a Api d'Emile VERNAUDON et de Hiro TEFAARERE, de revenants groupusculaires comme Jean JUVENTIN et Robert TANSEAU...donne l'impression d'un rassemblement hétéroclite où toute morale en politique est laissée de côté. Le principe serait donc : "additionnons nos faiblesses pour en faire une force". La méthode coué en guise de programme commun : en voilà une idée qu'elle est bonne !

J'entend encore les discours moralisateurs de Béatrice VERNAUDON, de Philip SCHYLE ou de Nicole BOUTEAU sur la moralité de ces girouettes, cause essentielle de l'instabilité politique que connait notre Pays. Une revue de presse des déclarations des uns et des autres depuis deux ans et demi serait très révélatrice des virages à 360 ° de certains...On nage en plein surréalisme. Et, surtout, ces mêmes personnes se bouchent le nez et mettent un mouchoir sur leurs beaux principes en passant ainsi des alliances contre-nature.

Enfin. Le rassemblement des partis, particules et autres mouvements groupusculaires vaut bien une amnésie collective. Il faut a tout prix bâtir un conglomérat circonstanciel dans l'urgence en vue de "sauver les meubles" en cas d'élections anticipées.

Justement, le plus comique dans l'histoire, c'est que les mêmes qui avaient affirmé à Christian ESTROSI, la semaine dernière, qu'ils voulaient des élections territoriales après les municipales changent tous de position une semaine après ! En effet, RAUTAHI, le Fetia Api, le te Niu Hau, le Taatira, le Ia Ora Porinetia avaient insisté sur ce point là et leur journal de propagande, j'ai nommé les Nouvelles, avait d'ailleurs consigné leur position dans une belle matrice publiée en fin de semaine dernière.

Les raisons invoquées paraissaient pourtant être nobles : il fallait laisser des milliers de jeunes s'inscrire sur les listes électorales et avoir l'opportunité de vôter aux territoriales et il fallait éviter que les maires fassent allégeance à un parti. Donc, si je comprend bien le nouveau discours de la troisième force, c'est qu'elle estime maintenant qu'il faut sacrifier ces jeunes et qu'il faut que les maires fassent maintenant allégeance à la troisième force ! Pour un virage à 360 °, c'est un virage à 360° !

Plus prosaïquement, je crois bien que cette versatilité est liée au fait que l'arrière-pensée du Président TONG SANG et de ses alliés Foster TEMAURI, Teina MARAEURA et Emile VERNAUDON a été déjouée : la "captation de la sympathie politique" des maires, en voie de déploiement rapide par le biais des "arrosoirs" classiques ( DDC, FDA, Budget d'investissement,OPH....), ne peut plus faire son effet, du fait du succès très probable de cette motion de censure. Et donc, on ne veut surtout pas que l'alliance Tahoeraa-Tavini utilise les mêmes armes... d'où une demande d'élections anticipées avant la fin de l'année.... Le Roi est nu.

Comment Christian ESTROSI peut-il prendre cette troisième force au sérieux ? On dit blanc un jour et noir une semaine après...C'est grave, car, en variant en fonction des circonstances, la parole politique de certains n'a plus aucune valeur. De la versatilité de femmes et d'hommes qui se posent souvent en donneurs de leçons. Il faut croire qu'ils ont fait leur le dicton populaire : "faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais". Alors, à d'autres, les leçons de morale...

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mardi 28 août 2007

Contrat de projets : un avis du CESC somme toute critique

Par lebop, mardi 28 août 2007 à 01:17 :: General

Contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire, l'avis du CESC relatif au projet de contrat de projets présenté à l'Etat par le Président du Pays avant même délibération de l'Assemblée de Polynésie française a une tonalité assez critique.

  • Le CESC prend acte qu'il s'agit d'un contrat transitoire, de rattrapage en quelque sorte, et a obtenu l'assurance qu'un vrai Contrat de développement voit le jour rapidement.
  • Il prend acte des explications sur les raisons des choix des financements paritaires des projets liés à des compétences régaliennes de l'Etat et sur la faible implication de l'Europe.
  • Il prend acte de "ce que les thèmes retenus ne suffisent pas à répondre à l'essentiel des besoins incontournables du Pays. Il "insiste sur la nécessité de prendre en considération, par secteur, d'autres grands projets qui figureront dans la prochaine loi de programme et le prochain contrat de développement. Parmis ces projets, ceux liés à l'emploi, ceux favorisant la relance économique, ceux concourrant à la compétitivité économique et ceux permettant le développement du réseau de transport en commun" a été évoqué.
  • Il regrette qu'il n'ait pas été consulté en amont sur ce projet de contrat.
  • Il demande des assurances sur l'impact des investissements de ce projet sur la pression fiscale actuelle.
  • Il déplore le manque de flexibilité de ce projet de contrat ( absence de possibilité de report de crédits).
  • Il critique à demi mots le manque d'ampleur du programme de logements sociaux par manque de réserve foncière disponible. Il déplore une répartition des constructions largement en défaveur des iles.
  • Il regrette "le manque d'ambition de certaines options retenues en matière de santé publique".
  • Il s'étonne que sur certaines compétences de l'Etat, il y a des cofinancements du Pays, en matière de sécurité des personnes notamment. . Il demande que "ce mode de financement partagé reste une exception et que l'Etat, dans tous les contrats à venir garde, à sa seule charge, les dépenses liées à sa compétence régalienne".
  • En matière de traitement de déchets, le projet de contrat " manque d'une certaine ambition".
  • En matière de recherche, ils ont marqué un certain étonnement, là aussi, d'un cofinancement du pays à une compétence de l'Etat. Il "regrette que ce secteur de la recherche soit si faiblement doté, et, de ce fait, fort peu ambitieux"....rendant ainsi quasiment impossible la mise en place et le développement d'un pôle de compétitivité". Il souhaite qu'une "convention séparée puisse venir ultérieurement combler ce manque d'ambition. Il estime que l'enveloppe budgétaire allouée reste très en deçà de ce qui devrait être réellement attribué au secteur de la recherche et suggère aux pouvoirs publics de revoir à la hausse ce budget."
  • Il insiste sur la nécessaire création d'une Université de la mer.

Ce qui transparait grosso modo de l'avis du CESC, c'est qu'il s'agit d'un contrat de rattrapage des années passées , années pendant lesquelles l'Etat n'a pas eu la volonté de concrétiser avec le gouvernement taui un contrat de développement. Rappelons-nous les déclarations de François BAROIN sur l'impossibilité d'un engagement pluriannuel de l'Etat. On constate que 9 mois après, cet engagement pluriannuel est possible. Peut être par la magie d'un gouvernement local "plus en phase" avec le gouvernement central....

De même, on a mis la charrue avant les boeufs : il aurait fallu un vrai schéma directeur de développement, une vraie concertation avec la société civile pour l'élaboration d'une loi programme et après seulement, un vrai contrat de développement beaucoup plus ambitieux que ce contrat de projet. En résumé, définir d'abord des objectifs et des orientations de développement et définir ensuite les moyens d'exécution de ces objectifs, le contrat de développement étant l'un de ces moyens.

Voila des réflexions et des éclairages qui en disent long sur les insuffisances de la démarche du gouvernement TONG SANG...

Voir aussi nos autres billets sur le contrat de projets :

  • Le contrat de projets Etat-Polynésie française
  • Contrat de Projets : peut mieux faire
  • DGDE et Contrat de Projets : ya pas photo !

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lundi 27 août 2007

Les jours du Gouvernement TONG SANG semblent être comptés

Par lebop, lundi 27 août 2007 à 19:16 :: Chroniques

Après avoir cru qu'il était encore en position de poser ses conditions à une nouvelle configuration de sa majorité et qu'il était le "maitre des horloges", le Président Gaston TONG SANG est acculé, car pris entre deux feux: ceux des deux partis dominants de la vie politique locale qui ne peuvent accepter qu'un Président ultra-minoritaire à l'Assemblée puisse s'accrocher ainsi au pouvoir.

Les manoeuvres d'arrière-boutique de tous les partis autonomistes ayant ostracisé le Tahoeraa et dont le but affiché et concerté était de gagner du temps auprès du secrétaire d'Etat Christian ESTROSI - le temps que l'arrosage électoraliste des maires par Monsieur TONG SANG et ses alliés iliens produise ses effets pour les Municipales - n'ont trompé personne au sein de la classe politique, et notamment au sein du Tavini et du Tahoeraa. Ces deux partis ont eu confirmation que les dés étaient pipés d'avance du fait de l'esprit partisan de l'Etat en faveur de tous ces partis qui ne représentent pourtant que 25 % des électeurs polynésiens.

Comment ces deux partis dominants peuvent-ils accepter un tel parti-pris et une telle exclusion de la part de l'Etat ? Il ont donc décidé que le jeu se passe en Polynésie française et entre polynésiens, n'en déplaise aux partisans de la "reprise en main" par l'Etat.

Chaque jour qui passe voit donc l'étau se resserrer davantage autour de Gaston TONG SANG et de sa minorité : selon des informations radiodiffusées, le bureau exécutif du Tahoeraa a été particulièrement remonté à l'encontre de l'opposition clairement affichée, voire de la défiance, de Monsieur Gaston TONG SANG vis à vis de son propre parti. La réunion de tous les partis autonomistes, à l'exception du Tahoeraa, autour de sa personne en vue de constituer une "troisième force" a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'opposition, de sournoise, est devenue explicite. De nombreux élus du Tahoeraa en ont tiré les conséquences : ils souhaitent maintenant voter la motion de censure déposée par l'UPLD. Le Président du Tahoeraa, surpris de ce ras le bol de ses propres responsables, n'a pas eu d'autre choix que de faire entériner une liberté de vote pour le cas où cette motion de censure est présentée à la sanction des représentants de l'Assemblée réunie en session extraordinaire.

En d'autres termes, au jour d'aujourd'hui, la motion de censure à l'encontre du gouvernement TONG SANG est quasiment adoptée par une majorité absolue de représentants.

Le Président TONG SANG est maintenant le dos au mur pour une ultime action de réconciliation à son initiative, mais il semble clair que l'antagonisme a pris un caractère irréversible. Allez savoir si, dans ces conditions, la nuit peut porter conseil ?

Les évènements se précipitent donc et la journée de demain sera encore une chaude journée !

