Le "centre" polynésien : un objet volant non identifié
Le 2 juin 2007, le verdict des urnes a été sans appel. Il a confirmé la bipolarisation : le Tahoeraa et l’UPLD obtiennent à eux seuls 75,10% des suffrages exprimés. Les prétendants à la troisième voie, dits aussi du “Centre”, tous partis ou mouvements confondus,ont obtenu presque 25 % des suffrages exprimés, soit un électeur polynésien sur quatre.
Les forces dudit Centre polynésien se composent comme suit :
- Béatrice Vernaudon, qui n’avait aucun représentant à l’Ouest, obtient 9,57% des suffrages exprimés dans l’ensemble du pays;
- Jean-Christophe Bouissou et Emma Algan obtiennent 5,74% des suffrages exprimés dans l’ensemble du pays;
- Nicole Bouteau et Tamatoa Doom n’arrivent qu’à 4,99%;
- Les deux candidats du Fetia Api totalisent à peine 1,1% des suffrages exprimés;
- Aucun des autres candidats n’arrive à 1%.
Relevons la particularité de la candidature de Madame Béatrice VERNAUDON, qui était véritablement, dans une situation de candidate “au-dessus des partis”, puisqu’elle était soutenue par un vrai parti constitué, le Ai’a Api et par une grande partie du parti des iliens.Le caractère composite de ce mouvement crée lui-même une difficulté, car chaque parti, maintenant que les législatives sont passées, va “reprendre ses billes”, ne serait-ce que pour préparer les municipales et les territoriales.Le Ai’a Api a déjà annoncé la couleur en soutenant clairement Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS pour le second tour, contrariant la consigne de “liberté de vôte “, c’est à dire de “Ni-Ni”, de Béatrice VERNAUDON…
- Première question : peut-on placer tous ces partis dans la troisième voie, alors que, par exemple, le Ai’a Api, dont on ne mesure plus tellement le poids électoral, est bien ancré dans le paysage politique polynésien avec son leader Emile VERNAUDON ?
- Deuxième question : quel est le dénominateur commun de ces partis ou mouvements en ce qui concerne leur programme politique ?
- Troisième question : quid du leadership au sein de ce Centre ? Le premier tour de ces législatives a eu l’intérêt de fixer le poids relatif de certains de ces leaders au sein de l’électorat polynésien, à l’exception notable d’Emile VERNAUDON et du parti des iliens. Cependant, comment départager Béatrice VERNAUDON, Jean-Christophe BOUISSOU et Nicole BOUTEAU ?
Question subsidaire : à supposer que ces personnalités s’accordent sur une ligne politique, un programme commun et une stratégie d’alliance à l’égard de la force autonomiste principale qu’est le Tahoeraa, ce qui est loin d’être évident au jour d’aujourd’hui, s’accorderont-elles, ces personnalités, sur le leadership ? Une tierce personne, comme Gaston TONG SANG, en cas de rupture de ban du Tahoeraa, pourrait-elle faire consensus ?
Voilà déjà quelques questions redoutables.Au regard du deuxième tour des législatives, la question la plus redoutable, immédiatement, est la stratégie d’alliance à adopter entre les deux forces “bipolaires” et structurées. Si, comme l’indique Béatrice VERNAUDON, dans son entretien aux Nouvelles aujourd’hui, le Centre est un “rassemblement d’autonomistes modérés”, pourquoi une telle différence d’appréciation entre le duo Béatrice VERNAUDON- Nicole BOUTEAU, qui se situent dans une posture “Ni-Ni”,et les autres “autonomistes modérés” qui se positionnent dans un soutien aux candidats autonomistes investis par le Tahoeraa et l’UMP ?
