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mardi 31 juillet 2007

Impossible me disiez-vous ?

Par Noindep, mardi 31 juillet 2007 à 20:58 :: Chroniques

La campagne électorale de N. Sarkozy a souvent pris le contre-pied des médias, jugeant cette dernière trop festive, enclavée dans une surenchère des promesses, éloignée des besoins populaires. Nul ne conteste désormais la légitimité du président, conforté aux sommet des sondages d'opinions, idolâtré par ses compères européens, et dont le programme s'applique en toute conformité.

Les peines planchers, la délinquance des mineurs, le paquet fiscal, plus rien n'échappe au dynamisme sarkozyen. Adoptés les 50% du bouclier fiscal, le remplacement d'un seul départ à la retraite sur deux, l'augmentation du budget de la justice qui vient de croître de 4,5%, et la recherche sur 5 ans financée à hauteur de 1,8 milliard d'euros. Les promesses dites sont tenues ! L'amendement sur les 35h, désormais seuil plancher et non plus plafond, avec la victoire du "travailler plus pour gagner plus !". Toutes ces mesures, inadmissibles pour un conglomérat médiatique réputé de gauche, passent désormais comme une lettre à la poste et ceux qui avaient la prétention de qualifier le président de sectaire se sont fait bien discrets depuis.

Sans doute les dossiers les plus épineux, la population carcérale, le service minimum et la remise en cause sans doute du principe du droit de grève risquent de mouvementer la rentrée prochaine. Les syndicats savent pertinemment que ces mesures sont nécessaires, mais qu'elles ne profitent pas aux foules qu'ils défendent. Ma foi, le progrès n'est jamais en même temps profitable à tous.

"Cette corruption des talents n'est que l'illustration d'un bond en avant, souhaité et salutaire qui nous épargne un avenir tributaire de clivages politiques stériles."

L'ouverture, ce débauchage de circonstance, révolutionnaire et résolument constructif continue de porter ses fruits. Prendre les meilleurs talents pour construire la meilleure croissance n'instrumentalise pas les hommes qui consentent à leur dévouement. Une piste méditée en Polynésie, que nos illustres hommes politiques tentent de mettre en place, en vain ! Tout cela est rendu impossible par la dictature interne aux partis, oppressive et maternelle en Polynésie.

DSK au FMI, Jacques Attali et Jack Lang dans des commissions de réflexions, Bernard Kouchner aux affaires étrangères, "cette corruption des talents" n'est que l'illustration d'un bond en avant, souhaité et salutaire qui nous épargne un avenir tributaire de clivages politiques stériles.

La véritable interrogation est la suivante : Comment en si peu de temps le gouvernement a pu mettre en place toutes ces réformes, alors même qu'en 12 ans de chiraquisme, rien n'a bougé ?

"La paresse dynamique de l'ancien président nous laisse de marbre face au travail accompli par son administration, manquant et fragile de tout bord."

Sans doute que cette vision neuve de N. Sarkozy accompagne ce revirement de bon sens, opposé à un destin Chirac avide du pouvoir et toujours partant pour sa conquête. Il faut bien dire qu'il a toujours voulu le conquérir, mais jamais le garder. "La paresse dynamique" de l'ancien président nous laisse de marbre face au travail accompli par son administration, manquant et fragile de tout bord.

La victoire de N. Sarkozy atteste donc de ce désir de nouvelle donne, et la volonté sans doute d'accomplir l'exploit si vaillant, de rompre les fléaux bâtisseurs de notre exception. La majorité des français qui s'était prononcée sur le nom de S. Royal en sans doute moins d'amertume à afficher, et leur défaite ils l'ont mis au crédit du PS en plein plan social. L'ouverture puisse ses sources ici.

La Polynésie française ne pourra elle, que bénéficier des retombées de cette éclaircie du ciel républicain. Et alors que tout prend forme en France, tout se déforme en Polynésie. L'harmonisation, c'est pour quand ?

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lundi 30 juillet 2007

Tous à la même école

Par Noindep, lundi 30 juillet 2007 à 20:18 :: General

Aujourd'hui, le président de la Polynésie française entame son lot de consultations en vue de définir la stratégie qu'il compte adopter pour sortir le pays de la crise. Ce matin, ce sont particulièrement les syndicats de patrons qui sont conviés à la présidence dans un esprit de "concertation" et de "partage d'idées" afin d'élucider des solutions visant à éviter le KO économique.

Devenue la cible de choix du Tahoeraa, le président Tong Sang ne sait plus où donner de la tête. Comme à son habitude, le président du mouvement orange ne s'est pas privé d'encercler ses proies dans un cercle vicieux, en implosant le gouvernement, et en pactisant avec Oscar TEMARU. Bref de la pure stratégie flossienne ! Face à cette tragédie politique, reste la dissolution à Gaston Tong Sang. Un acte à la fois suicidaire pour sa carrière mais aussi rempli d'initiative.

"La compassion que l'électorat orange a pour G. Flosse reste encore très forte !"

Demander la dissolution pour récupérer le pouvoir, il y pense notre Gaston Iti. Sans doute a t-il planifié une stratégie qui vise à diffuser une propagande du style : "G. Flosse est devenu indépendantiste, suivez-moi pour redonner au Tahoeraa son véritable esprit autonomiste !". Peut-être que la stratégie est belle, et je dirais même possible, mais la compassion que l'électorat orange a pour G. Flosse reste encore très forte ! Le roi n'est pas mort, et sans cela, le prince n'hérite pas du royaume !

Prendre la place du chef en a obsédé plus d'un. JC Bouissou, N. Bouteau, désormais G. Tong Sang, tous ont été naïfs et peut être trop crédules face au pouvoir tenu par une main de fer par "l'éternel président Flosse". Ils ont tous oublié une chose : G. Flosse domine l'échelle du pouvoir, l'iceberg, la partie émergée de l'iceberg, et désormais l'océan bleu qui l'entoure ! Et nul ne sait l'étendue de son royaume. La démocratie elle-même l'ignore.

Désormais en constat d'échec, le président Tong Sang devra sans doute demander un retour aux urnes pour se cultiver un nouveau faux espoir, reconquérir son poste qu'il a obtenu en promotion interne. Le passage au concours externe est à mon avis plus difficile. Faire feu sur le parti qui a changé son destin, sur l'homme qui a fait son éducation politique, restera à mon avis incompris face à un électorat bouillonnant et nerveux. La préférence d'une copie à l'original, nous connaissons déjà, et c'est sans doute le problème des autonomistes. Tous ont fait l'école Flossienne, et tous s'en démentent !

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IMPASSE

Par lebop, lundi 30 juillet 2007 à 05:56 :: Petite analyse

Gaston TONG SANG, en bon asiatique, a voulu jouer au jeu de go en agglomérant à lui les adversaires de Gaston FLOSSE et en l'encerclant progressivement. Face à cette étreinte mortelle et programmée minutieusement, le Président du Tahoeraa a joué plus classiquement aux échecs et peut faire échec et mat à tout moment en raison de toutes les cartes qu'il a dorénavant en mains. En effet, l'UPLD a tout à fait raison maintenant de considérer le Président actuellement en fonction comme illégitime. Rappelons-nous que ce mouvement avait manifesté pendant plusieurs semaines pour que l'on procède à la dissolution de l'Assemblée.

Le moment de vérité est donc arrivé. Nonobstant la démarche de discussion d'un projet d'accord, le Tahoeraa, même affaibli par un schisme interne, et l'UPLD sont devenus des alliés objectifs pour faire tomber le gouvernement TONG SANG quand ils le veulent, puisqu'ils ont à eux deux une majorité de représentants pour voter une motion de censure. L'épée de Damoclès est donc suspendu au-dessus de la tête de Gaston TONG SANG. Ce dernier n'a plus de majorité. Sauf rebondissement surprenant, qu'il ne faut pas exclure tant notre classe politique nous a habitué à des revirements décoiffants, il est dans une impasse. S'accrocher au pouvoir montrerait sa vraie nature, celle d'un homme qui y a pris goût, malgré l'absence totale de légitimité et des alliés iliens complètement décrédibilisés par leur récent passé de girouettes invétérées et inconsistantes.

Un mode de gouvernance modeste et respectueux du voeu de l'énorme majorité des électeurs devrait l'inciter à ne pas persister dans l'erreur. On dit notre Président humble et consensuel. Il a l'occasion d'affirmer ces qualités en donnant droit à la demande de nombreux politiques qui souhaitent abréger le mandat de nos représentants actuels. Se sont prononcés dans ce sens : l'UPLD, le Tahoeraa, le No Oe Te nunaa de Nicole BOUTEAU, le Fetia Api de Philip SCHYLE, le Te Avei'a d'Antonio PEREZ. Soit, à travers tous ces partis, plus de 80 % des électeurs polynésiens.

Monsieur Gaston TONG SANG, vous vous honoreriez à ne pas persister dans l'erreur et accepter cette réalité incontournable. En invitant Gaston FLOSSE à Paris, le Président de la République s'est rendu à l'évidence : il constate l'impasse dans laquelle vous vous trouvez et cherchera forcément un moyen d'en sortir. En bon pragmatique, il observera le consensus des grandes forces politiques du Pays et n'attendra qu'un geste de votre part. Que vous demandiez la dissolution de de l'Assemblée de la Polynésie française. Prenez cette initiative, avant que Nicolas SARKOZY n'envisage une autre option qui est de son ressort. Le Pays ferait l'économie de troubles inutiles et tellement préjudiables à la vie de nos entreprises.

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samedi 28 juillet 2007

GAGNER DU TEMPS

Par lebop, samedi 28 juillet 2007 à 05:28 :: Petite analyse

Ce qui reste de "feu" la plate-forme autonomiste cherche à gagner du temps. Les multiples leaders de petits partis qui la composent parient tous sur l'implosion du Tahoeraa après le travail de démolition de leur "dynamiteur en chef", Gaston TONG SANG. Ils veulent tous en récolter les fruits. Et ce qui les unit pour l'instant, c'est de continuer à diaboliser Gaston FLOSSE. Celui-ci a bon dos, tant il a pris l'habitude qu'on l'habille de noir.

Alors, on trouve des prétextes plus ou moins nobles pour retarder une échéance qui, pourtant, saute aux yeux du fait de l'absence de majorité à l'Assemblée pour la continuation de cette plate-forme devenue extrêmement bancale. Ces prétextes ne cachent qu'une tactique politicienne : il est urgent d'attendre pour se consolider les uns au détriment des autres. La rivalité entre tous ces partis, pour l'instant "mise sous le boisseau" (ou sous le Bouissou ? ), va faire râge. Il faut bien capter le maximum des supposés déçus du nouveau virage stratégique du Tahoeraa. Mais après ?

Entre le leader des éventuels dissidents du Tahoeraa, Gaston Tong Sang, le Président aux dents longues de Rautahi, des iliens opportunistes qui ne veulent pas disparaitre du paysage politique ( ceux là devraient rejoindre Gaston TONG SANG), Nicole BOUTEAU, Béatrice VERNAUDON, Emile VERNAUDON, le Fetia Api disloqué, le Taatira no te hau, le Te avei'a... et j'en passe....qui va prendre le leadership pour conquérir le pouvoir suprême ?

Alors j'entend dire que Gaston TONG SANG a décidé de ne pas suivre l'orientation majoritaire de ce qu'il convient bien d'appeler son ex-parti, le Tahoeraa, et qu'il va nommer dès la semaine prochaine de nouveaux ministres. Au-delà de l'aspect scandaleux de la chose, à savoir le coût pour les contribuables de la nomination de nouveaux ministres dont le contrat va être très précaire ( quelques semaines d'existence ? quelques mois ?) et les six mois d'allocation chômage qui leur seront dus pour cause de motion de censure imminente, cette fuite en avant n'est qu'une fuite dans l'impasse.

