Euro à son plus haut historique : quelle conséquence pour la Polynésie française ?

Par Pépé Tama • 15 July 2007

L’euro a franchi pour la première fois 1,38 dollar vendredi 13 juillet. Du jamais vu depuis sa création en 1999. Dans une relative indifférence, l’euro est en train de devenir, avec la livre sterling, la devise la plus chère du monde. Il bat aussi tous les records vis-à-vis de l’unité de compte nippone.

Malgré une surévaluation qui avoisinerait globalement 10 % (jusqu’à 20 % face au dollar et même 30 % vis-à-vis du yen), selon Morgan Stanley, il est donc peu probable que l’euro rebrousse chemin dans les prochains mois. D’autant que le billet vert est aussi affaibli par l’ampleur du déficit commercial américain et le ralentissement de la croissance du fait de la crise de l’immobilier. Quant au yen, il fera encore l’objet d’un important carry trade (les investisseurs l’empruntent à taux presque nul et le placent dans des monnaies mieux rémunérées), ce qui entretiendra sa faiblesse.

S’il reste cher, l’euro devient-il, en raison du taux fixe et irrévocable qui lie notre franc CFP à la devise européenne, une menace sérieuse pour la croissance de la Polynésie française ? Il est clair que nos secteurs très exposés à l’exportation, le tourisme et la perle, notamment, risquent de souffrir. Ce sera le cas plus particulièrement de notre hotellerie internationale dont le coefficient de remplissage, à peine supérieur à 50 %, la rend déjà très fragile. En effet, nos grands hôtels ont peu de marge de manoeuvre pour absorber cette forte hausse de l’euro face au dollar et au yen, alors que ces deux pays sont des pays émetteurs de touristes essentiels pour notre destination. Après la haute saison, ce secteur d’activité risque de connaitre de sérieuses difficultés conjoncturelles.

En ce qui concerne la perliculture, là aussi les marges de manoeuvre sont faibles. Le prix moyen au gramme de la perle a connu un nouvel accès de faiblesse en 2006. La position de nos exportateurs vis à vis des grands négociants étrangers qui viennent faire leur emplettes à nos ventes aux enchères à Hong Kong est très inconfortable. Une nouvelle stratégie d’offre, par une meilleure segmentation et valorisation de nos produits perliers, ainsi que vers une diversification vers la bijouterie et la bijouterie fantaisie devient de plus en plus indispensable. Mais celle-ci mettra du temps à faire sentir ses effets, et dans l’intervalle, nos producteurs devront faire le dos rond.

On a coutume de dire que dans un pays structurellement importateur comme la Polynésie française, la hausse de l’euro vis à vis des autres devises est “tout bénéfice” pour le consommateur polynésien, car les prix des produits importés de ces pays baissent. Je reste dubitatif au jour d’aujourd’hui. Car avez-vous vu les prix des voitures nipponnes ou américaines baisser drastiquement ? Idem en ce qui concerne les prix des produits agricoles, agro-alimentaires ou des biens d’équipement. On a encore plutôt l’impression que nos importateurs en profitent pour accroitre leurs marges au lieu de répercuter la baisse mécanique des prix sur les consommateurs polynésiens.

Cette situation, ainsi que la hausse des cours du pétrole, nécessite à tout le moins une communication du gouvernement pour que les citoyens que nous sommes soient éclairés. L’étrange silence actuel sur ces questions doit donc être levé.

Commentaires

Par hinanui le 15 July 2007 at 19:52

il n’y a vraiment pas lieu de s’exciter sur l’euro vu les degâts que cela à occasionner sur le niveau général des prix en europe.On n’y échappera pas en polynésie Française.
Quels en sont les avantages si ce n’est l’harmonisation monétaire avec les pays européens mais dans quel intérêt surtout pas celui de la polynésie française car le touriste pourra mieux comparer les prix! c’est de la folie!

ne nous excitons pas sur un dossier qui n’est pas prioritaire! les suisses et les anglais ont conservé leur monnaie et ils ont bien raison! que des avantages pour les résidents!

aucune étude sérieuse n’a été faite en polynésie française. ne fonçons pas la tête baissée comme pour la ligne ppt new york avec atn et bien d’autres erreurs stratégiques.

