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jeudi 31 mai 2007

LEGISLATIVES EN POLYNESIE FRANçAISE : intérêt de la logique et logique des intérêts

Par lebop, jeudi 31 mai 2007 à 19:34 :: Petite analyse

Prenons de la hauteur et résumons-nous : en France métropolitaine, on nous annonce un raz de marée en faveur des députés de l'UMP, parti qui a porté au pouvoir le Président Nicolas SARKOZY. Les français veulent faire preuve de cohérence : ils ont décidé de donner une majorité parlementaire au Président pour que celui-ci mène les réformes que les français attendent.

En Polynésie française, les polynésiens ont aussi choisi en majorité Nicolas SARKOZY. Il serait logique qu'ils aillent jusqu'au bout de leur démarche et fassent comme les français de Métropole, à savoir : contribuer à donner cette majorité parlementaire au Président en choisissant les candidats UMP investis par Nicolas SARKOZY pour la Polynésie française. Sans ambiguité possible, malgré les tentatives de diversion, il s'agit de Messieurs Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS.

C'est l'intérêt de la logique.

Pourquoi faire ce choix logique ? Pour que les bons rouages soient bien installés là où il faut. Pour qu'une dynamique positive souffle aussi sur la Polynésie française, car Dieu sait si nos besoins non satisfaits sont immenses : développement économique, santé, protection sociale,logement, emploi, environnement et développement durable, justice, police....

Qui mieux que des députés UMP pourront faire les bons offices entre le Gouvernement TONG SANG - dont l'armature principale repose sur le Tahoeraa-UMP - et le Gouvernement central ? Qui mieux que ces députés polynésiens UMP pourront ouvrir les portes des ministères parisiens pour défendre les dossiers polynésiens ? Qui mieux que les députés polynésiens UMP pourront s'appuyer sur leurs collègues de la majorité UMP à l'Assemblée Nationale pour faire passer les amendements aux projets de loi qui auront de l'importance pour la Polynésie française ? Qui défendra ardemment, et surtout, feront passer, les inscriptions budgétaires en faveur de la Polynésie française, si ce n'est nos Députés UMP Michel BUILLARD et Bruno SANDRAS ?

En bref, le chemin le plus court pour aller d'un point à l'autre, c'est la ligne directe. Nous, Polynésiens, nous avons tout à gagner à être complètement en phase avec le Président de la République. La Polynésie française a tout à y gagner. Nous avons tous les atouts en main et il ne faut pas les gâcher. C'est ce qu'attend de nous le Président SARKOZY. Il nous aidera d'autant plus que nous lui aurons apporté notre aide. La confiance ira à la confiance. Pour le plus grand bien du développement de notre Pays et pour l'avenir de ses jeunes.

C'est la logique des intérêts de la Polynésie française.

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VRAI-FAUX SONDAGE DES NOUVELLES : RESULTAT DECOIFFANT

Par Pépé Tama, jeudi 31 mai 2007 à 12:54 :: Petite analyse

La rédactrice en chef des Nouvelles, la fameuse, l'illustre, la célèbre Muriel PONTAROLLO, a fait fort ces deux derniers jours. Non contente de rajouter coups de griffes, commentaires sarcastiques, sous-entendus, conjectures, suppositions, supputations à tout article, conférence de presse ou information relative aux personnalités politiques qu'elle n'apprécie pas. Non contente de faire des commentaires positifs, favorables, lénifiants, laudateurs en faveur des personnalités qu'elle apprécie. Elle a décidé de passer outre la déontologie de l'institut de sondage commandité pour réaliser ses sondages d'opinion. Ce qui est particulièrement grave en soi.

Son édito d'hier fut d'anthologie. Je vous le résume : j'ai les résultats du sondage que j'ai fait faire, mais l'institut de sondage met en doute la fiabilité des résultats, car certains résultats se situent dans la marge d'erreur admise pour ce type de sondage. Donc je ne le publie pas, mais je vous dis quand même ce qu'il contient, notamment les points les plus croustillants....

Et de sélectionner dans les résultats ce qui l'arrange et ce qu'elle essaie de démontrer depuis de longues années : la bipolarisation politique en Polynésie française, le vieux combat Indépendance/Autonomie, le clivage Flosse/Temaru, entretenu artficiellement par leurs partis respectifs car celà les arrange, est mort. Vous avez entendu, c'est fini ! La preuve : Jean-Christophe BOUISSOU est donné premier dans une circonscription et Béatrice VERNAUDON est donnée première dans l'autre. Décoiffant, n'eeest ce pâââs ?

Enfin : les personnalités politiques que cette rédactrice a couvé, loué, ménagé, porté ...émergent et font leur envol. Ils se dégagent de la pesanteur politique dans laquelle nous étions enfermés. Les électeurs s'émancipent enfin des leaders historiques qui les encadraient dans un esprit de tribu ou de clan et font preuve d'une nouvelle liberté d'appréciation en choisissant de donner leur chance aux leaders de demain.

Et d'enfoncer le clou dans son édito de ce matin. Puisque je vous ai donné l'eau à la bouche. Puisque je vous ai permis de faire circuler quelques chiffres que j'ai moi-même esquissé hier, aujourd'hui, je vous les livre plus complètement, comme celà vous ne direz pas trop de bêtises...

Elle aura été à l'origine de toutes les rumeurs avec son vrai-faux sondage, et, bonne poire, elle tait la rumeur, elle publie les chiffres d'un sondage qu'elle était censé ne pas publier, puisqu'il n'était pas crédible... Chapeau l'artiste !

Et les chiffres complets confirment, bien sûr, la rumeur d'hier. Ben voyons...

Moi, je veux bien, quoique je reste coî et plus que dubitatif. Un sondage qui, à quelques semaines d'intervalle, contredit à ce point de récentes élections présidentielles qui montraient le maintien d'une bipolarisation certaine de l'échiquier politique polynésien, c'est quand même très surprenant.

Le Tavini et le Tahoeraa distancés par des personnalités indépendantes qui n'ont pas l'armature d'un parti puissant derrière eux, c'est plus qu'une performance, c'est un miracle ! N'est ce pas Béatrice ?

Aussi, je sais ce que je vais faire : je vais m'asseoir, me remettre de mes émotions et attendre samedi soir que cette divine surprise annoncée se réalise. Puisque c'est dans les Nouvelles, c'est que c'est vrai. Alléluïa !

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mercredi 30 mai 2007

LA PROFESSION DE FOI DU TAVINI POUR LES LEGISLATIVES : UN MONUMENT D'HYPOCRISIE

Par lebop, mercredi 30 mai 2007 à 22:20 :: General

Selon une tactique maintenant bien éprouvée, la profession de foi, en français, du Tavini, est bien plus modérée que celle en tahitien. Toujours en partant du principe qu'on attrape les mouches avec du miel, le loup, celui-là même qui, pas plus tard que l'année dernière, disait haut et fort son indépendantisme mâtiné de relents xénophobes, se fait agneau.

Qu'on en juge :

  • Le "parlement français" se transforme en "Assemblée nationale". Oscar TEMARU et "Tahiti Nui" seraient donc parties intégrantes de la "nation". Le leader indépendantiste aurait-il dorénavant deux nations, la France et la nation maohie ? En tout état de cause, ce n'est plus "eux les français colonisateurs" et "nous, les maohis" des discours récurrents de l'année dernière.Retour à la raison ou hypocrisie de circonstance ?
  • Il nous invite "à concevoir notre aspiration légitime à l'émancipation dans le cadre d'un partenariat avec la France" ? Qu'en des termes ouatés, l'indépendance est définie. Mais surtout, il ne faut pas dire "indépendance" pour ne pas effrayer l'électorat allergique à la "violence radicale" de ce terme. Quel changement par rapport à l'année dernière !
  • Et comble du comble : "nous espérons inaugurer avec la France une ère nouvelle faite de respect et d'amitié enrichissant ainsi notre histoire commune". Celà ira droit au coeur de Nicolas SARKOZY, pour qui, Oscar, conquis, nouvellement converti, la main sur le coeur, s'engage à ne plus tenir des propos xénophobes et anti-français. Pour une révélation, c'est une révélation...

Suit un catalogue de mesures, dont la plupart ressortent, d'ailleurs,du champ de compétences du Pays, et non pas de l'Assemblée Nationale. Des mesures, soit dit en passant, que le Gouvernement Temaru s'est bien gardé de mettre en oeuvre durant ses deux années au pouvoir. Et paradoxe des paradoxes, des mesures que le parti séparatiste souhaite voir financées par l'Etat colonialiste français. On aura tout vu : des apprentis-émancipateurs toujours collés au biberon financier du "gouvernement central", comme le Tavini qualifie maintenant l'Etat français de manière "soft".Oubliée la volonté de larguer les amarres et de voler de ses propres ailes.

Et perdues, au milieu de ce catalogue démagogique, quelques mesures plus radicales : la reconnaissance, par la France, des conséquences de essais nucléaires. Et quatorzième et dernier point : "nous demanderons la dissolution de notre Assemblée" (laquelle ? la nôtre,bien sûr, pas l'assemblée nationale...). Le point qui fâche en dernier, discrètement, presqu'en catimini. Comme c'est gentiment dit. Il ne manque plus que le "s'il vous plait".

Qu'en penser ? Que la "pêche" à l'électorat modéré vaut bien des concessions au "dogme fondamental", quitte à plonger dans l'hypocrisie la plus grossière. Que ne ferait pas Oscar TEMARU pour être enfin Député ! Mais, tournez la page pour la profession de foi en reo maohi et vous verrez que le "naturel temarien" revient au galop...A lire, à relire...et à garder pour la postérité.

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LA BLAGUE DU JOUR :OSCAR TEMARU NOUS DEMANDE DE VOTER UTILE !

Par lebop, mercredi 30 mai 2007 à 08:58 :: Petite analyse

Ces temps ci, Oscar TEMARU se répand sur les ondes en demandant aux électeurs de "voter utile" dès le premier tour.On savait déjà que sa conception de la démocratie se rapprochait plutôt du parti unique, mais on atteint le summum de la rigolade quand on connait le refrain qu'il nous serine à l'occasion de ces législatives.