Pourquoi refuser l'évidence ? Il est plus que temps de clarifier la situation politique. Le Peuple doit se prononcer car de l'eau a coulé sous les ponts, c'est le moins que l'on puisse dire. Allons vers une demande unanime de dissolution à adresser au Président de la République. C'est maintenant la voie de la raison. Une raison perdue depuis longtemps par une large partie de notre classe politique.

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jeudi 26 juillet 2007

Gaston FLOSSE mandaté par le Tahoeraa pour négocier avec Oscar TEMARU

Par Pépé Tama, jeudi 26 juillet 2007 à 12:12 :: General

Le grand conseil du Tahoeraa, par un vôte majoritaire, a donc mandaté le Président, le Président délégué et le Secrétaire général du Tahoeraa à poursuivre les discussions avec les dirigeants du Tavini.

Dans un discours rendu public aujourd'hui, Monsieur Gaston FLOSSE, Président du Tahoeraa Huiraatira a expliqué très clairement les raisons de sa démarche et a réaffirmé avec force ses convictions autonomistes. De même, il a réaffirmé avec fermeté que le Tahoeraa est et restera un parti autonomiste. Ce parti existe depuis 35 ans, il a à sa tête le même Président reconduit tout à fait régulièrement et démocratiquement à ces fonctions. Ce Président a 73 ans, a toujours été partisan de la présence française et a déclaré qu'il le resterait jusqu'à sa mort. Un démenti cinglant aux adeptes de la désinformation et du mensonge.

Ces désinformateurs ne veulent pas comprendre le fond de la démarche qui est pourtant clair : deux leaders des partis les plus représentatifs des polynésiens - 75 % aux dernières élections - ont constaté des points de vue inconciliables sur l'avenir institutionnel de notre Pays. Ils envisageraient - mais celà peut encore évoluer en fonction de discussions à peine entamées - de mettre cette question entre parenthèses pendant 20 ans. Dans cet intervalle, ils se mettraient d'accord sur un partage du pouvoir - s'il est, bien sûr légitimé par les urnes lors des prochaines échéances électorales - pour se concentrer sur notre Développement, car, sur cette question ( économie, emploi,santé, logement, éducation...), les points d'accord sont nombreux. Dans l'intervalle, le statut d'autonomie pourra être amélioré par consensus. Et, dans 20 ans, chacun avec ses convictions, le peuple se prononcerait pour ou contre l'Indépendance.

Il n'est demandé à personne de renier ses convictions, mais de se réconcilier pour développer le Pays. Où est le mal dans cette démarche ?

C'est une démarche - on parle bien de la démarche - qui fonctionne en Nouvelle-Calédonie à la satisfaction de presque tous. Pourquoi ne marcherait-elle pas ici, alors que l'on a le même clivage fondamental entre autonomistes et indépendantistes ? C'est celà le point commun entre la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française et rien d'autre.

Si des partis sont contre cette démarche, il sont bien sûr tout à fait en droit de la contester, de la critiquer ou de la combattre. Les électeurs trancheront tout à fait démocratiquement dès que la dissolution sera prononcée par le Président de la République. Il n'y a aucune crainte à avoir là-dessus. Le dernier mot appartiendra au Peuple.

Alors que les passions exprimées ici et là s'apaisent. Que tout le monde reprenne sa respiration et vaque comme d'habitude à ses occupations. Que les choses murissent après réflexion ou méditation au calme. Et la vie continue ...

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mercredi 25 juillet 2007

En quête de symboles

Par Noindep, mercredi 25 juillet 2007 à 20:46 :: General

Vous avez été comme moi sans doute, surpris par l'initiative contrôlée du président du Tahoeraa nouveau responsable d'une crise politique majeure. Les plaidoiries faites à ses dépens versent dans le complot, la haute trahison, la capture gratuite du pouvoir. Jamais, l'homme de fer de la Polynésie n'avait donné autant de détails sur ses ambitions de carrière. On le sait désormais, rien ne peut l'arrêter, pas même ses convictions les plus profondes.

"L'idée n'est pas saugrenue, rappelez-vous du président Sarkozy qui chassait sur les terres de Le Pen"

"Soyez réalistes, demandez l'impossible". Che Guevara, symbole de la liberté révolutionnaire et de l'anti-impérialisme en Amérique Latine nous donne des idées. Sans détours, G. Flosse se réclame des idées d'Oscar Temaru, symbole de liberté d'un peuple et de l'anticolonialisme. Comme La Depêche de Tahiti le démontrait dans son édition de lundi, les hommes qui ont fait les frais de la colère du vieux lion sont bien nombreux. Demandez à Christian Paul, ou à Christian Estrosi plus récemment, les bouc émissaires de l'Etat en Outre-mer, qui prennent de plein fouet les diatribes scandaleuses de ses colonisateurs du pouvoir. Désormais G. Flosse chasse sur le terrain d'Oscar Temaru dont ce dernier se réjouit que ses idées fassent presque l'unanimité, du moins au sein de la classe politique, le peuple c'est autre chose. L'idée n'est pas saugrenue, rappelez-vous du président Sarkozy qui chassait sur les terres de Le Pen et qui grâce à cette explosion des clivages a réussi à récolter plus de 53% des suffrages face à S. Royal, enlisée au PS. Tout un symbole !

"J-C Bouissou ne le voit pas, mais G. Flosse lui offre une chance extraordinaire d'obtenir le rôle qu'il attend tant"

Qu'il y a t-il de si honteux de se réclamer de l'indépendance ? Absolument rien, l'idée est censé être flatteuse pour un peuple, synonyme de liberté et de progrès humain. La Polynésie française, sans doute trop materner par la République, n'a jamais su s'ouvrir à un panel d'idées politiques plus consensuel et plus réfléchi, au lieu de stigmatiser l’idéologie indépendantiste toujours toujours servi dans son état brut, irréfléchi et insensé. Avec la perte d'un de ses symboles les plus forts, G. Flosse, l'autonomie se sent perdue, abandonnée et craint désormais son opposant de toujours. A ce titre, J-C Bouissou ne le voit pas, mais G. Flosse lui offre une chance extraordinaire d'obtenir le rôle qu'il attend tant. Il pourrait demain être le nouveau symbole d'une autonomie rebâtit et moderne. En a t-il conscience que l'autonomie cherche son nouvel homme de fer ?

Avant cela, le Grand Conseil devra débouter G. Flosse pour ses positions absurdes et idéologiquement contradictoires à la logique du parti, et enfin laisser la place à une nouvelle génération pour diriger, administrer et moderniser la Polynésie française. Cette bataille est peut-être la dernière de G. Flosse et espérons qu'il réussira à convaincre tous les doyens de la politique de le rejoindre pour tirer sa révérance, et O. Temaru en premier. Cette "condamnation" à la retraite ne peut que lui être salutaire, en espérant que celles de la Justice ne le rattraperont pas avant.

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Lorsque le politique fait la fête, c'est l'économie qui trinque !

Par Noindep, mercredi 25 juillet 2007 à 20:08 :: General

Christophe Plée président de la CGPME (Ndlr : Confédération des Grandes, Petites et Moyennes Entreprises) décrit dans son interview de ce matin (cf. La Depêche du 25/07/2007), les conséquences de tout ce remue-ménage politique. Fustigeant les démissions des ministres clefs, dont "les dossiers sont en stand-by désormais", il compatit à l'égard d'une économie qui "va prendre de plein fouet les répercussions de l'instabilité actuelle". Dans tout cela il y a du vrai, et du moins vrai.

Notre ami Christophe Plée doit presque se sentir rodé. Nous ne sommes pas à notre première crise politique, ni à la dernière, et s’il n'est pas capable d'entreprendre au sein de cette dynamique politique infernale, il ne pourra jamais aboutir en Polynésie française. L'omniprésence des "interlocuteurs publics" qui sont désormais absents, démontre les réalités économiques du pays, où le territoire a pied dans l'ensemble des bassins d'emplois.

"Les SEM et EPIC ont fleuri à tous les coins de l'économie et cette "territorialisation" handicape l'initiative privée"

Que ce soit pour les secteurs-clefs comme l'énergie, les télécoms, l'eau et l'assainissement (d'ailleurs G. Flosse en parle), ou secondaire comme les transports aériens, la pêche, et le traitement des déchets, les SEM et EPIC ont fleuri à tous les coins de l'économie et cette "territorialisation" handicape l'initiative privée vouée à la dépendance des investissements publics. La mauvaise gestion de ces Sociétés d'Economies Mixtes, telle que ATN, trahit la doctrine de l'économie de marché qui n'a pas encore cédé face à l'économie administrée, gestion appréciée par les socialistes français.

Et à chaque crise politique, on observe des turn-over importants au sein de ces entreprises publiques, qui changent d'équipe de direction tous les six mois ! Les récents dérapages d'ATN démontrent que la direction instable et politisée manquent d'une gouvernance équilibrée et placée dans la continuité. Comme les rédacteurs de Politita l'ont à maintes fois démontré, ces SEM et EPIC ne sont que des tremplins vers une privatisation partielle puis totale, seul moyen de favoriser l'initiative privée et la liberté de la concurrence.

La politisation de l'économie ne peut être acceptée, et c'est sans doute la raison qui pousse les responsables économiques à crier à tout va contre l'instabilité permanente des institutions. L'économie et la politique doivent être séparés et sans doute est venu le moment d'apprendre de nos erreurs et permettre ainsi à l’économie du pays de produire des richesses, lorsque leurs dirigeants passent leur temps à en gaspiller.

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Merci aux journalistes des Nouvelles !

Par lebop, mercredi 25 juillet 2007 à 07:30 :: Chroniques

Sur politita, il suffit de demander pour que les journalistes des Nouvelles réalisent votre voeu. En effet, dans un billet récent , je disais : "Ces groupes de pression iront-ils jusqu'à demander la position des Eglises, Catholique et Protestante Maohie ? La seule qui vaille, en fait, car ce sont ces dernières qui sont en première ligne quand les polynésiens s'affrontent durement et on l'a vu dans le passé.Que penseront ces Eglises de cette éventuelle oeuvre de réconcilation majeure entre le peuple polynésien qu'elles ont vu si déchiré ces dernières années ?

Et, surprise, les Nouvelles m'ont fait le cadeau d'interviewer Monseigneur Hubert COPPENRATH (oncle de Madame Béatrice VERNAUDON et de Madame Armelle MERCERON, deux de nos personnalités politiques de qualité), et Monsieur Taaroanui Maraea. Je voudrais les remercier de ce cadeau.

Derrière les titres "accrocheurs" du quotidien dont on connait les pratiques, que disent en substance nos personnalités éminentes ?

Monsieur Maraea pense "que les groupes politiques auront l'intelligence de faire au mieux pour l'avenir du Pays". Ce qui l'intéresse, c'est que "le Pays reste dans une situation sereine et calme, puisse avancer et que chaque personne de notre pays puisse y vivre, y réfléchir et y espérer pour un avenir meilleur". Voilà une phrase riche de développements à venir.

Monseigneur Hubert est, lui, étonné et pose la question : "est-ce vraiment sincère ? " Question cruciale, effectivement, je l'ai moi-même souligné. Il précise fort justement que les conditions émises par Oscar TEMARU sont, pour l'instant, draconiennes. "Mais si cette réconciliation intervient vraiment...ce serait merveilleux et ce serait très beau"... " Je serais très heureux que le pays trouve la réconciliation"... En homme sage et avisé, Monseigneur HUBERT, reste pour l'instant dubitatif et soupçonne une manoeuvre tactique. Il a tout à fait raison, mais l'avenir seul, le dira.

Mais surtout, ce que je retiendrai, c'est cette phrase : "les gens votaient pour l'indépendance ou pour l'autonomie. Il faudrait trouver un intermédiaire que tout le monde pourrait accepter".