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dimanche 26 août 2007

Accélération de la vie politique

Par Pépé Tama, dimanche 26 août 2007 à 15:29 :: Petite analyse

L'UPLD vient de donner, à sa façon, son avis sur la question de la résolution de la crise politique que notre Pays vit : comme il fallait s'y attendre, elle conteste la légitimité du gouvernement TONG SANG par un nouvel acte de défiance que constitue une nouvelle motion de censure. Il est vrai que, depuis la précédente motion de censure déposée par l'UPLD, la situation est on ne peut plus précaire pour le Président TONG SANG. Seulement onze représentants le soutiennent explicitement, ce qui est très, très loin de constituer une majorité. L'UPLD est donc très logiquement fondée à affirmer que ce gouvernement n'a plus la confiance de l'actuelle Assemblée.

Elle souhaite donc exposer ses arguments par le dépôt de cette motion et ceux-ci risquent fort d'être fondés. Et il semblerait, selon les déclarations du Président du Tahoeraa ce soir, que les représentants du Tahoeraa veuillent donner droit à cette demande de débat démocratique au sein de l'Assemblée, sans pour autant vôter la motion de censure présentée par l'UPLD.

Après avoir voulu laisser du temps au temps et laisser en plan le Tahoeraa, le Président TONG SANG, actuellement à Apia, semble vouloir, dans l'urgence, ouvrir la porte à une recomposition d'une majorité pour l'instant introuvable. Il a l'air de se rendre enfin compte de la très grande précarité de sa situation. Mais comment pouvait-il penser qu'il allait pouvoir gérer le Pays dans un tel contexte ? Pensait-il vraiment être en situation de dicter ses conditions et son tempo ?

Nous ne sommes pas au fait des manoeuvres ou des tactiques des uns et des autres dans la partie de bras de fer qui s'annonce sur le tapis vert de l'Assemblée. Mais il est certain que nous franchissons une nouvelle étape de la crise politique que nous subissons.

Aussi, comme je le répète depuis plusieurs semaines, il n'y a qu'une solution possible : abréger très rapidement le mandat de l'actuelle Assemblée et retourner très rapidement devant les urnes. C'est le souhait des partis les plus représentatifs de l'électorat polynésien, à savoir le Tahoeraa et le Tavini. C'est aussi le souhait du Ai'a Api et du No oe te Nunaa. Soit l'expression d'une énorme majorité des polynésiens.

Aussi, l'heure n'est plus à gagner du temps ou à espérer que l'Etat vienne au secours de l'actuel gouvernement. La solution est ici et se trouve dans les mains du peuple polynésien. Assez de tergiversations et arrêtons les calculs d'arrière-boutique. Mesdames et Messieurs les politiques, prenez enfin tous vos responsabilités. Réclamez de manière unanime à l'Etat un retour aux urnes le plus rapidement possible. Le peuple est Fiu Roa !

L'Etat n'aura pas d'autre choix que de donner droit à cette demande unanime, et ce, quel que soit l'habillage juridique qu'il trouvera. On n'en est plus au stade d'ergoter sur les mots abréviation ou dissolution, seul le résultat compte : DES ELECTIONS LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE.

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Cable transocéanique à haut débit : pour une commission indépendante de passation et de bon déroulement du marché

Par Pépé Tama, dimanche 26 août 2007 à 05:18 :: General

Le cable transocéanique qui nous amènera enfin du vrai haut débit en Polynésie française semble sortir de la léthargie dans lequel on l'avait placé depuis quelques années. Nous en sommes à la troisième ou quatrième communication du Président du Pays sur cette question. On nous annonce sa mise en service vers la mi-2009, sans que, pourtant, son financement ne soit complètement bouclé. Il serait temps qu'une fois pour toute, son financement soit rendu public en vue de lever les dernières incertitudes à ce sujet.

Mais j'irais plus loin sur ce dossier : à voir Monsieur Emile VERNAUDON aux côtés du Président TONG SANG, rendre visite, à Paris, à la société Alcatel, alors qu'on nous annonce que le résultat de l'appel d'offres est en cours et qu'il y a plusieurs soumissionnaires, je ne peux m'empêcher de penser qu'il peut y avoir "magouille" dont les polynésiens feront encore les frais. Il est, en effet, étrange que l'on rende visite avant l'heure à une société qui n'est, pour l'instant, que l'un des soumissionnaires. Pourquoi un tel régime préférentiel avant l'heure ? Les dés ne sont-ils pas pipés à l'avance ? Car, à priori, qui dit appel d'offres loyal dit que le meilleur, c'est à dire le moins disant, gagne.

Il me revient en mémoire que lors du Gouvernement Taui, Monsieur Emile VERNAUDON, Ministre Taui à l'époque, avait géré ce dossier et avait déjà effectivement "présélectionné" Alcatel à son niveau. Il avait placé Monsieur Georges PUCHON, son conseiller personnel de l'époque, à un poste-clé de conseiller du Président de l'OPT. Ce dernier, toujours à ce poste à l'OPT, est devenu depuis un responsable influent de Rautahi, mais il se dit que c'est lui qui a toujours la haute main sur ce dossier éminemment stratégique du Cable à haut débit.

Après le départ de Monsieur Emile VERNAUDON de la majorité Taui de l'époque, Monsieur Oscar TEMARU avait repris directement la main sur ce dossier. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'avait pas entériné le choix de Monsieur Emile VERNAUDON et que d'autres options étaient envisagées... Et quelques mois après, on revoit surgir Monsieur Emile VERNAUDON sur ce dossier aux côtés du Président TONG SANG.... Aurait-il repris la main sur ce dossier ? Pourquoi et à quel titre ?

L'enjeu financier est énorme. On parle au bas mot de 9 milliards de francs, soit un montant considérable pour notre petite collectivité. Mais celà peut être plus en fonction des variantes et prolongements envisagés. Selon certains spécialistes, il est plus réaliste de penser que la fourchette de financement se situerait entre 9 et 12 milliards de francs, à la condition que divers avenants ne viennent pas s'ajouter au dossier initial et alourdir la facture en cours de route...

Au regard de cet enjeu, de la manière dont ce dossier est "géré" depuis le début, à savoir une certaine opacité, des appétits inévitables qu'il peut susciter et des risques de surcoût possibles de ce projet pour nous, contribuables, je suis d'avis qu'une commission indépendante prenne le relais dans la procédure en cours en vue d'assurer une totale transparence dans les conditions de passation de ce marché. Cette commission pourrait, par exemple, être mise en place sous l'égide de l'Assemblée de la Polynésie française. En effet, notre Assemblée a le devoir de faire en sorte que les deniers des contribuables polynésiens soient bien employés dans ce dossier. Il serait dommage d'avoir encore à faire à un nouveau scandale dans la gestion des fonds publics. Il est donc encore temps d'installer de vrais "garde-fous" sur ce projet stratégique et "sensible".

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samedi 25 août 2007

Presse de caniveau et atteinte à l'intégrité des personnes

Par lebop, samedi 25 août 2007 à 16:35 :: General

Jeter en pâture à l'opinion des noms en première page comme autant de marques d'infamie est un procédé particulièrement dégoûtant et révoltant. Peu importe les dossiers, peu importe les causes, peu importe les parties visées, peu importe les partis politiques concernés, le procédé reste ignoble. Car je ne souhaite pas qu'il soit utilisé à l'encontre de chacun d'entre nous.

En l'espèce, le dossier concerné est un dossier mille fois connu, mille et mille fois ressassé, mille et mille fois utilisé depuis 2003 ou 2004 à l'occasion des campagnes électorales, de débats de motions de censure télévisés, de procès en diabolisation concoctés par des élus de l'Assemblée, divers journalistes ou divers observateurs. Les Nouvelles en ont au moins fait dix fois leur une, passent et repassent le dossier, amplifient et démultiplient avec une délectation sans bornes. La médiatisation a même déjà dépassé nos frontières. Il n'y a plus rien à dire là-dessus si ce n'est de laisser faire la justice et que les droits des individus incriminés et de leur défense soient respectés. Respectons la justice, n'essayons pas de faire pression sur elle par des détentions illlicites de documents, des "fuites" organisées en relation avec des "complices de l'intérieur", par des campagnes de presse à peine téléguidées et intéressées dont l'objectif est clairement affiché.

On choisit et on désigne une cible parmi d'autres en fonction des objectifs et des intérêts du moment et on fait feu à volonté.

Procédé ignoble, car on s'en fiche des dégats provoqués chez les individus ainsi jetés en pature. Précaution de langage hypocrite du rappel en petits caractères que " toute personne mise en examen est présumée innocente". Hypocrisie, car pourquoi publier des noms en gros caractères si ce n'est justement pour les condamner avant l'heure et pour les désigner à la vindicte populaire ? Quel autre objectif que celui-là ? Il est clair qu'on ne veut pas du bien de ces personnes et que l'on veut aussi que leurs familles, leurs amis, leurs connaissances et leur employeurs du moment n'en pensent pas du bien.

Procédé ignoble, car sélectif. Les Nouvelles publient-ils ainsi les noms des centaines de personnes mises en examen par la justice dans les multiples affaires que celle-ci traite chaque année ? Pourquoi s'arrêter en si bon chemin et ne pas publier les noms de tous les mis en examens du Pays ? Cibler ainsi des affaires et des gens relève bien d'une intention délibérée de nuire. Car la question qui surgit de suite est : à qui profite ce procédé ?

Procédé ignoble, car, à titre subsidiaire, il s'agit du vendre du papier. En effet, je suppose qu'aujourd'hui, les Nouvelles ont du faire de très bonnes ventes.

Aussi, je comprendrais tout à fait que les personnes ainsi montrées du doigt utilisent tous les procédés juridiques pour se défendre, y compris contre le journal qui utilise de tels procédés avec la complicité de personnes qui ne respectent pas le secret de l'instruction et les droits de la défense.

De même, je comprendrais que les autorités judiciaires sanctionnent ce procédé et prennent les mesures qui s'imposent face à ce type de comportement visant à faire clairement pression sur les modalités de l'instruction et sur le fonctionnement de l'Institution judiciaire. Ce genre de "pression externe" visant à forcer la main pour je ne sais quels motifs, est, en effet, inadmissible.

Encore une fois, que l'on ne se méprenne pas : loin de moi l'idée de défendre tel ou tel. Car la Justice doit suivre son cours et aller jusqu'au bout, et ce quelles que soient les affaires et les personnes en cause. Mais rendons à César ce qui est à César et à la Justice ce qui est à la Justice. Il s'agit pour moi de défendre la liberté des citoyens, de respecter leurs droits et leur intégrité personnelle. Car, à partir d'aujourd'hui, la vie privée de ces personnes est atteinte. Elles vont souffrir, et pas seulement du regard des autres. Combien de fois a-t-on vu des personnes ainsi livrées au jugement de l'opinion être détruites psychologiquement, être destabilisées pendant des années et même être innocentées. Certaines se sont même suicidées. Mais le mal était fait. Les journalistes les avaient déclaré coupables et l'opinion aussi, et ce bien avant la justice.

