ECHOS DE CAMPAGNE : VILLE TOURISTICO-ECOLOGIQUE AUX TUAMOTUS POUR JEAN CHRISTOPHE BOUISSOU

Par lebop • 25 May 2007

Le président de Rautahi (parti autonomiste) et candidat aux législatives dans la circonscription ouest, Jean-Christophe Bouissou, désire développer le tourisme écologique pour accroitre les “ressources propres” de la Polynésie française par la création d’une “zone franche” dans l’archipel des Tuamotu où serait implantée “une nouvelle ville”. Cette dernière comprendrait des hôtels, des zones d’habitation mais aussi des entreprises et même un possible aéroport international en exemption de taxes, ceci pour rendre la destination “attractive” et ainsi attirer les visiteurs étrangers. Elle serait aussi une “vitrine” de la Polynésie d’un point de vue écologique en n’utilisant aucune “énergie fossile” pour son fonctionnement.Car Jean-Christophe Bouissou entend aussi développer à l’échelle du pays une “nouvelle politique énergétique” tournée vers l’énergie thermique des mers et le solaire.

L’objectif est que le secteur touristique rapporte, à terme, quelque 150 milliards Fcfp mais pour ce faire, “10 000″ nouvelles chambres d’hôtel sont nécessaires, selon le président de Rautahi. ” Il ne s’agit pas de vendre des terres mais de proposer des baux emphytéotiques (…) Rien ne se fera sans que la population s’implique et les retombées financières doivent également concerner les habitants”, souligne-t-il. Capitaux privés, fonds européens et transferts de l’État devraient permettre, selon lui, de mener à bien ces projets après avoir recueilli l’avis de professionnels du secteur.

Il s’est aussi prononcé pour qu’il y “ait plus d’État” dans le champ de compétences qui est le sien, et notamment en matière d’éducation et de justice.Il a ainsi expliqué qu’il souhaitait un plus grand nombre de structures d’accueil pour les enfants défavorisés mais aussi que l’Etat renforce les “moyens humains et matériels” au tribunal de Papeete pour régler plus rapidement les litiges fonciers: “Les dossiers sont traités en 15, 20 ou 30 ans étant donné qu’il n’y a que trois magistrats”, précise-t-il, avant de militer pour que “la règle de la majorité” remplace celle de “l’unanimité”, disposition jugée “plus simple”.

Voilà des propositions claires et je suis tout à fait d’accord sur la seconde. La première est très novatrice et a l’avantage de créer un horizon intéressant pour les nouvelles générations qui ont besoin qu’on leur fasse rêver. Une utopie réalisable en quelque sorte. A la condition bien sûr que l’île choisie ne subisse pas la montée des eaux… Mais justement,quelle sera cette île ? Qui la peuplera ? Ce projet ambitieux est-il de la compétence d’un Député et du Parlement national ? Sera-t-il réalisé dans le cadre de la mandature de cinq ans qui vient ? A-t-il fait l’objet d’une concertation avec le Président du Pays ? Que de questions à résoudre pour une belle idée !

Il faudrait aussi que les candidats qui nous parlent des zones franches ou des pôles de compétitivité, comme Messieurs BOUISSOU, de Rautahi, et PEREZ, du parti Te avei’a, aillent au-delà des concepts et nous explicitent des projets véritablement opérationnels à moyen terme. La tarte à la crême des aéroports internationaux, par exemple, a été largement dénaturée par Monsieur Oscar TEMARU. Un aéroport international aux Australes, un autre aux Marquises et un autre aux Tuamotus : quand on sait les conditions drastiques de faisabilité et de viabilité de telles plate-formes aéroportuaires, il faudrait peut être décanter les choses et nous parler de projets “raisonnablement réalistes”…

Mais, bon : je préfère des idées audacieuses qui suscitent une réflexion salvatrice pour le devenir des jeunes polynésiens, que pas d’idées du tout. Ou pire, des idées archaïques serinées l’année dernière par un certain Oscar TEMARU.

Alors, d’accord pour la bourse aux bonne idées. Et je demanderai à nos amis commentateurs de politita de choisir un lauréat parmi tous nos candidats à l’issue de cette campagne. Chiche ?