Ce qui me frappe chez nos deux personnalités religieuses, au-delà du "wait and see", c'est un message commun : que chacun, et donc tout le monde, se retrouve dans une voie pour un avenir meilleur. Personne ne doit être mis de côté. Voilà le message d'espoir. Voilà le chemin.

Merci, donc, aux Nouvelles, de m'avoir permis d'être conforté dans mon choix personnel grâce à la diffusion de ces déclarations.

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Reportage à charge de RFO contre Gaston FLOSSE

Par lebop, mercredi 25 juillet 2007 à 06:08 :: Chroniques

Hier soir, une équipe de RFO a « monté » un reportage, basé essentiellement sur des images d’archives, dont le message était le suivant : il y a deux ans, Sarkozy a décidé de mettre les "vieux dinosaures" de l’UMP outre-mer à la retraite. C’est fait pour Lafleur (l’un des courageux et lucides signataires des accords de Matignon soit dit en passant), c’est fait pour Michaux-Chevry. Reste Gaston FLOSSE. Illustration par des grandes croix rouges sur les photos des intéressés, particulièrement peu respectueuses de la dignité de ces grandes personnalités de l'Outre-Mer français..

Le message de RFO au Grand Conseil du Tahoeraa est à peine subliminal : vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Grand moment d’information « équilibrée »…

Ce reportage occultait simplement l’actualité la plus récente. Le Tahoeraa est toujours le correspondant de l’UMP en Polynésie française, son secrétaire départemental ici est toujours Monsieur Gaston FLOSSE... et surtout, que l’UMP, parti présidé alors par Monsieur Nicolas SARKOZY, a bien investi « UMP », les candidats Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS présenté par le Tahoeraa, parti présidé par Monsieur Gaston FLOSSE. Ces candidats UMP sont devenus Députés UMP, puisqu’ils ont remporté ces élections législatives.

Tout le monde a pu constater, lors des Présidentielles et des Législatives, que Monsieur Gaston FLOSSE a mené une campagne offensive et dynamique sur le terrain. Il a soutenu très loyalement Monsieur SARKOZY aux Présidentielles. Il a "mouillé sa chemise" pour les deux candidats Tahoeraa-UMP aux Législatives et les a conduit à la victoire.

Et sur tous ces moments les plus récents de la vie politique et des relations entre le Tahoeraa et l’UMP, rien dans le reportage de RFO.

Alors, une question aux journalistes de la station de Pamatai : pensez- vous avoir réalisé là un reportage équilibré digne d’une chaine de service public de qualité ?

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mardi 24 juillet 2007

L'attitude "ultra-droitière" de Jean-Christophe BOUISSOU

Par lebop, mardi 24 juillet 2007 à 20:50 :: Petite analyse

Jean-Christophe BOUISSOU que l'on croyait faire partie des rénovateurs pragmatiques de la vie politique s'engage dans une logique "ultra-droitière" surprenante. Toutes proportions gardées, il donne l'impression de se positionner pour l'avenir comme le Front National en Nouvelle-Calédonie. Son mot d'ordre est : pas de compromission avec les "indépendantistes racistes et xénophobes". Rompre ainsi le dialogue avec les représentants d'une bonne moitié de la population n'est pas de bon augure pour une réconciliation entre polynésiens. Certes, les insultes xénophobes sont inadmissibles et nous l'avons systématiquement dénoncé par divers billets.

Mais il faut savoir raison garder. Nous n'avons pas eu de morts d'hommes en Polynésie française, contrairement à la Nouvelle-Calédonie. Un refus de dialogue, une telle opposition frontale est surprenante. Faudra-t-il attendre que les tensions s'exacerbent pour envisager de prendre en considération les voeux, les souhaits et les espoirs de nombre de nos compatriotes ? Trouver un terrain d'entente avec les indépendantistes sur un processus de cheminement en commun a pourtant l'assentiment de la quasi-totalité des partis "républicains" et indépendantistes de la Nouvelle-Calédonie, à l'exception notable, justement, du Front National calédonien. Vérité ici, hérésie là-bas ?

Utiliser l'expression de "traitre", très dure en soi, en déformant la proposition du Président du Tahoeraa qui a réaffirmé ses convictions autonomistes, relève d'une mauvaise foi évidente.

Accepter l'ingérence du secrétaire d'Etat dans les affaires du Pays relève d'une conception surannée du "temps des gouverneurs". L'autonomie, c'est le respect par l'Etat des compétences du Pays dans le cadre d'un partenariat bien compris au sein de l'ensemble français. On comprend mieux la préférence de Jean-Christophe BOUISSOU du terme "républicain" au terme "autonomiste".Aurait-il donc une autre préférence statutaire que celle de l'Autonomie ? Départementalisation ? Rejoindre le lot commun des régions métropolitaines aux pouvoirs limités ?

Le doute m'effleure encore plus, Monsieur BOUISSOU, lorsque vous vous déclarez contre l'idée même d'un référendum d'auto-détermination, alors que cette possibilité est inscrite au sein même de la Constitution Française.

Décréter que le projet de contrat de projets est la panacée avant même d'en délibérer à l'Assemblée de Polynésie française relève d'une bien curieuse conception du rôle de cette Institution et du débat démocratique. Notre Assemblée ne serait-elle qu'une simple chambre d'enregistrement sans pouvoir d'amendement ? On comprend mieux la défiance du Tahoeraa face à une telle mise devant le fait accompli.

Faire croire que Gaston FLOSSE a changé de camp relève d'une manoeuvre opportuniste visant à capter les sympathies d'éventuels déçus. Il est logique et normal qu'un nouveau parti veuille élargir son audience. Mais de là à travestir les idées et les propos du principal parti de feue la plate-forme autonomiste, c'est pousser le bouchon un peu loin. La caricature au service d'une ambition politicienne trouvera vite ses limites.

La conquête ou la reconquête du pouvoir est l'affaire même d'un parti politique. Vous même, en votre qualité de Président de Rautahi n'avez-vous pas la même ambition que le Président du Tahoeraa ? La légère différence, quand même, c'est que le Tahoeraa a eu au moins 6 fois plus de voix que Rautahi aux récentes élections. Permettez-moi de vous dire que son ambition est peut être plus réaliste que la vôtre.Ou il est question de crédibilité...

Permettez-moi aussi de vous dire que l'exercice "d'excommunication" sans nuance auquel vous venez de vous livrer me déçoit beaucoup. Je vous croyais plus nuancé, plus attentif aux rapports de forces et ouvert au dialogue. Vraiment, cette intransigeance laissera des traces et vous fermera des portes, alors que vous auriez pu être l'un des "passeurs" vers cet "autre chose" qu'il faut bâtir avec tous les partis politiques, et ce, sans exclusion. Je vous classais parmi les rénovateurs et je vous découvre " nationaliste français" dans le plus mauvais sens du terme. Dommage...

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Que vaudrait un gouvernement élargi à la "société civile" ?

Par lebop, mardi 24 juillet 2007 à 07:52 :: Petite analyse

Dans une posture tactique jusqu'à la réunion du grand conseil du Tahoeraa, Gaston TONG SANG plaide pour une renégociation des bases de la plate-forme autonomiste. Mais qui peut y croire un seul instant, lui qui a tout fait pour marginaliser les leaders de son propre parti, lui qui ne manque pas une occasion dans ses déclarations de les critiquer lourdement. Le passif ne fait qu'enfler jour après jour et il semble bien que le point de non retour ait été atteint.

Cette posture ne vise qu'à s'attirer d'éventuelles sympathies partisanes dans le rapport de forces interne au Tahoeraa. L'heure de vérité est effectivement proche. L'abcès doit être crevé. Le grand écart entre la loyauté envers les instances dirigeantes de son Parti et la satisfaction des appétits de ce qui reste de sa plate-forme autonomiste arrive à sa conclusion.

L'autre fer au feu est l'annonce d'un élargissement du gouvernement à la "société civile". Un nouveau parti émerge donc du paysage politique polynésien : la "société civile". Le problème, c'est que cette "société civile" n'a été élue par personne. Elle n'a pas plus de légitimité que vous et moi. Et on en revient au tirage au sort, solution qui vaut bien celle de la "société civile".

Monsieur Gaston TONG SANG nous a d'ailleurs déclaré qu'il reçoit plein "d'appels téléphoniques de gens qui proposent leurs services". Un "Président-chasseur de têtes" qui n'a plus qu'à puiser dans son escarcelle un trop plein de candidats-ministrables. C'est vrai que cette fonction de Ministre peut ressembler à un "jackpot". Quelques semaines ou quelques mois de boulot pour 6 mois minimum d'indemnité chômage de ministre. Une occasion rêvée pour chaque chômeur polynésien de ce pays ! Alors, un conseil : appelez le Président pour offrir vos services. On ne sait jamais. Peut être qu'il choisira la technique du tirage au sort face à la multiplicité des candidatures. Ou alors, qu'il réquisitionne le Lycée Paul Gauguin et qu'il fasse passer un concours, avec éventuellement le niveau du Bac comme niveau minimal exigé.

Mais je ne sais pas si tout le monde sera logé à la même enseigne. Car de grosses pointures ont déjà fait des appels du pied. On parle notamment de madame Béatrice VERNAUDON comme candidate à la Solidarité. Bon choix, car pour créer un nouveau casus belli avec le Tahoeraa historique, on ne fait pas mieux. L'hypothèse de réconciliation n'aura été qu'un leurre de plus, une pure farce pour les gogos. Une Béatrice VERNAUDON qui oublie, elle aussi, ses déclarations d'il y a quelques mois sur le "respect de la volonté populaire" et de la "nécessité de tourner la page", un adoubement en quelque sorte du gouvernement Taui qui a gouverné le Pays pendant deux ans. On ne sera pas à une contradiction près.

En fait, la marge de manoeuvre de Monsieur Gaston TONG SANG est "estrosimement" faible. Cette ouverture à la "société civile" n'est qu'une fuite en avant de plus. C'est une voie sans issue, sauf pour un certain microcosme Papeetien qui voudra croire qu'un "gouvernement technique et compétent" est la solution à tous nos maux. Malheureusement, il n'aura pas plus de légitimité aux yeux de la très grande majorité des polynésiens. Monsieur Gaston TONG SANG ne fera que tourner en rond dans une nasse qui s'est déjà refermée sur lui.

Dur, dur d'être Président dans ces conditions là. J'en conviens. Une seule solution : dissolution.

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lundi 23 juillet 2007

BIG BANG !

Par lebop, lundi 23 juillet 2007 à 18:34 :: General

Mon billet précédent était effectivement prémonitoire. Quel déferlement, quel déchainement ! Tout ce que notre Pays compte de politologues amateurs, d'auto-promus experts de la chose publique, de commentateurs de cafés de commerce, d'intellectuels en chambre et de journalistes partisans ont commencé à déverser leurs analyses, commentaires, ultimatums, démissions. Tout y passe : du rationnel au passionnel, du réaliste au fantasme, de l'analyse lucide des faits à l'interprétation, du respect aux attaques personnelles... Le débat est lancé et il ne s'arrêtera pas là, bien sûr.

Le microcosme Papeetien, celui qui sait tout, celui qui est "intelligent" parle. Et c'est forcément en connaissance de cause. Et c'est forcément parole d'évangile. Sauf que...

Ces cris d'orfraie ne dépasseront jamais le quadrilatère du centre politico-administratif de Papeete. Ce "bruit" n'atteindra pas les vallées de Papeete, les districts et les îles de ce qui constitue la Polynésie profonde. Le peuple est loin de ces raisonnements urbains. Il réfléchit avec ses tripes et son cerveau. Il n'a pas de rentes de situation à défendre, des intérêts à préserver, des affaires à faire fructifier. Bref, si c'était ce microcosme qui faisait gagner les élections, celà se saurait. Mais les vrais politiques savent qu'il n'en est rien. Les échos de ces voix ne dépassent pas les limites de la maison de ceux qui s'offusquent.