Il souhaite un changement d'appellation pour notre Pays : il confond l'Assemblée Nationale avec l'Institut National de la Propriété Intellectuelle.... et il faudra, en outre qu'il verse des droits d'auteur ou des royalties à Gaston FLOSSE, premier Président de Tahiti Nui, car il fut un temps où ce dernier utilisait déjà cette appellation !

Il souhaite la dissolution de l'Assemblée de Polynésie française : il a déjà oublié que c'était déjà sa revendication pour les Présidentielles. Nicolas SARKOZY ayant battu Ségolène ROYAL en Polynésie française, un effet collatéral direct est que cette revendication est nulle et non avenue, puisqu'Oscar TEMARU a bâti toute sa campagne sur cet argument principal...et qu'il n'a pas été suivi par une majorité des électeurs polynésiens.

Il "promet" une annulation de la dette de la Polynésie française. Revoilà le faiseur de miracle, un (gros) brin démagogue, question d'appâter un électorat crédule et peu au fait de la mécanique de l'endettement. Il confond en outre l'Assemblée Nationale avec une banque, preuve supplémentaire, s'il en fallait, de son inculture économique et financière.

Il "exige" des accords de Tahiti Nui. Soit il confond Ségolène et Sarkozy, soit il croit que Ségolène est Présidente. Dans les deux cas, il est à côté de la plaque.

Il "veut" les compétences régaliennes de l'Etat. Il s'imagine peut être qu'il pourra imposer à l'Etat un nouveau statut alors que sa candidate a été minoritaire en Polynésie française. C'est une cause perdue d'avance que de croire que la future majorité nationale fera un tel cadeau à un adversaire politique radical.... et, qui, qui plus est, n'a consulté personne en Polynésie française, sur l'opportunité, l'intérêt et la pertinence d'une telle revendication statutaire.

Oscar TEMARU est hors sujet. Il a du mal, au choix : à changer son disque des Présidentielles, à modifier son logiciel ou à se reformater au sens informatique du terme, à se "renouveler" ou à se "refonder" au sens socialiste du terme.

Conclusion : le vôte Oscar TEMARU, c'est tout, sauf un vôte utile.

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mardi 29 mai 2007

CONSEIL DES ARCHIPELS : LA FAUSSE BONNE IDEE

Par lebop, mardi 29 mai 2007 à 19:24 :: General

Que ne feraient pas certains candidats aux législatives pour faire plaisir aux habitants des archipels, surtout ceux de leur circonscription électorale ! Après la création d'un parti des "iliens" au localisme, pour ne pas dire à l'égoïsme, exacerbé, voilà que des personnalités politiques de Papeete les caressent dans le sens du poil pour obtenir leurs suffrages.

Il en est ainsi du "Conseil des Archipels", nouvelle institution préconisée, car, "seuls les habitants des archipels peuvent dire ce qui est bien pour eux et ce qui ne l'est pas", "il faut que ces habitants et leurs élus réfléchissent eux-mêmes à leur projets et décident de les mettre en oeuvre".... Voilà un étalage de bons sentiments, à peine démagogique, qui ne mange pas de pain, surtout en période électorale.

Créer une cinquième institution, donc, après : le Président du Pays, le Gouvernement, l'Assemblée du Pays, le Conseil Economique, Social et culturel. Sans compter les communes, les syndicats de communes, les Tavana hau, les tavana hau fenua, le fonds de développement des archipels... Tout çà pour un Pays de 250.000 habitants...

C'est une fausse bonne idée car :

  • le coût de nos institutions est déjà exorbitant : plus de 3 milliards de francs CFP par an,et ce, pour une "productivité" ou un rendement discutable. Quand on voit le niveau des débats à l'Assemblée et le contenu des rapports du CESC, il y a de quoi se poser des questions...Alors rajouter une nouvelle "institution", dont les "proposeurs" se gardent bien, d'ailleurs, d'évaluer son coût, est-ce bien une priorité de nouvelle dépense pour les citoyens-contribuables que nous sommes ?
  • l'Assemblée de Polynésie française est déjà "monopolisée" par les "représentants-maires", dont de nombreux maires des îles, qui, déjà, font un lobbying intense pour leurs îles. Ce n'est pas pour rien que le parti dit des "iliens" a vu le jour, si ce n'est pour avoir une "part de gateau" plus importante en faveur de leurs archipels. Quand le "localisme" est l'antithèse de "l'intérêt général"...
  • C'est postuler que le Président du Pays, le Gouvernement, l'Assemblée de Polynésie française... ne sont pas réceptifs aux besoins des îles ou, pire, n'ont pas l'intelligence de les comprendre. C'est là un raisonnement particulièrement pernicieux, alors que ces institutions, garantes qui plus est, de l'Unité du Pays, sont justement là pour arbitrer entre les besoins des uns et des autres en fonction de leur conception de l'intérêt général et des priorités de développement du Pays tout entier.D'ailleurs, faire croire que, dans le passé, les besoins des îles ont été "oubliés", c'est faire preuve d'une grande mauvaise foi quand on voit les infrastructures mises en place et qui se chiffrent en plusieurs dizaines de milliards de francs ( pistes, ports, darses, aéroports, bureaux de postes, salles omnisports, routes, ponts, projet de développement...), ainsi que les mesures sociales ( subvention au fret des PPN, subvention au coprah, mesures d'emplois aidés, aides à l'habitat dispersé, programmes du fonds de développement des archipels...) dont bénéficient les habitants des archipels.
  • C'est faire un pas de plus vers la "balkanisation" de la Polynésie française, après le coup de canif porté par ces élus des îles qui créent un parti des îliens et qui sont prêts à se vendre au plus offrant pour obtenir "le maximum" pour les habitants dont ils sont les élus.Et tant pis pour les autres...
  • C'est faire croire que les problèmes des îles sont tellement "complexes" que les gens de Papeete n'y comprennent rien. C'est grotesque tout en étant faux, car les problèmes des îles sont vite cernés et il n'est pas nécessaire de se réunir, de délibérer...et de rémunérer en permanence des élus pour enfoncer des portes ouvertes dans les domaines de la gestion de l'environnement, de la programmation des infrastructures prioritaires ou de l'accompagnement des projets économiques. On a, en effet, vite fait le tour des problèmes et des possibilités d'un écosystème insulaire. Le vrai problème est plutôt de gérer les priorités en ayant une haute conception de l'intérêt de l'ensemble du Pays.

Rien n'interdit aux élus des archipels de réunir autour d'eux les forces vives constructives de leurs iles et de provoquer séminaires ou tables rondes régulières dans chaque archipel, sous l'égide, par exemple du Fonds de développement des archipels.... ou aux maires des îles de prôner et de mettre en oeuvre un développement participatif par des initiatives appropriées qui sont de leur ressort. Par exemple, rien n'interdit au Maire de Rangiroa d'associer sa population à la mise en oeuvre d'une politique de gestion de l'environnement : collecte et rapatriement des canettes, système de tri des déchets opérationnel, suppression de la décharge sauvage... Les solutions sont connues, mais toute la difficulté est dans la mise en musique.

Une autre possibilité d'associer les forces vives des archipels serait de leur faire une place au sein d'un Conseil Economique, Social et Culturel réformé intégrant une représentation minimale de personnalités civiles reconnues comme représentatives de chaque archipel.Des "sages" en quelque sorte.

Bref, il y a d'autres options plus réalistes et moins coûteuses que celle de créer un nouveau "machin" où des notables en mal de notoriété se feraient plaisir à bavarder entre eux tout en étant rémunérés par nous. Aussi, je suggère de remiser cette fausse bonne idée au placard.

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samedi 26 mai 2007

Halte au binaire

Par Peter, samedi 26 mai 2007 à 02:02 :: General

Dans les commentaires de mon dernier billet, en évoquant la lassitude d'avoir l'éternel rengaine du gauche-droite, je répondais à la remarque:

Il est logique sous la 5° république de donner une majorité de députés au président gagnant c'est tout

par:

je comprends bien l'intérêt d'une majorité à l'Assemblée Nationale ;) Mais ... peut être pourrait-on sortir des clivages un peu bêbêtes qui font qu'un député doit être investi par un parti pour que ce dernier l'écoute ...

Ce qui me valut comme réponse la très tolérante remarque suivante:

Tes propos sont des propos d'opposant qui enrage de ne pas être au pouvoir!

Ainsi, le sort en était jeté: j'étais un "opposant" qui enrageait de ne pas être au pouvoir. Deux choses avant de vous inviter à lire la suite. Je suis (toujours, à mon grand dam) étudiant, donc de ne pas être "au pouvoir", directement ou par l'intermédiaire de ce que j'ai choisi pour représenter mes idées, n'est pas le problème principal de ma vie. Soumettre des articles, avancer dans ma thèse, voilà mon quotidien.

Ensuite, je ne chercherai nullement à accuser/juger/embarrasser (rayer la mention inutile) le lecteur en question, je le remercie même de partager avec nous ses idées. Je veux juste décrire le mode de pensée dont il semble faire preuve à notre égard.

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vendredi 25 mai 2007

VILLE ECOLOGICO-TOURISTIQUE AUX TUAMOTUS : LES ECLAIRCISSEMENTS DE RAUTAHI

Par Pépé Tama, vendredi 25 mai 2007 à 17:26 :: General

Merci à Rautahi d'avoir fait l'honneur de lire et de répondre à lebop. Je ne doute pas que ces éclaircissements complémentaires vont être analysés avec attention par Politita. Car, comme vous l'avez constaté, Politita recherche toutes les idées qui peuvent permettre à la Polynésie française d'avancer dans ce troisième millénaire et de se faire une place dans la globalisation ou mondialisation qui s'accélére.

Nous sommes d'accord sur le fait qu'il faut reformater et redimensionner l'économie polynésienne comme l'énonce Jean-Christophe BOUISSOU. On ne peut plus se permettre de reproduire ou de gérer l'existant ou d'appliquer des recettes éculées et qui ont fait la preuve de leurs limites.