Procédé ignoble et scandaleux qui fait débat depuis des années en Métropole sans qu'il y ait encore eu de consensus sur les solutions. Mais une première solution serait que les vrais journalistes aient une vraie déontologie à ce propos. Et qu'un journaliste ayant utilisé ce procédé alors que la ou les personnes incriminées est (ou sont) innocentée (s) ensuite par la justice soit sévèrement sanctionné. Il n'y a pas de liberté du journaliste sans responsabilité. Il faut donc que les journalistes aient conscience du poids de cette responsabilité. Et au vu des dégats qu'ils peuvent causer, cette responsabilité est énorme.

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vendredi 24 août 2007

Querelles fratricides et tentative de parricide dans la famille autonomiste : la saga continue...

Par lebop, vendredi 24 août 2007 à 17:24 :: General

La famille autonomiste partie en ordre désordonné à Paris à la demande d'un chef d'orchestre parisien a fait entendre une bien étrange musique cette semaine. Ce n'était pas l'orchestre philarmonique, mais plutôt l'orchestre cacophonique autonomiste !

Une famille autonomiste qui lave depuis plusieurs mois son linge sale en public. Et pourtant, quasiment tous les membres de cette famille sont parmi les fils et les filles prodigues du même Père en politique. A lire l'un des journaux du village, connu pour son antipathie à l'égard du patriarche autonomiste, certains frères, certaines soeurs, certains cousins, cousines et fetii veulent s'entendre pour tuer le Père, soit disant "changement de génération" oblige. Cette partie de la famille tient les cordons de la bourse, mais elle veut aussi les clés de la maison et les bijoux de famille encore détenus par le Père. Un Père encore défendu par une bonne partie de la famille, celle qui respecte son autorité.On l'appelle familièrement "le vieux", mais lui, sait qu'il a encore de la force pour reconstruire la maison familiale et renforcer encore le village qui s'est bâti autour, alors que la famille indépendantiste, adversaire traditionnelle de la famille autonomiste et qui a gagné beaucoup de terrain, se fait menaçante autour du village.

Problème : le Père est encore vaillant et a encore de beaux restes. Lui et la famille qui lui est resté fidèle, celle qui est restée à la maison, l'a encore prouvé dernièrement aux dernières élections, malgré les crocs en jambes que les membres dissidents lui ont fait, hypocrisie familiale oblige.

L'un des journaux du village qui relatent les actualités de la capitale écrit que ces dissidents veulent tous se mettre derrière le Frère cadet, dit "poto", et qui a le même prénom que le Père. Récemment, "poto" est devenu incontournable, car c'est lui qui tient les cordons de la bourse et qui a le carnet de chèques. En effet, par une manoeuvre subtile, poto a réussi à "piquer" le plus gros du magot familial, la Présidence de la Société qui gère les affaires du village très prospère alentour, au nez à la barbe du frère ainé Edouard, dit "le gendre", héritier présumé du Père.

Tous les membres de la branche dissidente de la famille - des doués et des moins doués - sont ambitieux et gourmands et veulent avoir une très grosse part du gateau que le frère Cadet a commencé à partager de manière tout à fait intéressée. Poto, pour montrer toute sa nouvelle puissance dans le "utuafare" à fait un premier tamaraa dans la Capitale, et a décidé, dès son retour au village, d'inviter les fetii, maires des communes de Tahiti et des îles, à d'autres grands tamaraa pantagruéliques où l'abondance sera reine, question de créer, conforter et entretenir l'esprit de famille , au sens élargi du terme. Et, surtout, surtout,que les alliés de la famille lui fassent tous allégeance en se désolidarisant du Père, alors qu'ils sont jusqu'à présent les alliés traditionnels de ce dernier. Bien que gérant les affaires courantes, poto continue à tirer de gros chèques, quitte à créer des déficits au sein de la Société et à l'endetter dangereusement.

Car poto n'a plus la majorité au conseil de la Société par une initiative récente du Père. Il ne fait que gérer les affaires courantes pendant une période indéterminée dont il ne connait pas le terme, mais il sait qu'elle sera plus ou moins courte. Il est donc important pour lui que, durant ce laps de temps qu'il espère le moins court possible, les nouveaux et futurs ralliés le reconnaissent comme le "Big Man", le nouveau dispensateur de tous les bienfaits.

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mercredi 22 août 2007

Pèlerinage politique à Paris : Estrosi fera-t-il un miracle ?

Par lebop, mercredi 22 août 2007 à 14:37 :: Petite analyse

Ainsi donc, une quarantaine de nos personnalités politiques, de premier, second et troisième rang, s'est déplacée en pèlerinage, non pas à Lourdes, mais à Paris. Celà fait le bonheur de nos compagnies aériennes Air France et Air Tahiti Nui, mais pas forcément celui des contribuables que nous sommes, mais passons. Chacun a dans sa besace "sa" solution pour sortir de la crise politique que l'on connait. Et chacun s'est bien gardé de "dévoiler" ici, en Polynésie française, ses remèdes, ou d'en discuter avec les uns et les autres et de rechercher un consensus. Comme des grands, quoi. Non, on a recours aux "tahua" de l'Etat, au grand sorcier Sarkozy assisté de son assistant Estrosi, à qui on va dévoiler ses "munitions", l'arme fatale qui terrassera ses adversaires politiques. Estrosi, lui, va se pencher au chevet de nos grands malades et va essayer de faire un miracle. Du moins, si la catastrophe qui s'est abattue sur les Antilles françaises lui en laissent le loisir.

Les ingrédients de la potion magique commencent à être connus. Des éléments de convergence apparaissent. Des éléments de divergence aussi. Chacun à ses arrières-pensées électorales futures. Chacun avec ses alliés. Des rapprochements s'amorcent déjà. Des responsables de particules, devenus enfin réalistes, font déjà des appels du pied et donnent des gages pour s'allier à de futurs conglomérats. Des repositionnements personnels s'effectuent. Tout celà se décantera dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Plus vite l'abréviation viendra, plus vite cette décantation se produira. S'esquissent au moins trois pôles autonomistes face au pôle unique de l'UPLD. Le leadership de certains pôles, hors celui du Tahoeraa historique, se posera.

Après avoir passé à la moulinette les ingrédients des uns et des autres et après avoir touillé les ingrédients sélectionnés, les faiseurs de miracles textuels pondront une nouvelle loi en vue de venir en aide à ces pauvres politiciens polynésiens incapables de se débrouiller tous seuls dans leur tambouille politique. C'est vrai que ce sont des autonomistes, pas des indépendantistes. Et donc pas tout à fait majeurs à ce qu'il parait. Mais à ce qu'il parait seulement...

Comme si la solution-miracle se trouvait dans un texte législatif, aussi bien pensé soit-il. Comme si on pourra empêcher un Emile VERNAUDON, qui a bâti toute sa carrière politique sur des changements d'alliance circonstanciels et successifs, de changer de bord lorsqu'il l'estimera opportun. Comme si on empêchera un Louis FREBAULT, un Foster TEMAURI ou un Teina Maraeaeura d'aller là où l'herbe est bien verte et grasse, accord préalable ou pas au sein d'un conglomérat autonomiste. Comme si, in fine, un texte de loi allait rénover la politique polynésienne et renouveler notre classe politique polynésienne.

Non : la solution n'est pas dans un texte, aussi bien ficelé soit-il. Si c'était le cas, celà se saurait et tous les pays démocratiques de la planète auraient une stabilité politique exemplaire.

Non : la solution est dans les hommes. Dans leur sens du bien public et de l'intérêt général, dans leurs convictions philosophiques, idéologiques et politiques, dans leur intégrité, dans leur souci de l'efficacité et de la performance dans le maniement de l'argent public et dans leur sens du résultat au bénéfice des citoyens que nous sommes. Aucun texte, aucune loi anti-girouette ne pourra se substituer aux valeurs humaines que doit avoir une femme ou un homme politique lorsqu'elle (ou il) décide de se mettre au service de ses concitoyens.

En ce sens, chacun de nous aura une énorme responsabilité le moment venu. Et ce moment se rapproche de plus en plus. Si le tahua Sarkozy nous permet de nous exprimer le plus rapidement possible, ce sera déjà un petit pansement sur nos plaies.

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mardi 21 août 2007

Un tahitien vaudra-t-il un tiers ou un quart de Paumotu ou de Marquisien ?

Par lebop, mardi 21 août 2007 à 18:13 :: Petite analyse

"En conséquence, l'enjeu de la semaine pour Gaston TONG SANG, champion des iliens, est donc de reporter le plus loin possible l'abréviation du mandat actuel de nos représentants de l'Assemblée. Et, surtout, surtout, de refuser à tout prix toute idée de circonscription unique, où chacun de nos représentants serait élu par le même nombre d'électeurs sur toute la Polynésie française. Alors que ce ne serait que pure justice : chaque voix des polynésiens doit avoir le même poids. Tel est le principe d'équité.

On habillera tout celà par des motifs nobles et "l'intérêt général". Et nous serons encore les dindons de la farce qui se joue sous nos yeux..."

Mon précédent billet, rédigé ce week end, avait un caractère prémonitoire. Car le premier titre de Tahiti Presse relatif aux premières déclarations du Président TONG SANG fut celui-ci : "Réforme du mode de scrutin à l'Assemblée: G. Tong Sang opposé à l'idée d'une circonscription unique" ! Le Président souhaite donc un découpage électoral par circonscription, permettant de conserver la représentativité des différents archipels au sein de l'Assemblée de Polynésie française.

Bien sûr qu'il faut que tous les polynésiens, notamment ceux des archipels, soient représentés au sein de l'Assemblée de Polynésie française. Mais, dans l'hypothèse d'une circonscription unique, il appartient aux Partis politiques de prendre leur responsabilité et d'établir une liste de candidats représentative de l'ensemble des archipels de la Polynésie française.

Pourquoi, sous prétexte de représentativité, on déformerait le mode de représentation des polynésiens à l'Assemblée à un point tel qu'un tahitien ne "pèserait" qu'un tiers, voire un quart de paumotu ou de marquisien ? Est-ce là la conception de l'égalité entre les citoyens qu'a notre Président du Pays ? On me rétorquera que c'est là le point de vue de presque tous les partis politiques. Mais, "le nous sommes nombreux, donc nous avons raison", est-il un argument ?

D'un point de vue plus général, on nage en pleine confusion à propos des archipels. On prétend que les archipels doivent être représentés par de "grands féodaux" (les Rauzy, Frébault, Foster, Maraeura...) pour défendre leurs intérêts. Est-on sûr que c'est bien là la relation de causalité ? Ces féodaux ne s'appuient-ils pas plutôt sur les habitants des archipels pour défendre leur intérêts, leurs carrières ou leurs ambitions personnelles ? Car, dans le passé, lointain ou proche, je n'ai jamais vu le principal responsable du Pays, quel qu'il soit, mettre de côté les archipels, bien au contraire. La preuve en est donnée par le niveau des infrastructures installées dans les archipels.