Le peuple, lui, pense simplement. Il connait les ferments de la division, il le vit à l'échelle de sa commune de résidence, de son île, entre fetii... Il a ses préférences. Il a ses leaders. Il entend ses leaders lui dire qu'il faut écrire une nouvelle page et il les croit sur parole. Il n'est pas réceptif aux stratégies et tactiques subtiles. Il a écouté et prend le nouveau discours de ses Metua au premier degré et au pied de la lettre. A ces metua de prendre leurs responsabilités. S'ils ont semé le vent du faux espoir, ils récolteront le vent de la colère. Wait and See... car le processus n'en est qu'à ses débuts.

Au sein du microcosme, tout est affaire de pression, de chantage, d'ultimatum, de tactique. L'enjeu à court terme est simple : "dramatiser" la réunion du grand conseil du Tahoeraa en vue d'influer sur le rapport de forces. Le microcosme est clairement en faveur de "Gaston iti" contre "Gaston Nui", tant il veut mettre le "vieux" au rencart.

Et pourtant, les jeux sont déjà faits à l'Assemblée : Gaston iti ne dispose plus de majorité, et ce, quelle que soit l'issue des divergences internes au Tahoeraa. En effet, Les voix de Gaston FLOSSE et d'Edouard FRITCH suffisent pour la bascule. Et il y en aura bien plus de deux...

Mais, tout à leur ardent désir de mettre Gaston Nui hors du jeu politique quitte à contredire leurs propos de la veille, les soitdisants esprits cartésiens oublient au passage quelques questions élémentaires :

  • Qu'ont voulu les polynésiens en 2004 ?
  • Qu'ont fait leurs représentants élus à l'Assemblée depuis cette date ?
  • Comment Gaston TONG SANG est-il arrivé à la fonction de Président du Pays ?
  • A-t-il la légitimité populaire pour être là où il est, ici et maintenant ?
  • Par qui est-il soutenu ?
  • A-t-il une majorité pour continuer sa tâche à cette fonction de Président , Première Institution du Pays et pivôt central de notre vie démocratique ?
  • Et surtout, que pense la moitié de la population qui n'avait pas du tout en tête cette perspective d'avoir Gaston TONG SANG comme Président un jour ?

Il n'est pas là question de compétences, de mode de gouvernance et de sagesse, mais de Légitimité. En quoi est-il plus légitime qu'une autre personnalité éminente de la société civile ? Pourquoi ne ferait-on pas, en poussant le raisonnement à l'extrême, un tirage au sort ? La folie s'est emparée de quelques représentants de l'Assemblée. Alors, à fou, fou et demi...

Non, la Légimité à cette fonction de Président procède de la volonté du Peuple. En Polynésie française, de par nos Institutions, le choix du Président du Pays est indirect. Le peuple sait pertinemment que c'est le leader de la liste qui gagne aux élections territoriales qui devient Président du Pays. Les représentants à l'Assemblée ne font qu'entériner ce choix "implicite". Ils savent qu'lls n'ont pas de marge de manoeuvre. En 2004, il n'y avait que deux possibilités : ou c'était oscar TEMARU ou c'était Gaston FLOSSE. Ce fut Oscar TEMARU par les voix de Nicole BOUTEAU et Philip SCHYLLE. Aujourd'hui, par diverses combinaisons qui ne sont pas à l'honneur de notre classe politique, on a Gaston TONG SANG à cette fonction ! Cherchez l'erreur !

Cette question de la légitimité est LA question centrale, car c'est la seule façon de respecter les électeurs polynésiens Et c'est aussi la seule façon de faire respecter les Institutions par ces mêmes électeurs. C'est en ce sens que la situation actuelle n'est pas saine. C'est en ce sens qu'il y a instabilité, voire explosion potentielle en germe.

Alors, la voie de la sagesse, c'est de ne pas trainer dans le retour aux urnes. Gaston Flosse envisage un nouveau positionnement et un virage stratégique, c'est de sa responsabilité. Le Tavini va se positionner : c'est de sa responsabilité. Que tous les autres partis politiques se positionnent clairement pour que les électeurs soient parfaitement éclairés. Mais seules de nouvelles élections apporteront une CLARIFICATION maintenant urgente. Ceux qui retardent ce processus prennent une lourde responsabilité devant l'Histoire et devant les Polynésiens.

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dimanche 22 juillet 2007

Semaine politique agitée à prévoir

Par lebop, dimanche 22 juillet 2007 à 12:05 :: Petite analyse

L'agitation du landerneau politico-médiatique local va redoubler cette semaine. Tout ce que le Pays compte de partisans du TSG ( Tout sauf Gaston) et du TSO ( Tout sauf Oscar), et encore plus, bien sûr, du "TSG-TSO" va se livrer à une campagne médiatique pour tuer dans l'oeuf la velléité d'accord historique entre les deux partis dominants de la scène politique locale. Tout y passera : éditos assassins, articles à sens unique, parole" filtrée" des lecteurs, sondages-bidons, micro-trottoirs, interviews de partis opposés à ce rapprochement et de personnalités médiatiques bien choisies...

On critique ceux qu'on appelait les "dinosaures de la politique" de rester figés dans leur "rente de situation politique", autonomie versus indépendance, et quand ils décident d'en sortir, on les critique aussi. Incompréhensible ....

Ces groupes de pression iront-ils jusqu'à demander la position des Eglises, Catholique et Protestante Maohie ? La seule qui vaille, en fait, car ce sont ces dernières qui sont en première ligne quand les polynésiens s'affrontent durement et on l'a vu dans le passé.Que penseront ces Eglises de cette éventuelle oeuvre de réconcilation majeure entre le peuple polynésien qu'elles ont vu si déchiré ces dernières années ? Wait and See, comme dirait l'autre.

Alors, les carpes et les lapins se mutiplieraient-ils comme des petits pains dans notre beau Pays ? Après Nicole BOUTEAU qui vôte pour Oscar Président du Pays, après les iliens du Tahoeraa qui s'allient à l'UPLD, après les UPLdiens Emile et Hiro qui s'allient à la plate-forme autonomiste, verrons-nous Oscar TEMARU et Gaston FLOSSE s'allier dans un Pacte signé en bonne et due forme ? Tout un conglomérat composite va tout faire et utiliser tous les moyens de pression pour faire exploser cette initiative révolutionnaire. Il en est ainsi de toutes les idées révolutionnaires jusqu'au jour où la révolution elle-même éclate un jour ou l'autre...

Et pourtant, pour qui sait prendre du recul et dominer ses premières émotions, cette initiative "fait sens". Une réconciliation de tous les polynésiens, quels qu'ils soient, quelles que soient leurs croyances, quelles que soient leurs convictions idéologiques et politiques ( que personne ne demande de renier), sur une feuille de route claire, balisée, qui engage sérieusement ceux qui les signent et qui devra être suivie scrupuleusement sous peine de graves troubles.

Le mot d'ordre est : "mobilisons nos talents et nos énergies pour notre Développement". Pour ce faire, les deux partis majoritaires - les urnes l'ont encore démontré récemment - s'entendent sur un partage équilibré du pouvoir selon des modalités discutées encore actuellement et sur une stratégie de développement à définir minutieusement, y compris avec toutes les forces vives du Pays.

Sur une période de 20 ans, il n'y aura plus de divisions inutiles qui ne font que brider toute marche en avant et les énergies pourront enfin se concentrer de manière pragmatique sur la réduction de notre énorme dépendance économique et financière. A l'issue de ces 20 ans, un premier rendez-vous sera pris sur le plan institutionnel. Et, à la lumière des résultats obtenus, chacun, avec ses convictions non reniées, se déterminera en conscience.

Ce n'est pas une vue de l'esprit : c'est ce qui fonctionne en Nouvelle-Calédonie. Certes, la Polynésie française n'est pas la Nouvelle-Calédonie. Et c'est bien pour celà que nos leaders et leurs collaborateurs devront identifier les modalités particulières d'une stratégie adaptée au Fenua qui reste à inventer.

Tel est l'enjeu et celà ne s'écrit pas sur un coin de table en cinq minutes. Et c'est pour cette raison que les procès en sorcellerie lancés par certains sont surprenants. Comme si une telle initiative pourrait rester secrète pour se concrétiser. Maintenant que cette hypothèse est rendue possible par les leaders et qu'un TAPU est levé, les cadres des deux partis peuvent discuter, négocier, trouver des compromis et aboutir à un consensus. Bref, il faut laisser du temps au temps.

Penser que tout celà se concrétisera à l'insu des citoyens est complètement ridicule. Le processus ne fait que débuter. Les leaders n'ont fait que lever le tapu et ont donné le feu vert pour aller plus loin. Il ne sert à rien, à ce stade de fantasmer ou de faire fantasmer les citoyens. "De la discussion peut jaillir la lumière". Encore faut-il laisser aux intéressés la possibilité de discuter, ce que certains, tout à leurs arrière-pensées, ne veulent absolument pas.

Oui, une semaine politique agitée est à prévoir.

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samedi 21 juillet 2007

Parahi e a feruri

Par lebop, samedi 21 juillet 2007 à 16:12 :: Petite analyse

Asseyons-nous et réfléchissons ! Le vent de panique qui souffle sur le tout-papeete bien pensant est proportionnel au tsunami politique provoqué par la rencontre entre Oscar TEMARU et Gaston FLOSSE. L'agencement bien ordonné, le jardin à la française, seulement troublé par le comportement volatil d'iliens sans scrupules, a volé en éclats.

Seule, une campagne de presse caricaturale menée par les journaleux du "TSG" ( Tout Sauf Gaston Nui...) essaie de sauver les meubles de tous les éclopés du suffrage universel que compte la Polynésie. "Deux contre tous" titraient aujourd'hui les Nouvelles. Bouh, fais-moi peur !

Deux titans contre tous les califes qui veulent être à la place du calife, tous les seconds couteaux qui ne leur arrivent pas à la cheville et qui n'ont jamais eu l'onction du suffrage universel. Car, que pèsent le Ia Mana te Nunaa et les Verts des deux Jacky qui font maintenant leurs congrès dans une cabine téléphonique tant ils ont de sympathisants, que valent le Here Ai'a et le Fetia Api, espèces en voie de disparition, que représentent les opportunistes iliens qui, eux, ont le droit de changer de bord et d'alliance quand celà leur chante ? Que vient faire le CEPF, instance professionnelle qui ne devrait pas se mêler de politique ? On pourrait continuer longtemps comme celà. Le consensus des mous, l'addition des faiblesses, le replatrage des éclopés du suffrage universel et l'addition des pommes et des mangues.... n'ont jamais fait une force.

Que Rautahi ou No Oe Te Nunaa veuillent récolter les dividendes de la zizanie interne au Tahoeraa, c'est de bonne guerre politicienne. Ces partis ne sont bons qu'à capter des voix autonomistes, tant ils sont incapables d'aller convaincre les électeurs du camp indépendantiste. Mais une fois qu'ils auront ramassé quelques miettes, on sera loin de la "rue michèle du pouvoir"...

Mais qu'on arrête de nous faire croire que c'est le combat des "gentils contre les méchants". Nous sommes quand même plus intelligents que çà, Messieurs et Mesdames PONTAROLLO, FORTUNET et consorts... Vous qui étiez pour la dissolution, il fut un temps, vous tournez casaque, tellement tourneboulés par la maestria politique de Gaston FLOSSE, votre ennemi juré ! Mais, une chose est sûre : vous ne comprendrez jamais rien à l'âme polynésienne sur le plan politique.