Se reconstitue, en fait, la même ligne de clivage qu’aux dernières territoriales qui avaient vu des autonomistes, d’un côté, et des candidats “Ni-Ni” du Fetia Api et du No Oe Te Nunaa, de l’autre ( un positionnement qui, entre parenthèses, n’a pas réussi au Fetia Api, puisque ce parti est complètement laminé). Le résultat en a été l’arrivée des indépendantistes au pouvoir…
Est ce à dire que la clarification recherchée n’est pas au rendez-vous et qu’on en est toujours au même point ? J’ai tendance à le croire, à la nuance près que le problème s’est déplacé au sein du centre. L’absence de logique républicaine ou de solidarité autonomiste de Béatrice VERNAUDON et de Nicole BOUTEAU risque de laisser des traces après les législatives, surtout, si, par malheur, l’un des candidats indépendantistes bat l’un des candidats autonomistes au second tour. L’enjeu est, certes moins important qu’aux territoriales, mais sa signification symbolique sera très importante.
Pourquoi un rassemblement républicain, semblable, toutes proportions gardées, à celui qui a rassemblé, en Métropole, tous les partis républicains face au Front National aux élections présidentielles en 2002, n’a -t-il pas lieu pour ce second tour des Législatives ? La balle est dans le camp de Béatrice VERNAUDON et Nicole BOUTEAU…
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Commentaires
Très bonne analyse, lebop. Je voudrais juste la compléter sur un point : même si on ne connait pas le poids électoral du Ai’a Api, qui a préféré soutenir Béatrice VERNAUDON à ces législatives, je ne pense pas qu’Emile VERNAUDON ou un(e) futur(e) leader du Ai’a Api (pour cause de jugement d’Emile) s’exclue de la course au leadership de ce Centre. A moins que l’on considère que ce parti ne soit pas un parti du centre, mais un parti populiste dont l’avenir est derrière lui….
Une chose est sûre. Emile VERNAUDON a appelé clairement à soutenir au second tour Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS. Ce n’est pas comme Béatrice VERNAUDON qui, en n’étant pas claire, jette le trouble dans l’électorat autonomiste. Pourtant, si elle se dit “autonomiste modérée”, elle ne devrait pas hésiter un seul instant. Sous prétexte de refuser la bipolarisation, elle cautionne implicitement l’idéologie indépendantiste, la vision séparatiste, les dérapages xénophobes, les déclarations radicales d’Oscar TEMARU… Bref, elle cautionne le fait que le Tavini ne soit pas un parti républicain…. C’est extrêmement grave pour une autonomiste modérée de mettre comme ça, sur le même pied d’égalité, un parti autonomiste dont elle a fait partie encore récemment, et un mouvement qui exècre l’autonomie.
A tout le moins, Béatrice VERNAUDON, quelque soient ses ressentiments personnels, devrait estimer que, dans des circonstances importantes, entre deux maux il faut choisir le moindre. Sa consigne de liberté de vôte est, dans ce sens, incompréhensible.
Une chose est sûre. Emile VERNAUDON a appelé clairement à soutenir au second tour Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS. Ce n’est pas comme Béatrice VERNAUDON qui, en n’étant pas claire, jette le trouble dans l’électorat autonomiste. Pourtant, si elle se dit “autonomiste modérée”, elle ne devrait pas hésiter un seul instant. Sous prétexte de refuser la bipolarisation, elle cautionne implicitement l’idéologie indépendantiste, la vision séparatiste, les dérapages xénophobes, les déclarations radicales d’Oscar TEMARU… Bref, elle cautionne le fait que le Tavini ne soit pas un parti républicain…. C’est extrêmement grave pour une autonomiste modérée de mettre comme ça, sur le même pied d’égalité, un parti autonomiste dont elle a fait partie encore récemment, et un mouvement qui exècre l’autonomie.
A tout le moins, Béatrice VERNAUDON, quelque soient ses ressentiments personnels, devrait estimer que, dans des circonstances importantes, entre deux maux il faut choisir le moindre. Sa consigne de liberté de vôte est, dans ce sens, incompréhensible.