Par Teva le 15 July 2007 at 20:33

C’est vrai qu’être adossé à une monnaie trop forte peut poser un problème si, du moins, on veut développer nos exportations. Un cours trop élevé nous oblige à faire de gros efforts pour améliorer notre compétitivité. Nos professionnels en sont-ils capables ? Ont-ils des marges de manoeuvre pour le faire ? S’ils avaient des coûts de production qui diminuent du fait qu’ils importent de nombreux produits eux aussi, peut être. Mais on en revient toujours aux circuits d’importation. Répercutent-ils ou ne répercutent-ils pas les baisses de prix en devises dont ils bénéficient auprès de leurs fournisseurs ? Le gouvernement devrait faire des investigations à ce sujet.

Donc, si l’Euro continue à se réévaluer, la question de son instauration en qualité de monnaie officielle est posée.

Par AMONAVI le 16 July 2007 at 1:19

déjà est il normal de payer une commission de 500CFP à une banque polynésienne pour changer des euros en CFP?
Et vice versa.
En tous cas c’est du plus bel effet pour le touriste qui veux changer son argent!

fpc,ff et euros sont strictement liés. Si l’euro augmente la valeur d’achat du fpc augmente aussi.Le produit usa ou d’origine hors-europe acheté est moins cher.
Que les commerçants du fenua répercutent cette baisse dans leur prix de vente aux clients c’est une autre affaire.

Pour l’économie polynésienne en général, eu égard l’important volume d’importation et le volume déprimé des exportation, ce devrait aussi être bénéfique.
Mais même soupçon quel importateur va répercuter la baisse en aval?

Par Pépé Tama le 16 July 2007 at 19:41

Pour que les importateurs répercutent cette baisse il faudrait réduire la nature monopolistique du marché polynésien concernant les biens importés. En effeit, meme si il y’a des centaines d’importateurs en Polynésie, chacun d’eux possèdent un monopole sur un type de produits, ou alors lorsqu’il y’a plusieurs offreurs, ceux ci sont si peu nombreux et implanté depuis si longtemps que des ententes semblent régner sur le marché de la plupart des biens importés. (ex : voitures)
Il faudrait d’avantage de concurrence concernant les biens importés.

Par wakrap le 17 July 2007 at 11:18

Eh oui, concurrence, concurrence. Mais à qui la faute???? Aux importateurs qui se spécialisent sur un marché étroit ou bien à la simple existence de douanes avec toutes ses contraintes réglementaires afférentes et la quasi impossibilité pour le consommateur d’importer soi même et simplement des marchandises afin de faire agir la concurrence?
Une solution très simple : faire le compte de la totalité des recettes douanières et toutes les remplacer par une taxe unique forfaitaire et universelle sur les importations produisant la même recette pour le territoire : résultat plus aucune formalité douanière. Franchement on se fout à l’echelle de Tahiti de savoir de quel pays viennent chaque marchandise. On s’en contre fout à Marseille, Paris ou Lyon alors pourquoi faudrait il le savoir à Tahiti?

D’autre part un très bon livre disponible à la bibliothèque à Toata : "Histoire de la Monnaie" de Pascal SALIN.

Par wakrap le 17 July 2007 at 11:18

Eh oui, concurrence, concurrence. Mais à qui la faute???? Aux importateurs qui se spécialisent sur un marché étroit ou bien à la simple existence de douanes avec toutes ses contraintes réglementaires afférentes et la quasi impossibilité pour le consommateur d’importer soi même et simplement des marchandises afin de faire agir la concurrence?
Une solution très simple : faire le compte de la totalité des recettes douanières et toutes les remplacer par une taxe unique forfaitaire et universelle sur les importations produisant la même recette pour le territoire : résultat plus aucune formalité douanière. Franchement on se fout à l’echelle de Tahiti de savoir de quel pays viennent chaque marchandise. On s’en contre fout à Marseille, Paris ou Lyon alors pourquoi faudrait il le savoir à Tahiti?

D’autre part un très bon livre disponible à la bibliothèque à Toata : "Histoire de la Monnaie" de Pascal SALIN.

