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jeudi 28 juin 2007

UPLD et magouilles politico-affairistes

Par lebop, jeudi 28 juin 2007 à 15:39 :: General

L'affaire des bus Ankaï du gouvernement Temaru n'en finit pas de rebondir. Hier et aujourd'hui, les Nouvelles reviennent sur ce nébuleux dossier qui réserve de plus en plus de surprises. Le titre en dit long : "le demi-milliard de trop des bus chinois". Une paille !

Historique :

- création d'une SEM "Maeva Nui" par une délibération de l'APF du 18 mai 2006, avec une participation du Pays à hauteur de 52 % ;

- un aval du Pays pour 52 % d'un emprunt bancaire de 680 millions de F CFP dans le cadre du financement de l'acquisition de 130 bus;

- une société de conseil montée pour la circonstance, évalue les propositions, en évacue certaines ( deux concessionnaires de la place s'en plaignent aujourd'hui et menacent de porter l'affaire devant les tribunaux), et oriente le choix vers la proposition " Ankaï". Cette société de consultants est dissoute peu après ;

-une société TIE ( Turatahi Import Export) , représentante en Polynésie française de 2R marketing, entité basée à Hong Kong et référence du constructeur de la marque Ankaï, qui établit le coût de la flotte à 1,873 milliard de F CFP ;

-une défiscalisation métropolitaine de 565 millions de F CFP ( 35 %) prévue ;

- une lettre détaillée de Monsieur James SALMON en date du 10 aout 2006,qui estime que le coût global de la flotte de bus s'établit à 1873.654.000 F CFP ;

- pas de commande ferme de la SEM Maeva Nui, mais les bus sont quand même fabriqués. L'entreprise 2R Marketing, présidée par un certain Monsieur Kent Li ( ami de qui ?) a avancé 400 millions de F CFP afin de lancer la production ;

- la société Turatahi envoie un bateau en Chine pour deux livraisons à la fin décembre. Faute de facture honorée, le bateau traverse le Pacifique à vide. L'armement réclame 200 millions de F CFP pour ce transport à vide...;

"Micmac pas possible"; dossier "qui sent mauvais" pour ceux qui s'en approchent. Le dossier revu,corrigé et bonifié par l'actuel Ministre des transports passe de 1,873 milliards à 1,350 milliards de F CFP. Soit une économie prévisionnelle d'un demi-milliard de F CFP. Un gain très significatif de 4 millions de F CFP par véhicule !

Et les Nouvelles de se poser des questions : "pourquoi un tel surplus sous le gouvernement bleu ciel ? De la négligence, ou de la légèreté, voire de l'intérêt" ?

Que ces questions sont prudemment posées. Et pourtant, le montage politico-affairiste émerge clairement : une société de consultants "amie" du pouvoir en place qui oriente arbitrairement le choix vers un constructeur prédéterminé, des société-tampons qui prélèvent des commissions pour "services illusoires", une couverture politique indirecte formellement, mais directe dans les coulisses,un aval du pays pour un emprunt sur la base de montages officieux, et, in fine, des surcoûts en cascade payés par une SEM, entité publique, c'est à dire par les contribuables polynésiens. Drôle de souci de performance pour une société d'économie mixte...

Coûts publics, mais bénéfices privés..... L'actuel Président du Pays, Monsieur Gaston TONG SANG veut une transparence des coûts. Pourquoi la facture chinoise est-elle multipliée par 3 ? Bonne question !

Un début de réponse : beaucoup d'observateurs croient bien qu'une magouille politico-affairiste partiellement avortée a été officiellement mise à jour. Oui, ce dossier sent mauvais pour le gouvernement UPLD d'Oscar TEMARU, certains de ses proches conseillers et le ministre des transports James SALMON.

Attendons la suite de ce feuilleton à rebondissements...

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Crise et bataille de l'eau : une chance pour la Polynésie française

Par Pépé Tama, jeudi 28 juin 2007 à 12:21 :: General

La crise de l’eau affecte de nombreuses régions du globe et pourront être à l'origine de guerres, notamment au proche et moyen orient.Des centaines de millions de personnes en souffrent, en Afrique notamment, mais pas seulement.

En Australie,par exemple, cette crise est sans équivalent dans aucun autre pays développé. Elle trouve ses fondements dans l’irrigation et la déforestation qui ont provoqué une dramatique salinisation des terres arables de ce continent aux deux tiers désertique. Faute de remettre en cause un modèle de développement catastrophique, l’Australie se mue en laboratoire d’une gestion de la ressource qui fait appel à des projets colossaux de désalinisation, de construction de pipelines et de réutilisation des eaux usées. Une fuite en avant technologique à haut risque.

Le quotidien britannique The Independant publiait en Une le 11 juin 2007 une enquête alarmante sur la sécheresse qui affecte déjà les Etats-Unis, et qui serait la pire qu’ait connu le pays depuis la Grande dépression des années 30 : "La sècheresse des années 30 a duré moins d’une décennie : celle-ci pourrait durer 100 ans", indique M. Richard Seager, climatologue à l’Université de Columbia.

« L’humanité sera confrontée à l’avenir à des sécheresses plus fréquentes, plus longues et plus sévères. Or, les populations et les autorités concernées n’y sont pas préparées, ou très mal, à tel point qu’elles connaissent déjà de grandes difficultés à faire face aux pénuries actuelles. Une meilleure anticipation et une gestion plus rationnelle des ressources en eau permettraient pourtant d’en limiter les impacts », affirmaient en écho les participants au Premier forum international sur la sécheresse, qui se tenait du 18 au 20 juin 2007 à Séville, en Espagne.

Par ailleurs, l’agence Chine nouvelle rapportera le 22 juin 2007 que la sécheresse qui frappe de vastes régions de Chine a entraîné des pénuries d’eau affectant plus de huit millions de personnes et que de nombreux animaux d’élevage sont morts de faim.

Qu'en est-il en Polynésie française ? Nous avons coutume de dire que nous sommes un Pays béni des dieux. C'est vrai, nous avons de l'eau en abondance. A un point tel que beaucoup de nos compatriotes la considérent comme un bien gratuit que l'on peut gaspiller à sa guise. La consommation d'eau par habitant dépasse 3000 litres par jour, ce qui est considérable.

Et pourtant, cette ressource que l'on croit disponible en quantité considérable a un coût d'accès très élevé. Les communes en savent quelque chose, elles qui ont consacrent et qui vont consacrer des milliards de francs pour réaliser des captages, rénover les canalisations et la rendre potable pour tous les habitants. C'est même une obligation règlementaire que d'offrir l'accès à l'eau potable à tous les habitants.

On est loin de ce résultat, ce qui est une situation particulièrement anormale au regard des budgets consacrés lors des décennies précédentes. Et le paradoxe est que l'on fait venir à grands frais des bouteilles d'eau de toutes les régions du monde pour étancher notre soif. Des milliards de francs en devises des consommateurs polynésiens qui s'évaporent au profit des grandes multinationales de l'eau en bouteille...

Nous ignorons que nous sommes assis sur un tas d'or. Et, de plus, on le gaspille. Face à la crise de l'eau, notre Pays a une carte à jouer. L'exportation de notre eau de source, "plus pure que le diamant", est une carte à jouer. Des régions entières du globe en auront un besoin de plus en plus criant. A nous d'en faire une gestion rationnelle, aussi bien pour nos propres besoins que ceux des autres.

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mercredi 27 juin 2007

Armelle Merceron : championne de la performance dans le secteur public

Par lebop, mercredi 27 juin 2007 à 19:58 :: Petite analyse

Politita ne peut que se réjouir de la conversion de notre Ministre des finances et de la fonction publique, Madame Armelle Merceron, à la nécessité de rendre l'administration plus efficace. Nous n'avons cessé de le répéter dans divers billets en 2006 et au cours de ce premier semestre. Nous avons notamment identifié la méthode et la procédure de la LOLF, maintenant appliquées par l'Etat pour le budget de la nation, comme une démarche à transposer rapidement en Polynésie française. Et ce, dans toutes les collectivités : administrations du Pays, établissements publics, SEM et surtout, communes. La récente réforme du budget du Pays nous permet d'aller dans cette voie. Encore faut-il que l'on passe du "formel" au "réel".

C'est tout l'intérêt d'une des facettes de la mission d'Armelle MERCERON qui l'a conduit à rencontrer divers spécialistes métropolitains, dont l'un des pères de la réforme budgétaire française, le Sénateur Alain LAMBERT ( l'autre "père" étant le Député socialiste Didier MIGAUD, futur Président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale). Ces expertises et ces conseils seront précieux pour passer rapidement aux actes en Polynésie française.

De nombreux pays ont d'ailleurs précédé la France dans cette voie. Le Canada est un pays exemplaire de ce point de vue et notre Ministre serait bien avisée de prendre aussi des contacts avec des spécialistes canadiens. Fixer des missions claires, des objectifs,définir des programmes et donner à l'Administration la capacité de les réaliser, suivre leur réalisation par des indicateurs de résultats et de moyens, évaluer et corriger... Voilà une démarche pragmatique, adoptée depuis longtemps par les grandes entreprises privées, qui va dans la bonne direction.Secouer le "mammouth" administratif polynésien, voilà un beau challenge !

On peut même s'étonner que l'on n'y ait pas pensé plus tôt. Peut être que l'exemple doit venir d'en haut. Et peut être aussi qu'il faut vaincre l'inertie et le cloisonnement légendaires de l'Administration. Réclamer toujours plus de moyens n'est plus une solution d'avenir. Maintenant, il faut faire plus et mieux avec moins. Et surtout s'appuyer sur les T.I.C. Il est anormal, par exemple, que notre Pays ait pris tant de retard dans la "e-administration".Par le plus heureux des hasards, le service des contributions se met enfin à songer aux téléprocédures, alors que celles-ci sont maintenant très répandues dans tous les pays modernes, au Canada notamment. Mais mieux vaut tard que jamais.

De même, la performance des SEM, particulièrement médiocre et régulièrement dénoncée par Politita, préoccupe à juste titre notre Ministre.Différentes options techniques d'encadrement et de conseil sont envisagées. Nous espérons que Madame MERCERON aura tout le temps devant elle pour finaliser ces chantiers, certes, techniques, mais prioritaires pour le bon usage de l'argent des contribuables polynésiens. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.

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Air Tahiti Nui : confirmation de la catastrophe financière en 2006

Par lebop, mercredi 27 juin 2007 à 19:30 :: Petite analyse

La malgouvernance Taui d'Oscar TEMARU et Jacqui DROLLET a encore frappé. La diffusion des résultats financiers 2006 d'Air Tahiti Nui confirment notre crainte : le déficit atteint le chiffre faramineux de 3,6 milliards de F CFP, soit plus de 0,5 % du PIB polynésien ! Le Pays, c'est à dire, nous, les contribuables polynésiens, va remettre pour la énième fois la main à la poche...L'erreur stratégique fondamentale de la ligne Papeete-New York-Paris et la gestion hasardeuse de la compagnie depuis sa création nous coûte et nous a coûté très, très cher... 3,6 milliards de FCFP, celà représente 14.400 F CFP par tête de polynésien : un vrai financement à l'envers de la "continuité territoriale" par les polynésiens...y compris pour ceux d'entre nous qui n'ont jamais pris l'avion... Quand est-ce que cette hémorragie va s'arrêter ?

La montée au capital de la compagnie du Pays se poursuit inexorablement : 64,14 % à ce jour. On en est à la quinzième augmentation de capital.Bientôt, à cette allure, la compagnie sera complètement territorialisée. Une hérésie dans le monde actuel. Toutes les compagnies aériennes nationalisées de par le monde ont fait faillite et ont pour la plupart été privatisées. Rappelons-nous l'exemple réussi d'Air France, jamais autant profitable depuis qu'elle a été privatisée.

