Déroute de la gauche : mêmes causes, mêmes effets pour le Tavini

Par lebop • 12 June 2007

La gauche a donc perdu les élections présidentielles et les législatives. Si elle ne veut pas rester dans l’opposition pour le prochain quart de siècle, elle doit reconnaitre ouvertement sa lourde défaite et en tirer toutes les conséquences.Voilà ce que dit un homme de gauche, Jacques ATTALI. Et de poursuivre son diagnostic implacable.


“D’abord, les électeurs et les militants des partis de gauche doivent, dès le soir du second tour des législatives , avoir le courage d’écarter des responsabilités tous ceux de leurs dirigeants qui ont participé à cet échec, dont le peuple de gauche est la première victime : dirigeants des partis, candidats à l’élection présidentielle, animateurs de campagne, rédacteurs du programme, tous, malgré leurs qualités indéniables, ont échoué et doivent laisser leur place à d’autres. Quitte à revenir, plus tard, aux affaires, s’ils savent se nourrir d’une traversée du désert.

Ensuite, les militants socialistes doivent reconnaitre que tout était faux dans la stratégie mise en œuvre par leurs responsables depuis dix ans : le refus de débattre du fond, l’incapacité à reconnaitre les changements du monde, la crispation sur des enjeux dépassés, le maintien de rituels de partis devenus anachroniques, la confusion entre des discours contradictoires, l’absence de programmes présidentiels clairs et ancrés dans la modernité ; et enfin, ultime absurdité, après la défaite aux élections présidentielles, le refus de mener une campagne pour gagner les élections législatives.


Et voilà que ces dirigeants discrédités prétendent continuer comme avant. On les entend avec consternation débattre d’alliances sans parler de programmes, de postes sans réfléchir aux missions, de règlements de comptes sans bâtir des projets. Enfermés dans des schémas d’analyse et d’organisation dépassés, ils pérorent, insultent, invectivent, promettent. Comme s’ils avaient gagné. Comme s’ils étaient l’avenir”…..


Et ici, en Polynésie française ? Oscar TEMARU répète, tel un métronome, le même discours depuis 30 ans, quelle que soit l’évolution de la société polynésienne, les nouvelles aspirations de la jeunesse polynésienne ou les changements du monde. Son option indépendantiste est une mauvaise réponse aux vrais problèmes que nous devons résoudre : faible taux de croissance économique, compétitivité économique insuffisante, chômage élevé,niveau des prix élevés, notamment dans les archipels, coût du logement excessif, adaptation nécessaire de la protection sociale et du système de santé, échec scolaire, dégradation de l’environnement….

Lorsqu’il a été Président du Pays, Oscar TEMARU s’est enfermé dans des conceptions passéistes, il a lancé des anathèmes, il a voulu faire avancer sa cause indépendantiste au plan international. Mais sur nos vrais problèmes, il a fait preuve d’une totale incompétence et d’une absence coupable. Il a été incapable de définir et de mettre un programme économique et social digne de ce nom.

Réforme de la protection sociale avortée, accélération de l’inflation, investissements publics en panne,marasme de l’activité économique et des exportations, absence de dialogue social, ralentissement de la construction de logements sociaux, inertie face à l’ouverture du prochain hopital, arrêt des investissements éducatifs….C’est ainsi que les experts de l’institut de la statistique, qu’on ne peut soupçonner d’être partisans, affirment que “les trois dernières années de l’économie polynésienne n’ont pas été bonnes”. Dure évaluation de la gouvernance “taui”

Je pense donc que ce qui dit Jacques Attali de la gauche s’applique aussi au Tavini. Il serait temps que ce parti et son leader s’adaptent sérieusement aux nouvelles réalités du monde moderne et de la société polynésienne contemporaine. Comme pour le grand frère socialiste, une “refondation” est incontournable.

Commentaires

Par Maïto le 12 June 2007 at 20:57

Lebop : tu en demandes trop aux indépendantistes. Les faire sortir de leur confort intellectuel et leur dire qu’ils changent le refrain qu’ils nous chantent depuis 30 ans et qu’ils connaissent par coeur, c’est leur dire qu’il faut qu’ils se creusent les méninges. C’est leur dire de réfléchir à autre chose. Tu te rend compte de l’énormité du boulot que tu leur demandes ?

Non, non, c’est cool pour Oscar TEMARU. Il s’est fait une rente de situation, ou, comme on dit en marketing, il a trouvé son segment commercial( ” vendre l’indépendance”), tu ne vas pas croire qu’il va l’abandonner comme çà… Il y a plein de “coucous” qui sont prêts à reprendre le flambeau, du style “pousses-toi de là, que m’y mette”. Non, Oscar TEMARU doit occuper le terrain jusqu’au bout. C’est son créneau et son “crédo”.