Nous pensons effectivement qu'il faut une véritable révolution culturelle, faite d'ouverture, de débats, d'écoute des idées des uns et des autres pour que ce soit les plus pertinentes, les plus efficaces, les plus imaginatives tout en étant réalistes, qui soient mises en oeuvre. Il nous semble que le gouvernement Tong Sang est actuellement dans cette recherche, un peu tatonnante ou embryonnaire à vrai dire ( pacte social...).

On ne peut plus se contenter d'une politique de relance faite de dépenses d'investissement dans le BTP ( et même là, hiérarchise-t-on bien les dépenses ? Ou s'agit-il de satisfaire le lobby du BTP sans analyse du rapport cout-avantage économique et social des projets ?...), d'élargissement de la liste de PPN, de prêts bonifiés visant à relancer les dépenses de logement.... La relance par la dépense publique est une politique de court terme (conjoncturelle), souvent utilisée par les gouvernements Tahoeraa par le passé, qu'il faut, par définition, dépasser..Souvent d'ailleurs, il faut le carburant de l'Etat, car nos moyens propres ne suffisent pas pour relancer fortement l'activité. A ce titre, par exemple, la DGDE a été un véritable ballon d'oxygène.

Il faut donc très rapidement définir une politique structurelle qui va nourrir le contrat de projets avec l'Etat, l'usage de la DGDE, du budget d'investissement du Pays, les budgets d'investissements des communes et des grands établissements publics. Beaucoup d'idées ont été mises sur la table, y compris par politita : cable transocéanique, place financière offshore, pôle de compétitivité, zone franche, port franc....Il s'agit maintenant d'expliciter, de sélectionner, de hiérarchiser, de décider et de mettre en oeuvre dans le cadre d'une stratégie de 10 à 15 ans au moins. A ce titre, une politique visant à restructurer et élargir nos activités de production et de services ( tourisme..) est absolument indispensable, car l'existant n'est plus compétitif. En ce sens, ce concept de ville écologico-touristique apporte un nouvel élément à cette stratégie de développement durable du Pays qu'il faut définir.

Peut être qu'est venu le moment de bâtir une nouvelle charte de développement avec l'apport de la réflexion de toutes les forces vives. Organisons un débat constructif dans ce sens.On sortira enfin du marasme intellectuel engendré par les idéologues fumeux du Taui qui nous amènent droit dans l'impasse. Merci encore à Rautahi pour cette contribution que vous pouvez lire ci-après.

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ECHOS DE CAMPAGNE : VILLE TOURISTICO-ECOLOGIQUE AUX TUAMOTUS POUR JEAN CHRISTOPHE BOUISSOU

Par lebop, vendredi 25 mai 2007 à 16:39 :: Petite analyse

Le président de Rautahi (parti autonomiste) et candidat aux législatives dans la circonscription ouest, Jean-Christophe Bouissou, désire développer le tourisme écologique pour accroitre les "ressources propres" de la Polynésie française par la création d'une "zone franche" dans l'archipel des Tuamotu où serait implantée "une nouvelle ville". Cette dernière comprendrait des hôtels, des zones d'habitation mais aussi des entreprises et même un possible aéroport international en exemption de taxes, ceci pour rendre la destination "attractive" et ainsi attirer les visiteurs étrangers. Elle serait aussi une "vitrine" de la Polynésie d'un point de vue écologique en n'utilisant aucune "énergie fossile" pour son fonctionnement.Car Jean-Christophe Bouissou entend aussi développer à l'échelle du pays une "nouvelle politique énergétique" tournée vers l'énergie thermique des mers et le solaire.

L'objectif est que le secteur touristique rapporte, à terme, quelque 150 milliards Fcfp mais pour ce faire, "10 000" nouvelles chambres d'hôtel sont nécessaires, selon le président de Rautahi. " Il ne s'agit pas de vendre des terres mais de proposer des baux emphytéotiques (...) Rien ne se fera sans que la population s'implique et les retombées financières doivent également concerner les habitants", souligne-t-il. Capitaux privés, fonds européens et transferts de l'État devraient permettre, selon lui, de mener à bien ces projets après avoir recueilli l'avis de professionnels du secteur.

Il s'est aussi prononcé pour qu'il y "ait plus d'État" dans le champ de compétences qui est le sien, et notamment en matière d'éducation et de justice.Il a ainsi expliqué qu'il souhaitait un plus grand nombre de structures d'accueil pour les enfants défavorisés mais aussi que l'Etat renforce les "moyens humains et matériels" au tribunal de Papeete pour régler plus rapidement les litiges fonciers: "Les dossiers sont traités en 15, 20 ou 30 ans étant donné qu'il n'y a que trois magistrats", précise-t-il, avant de militer pour que "la règle de la majorité" remplace celle de "l'unanimité", disposition jugée "plus simple".

Voilà des propositions claires et je suis tout à fait d'accord sur la seconde. La première est très novatrice et a l'avantage de créer un horizon intéressant pour les nouvelles générations qui ont besoin qu'on leur fasse rêver. Une utopie réalisable en quelque sorte. A la condition bien sûr que l'île choisie ne subisse pas la montée des eaux... Mais justement,quelle sera cette île ? Qui la peuplera ? Ce projet ambitieux est-il de la compétence d'un Député et du Parlement national ? Sera-t-il réalisé dans le cadre de la mandature de cinq ans qui vient ? A-t-il fait l'objet d'une concertation avec le Président du Pays ? Que de questions à résoudre pour une belle idée !

Il faudrait aussi que les candidats qui nous parlent des zones franches ou des pôles de compétitivité, comme Messieurs BOUISSOU, de Rautahi, et PEREZ, du parti Te avei'a, aillent au-delà des concepts et nous explicitent des projets véritablement opérationnels à moyen terme. La tarte à la crême des aéroports internationaux, par exemple, a été largement dénaturée par Monsieur Oscar TEMARU. Un aéroport international aux Australes, un autre aux Marquises et un autre aux Tuamotus : quand on sait les conditions drastiques de faisabilité et de viabilité de telles plate-formes aéroportuaires, il faudrait peut être décanter les choses et nous parler de projets "raisonnablement réalistes"...

Mais, bon : je préfère des idées audacieuses qui suscitent une réflexion salvatrice pour le devenir des jeunes polynésiens, que pas d'idées du tout. Ou pire, des idées archaïques serinées l'année dernière par un certain Oscar TEMARU.

Alors, d'accord pour la bourse aux bonne idées. Et je demanderai à nos amis commentateurs de politita de choisir un lauréat parmi tous nos candidats à l'issue de cette campagne. Chiche ?

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jeudi 24 mai 2007

ECHOS DE CAMPAGNE : MICHEL BUILLARD

Par lebop, jeudi 24 mai 2007 à 20:57 :: Petite analyse

La campagne des législatives s'anime quelque peu avec les entretiens et reportages organisés par nos entreprises télévisuelles. Si certains candidats novices confondent élections municipales, territoriales et législatives par des thèmes qui sont sans rapport avec les compétences de l'Assemblée nationale, d'autres, par contre, confirment leur expérience de Député par un discours dense et de haute volée. C'est ainsi que j'ai été heureusement surpris par le contenu du discours de Michel BUILLARD sur TNTV avant-hier soir. Un bilan clair et étoffé, des propositions étayées sur tous les thèmes importants qui font notre vie quotidienne : logement, emploi, défiscalisation, université, insertion professionnelle des jeunes, amélioration du système éducatif, rénovation du centre pénitentiaire, lutte contre le réchauffement climatique qui risque de toucher l'archipel des Tuamotus... Une belle hauteur de vue et une très bonne vision synthétique en quelques minutes de parole.

Assurément, Michel BUILLARD, s'il est élu, prolongera de manière constructive l'action réformatrice du Président SARKOZY. Il a la connaissance du Fenua de par son long parcours politique à différentes fonctions électives, l'expérience, puisqu'il brigue un troisième mandat, et la maitrise des réseaux du nouveau pouvoir, puisqu'il a longuement cotoyé les hautes personnalités qui font la une de l'actualité. Ce sont là des qualités indispensables pour faire avancer nos dossiers à Paris.

De plus, nous, polynésiens, avons tout à attendre des résultats de la réforme : une France plus prospère fera aussi une Polynésie française plus prospère. Car qu'on le veuille ou non, les transferts publics de l'Etat représentent, et de loin, le principal moteur de notre économie. En effet, le montant des dépenses de l'Etat est plus de 3 fois supérieur au montant des recettes touristiques, principale activité économique du Pays. C'est dire si notre destin est, pour longtemps encore, indissociablement lié à celui de la Métropole. Nous avons donc besoin d'un Député bien au fait de tous les rouages de cette mécanique bien huilée, mais aussi très complexe qui irrigue tout notre tissu économique et social.

C'est Nicolas SARKOZY,Président de l'UMP, qui a avalisé l'investiture de Michel BUILLARD. C'est dire si ce dernier se situe tout à fait dans la dynamique visant à donner une majorité au Président SARKOZY. C'est là une suite logique qui va tout à fait dans l'intérêt de la Polynésie française. Comme pour la réforme du mode de scrutin, il relaiera les dossiers majeurs du gouvernement Tong Sang et se fera notre porte-parole au sein de la majorité UMP de l'Assemblée nationale pour amender les projets ou propositions de loi, notamment lors du débat budgétaire, en ayant à l'esprit l'intérêt des polynésiens.

Vous me direz que c'est là un raisonnement utilitaire ? Non, c'est un raisonnement pragmatique, logique, cohérent et gage même d'efficacité et de résultats positifs pour notre population. Aux polynésiens qui ont vôté en majorité pour Nicolas SARKOZY de rester dans cette ligne qui a l'avantage de la cohérence.Ils en seront largement récompensés.Ils sont dans le train de l'Histoire et il serait bête qu'il le quitte alors qu'il démarre sous les meilleurs auspices.