Autre effet pervers : une compagnie publique qui ne fait que de la croissance du chiffre d'affaires sans se préoccuper de la rentabilité fait le vide autour d'elle. La preuve en est donnée par le dépit de toutes les compagnies étrangères qui desservaient la Polynésie française.Au pire, elles se sont retirées et les autres, celles qui restent encore, ont réduit la voilure du fait de la concurrence, déloyale, d'une certaine façon, de la compagnie au tiare subventionnée largement par le Pays.

On nous annonce une amélioration pour 2007.. Le déficit ne serait "que" de 1 milliard de francs en 2007.On croise les doigts pour que celà soit vrai, et, surtout, que celà soit le signe d'un redressement durable des comptes de la compagnie.

Quelles sont les solutions ? A mon avis, le modèle à suivre serait "Air Mauritius". Depuis la création de la compagnie mauricienne, celle-ci a intelligemment négocié un code-share avec Air France à partir de Paris et ce partenariat se déroule bien. Il faut donc très rapidement renouer avec Air France pour réactiver un code-share adapté. Il n'est pas sûr que les dirigeants d'Air France acceptent un nouveau "deal", tellement ils ont été écoeurés et échaudés par les pratiques et les comportements du premier PDG d'Air Tahiti Nui. Celui-ci a toujours considéré la compagnie nationale comme un concurrent qu'il fallait progressivement évincer de la Polynésie française en lui "piquant" ses clients par tous les moyens, notamment les résidents et les fonctionnaires polynésiens.

Il incombe donc au Pays de faire amende honorable et de s'appuyer sur l'expertise commerciale et technique de la première compagnie aérienne européenne.C'est, semble-t-il, la volonté du Président TONG SANG d'aller dans cette voie. On lui souhaite tous nos voeux de réussite.

Mais, à moyen terme, il faudra bien qu'Air Tahiti Nui devienne une compagnie privée comme une autre. C'est une condition indispensable de la performance.

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mardi 26 juin 2007

Le contrat de projets Etat-Polynésie française

Par Pépé Tama, mardi 26 juin 2007 à 13:53 :: General

Avec beaucoup de retard sur les régions françaises, le Contrat de projets Etat-Pays 2008-2012 est enfin en voie de finalisation. Il faut dire que le gouvernement Taui avait, là aussi, fait l'impasse sur cet instrument important de partenariat avec l'Etat et ne l'avait pas intégré au rang de ses priorités. Et pourtant...

Ce Contrat est, en effet, avec la Dotation Globale de Développement Economique, le second instrument contractuel qui permet à l' Etat de participer au financement d'opérations relevant du champ de compétences statutaires du Pays, le troisième instrument juridique étant les conventions spécifiques qui sont, elles aussi, extrêmement importantes : Convention Education, Convention Santé, Convention solidarité...

Tous ces instruments contractuels, fruits d'une négociation entre les autorités du Pays et l'Etat, sont l'expression même de la solidarité de l'Etat vis à vis du Pays "Polynésie française". Il va sans dire que ces instruments disparaitront dans l'hypothèse d'école de l'indépendance de notre Pays...

Ce Contrat de Projets "nouvelle génération" fait suite aux contrats de plan Etat-Régions qui se sont succédé depuis 1984. La Polynésie française a "pris le train en marche" depuis 1989.Ce contrat permet le "financement à 50-50" d'opérations retenues d'un commun accord sur la base d'orientations stratégiques fixées par l'Etat. Cependant, ces orientations sont suffisamment larges pour que le Pays identifie sans problème les opérations éligibles dans ce cadre stratégique.

Les champs d'intervention retenus pour l'instant sont les suivants : le logement social, l'Université, la santé, l'adduction d'eau potable, le traitement des déchets, l'assainissement des eaux usées, les abris anti-cycloniques et la recherche. Le montant global du Contrat de Projets tourne autour de 40 milliards de F CFP, financé à parts égales sur 5 ans.

1) Le logement social : par an et sur 5 ans, il est prévu de résorber 103 logements insalubres, de construire 144 logements sociaux et de réhabiliter 120 logements du parc social existant. Le coût estimé pour 1835 appartements ou maisons est de plus de 23 milliards de F CFP.

2) Une extension de l'Université est programmée pour un montant de 4,3 milliards de F CFP : salles de classe, maison des étudiants, chambres universitaires, extension de la bibliothèque, infirmerie,bibliothèque, parkings...

3) Santé : les programmes s'inscrivent dans le schéma d'organisation sanitaire et visent à renforcer l'offre de proximité ( centre de dialyse à Uturoa, centres médico-psychologiques), à optimiser les urgences, à renforcer la veille sanitaire et la lutte anti-vectorielle. Le coût de ces opérations est estimé à 8,1 milliards de F CFP.

4) Eau potable : l'énorme retard pris par de nombreuses communes va être partiellement résorbé. L'adduction d'eau potable dans tous les archipels est programmé pour un montant de plus de 8 milliards de F CFP.

5) Traitement des ordures : douze CET sont programmés, ainsi que des points d'apports volontaires pour les déchets ménagers, le traitement des déchets verts et le stockage sécurisé des déchets industriels pour un montant de 2,65 milliards de F CFP.

6) Le programme d'assainissement des eaux usées va se poursuivre pour un financement de 6,75 milliards de F CFP.

7) Abris anti-cycloniques aux Tuamotus-Gambiers : il est prévu d'en construire et d'en rénover pour un montant de 3,6 milliards de F CFP.

8) La recherche : création, entre autres, d'un centre de recherche et de valorisation de la biodiversité insulaire et une structure de valorisation et de transfert de technologies dans le domaine des ressources marines et terrestre. Montant programmé : 310 millions de F CFP.

Rien que du concret et du tangible : celà nous change des plans sur la comète et des idées extravagantes et farfelues que l'on a entendu, de ci, de là, ces dernières années.Rien ne nous interdit, bien sûr, de poursuivre la réflexion et d'envisager des idées novatrices, notamment en matière d'énergies renouvelables, de nouvelles activités de développement économique ou de nouvelles mesures de solidarité. Le budget du Pays n'est, en effet, pas entièrement mobilisé sur ce Contrat de Projets. Reste à accroitre nos marges de manoeuvre en matière de budget d'investissement. C'est en ce sens que la réduction des dépenses publiques de fonctionnement prennent toute leur importance. Nous y reviendrons dans un prochain billet.

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lundi 25 juin 2007

Remettre le va’a polynésien sur son cap : bilan d'étape et feuille de route du gouvernement TONG SANG

Par Pépé Tama, lundi 25 juin 2007 à 13:44 :: General

Gaston Tong Sang a profité, si l'on peut dire, de l'opportunité du vôte de la motion de censure pour communiquer sa feuille de route des prochains mois.

Son constat, depuis sa prise de fonctions est sans appel. Selon lui, en deux ans de gouvernance Taui, "la population a souffert et l'économie a été mise à mal". Après plus d’une décennie de progression du PIB à 3, 4, voire 5 %, la machine a été bloquée, en seulement deux ans.Tous les indicateurs étaient au rouge :le pouvoir d’achat des ménages a diminué, l’inflation a plus que doublé, la pêche était dans une situation précaire,les exportations de perles ont chuté, le petit commerce a connu de graves difficultés, et l’investissement public a été réduit de près de 20 %.

Le Président du Pays a surtout effectué un bilan d'étape et a défini ses priorités pour les mois qui viennent.Voici un passage en revue des principaux domaines d'intervention du gouvernement.

  • développement des communes : outre le rétablissement d'une plus grande équité dans l’attribution des subventions, fondée sur des critères clairs et précis, cinq priorités ont été définies :l’électrification, l’adduction d’eau potable, l’assainissement, le désenclavement et l’amélioration du cadre de vie. Depuis le début de l’année, 58 conventions ont été déjà signées avec les communes pour un montant global de subventions de près d’un milliard de francs.
  • En matière de télécommunications, la lutte contre la fracture numérique est engagée.Tous les Polynésiens doivent pouvoir bénéficier, rapidement et à un coût raisonnable, de services publics d’autant plus nécessaires qu’ils se trouvent éloignés ou isolés.
  • Dans le domaine économique, l’action du gouvernement a surtout porté sur l’emploi, la formation professionnelle et l’insertion sociale. Le maintien du pouvoir d’achat des ménages est un leit motiv : réduction du coût des hydrocarbures, réactualisation de la liste des produits de première nécessité et relance des mesures de baisse du coût du crédit immobilier.

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samedi 23 juin 2007

Non évènement

Par lebop, samedi 23 juin 2007 à 22:10 :: Petite analyse

Le dépôt et le rejet de la motion de censure de l'UPLD a été un non- évènement qui a laissé de marbre la population et la majorité autonomiste. Le petit tour de piste de Monsieur Michel YIP, qui devait savoir en son for intérieur que cette motion ne passerait pas, a légèrement pimenté l'ambiance par des "révélations" qui se voulaient "croustillantes". J'espère, au sujet de ces révélations, que notre représentant remonté ne s'arrêtera pas en si bon chemin en déposant des plaintes en bonne et due forme auprès des juridictions compétentes.

Mais revenons à cette motion : pourquoi une telle indifférence ? La répétition engendre la banalisation.L'UPLD gâche inutilement cette "munition" démocratique, celle-là même qui a entrainé son éviction en décembre 2006, en se précipitant dans une diversion pour faire oublier ses défaites répétées aux 4 scrutins qui viennent de se dérouler dans notre Pays ces dernières semaines.

Faire croire, en outre, que motion de censure égale dissolution, c'est vraiment prendre les polynésiens pour des demeurés. A supposer que cette motion de censure "passe" un jour (l'espoir fait vivre..), pensez-vous un seul instant qu'Oscar TEMARU voudra de la dissolution ? Vu comment lui, ses représentants, sa cour rapprochée, ses conseillers en tous genres, ses avocats se sont "gâvés" avec les finances publiques, c'est à dire avec notre argent, pendant deux ans, il ne lachera pas la proie pour l'ombre. Il recommencera de plus belle le même "spectacle" affligeant qu'il a offert en 2005 et 2006 aux polynésiens.

Il faudra qu'Oscar TEMARU se fasse une raison : une grosse majorité des polynésiens a rejeté ses chimères indépendantistes répêtés à longueur d'année. Il faut croire que la répétition fait figure de programme, alors qu'elles ne sont que rideau de fumée. Un rideau de fumée qui masque l'inconsistance idéologique du discours indépendantiste, l'absence totale de réalisme des ébauches de mesures énoncées et le miroir aux alouettes démagogique lancé à la face des polynésiens sans que l'on ait l'esquisse de l'ébauche de la faisabilité des projets mirobolants promis.

La majorité des polynésiens est "fiu" du refrain chanté maintes et maintes fois par le leader indépendantiste. Et cette majorité a de plus en plus l'impression qu'il est, en fait, incapable, de leur proposer une alternative crédible et de répondre à leurs vrais problèmes par de vraies solutions. Si Oscar TEMARU ne se rend pas compte que l'on est à la fin d'un cycle et qu'il faudra qu'il renouvelle son "corpus idéologique" et son discours, il risque d'aller de désillusions en désillusions. Son parti s'enfermera dans une logique exclusivement protestaire et son inluence s'amenuisera progressivement. Les jeunes générations qui arrivent à l'âge de vôter et de travailler aspirent à autre chose qu'un discours vide de sens concret pour leur avenir.