Commentaires

Par Rautahi le 25 May 2007 at 20:11

Chers amis de Politita,

L’idée de construire une nouvelle ville touristique écologique doit répondre aux enjeux suivants :

• Planification, en terme d’aménagement du territoire, pour permettre la réalisation de complexes hôteliers aptes à recevoir à terme 600.000 touristes supplémentaires nécessaires à l’accroissement des ressources propres du pays ;
• Réalisation de zones de vie pour la population dans un contexte de pénurie de logement sur l’île principale de Tahiti, plus de 7000 ménages sont actuellement recensés dans les fichiers de l’Office de l’habitat social ;
• Mise à niveau du produit et du réceptif hôtelier en fonction des aspirations nouvelles et naturelles des visiteurs (architecture répondant à des critères culturels des habitants du pays), avec en particulier un effort à réaliser dans le domaine des services et des prix (zone franche) ;
• Engagement de la Polynésie tout entière dans la mise en œuvre d’une nouvelle politique énergétique de développement durable basée sur les énergies renouvelables ;
• Mise en œuvre d’un programme de formation des populations, surtout des jeunes, dans les divers domaines d’activités professionnelles (concept ville et non plus hôtel).

Il existe 114 atolls en Polynésie, dans l’archipel des Tuamotu Gambier. La problématique de la montée des eaux due à la fonte des calottes glacières doit justement nous inciter à réfléchir sur une nouvelle organisation de l’espace de vie des habitants de cet archipel.

Plusieurs atolls pourraient par exemple faire l’objet d’un réaménagement en « rechargeant » les parties émergées (motu) de sables et de concassés extraits des fonds des lagons. Il est intéressant de constater que cette approche pourtant triviale pour RAUTAHI ne vient pas tout de suite à l’esprit des gens.

Sans pour cela en faire une référence, je vous invite à visiter les sites de CANCUN au Mexique pour vous faire une idée de ce qui peut être réalisé sur un atoll dans ce domaine.

Pour conclure, il nous semble que les recherches en matière d’ETM ou OTEC ont bien avancé avec des applications en matière d’énergie électrique (Inde : 1000 plate-formes Offshore de production de 100 MgW en cours, USA Hawaï : Pompage d’eau de source issue des courants du pôle sud de qualité potable à 700 m de profondeur. 100.000 bouteilles sont expédiées tous les jours sur le Japon 6$ la bouteille, Agriculture, élevage, Japon : Utilisation de l’ETM pour la fabrication des nouvelles piles à combustible, etc.). Un nouvel hôtel Intercontinental vient d’ouvrir sur l’île de Bora Bora avec la mise en oeuvre d’un système de climatisation par l’ETM (baisse de la facture énergétique du complexe hôtelier de pluys de 70%). Une nouvelle application de l’ETM verra le jour prochainement avec la climatisation du nouvel hôpital de PIRAE.

Salutations respectueuses.

Rautahi

Par Rautahi le 25 May 2007 at 20:11

Chers amis de Politita,

L’idée de construire une nouvelle ville touristique écologique doit répondre aux enjeux suivants :

• Planification, en terme d’aménagement du territoire, pour permettre la réalisation de complexes hôteliers aptes à recevoir à terme 600.000 touristes supplémentaires nécessaires à l’accroissement des ressources propres du pays ;
• Réalisation de zones de vie pour la population dans un contexte de pénurie de logement sur l’île principale de Tahiti, plus de 7000 ménages sont actuellement recensés dans les fichiers de l’Office de l’habitat social ;
• Mise à niveau du produit et du réceptif hôtelier en fonction des aspirations nouvelles et naturelles des visiteurs (architecture répondant à des critères culturels des habitants du pays), avec en particulier un effort à réaliser dans le domaine des services et des prix (zone franche) ;
• Engagement de la Polynésie tout entière dans la mise en œuvre d’une nouvelle politique énergétique de développement durable basée sur les énergies renouvelables ;
• Mise en œuvre d’un programme de formation des populations, surtout des jeunes, dans les divers domaines d’activités professionnelles (concept ville et non plus hôtel).

Il existe 114 atolls en Polynésie, dans l’archipel des Tuamotu Gambier. La problématique de la montée des eaux due à la fonte des calottes glacières doit justement nous inciter à réfléchir sur une nouvelle organisation de l’espace de vie des habitants de cet archipel.

Plusieurs atolls pourraient par exemple faire l’objet d’un réaménagement en « rechargeant » les parties émergées (motu) de sables et de concassés extraits des fonds des lagons. Il est intéressant de constater que cette approche pourtant triviale pour RAUTAHI ne vient pas tout de suite à l’esprit des gens.

