Très nette victoire de l'UMP au premier tour des législatives en Métropole
Par Pépé Tama, lundi 11 juin 2007 à 02:55 :: élections législatives 2007 :: #523 :: rss
La victoire de l'UMP et de ses alliés au premier tour des législatives est très nette. Cependant, l'ampleur de la "vague bleue" qui sortira des urnes au soir du second tour des élections législatives, dimanche 17 juin, reste à préciser. En effet, les projections en sièges réalisées par les instituts de sondage sont variables. Selon les cas, l'UMP et ses alliés sont crédités de 383 à 470 sièges (sur 577), tandis que le nombre potentiel d'élus de gauche oscillerait entre 60 et 185.
On peut cependant estimer, qu'in fine, au lendemain du second tour, la droite et ses alliés du centre dépasseront le seuil de 400 députés à l'Assemblée Nationale, contre une centaine ou un peu plus pour la gauche. Le bipartisme UMP-PS sort donc renforcé de ces élections, avec, bien sûr, un très net avantage pour l'UMP.
En recueillant 39,54 % des suffrages, l'UMP distance très nettement les autres formations : le PS n'a obtenu que 24,73 % des suffrages, le MoDem 7,76 %, tandis que le Front national et le PCF ont obtenu respectivement 4,70 % et 4,62 % des voix. Illustration révélatrice de cette très forte poussée de l'UMP, un nombre de 98 députés UMP et apparentés a déjà été élu.
Cette vague bleue est la suite logique de l'élection, il y a cinq semaines, de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.Les français ont voulu rester cohérents. Ils ont décidé de donner une large majorité au Président de la République.
Avec 39 % des suffrages exprimés, la gauche enregistre son plus mauvais résultat depuis le début de la Ve République.Certes, le Parti socialiste sauvera tant bien que mal les meubles lors du second tour et constituera la seule force d'opposition dans la future Assemblée. Mais, avec à peine 25 % des suffrages exprimés, il enregistre son score le plus faible depuis trente ans, exception faite du désastre de 1993 (19 %). Il ne peut pas compter sur ses alliés, le Parti Communiste, dont l'effondrement est confirmé, et les Verts, qui restent marginaux dans le paysage politique français.
Pour la gauche, tout est à réinventer : projet, programme et stratégie.
Commentaires
1. Le jeudi 14 juin 2007 à 22:03, par Pigeon voyageur
2. Le jeudi 14 juin 2007 à 22:05, par Modémodé
3. Le samedi 16 juin 2007 à 11:45, par Pigeon voyageur
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