Est-on si sûr que Béatrice VERNAUDON peut prétendre au leadership de ce Centre polynésien, si ce dernier voit le jour ? Car, lors de ces élections législatives, on n’a pas pu mesurer son poids électoral personnel. Elle a obtenu l’appui de partis qui, lors des prochaines élections territoriales notamment, voudront avoir leurs propres élus, qui, aux Marquises, qui aux Tuamotus, qui à Tahiti…
Je vois mal le Ai’a Api d’Emile VERNAUDON, le parti des ilens, Benoît KAUTAI, le Taatira Polynesia… “prêter” leurs voix à Béatrice VERNAUDON … A Tahiti, je crois que pour avoir un siège à l’Assemblée de Polynésie française, il faut avoir un minimum de 5000 voix… Je vois mal un parti comme le Ai’a Api faire un “cadeau” de 5000 voix comme celà, à Béatrice VERNAUDON. Ce sont les gens qui militent au sein de ce parti depuis longtemps qui risquent de faire la tête.
Paradoxalement, je dis donc que ces élections législatives n’ont pas du tout clarifié la représentativité réelle de Béatrice VERNAUDON dans l’électorat.
Est-on si sûr que Béatrice VERNAUDON peut prétendre au leadership de ce Centre polynésien, si ce dernier voit le jour ? Car, lors de ces élections législatives, on n’a pas pu mesurer son poids électoral personnel. Elle a obtenu l’appui de partis qui, lors des prochaines élections territoriales notamment, voudront avoir leurs propres élus, qui, aux Marquises, qui aux Tuamotus, qui à Tahiti…
Je vois mal le Ai’a Api d’Emile VERNAUDON, le parti des ilens, Benoît KAUTAI, le Taatira Polynesia… “prêter” leurs voix à Béatrice VERNAUDON … A Tahiti, je crois que pour avoir un siège à l’Assemblée de Polynésie française, il faut avoir un minimum de 5000 voix… Je vois mal un parti comme le Ai’a Api faire un “cadeau” de 5000 voix comme celà, à Béatrice VERNAUDON. Ce sont les gens qui militent au sein de ce parti depuis longtemps qui risquent de faire la tête.
Paradoxalement, je dis donc que ces élections législatives n’ont pas du tout clarifié la représentativité réelle de Béatrice VERNAUDON dans l’électorat.
C’est sûr qu’il faut défalquer les voix du Ai’a Api, des iliens, du taatira du score fait par Béatrice VERNAUDON. Alors, après, que reste-t-il ? Béatrice VERNAUDON, combien de divisions, comme dirait l’autre ? Un potentiel à Pirae de l’ordre d’un miller de voix, peut être… quoique que les personnes qui ont vôté pour elle au premier tour, savaient qu’il y aurait un second tour. Ils savaient qu’ils pouvaient exprimer leur préférence au premier tour sans trop de risques…. On pourrait penser qu’Edouard FRITCH, s’il était le candidat député aurait fait un bien meilleur score que celui réalisé par Bruno SANDRAS… Et comme on le dit toujours, il ne faut pas comparer trop vite les résultats de différents types d’élections. Pour les municipales, le réflexe du vôte pour un bon maire est très fort. Pour les territoriales, le réflexe de vôter pour un parti structuré est puissant…
Une chose est claire, les électeurs de Pirae ont voté massivement pour Nicolas SARKOZY aux Présidentielles. Ils voteront donc massivement pour le candidat UMP Bruno SANDRAS au second tour. Toute la question sera de les mobiliser pour aller vôter au second tour.