Oscar TEMARU, lui, a l'habitude de passer pour le méchant contre tous. Et seul contre tous, il a obtenu, après 30 ans de combat politique acharné, près de 40 % des suffrages des électeurs polynésiens. Et son charisme fait que les polynésiens qui le suivent le suivront comme un seul homme dans une nouvelle direction dès qu'il l'aura décidé. C'est celà, la réalité d'un Metua qui possède le charisme, bien loin du microcosme "petitpoliticien" de Papeete.

De même, du côté du Tahoeraa, même si Gaston TONG SANG ne suit pas les directives de ses instances dirigeantes et s'il y a "dommage collatéral", une très grosse partie des militants du Tahoeraa suivront leur Metua, leur général qui les a toujours conduit à la bataille avec plus de victoires que de défaites. Ils savent ce qu'ils lui doivent, ils connaissent sa puissance de travail, sa capacité à aller les convaincre un à un sur le terrain. Aucun homme politique polynésien ne lui arrive à la cheville sur ce plan là. Et la majorité des militants et responsables le suivront. Il n'y a aucune crainte sur ce plan là.

Les deux navires-amiraux du Fenua se rencontrent. Ils ont décidé de ne plus s'envoyer des boulets de canon. Ils parlementent. Ils apprendront à se connaitre et dépasseront les caricatures qu'ils se font les uns des autres. Ils pleureront de joie, feront la paix des braves et ils boiront le Kava de la paix. Et nous, nous serons heureux avec eux. Telle est la voie de la sagesse et ils nous ouvrent le chemin. L'Histoire est là et nos enfants et petits-enfants leur en seront reconnaissants d'avoir ouvert ce nouveau chemin plein de promesses. Et nos Metua pourront partir en paix avec l'amour de leur peuple avec eux.

Alors, lorsque la tempête médiatico-politicienne suscitée par ceux-là même que ce "RE-battage de cartes" gêne profondément, lorsque la première réaction épidermique des partisans des deux bords se calmera,lorsque les "petitspoliticiens" arrêteront d'aboyer pour ne pas perdre leurs os, les militants et sympathisants s'assoieront, écouteront leurs leaders et réfléchiront. Ils se diront : pourquoi pas ? Pourquoi s'entre-déchirer ? Est-ce que celà vaut la peine de s'étriper entre polynésiens ? Pour quels résultats ? Faisons la paix ! Réconcilions-nous ! Nous sommes tous des polynésiens et donc tous des frères et soeurs !

L'horizon s'ouvre les amis. Accueillons la bonne nouvelle.Alléluia ! Alléluia !

Alors, paix aux hommes de bonne volonté !

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vendredi 20 juillet 2007

Du constat à l'action

Par Noindep, vendredi 20 juillet 2007 à 20:20 :: Chroniques

On n’a pas fini de compter les nombreuses actions "brillantes" de nos politiques. Assoiffés par le vice du pouvoir, formatés par leurs idéologies respectives, c'est devenu au fil du temps un quotidien insoutenable et vicieux. Les slogans d'affichage que les quotidiens n'hésitent pas à caricaturer (voire extrapoler), démontrent avec quelle ferveur la politique passionne les foules. Cette nouvelle bataille meurtrière exalte la curiosité et met en avant avec quelle vélocité certains sont prêt à combattre pour exploser le coeur du pouvoir.

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I have a dream...

Par lebop, vendredi 20 juillet 2007 à 17:44 :: General

J'ai eu un rêve... Si enfin, nous sortions de la guerre civile larvée qui ne fait que monter depuis 10 ans et qui a atteint son paroxysme en 2004 ? Si on arrêtait dans nos familles et nos entreprises les clivages "politiques" qui nous font tant de mal au quotidien et qui neutralisent toute énergie créatrice ? Si on se concentrait sur l'essentiel, à savoir notre développement concret, plutôt que de se lancer des anathèmes qui ne font pas avancer le pays d'un iota ?

Pourquoi une moitié de la population se battrait contre l'autre, parce que des leaders à courte vue l'auraient décrété ? Faisons tous preuve de vision et de lucidité. Pouvons-nous continuer comme celà ? Ne gaspillons-nous pas notre énergie à nous faire des croche-pattes, à nous neutraliser, à nous invectiver, à nous insulter, à nous annihiler ?

L'un de nos leaders historiques, le Père de la Polynésie française de ces 20 dernières années, nous dit : "réconcilions-nous. Ne renonçons pas à ce que nous sommes les uns et les autres, mais mettons le Développement du Pays devant toute considération. Bâtissons tous une Polynésie moins dépendante économiquement et financièrement. Et si celà est effectivement le cas, décidons ensemble d'aller plus loin, si celà est possible et réaliste, par un scrutin d'auto-détermination pour accéder, éventuellement, à la pleine autonomie politique". Qu'y a-t-il de "mesquin", de "petit" dans cette vaste et généreuse ambition ?

Alors, les "Tout sauf Gaston FLOSSE" s'égosillent : " c'est pour virer Gaston TONG SANG". Croyez-vous qu'une telle personnalité politique au crépuscule de sa vie a besoin de s'accrocher au pouvoir pour le pouvoir ? Et si c'était parce qu'il voit bien, lui qui est au contact permanent de la population, que c'est là, la seule voie lucide d'un avenir pacifique pour notre Fenua ? Car, qu'on le veuille ou non, qu'on l'admire ou le déteste, Gaston FLOSSE est une personnalité politique de premier plan. Il a ses qualités et ses défauts, mais on ne pourra pas lui enlever son amour pour son peuple. Et si c'était cet amour qui lui dictait ce virage stratégique ? Et s'il voyait loin ?

Si effectivement, toute la population polynésienne se réconciliait à la suite de ses deux leaders charismatiques historiques ? Si cette fameuse "paix des braves" donnait de l'horizon et le l'oxygène à nos jeunes pour construire leur Pays ? Notre Pays.

My promise land... Peut être qu'effectivement la terre promise sera au bout.Un peuple réconcilié avec lui-même pourra enfin avancer sereinement sur la voie de son développement. Car l'enjeu du développement de notre Fenua est le seul véritable enjeu qui mérite qu'on retrousse nos manches tous ensemble. Le monde est dur. La Polynésie a besoin de tous ses enfants pour exister demain.

Alors sortons de nos visions étriquées et bornées. Je le dis en toute sincérité, car je fais un effort moi-même au regard de mes dizaines de billets précédents. La guerre idéologique, je sais faire. Mais pourquoi au bout du compte, si ce n'est continuer à dresser les uns contre les autres. Jusqu'où ? Jusqu'à quand ?

Non, saisissons cette proposition d'ALLIANCE, car elle peut être belle, si elle est effectivement sincère des deux côtés.

I have a dream !!!!!!!!

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jeudi 19 juillet 2007

Rien de suprenant

Par Noindep, jeudi 19 juillet 2007 à 20:36 :: General

La chute de G. Tong Sang n’étonne que ceux qui la racontent. Le consensus formé autour de l’homme ne faisait l’unanimité qu’à partir du moment où G. Tong Sang restait lui-même, c’est-à-dire l’homme naïf et discret, charismatique et malléable, autonomiste convaincu et bureaucrate. Des qualités insuffisantes pour se construire une carrière à la présidence qui donneraient aux autonomistes l’assurance de le tenir sous contrôle. G. Tong Sang n’avait pas idée de la précarité de son contrat, et qu’il n’était que le dernier rempart avant la collision entre autonomistes au carrefour Bruat.

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Rupture des sommets

Par Peter, jeudi 19 juillet 2007 à 00:13 :: General

Le Bop a résumé la situation assez brillamment (oui, on se jette des fleurs entre rédacteurs de Politita), nul besoin de s'étaler plus encore sur ce qui s'est passé, mais sur ce qui se passe. C'est déplorable et à déplorer que l'intérêt général soit devenu un vague principe et l'abnégation un mot à la définition hasardeuse ...

Il n'y a pas si longtemps, la politique faisait figure de match de foot, on assiste maintenant à des matchs de boxe. Bleu, vert, rouge, orange, peu importe la couleur, il s'agit de tirer la couverture (médiatique) à soi et de tirer dans les pattes de l'autre. Bien sûr, on ne jette pas le bébé avec l'eau du bain. Beaucoup ont la conscience du service public et une ambition forte, mais peu ont les épaules pour porter ce projet. Nous avons bien quelques noms, mais notre (pseudo)impartialité a été si durement acquise que nous vous laissons deviner ;)

Une partie de la population se dit fiu de ces ma'au qui ne pensent qu'au pouvoir. Une autre partie de la population gronde devant son poste de télévision, devant son journal ou devant la machine à café. Mais il y a une frange de la population qui n'attend qu'une chose: nettoyer tout ça. Nous, jeunes étudiants, présomptueux, gonflés à bloc par de l'idéalisme, de la naïveté et l'impétuosité de l'inexpérience, en avons marre de ces guéguerres de l'ancienne génération.

Place aux jeunes, laissez nous la place, laissez nous nous tromper, laissez nous nous faire critiquer par ceux que nous critiquons... Et puis si vous voulez pas, c'est pas grave, on se la fera, notre place ;)

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mercredi 18 juillet 2007

Rupture consommée

Par lebop, mercredi 18 juillet 2007 à 18:55 :: Petite analyse

Fin de l'épisode de la " Plate -forme - autonomiste - avec - Gaston -TONG -SANG - comme - Président - du - Pays". Le Tahoeraa Huiraatira a sifflé la fin de la partie. Une transition bancale qui aura duré un peu plus de six mois. Une partie de poker menteur sur le leadership du camp autonomiste qui s'écrase sur le mur des réalités politico-électorales et de l'échec des "combinazione".

Il était donc une fois des personnalités autonomistes, champions de la bascule, qui s'étaient alliés à Gaston TONG SANG pour arrêter l'aventure du gouvernement Taui. Condition du "deal" : Gaston TONG SANG, Président du Pays en lieu et place des principaux dirigeants du principal parti autonomiste, ceci pour mieux marginaliser ces derniers, mais dans un second temps. Une couloeuvre qui n'a jamais été digérée par les intéressés, surtout quand cette stratégie "ilienne" se combine avec des tactiques "tongsangiennes" de marginalisation progressive du Tahoeraa Huiraatira au sein de la majorité, parti dont se réclame pourtant le Président du Pays. Ou quand le fils veut "tuer" le père avec un certain machiavélisme....

La contestation du leadership flossien a même été interne, puisque Monsieur Gaston TONG SANG a adopté, non sans une certaine maestria, la tactique du "cheval de troie" pour tenter de "solidariser" le maximum de dirigeants du Tahoeraa sur sa stratégie d'éviction du "père". Tahoeraa "canal historique" contre "rénovateurs" pour reprendre la sémantique, largement caricaturale, de certains observateurs.

Outre la question du leadership, ou, plutôt, à cause de cette question du leadership, se posait aussi la question du "centre de gravité" de la majorité autonomiste. Il était clair, depuis quelques mois, que le Président TONG SANG n'avait d'yeux et d'oreilles que pour les "îliens", Rautahi, le Ai'a Api et, plus récemment le Fetia Api. Il écoutait tout le monde, sauf son parti qui avait eu le "mauvais goût" d'avoir encore à sa tête son dirigeant historique, Monsieur Gaston FLOSSE. Ce basculement progressif du centre de gravité devenait, jour après jour, trop criant. Et le Tahoeraa qui en avait "marre" d'être traité comme une "serpillère" en a tiré les conséquences. Viendra bientôt l'heure des règlements de comptes à OK Corral...

Entretemps, des élections sont passées par là et ont largement démontré la représentativité des deux partis dominants, à savoir le Tahoeraa Huiraatira et le Tavini Huiraatira. Le centre, encore dans les limbes, n'a pas émergé.

Voilà : l'heure de vérité est arrivée. Il faut solder les comptes. Il en est ainsi dans la lutte pour le pouvoir. Un pouvoir que l'on conquiert, pour, parait-il, "servir le peuple"....