Par wakrap le 17 July 2007 at 11:18

Eh oui, concurrence, concurrence. Mais à qui la faute???? Aux importateurs qui se spécialisent sur un marché étroit ou bien à la simple existence de douanes avec toutes ses contraintes réglementaires afférentes et la quasi impossibilité pour le consommateur d’importer soi même et simplement des marchandises afin de faire agir la concurrence?
Une solution très simple : faire le compte de la totalité des recettes douanières et toutes les remplacer par une taxe unique forfaitaire et universelle sur les importations produisant la même recette pour le territoire : résultat plus aucune formalité douanière. Franchement on se fout à l’echelle de Tahiti de savoir de quel pays viennent chaque marchandise. On s’en contre fout à Marseille, Paris ou Lyon alors pourquoi faudrait il le savoir à Tahiti?

D’autre part un très bon livre disponible à la bibliothèque à Toata : "Histoire de la Monnaie" de Pascal SALIN.

Par jcn50 le 17 July 2007 at 12:22

Je vous remercie pour ce billet. Vous venez de toucher le point CLEF du développement de la Polynésie (ou plutôt "de l’impossibilité de la Polynésie à se développer"…); et ceci quelque soit son statut (TOM, PTOM, Pipicaca etc…), ou son Président (Flosse, Tong Sang, Mr Toutaie etc…).

Tout le monde sait que le XPF est surévalué; on a même pas besoin de faire une analyse économique: "la vie est trop chère", tout le monde le dit. Ca en devient ridicule: le territoire est obligé de fixer le prix des marges des produits de premières nécessités, un système digne du communisme…

La Polynésie est condamnée à être sous perfusion*, grâce à ces ingrédients:
1- augmentation de la masse monétaire bien trop faible par rapport à l’augmentation de la production ; [taux directeur trop haut de l'IEOM, dicté par la BCE = crédit trop cher...]
2- un salaire minimal bien trop élevé si on veut se faire une place dans la mondialisation (et ce salaire minimal ne s’orientera jamais à la baisse: les politiciens ont trop la frousse de l’impopularité d’une telle mesure), ce qui fait qu’il sera toujours moins cher d’acheter des produits d’importations, même si vous faites une usine locale ; [des exemples simples: il n'y a même pas d'usine de sel qui est un produit importé malgré la quantité d'océan autour... même les allumettes sont importées...]
3- impossibilité d’avoir un secteur privé dynamique (à cause de 1 & 2), donc: création d’emplois pour la Polynésie == créations de fonctionnaires (ou "chantiers publics", appelez ça comme vous voulez).

perfusion*: je tiens à rajouter que cette dose de perfusion doit toujours augmenter! Chaque année il faut que la perfusion soit plus grande que l’année précédente! Si demain la France baisse la quantité de monnaie injectée (ou la maintient à un niveau stable), la masse monétaire baissera (parce que les Polynésiens vont continuer à consommer des produits d’importations), la masse monétaire va donc baisser, puis manquer quand les banques vont refuser les crédits. Quand ça casse, c’est la dévaluation (cf dévaluation du Franc CFA en 1994 - et oui, il faut bien un jour solder le compte de la balance commerciale…).

Enfin, quand à votre commentaire sur la répercution: augmentation du taux de change = baisse des prix des produits importés, c’est mal comprendre la règle suivante: "tant qu’il y a des acheteurs qui sont capables de payer ces produits au prix du marché, aucune baisse des prix" (au passage, je souligne qu’il n’y aucune loi contre les pratiques "anti-concurrentielles" en Polynésie; donc derrière n’importe quel garage qui importe des voitures, vous avez certainement le même patron/bénéficiaire/actionnaire……..donc ne comptez pas sur une possible concurrence pour trouver une porte de sortie).

Par wakrap le 17 July 2007 at 19:15

La concurrence est extérieure et frappe à la porte. Mais les lois anticoncurrentielles sont locales : TDL, monopoles légaux comme l’OPT, règlementations administratives multiples et variées, tracasseries administratives si l’on veut importer…….
La concurrence est littéralement brisée par le Territoire et ses lois.
Le projet de loi contre les pratiques anticoncurrentielles c’est le pompier pyromane et les gogos qui y croient.