Par Maïto le 12 June 2007 at 20:57

Lebop : tu en demandes trop aux indépendantistes. Les faire sortir de leur confort intellectuel et leur dire qu’ils changent le refrain qu’ils nous chantent depuis 30 ans et qu’ils connaissent par coeur, c’est leur dire qu’il faut qu’ils se creusent les méninges. C’est leur dire de réfléchir à autre chose. Tu te rend compte de l’énormité du boulot que tu leur demandes ?

Non, non, c’est cool pour Oscar TEMARU. Il s’est fait une rente de situation, ou, comme on dit en marketing, il a trouvé son segment commercial( ” vendre l’indépendance”), tu ne vas pas croire qu’il va l’abandonner comme çà… Il y a plein de “coucous” qui sont prêts à reprendre le flambeau, du style “pousses-toi de là, que m’y mette”. Non, Oscar TEMARU doit occuper le terrain jusqu’au bout. C’est son créneau et son “crédo”.

Par Terii le 12 June 2007 at 21:04

Je confirme ce que dit le maïto. C’est trop compliqué de changer, de se remettre en question. J’écoutais Oscar TEMARU hier soir sur TNTV. Il chantait, comme un vieux crooner, toujours le même refrain : Tahiti Nui, “accords”, compétences régaliennes, Rock Pidjot, dissolution… Il connait par coeur.

A croire que la politique, pour Oscar, c’est l’art de la répétition : il répète dans les réunions publiques, il répète à la télé, il répète à la radio, il répète aux Présidentielles, il répète aux législatives…. Comme on dit, la leçon est sue ! Et puis, peut être qu’à force de répèter, il va y croire lui-même. A moins que ce soit comme le cathéchisme chez les catholiques : à force de répéter, çà rentre de gré ou de force dans la tête des enfants.

Le taui, c’est pour les autres, pas pour lui.

Par Terii le 12 June 2007 at 21:04

Je confirme ce que dit le maïto. C’est trop compliqué de changer, de se remettre en question. J’écoutais Oscar TEMARU hier soir sur TNTV. Il chantait, comme un vieux crooner, toujours le même refrain : Tahiti Nui, “accords”, compétences régaliennes, Rock Pidjot, dissolution… Il connait par coeur.

A croire que la politique, pour Oscar, c’est l’art de la répétition : il répète dans les réunions publiques, il répète à la télé, il répète à la radio, il répète aux Présidentielles, il répète aux législatives…. Comme on dit, la leçon est sue ! Et puis, peut être qu’à force de répèter, il va y croire lui-même. A moins que ce soit comme le cathéchisme chez les catholiques : à force de répéter, çà rentre de gré ou de force dans la tête des enfants.

Le taui, c’est pour les autres, pas pour lui.

Par Pigeon voyageur le 12 June 2007 at 21:52

Il y a bien au sommet du PS deux stratégies discordantes pour le second tour : Mme Royal, qui pense à l’étape suivante de la rénovation, joue la carte de l’alliance avec le centre. M. Hollande, qui veut d’abord limiter les dégâts électoraux le 17 juin, privilégie les appels aux abstentionnistes, notamment à ceux qui avaient voté socialiste le 6 mai.

Ces deux stratégies illustrent cette dyarchie de fait qui s’est installée à la tête du PS, avec un premier secrétaire à la légitimité affaiblie par l’annonce de son départ et une candidate virtuelle à la direction du parti à la légitimité réelle aux yeux des militants, mais contestée par les éléphants. Il en résulte un spectacle désolant d’une scène socialiste en désordre, en quête de doctrine, de stratégie et de leadersphip. Le PS ne peut pas attendre son congrès de novembre 2008 pour engager son indispensable reconstruction.

Par Pigeon voyageur le 12 June 2007 at 21:52

Il y a bien au sommet du PS deux stratégies discordantes pour le second tour : Mme Royal, qui pense à l’étape suivante de la rénovation, joue la carte de l’alliance avec le centre. M. Hollande, qui veut d’abord limiter les dégâts électoraux le 17 juin, privilégie les appels aux abstentionnistes, notamment à ceux qui avaient voté socialiste le 6 mai.

Ces deux stratégies illustrent cette dyarchie de fait qui s’est installée à la tête du PS, avec un premier secrétaire à la légitimité affaiblie par l’annonce de son départ et une candidate virtuelle à la direction du parti à la légitimité réelle aux yeux des militants, mais contestée par les éléphants. Il en résulte un spectacle désolant d’une scène socialiste en désordre, en quête de doctrine, de stratégie et de leadersphip. Le PS ne peut pas attendre son congrès de novembre 2008 pour engager son indispensable reconstruction.