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mardi 22 mai 2007

Gardons notre Oscar pour nous seulement

Par lebop, mardi 22 mai 2007 à 20:03 :: General

Chers amis, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je suis d'avis de ne pas partager notre Oscar "national...iste" et de le garder pour nous seulement.Certes, il joue au golf, voyage beaucoup, souffre de malgouvernance, parle presqu'exclusivement en tahitien, mais il est tellement bien, ici, chez lui, au Fenua, entouré d'ofe popaa. Il a sa cour, son public et surtout, ses pièces de théatre sont bien rodées à force de répétitions : Tahiti Nui, colonialisme, décolonisation, indépendance, pacte de confiance... Tous ces mots, il les maitrise bien. Ils peuvent servir la prochaine fois, c'est à dire dans cinq ans, quand Dame Ségolène se représentera une nouvelle fois au suffrage des français.

Mais, pour la France, c'est une autre histoire. Vous voyez, vous, en pleine discussion budgétaire pour l'Outre-Mer, Oscar TEMARU, refuser, en reo maohi, les subsides de la France, puissance coloniale qui s'oppose à l'émancipation de Tahiti Nui ? Refuser l'envoi de fonctionnaires métropolitains pour la justice, la gendarmerie, l'enseignement... car il ne veut pas les voir vôter au fenua maohi ? Refuser le contrat de projets négocié par le gouvernement TONG SANG avec l'Etat central honni, l'Etat UMP ? Préférer la Nouvelle Zélande, les Etats-Unis, l'Australie ou le Japon à la "mère patrie" ? Regretter avec nostalgie sa chère Ségolène qui lui promis tant et tant de choses ? Etre hors sujet en réclamant la dissolution à tire larigo ?

Vous voyez, vous, Oscar TEMARU, se montrer deux ou trois fois par an au Parlement, venir dire tout le mal qu'il pense du "colonisateur" et faire l'école buissonnière le reste du temps ou parcourir les bons parcours de golf de la région parisienne ? Louper ses rendez-vous avec ses collègues socialistes pour cause de grasse matinée ? Prendre de haut les ministres du gouvernement FILLON pour cause d'Etat-UMP, et donc, forcément partial ?

Qu'est ce qu'on y gagnerait, nous, Polynésiens, à voir notre Oscar nationaliste gesticuler, se battre contre les moulins à vent, aller contre les intérêts bien compris des polynésiens, raconter des bobards à des personnes peu au fait de nos réalités, se tourner les pouces pour cause d'opposition à la politique de Sarkozy ? Rien ou pas grand chose. Un choix stérile, en quelque sorte.

Certes, Oscar TEMARU peut nous dire qu'il veut absolument rigoler avec ses collègues socialistes à la buvette de l'Assemblée nationale avec toute la foi d'un nouveau converti aux vertus du socialisme, celui-là même que les français veulent voir refonder. A moins qu'Oscar TEMARU, pour se soigner des médisances locales, veuille faire une cure d'opposition. Et nous avec !

Tout compte fait, et à bien y réfléchir, il nous faut absolument garder Oscar TEMARU pour nous seulement.Il fait trop partie de notre paysage et est un bon animateur de notre vie politique. Vous vous rendez-compte : sans lui, loin d'eux, Gaston Nui et Gaston Iti vont s'ennuyer!

Pour ce faire, j'ai une solution : à l'occasion des législatives, vôtez pour tout le monde, sauf pour lui. Le slogan est tout trouvé : "Oscar, restes avec nous". Je suis sûr qu'en son for intérieur, il appréciera cette preuve de compréhension magnanime à son égard. Alors, passez-vous le mot. Mais...chut...on lui fera la surprise. Et il fera une grande fête "d'autodissolution" à l'Assemblée...de Polynésie française pour nous remercier. L'Assemblée Nationale attendra...Après tout, il ne sera pas indispensable là-bas.

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Pendant ce temps, au Tahoera'a...

Par Peter, mardi 22 mai 2007 à 02:57 :: General

Alors que notre Le Bop donnait des pistes de jugement sur le discours des candidats à la députation, nous avons reçu ce matin dans notre boite aux lettres électronique, de la part du service presse du Tahoera'a, la lettre ouverte de M. Édouard Fritch à M. Gaston Tong Sang. Malheureusement, la tactique pourrait se révéler malhabile. Détaillons un peu.

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jeudi 17 mai 2007

LEGISLATIVES : ENJEUX POUR LA POLYNESIE FRANçAISE

Par lebop, jeudi 17 mai 2007 à 13:36 :: General

En Polynésie française, la campagne pour les élections législatives démarre poussivement. Pour l'instant, les déclarations de candidature révèlent plutôt des positionnements tactiques ou le manque de vision pour notre Pays. Quand d'autres candidatures sont complètement "à côté de la plaque". J'espère que les courtes semaines qui nous séparent du scrutin seront plus denses et intenses.

En ce qui me concerne, je souhaiterais que chacun des candidats se positionnent clairement sur quelques grands thèmes qui encadreront leur action de député s'il est élu.En effet, j'estime qu'un député, de par le fait qu'il aura le privilège de nous représenter à l'Assemblée nationale, doit être une personnalité d'envergure qui a une vision, des convictions, des orientations précises sur notre devenir économique et social, des objectifs de mandature et une "feuille de route" claire pour son mandat.

A ce titre, je discerne quelques grandes thématiques qui sont autant d'enjeux pour nous, polynésiens.

  • Sa vision de l'avenir de la Polynésie française à 20 ans et les valeurs qu'il (ou elle) défend ;
  • Sa conception de la nature et du mode de relation entre l'Etat central et le gouvernement polynésien et son rôle dans cette relation ;
  • Ses orientations générales pour vaincre le chômage, notamment celui des jeunes polynésiens ;
  • Ses priorités en matière de développement économique et les grand projets ou chantiers à mettre en oeuvre. Les questions majeures sont, à mon sens, les suivantes : comment la Polynésie française peut-elle "tirer son épingle du jeu" dans la mondialisation économique ? A quelles conditions doit on s'ouvrir sur l'extérieur pour que les polynésiens puissent bénéficier plus largement de cette mondialisation ? Comment nos entreprises doivent-elles survivre et être plus compétitives dans ce contexte d'ouverture ? Comment les pouvoirs publics doivent-ils les accompagner dans leur adaptation à la compétition internationale, sachant que le protectionnisme est une voie sans issue qui ne fait que retarder ou compliquer cette nécessaire adaptation ? Comment attirer les investisseurs extérieurs qui se font bien rares ces dernières années ? Quels sont les grands projets structurants porteurs d'avenir : pôle de compétitivité, zones franches, nouvelles incitations fiscales en faveur de l'entrepreneuriat.... ?
  • Ses principes en matière de fiscalité, d'efficacité du secteur public et de maitrise de la dépense publique ;
  • Ses priorités dans le domaine social : pérennisation du système de protection sociale et de retraite des polynésiens, consolidation du système de santé, engagements sur la viabilité du financement et du fonctionnement du nouvel hôpital, équilibre entre assistance et incitation au travail ;
  • Sa définition du cadre de la solidarité nationale, les inflexions qu'il (elle) souhaite donner aux transferts publics métropolitains, ses choix de priorités budgétaires de l'Etat pour la Polynésie française, les prises de position qu'il (elle) compte prendre sur des dossiers sensibles outre-mer : adaptation du système éducatif, indexation, continuité territoriale, mise à niveau des équipements et des infrastructures, recherche, protection de la Z.E.E, association avec l'Union européenne, coopération régionale, rayonnement et réforme de l'Université...;
  • Son positionnement politique au sein de l'hémicycle, son choix des commissions où il (elle) compte siéger et les raisons de ce choix, les dossiers législatifs qui lui tiennent le plus à coeur et qu'il (elle) compte faire avancer;
  • Ses choix personnels sur quelques grands sujets de société : mariage de couples homosexuels, adoption d'enfant par un couple homosexuel, lutte contre la délinquance,euthanasie, modernisation et humanisation des prisons, égalité hommes-femmes....

Voilà, de manière non exhaustive, bien sûr, les thèmes que je souhaite voir aborder par chacun ou chacune de nos candidates ou candidats à la députation.

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mercredi 16 mai 2007

Fin des passe-droits !

Par Noindep, mercredi 16 mai 2007 à 22:56 :: General

Comme nous l'avons dit sur Politita, la continuité territoriale avait plongé dans un coma, dans cette abolition de la vigilance et de la conscience des pouvoirs publics à accorder des fonds sans aucune contrepartie à un conglomérat associatif étouffant et oppressif.

Comme nous l'avions recommandé dans "De la Continuité Territoriale à notre grand gaspillage", les associations ne doivent plus bénéficier de fonds émanant de la continuité territoriale, une contradiction de fond gommée par la forme. Le dispositif n'est plus continu depuis quelques mois, faute de budget alors que nous sommes en début d'année ! Il fallait agir, et réagir face à ce vice de fraude. Aujourd'hui, l'assemblée de la Polynésie française a voté favorablement à une restructuration de la continuité territoriale afin de la réorienter dans son objectif premier : Favoriser le transport des personnes (nécessiteuses) vers la métropole.

L'impossibilité pour les associations d'être candidates à la continuité territoriale confirme la proposition que nous avions faite voilà un mois. Notre seconde proposition était d'accorder ce dispositif uniquement aux personnes gagnant 2,5 le SMIC, sauf cas urgent comme les accompagnateurs des évasanés, qui elle n'est pas encore appliquée. On y parviendra.

Par contre, il paraît à mon sens contradictoire d'accorder la continuité aux fonctionnaires qui bénéficient du congé administratif. Il apparaît bien entendu plus "juste" d'accorder le même privilège à tous, pour éviter de se faire taxer de Sectaire, de clientéliste...d'absurdités au final ! Cela dit, la continuité territoriale doit rester une aide financière visant à favoriser les déplacements des nécessiteux (évasanés et accompagnateurs, candidat à des concours nationaux, ou raison médicale nécessitant une infrastructure non présente sur le territoire), ceux qui ont réellement besoin de se rendre en métropole et qui au faisant doivent être pris en charge par la collectivité car leur déplacement relève de notre incapacité à les soigner, ou ils participent à l'enrichissement de notre développement comme les candidats aux concours nationaux. La continuité territoriale n'est pas un fond qui finance les vacances !