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UPLD et croissance zéro de l'économie polynésienne

Par Pépé Tama, samedi 23 juin 2007 à 11:26 :: General

On y voit plus clair sur l'évolution de l'économie polynésienne en 2006, pleine année de la gestion du gouvernement UPLD d'Oscar TEMARU, grâce à l'analyse de l'Institut d'émission d'Outre Mer, organisme qu'on ne peut soupçonner de parti pris. Après l'ISPF, le directeur de l'IEOM, Monsieur Pierre DERANCOURT a estimé que l'année 2006 n'a pas été très bonne. ... Et c'est un euphémisme. Jugez-en. "Les principaux moteurs de la plate-forme économique étaient plus ou moins en panne, que ce soit la consommation, l'investissement des entreprises ou la dépense publique. Dans ce cas, on a plutôt une conjoncture déprimée" a-t-il affirmé dans la Dépêche. Conjoncture déprimée! Il n'y a pas eu stagnation, ni récession, mais "dépression" ! Le terme employé est fort.

Tous les principaux secteurs exportateurs ont souffert. Pour la perle, la rechute du prix au gramme a contrarié la valeur des exportations: celles-ci ont diminué à 11 milliards de F CFP, contre 12,5 milliards de F CFP en 2005 ( -14 %).

De même, les exportations de nono ont régressé en valeur de -18 % ( 1,16 milliard de F CFP en 2006 contre 1,42 milliard de F CFP en 2005).

Idem pour les exportations des produits de la pêche : - 3 % ( 416 millions de F CFP en 2006 contre 427 millions de F CFP en 2005) . Une flotte de pêche sous employée et la rareté de la ressource expliquent en partie ces piètres performances, mais la gestion du secteur par le gouvernement UPLD en est aussi responsable, notamment en ce qui concerne la gestion de la flotte de Tahiti Nui Rava'ai.

La gestion d'Air Tahiti Nui a été catastrophique et l'orientation stratégique Papeete-New York-Paris une grave erreur de pilotage de la part de Jacqui DROLLET et Oscar TEMARU.Le déficit réel en 2006, s'il est connu un jour, serait plus proche de 4 milliards de F CFP que de 3 milliards de F CFP. A cette aune, il n'est pas étonnant que notre secteur touristique poursuit sa stagnation, alors que partout ailleurs, le tourisme est reparti de plus belle.

On a aussi confirmation que la programmation des investissements publics a révélé l'incompétence flagrante du gouvernement UPLD : ce dernier a été dans l'incapacité de dépenser correctement les crédits budgétaires abondants à sa disposition ! Et dire que Monsieur Jacqui DROLLET voulait emprunter plus que de raison, alors qu'il ne savait pas dépenser l'argent dans les caisses ! C'est ainsi que le gouvernement actuel peut relancer les investissements publics en réduisant très nettement le montant des emprunts nécessaires à cette fin.

Autre remarque particulièrement instructive qui explique que, même avec une croissance zéro, la croissance de l'emploi dont se gargarise Monsieur Pierre FREBAULT a une explication plus plausible : "dans certain secteurs, la CPS a intensifié ses contrôles et l'emploi déclaré s'est accru au détriment de l'emploi clandestin" précise Monsieur DERANCOURT. Si on rajoute les contrôles accrus de l'inspection du travail dans le bâtiment, la transformation des patentés d'Air Tahiti en salariés et le recrutement de personnels pour la ligne Papeete-New York (ligne très déficitaire), on a l'explication de la croissance paradoxale des emplois salariés dans cette conjoncture déprimée. Ce "blanchiment" des emplois au noir avait déjà été identifié par politita depuis l'année dernière. Pas de quoi en être fier, Monsieur Pierre FREBAULT. Le contraire eut été étonnant, car, dans une conjoncture déprimée, on ne peut transformer le plomb en or.

Petit à petit donc, les choses se précisent. Mais, nous, à Politita, nous savions déjà que la gouvernance temarienne a été l'exemple même de l'amateurisme doublé d'incompétence. C'était plutôt la "malgouvernance personnifiée". Le rejet de la motion de censure déposée par ceux là mêmes qui ont plombé notre économie nous a éloigné le spectre du retour de cette bande d'amateurs au pouvoir. A coup sûr, l'économie polynésienne ne s'en serait pas remise.

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jeudi 21 juin 2007

L'UPLD va-t-elle exploser ?

Par lebop, jeudi 21 juin 2007 à 19:24 :: Petite analyse

La manière dont Oscar TEMARU a ramené "l'autonomiste" Pierre FREBAULT dans ses 18 mètres en tenant un discours indépendantiste radical, les expressions "tentacules", "colons", "colonialistes", la volonté d'exclure les "popaa" du droit de vôte dans une collectivité de la République, les discours xénophobes anti-chinois de Madame Tamara BOPP-DUPONT (le nom ne s'invente pas !) ne peuvent pas ne pas faire réagir les personnalités dites modérées de ce conglomérat de partis. Qu'en pensent Marius RAAPOTO, Raymond VAN BASTOLAER, Jean-Paul BARRAL, Georges HANDERSON ? Leur mutisme sera-t-il de courte durée ou aval(isent)-ils ?

Les premiers craquements viennent de Jacky BRYANT. Ce dernier, dont l'ascendance est claire par le nom qu'il porte, n'accepte pas les propos xénophobes et anti-popaa énoncés par Oscar TEMARU. Il s'est fendu d'un communiqué clair à ce sujet : "Le parti Heiura-les Verts Polynésiens "désapprouve avec la plus grande fermeté", le dérapage verbal d'Oscar Temaru évoquant le vote des 'étrangers' ou des 'colons' à l'origine, selon lui, de la défaite des candidats UPLD au deuxième tour des Législatives....."Le résultat du scrutin, qu'il plaise ou non, est le fruit d'un vote démocratique (...) Stigmatiser de colons et d'étrangers des électeurs d'un autre bord, c'est maladroit". Les termes de ce communiqué ont le mérite d'être clairs. Mais Jacky BRYANT ira-t-il jusqu'au bout de sa démarche en quittant le giron de l'UPLD sur cette question fondamentale de la reconnaissance du caractère pluri-ethnique de la société polynésienne contemporaine ?

L'Association Polynésienne Socialiste, composée pour l'essentiel de "popa'a" solidaires de la démarche indépendantiste d'Oscar TEMARU cautionne-t-elle ses dérapages verbaux dignes de Le Pen et du front national ? Eux, avec à leur tête Monsieur Jean-Marc REGNAULT, les représentants des "forces de progrès" approuvent-ils ces discours aux relents ethniques nauséabonds qui préfigurent un discours de primauté des "primo-occupants" ? Ce discours de fermeture est-il conforme à l'esprit d'ouverture aux autres, à l'acceptation de l'apport positif de l'immigration, à l'internationalisme du parti socialiste dont cette Association se dit la représentante ?

Ce repliement n'est pas de l'ordre du dépit momentané ou d'un comportement de "mauvais perdant" face à une défaite sans appel du camp indépendantiste aux Présidentielles et aux Législatives, mais bien le fruit d'une stratégie mûrement réfléchie visant à opposer des composantes de notre société à d'autres. Cette pression psychologique, cette vision culpabilisatrice permanente à l'encontre des autonomistes est, en outre, contre-productive, car elle renforce la cohésion des partis de cette sensibilité. La preuve en sera donnée par le "pschiitt" que va faire la motion de censure de l'UPLD ces prochains jours. Voie dangereuse et éternelle fuite en avant d'un leader indépendantiste qui va à rebours de l'histoire.

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Malaise de culture

Par Noindep, jeudi 21 juin 2007 à 10:10 :: General

La récente chute d'audience du président de la Polynésie française s'illustre désormais en dehors de la société politique par le dépôt d'une nouvelle motion de censure qui projette de nouveau, l'image d'une société identitairement figée sur la quête perpétuelle de son équilibre moral. Les hommes qui construisent et démolissent la société de confiance sont ceux qui nous gouvernent, qui par des querelles de coeurs affectent notre développement économique, le délaissé du gros oeuvre politique. Et d'ailleurs, l'IEOM voit la situation économique en rouge, dûe à une croissance appauvrie par le scandale du désordre politique et ruinée par des secteurs phares comme la perle qui perdent de leur notoriété non entretenue auprès du marché mondial.

La prouesse Tong Sang qui reste une politique timide et naïve ne fait pas salle comble auprès des économistes du territoire. Rappelons que G. Tong Sang a dû composer dans son bilan avec un passif lourd et non provisionné par l'équipe précédente qui ose encore plébisciter la crème populaire pour recouvrir le mensonge démagogique qui veut diviser les polynésiens sur leur origines ethniques ! Quoi de pire ! D'ailleurs, notez au passage que Jacky Bryant ne tolère plus les abus de langage de la mouvance témariste qui partitionne la population en fragment ethnique, en pleine nostalgie des pires récitals de l'histoire. Les dernières élections démontrent que les indépendantistes sont écartés de justesse du droit au pouvoir, la démocratie est encore à l'oeuvre.

Abusant de prétextes faussement mis en avant, le parti indépendantiste continue de pondre ses motions de censure et attend que trois membres extérieurs au parti viennent couver l'oeuf ! Avec 26 conseillers à l'Assemblée, les indépendantistes cherchent le trio gagnant capable de leur redonner le pouvoir. A chaud, les autonomistes prétendent ne pas voter cette motion. Oui, mais tant que l'édifice gouvernemental de s'effondre pas sous le poids du double jeu que le Président prend plaisir à jouer. En se mettant le vieux lion Gaston Flosse sur le dos, il s'exclue de son parti de lait et pousse presque les élus orange à voter cette motion en gage de punition. Le groupe des "néo-autonomistes" lui, plébiscite le rattachement du régime présidentiel à leur cause et menace, lui aussi, de jouer la carte de la rancoeur. L'autonomie porte en elle un véritable "malaise de culture" que les fondateurs du parti ont du mal eux-même à solutionner.

Le Président qui est plébiscité, à la fois de partout et de nulle part, doit faire un choix crucial pour le pays et également pour lui, d'où cette difficulté à trancher entre son ambition personnelle et celle "d'une reconnaissance" envers ceux qui l'ont mis à ce siège, si éjectable et si vicieux, qu'est le poste de Président de la Polynésie française.

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Bipartisme dépassé ou actuel ?

Par Pépé Tama, jeudi 21 juin 2007 à 09:25 :: Petite analyse

De présidentielles en législatives, la vie politique polynésienne continue à se "bipolariser". Deux grands partis, le Tahoeraa et le Tavini, la dominent toujours, au détriment d’un centre peu homogène et encore dispersé. Cette bipolarisation n'était pas inscrite dans les gènes de la politique polynésienne, qui a longtemps reposé sur un large éventail de partis.

Ce duopole, que certains commentateurs réceptifs aux idées d’une troisième voie combattent de toutes leurs forces, n’est pas prêt de disparaître à court et moyen terme.Certes, aux législatives, le système dit "uninominal majoritaire à deux tours" explique en partie le maintien de cette bipolarisation Ce mode de scrutin favorise mécaniquement les grands partis et les alliances. Il a même été choisi pour celà, à savoir dégager des majorités stables à l'Assemblée Nationale.Sa contrepartie, c'est qu'il est impitoyable pour les dissidents.

Les prochains modes de scrutins territoriaux, à forte dominance de proportionnelle,peuvent permettre la "re-création" d'un centre plus organisé, mais le temps joue contre les partisans d'une telle option, car divers obstacles ( leadership, programmes...) doivent être surmontés.