C’est sûr qu’il faut défalquer les voix du Ai’a Api, des iliens, du taatira du score fait par Béatrice VERNAUDON. Alors, après, que reste-t-il ? Béatrice VERNAUDON, combien de divisions, comme dirait l’autre ? Un potentiel à Pirae de l’ordre d’un miller de voix, peut être… quoique que les personnes qui ont vôté pour elle au premier tour, savaient qu’il y aurait un second tour. Ils savaient qu’ils pouvaient exprimer leur préférence au premier tour sans trop de risques…. On pourrait penser qu’Edouard FRITCH, s’il était le candidat député aurait fait un bien meilleur score que celui réalisé par Bruno SANDRAS… Et comme on le dit toujours, il ne faut pas comparer trop vite les résultats de différents types d’élections. Pour les municipales, le réflexe du vôte pour un bon maire est très fort. Pour les territoriales, le réflexe de vôter pour un parti structuré est puissant…
Une chose est claire, les électeurs de Pirae ont voté massivement pour Nicolas SARKOZY aux Présidentielles. Ils voteront donc massivement pour le candidat UMP Bruno SANDRAS au second tour. Toute la question sera de les mobiliser pour aller vôter au second tour.
J’avoue que j’ai eu du mal à percevoir le programme politique de tous ces partis dits du Centre. Tout celà donnait l’impression d’un “tifaifai” bricolé. Chacun y allait de ses deux ou trois idées-forces, plus ou moins réalistes, plus ou moins générales, de mesures éparses, en général non chiffrées, aux contours mal identifiés ( ex : le conseil des archipels : quelle organisation ? quelle composition ? quels pouvoirs ou compétences ? quelle articulation avec les autres institutiions du Pays ? Quel budget ? Quelles ressources ? quel coût de fonctionnement ?….), des thèmes généraux tels que le développement durable, le “partage”, la “justice sociale” sans que l’on sache ce qu’on met de précis derrière ces mots…
Je pense donc qu’il y a encore du chemin avant que tout ce beau monde s’accorde et que l’on ait un programme du centre digne de ce nom.
Il ne faut pas se faire d’illusions : si, à cause de Béatrice VERNAUDON et Nicole BOUTEAU, des électeurs autonomistes votent pour des candidats UPLD qui leur font la danse du ventre ou qui font la danse du ventre devant Béatrice VERNAUDON et Nicole BOUTEAU ( comme lors des territoriales pour BOUTEAU…), Oscar TEMARU va les compter comme des électeurs qui veulent l’indépendance, puisque son discours lors du débat télévisé a été on ne peut plus clair.
A cause de Béatrice VERNAUDON et Nicole BOUTEAU qui se disent “autonomistes modérés” ( qu’est ce que celà veut dire d’ailleurs ?), ces électeurs floués vont être les dindons de la farce. Des attitudes ambigües de ces deux personnalités troublent inutilement l’électorat autonomiste. Il y a des circonstances où il ne faut pas tortiller du c..l. Il faut être clair, surtout que rien n’empêche que les discussions sur le programme du centre continuent, bien au contraire.
Une position unanime du centre sur le soutien à un candidat autonomiste face à un candidat indépendantiste est le plus petit dénominateur commun. Celà devrait même être un point central d’accord entre tous les autonomistes pour certaines échéances futures ou éventuelles (législatives, présidentielles ou éventuel référendum d’auto détermination..). La problématique pour les communales ou les territoriales est différente, car chacun peut, à la limite, garder son individualité du fait du mode de scrutin ( mais un rassemblement est, bien sûr, toujours préférable).
Il est étonnant qu’aucun commentateur digne de ce nom n’ait effectué une comparaison du premier tour des élections législatives de 2007 avec celles de 2002. On a simplement rappelé que, contrairement à 2002, les candidats du Tahoeraa n’ont pas été élus au premier tour. Mais en ce qui concerne la troisième voie, on peut faire les constats suivants : Sur la côte ouest, la candidate du fetia Api ( Marie-Laure VANIZETTE) avait recueilli 16,2 % des suffrages exprimés. Sur la côte est, Arsène Tuairau, du Fetia Api avait recueilli 25,1 % des voix et Emile Vernaudon avait obtenu 18,6% des voix.
On a confirmation que le Fetia Api est en pleine déconfiture.