Il faut également soulever le problème des prix des billets d'avions. Nous l'avions évoquer dans notre précédent billet que vous pouvez lire ici.

A bon entendeur.

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dimanche 13 mai 2007

Du salon de thé au terrain politique

Par lebop, dimanche 13 mai 2007 à 17:24 :: General

La multiplicité des candidatures autonomistes aux législatives est la traduction d'une réalité vécue depuis quelques années dans la sphère politique, à savoir la contestation du leadership du camp autonomiste par un certain nombre de personnalités. Résumons-nous : la baisse de régime du Tahoeraa aux dernières élections territoriales a remis en cause le leadership incontesté de Gaston FLOSSE sur la famille autonomiste. De nouvelles personnalités ont suivi le sillage de Nicole BOUTEAU pour proposer une alternative, un renouveau ou une refondation : Jean-Christophe BOUISSOU, des personnalités iliennes au rayonnement archipélagique, pour ne pas dire local ( Temauri FOSTER, Jean-Alain FREBAULT, Taina MARAEURA...), Béatrice VERNAUDON et peut être Gaston TONG SANG (les prochaines semaine nous le diront). Bref, certains ont fait le pari d'une implosion brutale ou progressive du seul parti autonomiste structuré que compte la Polynésie française et militent peu ou prou dans ce sens depuis deux à trois ans.

Ces personnalités, fidèles, tant que ce parti était hégémonique et au firmament, s'en sont éloignés, non sans forces critiques, tambours et trompettes. C'était et c'est toujours "haro sur le baudet", fidèle à la devise qu'il faut s'affirmer en s'opposant. La contestation du leadership était et est toujours la tarte à la crême de toutes ces personnalités dans les salons où l'on cause et dans les tribunes journalistiques généreusement octroyées par des rédacteurs en chef tous dévoués à cette contestation.Le résultat est là : le leader historique du Tahoeraa, qui persiste à croire en son leadership tant qu'il n'est pas désavoué par les électeurs, est blessé par ces banderilles continuelles de ceux qui furent ses enfants prodigues et qui n'ont de cesse de le pousser vers la sortie. Celui-ci, entouré de sa garde rapprochée, résiste et essaie même, dans cette adversité, de se refaire une santé. Il ne croit, lui, qu'au seul verdict des urnes et il a raison.

Car tout ce monde, à défaut d'élections susceptibles de trancher le débat, a parlé et parle au nom du peuple ou fait parler le peuple. Le peuple a bien parlé aux présidentielles en se rendant massivement aux urnes, mais les résultats furent difficiles à interpréter, tant les calculs politiciens des uns et des autres étaient complexes. Une seule chose était sûre : Nicolas SARKOZY est sorti gagnant du scrutin polynésien d'une assez courte tête.

Les législatives permettront enfin de se faire une idée plus claire de l'état des forces en présence, notamment au sein du camp autonomiste. A part le Ai'a Api d'Emile VERNAUDON qui s'est mis délibérément hors jeu, pour cause, je suppose, de casseroles judiciaires, tous les partis ou mouvements autonomistes ont décidé de sortir des salons où l'on cause pour aller sur le "terrain électoral". Il était temps, car rien de tel que le "terrain" pour vérifier le bien fondé des assertions ou des prétentions des uns et des autres. La question du leadership autonomiste sera enfin tranché grâce à ces législatives, même si le risque de perdre un siège de Député est réel. Car cette question du leadership ne se pose pas dans le camp indépendantiste. Celui-ci, rejeté dans l'opposition, bien structuré, bien mobilisé depuis quelques mois sur ces échéances électorales est en ordre de bataille autour du leader Oscar TEMARU.

Le camp autonomiste est effectivement divisé au point que les éventuels désistements au second tour ne sont pas clarifiés du côté de la plate-forme autonomiste. Les "partenaires-adversaires" du Tahoeraa au sein de la plate-forme ne se sont pas engagés fermement sur cette question, ce qui augure mal d'un bon report de voix au second tour. C'est là jouer un jeu dangereux, car, en lieu et place de l'implosion du Tahoeraa, on risque d'assister à l'explosion du camp autonomiste face au camp indépendantiste. Certains, à jouer avec le feu depuis 2 ou 3 ans, risquent d'ouvrir un boulevard aux indépendantistes, parce qu'ils ne seront pas considérés par l'électorat comme une alternative autonomiste crédible au Tahoeraa.

Que ceux qui s'autoproclament "leaders alternatifs" se disent bien que le Tahoeraa ou le Tavini sont devenus des appareils politiques puissants après des décennies de travail d'organisation et de structuration. Il serait candide ou naïf de croire qu'on peut les remplacer par la seule force du discours dans les salons de thé. En politique, il faut creuser de profonds sillons pour bénéficier d'une bonne récolte, même, et encore plus, quand on se réclame de la "troisième voie". Tous ceux là risquent de s'en apercevoir à leur détriment à l'occasion de ces législatives. Le tout est de retrouver la lucidité pour ne pas poursuivre dans le masochisme auto destructeur et sombrer dans le suicide collectif aux prochaines territoriales.

Vivement une clarification du leadership autonomiste à l'occasion de ces législatives. Une fois que chacun se sera compté, il sera toujours temps de reconstituer, s'il en était besoin, des alliances politiques solides pour les prochaines échéances électorales.Car, comme toujours, l'union fera la force.Et le camp d'en face a une bonne longueur d'avance.

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samedi 12 mai 2007

VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

Par lebop, samedi 12 mai 2007 à 12:22 :: General

Les Législatives, avant de mobiliser les électeurs polynésiens, mobilisent les partis politiques et mouvement divers . Et c'est tant mieux ! Même le parti séparatiste rejoint le giron républicain, bien que "la démocratie n'existe pas dans un pays sous tutelle", dixit Monsieur Oscar TEMARU...Comprenne qui pourra !

Les citoyens-électeurs polynésiens voient devant eux une offre politique diversifiée et ils auront l'occasion d'écouter les échanges d'arguments, les visions de la société polynésienne, les projets visant à améliorer leur vie quotidienne de la part de tous ces candidats. Certes, vous me direz qu'il s'agit d'élections législatives et qu'un député n'est pas le président de la Polynésie française. Mais,du fait de l'agitation et la confusion que nous avons connu ces dernières années, il me semble indispensable que chacun des postulants à la députation explicitent sa vision de l'avenir de notre Pays.

On peut faire un premier constat : l'offre politique autonomiste est surabondante, chacun des partis se réclamant de cette mouvance, plus ou moins clairement d'ailleurs, étant désireux d'expliciter sa sensibilité et son originalité pour le premier tour qui s'annonce dans quelques semaines. Pour ce type d'élection, cette pléthorre ne me choque pas, car, comme je l'ai affirmé dans mes précédents billets, il est sain que chacun compte ses voix. A ce sujet, il est bien dommage que le Ai'a Api ou le parti des iliens aient fui cet exercice par la tactique de l'amalgame derrière une candidate atypique, mais je n'y reviendrai pas.

De ce constat, je tire un enseignement : du côté de notre personnel politique, le "désir d'avenir" s'inscrit clairement au sein de la République française, avec ses protections, ses sécurités, ses avantages et ses atouts, mais aussi ses défis.Il est clair que, pour tous ces partis, c'est dans l'ensemble français que se situe le progrès économique et social. C'est là une preuve éclatante de lucidité face aux chimères véhiculées par les séparatistes et qui tentent nombre de nos compatriotes. Je suis sûr que tous ces candidats auront à coeur d'aller sur toutes les terres électorales dans le but de sortir certains de nos compatriotes du paupérisme intellectuel, de l'esprit grégaire et de l'embrigadement véhiculé par un cathéchisme séparatiste proche du charlatanisme.

Aux slogans simplistes, il faudra répondre par de la pédagogie. Aux mensonges, il faudra opposer le devoir de vérité. Aux silences sur les conséquences de l'option séparatiste, il faudra des explications circonstanciées. Nous avons vu lors de la campagne des Présidentielles que l'adversaire indépendantiste, sous un air faussement patelin et rassurant, s'avance masqué. Il ne faut pas être dupe de cette apparence tactique qui ne vise qu'à capter l'électorat modéré. "Mais non, nous ne sommes pas xénophobes. Mais non, l'indépendance n'est pas pour demain...". Ces discours, nous les avons entendu aux territoriales et nous avons vu le vrai visage de ceux qui les tenaient lors de la malgouvernance taui. Nous ne sommes plus dupes et souvenons nous que "l'habit ne fait pas le moine".

L'offre politique indépendantiste se veut homogène, mais elle se résume à un seul choix, preuve de sa faible attirance au sein de notre personnel politique. L'embrigadement a fait son oeuvre et la sensibilité modérée a été marginalisée. Ainsi, Monsieur Patrick LEBOUCHER se retrouve-t-il candidat du " centre". Décidément, le centre a de mutiples visages en Polynésie française ! Mais, là aussi, cette manoeuvre de diversion ne trompe personne. Tout le monde, notamment Jean Marius RAAPOTO, s'est rangé comme un seul homme derrière le "leader maximo", Oscar TEMARU "himself". Nous reviendrons, bien sûr, sur ce choix, dans les prochains jours.

Le décor est campé. Place au débat, en espérant que celui-ci sera de bonne tenue. Et que vive la démocratie !

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jeudi 10 mai 2007

éMILE ET BéATRICE VERNAUDON SOUDéS POUR LES LéGISLATIVES

Par lebop, jeudi 10 mai 2007 à 20:15 :: Petite analyse

Si la situation est claire pour le Tavini et le Tahoeraa qui ont décidé de partir à la bataille sous leur bannière, si elle se décante progressivement du côté de Gaston TONG SANG et de Rautahi, le chop suey s'est déplacé du côté du Ai'a Api, des iliens et de Béatrice VERNAUDON. Un méli-mélo idéologico-politique qui devient la marque de fabrique d'une certaine classe politique polynésienne habituée aux "slaloms" divagatoires.