D'autre part, la domination électorale du Tahoeraa s’est fragilisée du fait de luttes intestines liées au maintien du leadership flossien sur ce parti. Ce parti qui avait l’habitude d’être homogène vit mal la présence de sensibilités différentes en son sein.

En ce qui concerne l'UPLD, ce mouvement, derrière une apparence plus homogène demeure un conglomérat, même s'il y a une nette dominance du Tavini qui poursuit un travail idéologique interne pour l'acceptation, par les autres composantes de l'UPLD, de l'option indépendantiste. A priori, il réussit à faire vivre diverses sensibilités, même si, aujourd'hui, la composante des "verts" tient à montrer sa différence face à certains propos anti-français de membres éminents du Tavini.

La question de base est donc la suivante : le Bipartisme est-il dépassé ou est-il toujours d'actualité ? Si un centre autonome a encore une fenêtre d'opportunité, le temps presse face aux échéances électorales des municipales et des territoriales. Une autre option serait que les deux pôles dominants, Tahoeraa et UPLD acceptent en leur sein l'expression de sensibilités différentes, une fois intégré le clivage fondamental "Autonomiste"/"Indépendantiste".

Dans ce cadre, le Tahoeraa doit se déterminer clairement dans le processus en cours de "refondation" ou de "clarification". Doit-il retrouver son homogénéité ou doit-il, au contraire, organiser l'expression de diverses sensibilités ( conservatrices, modérées, progressistes) en attirant vers lui les divers mouvements autonomistes centristes ? Derrière les débats internes actuels, peut être que se joue le choix entre l'une ou l'autre de ces voies. Et c'est à son leader historique de trancher. Quel héritage veut-il laisser à son parti après son ultime combat des municipales et territoriales ?

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mardi 19 juin 2007

Et si Gaston Nui succédait tranquillement à Gaston Iti ?

Par lebop, mardi 19 juin 2007 à 20:00 :: Petite analyse

Oscar TEMARU, KO debout après ses défaites aux Présidentielles et aux législatives, fait diversion avec une motion de censure qui n'a aucune chance d'aboutir, car les autonomistes ne veulent pas, bien sûr, d'une nouvelle malgouvernance Taui. C'est une bien étrange application du principe que "la meilleure défense, c'est l'attaque". Surtout que rien ne dit que si cette motion de censure passe, il y aura retour aux urnes. On l'a déjà vu en 2005 et 2006 : l'UPLD, une fois installée confortablement au pouvoir, s'est assise sur sa propre volonté de retour aux urnes. Pourquoi en serait-il autrement demain ?

Dans le camp autonomiste, les résultats sont clairs. Le Tahoeraa Huiraatira dirigé par Gaston FLOSSE représente 80 % de l'électorat autonomiste. Face aux tergiversations actuelles, il serait logique que le Président du principal parti autonomiste soit aussi Président du Pays. En effet, il est de tradition républicaine que le responsable du principal parti au pouvoir soit le responsable de l'exécutif d'un Pays. C'est le cas, toutes proportions gardées, en France métropolitaine. C'est le cas en Allemagne. C'est le cas au Royaume-Uni. Même, ici, en Polynésie française, le Président du Tavini est devenu Président du Pays en 2004. Si on fait un peu d'histoire, c'était déjà cette configuration qui avait cours de 1991 à 2004.

Bien sûr, on me rétorquera que les récentes élections n'étaient pas des élections territoriales. Mais 4 scrutins en quelques mois ont clairement établi la légitimité du premier parti autonomiste. Et c'est bien son leader, Monsieur Gaston FLOSSE, qui est parti sans relâche à la conquête des électeurs qui a conduit ce parti à la victoire sans appel des législatives. Sa légitimité, tellement contestée par le microcosme papeetien et l'intelligentsia de salon, a été au contraire réaffirmée par les électeurs autonomistes. "Il n'y a pas photo", comme on dit.

Il est possible, donc, de reconstruire la plate-forme autonomiste en révisant son armature centrale. Ce n'est pas à des partis, des mouvements, des personnalités autonomistes périphériques telles que les "iliens" d'imposer leur vision du leadership gouvernemental, mais bien au principal parti autonomiste et à son responsable de le décider, dans le respect, bien sûr, de ses partenaires et de leur poids relatif au sein de la majorité autonomiste.

Cette option est d'autant plus aisée à mettre en oeuvre que l'actuel Président du Pays, Monsieur Gaston TONG SANG, est un membre éminent du Tahoeraa Huiraatira. Dans le respect de la discipline de parti, et si la majorité des membres dirigeants de ce parti le souhaitent, il devrait accepter de s'effacer pour garantir la stabilité de la majorité actuelle jusqu'aux prochaines élections territoriales.Dans le cas contraire, on pourrait se poser la question de la "clarté" de sa ligne de conduite depuis un an. Une question viendrait, en effet, immanquablement à l'esprit : n'a-t-il pas tiré les ficelles dans les coulisses pour parvenir au pouvoir grâce à l'appui des "iliens" en leur conseillant d'écarter Gaston FLOSSE ?

N'est ce pas là une "clarification" logique que les uns et les autres appellent de leurs voeux ?

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lundi 18 juin 2007

Comportements mafieux

Par lebop, lundi 18 juin 2007 à 20:35 :: Petite analyse

Si l'actualité politique dominait ces dernières semaines, j'ai quand même observé dans l'actualité des situations, des comportements ou des faits qui m'ont "interpelé", comme on dit.

En premier lieu, l'action syndicale lancée par quelques leaders qui a failli dégénérer en "terrorisme syndical" suite aux conflits à la mairie d'Arue, dans divers établissements publics, dont le Port autonome, et dans divers hotels du groupe Accor. Où l'on voit que des leaders syndicaux jusqu'auboutistes, pourtant adeptes dans leur discours du mot "négociation", veulent imposer leurs vues à des entreprises ou des organismes publics et ce, sans faire de concession. Où l'on voit que si les dirigeants de ces établissements n'acceptent pas les exigences de ces leaders syndicaux, ces derniers sont prêts à utiliser les pires moyens pour essayer d'arriver à leurs fins. Et c'est ainsi qu'on a vu un camion-citerne, une véritable bombe roulante, en travers du pont de Motu Uta. Où la force syndicale se mue, paradoxalement, en extrême faiblesse par l'usage de moyens disproportionnés utilisés en désespoir de cause.

De même, des comportements violents ont lieu à l'entrée de certains établissements hoteliers, des intimidations, des insultes, des menaces physiques ont été émises à l'adresse de personnes qui ne partagent pas ces modalités d'action violentes de leaders et de second couteaux qui se cachent derrière le sacro-saint "droit de grève". En fait, on observe une dénaturation complète de l'action syndicale par des comportements qui se rapprochent plus du terrorisme ou du racket.

Questions : ces leaders syndicaux sont-ils au-dessus des lois ? Ont-ils une légitimité supérieure à quiconque, employeurs, hommes politiques ou maires ? Faut-il forcément accepter leurs "revendications" parce qu'ils auraient forcément raison ? Faut-il "plier" à leurs exigences quel qu'en soit le prix pour une entreprise, pour les finances publiques, pour les contribuables ?

En second lieu, la "révolte" d'un groupe d'une trentaine de producteurs et "traficoteurs" de paka à Rimatara et la guérilla qu'ils ont mené à l'encontre des gendarmes. Ils étaient à l'origine d'une véritable économie de la drogue au vu et au su de tous les habitants qui étaient sous leur menace. Une économie mafieuse qui gangrénait la vie sociale de cette île. Les notables et autorités reconnues de l'île étaient devenues impuissants face à la subversion et à la terreur entretenue par ces petits bandits de grand chemin.

Dans les deux cas,comme dans certains conflits fonciers précédents, on assiste à l'émergence de comportements mafieux, qui, si on n'y prend garde, risquent de se propager si se propage en même temps le sentiment d'impunité.

Heureusement que les "garde-fous" républicains, à savoir l'intervention mesurée des forces de police ou de gendarmerie, ont fonctionné normalement. L'autorité de l'Etat s'est exprimée et s'exprime fermement, mais calmement. Et c'est tant mieux.

C'est aussi celà, vivre dans un Pays autonome, partie intégrante de la République. La liberté et la sécurité des citoyens sont des principes cardinaux. Car vivre ensemble, c'est aussi se respecter mutuellement, c'est aussi se dire que la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres, c'est aussi respecter la frontière entre le bien et le mal. Merci, donc, à l'Etat de faire respecter ces principes face à ces débordements inadmissibles et à ces comportements mafieux.

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dimanche 17 juin 2007

Arc-en-ciel Parlementaire sur fond bleu

Par Noindep, dimanche 17 juin 2007 à 19:16 :: élections législatives 2007

L'UMP signe sa deuxième victoire, et remporte du coup son challenge à imposer le programme énuméré lors de l'élection présidentielle. Avec près de 330 députés, soit un peu moins que lors de la précédente législature (358) selon un sondage TNS-Sofres-Unilog, elle domine l'assemblée majoritairement composée de 577 députés. Le Modem de F. Bayrou, avec ses 4 sièges, compose avec le Nouveau Centre (22 voix), l'ancien groupe parlementaire que fut l'UDF dans la législature précédente, avec 28 députés.

Le Parti Socialiste sauve la mise avec plus de 200 députés soit un peu près 20% de plus que lors de la précédente législature, mais reste encore minoritaire face à cette vague bleue, devenue relative, mais confortable, et qui a su profiter de débats houleux portant sur la TVA sociale ou sur les réformes fiscales du projet présidentiel.

On attend donc dans cette nouvelle composition de l'Assemblée Nationale, une nouvelle forme de dialogue parlementaire, où ,avec la percée d'un centre (celui du nouveau centre) et l'inexistence encore une fois des extrêmes des deux bords, permettra à la majorité d'établir son programme, mais pourra également conforter le rôle de l'opposition qui obtiendra bien plus de pouvoir grâce à un véritable statut de l'opposition voulu par le président de la République, et pourra compter sur le nouveau centre, si la majorité abuse des pouvoirs qui sont les siens pour imposer un programme contraire à toute forme de croissance démocratique.

Au final, les perdants sont toujours les petits groupes (ou les nouveaux groupes qui ne composent pas avec un grand groupe parlementaire) qui rendent le mode de scrutin actuel responsable de cette dissymétrie de la représentation démocratique.

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Législatives : Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS élus Députés de la Polynésie française

Par lebop, dimanche 17 juin 2007 à 07:37 :: élections législatives 2007

Selon des résultats provisoires, Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS, candidats du Tahoeraa Huiraatira investis par l'UMP et soutenus par une grande majorité des partis autonomistes du Pays, sont confortablement élus députés de la Polynésie française. Le taux de participation est largement à la hausse, puisqu'il dépasse plus de 60 % ( 64,89 % à l'ouest et 60,15 % à l'est). Le premier est arrivé largement en tête dans la capitale, Papeete, avec plus de 60 % des voix. Le second est arrivé largement en tête à Pirae, avec plus de 72 % des voix.

Globalement, les nouveaux députés autonomistes ont obtenu 57.155 voix , soit, 55,28 % des suffrages exprimés, les candidats de l'UPLD, Oscar TEMARU et Pierre FREBAULT ayant obtenu, quant à eux, 46.232 voix, soit 44,72 % des voix.

Sur la circonscription ouest, Michel BUILLARD obtient donc 54,07 % des voix (32 459 voix, soit 4 890 de plus que Oscar Temaru). Sur la circonscription est, Bruno SANDRAS obtient 56,96 % des voix (24 696 voix, soit 6 033 de plus que Pierre Frébault) .

