Impossible me disiez-vous ?
Par Noindep, mardi 31 juillet 2007 à 20:58 :: Chroniques
La campagne électorale de N. Sarkozy a souvent pris le contre-pied des médias, jugeant cette dernière trop festive, enclavée dans une surenchère des promesses, éloignée des besoins populaires. Nul ne conteste désormais la légitimité du président, conforté aux sommet des sondages d'opinions, idolâtré par ses compères européens, et dont le programme s'applique en toute conformité.
Les peines planchers, la délinquance des mineurs, le paquet fiscal, plus rien n'échappe au dynamisme sarkozyen. Adoptés les 50% du bouclier fiscal, le remplacement d'un seul départ à la retraite sur deux, l'augmentation du budget de la justice qui vient de croître de 4,5%, et la recherche sur 5 ans financée à hauteur de 1,8 milliard d'euros. Les promesses dites sont tenues ! L'amendement sur les 35h, désormais seuil plancher et non plus plafond, avec la victoire du "travailler plus pour gagner plus !". Toutes ces mesures, inadmissibles pour un conglomérat médiatique réputé de gauche, passent désormais comme une lettre à la poste et ceux qui avaient la prétention de qualifier le président de sectaire se sont fait bien discrets depuis.
Sans doute les dossiers les plus épineux, la population carcérale, le service minimum et la remise en cause sans doute du principe du droit de grève risquent de mouvementer la rentrée prochaine. Les syndicats savent pertinemment que ces mesures sont nécessaires, mais qu'elles ne profitent pas aux foules qu'ils défendent. Ma foi, le progrès n'est jamais en même temps profitable à tous.
"Cette corruption des talents n'est que l'illustration d'un bond en avant, souhaité et salutaire qui nous épargne un avenir tributaire de clivages politiques stériles."
L'ouverture, ce débauchage de circonstance, révolutionnaire et résolument constructif continue de porter ses fruits. Prendre les meilleurs talents pour construire la meilleure croissance n'instrumentalise pas les hommes qui consentent à leur dévouement. Une piste méditée en Polynésie, que nos illustres hommes politiques tentent de mettre en place, en vain ! Tout cela est rendu impossible par la dictature interne aux partis, oppressive et maternelle en Polynésie.
DSK au FMI, Jacques Attali et Jack Lang dans des commissions de réflexions, Bernard Kouchner aux affaires étrangères, "cette corruption des talents" n'est que l'illustration d'un bond en avant, souhaité et salutaire qui nous épargne un avenir tributaire de clivages politiques stériles.
La véritable interrogation est la suivante : Comment en si peu de temps le gouvernement a pu mettre en place toutes ces réformes, alors même qu'en 12 ans de chiraquisme, rien n'a bougé ?
"La paresse dynamique de l'ancien président nous laisse de marbre face au travail accompli par son administration, manquant et fragile de tout bord."
Sans doute que cette vision neuve de N. Sarkozy accompagne ce revirement de bon sens, opposé à un destin Chirac avide du pouvoir et toujours partant pour sa conquête. Il faut bien dire qu'il a toujours voulu le conquérir, mais jamais le garder. "La paresse dynamique" de l'ancien président nous laisse de marbre face au travail accompli par son administration, manquant et fragile de tout bord.
La victoire de N. Sarkozy atteste donc de ce désir de nouvelle donne, et la volonté sans doute d'accomplir l'exploit si vaillant, de rompre les fléaux bâtisseurs de notre exception. La majorité des français qui s'était prononcée sur le nom de S. Royal en sans doute moins d'amertume à afficher, et leur défaite ils l'ont mis au crédit du PS en plein plan social. L'ouverture puisse ses sources ici.
La Polynésie française ne pourra elle, que bénéficier des retombées de cette éclaircie du ciel républicain. Et alors que tout prend forme en France, tout se déforme en Polynésie. L'harmonisation, c'est pour quand ?