Or, depuis deux ans, la source de tous nos maux vient de ces "grands féodaux" iliens qui font la pluie et le beau temps. A faire la charnière pour la constitution de majorités, ils obtiennent tout ce qu'ils veulent : des budgets d'investissements très conséquents, des subventions innombrables de la Délégation aux communes, la mainmise totale sur le fonds de développement des archipels... Le chantage ou le racket sous prétexte de servir les habitants des archipels. D'ailleurs, le Ministre Louis Frébault ne s'en est pas caché dans un récent interview : grosso modo, il faut qu'il soit de toutes les majorités. Celà me fait penser à une fameuse maxime d'un grand dirigeant chinois : "peu importe que le chat soit blanc ou noir, du moment qu'il attrape une souris". De l'absence de conviction ou de morale personnelle en guise de principe...

Certains veulent même aller plus loin avec l'usine à gaz budgétivore du "conseil des archipels". C'est "toujours plus" pour les archipels.

Toutes ces personnes oublient simplement un paramètre fondamental : les iles du vent, et Tahiti en particulier, concentrent les 3/4 de la population polynésienne. A les considérer de plus en plus comme des citoyens de seconde zone alors que leurs besoins sont très importants, ces grands féodaux et leurs alliés de circonstance risquent, un jour, un retour de bâton. Alors, Mesdames et Messieurs les élus, ne tirez pas trop sur la corde. Car, bientôt, un "parti des tahitiens" risque d'émerger et le germe de la sécession sera en route....

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dimanche 19 août 2007

Inventaire à la Prévert du clientélisme aux Tuamotus

Par lebop, dimanche 19 août 2007 à 21:11 :: Petite analyse

Lisant par inadvertance le journal officiel de la Polynésie française, je suis tombé sur un ensemble d'arrêtés du Vice-Président du Gouvernement, Monsieur Temauri FOSTER qui tient le carnet de chèques des contribuables polynésiens à guichet ouvert. Un vrai inventaire à la Prévert, mais en moins poétique. Jugeons-en :

Hikueru : une chargeuse-pelleteuse ; Hikueru : un broyeur de déchets ; Fakarava : un chargeur-excavateur ; Fakarava : une pelle hydraulique sur chenilles de 15 tonnes ; Anaa : un broyeur de déchets verts ; Rangiroa : un chargeur-excavateur ; Rangiroa : une pelle hydraulique de 16 tonnes ; Arutua : acquisition d'un groupe électrogène de 280 Kva ; Arutua : une pelle hydraulique sur chenilles de 20 tonnes ; Apataki : un chariot-élévateur ; Kaukura : un broyeur de déchets verts ; Reao : une pelle hydraulique sur chenilles.

Ce n'est là qu'une petite giclée d'arrêtés qui parsèment le journal officiel de ces derniers mois. Ce dernier jet représente un montant dépassant allègrement les 100 millions de francs.

C'est Noël avant l'heure pour les maires des communes des Tuamotus et les heureux concessionnaires des matériels concernés ( y a-t-il eu des appels d'offres ?). Ils pourront quand même faire "mumuse avec leur joujou" quelques années, l'air marin des Tuamotus étant redoutable pour ces matériels. Vous aurez remarqué que chaque île a son joujou. L'idée d'avoir une gestion et une optimisation collective de l'usage de ces matériels dans le cadre, par exemple, d'un syndicat intercommunal semblant être une vue de l'esprit de papéétien ignare des réalités iliennes...

Le Papa noël, c'est le Vice-Président Temauri FOSTER, le puissant maire de Hao, fameuse commune en déshérence des Tuamotus, connue pour son ex-futur élevage de thons dénommé Haopa. Avant d'être Vice-Président, Monsieur Temauri FOSTER avait été élu représentant Tahoeraa à l'Assemblée de Polynésie française dans sa circonscription de prédilection des Tuamotus, avant d'aller vers d'autres cieux et d'être le fondateur d'un parti des iliens, le "Te Niu Hau Manahune".C'est la plus célèbre de nos girouettes. Et la plus puissante aussi, puisque, rappelez-vous, c'est celui-là même qui était allé s'installer à la Vice-Présidence, avant même que Monsieur Gaston Tong Sang n'annonce la composition de son gouvernement en décembre 2006.C'est dire s'il avait reçu des assurances avant l'heure...

Que doit faire Monsieur Temauri FOSTER pour se faire réélire représentant des Tuamotus ? Arroser les maires qui lui font allégeance avec des subventions. Ces maires, avec tous ces matériels roulants et autres vont pouvoir rendre des "menus services" à leurs électeurs dans la perspective très prochaine des élections municipales de 2008. Et on espère que ces électeurs seront reconnaissants envers ses maires en les réélisant pour les remercier de leurs "bienfaits". Et Monsieur Temauri FOSTER espère que ces maires, une fois réélus, "feront vôter" leurs électeurs insulaires pour Monsieur Temauri FOSTER, futur candidat-représentant aux prochaines élections territoriales...

Ainsi va le clientélisme, façon Temauri, aux Tuamotus...Mais pour que cette "politique" porte ses fruits, il faut du temps.

En conséquence, l'enjeu de la semaine pour Gaston TONG SANG, champion des iliens, est donc de reporter le plus loin possible l'abréviation du mandat actuel de nos représentants de l'Assemblée. Et, surtout, surtout, de refuser à tout prix toute idée de circonscription unique, où chacun de nos représentants serait élu par le même nombre d'électeurs sur toute la Polynésie française. Alors que ce ne serait que pure justice : chaque voix des polynésiens doit avoir le même poids. Tel est le principe d'équité.

On habillera tout celà par des motifs nobles et "l'intérêt général". Et nous serons encore les dindons de la farce qui se joue sous nos yeux...

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samedi 18 août 2007

INTERVIEW DE MOARII Matahi : un parcours d'exception

Par Noindep, samedi 18 août 2007 à 05:48 :: Portraits

Il est sans doute une exception parmi tant d’autres. Mais sa jeunesse, sa réussite et son parcours méritent que l’on y attache un brin d’attention.

Le jeune homme d’origine polynésienne vient de réussir son propre exploit. Après l’obtention de son BAC S "mention Bien", il est reçu dans le prestigieux lycée Ste Geneviève de Versailles dans lequel il entame deux années de classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs. Il n’a alors que tout juste 16 ans.

A la suite de cette formation préparatoire, il est candidat aux concours d’entrées des écoles d’ingénieurs françaises comme l’école Centrale de Paris, l’école des Ponts et Chaussées, l’école des Mines, l’école Normale Supérieure… Il tentera même Polytechnique, mais frisera l’exploit d’une place !

Bien qu’ayant été accepté à l’école Centrale et à l’Ecole des Mines de Paris, l’élève ambitieux n’a d’attention que pour l’institution fondée par Napoléon, vitrine de l’élite et du génie français. Il repassera donc par une troisième année de classe prépa, pour sauver son rêve car comme il le dit : « L’X, c’est l’X quoi ! »

"Il faut toujours vouloir dépasser ses propres ambitions, en pensant que l'avenir n'a pas de frontières"

Aujourd’hui, élève admis à l’Ecole Polytechnique, c’est un parcours à la fois réservé et prisé que s’offre Matahi MOARII. Ce polynésien qui a passé toute sa vie sur le fenua, se rend bien compte du changement de destin que réserve une telle école. Il le sait, le vit, et s’en félicite.

L’annonce des résultats fut un heureux soulagement: « J’étais soulagé parce que j’avais été déçu de mon classement (NDLR : classement provisoire post concours) et j’avais peur de reproduire le même scénario que l’an dernier ». Sa famille ne le manquera pas de le soutenir.

Il tient à adresser à la jeunesse polynésienne un message de soutien et « qu’il faut toujours vouloir dépasser ses propres ambitions, en pensant que l'avenir n'a pas de frontières ». Chacun méditera.

On lui souhaite, en tous cas, une bonne continuation dans son parcours d’exception.

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vendredi 17 août 2007

Dico développement : Entreprendre, un verbe à conjuguer.

Par Pépé Tama, vendredi 17 août 2007 à 13:31 :: General

"Entreprendre" : en voila un bien joli mot qui rime avec "développement". Chaque jour, des richesses se créent et d’autres disparaissent ! Une des sources de la création de richesse, outre la probable découverte d’un puits de pétrole, réside dans ce verbe du troisième groupe. Comment donc favoriser l’esprit d’entreprise et d’innovation ?

Pour créer de la richesse, il faut deux choses : des hommes et du capital,des billets de 10 000 francs en grande quantité. Le manque d’accès aux capitaux est le principal frein au développement dans de nombreux pays. Ici, nous bénéficions d’un réseau d’établissements bancaires qui fonctionne et de ressources qui donnent aux institutions du pays des moyens financiers…De nombreux billet de 10 000 francs. Faire venir des capitaux étrangers ? On peut encore améliorer ce point. Mais bon, c’est déjà pas mal. L’essentiel n’est pas la.

L’essentiel concerne le second point : les hommes. Comment nous rendre aptes à créer de la richesse ? Comment favoriser l’esprit d’entreprendre aux cinq coins du pays ?

Tout d’abord, lorsque l’on parle d’hommes, il n’y a pas de choses innées, pas de choses qu’on ne puisse changer, pas de fatalité. L'homme n’est rien, sinon un ensemble de possibles. Chacun d’entre nous est donc un entrepreneur potentiel. Il s’agit de promouvoir cet esprit d’entreprise dans la société. Comment ? Il y a deux solutions :

  • Par l’appât du gain, avec la mise en relief d’opportunités
  • Par la création d’une "culture d’entreprendre" qui crée elle-même de nouvelles opportunités.

Le principal frein au développement d’une « culture d’entreprendre », c’est la peur du risque. On peut réduire cette peur par l’expérience. Aussi, la mise en place d’un couloir des associations au sein de l’Université de Polynésie Française, tel qu’il existe dans de nombreuses écoles supérieures de commerce françaises, est une option intéressante : les étudiants entreprennent, se lancent dans des projets concernant leurs passions et leurs idées. (Voir le billet "Couloir des associations" pour plus de détails). On peut aussi penser à la mise en place de concours de création d’entreprises ou de projets (course de pirogues en Patagonie, course à la voile entre Rapa et Rimatara, innovations dans divers domaines, création d'une agence d'intérim pour les travailleurs handicapés, club de danseurs de polka en more... etc, etc…) avec d’importantes récompenses. L’essentiel c’est que des projets se créent, que des choses bougent, que les habitudes soient bouleversées et qu'on innove dans le financement des projets en ne misant pas uniquement sur les subventions publiques !