La cohérence exprimée par nos compatriotes de France métropolitaine a été aussi exprimée par les polynésiens. Les polynésiens ont été logiques en vôtant en majorité pour Nicolas SARKOZY aux Présidentielles et en envoyant des députés autonomistes Tahoeraa -UMP à l'Assemblée Nationale.

L'appel à l'union des autonomistes a donc été entendu par l'électorat, même si on peut penser que les "chamailleries" entre autonomistes, largement diffusées quotidiennement par les médias, n'ont pas contribué - c'est un euphémisme - à une dynamique optimale.Il faudrait d'ailleurs que les leaders autonomistes mettent plus en valeur ce qui les unit que ce qui les divise, car leurs divisions subalternes perturbent leur électorat.

Ce retour au calme est d'autant plus logique que la question du leadership autonomiste, soulevée non sans arrière-pensées par certains, a été maintenant clarifiée par les urnes. Cependant, la victoire devra être gérée avec humilité et intelligence par le Tahoeraa Huiraatira, parti dominant de la scène politique polynésienne. Les éventuels ajustements nécessaires au sein de la plate-forme autonomiste devront être gérés avec "doigté" par Gaston FLOSSE, Président de ce parti, et Gaston TONG SANG, Président du Pays...et membre éminent du même parti...à charge pour ce dernier de lever toute ambiguïté sur son comportement politique.

Nos Députés vont pouvoir servir la Polynésie française en étant partie prenante de la large majorité présidentielle et nos dossiers pourront avancer à Paris. La politique gouvernementale polynésienne pourra être relayée efficacement au niveau national.

Le discours ouvertement indépendantiste d'Oscar TEMARU, pure incantation en l'absence de programme économique et social cohérent, n'a donc pas été entendu par les polynésiens. La stérilisation de leurs voix et la dénaturation de leur volonté majoritaire pendant toute une législature de 5 ans ne se produira donc pas. C'est tant mieux pour le développement de la Polynésie française au sein de la République.

Le pragmatisme, la raison et la recherche de l'efficacité que les polynésiens ont exprimé l'ont emporté sur toute autre considération.

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mercredi 13 juin 2007

Force est de constater que...

Par Noindep, mercredi 13 juin 2007 à 17:29 :: General

L'élection de G. Tong Sang, fin consensus de l'époque, devait amener la stabilité dans le jeu politique et dans la gouvernance locale. Or force est de constater que malgré "un léger mieux" en début de mandature, le climat tout rose qui s'était installé a viré au noir, et la responsabilité de cette morosité politique ne peut qu'être attribuée aux îliens en carence de conscience identitaire, pour ne pas dire de conscience tout court ! Après avoir mis le lion (G. Flosse) sur la touche, c'est à l'intérieur de leur propre troupeau que les îliens sèment la zizanie ! Ils sont les principaux responsables de ce sanctuaire du déclin, où le déséquilibre et la chute de notre régime nous attendent ! B. Sandras qui, pour flatter son électorat fait le point sur cette discordance de forme, appel à un retour aux urnes. Pour reprendre les mêmes et recommencer ? Et puis quoi encore !

Un retour aux urnes serait, à mon sens, presque plus favorable aux indépendantistes qu'aux autonomistes. A force de laver son linge sale en public, on n'est plus crédible ! Bruno Sandras qui jouit temporairement de sa forte côte aux législatives, pense t-il prendre les rênes du pouvoir en nous portant au pouvoir la copie (en l'occurrence lui) de G. Flosse plutôt que l'original ? Bien essayé ! Ce qu'oublie Bruno Sandras c'est que la dernière élection donnait l'UPLD gagnante, et que la maîtrise de l'Assemblée oblige à nourrir la bouche affamée des îliens qui nous immobilisent dans une stratégie d'enlisement sévère !

  • Que doit-on donc faire ?
  1. La condition première serait que les perdants d'hier (le Tahoeraa) arrêtent de s'en prendre à la présidence Tong Sang, et que le parti orange arrête de diviser les élus entre eux !
  2. Deuxième chose, et je rejoins Bruno Sandras, il faudrait faire voter une loi de pays interdisant le changement de parti lors d'une législature si l'on est élu représentant à l'Assemblée de Polynésie française, auquel cas on démissionne de son parti et on reste non-inscrit.
  3. Troisième chose, il faudrait créer un parti des autonomistes très large, au sens du terme, comme le parti des Démocrates ou celui des Républicains, où viendront se greffer l'ensemble des partis qui se retrouvent dans la foi républicaine et dans la continuité de la République Française.

Une fois ces trois choses accomplies, on pourra prétendre à une gouvernance stable et morale !

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Augmentation de la TVA en 2009

Par Peter, mercredi 13 juin 2007 à 13:25 :: Petite analyse

Billet métropolitain mais politique et d'actualité.

Ce qui m'énerve un peu beaucoup, c'est quand la politique est menée avec des intentions de nuire à l'adversaire plutôt que de profiter au citoyen. Ainsi, le dernier non-événement en date, c'est la possible augmentation de la TVA en 2009.

Mais quel salaud ce gouvernement de droite qui va augmenter la TVA!!! Le mode de prélèvement le plus injuste qui soit! A ce propos, je ne vois pas en quoi la TVA est injuste. Il est injuste qu'un pauvre paie autant qu'un riche pour des frais de santé. Mais il n'est pas injuste que le pauvre paie le même prix que le riche sur une télé 16/9eme. Ensuite, à l'Etat de définir les PPN.

Ainsi, l'état va peut être (soyons honnête: très certainement) augmenter la TVA en 2009. L'explication de Fillon, premier ministre, faux député:

Une partie des cotisations patronales serait transférée sur la taxe sur la valeur ajoutée. "Si on transfère une partie des cotisations sociales (sur la TVA) on augmente le taux", a-t-il exposé. François Fillon, qui a confié dans l'après-midi une mission sur la faisabilité de la TVA sociale aux ministres Jean-Louis Borloo et Eric Besson, a ajouté: "Nous n'augmenterons pas en 2008 le taux de la TVA", une façon d'indiquer que la réforme, si elle est menée, ne sera pas inscrite dans le budget 2008 débattu à l'automne. Il faut "un petit peu de temps pour mettre tout ça en place", a-t-il dit.

"La hausse de la TVA aurait pour "avantage de faire baisser le prix des produits vendus en France du montant des cotisations sociales", et de "faire financer une partie de la protection sociale par les importations". "Ce n'est pas choquant que les T-shirts chinois servent un peu à financer notre protection sociale", a-t-il affirmé.

source: Le Figaro

Ainsi, l'Etat baisse les charges donc le produit ou le service d'une entreprise coûte moins cher. Avec une TVA adéquate, le prix ne varie pas ou peu. Bon, certes, ça c'est en théorie. Ensuite, si l'entreprise garde (artificiellement donc) son prix de revient, la hausse de la TVA se traduira par une hausse du prix de vente.

Donc le problème ne vient pas tant de la politique de l'Etat que du manque de réels contre-pouvoirs aux entreprises, tel qu'un syndicat international ou que des associations de défense du consommateur. Ceci n'est pas totalement vrai, surtout en France ou 60 Millions mène un combat remarquable mais reste limité au national, ou dans le meilleur des cas, à l'européen.

Mais en attendant, nous avons un "sale gouvernement de droite" ....

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mardi 12 juin 2007

Déroute de la gauche : mêmes causes, mêmes effets pour le Tavini

Par lebop, mardi 12 juin 2007 à 09:57 :: Petite analyse

La gauche a donc perdu les élections présidentielles et les législatives. Si elle ne veut pas rester dans l’opposition pour le prochain quart de siècle, elle doit reconnaitre ouvertement sa lourde défaite et en tirer toutes les conséquences.Voilà ce que dit un homme de gauche, Jacques ATTALI. Et de poursuivre son diagnostic implacable.



"D’abord, les électeurs et les militants des partis de gauche doivent, dès le soir du second tour des législatives , avoir le courage d’écarter des responsabilités tous ceux de leurs dirigeants qui ont participé à cet échec, dont le peuple de gauche est la première victime : dirigeants des partis, candidats à l’élection présidentielle, animateurs de campagne, rédacteurs du programme, tous, malgré leurs qualités indéniables, ont échoué et doivent laisser leur place à d’autres. Quitte à revenir, plus tard, aux affaires, s’ils savent se nourrir d’une traversée du désert.

Ensuite, les militants socialistes doivent reconnaitre que tout était faux dans la stratégie mise en œuvre par leurs responsables depuis dix ans : le refus de débattre du fond, l’incapacité à reconnaitre les changements du monde, la crispation sur des enjeux dépassés, le maintien de rituels de partis devenus anachroniques, la confusion entre des discours contradictoires, l’absence de programmes présidentiels clairs et ancrés dans la modernité ; et enfin, ultime absurdité, après la défaite aux élections présidentielles, le refus de mener une campagne pour gagner les élections législatives.



Et voilà que ces dirigeants discrédités prétendent continuer comme avant. On les entend avec consternation débattre d’alliances sans parler de programmes, de postes sans réfléchir aux missions, de règlements de comptes sans bâtir des projets. Enfermés dans des schémas d’analyse et d’organisation dépassés, ils pérorent, insultent, invectivent, promettent. Comme s’ils avaient gagné. Comme s’ils étaient l’avenir".....



Et ici, en Polynésie française ? Oscar TEMARU répète, tel un métronome, le même discours depuis 30 ans, quelle que soit l'évolution de la société polynésienne, les nouvelles aspirations de la jeunesse polynésienne ou les changements du monde. Son option indépendantiste est une mauvaise réponse aux vrais problèmes que nous devons résoudre : faible taux de croissance économique, compétitivité économique insuffisante, chômage élevé,niveau des prix élevés, notamment dans les archipels, coût du logement excessif, adaptation nécessaire de la protection sociale et du système de santé, échec scolaire, dégradation de l'environnement....

Lorsqu'il a été Président du Pays, Oscar TEMARU s'est enfermé dans des conceptions passéistes, il a lancé des anathèmes, il a voulu faire avancer sa cause indépendantiste au plan international. Mais sur nos vrais problèmes, il a fait preuve d'une totale incompétence et d'une absence coupable. Il a été incapable de définir et de mettre un programme économique et social digne de ce nom.

Réforme de la protection sociale avortée, accélération de l'inflation, investissements publics en panne,marasme de l'activité économique et des exportations, absence de dialogue social, ralentissement de la construction de logements sociaux, inertie face à l'ouverture du prochain hopital, arrêt des investissements éducatifs....C'est ainsi que les experts de l'institut de la statistique, qu'on ne peut soupçonner d'être partisans, affirment que "les trois dernières années de l'économie polynésienne n'ont pas été bonnes". Dure évaluation de la gouvernance "taui"...

Je pense donc que ce qui dit Jacques Attali de la gauche s'applique aussi au Tavini. Il serait temps que ce parti et son leader s'adaptent sérieusement aux nouvelles réalités du monde moderne et de la société polynésienne contemporaine. Comme pour le grand frère socialiste, une "refondation" est incontournable.

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lundi 11 juin 2007

VOTER VRAIMENT UTILE

Par lebop, lundi 11 juin 2007 à 14:19 :: élections législatives 2007

On en a maintenant la quasi-certitude : au vu des résultats du premier tour,le Président Nicolas SARKOZY aura une large majorité au lendemain du second tour des législatives pour réformer la France, car elle en a bien besoin. Et qu'on se le dise : une France réformée fera une Polynésie plus et mieux développée.