Sans pour cela en faire une référence, je vous invite à visiter les sites de CANCUN au Mexique pour vous faire une idée de ce qui peut être réalisé sur un atoll dans ce domaine.

Pour conclure, il nous semble que les recherches en matière d’ETM ou OTEC ont bien avancé avec des applications en matière d’énergie électrique (Inde : 1000 plate-formes Offshore de production de 100 MgW en cours, USA Hawaï : Pompage d’eau de source issue des courants du pôle sud de qualité potable à 700 m de profondeur. 100.000 bouteilles sont expédiées tous les jours sur le Japon 6$ la bouteille, Agriculture, élevage, Japon : Utilisation de l’ETM pour la fabrication des nouvelles piles à combustible, etc.). Un nouvel hôtel Intercontinental vient d’ouvrir sur l’île de Bora Bora avec la mise en oeuvre d’un système de climatisation par l’ETM (baisse de la facture énergétique du complexe hôtelier de pluys de 70%). Une nouvelle application de l’ETM verra le jour prochainement avec la climatisation du nouvel hôpital de PIRAE.

Salutations respectueuses.

Rautahi

Par Rautahi le 25 May 2007 at 20:11

Chers amis de Politita,

L’idée de construire une nouvelle ville touristique écologique doit répondre aux enjeux suivants :

• Planification, en terme d’aménagement du territoire, pour permettre la réalisation de complexes hôteliers aptes à recevoir à terme 600.000 touristes supplémentaires nécessaires à l’accroissement des ressources propres du pays ;
• Réalisation de zones de vie pour la population dans un contexte de pénurie de logement sur l’île principale de Tahiti, plus de 7000 ménages sont actuellement recensés dans les fichiers de l’Office de l’habitat social ;
• Mise à niveau du produit et du réceptif hôtelier en fonction des aspirations nouvelles et naturelles des visiteurs (architecture répondant à des critères culturels des habitants du pays), avec en particulier un effort à réaliser dans le domaine des services et des prix (zone franche) ;
• Engagement de la Polynésie tout entière dans la mise en œuvre d’une nouvelle politique énergétique de développement durable basée sur les énergies renouvelables ;
• Mise en œuvre d’un programme de formation des populations, surtout des jeunes, dans les divers domaines d’activités professionnelles (concept ville et non plus hôtel).

Il existe 114 atolls en Polynésie, dans l’archipel des Tuamotu Gambier. La problématique de la montée des eaux due à la fonte des calottes glacières doit justement nous inciter à réfléchir sur une nouvelle organisation de l’espace de vie des habitants de cet archipel.

Plusieurs atolls pourraient par exemple faire l’objet d’un réaménagement en « rechargeant » les parties émergées (motu) de sables et de concassés extraits des fonds des lagons. Il est intéressant de constater que cette approche pourtant triviale pour RAUTAHI ne vient pas tout de suite à l’esprit des gens.

Sans pour cela en faire une référence, je vous invite à visiter les sites de CANCUN au Mexique pour vous faire une idée de ce qui peut être réalisé sur un atoll dans ce domaine.

Pour conclure, il nous semble que les recherches en matière d’ETM ou OTEC ont bien avancé avec des applications en matière d’énergie électrique (Inde : 1000 plate-formes Offshore de production de 100 MgW en cours, USA Hawaï : Pompage d’eau de source issue des courants du pôle sud de qualité potable à 700 m de profondeur. 100.000 bouteilles sont expédiées tous les jours sur le Japon 6$ la bouteille, Agriculture, élevage, Japon : Utilisation de l’ETM pour la fabrication des nouvelles piles à combustible, etc.). Un nouvel hôtel Intercontinental vient d’ouvrir sur l’île de Bora Bora avec la mise en oeuvre d’un système de climatisation par l’ETM (baisse de la facture énergétique du complexe hôtelier de pluys de 70%). Une nouvelle application de l’ETM verra le jour prochainement avec la climatisation du nouvel hôpital de PIRAE.

Salutations respectueuses.

Rautahi

Par wakrap le 25 May 2007 at 20:46

Si le principe de zone franche est bon à prendre, pourquoi ne pas l’appliquer à toute la polynésie, celà profiterait à tous ses habitants, et non, seulement aux touristes?