« Il n’est de richesses que d’hommes. » ( Jean Bodin).

P.S : sur le blog Politita, il n’est de richesses que d’idées…J'attend les vôtres. A vos claviers.Merci.

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Dégradation de la balance commerciale de la Polynésie française

Par Pépé Tama, vendredi 17 août 2007 à 08:31 :: General

Dans sa livraison de juillet 2007 du "te avei'a iti", l'Institut de la statistique de la Polynésie française observe qu'en mai 2007, "le commerce extérieur polynésien retrouve la tendance à la morosité observée depuis le début de l'année".

"Le déficit commercial s'accentue et les ventes de produits locaux accusent un fort recul".

Le taux de couverture, déjà très faible, s'établit à 9,3 %, et le déficit cumulé à 56,4 milliards de francs, soit une aggravation du déficit de +3,6 % sur un an.

Les importations civiles à mai 2007, comparées à la même période de 2006 ne progressent que de1,2 % ( 61,45 milliards de francs), confirmant ainsi une stagnation de notre activité économique depuis le début de l'année.

Les exportations locales cumulées jusqu'en mai 2007, baissent de -17,7 % par rapport à la même période de 2006 ( 5,79 milliards de francs contre 7,032 milliards de francs pour la même période de 2006). C'est là une chute très importante.

En mai 2007, les ventes de produits locaux à l'extérieur, 1,2 milliard de francs, sont en baisse de 48 % par rapport à mai 2006. La valeur des exportations de perles est divisée par deux par rapport à mai 2006.

Les ventes de nono continuent de baisser. En cumul depuis le début de l'année, le déficit par rapport à 2006 se creuse ( - 31%). Il en est de même pour les volumes exportés ( -36 %).

En cumul depuis janvier, les ventes de poisson sont en retard de 19 % par rapport à 2006 et de 17 % en volume.

( Source : te avei'a iti - bulletin n° 7/2007 - Institut de la statistique de la Polynésie française).

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jeudi 16 août 2007

Situation économique peu reluisante en Polynésie française

Par lebop, jeudi 16 août 2007 à 18:59 :: Petite analyse

Les indicateurs touristiques ne sont franchement pas terribles. Ainsi, on apprend que le mois de mai 2007 a connu une régression du nombre de touristes par rapport au mois de mai 2006 : -1,3 %. On pourrait se dire que c'est peu significatif. Plus grave, en revanche, le coefficient moyen de remplissage des hôtels internationaux baisse de plus de 10 points, à 55%, entre mai 2006 et mai 2007, sous l'effet conjugué d'un accroissement de l'offre (+13%) et d'un recul du volume des touristes terrestres, constate l'ISPF. En clair, Tahiti et ses iles n'arrivent pas à capter le nombre de touristes nécessaire à une bonne exploitation de nos hotels. Bien au contraire, les touristes métropolitains et nord américains, qui représentent nos plus gros contingents, nous boudent quelque peu.

Quid des autres indicateurs disponibles ?

En avril 2007, les prix étaient en hausse de 2,5 % sur un an. Pas franchement une décélération par rapport à l'inflation élevée de 2006. Attendons encore un peu pour voir si la réforme des PPN aura des effets positifs ou pas.

L'emploi salarié n'a progressé que de 1,7 % au premier trimestre 2007 par rapport au premier trimestre 2006 : 34664 salariés contre 34.093 salariés. Un rythme nettement insuffisant pour absorber tous les nouveaux entrants sur le marché du travail polynésien.

En avril 2007, nos exportations cumulées depuis le début de l'année sont en baisse de 3,1 % par rapport à la même période de l'année 2006 : 4,620 milliards de francs contre 4,770 milliards. Pas très réjouissant, surtout que 2006 a été une année particulièrement médiocre en matière d'exportation de perles, de noni, de poisson et de vanille.

Les importations en valeur, qui sont un indicateur d'activité intéressant pour une économie fortement importatrice comme la Polynésie française, n'ont progressé sur les 4 mois de l'année 2007 que de 1,1 % par rapport à la même période de l'année 2006. Soit une quasi-stagnation.

Toujours en avril 2007, le chiffre des radiations d'entreprises est nettement supérieur à celui des créations ( 173 radiations contre 137 créations).

Ces premiers indicateurs sectoriels dont nous disposons pour l'année 2007 ne dénotent pas une activité particulièrement dynamique par rapport à 2006, année que l'ISPF qualifie pourtant de médiocre ( cf la dernière publication "Te avei'a -regards" de l'ISPF : "année 2006, des résultats médiocres").

Y a-t-il eu une relance concrète des investissements, aussi bien publics que privés ? Pour l'instant, aucune note conjoncturelle récente ne vient éclairer notre lanterne sur ce plan. L'observatoire créé par le gouvernement a-t-il induit une redynamisation des investissements publics ? Là aussi, il n'y a pas eu de communication publique à ce sujet.

Aussi, je ne comprend pas très bien certains commentaires laudateurs sur notre situation économique actuelle. Nous avons plutôt l'impression d'une économie qui ronronne calmement. Mais est-ce suffisant pour la création d'emplois durables nécessaires aux jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail ? Nous avons vu que non. Y a-t-il eu un changement de braquet ces dernières semaines ? Attendons les prochains indicateurs, car, pour l'instant, " ce n'est pas terrible". C'est le moins que l'on puisse dire.

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mercredi 15 août 2007

Abréviation or not abréviation ?

Par lebop, mercredi 15 août 2007 à 16:44 :: Petite analyse

Gaston Tong Sang et sa minorité, tous des transfuges d'autres mouvements ou partis, "exigent" du Tahoeraa d'aller jusqu'en 2009... Une exigence à rebours des souhaits de la quasi-unanimité de la classe politique et même de leurs propres souhaits d'il y a quelques mois ou semaines. Toutes les principales forces vives du Pays, une très grande majorité de partis, les deux grandes formations politiques du Pays souhaitent, quel que soit le terme - "dissolution" de l'Assemblée ou "abréviation" du mandat des actuels représentants - un retour aux urnes anticipé. En tous les cas, un retour aux urnes bien avant 2009.

Même l'Etat, en la personne de ses plus hautes autorités, le Président de la République, la Ministre de l'intérieur et le Secrétaire d'Etat à l'Outre Mer, élabore une réforme institutionnelle dont l'un des éléments majeurs serait justement l'abréviation du mandat des représentants de l'actuelle Assemblée de la Polynésie française. Il semblait qu'il y avait consensus sur ce point majeur.

Et, puis, dès le début de la semaine, volte-face de la minorité Tong Sangienne : celle-ci veut aller jusqu'au bout de son mandat et supplie le Tahoeraa d'accepter cette condition. Pourquoi un tel virage à 360 ° ?

On comprend mieux pourquoi on n'a pas encore lu le bilan que devait faire Gaston TONG SANG de la consultation des forces vives annoncée et conduite avec "forces trompettes et résonnez musettes". Ces forces vives auraient-elles fait des propositions qui auraient l'heur de déplaire au Prince qui nous gouverne ?

Pourquoi ce revirement, si ce n'est d'avoir le temps d'utiliser les coffres du Pays, les deniers des contribuables polynésiens, pour conforter leurs divers mouvements politiques par la politique clientéliste la plus classique : maitrise de la délégation aux communes et du fonds de développement des archipels par Gaston TONG SANG ( par ailleurs toujours Président du SPC, heureux cumulard...) et les iliens, maitrise du ministère de l'équipement par ces mêmes personnes et les Frébault, subvention aux associations sportives, artisanales et "diverses" pour Emile VERNAUDON....

Dans ces domaines, pour que ce clientélisme produise des résultats....c'est à dire des électeurs supposés ou réels, il faut bien laisser du temps au temps. Il faut bien que Rautahi se renforce par la distribution de la manne publique, que le tout nouveau parti des iliens ait suffisamment d'obligés dans les Tuamotus et les autres archipels à grands renforts d'engins divers ( tractopelles, case, camions...) et pour le plus grand plaisir des importateurs de la place ou que le futur et potentiel mouvement présidentiel puisse, lui aussi, s'épanouir à l'aune des subsides judicieusement distribués à l'occasion de "visites sur le terrain".

D'ailleurs, les grandes manoeuvres ont déjà commencé.

Monsieur Emile VERNAUDON, dans sa casquette de maire, l'un des grands féodaux du Prince, a déjà touché le "jackpot", plus d'un milliard de francs du contribuable territorial. De quoi renflouer les caisses d'une municipalité bien mal gérée et régulièrement épinglée par la Chambre Territoriale des comptes. Si la justice ne le rattrape pas, il a aussi de quoi voir venir les prochaines élections sereinement. Du moins le croit-il...

Le Vice-Président, Temauri FOSTER himself, préside lui-même au généreux arrosage des maires de son archipel préféré des Tuamotus : il fait littéralement pleuvoir des biens d'équipement roulants aussi divers que variés sur les têtes ravies de nos édiles paumotus. Et dire que tout ce matériel va aller rouiller rapidement sous l'air marin de ces iles...

Belle politique "d'intérêt général" et "non partisane" que voilà.... On parie que dans les prochaines semaines, tout ce train va s'accélérer. On ne sait jamais. Après tout, c'est une minorité politique qui nous gouverne. Jusqu'à quand ? Elle-même ne le sait pas... Alors, il faut distribuer vite. Logique d'efficacité...politicienne oblige.

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mardi 14 août 2007

ANALYSE DE TEXTE

Par lebop, mardi 14 août 2007 à 17:20 :: Petite analyse

Ainsi donc, le Président du Pays a dérogé lui-même à sa propre directive qu'il a émise dimanche soir sur RFO, à savoir de ne pas faire de politique toute cette semaine. Son deuil est donc prématurément terminé. En effet, par un courrier en date du 13 aout 2007, Monsieur Gaston Tong Sang répond enfin aux demandes formulées successivement par le Tahoeraa lors d'une discussion en tête à tête et lors de deux réunions au sommet entre les leaders autonomistes. En fait, une réponse pour gagner du temps et qui donne l'impression d'un Président irresponsable... qui, bien que d'accord avec le Tahoeraa, va chercher ses ordres chez les iliens, Rautahi et Emile VERNAUDON...J'avoue que c'est là un bien étrange OVNI !

Petite analyse de texte.

Une question liminaire se pose sur le positionnement partisan de Monsieur Gaston TONG SANG. Ce dernier est-il encore membre du Tahoeraa Huiraatira ? S'il l'est toujours, respecte-t-il les directives de ses instances dirigeantes ? Si oui, comment celà se concrétise-t-il ?