Par Pigeon voyageur le 12 June 2007 at 21:52

Il y a bien au sommet du PS deux stratégies discordantes pour le second tour : Mme Royal, qui pense à l’étape suivante de la rénovation, joue la carte de l’alliance avec le centre. M. Hollande, qui veut d’abord limiter les dégâts électoraux le 17 juin, privilégie les appels aux abstentionnistes, notamment à ceux qui avaient voté socialiste le 6 mai.

Ces deux stratégies illustrent cette dyarchie de fait qui s’est installée à la tête du PS, avec un premier secrétaire à la légitimité affaiblie par l’annonce de son départ et une candidate virtuelle à la direction du parti à la légitimité réelle aux yeux des militants, mais contestée par les éléphants. Il en résulte un spectacle désolant d’une scène socialiste en désordre, en quête de doctrine, de stratégie et de leadersphip. Le PS ne peut pas attendre son congrès de novembre 2008 pour engager son indispensable reconstruction.

Par François le 12 June 2007 at 21:59

Le Tavini a les mêmes maux que le PS et doit changer sa vision politique : la reconnaissance du monde réel contre les vertiges de l’utopie, notamment sur le plan institutionnel; l’engagement réformiste contre la culture de la radicalité ; la réconciliation avec le monde des entreprises plutôt que la défiance, comme on l’a vu lors de la gouvernance taui. Mais je doute qu’il y ait ce changement…

Par François le 12 June 2007 at 21:59

Le Tavini a les mêmes maux que le PS et doit changer sa vision politique : la reconnaissance du monde réel contre les vertiges de l’utopie, notamment sur le plan institutionnel; l’engagement réformiste contre la culture de la radicalité ; la réconciliation avec le monde des entreprises plutôt que la défiance, comme on l’a vu lors de la gouvernance taui. Mais je doute qu’il y ait ce changement…

Par Herenui le 12 June 2007 at 23:17

Déroute aussi pour le MODEM, le Ni-Ni de France, grand frère des “Ni-Ni” Bouteau ( en fait,n une fausse ni-ni puisqu’elle avait fait pencher la balance pour l’élection du Président du Pays Oscar TEMARU) et Béatrice VERNAUDON, pris en sandwich dans la bipolarisation. Le schéma est le même en Métropole et en Polynésie. Les Ni-Ni, faute de clarifier leur stratégie d’alliance, seront toujours entre le marteau et l’enclume. C’est vrai qu’être assis entre deux chaises, ce n’est jamais confortable.

Par hinanui le 14 June 2007 at 0:08

Herenui, bouteau et bayrou, c’est du pareil au même!

la priorité, c’est le pito! pas besoin de chercher plus loin!

ce qui explique leur dégringolade! A force de se croire les plus beaux, les plus propres !les plus sveltes , les plus intelligents et quoi encore? Se sont-ils au moins regarder au sens propre et au sens figuré! pas besoin de commentaires, c’est parlant rien qu’à les regarder et les écouter, cela en dit long sur les personnages!

Par Pigeon voyageur le 16 June 2007 at 12:29

Les projections réalisées depuis le premier tour par les instituts de sondage ne laissent présager aucun reflux susceptible de modifier vraiment la donne. Créditée de 394 à 463 sièges, la droite paraît assurée d’emporter une victoire historique. L’ampleur des fourchettes – de l’ordre de trente ou quarante sièges selon les instituts – ne représente qu’à peine 10% de ses élus potentiels.

L’enjeu est autrement plus important pour le PS : crédité, selon ces mêmes sondages, de 95 à 156 sièges, le premier parti d’opposition est dans l’incertitude au sujet de plus d’un tiers de ses députés virtuels, parmi lesquels plusieurs de ses figures nationales, comme Dominique Strauss-Kahn ou Arnaud Montebourg, menacés respectivement dans le Val-d’Oise et la Saône-et-Loire.

Dans le meilleur des cas, le PS peut espérer préserver, voire accroître légèrement ses effectifs actuels (141 députés et 8 apparentés). Mais il peut aussi redescendre à un étiage qui ne serait pas très éloigné de celui qu’il avait connu après la déroute des législatives de 1993, dont il était ressorti avec seulement 57 élus.

Par Pigeon voyageur le 16 June 2007 at 12:29

Les projections réalisées depuis le premier tour par les instituts de sondage ne laissent présager aucun reflux susceptible de modifier vraiment la donne. Créditée de 394 à 463 sièges, la droite paraît assurée d’emporter une victoire historique. L’ampleur des fourchettes – de l’ordre de trente ou quarante sièges selon les instituts – ne représente qu’à peine 10% de ses élus potentiels.