Voilà donc Béatrice VERNAUDON, candidate de la morale, de la bonne gouvernance et de la justice sociale, qui se dit proche de l'UMP, associée à Emile VERNAUDON,leader du Ai'a Api, condamné récemment en première instance par la justice, et à Benoît KAUTAI, maire de Nuku hiva, qui a appelé à voter pour Ségolène ROYAL aux Présidentielles ! Comme grand écart, on ne fait pas mieux.

Emile VERNAUDON, qui, pour la première fois, ne va pas à la bataille des législatives et se range derrière une personnalité indépendante : peut être a-t-il trouvé en la personne de Béatrice VERNAUDON un paravent idéal pour ne pas compter ses troupes. Béatrice VERNAUDON qui oublie ses valeurs le temps d'une élection pour capter les quelques milliers de voix que va lui apporter le Ai'a Api. Les marquisiens, peu solidaires de Nicolas SARKOZY, se rangeant derrière Béatrice VERNAUDON, soutien de l'UMP, avec, je suppose, la bénédiction de l'évêque des Marquises, terre théocratique connue. Des iliens de la plate-forme autonomiste qui soutiennent une candidate qui n'a pas montré une grande solidarité à l'égard de cette plate-forme, c'est le moins que l'on puisse dire, et qui, du coup se désolidarisent des autres membres de la plate-forme, notamment du Président du Pays qui soutient, lui, les candidats du Tahoeraa-UMP. Ouf ! Comprenne qui pourra...Une chose est sûre : la famille VERNAUDON est unie pour la bataille.

Ce conglomérat improbable va donc aller à la rencontre des polynésiens et va essayer d'additionner les voix que sont censés lui apporter les élus des îles, des Marquises notamment et le leader du Ai'A Api. Mais l'association de Béatrice VERNAUDON à un parti populiste qui a fait la preuve de son inconstance, de son opportunisme et de son faible penchant pour la bonne gestion des deniers publics, est très surprenante. Son message politique risque de perdre en clarté et en lisibilité. C'est peut être ce qu'on appelle le réalisme politique. On analysera attentivement les messages qu'elle apportera aux polynésiens, non sans un certain courage.

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mercredi 9 mai 2007

AMATEURS DE CHOP SUEY

Par lebop, mercredi 9 mai 2007 à 20:14 :: Petite analyse

"L'interview-vérité" de Monsieur Gaston TONG SANG qui étale ses états d'âme à une rédactrice en chef d'un journal qui s'en nourrit et qui n'en demandait pas tant, me laisse dubitatif. Autant, j'apprécie la logique programmatique qui se déploie pour relancer et développer notre Pays, autant j'ai du mal à suivre les méandres de la pensée des "partenaires" de la plate-forme autonomiste dans leurs relations les uns avec les autres.Je doute que les révélations contradictoires de tel ou tel sur ces "relations partenariales", dont on comprend qu'elles ne sont pas au beau fixe, passionne l'opinion ainsi prise en témoin. Comme on le dit vulgairement, les citoyens ont d'autres chats à fouetter que de suivre les complexités de cette cuisine politicienne.

En ce qui concerne les législatives, il est clair qu'on nage en plein "chop suey" sur la tactique à adopter, avec des changements de plan dans l'urgence et la plus grande improvisation. Le plan initial, tel qu'il avait été figé dans les accords de la plate-forme il y a déjà quelques mois, avait le mérite d'être clair : chacun va à la bataille sous sa bannière et le candidat autonomiste arrivé en tête au premier tour reçoit le soutien des autres au second tour. Comme je l'ai dit, c'est la tactique la plus logique qui a, en plus, le mérite de clarifier les choses sur le poids respectif des uns et des autres dans l'électorat.

Or, Monsieur Gaston TONG SANG vient de nous proposer un nouveau paravent alambiqué : un candidat unique de la plate-forme autonomiste dès le premier tour, pour, soit disant, être sûr de gagner face au bloc Tavini mobilisé.Cette thèse, sur le fond, n'est pas du tout démontrée dans les élections législatives en France métropolitaine. Et les prochaines élections vont l'illustrer amplement : un candidat "mouvement démocrate", un candidat UMP ou UDF majorité présidentielle, un candidat socialiste, un candidat vert, un candidat communiste, un candidat front national... Tous les partis significatifs vont tenter leur chance au premier tour et vont éventuellement se rassembler au second tour par des accords de désistement.Pourquoi en serait-il autrement en Polynésie française ? A titre subsidiaire, qui choisir comme candidat commun et sur la base de quels critères ? Quand on sait que le poids électoral de chaque parti de la plate-forme n'est, par définition, pas connu, comment choisir ?

En fait, la proposition de Gaston TONG SANG vise encore à noyer les uns et les autres dans un conglomérat sans saveur,et, à vrai dire, peu mobilisateur. Quand on voit l'absence de dynamique de ce type de conglomérat pour les Présidentielles, les soupçons des uns et des autres sur leur réelle motivation avant et pendant ces élections et les états d'âme étalés sur la place publique ces derniers jours en guise de bilan, il y a de quoi être dubitatif sur la réussite d'une même démarche "pseudo unitaire" pour les législatives...

Non, un peu plus de clarté, un peu plus d'audace, beaucoup plus de dynamisme et mobilisation sur le terrain serait le bienvenu. Il serait temps de sortir d'une certaine "mélasse" nauséabonde particulièrement contre-productive pour affronter sereinement les prochaines échéances électorales. De la transparence et de la vérité dans le combat politique ne ferait pas de mal : que chaque parti aille à la bataille au premier tour et que le meilleur des autonomistes gagne au second tour.

C'est la vocation d'un parti politique que d'aller à la conquête des électeurs : alors, messieurs les leaders politiques des différents partis, allez-y. Faites de la politique !

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lundi 7 mai 2007

LA TACTIQUE DU PARAVENT

Par lebop, lundi 7 mai 2007 à 20:03 :: Petite analyse

Une rumeur court ces derniers jours : les partis de la plate-forme autonomiste "hors Tahoeraa" auraient décidé de ne pas aller à la bataille, chacun sous leur bannière partisane, comme celà serait logique. Ils auraient décidé de soutenir Béatrice VERNAUDON, députée en rupture de ban de l'UMP, principale composante de la nouvelle majorité présidentielle.

Ils ne voudraient donc pas se compter et adopteraient la tactique du paravent. Pourtant, ces élections législatives, de par leurs caractéristiques, sont le moment idéal d'évaluation de la force politique de chacun, qui plus est, sans grand risque. En effet, ces élections, généralement à deux tours ( car rares sont les candidats députés qui passent dès le premier tour), permettraient une dynamique de rassemblement pour choisir le meilleur candidat de la plate-forme au second tour. Se compter au premier tour et se rassembler au second : qui dit mieux ? Personne, entre " vrais alliés", en tous les cas,n'y trouverait à redire. Bien au contraire,grâce à cette alliance solidaire, la majorité s'en trouverait consolidée à l'issue de ces législatives.

Ben non. Rautahi, le Ai'a api, les iliens ne voudraient pas se compter, alors que ce moment de vérité permettrait de clarifier la question du "leadership" autonomiste et la prétention de certains à y prétendre. Ces partis auraient-ils peur de saisir cette occasion idéale et sans risque depuis les élections territoriales ? A moins que justement, le risque soit de se compter ....Rautahi et les iliens considèreraient peut être cette échéance comme trop prématurée, faute de structuration suffisante. Le Ai'a Api voudrait peut être éviter que l'on constate qu'il est en perte de vitesse... Chacun aurait ses raisons, mais ce serait bien dommage de poursuivre dans la même logique que celle des Présidentielles, à savoir l'agglomération des faiblesses par un soutien passif, plutôt que l'addition des forces de chaque parti par une vraie campagne sur le terrain.

Il est clair que le paravent idéal est la candidate Béatrice VERNAUDON. Mais, dans cette histoire que vaut l'élection à la Présidence de la République de Nicolas SARKOZY et la nécessité de lui apporter une majorité à l'Assemblée Nationale ? Que vaut le label UMP en Polynésie française ?

Je ne voudrais pas être à la place de Monsieur Gaston TONG SANG : comment concilier son appartenance naturelle au Tahoeraa, parti apparenté à l'UMP, et son acceptation d'un choix en faveur de Béatrice VERNAUDON de ses alliés de la plate-forme ? Saura-t-il imposer son autorité en prêchant la voie de l'union au second tour en faveur du candidat le mieux placé de la plate-forme ? Dilemme cornélien, à vrai dire. Mais là, on ne pourra pas dire que c'est le Tahoeraa qui " a provoqué"....

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Morale de l'histoire

Par Noindep, lundi 7 mai 2007 à 12:03 :: Portraits

Le lendemain nous laisse toujours l'impression d'un passé inachevé. Pourtant aujourd'hui, on a l'impression que la page du conservatisme et du progrès sans compromis est définitivement tournée. Cette campagne version Web 2.0, a révélé les débats participatifs, la justice des temps de parole, le vote utile et la réconciliation de l'universel avec le suffrage.

La placenta idéologique de Nicolas Sarkozy, l'UMP (ndlr: l'Union pour un Mouvement Populaire) a subi une grosse cure de jouvence. Exit les jambes lourdes du parti (Pasqua, Juppé), adieu au patriarche historique le 16 mai, renaissance des valeurs d'une droite moderne 'démarxisant" le libéralisme sectaire d'un mondialisme effréné, stigmatisé par une extrême gauche, amer et en retard sur son temps. Bref, on est loin du RPR, cet enfant renié par l'UMP actuelle qui veut à tout prix s'extirper de ce noyau dur qui rappelle trop souvent, un parti politique de partis. Un "bond en avant" pour oublier celui que l'on a promis gratuitement, celle de cette "République virtuelle". Adieu donc les maximes de grand coeur généreuses, d'une réduction de cette fracture sociale fictive, pour un dialogue du "parler vrai" et "du parler juste". Cette conscience morale a fait la valeur ajoutée des candidats dans leurs camps, et donc de Nicolas Sarkozy dans l'électorat de droite.