Par wakrap le 25 May 2007 at 20:46

Si le principe de zone franche est bon à prendre, pourquoi ne pas l’appliquer à toute la polynésie, celà profiterait à tous ses habitants, et non, seulement aux touristes?

Par Pépé Tama le 25 May 2007 at 22:06

Merci à Rautahi d’avoir fait l’honneur de lire et de répondre à Politita. Je ne doute pas que ces éclaircissements complémentaires vont être analysés avec attention par politita. Car, comme vous l’avez constaté, Politita recherche toutes les idées qui peuvent permettre à la Polynésie française d’avancer dans ce troisième millénaire et de se faire une place dans la globalisation ou mondialisation qui s’accélére.

Nous sommes d’accord sur le fait qu’il faut reformater et redimensionner l’économie polynésienne comme l’énonce Jean-Christophe BOUISSOU. On ne peut plus se permettre de reproduire ou de gérer l’existant ou d’appliquer des recettes éculées et qui ont fait la preuve de leurs limites.

Nous pensons effectivement qu’il faut une véritable révolution culturelle, faite d’ouverture, de débats, d’écoute des idées des uns et des autres pour que ce soit les plus pertinentes, les plus efficaces, les plus imaginatives tout en étant réalistes, qui soient mises en oeuvre. Il nous semble que le gouvernement Tong Sang est actuellement dans cette recherche, un peu tatonnante ou embryonnaire à vrai dire ( pacte social…).

On ne peut plus se contenter d’une politique de relance faite de dépenses d’investissement dans le BTP ( et même là, hiérarchise-t-on bien les dépenses ? Ou s’agit-il de satisfaire le lobby du BTP sans analyse du rapport cout-avantage économique et social des projets ?…), d’élargissement de la liste de PPN, de prêts bonifiés visant à relancer les dépenses de logement…. La relance par la dépense publique est une politique de court terme (conjoncturelle), souvent utilisée par les gouvernements Tahoeraa par le passé, qu’il faut, par définition, dépasser..Souvent d’ailleurs, il faut le carburant de l’Etat, car nos moyens propres ne suffisent pas pour relancer fortement l’activité. A ce titre, par exemple, la DGDE a été un véritable ballon d’oxygène.

Il faut donc très rapidement définir une politique structurelle qui va nourrir le contrat de projets avec l’Etat, l’usage de la DGDE, du budget d’investissement du Pays, les budgets d’investissements des communes et des grands établissements publics. Beaucoup d’idées ont été mises sur la table, y compris par politita : cable transocéanique, place financière offshore, pôle de compétitivité, zone franche, port franc….Il s’agit maintenant d’expliciter, de sélectionner, de hiérarchiser, de décider et de mettre en oeuvre dans le cadre d’une stratégie de 10 à 15 ans au moins.

A ce titre, une politique visant à restructurer et élargir nos activités de production et de services ( tourisme..) est absolument indispensable, car l’existant n’est plus compétitif. En ce sens, ce concept de ville écologico-touristique apporte un nouvel élément à cette stratégie de développement durable du Pays qu’il faut définir.

Peut être qu’est venu le moment de bâtir une nouvelle charte de développement avec l’apport de la réflexion de toutes les forces vives. Organisons un débat constructif dans ce sens.On sortira enfin du marasme intellectuel engendré par les idéologues fumeux du Taui qui nous amènent droit dans l’impasse. Merci encore à Rautahi pour cette contribution.

Par Pépé Tama le 25 May 2007 at 22:06

Merci à Rautahi d’avoir fait l’honneur de lire et de répondre à Politita. Je ne doute pas que ces éclaircissements complémentaires vont être analysés avec attention par politita. Car, comme vous l’avez constaté, Politita recherche toutes les idées qui peuvent permettre à la Polynésie française d’avancer dans ce troisième millénaire et de se faire une place dans la globalisation ou mondialisation qui s’accélére.

Nous sommes d’accord sur le fait qu’il faut reformater et redimensionner l’économie polynésienne comme l’énonce Jean-Christophe BOUISSOU. On ne peut plus se permettre de reproduire ou de gérer l’existant ou d’appliquer des recettes éculées et qui ont fait la preuve de leurs limites.

Nous pensons effectivement qu’il faut une véritable révolution culturelle, faite d’ouverture, de débats, d’écoute des idées des uns et des autres pour que ce soit les plus pertinentes, les plus efficaces, les plus imaginatives tout en étant réalistes, qui soient mises en oeuvre. Il nous semble que le gouvernement Tong Sang est actuellement dans cette recherche, un peu tatonnante ou embryonnaire à vrai dire ( pacte social…).