Pour l’exemple des voitures, de nombreuses personnes font de l’importation de voiture à bas prix des USA. Mais cela reste confidentiel, limité au bouche à oreille, alors que cela devrait avoir pignon sur rue et concurrencer les importateurs estampillés par les marques, et le blocage est légal, lié à toutes les contraintes administratives.

Par Wokpop le 18 July 2007 at 0:40

Ah wakrap et son libéralisme intégral. Toujours aussi décapant : plus de douaniers, des citoyens-importateurs, flat tax à l’importation… Du passé, faisons table rase et appliquons la théorie pure et parfaite ! C’est stimulant intellectuellement, mais est-ce réalisable ? On peut aller dans ce sens, par une approche un peu plus pragmatique quand même !

Par Wokpop le 18 July 2007 at 0:40

Ah wakrap et son libéralisme intégral. Toujours aussi décapant : plus de douaniers, des citoyens-importateurs, flat tax à l’importation… Du passé, faisons table rase et appliquons la théorie pure et parfaite ! C’est stimulant intellectuellement, mais est-ce réalisable ? On peut aller dans ce sens, par une approche un peu plus pragmatique quand même !

Par Wokpop le 18 July 2007 at 0:40

Ah wakrap et son libéralisme intégral. Toujours aussi décapant : plus de douaniers, des citoyens-importateurs, flat tax à l’importation… Du passé, faisons table rase et appliquons la théorie pure et parfaite ! C’est stimulant intellectuellement, mais est-ce réalisable ? On peut aller dans ce sens, par une approche un peu plus pragmatique quand même !

Par wakrap le 18 July 2007 at 11:25

Oh, si, des douaniers, mais qui s’occupent de la sécurité, des traffics et de la bonne application d’une "flat tax d’importation. Les communes Françaises avaient aussi des douanes jadis : c’était l’Octroi dont il reste un embryon à la réunion avec son octroi de mer. Un beau jour on a décidé d’arrêter, tout simplement et pour le bien de tous.
Le 01 janv 2007 la république tchèque a décidé le passage à la flat tax, tout simplement et ils sont 10 millions et non 250 000.
Dernier point, le libéralisme intégral serait effectivement plus du tout de taxes et pas du tout de douanes. Ce que j’écris c’est simplement la recherche simple de l’efficience du système actuel.

Par wakrap le 18 July 2007 at 11:25

Oh, si, des douaniers, mais qui s’occupent de la sécurité, des traffics et de la bonne application d’une "flat tax d’importation. Les communes Françaises avaient aussi des douanes jadis : c’était l’Octroi dont il reste un embryon à la réunion avec son octroi de mer. Un beau jour on a décidé d’arrêter, tout simplement et pour le bien de tous.
Le 01 janv 2007 la république tchèque a décidé le passage à la flat tax, tout simplement et ils sont 10 millions et non 250 000.
Dernier point, le libéralisme intégral serait effectivement plus du tout de taxes et pas du tout de douanes. Ce que j’écris c’est simplement la recherche simple de l’efficience du système actuel.

Par wakrap le 18 July 2007 at 11:25

Oh, si, des douaniers, mais qui s’occupent de la sécurité, des traffics et de la bonne application d’une "flat tax d’importation. Les communes Françaises avaient aussi des douanes jadis : c’était l’Octroi dont il reste un embryon à la réunion avec son octroi de mer. Un beau jour on a décidé d’arrêter, tout simplement et pour le bien de tous.
Le 01 janv 2007 la république tchèque a décidé le passage à la flat tax, tout simplement et ils sont 10 millions et non 250 000.
Dernier point, le libéralisme intégral serait effectivement plus du tout de taxes et pas du tout de douanes. Ce que j’écris c’est simplement la recherche simple de l’efficience du système actuel.