Il y aura donc le 16 mai, un sentiment de nostalgie qui envahira l'ensemble des coeurs de droite, et ceux de la France pour faire simple, qui verront leur chef historique quitter le pouvoir du passif, et passer la main à celui à qui "la France a tout donné". Pourtant Jacques Chirac digère mal la trahison de 1995, où Nicolas Sarkozy a préféré la copie à l'original. La défaite de Balladur a sans doute mis N. Sarkozy les genoux à terre. D'ailleurs, il se voyait bien rejoindre la société civile en 1997. Sans doute, mais la cohabitation de 1997 privera définitivement la droite de son dynamisme, avec l'entretien d'un statu quo brulant jusqu'en 2002, où J. Chirac sauve sa fierté recouverte de la honte d'être concurrencé par J-M Le Pen. Il retissera des liens avec l'enfant qui l'a trahi, sans doute pour sauver le parti d'une mort assurée, déserté par ses fidèles (Raffarin, Juppé, Pasqua).Mais il a sous estimé l'énergie de son poulain, qui a fini par s'emparer du poumon idéologique de la droite, passage obligé vers la présidence. L'expérience Chirac !

Aujourd'hui Nicolas Sarkozy digère un long parcours, auquel il a failli renoncé en 1997, mais sa détermination à servir la République et la Justice, l'a rappelé aux sources qui sont les siennes, au combat qu'il a entamé ex-post mai 68. En à peine 5 ans de pouvoir, il a réussi à apporter à la cour populaire, des preuves tangibles et un alibi de son bon fondement à servir l'intérêt de la France. Le verdict populaire l'atteste à 53%.

Voici donc la petite histoire d'un avocat qui a décidé de faire de ses rêves d'enfants, celui de toute une nation et dont le modèle, il faut bien le dire, fut (jadis) un certain Jacques Chirac...

A bon entendeur.

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dimanche 6 mai 2007

Nicolas Sarkozy : 6ème Président de la Vème République Française

Par Noindep, dimanche 6 mai 2007 à 20:01 :: Election présidentielle 2007

C'est fait avec 53% de l'électorat, N. Sarkozy est le nouveau président élu de la République Française, face à Ségolène Royal à 47% selon le sondage TNS.

Ces derniers jours, les sondages le donnaient déjà victorieux du débat qui l'a opposé à S. Royal, mais aussi de part son programme, novateur et presque révolutionnaire qui prévoit un certain nombre de réformes censées revitaliser une France en panne de dynamisme.

Le favori des sondages signe aujourd'hui sa Victoire !

Il aura sans doute un bon nombre de défis à relever, puisqu'il lui reste d'ici un mois les élections législatives, condition suprême pour éviter une cohabitation qui on le sait tous, ne fait guère avancer les choses.

Il lui reste aussi à confirmer sa victoire auprès de l'électorat, en donnant du sens aux paroles et aux discours qu'il a tenu. On attend désormais l'action à la parole. Tout commence aujourd'hui...

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Nicolas SARKOZY ROYALEMENT ELU en Métropole : une victoire limitée et paradoxale en Polynésie française

Par lebop, dimanche 6 mai 2007 à 14:58 :: General

Nicolas SARKOZY a été royalement élu par 53 % des français. Noindep nous l'a annoncé et je n'insisterai pas sur ce point. En Polynésie française, Nicolas SARKOZY a été clairement placé en tête par une majorité de polynésiens ( plus de 64.000 contre plus de 59.000), soit un taux légèrement inférieur (moins de 52 %) au taux national. Monsieur Oscar TEMARU ne pourra donc se prévaloir de cette élection, qu'il considérait comme un test de légitimité grandeur nature et dans laquelle il a mis toutes ses forces dans la bataille, pour revendiquer quoi que ce soit, notamment en ce qui concerne sa propre légitimité à gouverner notre Pays par la dissolution de l'Assemblée de la Polynésie française. Car c'était bien là son principal cheval de bataille annoncé avec forces déclarations dans les meetings et les médias. L'affaire est close sur ce plan là.

Cependant,ces résultats sont pleins d'enseignements pour nous, polynésiens. En effet, il ne sert à rien de se cacher la réalité derrière des raisonnements oiseux : la poussée du Tavini, même si la grande "vague bleue" a quelque peu reflué à Tahiti, est claire. On ne peut plus dire que ce parti séparatiste représente 20 à 25 % de l'électorat, mais bien plutôt 40 %. Il s'agit donc d'une forte minorité populaire et il convient, une fois pour toute, de prendre en considération cette réalité électorale. Il ne sert à rien de se rassurer à bon compte derrière des discours de circonstance qui masqueraient cette poussée continue du parti séparatiste.

En second lieu, le morcellement autonomiste et l'étalage au grand jour des divisions de la plate-forme autonomiste n'a pas contribué - et c'est un euphémisme - à la mobilisation de son électorat. Mais, plus grave, c'est que l'on se rend compte que l'électorat autonomiste se transfère de tel à tel parti autonomiste, chacun voulant se partager les éventuelles dépouilles du Tahoeraa que l'on contribue par ailleurs à faire imploser. Une véritable cannibalisation des voix autonomistes sans conquête d'un nouvel électorat en quelque sorte. Il est vrai que ces élections présidentielles permettaient à certains de se prononcer pour Nicolas Sarkozy sans qu'il soit réellement nécessaire de se mobiliser et de se compter, puisque tous les partis autonomistes, à l'exception notable de No Oe Te Nunaa et du Fetia Api, s'étaient positionnés pour lui. Derrière ce choix de façade, il faut bien constater que beaucoup de leaders de ces partis sont restés tranquillement dans leur bureau et ont laissé le terrain au Tavini.

Les questions qui me brulent les lèvres sont donc les suivantes : que "pèse" donc réellement chacun des partis autonomistes aujourd'hui ? Au plan électoral, où en est le Ai'a Api ( et ses soit disants 8000 adhérents encartés), le Tahoeraa, le Rautahi, le Te niu hau, le Taatira polynesia, le Te avei'a, le Porinetia ia ora (j'en oublie certainement) ? L'électorat autonomiste n'est-il pas en train de s'effriter progressivement à l'avantage d'un Tavini qui a profité de son passage au pouvoir pour se structurer ? Le morcellement et l'étalage des divisions ne créent-ils pas un boulevard au Tavini ? Comment reconquérir l'électorat et arrêter la "machine à perdre" qui s'est mise en route ? La réponse lucide à ces questions évitera de grosses désillusions demain.

Justement, une nouvelle échéance électorale se profile, à savoir les Législatives. Eh bien, que chacun de ces partis autonomistes ait le courage de présenter son candidat dans chacune des 2 circonscriptions électorales, car il s'agit là d'une formidable opportunité politique pour chacun d'entre eux de connaitre sa crédibilité politique auprès des polynésiens. Que chacun ait le courage de se compter et non pas se cacher encore derrière des paravents. En fonction du poids électoral de chacun, on pourra reparler du leadership de la plate-forme autonomiste et examiner, à l'aune des résultats de chacun, leurs prétentions et leurs ambitions pour les prochaines échéances. Après tout, peut être que la clarification actuellement en cours dans le camp autonomiste est un mal nécessaire...

Bref, à l'issue de ces législatives, une révision des analyses et des stratégies politiques des uns et des autres est devenue absolument nécessaire, si on ne veut pas créer un boulevard aux séparatistes aux prochaines élections communales et territoriales.

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vendredi 4 mai 2007

TRANSPARENCE : QUELLE TRANSPARENCE ?

Par lebop, vendredi 4 mai 2007 à 14:50 :: Petite analyse

Ségolène ROYAL a bien voulu nous donner quelques éclaircissements sur ses orientations pour la Polynésie française, suite aux questions du quotidien "Les nouvelles". Eclaircissements est d'ailleurs un bien grand mot, car ses propos restent sybillins, à un point tel que les Nouvelles ont eu du mal à en faire une pleine page rédactionnelle.

Mais ce qui est scandaleux, c'est qu'elle ne fait que nous confirmer à la veille du second tour ( !!!) qu'il y aura bien à l'issue du Pacte de 10 ans, un référendum d'auto détermination. Ce qu'elle s'était bien gardée de dire jusqu'à aujourd'hui. Est-celà la transparence ? Annoncer la veille du second tour des Présidentielles un tel schéma ? Moi, j'appelle plutôt celà de la malhonnêteté intellectuelle : rester muette jusqu'à présent et le dire en catimini comme celà, ce n'est pas respecter les électeurs, c'est le contraire de la transparence.

Sur un plan plus général, Ségolène ROYAL a délivré une version "soft", édulcorée de ce qu'Oscar TEMARU annonce à ses militants en plus "hard". Et mes billets précédents prennent tout leur sens, car elle ne fait que conforter mes déductions logiques. Son Pacte, ce sont bien les accords de Tahiti Nui d'Oscar TEMARU. Ce pacte définira bien un terme à l'issue duquel il y aura un référendum avec le risque de largage contenu dans ce Pacte même et annoncé à l'avance. La "discussion avec les forces vives" sur le contenu de ce Pacte, selon les propos "diplomates" de Ségolène ROYAL ne veut nullement dire recherche de consensus. Si Ségolène ROYAL devient Présidente, l'Etat PS peut tout à fait nous imposer le contenu de ce Pacte.

Version "Soft", Version "Hard": c'est bien là le double langage. Décidément, le Parti socialiste et son allié séparatiste prennent les citoyens polynésiens pour des demeurés, car ils n'osent pas nous dire avant une échéance capitale, la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Avec un tel écran de fumée, ils considèrent en fait que les polynésiens sont des citoyens français de seconde zone. A méditer avant de déposer votre bulletin dans l'urne, demain.

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mercredi 2 mai 2007

Lorsque Marianne rencontre César

Par Noindep, mercredi 2 mai 2007 à 23:04 :: General

Ce soir à 21h (heure Paris), nos deux challengers pour le trône républicain ont sorti leurs grands ordres. Ce fut le défilé des programmes, balayant le système institutionnel à l'écologie. On a donc pu amplement découvrir la mentalité politique (qui n'est pas nouvelle) de nos amis candidats.