On ne peut plus se contenter d’une politique de relance faite de dépenses d’investissement dans le BTP ( et même là, hiérarchise-t-on bien les dépenses ? Ou s’agit-il de satisfaire le lobby du BTP sans analyse du rapport cout-avantage économique et social des projets ?…), d’élargissement de la liste de PPN, de prêts bonifiés visant à relancer les dépenses de logement…. La relance par la dépense publique est une politique de court terme (conjoncturelle), souvent utilisée par les gouvernements Tahoeraa par le passé, qu’il faut, par définition, dépasser..Souvent d’ailleurs, il faut le carburant de l’Etat, car nos moyens propres ne suffisent pas pour relancer fortement l’activité. A ce titre, par exemple, la DGDE a été un véritable ballon d’oxygène.

Il faut donc très rapidement définir une politique structurelle qui va nourrir le contrat de projets avec l’Etat, l’usage de la DGDE, du budget d’investissement du Pays, les budgets d’investissements des communes et des grands établissements publics. Beaucoup d’idées ont été mises sur la table, y compris par politita : cable transocéanique, place financière offshore, pôle de compétitivité, zone franche, port franc….Il s’agit maintenant d’expliciter, de sélectionner, de hiérarchiser, de décider et de mettre en oeuvre dans le cadre d’une stratégie de 10 à 15 ans au moins.

A ce titre, une politique visant à restructurer et élargir nos activités de production et de services ( tourisme..) est absolument indispensable, car l’existant n’est plus compétitif. En ce sens, ce concept de ville écologico-touristique apporte un nouvel élément à cette stratégie de développement durable du Pays qu’il faut définir.

Peut être qu’est venu le moment de bâtir une nouvelle charte de développement avec l’apport de la réflexion de toutes les forces vives. Organisons un débat constructif dans ce sens.On sortira enfin du marasme intellectuel engendré par les idéologues fumeux du Taui qui nous amènent droit dans l’impasse. Merci encore à Rautahi pour cette contribution.

Par Pépé Tama le 25 May 2007 at 22:06

Merci à Rautahi d’avoir fait l’honneur de lire et de répondre à Politita. Je ne doute pas que ces éclaircissements complémentaires vont être analysés avec attention par politita. Car, comme vous l’avez constaté, Politita recherche toutes les idées qui peuvent permettre à la Polynésie française d’avancer dans ce troisième millénaire et de se faire une place dans la globalisation ou mondialisation qui s’accélére.

Nous sommes d’accord sur le fait qu’il faut reformater et redimensionner l’économie polynésienne comme l’énonce Jean-Christophe BOUISSOU. On ne peut plus se permettre de reproduire ou de gérer l’existant ou d’appliquer des recettes éculées et qui ont fait la preuve de leurs limites.

Nous pensons effectivement qu’il faut une véritable révolution culturelle, faite d’ouverture, de débats, d’écoute des idées des uns et des autres pour que ce soit les plus pertinentes, les plus efficaces, les plus imaginatives tout en étant réalistes, qui soient mises en oeuvre. Il nous semble que le gouvernement Tong Sang est actuellement dans cette recherche, un peu tatonnante ou embryonnaire à vrai dire ( pacte social…).

On ne peut plus se contenter d’une politique de relance faite de dépenses d’investissement dans le BTP ( et même là, hiérarchise-t-on bien les dépenses ? Ou s’agit-il de satisfaire le lobby du BTP sans analyse du rapport cout-avantage économique et social des projets ?…), d’élargissement de la liste de PPN, de prêts bonifiés visant à relancer les dépenses de logement…. La relance par la dépense publique est une politique de court terme (conjoncturelle), souvent utilisée par les gouvernements Tahoeraa par le passé, qu’il faut, par définition, dépasser..Souvent d’ailleurs, il faut le carburant de l’Etat, car nos moyens propres ne suffisent pas pour relancer fortement l’activité. A ce titre, par exemple, la DGDE a été un véritable ballon d’oxygène.