Que se passera-t-il dans les jours et les semaines à venir ? Une intense crise interne au Tahoeraa, une majorité introuvable quelle que soit l'issue interne au Tahoeraa, et un Pays ingouvernable. Un retour aux urnes, qui sera demandé par les deux partis dominants du Pays, censés représenter plus de 75 % des électeurs, est incontournable dans quelques mois. C'est même la conclusion logique que devrait aussi tirer le Président du Pays, car il avait prévu ce cas de figure dans ses hypothèses les plus pessimistes.Le Président de la République, devant une belle unanimité prévisible, acquiescera.

Fin d'une transition atypique, et qui, pour cette raison même, ne pouvait durer. Où l'on reparlera encore des conditions de la légitimité du Président du Pays. La seule réponse est : celle que donne les urnes et une majorité claire à l'Assemblée de Polynésie française.

La roue tourne. Les dés sont jetés. Alea jacta est.

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dimanche 15 juillet 2007

Euro à son plus haut historique : quelle conséquence pour la Polynésie française ?

Par Pépé Tama, dimanche 15 juillet 2007 à 08:29 :: Petite analyse

L'euro a franchi pour la première fois 1,38 dollar vendredi 13 juillet. Du jamais vu depuis sa création en 1999. Dans une relative indifférence, l'euro est en train de devenir, avec la livre sterling, la devise la plus chère du monde. Il bat aussi tous les records vis-à-vis de l'unité de compte nippone.

Malgré une surévaluation qui avoisinerait globalement 10 % (jusqu'à 20 % face au dollar et même 30 % vis-à-vis du yen), selon Morgan Stanley, il est donc peu probable que l'euro rebrousse chemin dans les prochains mois. D'autant que le billet vert est aussi affaibli par l'ampleur du déficit commercial américain et le ralentissement de la croissance du fait de la crise de l'immobilier. Quant au yen, il fera encore l'objet d'un important carry trade (les investisseurs l'empruntent à taux presque nul et le placent dans des monnaies mieux rémunérées), ce qui entretiendra sa faiblesse.

S'il reste cher, l'euro devient-il, en raison du taux fixe et irrévocable qui lie notre franc CFP à la devise européenne, une menace sérieuse pour la croissance de la Polynésie française ? Il est clair que nos secteurs très exposés à l'exportation, le tourisme et la perle, notamment, risquent de souffrir. Ce sera le cas plus particulièrement de notre hotellerie internationale dont le coefficient de remplissage, à peine supérieur à 50 %, la rend déjà très fragile. En effet, nos grands hôtels ont peu de marge de manoeuvre pour absorber cette forte hausse de l'euro face au dollar et au yen, alors que ces deux pays sont des pays émetteurs de touristes essentiels pour notre destination. Après la haute saison, ce secteur d'activité risque de connaitre de sérieuses difficultés conjoncturelles.

En ce qui concerne la perliculture, là aussi les marges de manoeuvre sont faibles. Le prix moyen au gramme de la perle a connu un nouvel accès de faiblesse en 2006. La position de nos exportateurs vis à vis des grands négociants étrangers qui viennent faire leur emplettes à nos ventes aux enchères à Hong Kong est très inconfortable. Une nouvelle stratégie d'offre, par une meilleure segmentation et valorisation de nos produits perliers, ainsi que vers une diversification vers la bijouterie et la bijouterie fantaisie devient de plus en plus indispensable. Mais celle-ci mettra du temps à faire sentir ses effets, et dans l'intervalle, nos producteurs devront faire le dos rond.

On a coutume de dire que dans un pays structurellement importateur comme la Polynésie française, la hausse de l'euro vis à vis des autres devises est "tout bénéfice" pour le consommateur polynésien, car les prix des produits importés de ces pays baissent. Je reste dubitatif au jour d'aujourd'hui. Car avez-vous vu les prix des voitures nipponnes ou américaines baisser drastiquement ? Idem en ce qui concerne les prix des produits agricoles, agro-alimentaires ou des biens d'équipement. On a encore plutôt l'impression que nos importateurs en profitent pour accroitre leurs marges au lieu de répercuter la baisse mécanique des prix sur les consommateurs polynésiens.

Cette situation, ainsi que la hausse des cours du pétrole, nécessite à tout le moins une communication du gouvernement pour que les citoyens que nous sommes soient éclairés. L'étrange silence actuel sur ces questions doit donc être levé.

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samedi 14 juillet 2007

Wikipédia, Oscar TEMARU et Gaston FLOSSE : un cocktail détonnant !

Par lebop, samedi 14 juillet 2007 à 21:07 :: Petite analyse

L’ encyclopédie du Net est le 10e site le plus visité du monde. Au départ, une idée généreuse qui vise à mettre la connaissance en commun pour la rendre accessible à tous. Cependant, la célèbre encyclopédie gratuite sur Internet précise à l’entrée de son site : « Personne ne garantit la validité, ni l’exactitude, ni l’exhaustivité, ni la pertinence des informations contenues dans Wikipédia. » Celà peut se comprendre : les 172 millions de pionniers du savoir qui se rendent régulièrement sur Wikipédia peuvent y écrire, de façon anonyme, ce qu’ils veulent sur n’importe quel sujet, quelle que soit leur compétence.

Résultat : le territoire créé en 2001 par Jimmy Wales, un ancien courtier en Bourse originaire de l’Alabama, s'agrandit chaque jour de milliers d’articles, pour atteindre 1,5 million de pages en anglais et 420 000 dans la zone francophone. Sur le papier, Wikipédia a tout pour plaire. Une idée généreuse qui vise à mettre en commun la connaissance pour la rendre accessible à tous. Une oasis sans pub sur la Toile, et qui ne vit que grâce aux dons d’entreprises et de particuliers.

A Wikipédia, personne ne vous oblige à décliner votre identité. Vous voulez salir quelqu’un ? Rendez-vous dans un cybercafé et connectez-vous sur l’encyclopédie. C’est le dernier qui modifie le texte qui a raison. C'est d’autant plus fâcheux que sur Wikipédia les informations sont accrochées les unes derrière les autres sans souci de hiérarchisation.

L'objectivité et la neutralité sont revendiquées. Pourtant, lorsque l'on écrit sur un sujet, on fait forcément des choix qui entament la neutralité. Il y a par exemple 1 000 façons de raconter la vie de quelqu'un. Cette volonté de rester purement descriptif conduit à mettre sur un même plan l'essentiel et l'anecdotique. On aboutit souvent à un empilement de faits sans grille de lecture et les événements historiques, par exemple, risquent par conséquent d'être difficiles à interpréter. Risque auquel échappent en général les encyclopédies classiques, qui ont réfléchi au préalable à la façon de classifier les faits et de hiérarchiser les informations.

Illustration de ces propos ? Je vous engage vivement à consulter les articles consacrés à Oscar TEMARU et à Gaston FLOSSE. Tout internaute ignorant de la réalité politique polynésienne aura une bien drôle d'idée des personnalités politiques les plus emblématiques de notre Pays ! A ce stade, je ne peux que vous encourager à vous transformer en encyclopédiste, car la lecture de ces articles dans quelques mois n'en sera que plus amusante...

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A quand l'e-administration en Polynésie française ?

Par Pépé Tama, samedi 14 juillet 2007 à 05:17 :: General

Il y a un peu moins de 10 ans, l'administration polynésienne a découvert les joies d’Internet. Cependant, après un démarrage en fanfare avec le projet Metu@, mis en oeuvre lorsque la "nouvelle économie" était à la mode, il faut bien avouer que l'élan est retombé et que la légendaire inertie de l'administration a encore sévi.

Alors que la Polynésie française représente une superficie aussi vaste que l'Europe, avec cependant, 99 % d'océan pacifique parsemé de quelques dizaines d'iles habitées, l'administration polynésienne, toutes administrations confondues ( Etat,Pays, communes, CPS, établissements publics...) est tétanisée devant la "menace" que les nouvelles technologies font peser sur son pouvoir, tant elle est incapable de mettre à la disposition des usagers des services en ligne leur permettant de connaitre leurs droits, de recevoir leurs prestations, de faire connaitre les évolutions de leur statut et de s’assurer la transparence des marchés publics. Et, alors que d’autres administrations avancent très vite dans ces directions, comme celles des Etats-Unis, de Singapour, du Danemark ou de Bahreïn, qui vient de promettre une réduction de 90% de ses dépenses de fonctionnement, grâce à internet.

Le Gouvernement, du fait de l'instabilité des dernières années, a eu une "e-communication " erratique et inutilement coûteuse et se borne actuellement à une plate-forme présidentielle minimale. Quelques services administratifs ont mis en ligne des sites d'information, mais les avancées sont très lentes. Ainsi, par exemple, l’administration des impôts a enfin commencé à se mettre en ligne. Mais, de manière générale, combien de services peut-on recevoir en ligne, et, surtout, combien de services peut-on payer en ligne sans être obligé de se déplacer ?

Nos décideurs politiques se rendent-ils compte des millions d'heures et des centaines de millions de francs perdus par les "usagers" du service public depuis des années, à se déplacer de leurs iles et de leurs districts pour "remplir des papiers", satisfaire à des formalités de quelques minutes après quelques heures d'attente, à venir payer leurs impôts, a retirer un document d'état-civil, faire un duplicata d'un document officiel, réaliser une attestation officielle ? Où sont la télé-médecine et le télé-enseignement promis il y a quelques années ? etc,etc...

Non, "l'e-administration" n'est pas à l'ordre du jour en haut lieu. Ce n'est pas surprenant que le nombre de foyers connectés à internet progresse lentement. Le chiffre de 22.416 abonnés à internet en avril 2007 ne nous place pas parmi les pays-leaders dans le domaine de la diffusion de l'internet au sein de la population. C'est à croire que nos gouvernants craignent une croissance plus importante du nombre d'abonnés à internet,tant la petitesse et le coût du "tuyau" satellitaire leur donnent des frayeurs. Mais cette réalité n'est pas pas une excuse pour que nos administrations freinent des 4 fers pour se moderniser et offrir aux citoyens de telles avancées dans leur vie quotidienne à un coût raisonnable. Ne sont-elles pas au service du public ?

Alors, à quand une véritable stratégie d'administration électronique dans notre Pays ?

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vendredi 13 juillet 2007

L'exception Sarkozyenne !

Par Noindep, vendredi 13 juillet 2007 à 21:33 :: Politique France

Avant même sa mandature à l'UMP, il donnait déjà l'illusion du changement. Au sein de ses pairs notamment et mieux encore face à ses adversaires. La politique de droite, séculaire et prisonnière de l'histoire, ouvre cet été les chantiers d'un nouvel ordre. On isole les fortunés, mais, désormais, on les retient avec 50% du bouclier fiscal, on cautionne un système où les étudiants travaillent, mais sont désormais exclus de l'assiette imposable, on vit dans des institutions archaïques en passe d'être modernisées, on construit une Europe anorexique désormais guérie. Bref, on assiste à l'ère d'un nouveau modèle économico-social, la naissance d'une société décomplexée de son passé et qui désormais peut prétendre à éveiller la croissance.

Certes, d'autres projets suscitent moins d'euphorie : la condamnation des mineurs dès 16 ans, une auto-défense nucléarisée, un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, l'ingérence faite par Cécilia Sarkozy en Libye. C'est la maxime préférée du président : "c'est du donnant, donnant !". Bien entendu ces dossiers catastrophent la Gauche qui ne parvient pas à stopper l'hémorragie de son parti, les éléphants quittant le zoo de la comédie pour celui de la patrie. Le reproche fait à Jack Lang, à Dominique Strauss-Khan, à Hubert Védrine, à Bernard Kouchner nous laisse antipathiques. On comprend tous, à l'exception du PS, que les talents sont à Gauche et à Droite. La nomenclature qui partitionne la politique en bloc étanche est un attentat à la démocratie moderne. Les intellectuels de gauche le savent pertinemment et ceux qui décident d'en défendre la cause restent fidèles à leurs propres valeurs. Nicolas Sarkozy réussi avec brio à réunir la classe politique sur des dossiers, qui, depuis 30 ans, donnent du somnifère à notre croissance. Le courage politique qu'il opère donne de l'élan au moral des Européens convaincus qu'ils ont trouvé le Tony Blair qui ne les a jamais rejoint.