Il en ressort aucune victoire pour l'un, aucune défaite pour l'autre. Aucun des deux prétendants n'ont, à mon humble avis (et cela n'engage que moi) su conquérir plus de voix. Ils ont récité, même parfois avec énervement, les grandes lignes de leurs programmes et n'ont pas su créer la surprise, sinon celle du repli prudent sur un discours à la fois rodé et huilé.

On retrouve les mêmes Méli-Melo de solutions, toutes empreintes d'une idéologie particulière, qui à force de se combattre à coup de chiffres, se vident rapidement de leurs sens. Que dire donc de ce débat tant attendu.

Pour Ségolène Royal, qui, il faut à mon avis le reconnaître, a pris plus d'aise sur ce débat qu'à nul autre. Elle a pu exprimer l'universalité de son programme, sa vivacité, son projet présidentiel certainement plus clair, avec des chiffres cette fois-ci, et n'hésitant pas à rebondir face à son candidat parfois bien religieux dans ses propos. Sur le terrain de l'éducation, du social, elle se veut pragmatique et n'hésite à être généreuse dans ses propos vis à vis de la condition féminine, des enfants, et du social. Elle s'appuie sur son expérience de mère, dont son adversaire insolvable dans ce domaine n'a que de mal à répliquer. Elle a donc, autant le dire, eu une maîtrise subjective du débat, sans autant l'avoir dominé objectivement. Elle laisse donc l'électeur médian et indécis qu'est celui de l'UDF, sur une faim bien gourmande, puisqu'elle n'a pas tendu les bras au centre, déjà bien remplis des voix de l'extrême gauche. Les 35h, la politique économique, la loi Fillon ont sans doute été des sujets traités de manière contraire aux souhaits de François Bayrou. La gratuité de l'électorat de l'extrême gauche, et la proximité alléchante du centre, c'était donc, pour elle, jouer sur deux terrains, et surtout sur deux pentes glissantes.

Nicolas Sarkozy, calme dans ses propos, n'a pas manqué de rappeler Ségolène Royal à poser les preuves de son programme qu'il juge ambitieux, irresponsable ou voir encore dangereux. Bref, il a tenté de dominer le débat par cette approche un peu candide et proche de l'énervement. Puisque le calme qu'il sait contenir, amplifie la fébrilité et la nervosité de son adversaire, sur le qui-vive ce soir. Les domaines de la sécurité, de l'immigration, de la fiscalité et de l'économie lui ont été salutaires. Il a pu mettre en valeur son passage aux ministères respectifs, et ainsi comptabiliser l'expérience à ses idées. On peut dire qu'il a suivi le sens de ses convictions et est resté fidèle à sa ligne de conduite, sans pour autant avoir réussi à retirer à S. Royal le monopole du coeur, cette valeur historique singulièrement propre à la gauche.

En gros vous n'aurez qu'à choisir entre une Marianne, gardienne de la République de son temps, et un César, prêt à conquérir au défi du risque, un avenir qu'il a déjà commencé à écrire.

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SARKOZY VAINQUEUR

Par lebop, mercredi 2 mai 2007 à 19:47 :: Election présidentielle 2007

Bien qu'ayant pris position pour Nicolas SARKOZY, j'ai regardé le débat présidentiel avec le plus de recul possible. Et, pour moi, il n'y a pas photo. Il n'a fait que me confirmer dans mes sentiments relatifs à la stature de nos deux candidats. L'un a l'étoffe d'un Président, l'autre a l'étoffe d'une opposante socialiste classique.

Ségolène ROYAL,comme à son habitude, a déroulé son discours fait de constats compassionnels, de grandes déclarations de principe, de volontarisme incantatoire, de posture critique et peu constructive et a énoncé des mesures approximatives. Tellement approximatives que, lorsque Nicolas SARKOZY, très précis, quant à lui, sur ses propositions, lui demandait de préciser, elle faisait des échappatoires en surfant sur tous les thèmes de manière déstructurée selon le principe bien connu que " tout est dans tout et réciproquement". A un point tel que nos deux journalistes passifs n'ont pas pu faire respecter l'organisation thématique du débat.

Les focalisations de Nicolas SARKOZY sur des mesures claires, pragmatiques, souvent adoptées par les pays qui réussissent ont été destructrices pour l'idéologie socialiste revendiquée par Madame ROYAL. C'est ainsi qu'elle s'est trouvée contrainte d'adopter la même position que Nicolas SARKOZY sur l'immigration, à savoir une régularisation au cas par cas. C'est ainsi qu'elle s'est ralliée à l'idée de remettre en cause les régimes spéciaux de retraite. Elle a été approximative sur la question du financement des retraites et a été obligée d'avouer qu'elle ne démantèlerait pas les lois FILLON.De même, sur la question des 35 heures, elle est revenue sur sa volonté de les généraliser. Et lorsqu'elle est gênée aux entournures, elle renvoie à des "discussions" avec les partenaires sociaux. Gouverner, c'est discuter, certes, mais, c'est surtout décider, prendre des engagements précis et les tenir.

Sarkozy dit ce qu'il va faire, va agir et va appliquer ses mesures, va évaluer et va régulièrement rendre compte au peuple français. Il s'y est engagé dans différents domaines : baisse des dépenses publiques par le non remplacement d'un départ de fonctionnaire à la retraite sur deux, exonération des heures supplémentaires pour relancer la consommation et doper la croissance, fiscalité incitative au développement des entreprises, incitation à la propriété....

Volontarisme incantatoire contre volontarisme efficace. Les "Je veux" de Madame ROYAL ne sont jamais accompagnés du "Comment". Elle décrète 2,5 % de taux de croissance, mais on ne sait pas comment elle va les obtenir. Elle veut réduire les dépenses publiques, mais elle ne dit pas comment. Pire, elle aligne les propositions de nouvelles dépenses publiques sans dire comment elle va les financer, si ce n'est de réduire les "gaspillages" sans autre précision.Nicolas SARKOZY fixe des objectifs et dit comment il les atteindra.

A titre anecdotique, la proposition de Ségolène ROYAL de mettre un policier derrière chaque femme policière qui rentre chez elle après son travail est complètement à côté de la plaque.Sa nouvelle proposition sur la taxation sur les plus values boursières, sans doute pour faire plaisir à ses alliés d'extrême gauche est irréaliste et complètement improvisée : elle a été incapable de préciser l'assiette et le rendement de cette nouvelle taxe censée financer les retraites.

En ce qui concerne les attitudes, on a vu de l'agressivité, de la critique gratuite, de l'énervement, de l'opposition caricaturale chez Ségolène ROYAL, de la modération, de la recherche de convergence, du calme chez Nicolas SARKOZY.

Clairement, Nicolas SARKOZY a l'étoffe d'un homme d'Etat, Ségolène ROYAL a l'étoffe d'une Présidente dépensière de Conseil Régional.

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mardi 1 mai 2007

J-5 : Rien n'est fait !

Par Noindep, mardi 1 mai 2007 à 12:32 :: General

Nous sommes à J-5 du deuxième tour des élections. Les sondages donnent aujourd'hui Nicolas Sarkozy victorieux sur sa rivale Ségolène Royal de 6 points. (53% pour Nicolas Sarkozy contre 47% pour Ségolène Royal).

Le débat Royal-Bayrou a sans doute beaucoup déçu de par les points de discordance et l'immanquable rendez-vous des centristes avec leurs alters-égos sociaux-démocrates. Ségolène Royal qui, sans doute trop repliée sur sa sphère présidente, a manqué depuis le début de s'ouvrir sur le centre, si bien qu'elle n'a pas ménagé l'extrémisme de gauche, accueilli à bras ouverts pour "booster" son électorat. Sa mauvaise volonté à bannir les 35h ou bien sa mauvaise gestion prévisionnelle de l'économie a laissé François Bayrou insensible à sa tentative de séduction, peut-être trop démodée pour un homme porteur d'une nouvelle politique. En voulant à tout prix acheter la conscience de l'homme du parti plutôt que celle de ses électeurs, S. Royal a semble t-il échoué dans son alliance avortée avec ce qui reste de l'UDF.

A droite, on se frotte les mains. Car, à l'inverse de Mme Royal, on n'a jamais flatté l'homme du parti, et on a préféré séduire "les hommes du parti", les hommes du peuple. C'est ainsi que Bayrou perd les ouvriers de son futur chantier politique CENTRISTE, deserté par ses propres parlementaires, préférant (on ne peut guère les en vouloir), les récompenses de la victoire, plutôt que les ruines de l'échec. Bayrou, l'homme sans parti, fondateur dans cette campagne des partis non-alignés est rejoint par le FN de Jean-Marie Le Pen, qui lors de son fameux discours du 1er mai, a plébiscité un vote massif en faveur de l'abstention, symbole d'un mécontentement, voire d'un rejet du résultat du 1er tour. Espérait-il, encore une fois, vaincre sa stigmatisation d'extrémiste, et prendre revanche sur un système bipolaire qui le dénigre et l'ignore ? Que d'illusions !

Bref, autant dire que le ménage est fait à l'extrême droite et à l'extrême gauche. Ils ont choisi leur camp. La balle est donc au centre, dans les mains de M. Bayrou, qui continue à jouer le jeu de la chaise vide, ou peut-être "le cul entre deux chaises" comme certains journalistes le disent, en sachant que sa voix n'est plus portée par ses parlementaires qui le trahissent un mois avant les législatives, le jugement premier et dernier du nouveau parti de F. Bayrou. Autant dire qu'il devra redoubler d'effort pour combattre la force souterraine et aérienne d'influence de N. Sarkozy qui n'a guère l'intention de laisser naître un parti du centre sous son nez, et qui n'hésitera pas à utiliser son réseau d'influence pour montrer à F. Bayrou qu'il reste la dernière alternative pour une victoire partielle de ses idées. Bayrou finira peut-être par fierté par rallier Ségolène Royal, mais perdra sans doute les élections législatives.

Aujourd'hui plus qu'hier, les deux blocs resserrent leur rang, et, avec ou sans Bayrou, ils sauront ménager les électeurs des deux bords, pour marquer dimanche prochain, leur gloire et leur victoire respectives. Dernier RDV, demain 21h sur TF1 et France2 pour le Grand débat !

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