Mais ce qui est plus remarquable, on remarque que les voix dites du centre ( Fetia api, Ai’a Api) sont largement supérieures à 20 % en 2002. Alors, moi, je veux bien qu’on dise que le centre a progressé en 2007, mais,dans les chiffres, je constate le contraire.
Rappelons en effet que le Ai’a Api soutenait Béatrice VERNAUDON cette fois ci. D’ailleurs, on peut se poser des questions sur l’apport effectif de voix de béatrice VERNAUDON, ou alors, autre hypothèse, le Ai’a Api est, lui aussi, en pleine déconfiture…
Que les commentateurs, au lieu de dire n’importe quoi, fassent des analyses objectives…
Nicolas SARKOZY et "la présidentialisation du régime"
Le résultat des législatives va permettre à M. Sarkozy d’obtenir une évolution vers un renforcement du pouvoir exécutif
« une nouvelle rédaction de la Constitution devrait prévoir que le Premier ministre coordonne l’action du gouvernement alors que le texte actuel dispose qu’il la dirige »
Source : http://www.u-m-p.org/site/index….
Quel rôle pour le parlement ?
« ce n’est pas à l’Assemblée nationale que se prendront les décisions, mais, plus que jamais, à l’Elysée. » cococi.mon-blog.org/index…
La proportionnelle pour les législatives doit en être la conséquence.
La France métropolitaine semble souhaiter changer de régime.
Pour ma part je préfère le principe de séparation des pouvoirs de Montesquieu et la représentativité du peuple dans les assemblées.
Faudrait-il, pour qu’il y ait plus d’équilibre au sein de l’assemblée nationale, que l’"UMP appelle les électeurs à voter en masse pour la gauche au deuxième tour?
N’y a-t-il pas plus expressif que les suffrages actuels?
pourquoi donner à la gauche des sièges qui ne sont pas souhaités, finalement par l’electorat?
la presse est le contre pouvoir, en démocratie: le rôle de la presse est d’entretenir l’esprit critique, de faire vivre une opposition qui est actuellement majoritairement rejetée.
En Polynésie, la presse est malheureusement sous le joug des amitiés locales et ne représente pas le contre poids démocratique nécessaire.
Je ne suis pas convaincu que la proportionnelle pour les législatives soit forcément démocratique.
La véritable erreur fut de mettre les élections legislatives à 15 JOURS DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE;
GRANDE ET EDIFIANTE DECISION DE LIONEL JOSPIN!
Personnellement, je ne comprend pas trop ce que veut dire le terme “autonomistes modérés” utilisé par Béatrice VENAUDON. J’espère que celà ne veut pas dire “autonomistes mous”… Ou alors, y aurait-il des “autonomistes radicaux” ? . En quoi ces différents types d’autonomistes se différencient-ils ? Par le programme ? Mais justement, il est difficile de se faire une opinion, car je n’ai pas lu de programme actualisé digne de ce nom de la part de chacune des familles politiques autonomistes.
Il serait peut être urgent que chacun s’y mette pour qu’on voit les points de convergence et les points de divergence. Pour l’heure, seul le parti Rautahi a annoncé qu’il allait publier et diffuser son programme.
Personnellement, je ne comprend pas trop ce que veut dire le terme “autonomistes modérés” utilisé par Béatrice VENAUDON. J’espère que celà ne veut pas dire “autonomistes mous”… Ou alors, y aurait-il des “autonomistes radicaux” ? . En quoi ces différents types d’autonomistes se différencient-ils ? Par le programme ? Mais justement, il est difficile de se faire une opinion, car je n’ai pas lu de programme actualisé digne de ce nom de la part de chacune des familles politiques autonomistes.
Il serait peut être urgent que chacun s’y mette pour qu’on voit les points de convergence et les points de divergence. Pour l’heure, seul le parti Rautahi a annoncé qu’il allait publier et diffuser son programme.