Par wakrap le 18 July 2007 at 11:25

Oh, si, des douaniers, mais qui s’occupent de la sécurité, des traffics et de la bonne application d’une "flat tax d’importation. Les communes Françaises avaient aussi des douanes jadis : c’était l’Octroi dont il reste un embryon à la réunion avec son octroi de mer. Un beau jour on a décidé d’arrêter, tout simplement et pour le bien de tous.
Le 01 janv 2007 la république tchèque a décidé le passage à la flat tax, tout simplement et ils sont 10 millions et non 250 000.
Dernier point, le libéralisme intégral serait effectivement plus du tout de taxes et pas du tout de douanes. Ce que j’écris c’est simplement la recherche simple de l’efficience du système actuel.

Par Girl pas très technique le 18 July 2007 at 19:09

salut!

Wakrap a raison au sujet des importations "confidentielles" de voitures. Un de mon cousin fait ça pour mettre du beurre dans ses épinards.

- Le "Franc des Colonies du Pacifique", symboliquement, "CFP" ça fait quand même un peu dépassé

- Monnaie qu’on ne peut pas convertir, seulement en Euro; sans compter le coût supplémentaire de 3,5%. Pas pratique non plus quand on sait qu’aucune banque métropolitaine, excepté le siège de la Banque de France, n’accepte la conversion du FCFP.

- Quant à la concurrence, elle sera malgré tout impulsée si nous passons à l’Euro: Ex, contracter des assurances sur le net, ou autres achats en tout genre sera banalisé, nous pourrons mieux comparer les indices de prix à l’extérieur du Fenua, et puis aussi, il faut penser à toutes ces fiches de payes ou les conversions, cotisations (notamment caisse retraite des fonctionnaires) oscillent pour quelque raison que ce soit, à en faire perdre son latin

Il me semble que Flosse était contre l’Euro, pour une question d’imposition, je crois.

Par Girl pas très technique le 18 July 2007 at 19:09

salut!

Wakrap a raison au sujet des importations "confidentielles" de voitures. Un de mon cousin fait ça pour mettre du beurre dans ses épinards.

- Le "Franc des Colonies du Pacifique", symboliquement, "CFP" ça fait quand même un peu dépassé

- Monnaie qu’on ne peut pas convertir, seulement en Euro; sans compter le coût supplémentaire de 3,5%. Pas pratique non plus quand on sait qu’aucune banque métropolitaine, excepté le siège de la Banque de France, n’accepte la conversion du FCFP.

- Quant à la concurrence, elle sera malgré tout impulsée si nous passons à l’Euro: Ex, contracter des assurances sur le net, ou autres achats en tout genre sera banalisé, nous pourrons mieux comparer les indices de prix à l’extérieur du Fenua, et puis aussi, il faut penser à toutes ces fiches de payes ou les conversions, cotisations (notamment caisse retraite des fonctionnaires) oscillent pour quelque raison que ce soit, à en faire perdre son latin

Il me semble que Flosse était contre l’Euro, pour une question d’imposition, je crois.

Par Girl pas très technique le 18 July 2007 at 19:09

salut!

Wakrap a raison au sujet des importations "confidentielles" de voitures. Un de mon cousin fait ça pour mettre du beurre dans ses épinards.

- Le "Franc des Colonies du Pacifique", symboliquement, "CFP" ça fait quand même un peu dépassé

- Monnaie qu’on ne peut pas convertir, seulement en Euro; sans compter le coût supplémentaire de 3,5%. Pas pratique non plus quand on sait qu’aucune banque métropolitaine, excepté le siège de la Banque de France, n’accepte la conversion du FCFP.

- Quant à la concurrence, elle sera malgré tout impulsée si nous passons à l’Euro: Ex, contracter des assurances sur le net, ou autres achats en tout genre sera banalisé, nous pourrons mieux comparer les indices de prix à l’extérieur du Fenua, et puis aussi, il faut penser à toutes ces fiches de payes ou les conversions, cotisations (notamment caisse retraite des fonctionnaires) oscillent pour quelque raison que ce soit, à en faire perdre son latin

Il me semble que Flosse était contre l’Euro, pour une question d’imposition, je crois.

