Interrogation
Que se passera t-il dimanche ? Les sondages consciencieux donnent la victoire à l’UMP, majoritaire sur les bancs de l’Assemblée Nationale, à l’heure où les sondeurs savent pertinement que leurs outils atteignent leurs limites méthodologiques. L’échantillon pris en compte est loin d’être représentatif, puisque, pour respecter une marge d’erreur de 4%, les sondeurs devraient réaliser un sondage dans chaque circonscription, une enquête d’opinion coûteuse et longue. L’intérêt se résume donc à savoir pour quel parti chaque électeur de l’échantillon votera. Là encore, on sait bien que les gens, à plus d’1/3, répondront autrement que leur véritable choix. Les sondages qui approchaient la perfection pour la présidentielle ne récolteront pas autant de confiance pour cette élection malgré que le trend de l’opinion abonde dans leur sens. A priori !
En tous cas, ce qui est certain, c’est la plus faible participation voguant à 73% de la population électorale, très supérieure à la moyenne ; et celle-ci donnerait ses voix à l’UMP en grande majorité. Car au centre, entre le MODEM (Mouvement Démocrate) et le nouveau-centre, les frontières idéologiques absentes ont laissé leur place à des frontières politiques.
D’après les sondages, les électeurs prennent moins en compte l’appartenance politique que l’homme du canton lui même. C’est à croire que ceux qui ont rallié Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle voteront plutôt pour le candidat qui se présente que le leader politique du parti qu’est François Bayrou. Cette spécificité des législatives s’appliquent à tout parti politique, malgré que l’UMP bénéficie d’un taux de confiance plus fort puisqu’il met en otage le programme tant novateur du président de la République, qui, sans majorité à l’assemblée ne pourra pas être menée. Les électeurs auront donc à confirmer un choix de société au risque de construire une cohabitation, condition de notre immobilisme déconcertant.
Par souci de logique, beaucoup voteront l’UMP pour asseoir idéologiquement le choix de la présidentielle, puisque donner une cohabitation au président reviendrait à empêcher la mise en place du programme Sarkozy, et donc à retarder encore le départ de notre véritable changement, alors que 53% des français l’ont souhaité.
Où en sommes-nous donc aujourd’hui ? Les français auront-ils le sens de la logique ou celui de leurs convictions ?
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Commentaires
effectivement, on vote souvent pour les personnes d’abord, plus que pour les partis, aux législatives.
Mais, souvent, cela va de pair et on connait les tendances de chaque circonscription.
Gros souci : le nombre impressionnant de candidats dans chaque circonscription. Exemple dans les 9 circonscriptions sur la riviera (am),de 10 à 14 candidats. Bon, quand même 8 sortants ump et 1 udf soutenu par l’ump. Pas sûr que cela change, connaissant les tendances dans le bleu azur, couleur prédestinée ?
Souhaitons quand même une majorité bleue pour les législatives afin de mettre en oeuvre le programme présidentiel car 5 ans, c’est long mais aussi court pour un programme aussi ambitieux …
effectivement, on vote souvent pour les personnes d’abord, plus que pour les partis, aux législatives.
Mais, souvent, cela va de pair et on connait les tendances de chaque circonscription.
Gros souci : le nombre impressionnant de candidats dans chaque circonscription. Exemple dans les 9 circonscriptions sur la riviera (am),de 10 à 14 candidats. Bon, quand même 8 sortants ump et 1 udf soutenu par l’ump. Pas sûr que cela change, connaissant les tendances dans le bleu azur, couleur prédestinée ?
Souhaitons quand même une majorité bleue pour les législatives afin de mettre en oeuvre le programme présidentiel car 5 ans, c’est long mais aussi court pour un programme aussi ambitieux …
Les choses se présentent très bien pour l’UMP.
L’UMP recueillerait 42,5% d’intentions de vote (-0,5 point) et le PS-PRG-MRC 29% (=), selon la 14e vague du baromètre quotidien Ipsos/Dell pour SFR et Le Point, publiée mardi.
Comme Ipsos l’avait fait pour la présidentielle, le sondage est actualisé chaque jour (excepté les dimanches), jusqu’au 8 juin, avant-veille du premier tour des législatives.
Les candidats du Mouvement démocrate de François Bayrou obtiendraient 9% (+1), ceux du Front national 5,5% (+0,5), ceux des Verts 3,5% (-0,5), du PCF 3,5% (=) et de l’extrême gauche 2,5% (=).
La droite parlementaire est créditée au total de 44,5% (-1), la gauche parlementaire (PS, PRG, MRC et PCF) et les Verts de 36% (-0,5).
15% des personnes certaines d’aller voter n’ont pas exprimé d’intention de vote.
Au second tour, en cas de duel gauche-droite, 57% (+0,5) des personnes interrogées choisiraient le candidat de l’UMP ou de la majorité présidentielle et 43% (-0,5) celui de la gauche (PS-PCF-Verts).
13% des personnes certaines d’aller voter n’ont pas exprimé d’intention de vote.
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