On pourrait croire, à la lecture du 4 è paragraphe de sa réponse, que Monsieur Gaston TONG SANG fait effectivement partie du Tahoeraa, puisqu'il affirme : les demandes formulées par le Tahoeraa sont acceptables pour ce qui me concerne.... On pourrait se dire, il est Président du Pays et, qui plus est, membre du Tahoeraa, il va enfin décider dans le sens de ce que souhaite son parti politique....Malheureusement, le reste du courrier démontre tout le contraire....puisqu'il s'oublie complètement lui-même par la suite !

Il a, en premier lieu besoin de l'autorisation des autres partis autonomistes membres de la défunte majorité. Et pourtant, "formellement", il n'est membre d'aucun de ces partis. Et pourtant, quand ces partis exigeaient des choses de sa part du temps de la majorité, Monsieur Gaston TONG SANG allait-il demander l'autorisation du Tahoeraa ? On pourrait citer l'exemple de l'éviction des ministres du Tahoeraa du conseil d'administration du Fonds de Développement des Archipels, dont les iliens, exigeaient que ce Fonds soient leur chasse gardée...Monsieur TONG SANG a-t-il demandé l'autorisation du Tahoeraa avant d'accepter la demande des iliens et de l'entériner par un récent arrêté publié au Journal Officiel ? Exemple parmi de multiples autres...

Il va même plus loin, puisqu'au 5 ème et 6 ème paragraphe, il relaie des conditions émises par les membres hors-Tahoeraa de la défunte plate-forme : maintien de l'accord jusqu'en 2009, accord politique sur le collectif budgétaire, les orientations du budget 2008 et le contrat de projets et définition d'un cadre en vue d'une loi-programme sur le développement du Pays. On pourrait se demander : mais pourquoi se limite-t-il à celà ? Pourquoi ne demande-t-il pas que le Tahoeraa leur signe un chèque en blanc ? En effet, personne ne connait le contenu définitif de tous ces dossiers ou textes et il faudrait prendre l'engagement de les accepter les yeux fermés ? Mais dans quel système politique vivons-nous ?

La minorité exige...Et Gaston TONG SANG relaie... Ce dernier s'est inventé un nouvel habit politique : "inspirateur-complice-otage-complice-relayeur" d'une minorité extérieure à son propre parti. Cette posture révèle une souplesse phénoménale dans l'exercice de grand écart auquel il se livre depuis plusieurs mois. Mais seuls les aveugles, les sourds ...et le TSG sont encore les dupes volontaires ou involontaires, intéressés ou désintéressés, de cette attitude.

Que Monsieur TONG SANG prenne la tête de cette minorité, puisqu'il en a toujours été le leader officieux. Celà aura le mérite de la franchise, de l'honnêteté et de la transparence.

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lundi 13 août 2007

Instrumentalisation et gain de temps

Par lebop, lundi 13 août 2007 à 14:26 :: Petite analyse

Alors que tous les partis, sans exception, ont respecté une trêve et le deuil de deux jours décrété par le Pays pour marquer la solidarité et la compassion de tous les polynésiens face au drame des familles touchées par le crash aérien, RFO et le Président du Pays ont activé une bien inutile polémique relative aux conditions et demandes exprimées par le Tahoeraa en vue de réintégrer la coalition autonomiste et constituer à nouveau une majorité à l'Assemblée de Polynésie française.

En effet, alors que tous les observateurs ont remarqué que les courriers adressés par le Tahoeraa étaient antérieurs au crash aérien, le Président du Pays a sciemment créé une confusion en affirmant que ces courriers avaient été adressés le jour du crash, faisant croire implicitement à l'opinion que le Tahoeraa est peu respectueux du drame des familles et de la nécessaire solidarité du Pays. Cette malhonnêté intellectuelle calculée révèle une volonté délibérée d'instrumentalisation politique de cet accident terrible et vise aussi à gagner du temps.

Instrumentalisation dans le sens où il s'agit encore de faire croire que le Tahoeraa ne se préoccupe que de son intérêt égoïste. Pourtant, tout le monde a pu constater la présence des dirigeants du Tahoeraa aux cérémonies officielles et aux initiatives impulsées par l'Etat ou le Pays. Le Président du Tahoeraa a affirmé lui-même qu'il n'était pas question de parler politique avec Christian ESTROSI et que le temps était au recueuillement et à la compassion envers les familles des victimes de ce tragique accident.De plus, aucune déclaration politique n'est survenue ces derniers jours.

Mais la vie est ainsi faite que les polynésiens, le coeur lourd, sont obligés de reprendre leurs activités, car les contraintes de la vie moderne l'exigent. Salariés et employeurs vaquent donc à leurs occupations quotidiennes car il faut bien gagner sa vie. Et on peut, dès lors, se demander pourquoi le Président voudrait suspendre toute activité politique jusqu'à la fin de la semaine comme il l'a déclaré sur RFO. La vie doit continuer, le travail gouvernemental et la politique économique et sociale du Pays doivent donc aussi se poursuivre.

Par cette déclaration, on peut soupçonner le Président du Pays de vouloir, là aussi, instrumentaliser le drame pour gagner du temps dans une décision très importante - celle de recomposer une majorité et un gouvernement - qui est de sa seule responsabilité. Il ne faut pas se leurrer : l'action du gouvernement et de l'administration est ralentie par un effectif gouvernemental incomplet, les dossiers en cours dans les départements ministériels de l'économie, des finances, de la pêche, de l'agriculture... prennent du retard. Le travail normal d'une Assemblée parlementaire digne de ce nom est impossible, même si nous sommes dans une période dite hors session. Il serait, en effet, inadmissible que nos représentants soient actuellement en chomage technique pour cause d'absence de majorité, alors qu'ils sont payés par les deniers des contribuables.

Alors que tous les acteurs économiques et sociaux, salariés et employeurs, s'emploient à faire tourner la machine économique, il serait inconvenant que le pouvoir politique suspende toute activité toute cette semaine. De plus, au regard des effectifs de notre Administration, il est tout à fait possible de mener de front tous les chantiers nécessaires ou en cours, y compris en ce qui concerne les conséquences du crash aérien. Sur ce dernier sujet, on peut d'ailleurs constater que ce sont surtout les services de l'Etat qui sont mobilisés.

Faux prétextes et instrumentalisation d'un drame ne sont jamais de bonne politique, car elles se retournent toujours contre leurs auteurs.

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dimanche 12 août 2007

Évolution des sommets

Par Noindep, dimanche 12 août 2007 à 21:33 :: General

La messe oecuménique a réveillé les vraies valeurs polynésiennes, celle de l'accueil et du soutien, de la fraternité et de la solidarité, de la compassion et de l'accompagnement. Rare sont ces occasions où j'ai vu la Polynésie si attristée et si impuissante face au destin. Beaucoup ne jugent que par cette injustice faite aux vingt victimes, sommet d'un fatalisme consternant et d'une malchance renversante. Ce deuil irrigue l'ensemble des couches sociétales, quitte à se débarrasser, le temps d'un week end, des luttes politiques fratricides.

"La douleur qui dépasse la singularité de chacun transcende nos qualificatifs politiques et sociaux et fait voler en éclat les clivages stériles et séparateurs d'un quotidien déchirant."

Christian Estrosi s'est voulu le porte parole de relations nouvelles entre Paris et Papeete. Proclamant "le devoir de présence" et un soutien total des moyens aux besoins, il a porté des valeurs rassurantes et chaleureuses, une affection maternelle dont la Polynésie pâtissait depuis quelques années. En venant pleurer le deuil aux côtés des Polynésiens, il s'est ouvert le coeur de ces derniers, rassurés et désormais conscients des acquis de l'élection de N. Sarkozy. La douleur qui dépasse la singularité de chacun transcende nos qualificatifs politiques et sociaux et fait voler en éclat les clivages stériles et séparateurs d'un quotidien déchirant. Les récentes violences politiques qui enflamment nos valeurs, ont disparu et nous ont rassemblé dans la culture de la douleur. Pourquoi avons-nous besoin d'un élement catalyseur pour se rassembler autour des valeurs humaines de la Polynésie ?

Que cette culture de la douleur soit pour eux un moyen d'évoluer dans le respect des vraies valeurs polynésiennes dont ils prennent trop souvent l'habitude d'en évacuer l'essentiel.

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, les Américains ont pris les armes de leur patriotisme avec lesquelles ils ont détruit les cloisons politiques fragilisant leur sécurité morale. Qu'ils soient Républicains ou Démocrates, ils ont su faire le pas vers un patriotisme presque religieux, dont le pouvoir central a usé et abusé pour faire passer des requêtes qui sans cette douleur n'auraient pas eu de succès dans l'opinion. Afghanistan, Irak, Iran... Sommes nous donc à l'ouverture d'une nouvelle histoire, où les querelles inutiles laisseront place à une unité exemplaire ? La présidence et le gouvernement profiteront-ils de cette fragilité de l'opinion, pour reprendre d'une main de fer la gouvernance des idées ? J'espère que le deuil que pleure la Polynésie ne sera pas un nouveau moyen séduisant de servir des intérêts politiques. Que cette culture de la douleur soit pour eux un moyen d'évoluer dans le respect des vraies valeurs polynésiennes dont ils prennent trop souvent l'habitude d'en évacuer l'essentiel.

En revanche, il serait salutaire que la Polynésie prenne conscience qu'elle vient de réveiller ses valeurs les plus fortes. La solidarité exemplaire dont beaucoup ont fait preuve doit nous amener à cultiver cette nouvelle accalmie des esprits et, pourquoi pas, instruire à la politique des nouvelles règles de jeu.

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vendredi 10 août 2007

Crash d'Air Moorea : Éclairage

Par Noindep, vendredi 10 août 2007 à 22:35 :: General

La rubrique nécrologique de demain sera longue à lire. Les vingt personnes décédés dans ce tragique accident mystérieux, n'ont pas eu un destin clément.

C'était hier, 12h15 lorsque le Twin Otter d'Air Moorea, à sa troisième rotation de la journée, quitte l'aéroport de Temae pour relier Papeete à 5 minutes de vol. Rien ne présageait que le vol 1121 allait bouleverser la Polynésie française. Et pourtant, ce dernier, seulement quelques secondes après son décollage, pique du nez non loin du récif de Temae, emportant dans sa chute dix neuf passagers et un membre d'équipage. Les témoignages évoqués font état d'une chute douce et lente, d'autres d'une chute brusque et meurtrière et un défaut moteur. Ces témoignages sont les uniques pistes que les enquêteurs privilégieront, parfois contradictoires, mais nécessaires à l'enquête.