Si la politique reste son plus fidèle compagnon, l'économie par tutelle européenne lui donne des migraines. L'envolée continue de l'Euro face au dollar désormais à 1,38$ déprécie encore le solde extérieur, désavantageux pour toutes les multinationales exportatrices comme Airbus qui venait tout juste de se payer une gâterie historique au salon du Bourget. Devançant le géant de Seattle (de Chicago désormais), la firme toulousaine venait de signer son grand retour, peut-être médiatisé trop tôt.

Le dérapage de la TVA sociale n'a pas été favorable au président, puisque son gouvernement préconisait une augmentation de près de 5 points de la TVA, l'arsenal idéal pour tuer le pouvoir d'achat. Le manque de rigueur sur le terrain économique pourrait décridibiliser sa côte populaire forte de 68% d'opinions favorables, fragile, en somme, et articiellement construite par la dynamique de sa présence engagée au sein des affaires. N'oublions pas les secousses du déficit promis à être réduit d'ici 2010, désormais majoré de deux ans. Peut-être que l'ère de la campagne donnait du sens à son euphorie, et sans doute a t-il pris conscience que malgré son dynamisme singulier et sa volonté de combattre les fléaux bâtisseurs de notre exception, une certaine réalité "révolutionnaire" existe toujours dans les consciences de certains milieux comme l'éducation et le service public et que c'est ici que l'on attend tous son talent d'orateur et de rassembleur qu'il a tant voulu titrer en tête de ses affiches.

Reste donc au président de la République de convaincre ses partisans que le virage sec qu'il opère ne les emmènera pas dans la falaise financière, morale et populaire. Viendra la fin de l'été où étudiants, salariés et électeurs poseront les promesses de campagne sur le calque des réformes engagées. L'heure du verdict sur son exception aura sonné.

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Du Bon sens !

Par Noindep, vendredi 13 juillet 2007 à 20:23 :: General

Cette pilule est plus difficile à avaler pour le principal syndicat d'ATN, outré de l'attitude "euphorique" des médias à l’égard du scandale et d'une opinion lourde de préjugés. Au nom de la présomption d'innocence, nous ne mettrons personne sous la guillotine, pas même la moralité de la compagnie prise à feu et à sang que la presse nationale prend plaisir à titrer.

Face à cette vérité qui dérange c'est la place publique qui s'enflamme de ragots, de commérages, de diverses rumeurs et dont la curiosité légitime irrite l’avocat de la défense qui constate que lorsque la justice patine dans sa boue procédurière, c'est l'opinion qui titre ses propres sentiments.

Deux « ragots » qui reviennent :

  1. On parle souvent de cette consommation de stupéfiants défendue comme une consommation personnelle lors "des escales" et qui n'entre donc pas dans le cadre de leur activité professionnelle. Quelle importance, la consommation de stupéfiants est interdite, point barre !
  2. Les personnes accusées ont refusé de se présenter à la convocation disciplinaire interne à la compagnie pour être suspendues en attente du procès. Si elles n'ont rien à se reprocher, elles ne craignent rien ! Se sentent-elles (déjà) coupables ?

Il est vrai que l'on ne comprend pas pourquoi, sur ces deux points, la défense conteste, cela part du bon sens !

L'opinion reste pourtant tirée par une compassion innocente et une accusation stérile, et n'entend pas se substituer à la Justice, mais aimerait cependant que face à ces accusations moralement très fortes, les personnes mises en cause soient congédiées au nom du principe de précaution et pour sauver le peu de légitimité et de moralité que certains touristes prêtent encore à Air Tahiti Nui. C’est du bon sens !

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mercredi 11 juillet 2007

Avec confiance !

Par Noindep, mercredi 11 juillet 2007 à 19:40 :: General

Le succès de Gaston Tong Sang à Paris et des hommes qui composent sa délégation est à la fois rassurant et inquiétant. L’ensemble des projets composant ce mini « pacte de progrès » ne peut que réjouir les polynésiens qui prennent acte des efforts consentis par l’équipe gouvernementale pour archiver sans trop de douleur les années Temaru, mais aussi le pouvoir central qui cherche à réduire sa dépense générale et surtout au sein des collectivités d’outre-mer. La suppression à moyen terme de l’indexation des fonctionnaires, et la réduction immédiate à 35% pour les nouveaux élus de la fonction d’Etat abondent dans ce sens. Ceux qui ont cru que l’effort collectif demandé par le Président de la République ne traverserait pas nos frontières se sont fait des illusions.

Le premier à l’avoir compris est Gaston Tang Song lui-même qui pour la première fois de notre histoire veut rééquilibrer le change en faveur de la métropole en lui redonnant l’espoir que l’on est capable d’inverser les flux financiers de Papeete vers Paris. Les moyens pour y parvenir sont conséquents : vitrine écologique, pôle expatrié pour multinationales, paradis fiscal pour entreprises étrangères. Bref des mesures que l’on aurait déjà dû mettre en place depuis des années ! Croire à notre seule fibre touristique, empoisonnée aujourd’hui par le scandale ATN s’est révélé être une stratégie coûteuse et moyennement rentable.

Ce revirement de conscience qui ne plaît aucunement à la majorité locale soulève un terrible malaise de culture au sein des autonomistes. D’un côté les élus oranges qui ne veulent pas une inversion du flux financier, et, de l’autre, l’équipe Tong Sang prête à disculper l’identité de la Polynésie fichée comme « la profiteuse de la République », héritage acquis des gouvernements précédents. Il y va de soi que nous devons rompre avec cette image néfaste, et l’élan pris par G. Tong Sang brisera, sans doute à terme, le mythe de la Polynésie française, qui n’a de française que ses finances !

L’ère Flosse où quémander l’agent de l’Etat était une coutume rituelle s’oppose à l’action Tong Sang qui proscrit « l’assistance assistée » pour scruter les gaspillages et être au mieux une force de proposition vis à vis de la métropole. S’inspirer des méthodes du Président Sarkozy reste sans doute l’un des meilleurs choix pour orienter la Polynésie vers un avenir plus confiant, mais gare à ne pas négliger la consultation locale qui n’apprécie pas le snobisme que l’on peut avoir à leur égard. Le pouvoir qui élit est ici et non à Paris. Méfiance tout de même.

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Oscar TEMARU rejoint Jean-Marie LE PEN au rang des condamnés pour discrimination raciale au sein de la République

Par lebop, mercredi 11 juillet 2007 à 19:16 :: Brèves

Oscar Temaru, président du parti indépendantiste polynésien, Tavini huiraatira, a été condamné par le tribunal correctionnel de Papeete, pour discrimination raciale et à une peine d'amende de 500 000 Fcfp (environ 4202 euros).Ce jugement fait suite à une plainte déposée par un particulier consécutivement aux propos de M. Temaru, alors qu'il exerçait les fonctions de président de la Polynésie française, estimant que la Polynésie française serait envahi par des 'déchets' ("aiha" en reo maohi).

Politita s'est toujours élevé contre les propos xénophobes et racistes qui ont émaillé la malgouvernance temariste. Nous avons de même démontré que ces propos ne sont pas des dérapages isolés, mais font partie de l'essence même de l'idéologie de ce parti, faite d'exclusion et d'affirmation du monopole historique du "primo-occupant". La répétition de ces propos vise aussi à maintenir la mobilisation de la base radicale de ce parti, qui, malheureusement pour la cohabitation pacifique des ethnies au sein de notre petite communauté, est particulièrement xénophobe dans sa manière de penser et dans ses actes. Il s'agit de donner à cette base des gages d'orthodoxie dans le combat mené depuis l'existence de ce parti.

Par de nombreux aspects, le Tavini est un parti extrêmiste et protestaire qui a, toutes proportions gardées, de nombreux points communs avec le Front National. Il défend les "maohi de souche" contre l'invasion des "étrangers". Il s'oppose à ce qu'on "vole les emplois et les terres" des maohi. Il souhaite une immigration zéro et veut même restreindre le corps électoral en excluant certains métropolitains du droit de vôte.

Dans ce contexte, il est particulièrement incompréhensible que le Parti socialiste, qui a pourtant de grandes oreilles ici, soutienne le Tavini huiraatira et ait même une convention de partenariat avec ce dernier, alors qu'il s'oppose fermement en Métropole à l'idéologie xénophobe du Front National. Deux poids, deux mesures particulièrement surprenantes. Espérons que cette condamnation ouvre les yeux du Parti socialiste. Il en va de la crédibilité du premier parti d'opposition national de la République.

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mardi 10 juillet 2007

Du rêve aux réalités

Par lebop, mardi 10 juillet 2007 à 20:59 :: General

La mission du Président TONG SANG et de sa trop nombreuse délégation fait l'objet d'une communication intense et positive. "Mission réussie", "Estrosi, Alliot-Marie et Sarkozy à Tahiti dans quelques mois", " faire de la Polynésie française un centre d'excellence" ou "un véritable laboratoire du développement durable", "considérer la Polynésie française comme un terrain d'envol du savoir-faire français, de la technologie exportable dans le Pacifique".... Voilà des expressions généreuses qui incitent à l'optimisme et qui peuvent faire rêver les Polynésiens, notamment nos étudiants engagés dans des études poussées. Mais après les formules-chocs et les impératifs de la communication-marketing pour impressionner favorablement l'opinion, attention aux désillusions !

Car la réalité est moins brillante. Les énergies renouvelables ? Rappelons-nous l'Institut des Energies renouvelables du Pacifique Sud, créé sous l'impulsion du CEA et des autorités territoriales de l'époque. Les voitures nourries à l'huile de coprah, les gazogènes à la bourre de coco, les cellules photovoltaïques comme source d'énergie à des équipements ménagers... Des expériences de laboratoire qui ne sont jamais passées dans la réalité quotidienne ou, si elles l'ont été, se sont soldées par un fiasco pour cause d'absence de maintenance. Résultat : fermeture de l'Institut pour cause de fonctionnement budgétivore.

Idem pour le GIE Soler, en charge, entre autres, de la commercialisation de chauffe-eau solaires "made in fenua". Revendu à Total qui s'est chargé de noyer ce GIE au sein d'une filiale spécialisée pour mieux le faire disparaître.

La Polynésie, centre d'excellence de la recherche ? Rappelons-nous la belle époque du COP-CNEXO, devenu l'IFREMER, de l'élevage expérimental des crevettes, de l'aquaculture tous azimuths. Qu'en reste-t-il ? Rien ou presque. La technologie d'élevage des crevettes a été exportée avec succès par l'IFREMER dans le monde, en Nouvelle-Calédonie notamment, et avec force royalties. Elle s'est développée partout, sauf dans son lieu d'expérimentation, la Polynésie française. Résultat :notre aquaculture est moribonde et le centre de Vairao vivote à un point tel que l'IFREMER cherche à s'en débarrasser en le "refilant" au Pays.

Rappelons-nous l'école des sciences humaines de l'ORSTOM. Plus rien. L'IRD est devenu un prestataire de services qui monnaye à prix fort son expertise, recherche de "contrats rentables", ordonnée par le siège métropolitain, oblige.

Où en est la recherche au sein de l'Université de la Polynésie française ? A l'état embryonnaire. Quelques labos bricolent dans leur coin, sans que nous sachions très bien les retombées économiques et sociales pour la Polynésie française.