En effet, il n'y a pas de raison que la cohérence exprimée par nos compatriotes de France métropolitaine ne soit pas aussi exprimée par les polynésiens. On peut même dire que les polynésiens ont ouvert la voie en vôtant en majorité pour Nicolas SARKOZY aux Présidentielles et en plaçant en tête les deux candidats investis par l'UMP au premier tour des législatives. Un comportement à l'avant garde, en quelque sorte, qu'il est impératif de confirmer définitivement samedi prochain.

A quoi sert, en effet, de vôter pour deux candidats ouvertement indépendantistes, comme l'a dit haut et fort Monsieur Oscar TEMARU lors du débat télévisé sur RFO, mais, qui, surtout, rejoindraient, s'ils sont élus, les élus du parti socialiste sur les bancs de l'opposition ? Comment serviraient-ils la Polynésie française en s'opposant à la majorité présidentielle ? Comment les dossiers polynésiens avanceraient-ils à Paris ? Comment les amendements budgétaires en faveur de la Polynésie française pourraient-ils passer avec des Députés qui s'opposeraient frontalement à la politique gouvernementale ? Et encore, à condition qu'Oscar TEMARU travaille nos dossiers, car rien n'est moins sûr, au vu de son comportement lorsqu'il était Président de notre Pays....

Il est clair qu'il ne faudra pas compter sur Oscar TEMARU pour faire avancer le Pays. Il n'a pas caché qu'il compte simplement utiliser la tribune de l'Assemblée Nationale comme une caisse de résonance pour ses revendications minoritaires et non avalisées par le peuple polynésien.

Il est d'ailleurs surprenant que ceux qui, soit disant, refusent le clivage Indépendance/Autonomie, sont justement ceux qui soutiennent Oscar TEMARU pour ce second tour. Mais seraient-ils sourds ? N'ont-ils pas entendu Monsieur Oscar TEMARU focaliser son discours sur cette revendication indépendantiste lors du débat télévisé ? Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Mais je pense que la majorité des polynésiens, elle, n'est pas sourde.

Samedi, il faut donc se mobiliser pour voter en faveur des candidats autonomistes de l'UMP. Cette échéance est importante pour notre avenir. Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS rejoindront ainsi, s'ils sont élus, la majorité présidentielle pour le bien de notre Fenua.

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Très nette victoire de l'UMP au premier tour des législatives en Métropole

Par Pépé Tama, lundi 11 juin 2007 à 02:55 :: élections législatives 2007

La victoire de l'UMP et de ses alliés au premier tour des législatives est très nette. Cependant, l'ampleur de la "vague bleue" qui sortira des urnes au soir du second tour des élections législatives, dimanche 17 juin, reste à préciser. En effet, les projections en sièges réalisées par les instituts de sondage sont variables. Selon les cas, l'UMP et ses alliés sont crédités de 383 à 470 sièges (sur 577), tandis que le nombre potentiel d'élus de gauche oscillerait entre 60 et 185.

On peut cependant estimer, qu'in fine, au lendemain du second tour, la droite et ses alliés du centre dépasseront le seuil de 400 députés à l'Assemblée Nationale, contre une centaine ou un peu plus pour la gauche. Le bipartisme UMP-PS sort donc renforcé de ces élections, avec, bien sûr, un très net avantage pour l'UMP.

En recueillant 39,54 % des suffrages, l'UMP distance très nettement les autres formations : le PS n'a obtenu que 24,73 % des suffrages, le MoDem 7,76 %, tandis que le Front national et le PCF ont obtenu respectivement 4,70 % et 4,62 % des voix. Illustration révélatrice de cette très forte poussée de l'UMP, un nombre de 98 députés UMP et apparentés a déjà été élu.

Cette vague bleue est la suite logique de l'élection, il y a cinq semaines, de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.Les français ont voulu rester cohérents. Ils ont décidé de donner une large majorité au Président de la République.

Avec 39 % des suffrages exprimés, la gauche enregistre son plus mauvais résultat depuis le début de la Ve République.Certes, le Parti socialiste sauvera tant bien que mal les meubles lors du second tour et constituera la seule force d'opposition dans la future Assemblée. Mais, avec à peine 25 % des suffrages exprimés, il enregistre son score le plus faible depuis trente ans, exception faite du désastre de 1993 (19 %). Il ne peut pas compter sur ses alliés, le Parti Communiste, dont l'effondrement est confirmé, et les Verts, qui restent marginaux dans le paysage politique français.

Pour la gauche, tout est à réinventer : projet, programme et stratégie.

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dimanche 10 juin 2007

L'autonomie : une idée plus que jamais d'avenir

Par Pépé Tama, dimanche 10 juin 2007 à 05:37 :: General

La communication cacophonique des autonomistes ravit, bien sûr, certains commentateurs, prompts à amplifier un sentiment de division, alors que celui-ci porte sur des questions, somme toute, secondaires. En effet, quand on écoute attentivement toutes les personnalités politiques du Pays, notamment celles qui se sont présentées aux législatives, il y au moins une idée qui rassemble une énorme majorité des partis politiques du Pays : l'AUTONOMIE comme cadre institutionnel préférentiel de la démocratie polynésienne.

Récapitulons :

  • le Tahoeraa défend, bien sûr, l'autonomie et se considère même être son principal rempart contre le séparatisme ;
  • le Rautahi : parti républicain et autonomiste qui s'est mobilisé très rapidement en faveur des candidats autonomistes au second tour des législatives ;
  • le No Oe Te Nunaa qui défend une autre conception de l'autonomie que le Tahoeraa ;
  • le Ai'a Api qui a claqué la porte de l'UPLD en réaffirmant avec force ses convictions autonomistes ;
  • le parti des iliens qui est membre de la plate-forme autonomiste à l'origine du renversement du gouvernement Temaru ;
  • Béatrice VERNAUDON qui se considère elle-même, dans un récent entretien, comme une "autonomiste modérée" ;
  • le Fetia Api qui s'est déclaré clairement pour un soutien des candidats autonomistes au second tour des légisaltives
  • le Taatira no te hau qui se positionne clairement comme un parti autonomiste ;
  • le Te Avei'a d'Antonio PEREZ, parti autonomiste de droite, fervent soutien de Nicolas SARKOZY.

Il est particulièrement remarquable que la quasi-unanimité des personnalités politiques du Pays plébiscitent autant l'autonomie. Elles considèrent donc toutes que c'est le régime institutionnel optimal pour la Polynésie française. Et pour arriver à une telle conclusion, elles y ont longuement réfléchi.

Elle ont longuement analysé notre histoire politique, économique et sociale. Elles ont compris le fonctionnement de notre système économique et social. Elles voient bien le rôle fondamental de l'Etat et de ses transferts financiers dans l'accompagnement de notre développement économique et social, dans le maintien de notre niveau de vie et de notre qualité de vie et dans l'effort d'investissement du Pays et des Communes. Elles considèrent que la dynamique d'une grande puissance mondiale comme la France, que notre partenariat avec l'Europe, ne peuvent que profiter à notre Pays, tant au plan économique, qu'au plan de notre sécurité dans un monde difficile.

Par tautologie, si elles ont fait ce choix de l'autonomie, c'est qu'elles n'ont pas fait le choix de l'indépendance. Les raisons précédentes l'expliquent bien sûr, mais elles considèrent aussi que l'option indépendantiste est irréaliste, inopportune ou dangereuse pour notre niveau de vie, notre système éducatif, notre protection sociale, notre système de santé, notre sécurité juridique, notre richesse pluriethnique et culturelle, voire pour le pluralisme politique et la pérennité de notre système démocratique.

A contrario, il est quand même très révélateur qu'un seul mouvement politique prône cette option séparatiste.Le "flou" des propositions du parti séparatiste sur le processus vers l'indépendance, les conditions de mise en place éventuelle de cette indépendance et surtout "l'après-indépendance" telle qu'il le conçoit et ses conséquences sur le maintien du niveau de vie, la pérennité des retraites, de l'éducation des jeunes polynésiens,de la santé, de la sécurité juridique dans le domaine de la propriété...explique aussi cette prise de position claire et affirmée d'une très grosse majorité de notre classe politique.

Je pense qu'il était bon de rappeler ce consensus très large sur l'essentiel, car il s'agit bien là de l'essentiel.

De quoi aussi relativiser les querelles actuelles qui sont bien secondaires par rapport aux enjeux majeurs de société qu'impliquent l'option autonomiste et l'option indépendantiste. Avis aussi à ceux qui voudraient relativiser ou minimiser l'importance du clivage Autonomie/Indépendance. Ce clivage est toujours important à rappeler lors des échéances électorales lorsque ce choix se pose, car il recouvre un choix fondamental sur le mode de société et le mode de vie que l'on veut. Il ne faut donc jamais baisser la garde, car ce choix est trop important.

Vous savez que ce choix, Politita l'a clairement fait par la création de son blog et par les arguments qu'il avance dans les dizaines de billets diffusés sur de multiples thèmes. Et que celà plaise ou non, Politita continuera dans ce sens.

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vendredi 8 juin 2007

Le "centre" polynésien : un objet volant non identifié

Par lebop, vendredi 8 juin 2007 à 20:20 :: General

Le 2 juin 2007, le verdict des urnes a été sans appel. Il a confirmé la bipolarisation : le Tahoeraa et l’UPLD obtiennent à eux seuls 75,10% des suffrages exprimés. Les prétendants à la troisième voie, dits aussi du "Centre", tous partis ou mouvements confondus,ont obtenu presque 25 % des suffrages exprimés, soit un électeur polynésien sur quatre.

Les forces dudit Centre polynésien se composent comme suit :

  • Béatrice Vernaudon, qui n’avait aucun représentant à l’Ouest, obtient 9,57% des suffrages exprimés dans l’ensemble du pays;
  • Jean-Christophe Bouissou et Emma Algan obtiennent 5,74% des suffrages exprimés dans l’ensemble du pays;
  • Nicole Bouteau et Tamatoa Doom n’arrivent qu’à 4,99%;
  • Les deux candidats du Fetia Api totalisent à peine 1,1% des suffrages exprimés;
  • Aucun des autres candidats n’arrive à 1%.

Relevons la particularité de la candidature de Madame Béatrice VERNAUDON, qui était véritablement, dans une situation de candidate "au-dessus des partis", puisqu'elle était soutenue par un vrai parti constitué, le Ai'a Api et par une grande partie du parti des iliens.Le caractère composite de ce mouvement crée lui-même une difficulté, car chaque parti, maintenant que les législatives sont passées, va "reprendre ses billes", ne serait-ce que pour préparer les municipales et les territoriales.Le Ai'a Api a déjà annoncé la couleur en soutenant clairement Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS pour le second tour, contrariant la consigne de "liberté de vôte ", c'est à dire de "Ni-Ni", de Béatrice VERNAUDON...

  • Première question : peut-on placer tous ces partis dans la troisième voie, alors que, par exemple, le Ai'a Api, dont on ne mesure plus tellement le poids électoral, est bien ancré dans le paysage politique polynésien avec son leader Emile VERNAUDON ?
  • Deuxième question : quel est le dénominateur commun de ces partis ou mouvements en ce qui concerne leur programme politique ?
  • Troisième question : quid du leadership au sein de ce Centre ? Le premier tour de ces législatives a eu l'intérêt de fixer le poids relatif de certains de ces leaders au sein de l'électorat polynésien, à l'exception notable d'Emile VERNAUDON et du parti des iliens. Cependant, comment départager Béatrice VERNAUDON, Jean-Christophe BOUISSOU et Nicole BOUTEAU ?