Personnellement, je ne comprend pas trop ce que veut dire le terme “autonomistes modérés” utilisé par Béatrice VENAUDON. J’espère que celà ne veut pas dire “autonomistes mous”… Ou alors, y aurait-il des “autonomistes radicaux” ? . En quoi ces différents types d’autonomistes se différencient-ils ? Par le programme ? Mais justement, il est difficile de se faire une opinion, car je n’ai pas lu de programme actualisé digne de ce nom de la part de chacune des familles politiques autonomistes.
Il serait peut être urgent que chacun s’y mette pour qu’on voit les points de convergence et les points de divergence. Pour l’heure, seul le parti Rautahi a annoncé qu’il allait publier et diffuser son programme.
Le syndrome Bayrou vu par le Te Avei’a :
Pendant quelques jours, la Polynésie française a souffert du syndrome Bayrou, ce comportement politique nouveau qui voudrait qu’un battu du suffrage universel impose son jeu, son tempo voire sa vision politique à ceux que les électeurs ont choisis pour la confrontation du second tour ! Ainsi a-t-on assisté, médusé, à la demande surréaliste d’une Béatrice Vernaudon, appelant M. Frébault, arrivé deuxième dans la circonscription EST, à se désister en sa faveur ! Ainsi a-t-on entendu Nicole Bouteau exiger des candidats Tahoeraa et UPLD une allégeance à sa « vision politique » !
Dans sa stratégie personnelle dans le cadre des échéances de 2012, François Bayrou a réussi à perturber la première semaine de l’entre-deux tours de la présidentielle. Mais au moins pouvait-on espérer que cet « apport au débat, aussi inopportun qu’incongru qu’il fût, contribuerait à éclairer le jugement des français. Au niveau local, le comportement des deux « têtes de liste » des sondages de « popularité » n’a aucune légitimité, à moins que celles-ci ne considèrent comme normal que des minorités puissent imposer leur loi au plus grand nombre ? Auquel cas on comprendrait mieux le positionnement « Ni-Ni » aux forts relents d’une IVème République affairiste et impuissante, quand les petits partis faisaient et défaisaient les majorités pour mieux profiter du système.
Mme Vernaudon et Mme Bouteau ont le droit d’avoir des convictions statutaires à géométrie variable. Elles ont le droit de faire le jeu objectif du Tavini. Mais elles n’ont pas le droit de mentir aux citoyens de ce Pays et à leurs électeurs en leur promettant de défendre des convictions qu’elles n’ont pas !
Les partis politiques ne sont pas propriétaires des voix de leurs électeurs. Pour autant, leurs leaders ont une responsabilité à leur égard, celle de leur montrer le chemin, et à défaut du meilleur, le moins pire. En l’espèce aujourd’hui le « libre choix » n’est pas une position admissible, de même que le choix « personnel » de ne voter ni « pour l’un, ni pour l’autre ».
Et c’est de telles « frustrées du suffrage universel » qui souhaitent un jour œuvrer au premier plan pour leur Pays ?
Le syndrome Bayrou vu par le Te Avei’a :
Pendant quelques jours, la Polynésie française a souffert du syndrome Bayrou, ce comportement politique nouveau qui voudrait qu’un battu du suffrage universel impose son jeu, son tempo voire sa vision politique à ceux que les électeurs ont choisis pour la confrontation du second tour ! Ainsi a-t-on assisté, médusé, à la demande surréaliste d’une Béatrice Vernaudon, appelant M. Frébault, arrivé deuxième dans la circonscription EST, à se désister en sa faveur ! Ainsi a-t-on entendu Nicole Bouteau exiger des candidats Tahoeraa et UPLD une allégeance à sa « vision politique » !