Quid de la recherche du Pays, à l'Intitut Mallardé, notamment ? Une recherche fonctionnarisée, déconnectée des réseaux nationaux et internationaux (l'épisode de la rupture avec l'Insitut Pasteur est encore dans les mémoires), budgétivore, dont on ne voit pas là aussi les retombées utiles pour la collectivité.

D'ailleurs, les activités économiques actuelles ont-elles été nourries par la recherche ? J'en doute fortement lorsque je constate que nous exportons essentiellement des matières premières ou des produits relativement peu transformés. La plupart du temps, ces activités ont été le fait d'initiatives privées et de quelques entrepreneurs pionniers. Dernier exemple en date : la climatisation par l'eau profonde a été initiée par un responsable hôtelier sans une aide quelconque des pouvoirs publics. Et nos dirigeants politiques, jusqu'à Jean-Louis BORLOO, se gargarisent de cette expérience pour laquelle ils n'y sont pour rien !

La réalité est là : l'Etat s'est désengagé de la recherche en Polynésie française et le Pays n'a pas su bâtir au jour d'aujourd'hui une recherche propre au Pays digne de ce nom. Les initiatives sont parcellaires, morcelées, confidentielles et malgré tout assez dépensières. Pour quels résultats tangibles ? Là est la vraie question.

Alors, toutes ces déclarations sont intéressantes. Elle peuvent être le signe d'un nouveau départ. Effectuons donc au préalable un vrai bilan, un vrai diagnostic. Clarifions les compétences statutaires des uns et des autres en matière de recherche. Bâtissons un partenariat équilibré Etat-Pays pour une recherche-développement efficace et qui nourrisse effectivement notre développement économique. Ne laissons pas nos quelques chercheurs épars s'enfermer dans leur tour d'ivoire avec le saupoudrage de quelques centaines de millions de francs de budget, et ce, sans système d'évaluation.

Oui, tout est à construire en matière de recherche. Gageons que le rêve amorcé par ces diverses déclarations tonitruantes devienne réalité. Il en va, là aussi, de l'avenir de notre Pays dans l'économie d'innovation du 21 è siècle.

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dimanche 8 juillet 2007

Contrat de Projets : peut mieux faire

Par lebop, dimanche 8 juillet 2007 à 11:19 :: General

Le Contrat de Projets fait couler beaucoup d’encre et c’est normal. Il s’agit là d’un acte contractuel important dans notre régime d’autonomie, car il concrétise le partenariat entre l’Etat et le Pays.

Cependant, on s’attarde beaucoup trop sur les questions de procédure, sur le nécessaire débat à l’Assemblée de Polynésie française et sur la nécessaire consultation du CESC. Certes, ces questions sont importantes. Le Président TONG SANG l’a d’ailleurs reconnu en acceptant de présenter son avant-projet au débat démocratique, reconnaissant ainsi implicitement le bien fondé des critiques du principal parti de la majorité. Mais là n’est pas l’essentiel.

A l’exception du Tahoeraa qui s’est inquiété du risque de cofinancement par le Pays d’actions relevant du financement étatique ou communal, et qui seul, a annoncé qu’il présentera un contre-projet, peu de voix se sont élevées pour envisager des alternatives ou des compléments au projet de Contrat. Pourtant, il y aurait beaucoup de choses à dire. Et j’espère que lors du débat qui va s’ouvrir, les élus de l’Assemblée et les représentants de la société civile sauront être au niveau des enjeux.

En effet, le résumé diffusé du contenu de ce document illustre le fait que le projet est quasi-exclusivement consacré à des actions d’infrastructure. Ce n’est pas que les infrastructures soient secondaires, bien au contraire. Elles assurent et accompagnent le développement économique et social du Pays. On peut simplement regretter que l’on ne se pose pas la question d’un nouveau mode de croissance pour le Pays.

Faut-il prolonger le régime de croissance actuel, l’infléchir légèrement ou commencer à mettre en œuvre un nouveau régime de croissance ?

Il faut croire que les services de la Présidence ont choisi la facilité en faisant le choix implicite de prolonger le mode de croissance que nous avons connu depuis des décennies. Dans le discours, on rejette l’assistanat, dans les actes, on demande l’assistance de l’Etat dans nos propres domaines de compétences. Certes, on peut compter sur la solidarité de l’Etat , et c’est normal dans un régime d’autonomie, mais il ne nous est pas interdit d’être créatif, novateur et imaginatif.

Or , lors des discussions avec Christian ESTROSI, le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, nos dirigeants ont paru être en décalage avec les nouvelles problématiques de la croissance en Métropole : modernisation de la fiscalité pour renforcer l’attractivité de la France et inciter au développement des entreprises, compétitivité de l’offre face à la concurrence des autres pays développés et des pays émergents, réforme de l’Université, articulation de la recherche-développement aux nouveaux besoins des consommateurs, promotion des énergies renouvelables dans le cadre d’une stratégie de développement durable, pôles de compétitivité, zones franches globales dans les départements d’Outre-Mer…

Ainsi, de nouvelles pistes sont étudiées ici et là. En Polynésie, rien de tel. Et pourtant, il serait plus aisé de convaincre les autorités de l’Etat avec une stratégie de développement claire et un cap ambitieux.

Que fait-on en faveur de notre pêche sinistrée ou de notre agriculture moribonde ? Comment rendre notre industrie touristique plus conquérante ? A-t-on identifié de nouvelles activités d’exportation ? Comment attirer de nouvelles activités de services ? Comment mieux exploiter le potentiel immense des technologies de l’information et de la communication ? Comment mieux adapter notre système bancaire et financier aux besoins de nos entreprises ? Comment aider de nouvelles « start up » polynésiennes ? Comment attirer à nouveau les investisseurs dans de nouvelles activités porteuses ? Telles sont quelques-unes des questions essentielles à mes yeux et qui nécessitent des réponses concrètes sous forme d’actions novatrices et imaginatives.

La concentration excessive de notre Gouvernement sur les infrastructures matérielles occulte donc la vraie question qui est celle de rebâtir un système productif compétitif dans un monde ouvert. La question de la production doit passer avant celle de la redistribution. Par exemple, construire des logements sociaux, c’est bien, mais sans croissance, c’est un éternel travail de sisyphe. Il vaut mieux définir et mettre en œuvre une stratégie de développement durable pour créer en faveur des polynésiens des emplois durables. Et cet emploi est encore le meilleur moyen pour chacun d’acquérir un logement sans assistanat outrancier de la collectivité.

Un rééquilibrage s’impose donc au sein de ce Contrat entre les actions d’infrastructure et les actions en faveur du développement des entreprises. Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons de la matière grise. A nous d’en faire bon usage en étant créatif et imaginatif. Car dans l’économie de l’innovation du 21è siècle, c’est ce qui fera la différence.

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jeudi 5 juillet 2007

Air Tahiti Nui : Chronique d'une faillite annoncée

Par Noindep, jeudi 5 juillet 2007 à 20:45 :: General

On ne change pas une équipe qui gagne. Vous ne pensez pas si bien dire. La tragi-comédie qui se joue dans les coulisses d'ATN mérite attention. Cette "affaire", hautement symbolique rationne encore la compagnie d'un possible équilibre cette année et nous donne la fausse impression qu'ATN vole dans un ciel clair. Avec près de 183 PNC (NDLR : Personnels Naviguants Commerciaux) dont 33 directement impliqués dans une affaire de drogue (d'Ice plus particulièrement) c'est un nouveau coup dur pour la compagnie,qui, face à la délinquance de son personnel se prive d'un avenir pourtant promis à la réussite. La légitimité de la compagnie ne tient qu'à un fil, à ces symboles qui la rendent crédible sur la scène nternationale comme les récompenses SkyTrax (le bon service à bord), les bons taux de remplissages, la notoriété de Tahiti et ses îles. Pourtant elle est tirée vers le bas par la précarité d'une gouvernance accablée par l'enlisement du politique dans sa gestion et une culture d'entreprise exempte de toute morale.

Au jeu du chat et à la souris, à celui d'une compagnie constituée partie civile qui poursuit 20% de ses propres employés pour trafic de drogue dure, on ne peut pas croire que l'on parle d'une société polynésienne ! On constate que depuis la dernière affaire où un de leurs pilotes comparaissait pour les mêmes faits, la compagnie n'a rien fait pour endiguer ce réseau qui s'étend bien au delà des frontières de son propre personnel et qui a fait de la compagnie au Tiare l'une des principales branches d'un trafic lucratif ! En plus du malaise financier, c'est un vrai marasme moral qui s'abat sur la compagnie dans laquelle plus aucune confiance n'existe.

Les solutions sont très minces. Je propose que :

  • Les PNC d'Air Tahiti Nui impliqués dans l'affaire soient traduits en justice pour trafic de stupéfiants et mise en danger d'autrui dans le cadre de leur activité professionnelle et participation à un réseau de stupéfiants assorti des peines maximales prévues. La compagnie devra les licencier pour faute professionnelle grave, sans aucune indemnité de licenciement et avec interdiction d'excercer au sein de toute compagnie aérienne et toute administration d'Etat et du territoire en Polynésie française.
  • Qu'une "cellule éthique et gouvernance" soit créée chez Air Tahiti Nui, qui serait une instance de contrôle interne pour renforcer les contrôles au sein du personnel navigant et qui s'occuperait également d'établir une gouvernance d'entreprise interdisant toute forme de "valse" à des postes clefs, pratique trop souvent usée par le pouvoir politique en place.

Sans preuve singulière et salutaire d'amélioration de sa gestion du personnel dans les mois à venir, Air Tahiti Nui risque de se voir privé de ciel, et Américain en premier, ce qui signerait définitivement la faillite de la compagnie et l'un des plus grands échecs de notre société.

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mercredi 4 juillet 2007

La fracture touristique

Par Noindep, mercredi 4 juillet 2007 à 11:15 :: General

Le tourisme est notre première richesse, et sans doute notre premier problème. L'intérêt que nous lui accordons évacue bien souvent l'énergie que nous devons lui apporter. En près de 15 ans nous n'avons pas su prendre l'initiative du risque, et l'objectif de 300 000 touristes restera un mythe et sans doute un échec de nos propres efforts.

L'offre touristique est bonne, malgré qu'une prééminence soit faite sur le marché haut de gamme. Le prix du billet l'atteste. Le tourisme polynésien se résume t-il à un tourisme de luxe ? On n'a pas fini de le démontrer, ni d'ailleurs de le critiquer, mais les solutions sont très minces, compte tenu de notre isolement géographique et du coût de la vie qui alourdit la notoriété de notre tourisme si unique, si peu accessible. On pensait avoir résolu le problème en créant la compagnie au Tiare, qui depuis 1998 nous apporte des touristes en masse. On peut dire que sa capacité à faire venir les touristes est potentiellement très forte, puisque c'est en éliminant la concurrence qu'elle se flatte de faire venir plus de 200 000 touristes par an. Seulement le canibalisme a eu raison de nos maux, celle de notre tourisme minoritaire en nombre et exponentiel en budget !

Il nous reste donc à comprendre pourquoi notre tourisme ne décolle pas, pourquoi les îles Fidji font 750 000 touristes et Hawaii 10 millions alors que nous, nous nous réjouissons lorsque le cap des 250 000 touristes est atteint ? Honte à nous de nous satisfaire d'un score si "minable", si dangereux pour nos finances, si catastrophique pour un pays qui mise tout sur son image alors qu'il est incapable de faire régner la loi dans les rangs de sa propre compagnie aérienne !

Reste donc à comprendre POURQUOI le tourisme ne décolle pas, pourquoi nous subissons cette fracture touristique à la fois discrète et fatale. Il s'agit là d'une question simple et toujours sans réponse.

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