Aujourd’hui, le président de la Polynésie française entame son lot de consultations en vue de définir la stratégie qu’il compte adopter pour sortir le pays de la crise. Ce matin, ce sont particulièrement les syndicats de patrons qui sont conviés à la présidence dans un esprit de “concertation” et de “partage d’idées” afin d’élucider des solutions visant à éviter le KO économique.

Devenue la cible de choix du Tahoeraa, le président Tong Sang ne sait plus où donner de la tête. Comme à son habitude, le président du mouvement orange ne s’est pas privé d’encercler ses proies dans un cercle vicieux, en implosant le gouvernement, et en pactisant avec Oscar TEMARU. Bref de la pure stratégie flossienne ! Face à cette tragédie politique, reste la dissolution à Gaston Tong Sang. Un acte à la fois suicidaire pour sa carrière mais aussi rempli d’initiative.

“La compassion que l’électorat orange a pour G. Flosse reste encore très forte !”

Demander la dissolution pour récupérer le pouvoir, il y pense notre Gaston Iti. Sans doute a t-il planifié une stratégie qui vise à diffuser une propagande du style : “G. Flosse est devenu indépendantiste, suivez-moi pour redonner au Tahoeraa son véritable esprit autonomiste !”. Peut-être que la stratégie est belle, et je dirais même possible, mais la compassion que l’électorat orange a pour G. Flosse reste encore très forte ! Le roi n’est pas mort, et sans cela, le prince n’hérite pas du royaume !

Prendre la place du chef en a obsédé plus d’un. JC Bouissou, N. Bouteau, désormais G. Tong Sang, tous ont été naïfs et peut être trop crédules face au pouvoir tenu par une main de fer par “l’éternel président Flosse”. Ils ont tous oublié une chose : G. Flosse domine l’échelle du pouvoir, l’iceberg, la partie émergée de l’iceberg, et désormais l’océan bleu qui l’entoure ! Et nul ne sait l’étendue de son royaume. La démocratie elle-même l’ignore.

Désormais en constat d’échec, le président Tong Sang devra sans doute demander un retour aux urnes pour se cultiver un nouveau faux espoir, reconquérir son poste qu’il a obtenu en promotion interne. Le passage au concours externe est à mon avis plus difficile. Faire feu sur le parti qui a changé son destin, sur l’homme qui a fait son éducation politique, restera à mon avis incompris face à un électorat bouillonnant et nerveux. La préférence d’une copie à l’original, nous connaissons déjà, et c’est sans doute le problème des autonomistes. Tous ont fait l’école Flossienne, et tous s’en démentent !