Par Terii le 18 July 2007 at 20:18

Pour l’instauration de l’euro, je crois que politita s’était longuement étendu sur cette question dans plusieurs billets. Gaston FLOSSE était pour le principe de l’instauration de l’euro, mais voulait avoir des garanties que la fiscalité européenne ne s’applique pas en Polynésie française, ceci dans le respect du statut d’autonomie. Pour cette clarification, la balle était donc dans le camp du gouvernement français et de la commission européenne.

Par jcn50 le 20 July 2007 at 1:01

CFP = Comptoirs Français du Pacifique… et non pas "Colonies Françaises du Pacifique"…

Enfin j’ajouterai qu’une monnaie n’apporte jamais la concurrence… Il y a confusion entre "économie libérale" et "union monétaire". Un exemple simple: à Mayotte (zone Euro) le SEUL opérateur téléphonique mobile est une sous-filiale de SFR (un des 3 grands opérateurs français)…et les prix sont plus chers qu’en France~. Je récapitule donc mon contre-exemple: l’union monétaire ne garantit pas la concurrence, ni la baisse de prix (ou l’harmonisation des prix au sein de cette même zone). Je peux pas être plus clair…(^0^)

Je vous renvoie vers mon post plus haut pour comprendre les mécanismes de la monnaie (et la Polynésie n’a PAS la possibilité de modifier le "levier monétaire", donc il vaut mieux l’oublier, non?…).

Je crois que la question la plus importante c’est: qu’est-ce que les Polynésiens veulent??… Pourquoi ils se disent "autonomistes" mais ils courent après l’Euro??..
Il y a parfois des contradictions qui m’échappent…

Par jcn50 le 20 July 2007 at 1:01

CFP = Comptoirs Français du Pacifique… et non pas "Colonies Françaises du Pacifique"…

Enfin j’ajouterai qu’une monnaie n’apporte jamais la concurrence… Il y a confusion entre "économie libérale" et "union monétaire". Un exemple simple: à Mayotte (zone Euro) le SEUL opérateur téléphonique mobile est une sous-filiale de SFR (un des 3 grands opérateurs français)…et les prix sont plus chers qu’en France~. Je récapitule donc mon contre-exemple: l’union monétaire ne garantit pas la concurrence, ni la baisse de prix (ou l’harmonisation des prix au sein de cette même zone). Je peux pas être plus clair…(^0^)

Je vous renvoie vers mon post plus haut pour comprendre les mécanismes de la monnaie (et la Polynésie n’a PAS la possibilité de modifier le "levier monétaire", donc il vaut mieux l’oublier, non?…).

Je crois que la question la plus importante c’est: qu’est-ce que les Polynésiens veulent??… Pourquoi ils se disent "autonomistes" mais ils courent après l’Euro??..
Il y a parfois des contradictions qui m’échappent…

Par jcn50 le 20 July 2007 at 1:01

CFP = Comptoirs Français du Pacifique… et non pas "Colonies Françaises du Pacifique"…

Enfin j’ajouterai qu’une monnaie n’apporte jamais la concurrence… Il y a confusion entre "économie libérale" et "union monétaire". Un exemple simple: à Mayotte (zone Euro) le SEUL opérateur téléphonique mobile est une sous-filiale de SFR (un des 3 grands opérateurs français)…et les prix sont plus chers qu’en France~. Je récapitule donc mon contre-exemple: l’union monétaire ne garantit pas la concurrence, ni la baisse de prix (ou l’harmonisation des prix au sein de cette même zone). Je peux pas être plus clair…(^0^)

Je vous renvoie vers mon post plus haut pour comprendre les mécanismes de la monnaie (et la Polynésie n’a PAS la possibilité de modifier le "levier monétaire", donc il vaut mieux l’oublier, non?…).