Question subsidaire : à supposer que ces personnalités s'accordent sur une ligne politique, un programme commun et une stratégie d'alliance à l'égard de la force autonomiste principale qu'est le Tahoeraa, ce qui est loin d'être évident au jour d'aujourd'hui, s'accorderont-elles, ces personnalités, sur le leadership ? Une tierce personne, comme Gaston TONG SANG, en cas de rupture de ban du Tahoeraa, pourrait-elle faire consensus ?

Voilà déjà quelques questions redoutables.Au regard du deuxième tour des législatives, la question la plus redoutable, immédiatement, est la stratégie d'alliance à adopter entre les deux forces "bipolaires" et structurées. Si, comme l'indique Béatrice VERNAUDON, dans son entretien aux Nouvelles aujourd'hui, le Centre est un "rassemblement d'autonomistes modérés", pourquoi une telle différence d'appréciation entre le duo Béatrice VERNAUDON- Nicole BOUTEAU, qui se situent dans une posture "Ni-Ni",et les autres "autonomistes modérés" qui se positionnent dans un soutien aux candidats autonomistes investis par le Tahoeraa et l'UMP ?

Se reconstitue, en fait, la même ligne de clivage qu'aux dernières territoriales qui avaient vu des autonomistes, d'un côté, et des candidats "Ni-Ni" du Fetia Api et du No Oe Te Nunaa, de l'autre ( un positionnement qui, entre parenthèses, n'a pas réussi au Fetia Api, puisque ce parti est complètement laminé). Le résultat en a été l'arrivée des indépendantistes au pouvoir...

Est ce à dire que la clarification recherchée n'est pas au rendez-vous et qu'on en est toujours au même point ? J'ai tendance à le croire, à la nuance près que le problème s'est déplacé au sein du centre. L'absence de logique républicaine ou de solidarité autonomiste de Béatrice VERNAUDON et de Nicole BOUTEAU risque de laisser des traces après les législatives, surtout, si, par malheur, l'un des candidats indépendantistes bat l'un des candidats autonomistes au second tour. L'enjeu est, certes moins important qu'aux territoriales, mais sa signification symbolique sera très importante.

Pourquoi un rassemblement républicain, semblable, toutes proportions gardées, à celui qui a rassemblé, en Métropole, tous les partis républicains face au Front National aux élections présidentielles en 2002, n'a -t-il pas lieu pour ce second tour des Législatives ? La balle est dans le camp de Béatrice VERNAUDON et Nicole BOUTEAU...

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jeudi 7 juin 2007

RAUTAHI A LE VENT EN POUPE

Par Pépé Tama, jeudi 7 juin 2007 à 13:19 :: Chroniques

Jean-Christophe BOUISSOU, personnalité politique talentueuse et redoutable débatteur a créé, avec Emma ALGAN, Rautahi le 1er décembre 2005, il y a tout juste un an et demi. Après une si courte période de gestation pour un parti politique, ce parti est déjà la 3ème force politique du pays.

Fort de ce résultat prometteur, et ce, dans un contexte, qui plus est, de forte abstention, ce parti va amplifier son implantation dans toutes les communes et va ouvrir son siège à PAPEETE, Place de l'Autonomie ( ça ne s'invente pas !). Il éditera son programme politique prochainement et envisage de le vulgariser le plus largement possible. Il sera donc une force de propositions incontournable et on peut compter sur Jean-Christophe BOUISSOU pour contribuer à un débat d'idées renouvelé dont le Pays a tant besoin.

Jean- Christophe BOUISSOU a fait preuve d'une loyauté autonomiste incontestable en appelant à vôter pour Bruno SANDRAS et Michel BUILLARD sans négociations préalables et sans compromissions. Son opposition à l'idéologie indépendantiste est sans concession, car il ne sait que trop qu'elle est complètement irréaliste, voire dangereuse. Il estime que les leaders de l'UPLD sont des "marchands de rêves" et il compte bien leur barrer la route.

Comme quoi, on peut être du centre ou de la troisième voie et être clair, ferme et "droit dans ses souliers". Cela change des chevaux de Troie indépendantistes en terres autonomistes que sont Nicole BOUTEAU et Béatrice VERNAUDON, qui, à force de raisonnements alambiqués, jettent inutilement le trouble dans l'électorat autonomiste.

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mercredi 6 juin 2007

QUESTIONS SANS RéPONSES

Par lebop, mercredi 6 juin 2007 à 19:24 :: General

J'ai été frappé, ces derniers mois, par la tactique de communication de l'UPLD. On lance des mots, on esquisse des idées, mais on se garde bien d'expliciter auprès du vulgus pecum, le détail de ce qu'ils recouvrent.

C'est ainsi que des mots apparaissent et il m'a semblé intéressant de les définir :

  • émancipation : c'est un terme juridique à l'origine ( émancipation d'un mineur). Par extension, dans le langage courant, émanciper signifie "affranchir d'une autorité, d'une domination, d'une tutelle, d'une servitude, d'une aliénation, d'une entrave, d'une contrainte morale ou intellectuelle, d'un préjugé...

Exemples : émanciper un esclave, un peuple, une colonie. L'émancipation, qui est l'un des éléments moteurs de la transformation de la société, permet donc de se libérer et de devenir indépendant. Elle donne à une catégorie de la population des droits identiques aux autres catégories. Exemple : l'émancipation de la femme. Termes connexes : autodétermination, autonomie".

Comme on le voit, l'UPLD "surfe" sur des synonymes visant à atténuer la "puissance évocatrice" ( ou de répulsion, c'est selon) du terme "indépendance". Mais sur le fond, c'est la même chose.

  • partenariat : "le partenariat désigne un accord formel entre deux ou plusieurs parties qui ont convenu de travailler en coopération dans la poursuite d’objectifs communs". Rien que de très général lorsqu'il n'y a pas plus d'explications détaillées. Veut-on dire " accord de coopération entre deux Etats indépendants" ? Quel serait le contenu de cet accord ? On n'en sait pas plus...
  • "programme de mondialisation" ( dixit Tea Hirshon) : j'ai beau chercher des explications dans d'éventuels écrits de l'UPLD, je n'en trouve pas ! Quoique je sois particulièrement dubitatif sur le fait que cette expression veuille dire quelque chose.

Définition de "mondialisation" :la mondialisation (ou globalization pour les anglo-saxons) est le processus d'ouverture de toutes les économies nationales sur un marché devenu planétaire. La mondialisation est favorisée par l'interdépendance entre les hommes, la déréglementation, la libéralisation des échanges, la délocalisation de l'activité, la fluidité des mouvements financiers, le développement des moyens de transport, de télécommunication... La mondialisation est donc un processus. Mais que veut faire l'UPLD face à ce processus qu'est la mondialisation ? Quels objectifs et quelle stratégie pour le Pays ? Motus et bouche cousue.

Trois exemples, trois mots lancés à la cantonnade depuis des mois, mais que le leader maximo Oscar TEMARU se garde bien de nous préciser les tenants et les aboutissants. Est-ce respecter les citoyens que nous sommes que de nous laisser deviner ce que recouvrent ces expressions en terme de pilotage de notre Pays et de perspectives d'avenir ? En guise de stratégie ou de programme, c'est un peu court.

Mais peut être qu'après les présentes élections législatives, on aura les réponses. Mais avant, ces réponses risquent d'effrayer ou de faire sourire. Alors, Wait and See ...

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Débat télévisé sur RFO : Oscar TEMARU s'affirme indépendantiste pur et dur

Par Pépé Tama, mercredi 6 juin 2007 à 17:32 :: élections législatives 2007

Le débat télévisé sur RFO aura au moins clarifié une chose : Oscar TEMARU s'est bien affirmé comme un indépendantiste pur et dur. Toutes les circonvolutions, toutes les déclarations "atténuantes", toutes les professions de foi édulcorées par des synonymes ont été effacées d'un revers de main. Billes en tête, Oscar TEMARU a affiché ses convictions de manière claire et nette. Celà a le mérite de la franchise.

Quitte à contrarier toutes les précautions de langage de Pierre FREBAULT qui s'est affirmé autonomiste. Ce dernier a voulu noyer le poisson, question de se donner une petite chance de rallier quelques suffrages autonomistes, mais Oscar TEMARU l'a rappelé à l'ordre : à l'UPLD, on est indépendantiste, point final.

Autre point frappant : Pierre FREBAULT procédait par extension de dispositions législatives métropolitaines ( exonération de charges sociales..), c'est à dire une vision départementaliste paradoxale pour un indépendantiste. C'est à se demander à quoi sert l'autonomie, si on n'est pas capable de concevoir nous-mêmes nos propres dispositifs. Mais on n'est plus à une contradiction près à l'UPLD...

Et pour combler le tout ; une démagogie à toute épreuve. A les écouter,demain on rasera gratis. On peut tout faire: construire un aéroport international aux Marquises, aménager la route traversière de Tahiti, exploiter les forêts de pinus, installer des ambassades de par le monde, créer une faculté de médecine... Ne manquait plus que l'aéroport international des Australes, le lycée de la mer... Comment financer tout celà ? Avec quel argent ? On n'en sait rien... A croire que Monsieur Oscar TEMARU a découvert la pierre philosophale. C'est sûr qu'avec cette pierre miraculeuse, il peut demander l'indépendance !

Quant aux accords de Tahiti Nui, ils ne seront écrits que s'il est élu. Il ne s'agit pas de se fatiguer à l'avance. Ce que l'on sait, c'est qu'il voudra disposer des "compétences régaliennes", notamment les affaires étrangères. Ah, les voyages ! Que c'était bien d'aller "serrer la pince" au Premier Ministre japonais ! Dans la foulée, il invente un nouvel objet de droit international : des "ambassades-maisons promotionnelles de Tahiti Nui". Pas besoin de diplomates de carrière : des groupes de danses suffiront pour mettre en exergue le "romantisme" de Tahiti Nui. Un peu loufoque tout çà, mais au point où on en est ...

Messieurs BUILLARD et SANDRAS, en bons autonomistes, sont restés dans le registre logique et raisonnable de députés polynésiens et d'élus de la nation : leur action auprès de l'Etat se fera en prolongement de l'action du gouvernement local. Dans le cadre de la solidarité nationale, les programmes territoriaux pourront être amplifiés par les financements de l'Etat. Schéma classique, sans surprise, qui a toujours fonctionné dans le passé et qu'il s'agira de prolonger. C'est une option d'autant plus réaliste, que s'ils sont élus, ils conforteront la majorité présidentielle de Nicolas SARKOZY.

Michel BUILLARD se fixe comme priorité le logement et l'amélioration des conditions de vie des polynésiens résidant temporairement en France. Bruno SANDRAS va insister, s'il est élu, sur les emplois aidés en faveur des jeunes et l'environnement. Rien que de très pragmatique, mais pourtant essentiel pour l'amélioration de notre qualité de vie.

Sur la forme de l'émission et les questions, on pourra simplement regretter que Monsieur BIJOUX ait confondu un candidat-député avec un représentant du gouvernement du Pays, car de nombreuses questions ( emploi, logement, grands travaux, désenclavement des îles, environnement...) étaient de la compétence des Institutions du Pays.

Le cadre est donc définitivement posé. Il s'agit bien de l'affrontement de deux visions : la vision autonomiste du maintien d'un partenariat serein avec l'Etat pour approfondir notre développement et la vision séparatiste d'un Etat souverain, mais riche comme un émirat arabe, qui nous promet de réaliser les projets les plus ambitieux... A vous de choisir !

