Cette pilule est plus difficile à avaler pour le principal syndicat d’ATN, outré de l’attitude “euphorique” des médias à l’égard du scandale et d’une opinion lourde de préjugés. Au nom de la présomption d’innocence, nous ne mettrons personne sous la guillotine, pas même la moralité de la compagnie prise à feu et à sang que la presse nationale prend plaisir à titrer.

Face à cette vérité qui dérange c’est la place publique qui s’enflamme de ragots, de commérages, de diverses rumeurs et dont la curiosité légitime irrite l’avocat de la défense qui constate que lorsque la justice patine dans sa boue procédurière, c’est l’opinion qui titre ses propres sentiments.

Deux « ragots » qui reviennent :

  1. On parle souvent de cette consommation de stupéfiants défendue comme une consommation personnelle lors “des escales” et qui n’entre donc pas dans le cadre de leur activité professionnelle. Quelle importance, la consommation de stupéfiants est interdite, point barre !
  2. Les personnes accusées ont refusé de se présenter à la convocation disciplinaire interne à la compagnie pour être suspendues en attente du procès. Si elles n’ont rien à se reprocher, elles ne craignent rien ! Se sentent-elles (déjà) coupables ?

Il est vrai que l’on ne comprend pas pourquoi, sur ces deux points, la défense conteste, cela part du bon sens !

L’opinion reste pourtant tirée par une compassion innocente et une accusation stérile, et n’entend pas se substituer à la Justice, mais aimerait cependant que face à ces accusations moralement très fortes, les personnes mises en cause soient congédiées au nom du principe de précaution et pour sauver le peu de légitimité et de moralité que certains touristes prêtent encore à Air Tahiti Nui. C’est du bon sens !