Dans sa stratégie personnelle dans le cadre des échéances de 2012, François Bayrou a réussi à perturber la première semaine de l’entre-deux tours de la présidentielle. Mais au moins pouvait-on espérer que cet « apport au débat, aussi inopportun qu’incongru qu’il fût, contribuerait à éclairer le jugement des français. Au niveau local, le comportement des deux « têtes de liste » des sondages de « popularité » n’a aucune légitimité, à moins que celles-ci ne considèrent comme normal que des minorités puissent imposer leur loi au plus grand nombre ? Auquel cas on comprendrait mieux le positionnement « Ni-Ni » aux forts relents d’une IVème République affairiste et impuissante, quand les petits partis faisaient et défaisaient les majorités pour mieux profiter du système.
Mme Vernaudon et Mme Bouteau ont le droit d’avoir des convictions statutaires à géométrie variable. Elles ont le droit de faire le jeu objectif du Tavini. Mais elles n’ont pas le droit de mentir aux citoyens de ce Pays et à leurs électeurs en leur promettant de défendre des convictions qu’elles n’ont pas !
Les partis politiques ne sont pas propriétaires des voix de leurs électeurs. Pour autant, leurs leaders ont une responsabilité à leur égard, celle de leur montrer le chemin, et à défaut du meilleur, le moins pire. En l’espèce aujourd’hui le « libre choix » n’est pas une position admissible, de même que le choix « personnel » de ne voter ni « pour l’un, ni pour l’autre ».
Et c’est de telles « frustrées du suffrage universel » qui souhaitent un jour œuvrer au premier plan pour leur Pays ?
Je rejoins tout à fait le parti du Te Avei’a. A propos de popularité, j’espère que les yeux se sont ouverts sur la manipulation de l’opinion opérée par les Nouvelles. A écouter ce journal, les 60 % de popularité de béatrice VERNAUDON et de Nicole BOUTEAU qu’ils nous ont rabaché pendant des mois et des mois auraient dû se concrétiser dans les urnes.C’est d’ailleurs ce que ce journal a voulu encore nous faire croire, en franchissant une nouvelle étape dans la manipulation, avec ce sondage complètement bidonné avant le premier tour et qui a été complètement démenti par les faits. Et ce n’est pas pour çà que sa rédactrice en chef se soit excusée ou se soit essayée à une quelconque auto-critique à postériori. Incroyable cette fierté mal placée et cette volonté de régenter nos esprits !
Il convient donc de ne pas confondre popularité, intentions de vôte et vôtes effectifs. Et pour certains de retenir la leçon…
Les 60% de popularité de Béatrice et de Bouteau , c’est du pipo! comme toujours avec les Nouvelles. Ce sont les chouchou des Nouvelles!Il faut arrêter de nous faire croire que c’est l’opinion publique. Les Nouvelles sont très forts pour prendre leurs désirs pour des réalités, nous ne sommes pas dupes!
C’est un journal qui n’est ni indépendant ni objectif! c’est clair ! avec beaucoup d’âneries à la clé! rien qu’à voir leur sondage sur les législatives !
ce n’est vraiment pas un journal sérieux !
A propos des Nouvelles. Après avoir interrogé la grande perdante du premier tour, Béatrice VERNAUDON, je vous met ma main à couper que Muriel PONTAROLLO va ouvrir ses pages à Nicole BOUTEAU pour un interview, question de brouiller l’électorat autonomiste pour le second tour.
Il ne viendrait pas bien sûr à l’esprit des Nouvelles d’interviewer les gagnants du premier tour, à savoir Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS. Quel parti pris !
Mais nos candidats UMP ont gagné une bataille, mais pas la guerre. Il faut encore se mobiliser au second tour pour leur donner une belle victoire et faire en sorte qu’il surfent sur la vague bleue comme des “aïto”.
Terii, comptes sur nous! Les 2 candidats locaux investis par l’UMP triompheront au 2ème tour!
Il n’y aura pas d’indépendantistes à l’assemblée! c’est impensable!
Vive l’UMP! Vive nos députés ! et vive le tahoeraa! merci à rautahi, au te aveia, à thilda fuller , à tanseau etc.., aux vrais autonomistes!!!
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