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mardi 5 juin 2007

Interrogation

Par Noindep, mardi 5 juin 2007 à 21:40 :: Election présidentielle 2007

Que se passera t-il dimanche ? Les sondages consciencieux donnent la victoire à l'UMP, majoritaire sur les bancs de l'Assemblée Nationale, à l'heure où les sondeurs savent pertinement que leurs outils atteignent leurs limites méthodologiques. L'échantillon pris en compte est loin d'être représentatif, puisque, pour respecter une marge d'erreur de 4%, les sondeurs devraient réaliser un sondage dans chaque circonscription, une enquête d'opinion coûteuse et longue. L'intérêt se résume donc à savoir pour quel parti chaque électeur de l'échantillon votera. Là encore, on sait bien que les gens, à plus d'1/3, répondront autrement que leur véritable choix. Les sondages qui approchaient la perfection pour la présidentielle ne récolteront pas autant de confiance pour cette élection malgré que le trend de l'opinion abonde dans leur sens. A priori !

En tous cas, ce qui est certain, c'est la plus faible participation voguant à 73% de la population électorale, très supérieure à la moyenne ; et celle-ci donnerait ses voix à l'UMP en grande majorité. Car au centre, entre le MODEM (Mouvement Démocrate) et le nouveau-centre, les frontières idéologiques absentes ont laissé leur place à des frontières politiques.

D'après les sondages, les électeurs prennent moins en compte l'appartenance politique que l'homme du canton lui même. C'est à croire que ceux qui ont rallié Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle voteront plutôt pour le candidat qui se présente que le leader politique du parti qu'est François Bayrou. Cette spécificité des législatives s'appliquent à tout parti politique, malgré que l'UMP bénéficie d'un taux de confiance plus fort puisqu'il met en otage le programme tant novateur du président de la République, qui, sans majorité à l'assemblée ne pourra pas être menée. Les électeurs auront donc à confirmer un choix de société au risque de construire une cohabitation, condition de notre immobilisme déconcertant.

Par souci de logique, beaucoup voteront l'UMP pour asseoir idéologiquement le choix de la présidentielle, puisque donner une cohabitation au président reviendrait à empêcher la mise en place du programme Sarkozy, et donc à retarder encore le départ de notre véritable changement, alors que 53% des français l'ont souhaité.

Où en sommes-nous donc aujourd'hui ? Les français auront-ils le sens de la logique ou celui de leurs convictions ?

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LES PARTIS POLITIQUES SONT-ILS PROPRIéTAIRES DE LEURS VOIX ?

Par lebop, mardi 5 juin 2007 à 15:14 :: General

Ces derniers jours, on assiste à une situation assez étonnante : on a eu ou on attend les "mots d'ordre" des candidats mis sur la touche et non qualifiés pour la suite des évènements. Certains de ces candidats éliminés dès le premier tour détiennent, parait-il, les "clés du deuxième tour". Et chacun d'y aller de ses "consignes" de vôte, celles-ci allant de : "personnellement je m'abstiendrai, mais je vous laisse libre de vôter pour qui vous voulez" ( Béatrice VERNAUDON), ou "je suis soutenu par divers partis, je les laisse donc prendre position" (la même), "soutenez le candidat autonomiste contre le candidat indépendantiste" ( Rautahi, Te Avei'a, Fetia Api... Gaston TONG SANG), les autres partenaires de la plate-forme, pleins d'états d'âme, parait-il, réservent leur réponse pour les prochaines heures et Nicole BOUTEAU conditionne sa réponse à l'acceptation par les candidats de "son projet législatif".

Alors, tous ces partis ou mouvements seraient-ils propriétaires des vôtes de leurs électeurs ? Il me semblait bien pourtant avoir entendu des candidats, notamment du centre, forcément du centre intelligent, car il est bien connu qu'ils ont une pensée bien plus complexe et bien plus subtile, nous dire lors des précédentes élections, que nul n'est propriétaire de ses voix. Ils refusaient "l'embrigadement", "l'esprit de troupeau" et, pourtant... ils se dédisent cette fois ci. Tactique à géométrie variable.

Prenons, par exemple, Nicole BOUTEAU, celle qui nous dit que nous sommes "maitres de notre destin" et qui est une défenseuse acharnée de la "liberté individuelle d'électeurs responsables". La voilà qui nous dit maintenant qu'elle donnera une consigne de vôte dans quelques jours et ce, en fonction de la position des candidats à l'égard de son "projet législatif". Alors, Madame, où sont vos principes ? Une fois, c'est "liberté", une autre fois c'est "suivez ma consigne" ?

Mais comble du comble, voilà une candidate non sélectionnée, dont le parti a recueilli, grosso modo, 5 % des suffrages et dont la majorité des électeurs n'a pas approuvé son "projet législatif" (c'est le moins que l'on puisse dire) et qui voudrait l'imposer aux candidats sélectionnés pour avoir l'honneur d'obtenir de Madame BOUTEAU une "consigne de vôte" en leur faveur ! Mais pour qui se prend-elle ? N'inverse-t-elle pas un peu les rôles ? C'est comme si, Bayrou,éliminé au premier tour, toutes proportions gardées, disait à Nicolas SARKOZY de laisser tomber son programme présidentiel et d'adopter le sien pour avoir son soutien au second tour des Présidentielles ! On nage en plein délire...

Que de circonvolutions et de péripéties pour quelque chose de simple à la base : Mesdames et messieurs les électeurs autonomistes, vôtez pour un candidat autonomiste pour barrer la route aux indépendantistes, point final. Les électeurs l'ont compris : ils savent que la voie utile, celle de l'efficacité, celle de la construction de notre avenir, c'est de vôter pour les candidats de l'UMP en Polynésie française. C'est la voie de la conviction et de la cohérence. Ils n'ont pas besoin de raisonnements alambiqués et de consignes de vôte pour prendre cette décision. Ils sont adultes, responsables...et vaccinés.

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OUI AU DEBAT D'IDEES

Par Pépé Tama, mardi 5 juin 2007 à 14:14 :: General

Pour ces présidentielles et ces législatives, les partis politiques locaux ont joué à "en attendant le débat".En effet, nous n'avons jamais eu de débat d'idées dignes de ce nom, arguments contre arguments. Ces derniers temps, nous avons eu droit à une juxtaposition de clips télévisés, mais pas à une confrontation des idées des uns et des autres sur de vrais sujets et sur des propositions argumentées.

Les personnalités politiques locales nous ont égréné des têtes de chapitre, des énoncés généraux, des professions de foi synthétiques, et, au mieux, des intitulés de mesures sans nous expliquer le pourquoi et le comment de celles-ci. Des généralités énoncées en 5, 10, 15 secondes, avant de passer à la généralité suivante. Pire, des partis politiques se comportent plus en mouvements philosophiques se gargarisant de "développement durable", de "partage", de "justice sociale", de "solidarité","d'écoute de la jeunesse"... sans nous décliner ces grands principes en programmes et en mesures opératoires et, surtout, chiffrés. La presse écrite a bien tenté d'établir des programmes comparatifs, mais il était bien difficile, du moins chez les candidats autonomistes, d'identifier de vrais clivages argumentés.

On peut, par exemple, se demander ce qui fait la particularité du Centre ou de la "troisième voie", à part le refus de la bipolarisation par certaines personnalités qui, paradoxalement, participaient encore récemment de cette bipolarisation. Nous avons eu droit à une course individuelle au leadership centriste où chacun estime être plus représentatif de cette sensibilité que l'autre. Ce morcellement, cet émiettement, cette division est contre-productive à court et moyen terme, notamment dans la perspective des élections territoriales. Y aura-t-il un mouvement de regroupement sous l'égide de Gaston TONG SANG ? Rien n'est moins sûr, bien que ses déclarations d'aujourd'hui donnent le sentiment qu'il se fait le porte-parole de ce Centre encore dans les limbes.

Cette absence de débat est un déni de démocratie. Elle permet notamment à l'UPLD de rester dans le flou par des expressions telles que "partenariat", "émancipation", "pacte de confiance", "coopération", "mondialisation", "respect mutuel".... Mais qu'y a-t-il derrière ces mots ? Y a-t-il inflexion de la doctrine taviniste ou simplement une volonté tactique de brouiller les pistes ? Faute de clarification, il ne peut s'agir que de simple tactique.

Cette situation est lourde de conséquences. Car le débat est non seulement l'affrontement des volontés, mais aussi la pédagogie de la réalité. Dans le débat, les citoyens soupèsent des politiques et en choisissent une. Rien de tel en Polynésie française. Les candidats proposent, les citoyens, au mieux, les tribus embrigadées, au pire, votent pour l'un ou l'autre camp, l'élu dispose comme il l'entend.On l'a vu avec la "gouvernance" d'Oscar TEMARU. C'est évidemment inacceptable et c'est ainsi que le Pays est paralysé depuis 3 ans. La Politique, c'est que justement, chaque parti définisse une politique et la confronte, sans passion excessive, avec celle des autres. C'est le prix d'une démocratie apaisée, car elle s'exprimerait dans le cercle de la Raison.Notre élite politique en est-elle capable ?

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lundi 4 juin 2007

DIABOLISE-T-ON L'UPLD ?

Par lebop, lundi 4 juin 2007 à 18:55 :: General

J'ai lu l'entretien de Tea Hirshon, représentante de l'UPLD à l'Assemblée de Polynésie française. Elle estime qu'en parlant de rupture avec la France, les personnalités politiques autonomistes distillent de la "peur". L'UPLD est diabolisée en quelque sorte.

On pourrait poser le problème autrement : l'UPLD ne se diabolise-t-elle pas elle même ? A-t-elle vraiment besoin que les autres la diabolise ? Car, enfin, nous n'avons quand même pas inventé tous les évènements qui se sont produits en 2005 et en 2006, toutes les déclarations sur l'indépendance-rupture d'Oscar TEMARU, en contradiction totale avec sa profession de foi des territoriales de 2004 ou toutes les déclarations à tonalité xénophobe qu'il n'est même pas besoin de rappeler, tant elles sont encore présentes dans les esprits. La promesse d'une "nouvelle gouvernance" a fait long feu.

Dans son entretien, Madame Tea HIRSHON ne se rend même pas compte elle-même qu'elle se diabolise toute seule. En effet, elle déclare : " ...Dans une commune comme Punaauia, il y a environ 4000 popa'a. Celà ne joue jamais à notre avantage. D'où la nécessité d'appliquer, comme en Nouvelle-Calédonie, le gel du corps électoral. Sinon, les gens du pays seront toujours perdants"...

Que véhicule-t-elle comme "valeur" en substance quand elle s'exprime ainsi ? Elle nie tout simplement le caractère pluri-ethnique de notre société, elle nie la possibilité pour ces "popa'a" d'adopter ce pays et d'y vivre en permanence s'ils le souhaitent et s'ils ne l'ont pas déjà fait, elle nie leur statut de citoyens puisqu'elle veut leur retirer le droit de vôte dans leur pays d'adoption. Elle affirme le primat d'une ethnie sur les autres et rompt ainsi l'égalité entre citoyens. Elle oppose les "popa'a" aux "habitants du pays". Elle tient un discours "ethniciste" et, à partir de là, la frontière avec la xénophobie ou le racisme devient très ténue. C'est ainsi que son collègue Ruben TEREMATE n'a pas hésité à sauter le pas, puisque ce discours est banalisé au sein de l'UPLD. Car il serait surprenant que Madame Tea HIRSHON ne se rende pas compte de ce qu'elle dit.

Il est clair qu'avec ce type de discours, les "popa'a" visés ainsi n'ont nul besoin de diabolisation de l'UPLD. Le diable est déjà là, dans les propos banalisés de Madame HIRSHON. Et, ces "popa'a" ont vite compris. Ils font et ils feront barrage à une telle idéologie contraire aux valeurs de convivialité,d'