Nous vivons à l’ère d’un nouveau virage idéologique : celui où l’autonomie ne fait plus l’unanimité au sein des autonomistes ! Gaston Flosse, le patron de l’autonomie voit son entreprise se morceler au profit d’opportunistes en quête de nourriture de privilèges. Ceux-là voient pour la première fois leur système destitué par le conseil d’Etat, qui voit en Polynésie l’installation du cumul des pouvoirs flattant l’ironie du mot démocratie.

Jean Alain Frébault, désormais renvoyé dans le monde de la société civile casse “la stratégie îlienne”, celle qui pronaît un contrôle du pouvoir parlementaire en soufflant le chaud et le froid sur les équilibres en place. Encore une fois, c’est la sanction, nous rappelant terriblement le désir gourmand de Nicole Bouteau et Philippe Schyle qui se voulaient les maîtres du jeu. Encore une erreur !

La reconduite aux frontières de la société politique de Jean Alain Frebault donne le sourire au vieux lion. Gaston Flosse qui n’avoue pas être en déséquilibre, compte bien donner une leçon d’histoire aux nouveaux brigueurs du pouvoir. Gaston Tong Sang, qui, bien entendu, n’en fait pas partie, ne devra pas bénéficier de ce rappel à l’ordre, qui milite tant bien que mal face au discours clientéliste des prêtres du pouvoir. L’évangélisme orange qui a fait beaucoup de déçus et a semé un athéisme grandissant de l’autonomie pour l’indépendance, est encore une fois un souvenir lointain, que Gaston Flosse prend la liberté d’ignorer. Il en paiera d’ici peu l’espoir trahi d’un mythe démenti par les réalités.

Autant dire donc, que ce soit pour récupérer le pouvoir ou seulement continuer à marquer de son empreinte l’histoire politique polynésienne, G. Flosse et ses apôtres oranges doivent céder devant la nouvelle donne, la nouvelle école de l’autonomie que G. Tong Sang veut incarner. Qu’on lui laisse la liberté d’agir, bordel ! L’obsession de certains passe pour une rupture de la cohésion de la famille des autonomistes aux yeux du peuple et un maintien artificiel des valeurs qui, ces temps-ci, divisent plus qu’autre chose. Les indépendantistes, eux, admirent avec contemplation la descente aux enfers de leurs adversaires, et frapperont lorsque cela fera le plus mal ! Les autonomistes auront été prévenus.