L’enjeu est autrement plus important pour le PS : crédité, selon ces mêmes sondages, de 95 à 156 sièges, le premier parti d’opposition est dans l’incertitude au sujet de plus d’un tiers de ses députés virtuels, parmi lesquels plusieurs de ses figures nationales, comme Dominique Strauss-Kahn ou Arnaud Montebourg, menacés respectivement dans le Val-d’Oise et la Saône-et-Loire.

Dans le meilleur des cas, le PS peut espérer préserver, voire accroître légèrement ses effectifs actuels (141 députés et 8 apparentés). Mais il peut aussi redescendre à un étiage qui ne serait pas très éloigné de celui qu’il avait connu après la déroute des législatives de 1993, dont il était ressorti avec seulement 57 élus.

Par Pigeon voyageur le 16 June 2007 at 12:29

Les projections réalisées depuis le premier tour par les instituts de sondage ne laissent présager aucun reflux susceptible de modifier vraiment la donne. Créditée de 394 à 463 sièges, la droite paraît assurée d’emporter une victoire historique. L’ampleur des fourchettes – de l’ordre de trente ou quarante sièges selon les instituts – ne représente qu’à peine 10% de ses élus potentiels.

L’enjeu est autrement plus important pour le PS : crédité, selon ces mêmes sondages, de 95 à 156 sièges, le premier parti d’opposition est dans l’incertitude au sujet de plus d’un tiers de ses députés virtuels, parmi lesquels plusieurs de ses figures nationales, comme Dominique Strauss-Kahn ou Arnaud Montebourg, menacés respectivement dans le Val-d’Oise et la Saône-et-Loire.

Dans le meilleur des cas, le PS peut espérer préserver, voire accroître légèrement ses effectifs actuels (141 députés et 8 apparentés). Mais il peut aussi redescendre à un étiage qui ne serait pas très éloigné de celui qu’il avait connu après la déroute des législatives de 1993, dont il était ressorti avec seulement 57 élus.

Par Francis le 16 June 2007 at 12:39

La défaite du PS en 2002 n’a été suivie par aucune rénovation idéologique de la gauche. A l’exception de l’année 2004 - où M. Hollande a bénéficié de trois victoires électorales (régionales, cantonales et européennes) et du succès de son référendum interne sur l’Europe -, le PS a été paralysé par la crise déclenchée par l’élimination de M. Jospin au second tour de la présidentielle de 2002.

Incapable de gérer son inexorable déclin, le PCF s’est replié sur lui-même. Les Verts se sont déchirés de plus belle. Si elle est confirmée, la vague bleue de 2007, même s’il y a un sursaut des abstentionnistes au deuxième tour, va de nouveau obliger chaque composante de la gauche à se reconstruire et à se rénover. Pour le PCF, y compris au niveau parlementaire, et pour les Verts, c’est leur survie qui est en jeu.
Pour le PS, il s’agira de refonder son leadership, sa doctrine et sa stratégie d’alliances. Mais quel que soit son nombre d’élus, il risque de souffrir de l’absence ou de l’insuffisance de la relève générationnelle si nécessaire à sa rénovation.

Par Francis le 16 June 2007 at 12:39

La défaite du PS en 2002 n’a été suivie par aucune rénovation idéologique de la gauche. A l’exception de l’année 2004 - où M. Hollande a bénéficié de trois victoires électorales (régionales, cantonales et européennes) et du succès de son référendum interne sur l’Europe -, le PS a été paralysé par la crise déclenchée par l’élimination de M. Jospin au second tour de la présidentielle de 2002.

Incapable de gérer son inexorable déclin, le PCF s’est replié sur lui-même. Les Verts se sont déchirés de plus belle. Si elle est confirmée, la vague bleue de 2007, même s’il y a un sursaut des abstentionnistes au deuxième tour, va de nouveau obliger chaque composante de la gauche à se reconstruire et à se rénover. Pour le PCF, y compris au niveau parlementaire, et pour les Verts, c’est leur survie qui est en jeu.
Pour le PS, il s’agira de refonder son leadership, sa doctrine et sa stratégie d’alliances. Mais quel que soit son nombre d’élus, il risque de souffrir de l’absence ou de l’insuffisance de la relève générationnelle si nécessaire à sa rénovation.

 

Qu'en pensez-vous ?

Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.

Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.

Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.

« VOTER VRAIMENT UTILE | Home | Augmentation de la TVA en 2009 »

+ commentés

Instrumentalisation et gain de temps

125 commentaire(s)

"Scandaleux !"

110 commentaire(s)

VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

108 commentaire(s)

Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

104 commentaire(s)

Ouvrons les yeux .

103 commentaire(s)