Il convient donc de comprendre ce qui s'est passé, sans donner des pistes suspectes, mais de comprendre l'une des raisons qui aurait pu conduire à cet incident. Ce que l'on sait c'est que l'avion a perdu de la vitesse, et donc n'ayant pas terminé sa phase décollage, il a subi sans doute le phénomène de décrochage.

  • Définition du phénomène de décrochage : (sources)

On parle par habitude du décrochage d'un avion mais en réalité, le phénomène qui nous intéresse est le décrochage de l'aile. Les filets d'air circulant autour d'une aile en épousent à peu près la forme. Toutefois, si on sollicite trop cette aile en lui demandant plus qu'elle ne peut d'un point de vue aérodynamique l'écoulement de l'air autour du profil va se décoller de l'aile dans sa partie supérieure. Du coup le rendement de l'aile va s'écrouler, sa portance va diminuer brutalement. On dit alors que l'aile a décroché. Lorsque ce phénomène se produit sur un avion en vol, la perte de portance est telle que l'aile n'assurant plus sa fonction sustentatrice, l'avion "tombe" ou du moins continue sur sa trajectoire par inertie mais le poids, qui n'est plus compensé par rien finit par l'emporter! Le cas le plus classique utilisé à titre de démonstration lors de l'apprentissage du pilotage consiste à ralentir l'avion en palier jusqu'à arriver au décrochage de l'aile. L'avion généralement pique du nez, s'enfonce, il ne reste plus au pilote qu'à accompagner ce "piqué" le temps de reprendre suffisamment de vitesse pour que l'avion puisse être remis en vol horizontal. Cet exercice ne présente aucun danger s'il est réalisé à une altitude suffisante.

  • Par quoi donc a pu-être provoqué ce décrochage s'il a eu lieu ?

En général, un décrochage se produit lorsque la vitesse de l'avion n'est pas assez élevé ou lorsqu'il perd de la vitesse tel que l'avion n'est plus porté par ses propres ailes et donc une réduction très forte de sa portance. En ce qui concerne le vol d'Air Moorea, l'avion en pleine phase de décollage n'avait pas assez de vitesse pour se maintenir en vol, et était trop bas pour que le pilote perde de l'altitude pour reprendre de la vitesse. Le pilote n'avait d'autres choix que de tenter un amerrissage, mais la vitesse trop faible de l'avion, et sa pleine charge (avec ses 19 passagers et le pilote soit le maximum) ont provoqué une diminution de sa portance et a conduit à sa chute vertigineuse dans l'océan. Le manque de vitesse est sans doute à l'origine du drame, mais beaucoup de raisons peuvent la justifier. Avarie moteur, surcharge, vent latéral, trou d'air...

De nombreuses pistes dont on laissera le soin au BEA (Bureau Enquête Accident) d'en approuver ou d'en réfuter l'existence.

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Info : Un avion d'Air Moorea s'abîme en mer

Par Noindep, vendredi 10 août 2007 à 13:14 :: General

Un avion d'Air Moorea s'est abîmé en mer aux alentours de 12h. Le ministre des transports Moana Blanchard ainsi que le président Tong Sang sont déjà sur les lieux. L'avion qui s'est écrasé peu de temps après son décollage de Temae (Moorea) transportait à priori 19 personnes plus le pilote, et 14 corps ont été repéchés à l'heure actuelle d'après Moana Blanchard interviewé sur RFO ce midi. Les causes de l'accident restent inconnues.

Politita présente ses condoléances à l'ensemble des familles.

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jeudi 9 août 2007

Atteinte à la liberté

Par Noindep, jeudi 9 août 2007 à 19:09 :: No comment

La jeunesse occupe un rang central dans notre débat d'opinion. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous animons notre blog.

La bataille qui se profile et qui est lancée contre le téléphone portable relève presque d'une atteinte à la liberté. Rappelez-vous de l'affaire l'an dernier, où deux adolescents prennent la liberté de filmer un professeur qui pensait s'épargner en toute discrétion d'une petite gêne physique. Grâce aux nouvelles technologies, cette vidéo circule dans le lycée, et conduit à l'exclusion des petits déviants. Pour finir, c'est le professeur qui est renvoyé, et le scandale éclate.

"La technologie n'est en aucun cas responsable de cette dérive et des victimes dans cette affaire. Au sein du cercle scolaire, chacun et professeurs en premier se doivent d'avoir un comportement exemplaire !"

Aujourd'hui, c'est le ministère de l'éducation qui a pris les choses en main. Il pense, par un pavé de 1000 pages, absoudre le mal commis. Le professeur qui a été filmée à son insu, n'a d'autres choix que de se révolter puisque c'est une atteinte à son image. Mais la classe est un lieu public, et même sous le bureau. La technologie n'est en aucun cas responsable de cette dérive et des victimes dans cette affaire. Au sein du cercle scolaire, chacun, et professeurs en premier, se doivent d'avoir un comportement exemplaire. Il n'est en aucun cas question déresponsabiliser les élèves, (ils ont dépassé leur espace de liberté) mais il n'est pas aussi nécessaire de les stigmatiser par milliers.

"Une atteinte à la liberté qui donne une image de l'école à la fois oppressive et répressive dans l'encadrement disciplinaire!"

La récente "loi interne" qui vient de sortir à un lycée/collège de Papeete nous fait froid dans le dos. Après les chewing-gums, les baladeurs numériques, ce sont désormais les téléphones portables qui sont interdits ! Et ben dit donc celle-là, ça me bouche un coin. Alors que le ministère de l'éducation préconise une interdiction pendant les cours, l'établissement en question, "avant-gardiste" dans la discipline scolaire prend le large en annonçant l'interdiction pure et simple dans l'ensemble de son établissement. Une atteinte à la liberté qui donne une image de l'école à la fois oppressive et répressive dans l'encadrement disciplinaire ! Et d'ajouter que des "points téléphones" existent où l'on pourra se retrouver pour téléphoner. A quoi sert donc un téléphone "mobile" ? A téléphoner à un endroit fixe ? Bravo le progrès. La prochaine étape c'est quoi : des caméras de surveillances ? J'appelle tout de suite la CNIL !

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mercredi 8 août 2007

DGDE et Contrat de Projets : ya pas photo !

Par lebop, mercredi 8 août 2007 à 19:33 :: General

Le Haut-commissariat vient de communiquer sur le montant des transferts de l'Etat en Polynésie française et noindep a émis un billet particulièrement éclairant sur leur importance fondamentale pour le système économique polynésien. Moi-même, dans divers billets passés, je l'avais amplement démontré, mais il convenait effectivement de le rappeler dans le bilan de l'année 2006.

Je voudrais, en ce qui me concerne, mettre en exergue un autre chiffre, le montant de la dotation globale de développement économique - la maintenant fameuse DGDE - pour l'année 2006. Celui-ci s'est élevé à 17,41 milliards de F CFP.

Rappelons que, suite à la décision de la cessation de l'activité du Centre d'Expérimentation du Pacifique qui constituait le moteur le plus important de l'activité économique, et sur la base d'une action intensive de lobbying auprès de l'Etat du Président du Pays de l'époque, Monsieur Gaston FLOSSE, Monsieur Jacques CHIRAC s'est engagé pour une période de 10 ans - à partir du 1er janvier 1996 - à maintenir le niveau des flux financiers résultant de cette activité, soit 18 milliards de FCFP par an.

Jacques CHIRAC a ensuite souhaité la pérennisation de ces transferts financiers et leur versement sous forme d'une dotation globale de développement économique. Cela signifiait que la Polynésie fixerait elle-même ses priorités.Et c'est ce qu'elle fait maintenant depuis quelques années.

La création et de pérennisation de cette dotation a été décisive pour notre développement, car celle-ci représente 4 à 5 fois la capacité d'autofinancement du budget d'investissement que dégage le Pays chaque année. Sans cette dotation, notre Pays aurait été en récession ces dernières années.

De 1996 à 2006, grâce à cet accord historique entre Gaston FLOSSE et Jacques CHIRAC, obtenu de haute lutte, c'est donc un montant de l'ordre de 180 milliards de francs CFP qui a été affecté au développement de notre Pays.Une paille représentant l'équivalent de près de 18 années de la valeur de nos exportations de perles !

Je voudrais comparer ce montant à celui du projet de contrat de projets que Monsieur Gaston TONG SANG souhaite signer avec l'Etat et qui est présenté comme une "opportunité historique" pour le développement du Pays. Un montant de 51,9 milliards de francs sur 5 ans ( 2008-2012) et une part de l'Etat annoncée de 21 milliards sur 5 ans, soit un peu plus de 4 milliards de francs par an.

Ce financement supplémentaire de l'Etat ne représente même pas le quart du montant annuel de la Dotation Globale de Développement Economique. Comme on dit : ya pas photo !

Alors, le projet de contrat de projets est-il l'arme fatale de notre développement économique pour les prochaines années ? Si c'est le cas, que dire alors de cette fameuse DGDE ? Permettez-moi donc de douter de la "portée historique" de ce contrat de projets. Il est certain qu'il faudra le "bonifier", l'amender et l'améliorer. Monsieur Gaston TONG SANG aura-t-il la pugnacité et la détermination pour ce faire ? Wait and See...

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mardi 7 août 2007

Soyons clairs !

Par Noindep, mardi 7 août 2007 à 22:21 :: General

La Polynésie française est une collectivité d'outre-mer, dénommée comme Pays d'outre-mer dans la loi organique de 2004. Derrière ses termes ambigüs, la Polynésie française est avant tout une collectivité française, mais détachée du continent métropolitain. Elle obéit aux règles régaliennes, citoyennes et légales de la République française. Le président de cette collectivité n'est nul autre que Nicolas Sarkozy, le président de la République. Le président de la Polynésie n'est en réalité que le président du gouvernement de la Polynésie française.

L'autonomie est notre principal système politique qui nous permet de posséder des compétences dans la gestion des affaires internes, contrôlé par une assemblée territoriale, pouvoir législatif local qui permet de contre-balancer le pouvoir exécutif aux mains du Président de la Polynésie française. Le représentant de l'Etat est le haut-commissaire qui remplace l'ancien gouverneur, lui même remplacé par le président actuel du pays.

