PENSEES DU JOUR
“A parau mai” avait invité Gaston TONG SANG hier soir. Pour une fois, dans sa formule “one man show”, Monsieur Stéphane BIJOUX a pu laisser tout le temps nécessaire au Président du Pays de répondre à des questions intéressantes au demeurant, mais peut être trop nombreuses : pouvoir d’achat, hausse des salaires et du SMIG,maitrise des dépenses de santé, coût de fonctionnement du nouvel hôpital, politique de la concurrence, coût du foncier, incitation à la création d’entreprises, stabilisation de la pression fiscale, réduction des dépenses publiques, politique du logement, devenir de la protection sociale, hébergement des lycéens et des étudiants, insertion professionnelle des jeunes, aide aux associations de jeunesse et de proximité…
Autant de questions importantes, qui concerne le quotidien de nos populations, pour lesquelles le Président TONG SANG a amorcé quelques pistes qu’il conviendra d’approfondir : renforcement de la politique du logement social, amélioration du pouvoir d’achat, politique d’intéressement dans les entreprises, ouverture d’une large concertation sociale sur les principaux thèmes sociaux… J’esquisse une proposition de méthode : pourquoi chaque Ministre, dans les semaines à venir, ne présenterait-il pas son programme ministériel pour l’année 2007 en guise de concrétisation progressive des orientations et directives du Président ? Ce mode de pilotage par l’action et par les résultats concrets changerait du mutisme et de l’inertie des ex-ministres de l’ex-gouvernement UPLD…
Sur le plan politique, on aura remarqué une plate-forme autonomiste et un gouvernement solidaires derrière le Président du Pays. Monsieur BIJOUX a bien tenté d’enfoncer un coin entre nos deux plus célèbres Gaston, mais le Président y a répondu avec une prudence de “sioux”. Gageons que la lutte amicale à fleurets mouchetés entre les deux leaders, dans un jeu de partage des rôles assez complexe pour le commun des mortels, se poursuivra pour le plus grand plaisir des chroniqueurs.
Dans le domaine économique, l’élargissement de la liste des PPN a été décidée. C’est un bon début après la liste fantôme des PSI que Jacqui Drollet n’a jamais réussi à concrétiser. Bravo à Monsieur Teva ROHFRITSCH pour son sens de la concertation et du résultat. Mais ce n’est qu’une étape, car la structure de consommation des ménages est bien plus complexe : transport, logement,loyers, télécommunications, internet, réparation automobile, restauration, crêches, garderies, cantines,études des enfants… Je pense qu’il faudra chercher des sources d’inspiration partout où c’est possible , y compris au sein du rapport BRARD. Le tout est d’adopter une démarche pragmatique et persévérante, car je suis persuadé que la maitrise des prix est stratégique pour notre avenir économique. Il ne faudra pas baisser la garde. Déjà, l’arrivée de deux ou trois enseignes concurrentes à celle de Carrefour, enseigne qui a adopté ces dernières années une politique de prix élevés, fera le plus grand bien au panier de la ménagère. Que le gouvernement annonce la couleur, et surtout, facilite au maximum la concrétisation de ces projets d’implantation de nouvelles enseignes sans se laisser influencer par les lobbies existants. On y gagnera aussi des projets de construction créateurs de plusieurs centaines d’emplois salariés bienvenus en ces temps de relance de l’activité et des investissements.
Attention aussi aux effets pervers de la règlementation des PPN et des PGC, car, fort logiquement, les commerçants se rattraperont sur les produits à marges libres par la recherche d’une compensation aux marges règlementées. De même, au sein de la filière pêche, il faudrait éviter que les mareyeurs, qui ont révolutionné les techniques de conditionnement et de traitement hygiénique du poisson, soient court-circuités par les magasins désireux de cumuler les marges de gros et de détail et qui seront moins scrupuleux sur l’hygiène… Par ailleurs, aujourd’hui encore, la tomate locale était à 715 F CFP le kilo dans un supermarché de la capitale : il faudrait peut être que nos producteurs soient plus raisonnables …
En résumé,et sur un plan plus général, plutôt qu’une politique de prix ciblée sur les petits salaires, il faut aller progressivement vers une politique structurelle d’analyse et de contrôle des structures de coûts et des prix de tous les secteurs d’activité. Car, à ce que je sache, les revendications de hausses de salaires des syndicats, qui se font chaque année, ne concernent pas seulement les smigards, mais toutes les catégories de salariés. Et la constatation de l’inflation est souvent leur principal motif de revendication.
Sur ces quelques pensées du jour, je vous souhaite de bonnes pâques !
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Commentaires
Je ne suis pas trop en faveur d’une réglementation des prix. Mais de jouer d’avantage sur la concurrence pour faire baisser les prix, concurrence entre producteurs et importateurs locaux, et si cela ne suffit pas ou n’est pas possible une concurrence avec l’international.
Qu’en penses tu ?
si on veut que les legumes coutent moins chers, il faut absolument que les moyens de productions soient en ppn, pesticides, insecticides, fongicides, engrais, pioche, etc …
en attendant mettez du nono dans vos plantations (le paka c’est interdit) pour remplacer tous ces truc-cides qui coutent de l’argent et qui font monter le prix des legumes par ricochet.
si on veut que les legumes coutent moins chers, il faut absolument que les moyens de productions soient en ppn, pesticides, insecticides, fongicides, engrais, pioche, etc …
en attendant mettez du nono dans vos plantations (le paka c’est interdit) pour remplacer tous ces truc-cides qui coutent de l’argent et qui font monter le prix des legumes par ricochet.
La concurrence en Polynésie est très difficile, car tous les commercants se concertent. La concurrence à Carrefour par de nouvelles enseignes sera néanmoins plus efficace que la réglementation des PPN, car j’ai constaté que les hypermarchés Carrefour sont quelquefois plus chers que certains supermarchés !!! Encore faut il que ces enseignes concurrentes voient le jour rapidement, car le lobby Wane est puissant.
Je trouve étonnant que le président de la FGC ait accepté une nouvelle liste de PPN sans encore crier “concurrence”, “concurrence”… . Peut être sait il en son for intérieur que la concurrence est une vue de l’esprit dans un micro système insulaire comme la Polynésie. La FGC et les syndicats professionnels veillent au grain quand il y a des franc-tireurs qui veulent modifier la donne dans ce système. Il y a trop de représentations exclusives de marques qui empêchent une concurrence loyale dans ce Pays.
Le Président de la FGC milite pour quelque chose, la concurrence, qui n’existe pas et il le sait fort bien. Rien que dans son propre commerce, les insecticides et les pesticides notamment, il pratique des prix abusifs et des marges excessives. Il peut le faire car il n’a qu’un seul “concurrent”, et encore…. Je les soupçonne de s’entendre ( duopole) tous les deux sur le dos des consommateurs, notamment des agriculteurs, et ainsi, ils vivent confortablement tous les deux. Alors, vous avez dit concurrence ??
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