Je crois que la question la plus importante c’est: qu’est-ce que les Polynésiens veulent??… Pourquoi ils se disent "autonomistes" mais ils courent après l’Euro??..
Il y a parfois des contradictions qui m’échappent…

Par jcn50 le 20 July 2007 at 1:01

CFP = Comptoirs Français du Pacifique… et non pas "Colonies Françaises du Pacifique"…

Enfin j’ajouterai qu’une monnaie n’apporte jamais la concurrence… Il y a confusion entre "économie libérale" et "union monétaire". Un exemple simple: à Mayotte (zone Euro) le SEUL opérateur téléphonique mobile est une sous-filiale de SFR (un des 3 grands opérateurs français)…et les prix sont plus chers qu’en France~. Je récapitule donc mon contre-exemple: l’union monétaire ne garantit pas la concurrence, ni la baisse de prix (ou l’harmonisation des prix au sein de cette même zone). Je peux pas être plus clair…(^0^)

Je vous renvoie vers mon post plus haut pour comprendre les mécanismes de la monnaie (et la Polynésie n’a PAS la possibilité de modifier le "levier monétaire", donc il vaut mieux l’oublier, non?…).

Je crois que la question la plus importante c’est: qu’est-ce que les Polynésiens veulent??… Pourquoi ils se disent "autonomistes" mais ils courent après l’Euro??..
Il y a parfois des contradictions qui m’échappent…

Par jcn50 le 20 July 2007 at 1:01

CFP = Comptoirs Français du Pacifique… et non pas "Colonies Françaises du Pacifique"…

Enfin j’ajouterai qu’une monnaie n’apporte jamais la concurrence… Il y a confusion entre "économie libérale" et "union monétaire". Un exemple simple: à Mayotte (zone Euro) le SEUL opérateur téléphonique mobile est une sous-filiale de SFR (un des 3 grands opérateurs français)…et les prix sont plus chers qu’en France~. Je récapitule donc mon contre-exemple: l’union monétaire ne garantit pas la concurrence, ni la baisse de prix (ou l’harmonisation des prix au sein de cette même zone). Je peux pas être plus clair…(^0^)

Je vous renvoie vers mon post plus haut pour comprendre les mécanismes de la monnaie (et la Polynésie n’a PAS la possibilité de modifier le "levier monétaire", donc il vaut mieux l’oublier, non?…).

Je crois que la question la plus importante c’est: qu’est-ce que les Polynésiens veulent??… Pourquoi ils se disent "autonomistes" mais ils courent après l’Euro??..
Il y a parfois des contradictions qui m’échappent…

Félicitations! vous semblez plus lucides que nos décideurs sur la question de l’instauration de l’euro.

L’association TE TIA ARA signale depuis près d’un an la contradiction entre hausse de l’euro (donc du CFP) contre devise de la zone (USD, NZD et AUD) et hausse des prix (+2,4 % en 2006 et ça reste élevé avec 2,2 % sur un an fin mai).

Les commerçants en ont ils profité pour consolider leurs marges? L’ISPF a rendu public les chiffre d’affaire du secteur, mais s’est bien gardé de parler de l’évolution du bénéfice… Faudra t’il attendre les Comptes économiques dans 3 ans pour le savoir?

Probable, alors que le Gouvernement a réduit l’impôt sur le bénéfice et réfléchit à réformer le financement de l’assurance maladie en la reportant entièrement sur les particuliers (sous forme de CST ou de TVA).

A ce jour, les mesures prises en matière de lutte contre la vie chère s’avère purement incantatoires, quand on voit leur faible effet sur l’inflation.

Avant 2006, l’inflation annuelle était inféfieure à 1 % (0,7 %; 0,8 % en 2004 et 2005). Depuis elle caracole largement au-dessus de 2 % (2,6 % en 2006, 2,2¨% sur un an à fin mai 2006).

Félicitations! vous semblez plus lucides que nos décideurs sur la question de l’instauration de l’euro.

L’association TE TIA ARA signale depuis près d’un an la contradiction entre hausse de l’euro (donc du CFP) contre devise de la zone (USD, NZD et AUD) et hausse des prix (+2,4 % en 2006 et ça reste élevé avec 2,2 % sur un an fin mai).

Les commerçants en ont ils profité pour consolider leurs marges? L’ISPF a rendu public les chiffre d’affaire du secteur, mais s’est bien gardé de parler de l’évolution du bénéfice… Faudra t’il attendre les Comptes économiques dans 3 ans pour le savoir?

Probable, alors que le Gouvernement a réduit l’impôt sur le bénéfice et réfléchit à réformer le financement de l’assurance maladie en la reportant entièrement sur les particuliers (sous forme de CST ou de TVA).