Le haut-commissaire a le devoir de faire respecter la loi et de participer à la garantie des principes républicains. Il est le représentant de l'Etat qui finance les domaines suivants :

  1. Aéroport (Circulation Aérienne pour communiquer avec l'extérieur et poumon touristique)
  2. Education (Professeurs des Ecoles, du 1er et 2nd degrés, Universitaire, chercheur, surveillants...)
  3. Santé publique (Hôpitaux et médecins)
  4. Recherche et Université (UPF)
  5. Eaux et Assainissement (Salubrité et traitement)
  6. Sécurité intérieure et Défense (Gendarmes, Forces de l'ordre, Armée)
  7. Météorologie et prévention (important en cas de cyclone)
  8. Justice et ordre public (Tribunal et résolution de litiges sur la base du droit)
  9. Travail et formation(Inspection du Travail)
  10. Monnaie et circulation financière (Franc Pacifique et intégration à l'Euro)
  11. Douanes et surveillance du territoire (Douanes et sauvetages en mer)
  12. Nationalité et Citoyenneté (Être français et être reconnu dans le monde)
  13. Reconversion et défiscalisation (Investissements dans l'économie et défiscalisation de nos investissements comme Air Tahiti Nui)

Les dépenses de l'Etat ont avoisiné les 1,33 milliards € (159,1 Milliards de FCFP) pour l'année 2006, soit 620 525 F CFP par habitant, soit +7% d'augmentation par rappport à 2005 ! Les budgets les plus gourmands sont toujours les mêmes : le trio Salaire, Pension, Retraite ! Encore un moyen de se faire épingler par les radins de la République. A eux trois ils font respectivement plus de 100 milliards de F CFP ! (63 pour l'éducation nationale, 29 pour les pensions civiles et 24 pour les pensions militaires). Avec 1/3 de la population qui est à l'école (76 000 élèves ce matin), il est certain que l'éducation nationale requiert un budget conséquent.

A la vue de ces chiffres et des domaines de compétences de l'Etat, je me pose la question suivante :

  • Si l'on accède à l'indépendance, comment et avec quel budget va t-on faire face à ces compétences de l'Etat et financées par lui ?

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Jacques BILLON-THYRARD se lance en politique

Par lebop, mardi 7 août 2007 à 18:20 :: Petite analyse

Monsieur Jacques BILLON-THYRARD, fort de sa notoriété de Président du Conseil des entreprises de Polynésie française, a décidé de lancer un énième parti politique autonomiste, plutôt de la mouvance TSG. Car je ne pense pas qu'une assemblée générale du CEPF lui ait donné mandat de faire de la politique. Imaginez, toutes proportions gardées, que le MEDEF se permette de tancer des personnalités comme Francois Fillon ou Laurent Fabius et leur donner des leçons... de morale. Quel tollé celà provoquerait en Métropole ! Quoi, le mouvement des entreprises, organisme professionnel, se mêler de politique partisane ? Distribuer les bons et les mauvais points à nos hommes politiques ?

En bonne république moderne, celà fait longtemps que les organisations patronales ne disent plus de voter pour un tel ou un tel. Et c'est normal, car leurs adhérents ont leurs propres sympathies personnelles et partisanes. L'objet du CEPF, comme du MEDEF, comme de la CGPME, c'est la défense des intérêts professionnels de leurs adhérents. C'est tout et c'est déjà beaucoup.

Ainsi, Monsieur BILLON-THYRARD appelle "au respect des valeurs morales", "une nécessité" qui selon lui, "s'impose tout particulièrement au monde politique". A ce titre, il ne peut être admissible que les seuls desseins d'un homme puissent s'imposer comme l'unique valeur de référence au sein de son parti voire jusqu'à ignorer l'avis émis par l'ensemble des représentants de la société civile sur un projet d'intérêt général". (fin de citation)

En premier lieu, cette "leçon de morale" est bien tardive. Pourquoi ne l'a-t-il pas délivré lorsque :

  • Nicole BOUTEAU et Philip SCHYLE, qui se disent autonomistes, se sont alliés aux indépendantistes pour faire élire Oscar TEMARU aux fonctions de Président du Pays, et ce, derrière le dos des électeurs et sans pacte rendu public ?
  • Emile VERNAUDON et Hiro TEFAARERE ont quitté l'UPLD, trahissant par là-même les électeurs qui ont vôté pour cette mouvance ?
  • Les représentants iliens, autonomistes, se sont alliés aux indépendantistes, pour former une nouvelle majorité ?
  • La majorité UPLD, reconnue comme légitime par Nicole BOUTEAU, Philip Shyle et Béatrice VERNAUDON, a été victime d'une motion de censure en décembre 2006 grâce à un nouveau retournement de veste des iliens-girouettes ?

En second lieu, cette leçon est bien sélective et bien peu courageuse. Elle est une attaque "ad hominem", mais elle se garde bien d'aller jusqu'au bout, puisqu'elle vise Gaston FLOSSE sans le nommer... C'est bien la première fois que l'on constate un tel procédé chez un patron des patrons. Madame Parizot aurait fait un tel procès à Dominique Strauss Kahn ou à tel député ou sénateur,elle aurait provoqué à coup sûr un scandale et une remontrance de toute la classe politique.

Quelle légitimité a Monsieur Billon THYRARD d'attaquer ainsi le Président du Tahoeraa qui a été mandaté par la majorité de son grand conseil ? Qu'est ce qu'une démarche de discussion dans le respect des convictions de chacun a d'immoral ? Depuis quand une organisation ou des personnes tierces à une organisation politique majeure se permettent-elles de lui dicter leur loi ? En vertu de quoi ?

Il y a là, justement, une très grave confusion des valeurs. Et Monsieur BILLON-THYRARD ferait mieux de se reprendre, car avec ces déclarations hors-sujet et irrespectueuses de la séparation des champs de compétences professionnels et politiques, il a eu là un instant d'égarement.Espérons qu'il fasse amende honorable comme il sied à un gentleman.

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Le Polynésien

Par Mana, mardi 7 août 2007 à 00:22 :: General

Aujourd’hui nous parlons de la Polynésie comme un pays, avec une langue, une culture et un patrimoine. Notre territoire est clairement défini, avec ses valeurs et ses stéréotypes, ses défauts et ses qualités, son domaine maritime et ses diplomates, ses autonomistes et ses indépendantistes etc.… Poussons la réflexion au-delà. Qu’est-ce qu’un Polynésien ? Il est vrai que nous avons souvent peur d’en parler, parce que nous ne savons pas nous même ce qu’il en est. Ou alors on l’oublie, un peu grâce à la politique qui nous monte les uns contre les autres, ou encore nous préférons fermer les yeux devant une question qui parait simple et sans importance ; en tout cas nous voici devant un problème. Essayons de nous décrire…

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lundi 6 août 2007

Où en sommes-nous ?

Par lebop, lundi 6 août 2007 à 19:18 :: Petite analyse

Le Président du Pays a pu gagner une petite dizaine de jours en consultant tout ce que la Polynésie française comprend de partis ou de particules de la minorité autonomiste qui régente maintenant notre Pays. Le TSG -TSO, c'est à dire la nébuleuse extrêmement morcelée des mouvements représentatifs d'un gros quart de l'électorat polynésien, a pu répéter à Monsieur Gaston Tong Sang des choses qu'il savait déjà, puisque ce dernier les cotoie quotidiennement dans diverses instances. Les deux partis représentatifs du petit "trois quarts" de la population n'ont pas rencontré le président du Pays. Sa vision des choses relèvera donc au mieux du strabisme divergent.

Que retenir, grosso modo, de ces consultations ?

Le point le plus important, à mes yeux, est que tous les partis autonomistes de cette nébuleuse du "centre", inquiets du "bordel ambiant"qu'ils ont eux-même provoqué en tournant, tournant tels des derviches tourneurs, envisagent quasiment tous de s'en remettre à "l'Etat-Mama" de Sarkozy-Estrosi pour sortir la Polynésie française du bourbier dans lequel ils l'ont enfoncé. Sauvez-nous, sauvez-nous, qu'ils disent à l'Etat.Incapables de trouver eux-mêmes des solutions à nos propres maux, ils s'en remettent aux sauveurs de l'Etat. Par ce comportement de dépendance, l'esprit autonomiste est complètement dénaturé.

L'abréviation du mandat et la réforme du mode de scrutin font consensus. La nébuleuse concernée oublie simplement qu'au début de l'année, une mission plateformiste additionnée de Philip SHYLE, Nicole BOUTEAU et de divers autres particules, emmenée par le Président du Pays, avait conduit une mission "victorieuse" à Paris, en vue, justement, de réformer le mode de scrutin. Rappelons-nous les cocoricos de l'époque sur la suppression de la prime majoritaire honnie et tutti quanti... Il a suffi qu'Estrosi propose un autre mode de scrutin inspiré des régionales - deux tours, possibilité de fusion de listes entre les deux tours et prime majoritaire à la liste en tête au second tour - pour que tout ce beau monde mette aux poubelles de l'histoire "leur" mode de scrutin arraché de haute lutte en janvier dernier. Bon sang, pourquoi n'y avons-nous pas pensé plus tôt ? Oh ! que l'Etat est intelligent ...Ah, la belle autonomie...de la pensée que voilà !

Que dire d'autre ? Si ce n'est que tous les particules, un à un, en conférence de presse, puis sur RFO, s'en vont dire que les exigences du Tahoeraa sont exagérées ou exorbitantes, relayant en celà la tactique politicienne d'un Président du Pays en pleine négociation avec le Tahoeraa. Le problème, c'est que 10 particules répétant la même leçon "tongsangienne", celà ne constitue toujours pas la majorité. On tourne, on parle, on consulte, mais on reste toujours entre soi et le problème n'a toujours pas avancé d'un iota.

Pour faire rigoler la galerie comme dans tout bon spectacle, on a quand même eu droit à quelques perles savoureuses : un Taina Maraeaeura, champion de la girouette, qui souhaite instaurer, sans rire, un "contrat moral" de mandature pour éviter que les représentants tournent casaque à l'Assemblée, un Emile VERNAUDON, ayant fait l'impasse sur les législatives par peur de voir que ses 11.000 "encartés électroniques" ont fondu comme neige au soleil,qui a trahi l'UPLD et son électorat, qui risque l'inéligibilité à vie pour cause de malversations diverses pointées par la Justice, venant dire sur RFO que "Flosse doit demander pardon pour ses erreurs" ( si, si...), un Philip SCHYLE, celui-là même qui s'était allié à Oscar Temaru sans contrat lors du Taui, qui voit en Flosse un nouvel indépendantiste ( on lui pardonne car il était absent pendant un très grande partie du film pour des raisons de santé...), une Nicole BOUTEAU qui oublie son rôle originel dans l'instabilité politique de cette mandature lorsqu'elle a fait la première alliance de la carpe et du lapin avec l'indépendantiste honni Oscar TEMARU.... Très risible effectivement, les incohérences de ceux qui s'inscrivent dans le "cercle de la raison autonomiste" ! Ils misent tous sur la faculté d'oubli ou d'amnésie supposée du bon peuple.

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