Il faut donc très rapidement définir une politique structurelle qui va nourrir le contrat de projets avec l’Etat, l’usage de la DGDE, du budget d’investissement du Pays, les budgets d’investissements des communes et des grands établissements publics. Beaucoup d’idées ont été mises sur la table, y compris par politita : cable transocéanique, place financière offshore, pôle de compétitivité, zone franche, port franc….Il s’agit maintenant d’expliciter, de sélectionner, de hiérarchiser, de décider et de mettre en oeuvre dans le cadre d’une stratégie de 10 à 15 ans au moins.

A ce titre, une politique visant à restructurer et élargir nos activités de production et de services ( tourisme..) est absolument indispensable, car l’existant n’est plus compétitif. En ce sens, ce concept de ville écologico-touristique apporte un nouvel élément à cette stratégie de développement durable du Pays qu’il faut définir.

Peut être qu’est venu le moment de bâtir une nouvelle charte de développement avec l’apport de la réflexion de toutes les forces vives. Organisons un débat constructif dans ce sens.On sortira enfin du marasme intellectuel engendré par les idéologues fumeux du Taui qui nous amènent droit dans l’impasse. Merci encore à Rautahi pour cette contribution.

Par Pépé Tama le 25 May 2007 at 22:06

Merci à Rautahi d’avoir fait l’honneur de lire et de répondre à Politita. Je ne doute pas que ces éclaircissements complémentaires vont être analysés avec attention par politita. Car, comme vous l’avez constaté, Politita recherche toutes les idées qui peuvent permettre à la Polynésie française d’avancer dans ce troisième millénaire et de se faire une place dans la globalisation ou mondialisation qui s’accélére.

Nous sommes d’accord sur le fait qu’il faut reformater et redimensionner l’économie polynésienne comme l’énonce Jean-Christophe BOUISSOU. On ne peut plus se permettre de reproduire ou de gérer l’existant ou d’appliquer des recettes éculées et qui ont fait la preuve de leurs limites.

Nous pensons effectivement qu’il faut une véritable révolution culturelle, faite d’ouverture, de débats, d’écoute des idées des uns et des autres pour que ce soit les plus pertinentes, les plus efficaces, les plus imaginatives tout en étant réalistes, qui soient mises en oeuvre. Il nous semble que le gouvernement Tong Sang est actuellement dans cette recherche, un peu tatonnante ou embryonnaire à vrai dire ( pacte social…).

On ne peut plus se contenter d’une politique de relance faite de dépenses d’investissement dans le BTP ( et même là, hiérarchise-t-on bien les dépenses ? Ou s’agit-il de satisfaire le lobby du BTP sans analyse du rapport cout-avantage économique et social des projets ?…), d’élargissement de la liste de PPN, de prêts bonifiés visant à relancer les dépenses de logement…. La relance par la dépense publique est une politique de court terme (conjoncturelle), souvent utilisée par les gouvernements Tahoeraa par le passé, qu’il faut, par définition, dépasser..Souvent d’ailleurs, il faut le carburant de l’Etat, car nos moyens propres ne suffisent pas pour relancer fortement l’activité. A ce titre, par exemple, la DGDE a été un véritable ballon d’oxygène.

Il faut donc très rapidement définir une politique structurelle qui va nourrir le contrat de projets avec l’Etat, l’usage de la DGDE, du budget d’investissement du Pays, les budgets d’investissements des communes et des grands établissements publics. Beaucoup d’idées ont été mises sur la table, y compris par politita : cable transocéanique, place financière offshore, pôle de compétitivité, zone franche, port franc….Il s’agit maintenant d’expliciter, de sélectionner, de hiérarchiser, de décider et de mettre en oeuvre dans le cadre d’une stratégie de 10 à 15 ans au moins.

A ce titre, une politique visant à restructurer et élargir nos activités de production et de services ( tourisme..) est absolument indispensable, car l’existant n’est plus compétitif. En ce sens, ce concept de ville écologico-touristique apporte un nouvel élément à cette stratégie de développement durable du Pays qu’il faut définir.

Peut être qu’est venu le moment de bâtir une nouvelle charte de développement avec l’apport de la réflexion de toutes les forces vives. Organisons un débat constructif dans ce sens.On sortira enfin du marasme intellectuel engendré par les idéologues fumeux du Taui qui nous amènent droit dans l’impasse. Merci encore à Rautahi pour cette contribution.