A ce jour, les mesures prises en matière de lutte contre la vie chère s’avère purement incantatoires, quand on voit leur faible effet sur l’inflation.

Avant 2006, l’inflation annuelle était inféfieure à 1 % (0,7 %; 0,8 % en 2004 et 2005). Depuis elle caracole largement au-dessus de 2 % (2,6 % en 2006, 2,2¨% sur un an à fin mai 2006).

Par wakrap le 21 July 2007 at 11:17

La monnaie est un instrument de sécurité et une des premières sécurités que nous recherchons tous. Sans sécurité dans la monnaie plus aucun projet ne peut être réalisé ou même seulement pensé.
Si les polynésiens pensent à l’euro c’est simplement qu’il y a beaucoup plus de sécurité dans cette monnaie que dans une monnaie locale qui serait aux mains de nos gouvernants!
Du temps des monnaies libres et en concurrence comme en Ecosse au XIXeme, la sécurité était parfaitement assurée. L’étalon or et la convertibilité était aussi une autre sécurité.
Aujourd’hui, ces sécurités ont disparu, et l’on doit s’en remettre à la confiance en des gouvernants; à choisir c’est sans hésitation que je m’oriente vers certains pays et leur monnaie et non la Polynésie.

Dernier point, il me semble important de préciser que la concurrence n’est pas l’absence de monopole(qui peut être un monopole obtenu par efficacité économique) mais la possibilité légale d’entrer sur un marché.
La concurrence pour l’OPT ne signifie pas qu’il doive y avoir un deuxième opérateur mais qu’un autre opérateur puisse avoir la possibilité de s’installer sans aucune contrainte administrative ni royalties à payer. Cette simple éventualité suffirait pour faire baisser fortement les prix de l’OPT. La concurrence est un processus dynamique et non statique.

Par wakrap le 21 July 2007 at 11:17

La monnaie est un instrument de sécurité et une des premières sécurités que nous recherchons tous. Sans sécurité dans la monnaie plus aucun projet ne peut être réalisé ou même seulement pensé.
Si les polynésiens pensent à l’euro c’est simplement qu’il y a beaucoup plus de sécurité dans cette monnaie que dans une monnaie locale qui serait aux mains de nos gouvernants!
Du temps des monnaies libres et en concurrence comme en Ecosse au XIXeme, la sécurité était parfaitement assurée. L’étalon or et la convertibilité était aussi une autre sécurité.
Aujourd’hui, ces sécurités ont disparu, et l’on doit s’en remettre à la confiance en des gouvernants; à choisir c’est sans hésitation que je m’oriente vers certains pays et leur monnaie et non la Polynésie.

Dernier point, il me semble important de préciser que la concurrence n’est pas l’absence de monopole(qui peut être un monopole obtenu par efficacité économique) mais la possibilité légale d’entrer sur un marché.
La concurrence pour l’OPT ne signifie pas qu’il doive y avoir un deuxième opérateur mais qu’un autre opérateur puisse avoir la possibilité de s’installer sans aucune contrainte administrative ni royalties à payer. Cette simple éventualité suffirait pour faire baisser fortement les prix de l’OPT. La concurrence est un processus dynamique et non statique.

Par John Eastwood le 21 July 2007 at 11:21

Quelle différence le passage à l’Euro? Le XPF, c’est dejà l’Euro avec un nom exotique, rien d’autre. Alors OUI c’est con de dépendre de l’Euro mais quelle alternative pouvons nous suivre : faire comme les Seychelles avec leur roupie qui ne s’échange dans aucune banque au Monde? Pour ceux qui ne savent pas, les Seychellois se font payer en Euro par les touristes et dès qu’ils ont assez dans leur bas de laine, ils vont à la banque et importent enfin un frigidaire, des parpaings…

Alors OUI c’est con que l’Euro soit aussi fort en ce début de haute saison, les dépenses des touristes US vont baisser et le marché risque de rayer la destination de ses brochures touristiques vu la mauvais rapport ‘qualité-prix’ engendré mais c’est une belle occasion de faire des stocks de produits made in USA ou de se mettre sérieusement au travail.

 

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