Par Daniel le 25 May 2007 at 22:17

Je prolonge le propos de Wakrap. Il faut clarifier ce concept de zone franche que l’on met à toutes les sauces. On la localise un peu partout : à Faratea, à Hao, aux Tuamotus… Il y a déjà dans la perliculture des entreprises franches à l’exportation. Pourquoi ne pas élargir ce statut à d’autres activités économiques prioritaires ? Il faut clarifier

Il est clair que l’on ne peut pas appliquer le concept habituel. Car souvent, qui dit zone franche dit exploitation de main d’oeuvre. Quelles sont les incitations que recouvre ce concept, ici, en Polynésie ? L’exonération des charges sociales, des aides à l’emploi…. ? C’est à ces conditions que ce concept sera opératoire et adapté à la Polynésie. En bref : il faut faire des choix clairs et s’y tenir.

Par Daniel le 25 May 2007 at 22:17

Je prolonge le propos de Wakrap. Il faut clarifier ce concept de zone franche que l’on met à toutes les sauces. On la localise un peu partout : à Faratea, à Hao, aux Tuamotus… Il y a déjà dans la perliculture des entreprises franches à l’exportation. Pourquoi ne pas élargir ce statut à d’autres activités économiques prioritaires ? Il faut clarifier

Il est clair que l’on ne peut pas appliquer le concept habituel. Car souvent, qui dit zone franche dit exploitation de main d’oeuvre. Quelles sont les incitations que recouvre ce concept, ici, en Polynésie ? L’exonération des charges sociales, des aides à l’emploi…. ? C’est à ces conditions que ce concept sera opératoire et adapté à la Polynésie. En bref : il faut faire des choix clairs et s’y tenir.

Par Daniel le 25 May 2007 at 22:17

Je prolonge le propos de Wakrap. Il faut clarifier ce concept de zone franche que l’on met à toutes les sauces. On la localise un peu partout : à Faratea, à Hao, aux Tuamotus… Il y a déjà dans la perliculture des entreprises franches à l’exportation. Pourquoi ne pas élargir ce statut à d’autres activités économiques prioritaires ? Il faut clarifier

Il est clair que l’on ne peut pas appliquer le concept habituel. Car souvent, qui dit zone franche dit exploitation de main d’oeuvre. Quelles sont les incitations que recouvre ce concept, ici, en Polynésie ? L’exonération des charges sociales, des aides à l’emploi…. ? C’est à ces conditions que ce concept sera opératoire et adapté à la Polynésie. En bref : il faut faire des choix clairs et s’y tenir.

Il était quand même temps qu’on commence à y penser.

Rautahi fait parti de la plateforme autonomiste en place à l’assemblée, qu’attendent-ils pour faire bouger les choses? Pourquoi attendre les élections législatives pour clamer haut et fort son ambition "écolo" pour la Polynésie.

C’est finement joué.

J’espère seulement que cela dépasse une quelconque stratégie politique, on est tous sensible à l’environnement. J’espère également que cela ne restera pas du vent, dans le cas ou les gens voteraient massivement Bouissou.

Pour faire bouger les choses c’est simple, 30 Eoliennes à turbine à 30 km de nos côtes, pour une capacité de 500 gigawatts par an.
Sans parler de l’énergie des vagues déja à l’essai en Australie.

Trop de paroles, pas assez d’actions, c’est l’adage de nos politiciens.

Le seul vrai écolo de cette campagne législative, c’est Patrick Leboucher.

Par Hiro le 25 May 2007 at 22:52

A propos de Mahe, dans sa casquette de webmaster du blog de Patrick LEBOUCHER, j’ai bien aimé son avertissement : “les attaques verbales contre les personnes ne seront pas mises en ligne “ou quelque chose comme ça… Qu’est ce qu’il a fait sur le blog politita à propos de Nicolas SARKOZY ou d’autres personnalités ? N’a-t-il pas crié à la censure quand politita a eu la même attitude en décembre-janvier ? Mahe c’est : faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. Alors, je fais comme lui : halte à la censure sur le blog de Patrick LEBOUCHER !!!

Par Teavetua le 26 May 2007 at 1:30

N. Sarkozy, lors de son meeting du 31 mars consacrée à l’Outre mer, a clairement indiquer qu’il voulait étendre le concept de zone franche à l’échelle des Collectivités d’Outre Mer. Ainsi ce n’est plus une partie mais l’ensemble d’un DOM ou d’un TOM qui serait mis en zone franche. Nous verrons donc si le président tiendra cette promesse.

Par philippe le 26 May 2007 at 15:46

Port franc, zone franche voilà de bonnes idées qui ont abouti ailleurs et dont ont pourrait s’inspirer (port franc de Djibouti en plein boom alors que le pays est un désert, port franc de maurice qui était un petit pays producteur de cannes à sucre en plein marasme en 1966 à la décolonisation et à présent c’est un des pays moteur de l’océan indien avec un niveau de vie et un smig le plus fort de la zone afrique Inde, bien sur la population s’est mise au travail et le smig est de 26 000 cp, mais ce pays attire beaucoup d’investisseurs europééns et asiatiques car il est au milieu de l’océan et sert de trait d’union entre ces deux continents)! J’ai proposé personnellemnt cette idée de s’inspirer de MAURICE, au président Gaston Tong sang lors d’un dîner du club 89 et il a annoncé qu’il pensait déjà à s’inspirer de l’exemple de Maurice et qu’il projetait bientôt un voyage dans ce beau pays francophone qui présente de nombreuses similitudes avec la Polynésie française mais sans assistanat, avec des syndicats intelligents et avec une oppsition politique digne de ce nom!

Par la grenouille enchantée le 26 May 2007 at 22:29

Bonjour,

à Mahe:

En fait, en tant que représentant, JC Bouissou voterait certainement POUR tout projet de loi ou délib favorisant le développement écologique, mais figure toi, qu’il n’est président de la Commission permanente que depuis le 13 avril, et qu’avant, c’était des membres de l’UPLD qui présidaient les commissions: ils n’ont absolument rien fait en ce qui concerne l’écologie. Même Bryant ne s’est pas offusqué contre l’achat de l’incinérateur par Handerson et un projet d’energie thermique des mers a été soumis à Temaru mais il n’en a PAS VOULU! Bientôt un projet de loi devrait passer à l’assemblée sur des avantages fiscaux pour particuliers liés à l’achat de matériel énergie renouvelable.
Ce sujet est cher à BOUISSOU, c’est un homme de conviction et d’action. Pas le genre à s’endormir sur ses lauriers comme la clique upldiste à la noix.

Sinon, au sujet des écovilles (terme adéquat), la grenouille enchantée aimerait rappeler ce qu’un tel projet implique:
- d’abord c’est vrai que Bouissou a dit qu’il fallait 10 000 chambres d’hôtel en plus; mais je me pose la question de savoir: qui va les remplir, ces chambres. PAR CONTRE, et ça je trouve que c’est "révolutionnaire en soi" c’est lorsqu’il affirme: La solution à notre tourisme n’est pas de construire des hôtels, mais de construire des villes!!!
Et ça, ça change tout. Parce qu’une ville est un centre de fusion intellectuelle, culturelle, artistique, cosmopolite, une ville ne respire que par l’activité qu’elle engendre.

Le système aéroport-hôtel-plage dévalorise complètement notre pays: circulez, y’a rien à voir, rien à vivre.

Créer une ville, une écoville, engendrera des emplois, forcément, beaucoup d’emplois, exigera la présence de techniciens, d’informaticiens, etc. Une ville, c’est des écoles, des cafés cozy, des rues piétonnes, des marchés…

Le principe de l’écoville n’est pas nouveau: il est nouveau "ici", mais discuté depuis longtemps en métropole par certains adeptes.

L’Europe soutiendra certainement ce genre de projet par des fonds considérables.

Enfin, la construction d’une plateforme marine pour l’energie thermique des mers doit se faire le plus tôt possible. La production d’électricité à moindre coût dans le long terme, améliorera nos conditions de vie, l’attention de nos enfants dans les classes (qui ne sont pas climatisées aujourd’hui, encore!) ou dans les hôpitaux. Le problème du monopole EDT est un véritable problème.

Le seul HIC de l’energie thermomarine concerne les animaux marins. Malheureusement, il a été démontré que de nombreuses espèces sont "aspirées" dans le système de tuyauterie ETM; à nous de faire en sorte que nos tortues et nos poissons n’en pâtissent pas… comment…

J’aurais également bien aimé que quelqu’un nous propose quelque chose au sujet de toutes ces voitures polluantes en ville. C’est terrible, ça pue à PPT! Et les voitures derniers modèles continuent à débarquer sur l’île, mais jamais des modèles de voitures électriques ou les écoscooters…

 

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Instrumentalisation et gain de temps

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"Scandaleux !"

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VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

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Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

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Ouvrons les yeux .

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